Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingyoutube.com· 28 août 2016 81 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Discours de François Bayrou - OPERATION SPECIALE (30/09/2012)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:36Invité politiqueChiffre
    « une loi de finances qui diminue de 10 milliards la dépense publique »
  • 3:50Invité politiqueFait
    « le traité européen qui impose dans la durée à d'autres pays des disciplines que jusqu'à maintenant il refusait »
  • 4:06Invité politiqueFait
    « la création d'une autorité indépendante de la dépense publique placée auprès de la cour des comptes »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « la réforme du droit du travail et la réforme du financement de la sécu pour qu'elle pèse moins lourd sur le travail »
  • 6:29Invité politiqueFait
    « l'annonce des cinq chantiers que je viens de citer devant vous du président de la république c'est un bad godesberg en direct »
  • 11:58Invité politiqueFait
    « la crise est derrière nous »
  • 15:23Invité politiqueFait
    « c'est un danger de croire que l'on peut redresser les finances d'un pays en faisant appel principalement à l'impôt »
  • 16:07Invité politiqueChiffre
    « 27 milliards pour l'impôt et 10 milliards pour la baisse de la dépense publique »
  • 22:59Invité politiqueChiffre
    « la dette française avait dépassé 91 % de la production annuelle du pays »
  • 26:55Invité politiquePromesse
    « nous avons toujours dit pendant la campagne présidentielle qu'il fallait trouver un équilibre un équilibre à 50 50 entre l'impôt pour améliorer les rentrées du budget et la baisse des dépenses publiques »
  • 1:13:59Invité politiqueFait
    « le grand sujet de l'avenir européen ça n'est pas tant le pas fédéral il est fait depuis longtemps c'est la démocratisation des institutions »

Temps de parole

  • François Bayrou100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
François Bayrou

ordinaire de l'histoire de notre pays parce que les semaines et les mois que nous vivons tout le monde voit bien qu'elles seront dans les livres d'histoire on a connu des années des années de longues périodes de glaciation chacun resté sur ses positions et puis les choses se sont mises à bouger ça a été encore répété il ya une minute par philippe bilger et jean claude casanova à cette tribune l'alternance à la tête de la france pour les raisons qui ont été largement rappelé et est à mes yeux nécessité parce que les tensions de venait-elle l'impasse était si fermé que l'alternance était un besoin du pays et les thèmes d'affrontements et est si dangereux que cela à mon avis s'imposer vous savez que j'ai eu tout au long de ma vie des relations relativement difficile avec alain mac est un homme très intelligent a toujours été de son avis ni dans le fond ni dans la forme au début du mois de juillet ou à la fin du mois de juin alain minc a donné une interview aux échos que j'ai trouvé absolument juste et dans cette interview il dit ceci que je cite exactement mon sentiment est que cette alternance est une bénédiction pour la société et une malédiction pour l'économie si je continue la citation si nicolas sarkozy avait été réélu le pays aurait été très difficile à gouverner cela aurait engendré une frustration terrible dans une partie de la population et un jour ou l'autre cela aurait débouché sur des éruptions de violence l'élection de françois hollande apaiser les brûlures et puis il n'ya pas de démocratie vivante sans alternance politique en revanche at il ajouté oui je suis très inquiet pour l'état de l'économie et bien ce double jugement positif d'un côté négatif de l'autre rassurant en même temps que inquiétant à mes yeux est justifié et je le partage la situation du pouvoir est devenu et va devenir périlleuse et controversé et pour de bonnes et de mauvaises raisons aujourd'hui françois hollande est critique crée parfois raillé et de manière à mes yeux parfois excessives ce qu'il admire et hier n'ont pas de mots assez durs aujourd'hui et l'hebdomadaire dominant de la gauche française n'a pas hésité à utiliser en couverture le mot nul en réalité c'est ne pas voir le dilemme qui est celui du pouvoir aujourd'hui et de la résolution de ce dilemme dépend le redressement du pays françois hollande l'autre jour sur tf1 a décrit une action politique que pour ma part s'il l'a suis je trouve courageuse et que de plus je trouverais fondé s'il parvient à la mener à terme il a décrit cinq grandes réformes 5 grandes directions une loi de finances qui diminue de 10 milliards la dépense publique le traité européen qui impose dans la durée à d'autres pays des disciplines que jusqu'à maintenant il refusait la création d'une autorité indépendante de la dépense publique placée auprès de la cour des comptes qui empêchera sur le long terme les bricolages auquel les gouvernants se livrent régulièrement avec les hypothèses de croissance et les chiffres gonflés les chiffres gonflés quand ils sont bons et minorée quand ils sont mauvais la réforme du droit du travail et la réforme du financement de la sécu pour qu'elle pèse moins lourd sur le travail ne croyez pas que ce soit rien ni même peu de choses je ne peux m'empêcher de sourire quand je vois les commentateurs dire mais ils vont pas assez loin ces cinq chantiers ils sont parmi les plus impressionnants de ceux qui ont été programmées ces dernières décennies et de surcroît ces cinq chantiers s'ils sont effectivement conduit par un gouvernement de gauche il annonce malgré les obstacles qui se lèveront un changement intellectuelle de la gauche française que beaucoup de leaders du centre et pas mal de leaders de droite de la droite républicaine attendait ou disait attendre depuis des décennies souvenez vous dans nos rangs et pas seulement dans nos rangs dans les rangs de toutes les familles modérée du pays on disait lacan jeu française n'a jamais fait comme la gauche allemande son bad godesberg le jour où ils auront le courage de faire leur bac de desberg alors ce jour là nous les regarderons d'un autre oeil alors battre vos dsb comme vous le savez c'est le nom de cette ville allemande où se tint le congrès du spd les socialistes allemands 1959 c'est la date historique à laquelle le spd répudie le marxisme et accepte l'économie de liberté et d'une certaine manière pour qu'ils voient le long terme le plan schröder l'agenda 2010 qui a constitué le socle des grandes réformes qui ont conduit l'allemagne où elle se trouve aujourd'hui eh bien c'était entièrement en germe dans bad godesberg et bien si vous réfléchissez à ce que rend inéluctable 'l'annonce des cinq chantiers que je viens de citer devant vous du président de la république c'est un bad godesberg en direct on ne voit pas fait pas attention parce que très souvent les paysages historique échappe à ceux là même qui les vivent vous savez que fabrice à waterloo voyez pas ce qui se passait nous si nous essayons de prendre un peu de recul alors nous voyons que un grand changement est peut-être en germe parce que depuis des décennies l'idéologie de la gauche française c'était