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Discours / meetingCNEWS (sur YouTube)· 18 octobre 2026 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Emmanuel Macron : «Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « des faxieux issus de groupuscules d'ultra gauche [grognement] rejoint par de nombreux délinquants se sont livrés à une violence débridée dans nos villes. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « Des commerces ont été pillés, des bâtiments publics, des magasins, des mairies ont été attaquées et pour certains détruits »
  • 2:08Invité politiquePromesse
    « J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d'anticipation »
  • 2:51Invité politiqueFait
    « Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser. Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « Je comprends parfaitement leur inquiétude. Elle s'exprime d'ailleurs aussi dans plusieurs autres capitales en Europe. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

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Emmanuel Macron

Mes chers compatriotes, je m'adresse à vous ce soir dans un moment d'une extrême gravité après ce que nous avons vécu hier dans de nombreuses villes de France en hexagone comme dans nos outres mers. Hier, samedi 17 octobre, des faxieux issus de groupuscules d'ultra gauche [grognement] rejoint par de nombreux délinquants se sont livrés à une violence débridée dans nos villes. Des commerces ont été pillés, des bâtiments publics, des magasins, des mairies ont été attaquées et pour certains détruits et plusieurs centaines de policiers et de gendarmes ont été blessés. En regardant ces images, nous nous sommes tous demandés qu'-il dans la tête ?

Comment des Français peuvent faire cela à la France ? Pourquoi brûler la mairie de Limoge, l'office de tourisme à Lyon, envahir la mairie à Marseille ou attaquer la résidence du préfet à Bordeaux ? Comment peuvent-ils en arriver là ? Rien ne le justifie, rien ne l'explique, rien ne l'excuse. Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte. Voir les rues de nos villes ainsi saccagé est insupportable. En votre nom, j'exprime le soutien de la nation à nos forces de l'ordre et à nos forces de sécurité intérieure. Elles ont tenu et ont fait de leur mieux. Nous pensons aux nombreux blessés ainsi qu'à leur famille. J'exprime aussi notre soutien à tous nos maires et tous nos élus.

Et je veux dire aussi notre soutien aux nombreux commerçants, artisans, acteurs économiques qui ont subi les conséquences de ces violences et qui sont aujourd'hui dans le désarrois. Certains ont défendu eux-mêmes leurs magasins et leurs vitrines face aux délinquents. Je veux leur dire qu'ils ne seront pas laissés seuls face à ces difficultés. Le gouvernement leur apportera des réponses et dès demain, le Premier ministre présidera une cellule de crise pour mobiliser les aides les plus rapides possibles et accompagner celles et ceux qui traversent ces heures si difficiles. Il faut être lucide.

Hier, nos forces de l'ordre, malgré leur professionnalisme, ont eu à subir une violence inouie dans de nombreuses villes à plusieurs reprises. J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d'anticipation et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire. J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite. C'est ce que j'ai demandé au ministre de l'intérieur. Les enquêtes seront conduites avec toute la diligence nécessaire le plus rapidement possible et la plus grande fermeté a été demandée au procureur par le garde des sauts. Le suivi judiciaire doit être exemplaire.

Nos juges rendent la justice en votre nom et ils savent ce que vous attendez. Chaque fois que des infractions sont commises, elles doivent donner lieu à des suites judiciaires appropriées. Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser. Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre. Il faut aussi regarder lucidement ce qui s'exprime dans le pays. Hier, plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes ont manifesté avec la volonté de porter des revendications légitimes. Jamais nous ne devons confondre ces derniers avec ceux qui ont détruit cassé pill.

Ces manifestants ont fait part d'une inquiétude sur le coût de la vie, sur le prix des carburants qui trouvent leurs sources dans le conflit lancé dans le golfe persique auquel la France n'a pas pris part et dont nous subissons les conséquences. Je comprends parfaitement leur inquiétude. Elle s'exprime d'ailleurs aussi dans plusieurs autres capitales en Europe. À ce titre, j'ai pris plusieurs initiatives au niveau international pour garantir notre carburant, notre gaz et agir sur les marchés de l'énergie. et je poursuivrai ces actions dès demain matin en allant dans les pays du golfe pour sécuriser nos approvisionnements.

Le premier ministre et le gouvernement ont également pris des décisions en lien avec les distributeurs de carburant pour que ces efforts se répercutent concrètement sur les prix. Le gouvernement fait le maximum pour que cette question essentielle du pouvoir d'achat soit traitée. Et je sais que les Français attendent des résultats concrets et nous continuerons à agir.