Mathilde Panot dénonce l’absence du gouvernement au rassemblement anti-raciste à Saint-Denis
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
La fin de la semaine dernière était aussi un rassemblement historique qui se passait à Saint-Denis, où nous avons eu, d'après les anciens de Saint-Denis, le plus grand rassemblement depuis la libération, et ce, alors que la ligne 13 ne fonctionnait pas, donc c'est d'autant plus historique, avec une honte absolue que le gouvernement n'ait pas envoyé un seul de ses représentants à cette mobilisation antiraciste, et surtout la honte absolue de voir le président Emmanuel Macron garder un silence absolument consternant.
Je rappelle qu'en 2020, Éric Zemmour, qui était alors simple chroniqueur, avait été pris à partie dans la rue et qu'il avait eu le droit à un appel d'Emmanuel Macron pendant 45 minutes, et que lorsque le maire de la deuxième ville d'Île-de-France est qualifié à la fois de singe, mais aussi de chef d'une tribu primitive, il n'a pas le droit à un seul mot de la part du président de la République, ce qui est évidemment honteux, et ce, d'autant plus que le gouvernement a participé à cibler Bali Bagayoko, puisque, je le rappelle, ils ont fait, dès le début de son élection, un rappel à l'ordre au maire de Saint-Denis, Pierre Fitt, sur la base de propos tronqués qui viennent d'un journal d'extrême droite, et que le premier arrêté de Bali Bagayoko, qui est un arrêté anti-expulsion, anti-expulsion lorsqu'il n'y a pas de solution de relogement, au moment de la trêve hivernale, de la fin de la trêve hivernale, a immédiatement été attaqué par l'État.
Je vous ferai remarquer que le premier arrêté du maire RN de Carcassonne, qui est un arrêté anti-mendicité, à ma connaissance, n'a pas été attaqué par l'État devant le tribunal. À Saint-Denis se trouvait donc l'honneur de la République, je le dis, au moment où des millions de nos concitoyens vivent le racisme dans le quotidien, et au moment où plusieurs de nos députés, notamment la vice-présidente de l'Assemblée nationale, Nadej Abomangoli, ont encore reçu des courriers d'une négrophobie crasse. Ce n'est pas la seule, c'est le cas de Daniel Obono, de Carlos Martens Bilongo, aussi de Ali Duara, avec noté dans ce courrier que la place de ces députés serait au zoo.
Il était donc absolument primordial que nous soyons présents en nombre pour réaffirmer l'égalité en droit de tous les Français, quelle que soit leur couleur de peau, leur religion, leur genre ou leur orientation sexuelle. Et évidemment, nous poursuivrons sur les autres initiatives qui suivront celles-ci, puisque nous ne nous arrêterons pas là.
Mathilde Panot