la dépense publique la relance par la consommation la multiplication des postes de fonctionnaires dans tous les secteurs de l'activité depuis des décennies son idéologie c'était l'intervention de l'état et tous ceux qui avaient essayé de briser cette idéologie qui étaient nos amis nos cousins diront certains moi j'ai presque tendance à dire nos frères et jean marie van lerberghe ne me démentira pas sur ce sujet ceux de la deuxième gauche comme on disait michel rocard et jacques delors qui ont été pour nous d des repères positif dans le paysage politique français eh bien ceux qui ont essayé de briser cette idéologie il s'était cassé les dents sur ce béton durcit alors regardons bien les choses si ces cinq chantiers sont menés à terme et comme vous l'entendez je ne sous-estime en rien la difficulté de cette oeuvre politique est probablement historique ni les conséquences qu'elle va à voir si elle est menée à son terme alors c'est un dégel qui se sera produit s'il y arrive car il existe un certain nombre un nombre certain de résistance et de réticences et de réserve qui vont venir se mettre en travers de cette volonté que je crois pourtant fondées première résistance la plus importante sans doute c'est que de ces grands choix pendant la campagne de l'élection présidentielle les français n'ont pas été averties et pour nous le contrat de gouvernement c'est dans la campagne qu'il s'écrit alors il est des gens pour penser que les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent c'est charles pasqua qui avait théorisé cette phrase avec l'accent les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent mais nous nous pensons que c'est exactement le contraire et que dans une campagne notamment présidentielles les promesses sont fondatrices de quelque chose et voilà pourquoi j'ai choisi tout au long de ma vie politique d'être du côté inconfortable peut-être même périlleux de ce qu'ils disent invariablement la vérité au peuple des citoyens devant vous c'était à gien lorsque jean peyrelevade m'a rejoint il a dit ceci qui n'a jamais quitté mon esprit il a dit je ne sais pas si on peut gagner en disant la vérité mais je suis sûr qu'on ne pourra pas gouverner si on ne l'a pas dit auparavant pendant la campagne présidentielle et bien notre fierté et notre marque d'identité c'est d'avoir tenu cette promesse de dire sur tous les sujets dont dépend l'avenir national la vérité aux français et cela sera le socle de notre relation avec eux dans les moins et les années qui viennent or c'est le contraire qui a été choisi par les vainqueurs par les finalistes même c'est le contraire qui a été choisie dire au peuple des électeurs voyez que je distingue les électeurs et les citoyens dans cette période parce qu'on les regarde nota comme des citoyens responsables mais comme des électeurs dont on veut ap la voit donc dire au peuple des électeurs des promesses agréable évoqué des engagements séduisant et éluder ce qui va faire l'essentiel c'est-à-dire les efforts à conduire et à porter c'était la partition du parti socialiste pendant toute la campagne entre nous c'était aussi la partition de nicolas sarkozy je me souviens de trois affirmations première la crise est derrière nous deuxièmement les économies elles ont été décidées il y en aura pas d'autre choisir et troisièmement je ne créerait pas d' impôt nouveau eh bien ces trois affirmations même temps si vous les mettez en relation et en systèmes vous voyez bien que évidemment elles sont constitutives aller d'une dissimulation de la vérité mais ce fut bien entendu le cas de la campagne de françois hollande alors comprenez moi bien je parle ici de ce que les français ont compris ou plus exactement de ce qu'on a donné à comprendre français et je ne prétends pas bien entendu vous savez les rédacteurs de programmes sont habiles qu'il n'y ait pas eu ici ou là une phrase glissée dissimulé de manière qu'un jour on puisse l'opposé à un étonnement des citoyens devant son camp leur propose mais l'essentiel donc le fond de la campagne ce que les français avaient entendu c'était que c'était avec le vote pour ceux qui l'ont emporté le parti socialiste c'était le retour des beaux jours les changements à nouveau les postes est à nous l'augmentation des allocations et ceci est aujourd'hui l'obstacle principal le caillou dans la chaussure d'un peuple qui est saisissant s'y attendre vraiment par l'impressionnante falaise qu'on a dressé devant lui qu'on va lui demander de gravir et un deuxième obstacle s'ajoute au premier je le dis rapidement parce que j'ai beaucoup insisté dans les dents les mois de campagne sur ce sujet c'est que autant que des efforts importants vont être demandés en même temps des décisions sont annoncées qui sont déraisonnables alors je vous le dis comme ancien ministre de l'éducation nationale pour exemple il est déraisonnable d'annoncer qu'on va recruter l'année prochaine 40 2000 enseignants nouveau l'an dernier il y avait seize mille postes au concours il ya plusieurs centaines de postes qui n'ont pas pu être pourvus parce que les jurys ont considéré que les candidats n'avaient pas le niveau plusieurs centaines en mathématiques plusieurs centaines en lettres classiques plusieurs centaines dans des sur des postes de langues vivantes bref comment voulez vous qu'on passe en une seule année de 16000 qui n'ont pas été remplies à 42000 alors ou bien on va recruter des candidats faible et ultra faible ou bien même on ne remplira pas les postes et ça n'est pas rendre service à un pays que de le gouverner par à-coups aussi brutaux et s'il y avait une justification de l'attitude politique du centre démocratique en france depuis des années et des décennies c'est qu'ils demandent qu'on gouverne pour le long terme avec réflexion avec raison et pas qu'on fasse du gouvernement du pays des à coups brutaux qui ne font que le déstabiliser et à terme le desservir et bien entendu vous savez bien que pour nous c'est un danger de croire que l'on peut redresser les finances d'un pays en faisant appel principalement à l'impôt nous avons toujours dit pendant la campagne présidentielle qu'il fallait trouver un équilibre un équilibre à 50 50 entre l'impôt pour améliorer les rentrées du budget et la baisse des dépenses publiques c'est pas exactement ce qu'on est en train de faire ce qu'on est en train de faire à l'heure actuelle c'est 27 milliards pour l'impôt et 10 milliards pour la baisse de la dépense publique si on y arrive ça n'est pas le bon équilibre et c'est d'ailleurs impossible de le maintenir dans le temps lorsque vous n'imaginez pas qu'on va pouvoir couche après couche réaugmenter le la pression fiscale sur les ménages et sur les entreprises qui va être évidemment extrêmement forte et donc de ce point de vue là je considère qu'on n'a pas trouvé l'équilibré et qu'il n'y aura réellement baisse des dépenses que les jours que le jour où on comprendra que la baisse des dépenses publiques ne peut intervenir que si on commence par une politique volontaire de réforme de l'état c'est l'état en france qui est selon moins mal organisées souvent autobloquant j'en dirai un mot dans une minute et que c'est la réforme de l'état qui seule peut nous conduire à sortir de la situation qui ne se justifient pas d'un pays qui a des points de dépenses publiques de plus que son principal voisin principal concurrent avec un niveau de vie dont le moins qu'on puisse dire qu'il est qu'il est du même gabarit et donc de ce point de vue là il ya des orientations que je trouve incohérente avec des objectifs qui ont été fixés mais s'il maintient les orientations et s'ils corrigent modifie les incohérences alors je dis que il faut suivre attentivement la politique que fera le gouvernement il aura fait vrai utile et il méritera qu'on le dise parce que je voudrais qu'on ne se trompe pas sur ce point c'est plus difficile d'aller dans la bonne direction de ram et parfois à contre courant que de laisser aller les choses cela demande de convaincre et pour convaincre il faut comprendre et faire passer les arguments et des sentiments il faut que les peuples d il faut que le peuple des citoyens voient que leurs dirigeants sont tout entiers investis dans cette action avec eux et pas loin d'eux et qu'ils sont désintéressés sensible en même temps que déterminée c'est plus difficile d'aller dans cette direction mais ce n'est pas impossible je veux signaler à votre attention et peut-être à vos applaudissements ce qui est en train de se passer en italie parce que je considère que mario monti en italie donne à l'europe toute entière la preuve que l'on peut convaincre et rassembler même en conduisant la politique la plus exigeante et la plus contraignante par rigueur morale et désintéressement et je trouve que s'il ya un homme qui aujourd'hui rend service à la cause qui est la nôtre ceux qui veulent une gestion équilibrée dans le long terme un soutien à une société entreprenante et positive et la construction d'une europe qui sera fière d'elle-même et pas constamment déstabilisation c'est ce que fait mario monti en italie et ça mérite qu'on le soutienne mais on va découvrir dans les semaines qui viennent si je ne me trompe pas qui est un obstacle plus embarrassant encore c'est que la majorité nécessaire au soutien de cette politique qu'il faut appeler par son nom c'est à dire une politique réformiste cette majorité pour l'instant n'existe pas on a bâti la majorité du changement mais on n'a pas bâti la majorité de la réforme et pour une grande partie on arrête on a même bâti la majorité du changement sur le refus de la réforme et on vient de le voir sous nos yeux avec l'officialisation de la facture sur le traité européen dont jean marc ayrault a eu l'honnêteté à la télévision de reconnaître qu'il était mot pour mot celui qui avait été négociée par nicolas sarkozy et que les français avaient entendu promettre qu'on allait changer modifier et que c'était évidemment pas celui là comme adopterait et pourtant dans ce changement réformiste qui est en train d'intervenir sous nos yeux et pourtant l'adoption de ce traité est au coeur de l'action gouvernementale je le crois nous le croyons pour la plupart d'entre nous mais une partie de la majorité ne le crois pas eh bien je pense qu'il faut que nous contribuons nous a expliqué que les dispositions de ce traité il aurait fallu les respecter en tout état de cause même si elle n'avait pas été demandé par nos partenaires européens comme garantie à la mise en place d'une politique de solidarité responsable nos partenaires européens sans doute ont besoin de cette garantie et je sais juste et parmi jeu les billets hier soir parmi les réorientations de ces derniers mois que j'ai approuvé il y a le rééquilibrage que françois hollande a imposé à l'union européenne en sortant de du duo ou du condominium que il avait souhaité imposer avec angela merkel ce qu'on appelait merkozy avec deux qui décident et les autres qui obéissent et par exemple en rendant à l'italie sa place au coeur de la volonté européenne et vous observerez si vous y réfléchissez que france allemagne italie suffit d'ajouter le benelux pour avoir les 6 de la constitution originelle de l'europe et l'espagne d'une certaine manière on l'est puisque elle a 7 ans y était associé évidemment décision à prendre mais je veux dire à ceux qui mettent en doute le traité européen si le traité de la règle d'or européenne n'existait pas il aurait fallu inventer une règle d'or nationale s'il n'y avait pas la règle d'or européen est fort et il faudrait une règle d'or française j'ai été le premier des responsables politique en france à défendre à proposer une telle idée puis longtemps depuis plus de dix ans or hier hier nous avons appris que la dette française avait dépassé 91 % de la production annuelle du pays 91% on était à 85 % il ya à peine quelques mois ou une année ça veut dire qu'on court à grands pas à grande vitesse vers les 100 % de dette par rapport à la production nationale du pays la totalité de la production de toutes les entreprises de tous les artisans de toutes les factures de tous les commerçants français pendant la totalité d'une année c'est ça qui est aujourd'hui l'endettement de l'état de la puissance publique au sens large et bien je vous dis que ceci est insoutenable et que ce n'est pas pour nos partenaires européens que nous devons faire l'effort c'est pas pour les autres c'est pour nous mêmes parce que courir depuis des années depuis plus d'une décennie à cette catastrophe qui interviendra au moment où les doutes sur la capacité de la france à rembourser sa dette feront exploser les taux d'intérêt du pays cette évidemment condamné notre pays a beaucoup plus d'angoise a beaucoup plus de restrictions a beaucoup plus d'efforts fiscale et à l'incapacité de se projeter dans l'avenir et même à souffrir dans son indépendance parce que l' équilibre financier c'est l'indépendance du pays et son influence et tout le monde est coresponsable bien entendu l'ump parce qu'il était au pouvoir depuis dix ans mais même dans l'opposition elle porte une responsabilité très importante à la fin des années 90 et au début des années 2000 un vent de croissance aussitôt après la dissolution de 97 à souffler sur l'europe sur le monde et sur la france c'était des alizés qui gonflait nos voiles et le gouvernement jospin avait eu la prudence de ne pas tout dépensé des ressources nouvelles que cette croissance lui apporter et que croyez vous qu'il arriva et bien c'est jacques chirac président de la république de la cohabitation qui a mis en demeure le gouvernement d'avoir un dépenser ce qu'il appela alors la cagnotte que jospin avait mises de côté et bien ceci a été une mauvaise action contre l' équilibre de notre pays et contre son avenir parce que la règle c'est que c'est quand ça va bien qu'il faut faire des économies pour avoir des capacités d'action quand ça va mal et c'est parce que nous avons manqué à cette règle depuis trente ans que nous sommes dans la situation où nous sommes aujourd'hui et que nous avons eu l'honneur de combattre devant les français et en leur nom donc c'est un traité qui n'est pas seulement pour l'europe mais c'est un traité évidemment pour nous mêmes et je me réjouis j'espère qu'il va être votée et je me réjouis en même temps qu'on pose la question de la capacité de la france de la capacité de la france à entreprendre investir le mot compétitivité qui est sur toutes les lèvres ce point j'aimais beaucoup raymond barre qui aimait beaucoup le mot compétitivité ça prouve que les amis de nos amis sont pas toujours nos amis parce que moi j'ai moins le mot compétitivité qui est très abstrait pour beaucoup de français moi je préfère d'autres mots que le pays soit fort qu'il est un élan qu'il puisse en effet être fort dans la compétition du monde c'est très heureux que cette notion cette réflexion soit désormais au premier rang des responsabilités très heureux souvent dans ce débat on met en avant le coût du travail et c'est la première chose que l'on place sur la table pour moi je ne crois pas l'une d'entre nous tout à l'heure à donner un exemple je ne crois pas que le coût du travail soit le facteur essentiel de la compétitivité au moins dans les marges de fluctuation qu'on pourra trouver en répartissant autrement les charges des entreprises c'est-à-dire comme jean claude casanova l'a dit en faisant peser les charges des entreprises sur les consommateurs et d'une certaine manière les travailleurs les salariés et les consommateurs et leurs familles très largement ce sont les mêmes donc je ne crois pas qu'il y ait un sésame ouvre toi dans ce une répartition réellement différente des charges sociales sur les entreprises si on y arrive tant mieux je veux vous rappeler ça vous rappellera des souvenirs anciens que j'avais proposée autrefois que si on mettait en place la taxe sur les transactions financières la taxe sur les mouvements financiers peut-être même la taxe sur une taxe très légère sur chacun des mouvements financiers à l'intérieur du pays on aurait pu affecter cette taxe à la baisse des charges sociales quand j'entends le gouvernement dira il ya d'autres pistes je me demande s'il n'y a pas aussi dans leur esprit des pistes de cet ordre mais en tout cas et 2 et de ce point de vue là c'est bien qu'on y réfléchisse mais je ne crois pas encore une fois que ce soit l'élément essentiel et j'ai pour ça un indice que vous avez aussi c'est la situation de ceux qui nous entourent alors je vais pas parler de l'allemagne pour une fois mais je demande qu'on regarde la suisse est un pays de haut niveau de vie dans lequel j'ai pas l'impression que la misère règne qui paie des salaires beaucoup plus élevés que les nôtres où le coût du travail lui même est plus élevé que chez nous est cependant la suisse exporte à tout va à telle enseigne que la banque centrale suisse qui sait faire ce qu'il faut est obligé naturellement de faire baisser artificiellement le coût du franc suisse parce qu'autrement ils créent vrai les plafonds c'est donc pour moi la preuve qu'il existe une capacité de compétition une force de compétition et un élan qui ne dépend pas uniquement du coût du travail en tout cas il sera très intéressant de suivre les travaux des partenaires sociaux sur le sujet des charges qui pèsent sur le travail mais je pense qu'il y à beaucoup d'autres pistes à suivre je pense par exemple que il est bien des charges bien des contraintes bien des contrôles qui empêche les entreprises les familles et les grands secteurs de notre pays de vivre et de se développer j'ai été frappé dans un domaine qui m'est chère du récent rapport de l'académie des sciences sur la recherche en france qui écrit noir sur blanc que le diagnostic ou qui reprend le même diagnostic que nous avons porté pendant la campagne présidentielle et qui se dit en mots très simples ça n'est pas principalement de moyens que la recherche française moyen nouveau que la recherche française a besoin mais il est urgent de laisser aux chercheurs aux chercheurs le temps et la disponibilité de poursuivre leurs recherches il est urgent d'arrêter de pompey leur force leur capacité leur vitalité à compléter d'innombrables dossier jamais achevé tous dirigés vers l'évaluation et l'évaluation de l'évaluation laisser les chercheurs travaillent et laisser les français travailler entreprendre vivre laisser les entreprises françaises travailler entreprendre et vivre alléger leurs contraintes alléger leur contrôle de manière que oui elle trouve la force de la compétition et c'est là que se trouve pour moi l'essentiel du travail a conduit sortez de la société de défiance de contrôle de blocage pour entrer dans la société de confiance et de liberté c'est un changement d'époque c'est un changement d'esprit dont nous avons besoin et ça ne coûte pas ça rapporte il n'est pas un secteur de notre pays qui ne doivent être concernés par cette révolution des esprits logement l'intégration l'éducation la recherche l'entreprise et ses rapports avec l'administration l'administration dans son rapport avec les autres administrations parce que la sécu etc partout on a l'impression d'un état autobloquant ou les freins se serre où les décisions ne peuvent pas être prises où il faut d éternité et des dossiers constamment à reprendre et des documents constamment à fournir et à fournir à nouveau et qui empêche la vitalité de la france de trouver son plein épanouissement et de trouver sa pleine efficacité et bien je suis sûr que là il y a évidemment beaucoup de progrès à faire en compétitivité et c'est pourquoi il est tellement important dans un domaine parallèle que le droit du travail soit mis sur la table parce que là je suis sûr qu'on peut agir pour faciliter l'entrée dans le travail en sachant que facilités d'entrée dans le travail c'est aussi facilité quand il le faut la sortie la transition la formation dans des phases où les choses vont moins bien pour l'entreprise là on peut agir effectivement pour améliorer la souplesse alléger les contraintes sans baisser les salaires et jusqu'à maintenant c'est là que se passe là le grand mouvement la révolution intellectuelle dont nous parlions jusqu'à maintenant la gauche politique et la gauche syndicale paraissait a bouté sur cette question et c'est une bonne nouvelle que l'alternance est permis qu'on laborde dans un état d'esprit nouveau j'ai été très frappée robert par la jeune femme de la cfdt qui est venu s'exprimer sur cette tribune avec beaucoup de sens positif et réaliste acceptant d'envisager une première dans l'histoire syndicale française que oui on reprenne tout ça tranquillement qu'on le mette sur la table et qu'il allait bien falloir conduire les évolutions nécessaires pour que le réel soit désormais aborder avec plus de deux volontés positive qu'il ne l'a été jusqu'à maintenant je ne doute pas qu'il y aura des réticences et des blocages et il faudra passer outre pour construire l'état d'esprit nouveau dont la france va avoir besoin l'état d'esprit nouveau il doit aussi vaincre les blocages que fait naître la politique la majorité va changer au contact du réel mais je veux dire ceci devant vous l'opposition aussi est responsable de l'avenir majorité opposition indépendante ou son responsable ensemble sont co responsables de l'avenir c'est la vision que nous portons et qui fait du mouvement démocrate une avant-garde comme je lé dit l'autre jour à l'ouverture de ces journées une proposition nouvelle dans la vie politique française je n'ai pas si je ne sais pas si vous avez suivi la convention démocrate américaine bill clinton a fait un formidable discours que je vous conseille de regarder et dont si vous voulez on pourra mettre la traduction sur notre site parce que il parlait bien entendu en termes très chaleureux et d'autant plus chaleureux qu'ils devaient surmonter une longue histoire commune il parlait en termes très chaleureux de barack obama et même de michelle obama pour la note pour sa nomination comme porte-drapeau des démocrates américains mais au fond du discours il y avait une orientation politique une conception de la politique qui concernait pas seulement les démocrates américains mais les démocrates sur toute la planète et il a formulé cette loi qui contredit et c'est aussi valable en france que partout ailleurs il a formulé cette loi qui contredit l'agressivité la ligne agressive de la droite du parti républicain il habille la coopération portent plus de fruits que le conflit perpétuel et bien la coopération l'entente la recherche du consensus sur les sujets importants entre les grands courants politiques qui font une démocratie entre majorité et opposition cette coopération marche mieux que la recherche perpétuelle de l'affrontement que le déchaînement des passions agressive que l'exaspération voulu des détestations particulièrement particulièrement dans un pays en crise et c'est une conception de la démocratie et de la société qui s'énonce l'a particulièrement dans un pays en crise parce que rien n'est plus facile que de faire flamber l'exaspération la mésentente que de souffler sur les braises et rien au ciné plus néfastes et n'est plus dangereux rien et au bout du compte plus mortelle pour un pays spécialement dans les temps difficiles et hélas rien n'est bien entendu plus profitable électoralement rien ne rapporte plus de voix mais je veux vous dire ceci qui concerne notre vocation de mouvement démocrate il est deux sortes de femmes et d'hommes politiques il y a ceux qui pensent qu'il faut d'abord chercher des voix et il y a ceux qui pensent qu'il faut d'abord chercher le bien du pays le bien commun le bien des gens et qu'au bout du compte c'est par ce chemin là qu'on trouvera les voix des steam et de respect et d'adhésion et quand il ya contradiction quand ils arrivent dans les moments graves qu'il y ait contradiction entre la recherche des voies et la recherche du bien commun pour le pays alors leur vient où il faut choisir son camp et permettez moi de vous le dire avec affection et avec émotion quand il a fallu choisir j'ai choisi après ma dernière émission il ya huit jours sur europe1 importants responsables politiques d'ailleurs socialiste m'a envoyé par sms une phrase de churchill que je voudrais soumettre à votre réflexion ils cherchent ils disaient il y a deux sortes de responsables politiques qui prépare la prochaine élection et ceux qui préparent la prochaine génération les premiers sont des politiques les seconds sont des hommes d'état vous qui eh bien nous avons ces jours ci nous nous sommes beaucoup interrogé sur l'identité du mouvement démocrate et bien ne cherchez pas point nous sommes ceux qui cherchons la coopération entre les grands courants de pensée du pays plutôt que l'exaspération des conflits et des affrontements nous sommes ceux qui prépareront la prochaine génération plutôt que la prochaine élection et c'est pourquoi et c'est pourquoi nous ne céderons jamais devant ceux qui cherchent à faire flamber les malaises pour les transformer en un ch'ti tous ceux d'un bord ou de l'autre qui se disent régulièrement décomplexée tous ceux qui prétendent dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas tout ce dont la stratégie réfléchie méditer à fins électorales parce que c'est bien sûr de gagner des voix qu'il s'agit tout ce qu'ils veulent pour cela que la braise qui s'éteignait se ranime que l'étincelle se transforme en flammèches que le feu gagne pour qu'ils se trouvent eux porté par l'air chaud de l' incendie il faut leur rappeler que ce feu là c'est un pays qu'il brûle c'est une nation qui ravagent ce sont les enfants qu'il sépare et jette les uns contre les autres au nom de l'origine ou au nom de la religion ou au nom de la couleur de la peau qu'on veut mettre en avant qu'elle soit noir ou bistre ou blanches et bien nous qui savons parfaitement nos citoyens et les élus qui sont ici et les maires que bien sûr ça brûle souvent chez nous dans les quartiers et entre communautés et qu'on se regarde du coin de l'oeil mais que parfois on ne peut pas se voir en peinture et que les minorités sont ciblés quelles que soient les minorités les musulmans ici les juifs là les chrétiens plus souvent qu'on ne croit quand ils osent encore se montrer mais si les responsables publics font de ces tensions par la force de la parole politique un signe de mobilisation d'une partie de la france contre l'autre alors particulièrement en temps de crise le feu se propage et la question est alors est-ce que tu acceptes le feu est-ce que tu profites du feu ou est-ce que tu combats le feu nous sommes ceux qui combattent ont le feu nous sommes ce chose qu'ils ne mettront jamais poste ted l'instant c'est ce qui dans la dernière période mais c'est pas tout toutant a fait que je combats que combattons ceux qui recherchent des accords souterrain et peut-être un jour apparent avec l'extrémisme et notamment avec l'extrême droite c'est ce qui fait que nous combattons ceux qui ciblent les patrons dont la société française comme s'ils étaient des ennemis ou les riches entre guillemets sont qu'on sache très bien où commence la l'état de riches qui à qui il faudrait faire rendre gorge je vous le dis pour un pays particulièrement en temps de crise dure la division est mortel et l'unité est la seule chance dans un pays particulièrement en temps de crise l'unité est un devoir et c'est ce devoir là que nous avons l'intention de défendre et c'est précisément parce qu'il est plus difficile de dire la vérité que de multiplier les mensonges c'est précisément parce qu'il est plus difficile d'obtenir l'unité que de cultiver la division que nous avons choisi de construire ensemble le mouvement démocrate en france et c'est pour cela que je conteste la bipolarisation parce qu'au nom de la logique des camps elle justifie tous les excès des plus dures de son temps elle ferme les yeux sur leurs dérives au nom du pas d'ennemi à droite ou du pas d'ennemis à gauche et au bout du compte ça revient à ce que c'est cela ceux qui cherchent la division qui en viennent à régner sur les esprits c'est pourquoi nous qui sommes les démocrates en france nous aimons aussi l'idée de centre parce que le centre c'est ce qui se bat toujours contre les extrêmes le centre c'est le lieu où l'on refuse de regarder ses concurrents comme des adversaires et ses adversaires comme des ennemis ça n'a rien d'angélique c'est pragmatique parce que ce ce sont ceux qui ont une certaine vu de l'histoire des hommes parce qu'il préfère la conciliation à l'agression et c'est pourquoi nous défendons et nous servons l'idée de l'unité du centre pas aujourd'hui en 2012 seulement pas épisodiquement pas accidentellement toujours quand on nous expliquait car nombreux étaient ceux qui expliquaient qu'il fallait que le centre disparaissent pour se fondre au sein d'un parti unique l'ump nous défendions l'existence du centre et j'allais à toulouse et j'allais à toulouse dire vous dites que nous pensons tous la même chose si nous pensons tous la même chose c'est que nous ne pensons plus rien quand on nous expliquait qu'il fallait que le centre se scinde parce qu'il fallait qu'une fois pour toutes il fut clairement à droite nous défendions son intégrité et son unité et son originalité et aujourd'hui nous disons si le centre existe alors le centre est un il n'y a pas de centre droit de centre gauche ou de centre ailleurs le centre n'a pas besoin d'adjectifs le centre n'a pas besoin qu'on leur envoie sur le côté parce que sans ça c'est sa vocation qui disparaît et c'est son être même qui se dissout et ceux qui j'ai oublié un fait important le centre n'a pas besoin d'adjectifs il n'a pas besoin qu'on leur envoie sur le côté et le centre doit se définir par lui même et pas par rapport aux autres et ceux qui en viennent à dire que le centre doit forcément être à droite je rappelle que c'était aussi ce qu'ils disent est ce que disait à gauche nos adversaires étaient même une formule fameuse de mitterrand que vous savez donc ceux qui disent que le centre doit forcément être à droite ils disent une seule chose ils disent que pour eux le centre n'existe pas vraiment eh bien je veux dire en votre nom et avec l'expérience que nous pouvons travailler avec la droite et nous l'avons fait souvent et je les fais souvent si la droite est compatible avec ce que nous croyons dans son projet et dans ses intentions et dans sa manière d'être tout à l'heure philippe bilger en appeler à une droite honorable et républicaine avec celle là il n'y a aucun problème nous pouvons travailler il n'y a pas de difficultés et de la même manière nous pouvons travailler avec la gauche si la gauche est compatible avec ce que nous croyons si l'évolution qui se dessine dont je ne suis pas sûr qu'elle aille à son terme dont j'espère qu'elle va se confirmer se dessine alors oui nous pouvons être co responsable de l'avenir du pays nous pouvons nous allier mais nous ne devons pas nous dissoudre il n'y a pas il n'ya pas d'allégeance obligatoire il n'y a pas d'alliance obligatoire parce que l'alliance obligatoire c'est pas l'alliance c'est une soumission spécialement quand on prétend obligé le centre a renoncé à son histoire à son passé ceci est un message personnel il y a en moins une personne en france qui ne devrait pas prétendre que le centre doit être à droite c'est le président du parti radical parce que le parti radical c'est le plus ancien je ne dis pas le plus vieux c'est le plus ancien des partis politiques français il a une grande histoire profondément lié à la république une histoire dont tous les républicains dont - comme républicains je me sens fier et solidaire mais cette histoire du parti radical elle s'est déroulée pour l'essentiel non pas à droite mais à gauche et c'est nier l'histoire du parti radical que de prétendre qu'il faut effacer rayer d'un trait de plume la grande histoire républicaine française pour la projeter uniquement sur la drac tout le monde a le droit de soutenir une thèse comme ça tout le monde mais pas ceux qui ont la charge de l'histoire actuelle du parti radical parce que les héritiers de clemenceau et d'edouard herriot et même sans remonter aussi loin avant la guerre les parties de jean zay de jean moulin de pierre mendès-france de jean-jacques servan-schreiber ils n'ont pas le droit de rayer cette histoire parce que c'est un peu de la nôtre qu'il porte et nous avons le droit de la défendre devant te l'autre jour le jeune secrétaire général du parti radical pour que j'ai beaucoup de sympathie après mon offre de démarche unitaire il a publié un communiqué pour dire jamais nous radicaux n'accepteront de cartel des gauches et bien les historiens c'est une chose formidable eh bien j'avais bien envie de l'appeler ou plutôt de lui rappeler que le cartel des gauches c'était à l'initiative du parti radical et qu' edouard herriot le plus grand radical d'avant la guerre en était le chef et s'il le faut je suis prêt amicalement à défendre la grande histoire du parti radical y compris contre ses héritiers si leur paie à l'esprit dit être infidèle et vous voyez pourquoi vous touchez du doigt précisément la raison pour laquelle un mouvement politique digne de ce nom il doit se définir par rapport à lui même par rapport à sa propre histoire l'histoire de la république pour les républicains l'histoire du radicalisme l'histoire de la démocratie chrétienne pour moi et pour beaucoup d'entre nous l'histoire de la social-démocratie un jour l'histoire de l'écologie politique j'affirme que la politique aussi ou peu j'affirme que la politique est aussi une question de fidélité et la première des fidélités politique c'est la fidélité à soi-même à ce qu'on croit à ce qu'on aime à ce qu'on est c'est à ce prix que vous pouvez vous faire entendre c'est comme ça qu'on vous écoutera et c'est comme ça en étant fidèle à soi-même fort dans ses convictions solides dans ses idées c'est comme ça que nous ferons les élus que méritent les idées que nous défendons et donc j'affirme en votre nom que le centre ne sera fort que lorsqu'il ce que lorsqu'il sera ou plus exactement il ne sera fort que lorsqu'il acceptera d'être totalement unie et qu'il ne sera unie que lorsque tous ceux qui croient au centre y trouveront leur place et que personne n'aura besoin de renier ni son histoire ni son identité et qu'il n'a pas à se définir par rapport aux autres mais par rapport au plus profond de ce qu'il a constitué le mouvement démocrate affirme son offre de dialogue de coopération de travail en commun de rapprochement de démarche unitaire d'unités j'ai suivi une gradation peut-être est-ce la gradation du temps à tous ceux qui s'inscriront dans la reconnaissance des vertus du centre de la vie politique française à une condition que le centre soit le centre qu'il s'assume qu'il soit fier de ce qu'il est autrement il étonnait rate une copie et personne ne choisit la copie on va droit à l'original alors je veux répondre je veux répondre à une question insidieuse j'entendais des journalistes hier j'avais l'oreille qui traînait qui disait c'est impossible de toute façon parce que bayrou et borloo de leader pour ne pas dire deux crocodiles n'ont pas dans le même marigot c'est trop petit disons dans le même estuaire dans le même mille dans la même amazon 2 c'est un de trop et bien je vous le dis si cette démarche est accepté et j'ai confiance qu'elle le sera dans le respect réciproque des uns par rapport aux autres et dans le respect de leur histoire et de leur identité si cette démarche est acceptée il n'ya elie n'y aura aucun problème de leadership nous sommes deux dit on vous dit que c'est trop et moi je vous dis que ce n'est pas assez je serais heureux le jour où nous serons des dizaines de leaders fier d'eux mêmes de leur histoire et ce sera pour moi une fierté parce que je veux vous le dire où vous le rappeler si nous n'avions pas été là pendant ces dix années à mener ces combats parfois difficile parfois ce que victorieux le centre n'existerait plus parce que sa disparition était programmée par les forces puissantes qui nous entoure nous l'avons sauver le centre nous l'avons sauver tous ensemble en portant le drapeau quand plus personne n'y croyait et que les autres étaient partis soudry pont où ils voulaient nous entraîner nous avons résisté et nous avons tel combat et même nous avons failli le gagner eh bien je ne demande nous ne demandons nous qui l'avons sauver qu'une seule chose c'est qu'il s'affirme et qu'il grandisse et qu'ils sachent enfin qui il est et où il va et qu'au lieu de bornes et ses ambitions à être la roue de secours ou l'allié d'un puissant voisin qui domine le camp il accepte lui même de regarder en face la seule perspective qui vaille c'est à dire la victoire dans notre pays allez vous alors me direz vous il y à l'élection présidentielle et bien je vous le dis tranquillement le jour venu le jour de l'élection présidentielle s'il ya plusieurs candidats ce n'est pas si facile de devenir candidat à l'élection présidentielle jeudi sans confidences s'il ya plusieurs candidats et bien marielle de sarnez en a fait la proposition nous organiserons les primaires du centre et le centre aura son candidat écoutez moi bien signalé primaire du centre si ces projets ces personnalités accepte d'entrer en confrontation eh bien peut-être ou à coup sûr le centre aura-t-il enfin candidat et cette fois ci tous les leaders du centre soutiendront le candidat du centre et peut-être cette fois et peut-être cette fois ce candidat soutenu par les siens au lieu d'être combattue par les siens ce candidat gagnera-t-il et il n'y a rien de plus sain que d'accepter cette idée diversité de leader le jour venu sélection du meilleur d'entre eux sélection par tous ceux qui se reconnaissent dans ce courant et il n'y a rien à craindre il n'y a que les faibles qui craignent la compétition allons on verra des personnalités diverses et des talents des orientations on en débattra est le meilleur le meilleur pour un temps le meilleur s'imposera et on portera ou la meilleure alors la meilleure ou le meilleur s'imposera et on portera le flambeau avec une idée c'est de le transmettre c'est ça que nous avons toujours voulu faire c'est pour ça qu'on est là pour ça que le mouvement démocrate a été créé et ce centre unis on en aura le plus grand et le plus urgent besoin pour les échéances qui viennent on en aura besoin pour les échéances locales jeudi à l'avance constituer des équipes aussi large que possible mais par pitié penser que ce sont les candidats qui font les bonnes équipes et que évidemment les bonnes équipes soutiennent les candidats après et donc mettez vous en recherche j'allais dire en chasse mettez-vous en recherche de tous ceux et de toutes celles qui sur le terrain sont capables de porter pas seulement notre étiquette je me fiche des étiquettes mais notre vision notre manière d'être notre identité génétique qui est chaque fois qu'on le peut de se faire un devoir de tirer la vie civique et la vie politique vers le haut au lieu de perpétuellement la faire tomber et s'effondrer bear le bain des passions et des détestations et des vulgarités parce que je considère qu'il doit en être des responsables politiques comme des instituteurs de la troisième république qui n'avait pas besoin de multiplier les leçons de morale théorique pour transmettre la leçon de morale c'était leur vie c'était par l'exemple qu'il transmettait ce qu'ils croyaient et bien je demande qu en politique nous soyons les porteurs inlassable de cet idéal là nous sommes ceux qui veulent tirer la vie politique vers le haut au lieu de la faire s'effondrer comme on y assiste tous les jours dans les débats politiques de notre pauvre pays abandonnés par ceux qui croient à quelque chose et livré à ceux qui ne croient plus à rien on en a besoin pour les élections locales et on va en avoir besoin de cette force du centre unis on va en avoir besoin pour les élections européennes et c'est sur ce point que je voudrais achevé mon propos n'ont pas seulement parce que nous aimons les députés européens qui sont dans nos rangs vous pouvez les applaudir ya nathalie griesbeck robert rochefort marielle de sarnez au premier rang de cette salle et jean luc bennahmias sous les caméras au centre alors nous allons en avoir besoin naturellement pour défendre des sièges des personnalités qui le méritent mais ça n'est pas l'essentiel nous allons en avoir besoin pour proposer une vision différente et originale de l'avenir européen du destin européen c'est de ça qu'on jeu que je voudrais vous dire un mot parce que j'ai l'impression que le débat européen ces gars trop souvent dans un labyrinthe duquel on ne sortira pas alors je vais vous dire des choses étranges que vous me pardonnerez vous avez de l'indulgence pour moi mais déjà assez souvent arrivé de vous dire des choses étranges jean marie vanlerenberghe hausse les sourcils au premier rang non mais il peut les os et aux parce que et donc et qu' on est en train de dire il faut faire un pas fédéral et guy verhofstadt hier dont vous avez bien compris que quand on se pose la question de savoir quel sera le leader européen que les forces politiques européennes foudre ont proposé à leurs concitoyens de toute l'europe pour être la figure de l'union européenne pour être le président de la commission et lui après les élections européennes par les députés européens vous avez bien compris que nous pensions nous avions le sentiment j'avais le sentiment on en débattra mais qu'il avait les qualités nécessaires pour l'expérience nécessaire disant chef de gouvernement proposait pour être le président de la commission par jacques chirac et le chancelier allemand ensemble est récusé par les anglais parce que trop peu européen guy verhofstadt parce qu'il a cette expérience parce qu'il est d'un pays la flandre où l'on sait bien ce que sont les tensions d'identité et que à la tête de la belgique pendant dix ans exploit unique au monde il a réussi à vaincre ces tensions de dissolution et à faire vivre et travailler et s'estimer ces communautés différentes et ses mouvements politiques différents par cette expérience par ses dons personnels c'est pas rien de parler toutes les langues de l'europe pour faire la campagne mais il va falloir aller devant les les micros et les caméras de télévision à mon avis ils aiment ça d'ailleurs et donc pour défendre ses idées ses projets donc vous avez bien compris que sa présence ici n'était pas fortuite que nous avions des idées pour le moment où il va falloir désigner un candidat à la présidence de la commission européenne pour représenter ces grands courants de liberté et de démocratie qui sont au centre de la vie politique européenne avec une idée exigeante de l'avenir européen là vous n'avez le droit d'applaudir je crois merci pour lui mais c'est à lui qu'il conviendra de répondre mais même qui verhofstadt a dit ça il vient d'écrire un livre avec cohn bendit qu'il nous a apporté qui va sortir dans quelques jours pour défendre cette idée de boules europe ça s'appelle bien même lui a dit il faut un pas fédéral moi je vais vous dire quelque chose d'autre la fédération des états nations européens elles existent parce que quand un ensemble d'états nations à un parlement élu au suffrage universel une organisation exécutive qui bientôt va dépendre des sélections une banque centrale est une monnaie commune je voudrais bien qu'on m'explique ce cas les d'autre qu'une fédération l'europe est une fédération d'ores et déjà j'allais dire accompli selon moi il n'ya quasi rien à changer dans les textes mais il ya une vérité à défendre c'est que cette fédération pour l'instant elle n'est pas démocratique ou pas suffisamment dmca mais que les citoyens européens y'a pas un citoyen hors pair pas un sur mille qui pensent qu'ils soient informés de ce que sont les débats au parlement européen la faute à tout le monde les médias ont leur part de responsabilité mais les citoyens aussi parce que s'il y avait une demande il y aurait une offre qui a pu les gens se gardent d'informer les peuples de ce dont on va discuter vous souvenez de mes vieilles marottes marielle me les reproches assez souvent j'ai défendu pendant longtemps devons vous l'idée qu'il fallait publier dans les journaux tous les mois l'ordre du jour des débats les sujets dont on allait parler au parlement européen voit la commission qu'est-ce qui était sur la table parce que le jour où l'on saura de quoi on va parler vous verrez se mobiliser des associations des citoyens des groupes de citoyens il ne manque qu'une seule chose à l'europe pour être acceptée acceptée par les citoyens parce que je pense qu'au fond d'eux mêmes l'immense majorité d'entre eux a la conviction profonde que ce en europe point de salut tous mais ce qui manque à l'europe pour être non seulement accepté mais soutenus pour être aimé c'est que les citoyens est un accès une connaissance une compréhension une possibilité d' influence une possibilités d'engagement sur les décisions que l'union européenne prend en leur nom et donc le grand sujet de l'avenir européen ça n'est pas tant le pas fédéral il est fait depuis longtemps c'est la démocratisation des institutions qui pour l'instant sont opaques et fermé et que nous qui aimons l'europe avons envie d'ouvrir et de donner accès aux citoyens et je défends une seule idée pour conclure cette démocratisation elle va être acquise le jour où les débats électoraux concernant l'europe donneront la certitude à chacun de ceux qui va voter que son vote va permettre de choisir celui ou celle qui va s'exprimer dirigé influence et coordonnée faire coopérer ensemble les états européens et les institutions c'est la première chose il y en a une deuxième que je demande qui est très simple je vous assure que c'est une révolution ça ne coûte pas un euro faut pas changer une ligne de texte c'est que le conseil européen qui réunit les chefs d'état et de gouvernement où les décisions se prennent au lieu de se dérouler en catimini dans des salles fermées avec des gens qui font des échanges sous la table se déroule en public sous l'oeil des caméras de télévision afin qu'on sache de quoi il parle ce qu'il décide et quelles sont les positions que chacun défend réellement ça n'empêchera pas la diplomatie avant de débattre ils discuteront ils auront leurs sherpas qui se promèneront de capitale en capitale pour préparer la réaction à la position qu éventuellement le président de la république française le chancelier allemand le premier ministre britannique le chef du gouvernement italien ou espagnol prendront ça ne changera rien aux besoins d'entente entre les états ça n'aura qu'une vertu ça donnera aux citoyens la certitude que c'est leur affaire qu'au lieu d'être la sphère des initiés là haut à bruxelles comme on dit injustement c'est leur affaire et nous avons manqué une chance formidable songer à ce qu'aurait été le conseil européen où on aurait débattu de la guerre en irak parce que là vous auriez vu se former une opinion publique européenne parce que il y avait autant d'italiens et d'anglais et de portugais et d'espagnol qui étaient opposés à l'intervention en irak qu'il y avait deux français et d'allemands qui était opposé et on aurait vu alors ses opinions publiques adhérer à la position juste défendu cette fois-là par jacques chirac et on aurait vu en débat d'opinion publique européenne et l'europe au lieu d'être une chose d incarner lointaine qui prend des décisions sans qu'on sache quand ni comment ni qui ni d'ailleurs ce qu'elle décide ni pourquoi cette europe là elle serait devenue un ensemble politique et civique eh bien je fais en tout cas pour moi du débat sur la démocratisation des institutions européennes d'ores et déjà fédéral je fais du débat de la démocratisation le sujet qu'entre nous nous allons nous mettre sur la table à l'intention de nos partenaires du parti démocrate et du groupe ld au parlement européen et des citoyens européens qui seront invités à voter à se prononcer pour nous lors des élections européennes nous allons porter la vision d'une europe rendu aux citoyens européens parce que il le mérite ils le méritent les citoyens et n l'europe mérite qu'on aime nous avons passé trois journées formidables que tout le monde décrivait comme la journée de tous les dangers parce que probablement ce qui formulaient ce jugement ne mesurais pas à quel point nous sommes heureux d'être ensemble bien sûr bien sûr il y as en notre sein diversité de sensibilité et c'est normal diversité de projets pour l'avenir et c'est normal c'est le réel qui va départager tout ça nous nous avons besoin d'abord d'affirmer notre volonté notre enracinement notre identité et d'être ouvert nous choisirons une chose je vous le promets nous choisirons ce qui sera le plus utile au pays dans les moments difficiles qu'il va traverser c'est ça le choix que nous allons faire j'ai été personnellement j'ai été très heureux de du grand débat qu'on a eue hier soir de la qualité remarquable des échanges sur les grands sujets qui se sont exprimées tout au long de ces journées je voudrais remercier monsieur chebi président du parti président de la haute autorité du parti républicain tunisien d'avoir passé ces trois jours avec nous je voudrais remercier les parlementaires députés il était là dans l'ensemble du groupe thierry robert et jean lassalle les sénateurs qui vont passer ses journées avec mu les maires de grandes villes le maire de talence le maire de mont-de-marsan le maire de saint brieuc c'était des journées formidables que nous avons vécu ensemble parce qu'elles n'avaient qu'un seul sujet comment nous qui avons fondé et défendu le mouvement démocrate en france allons-nous être le plus utile à notre pays c'est la voie que nous avons choisie merci beaucoup