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InterviewRadio France (sur Site radio)· 19 octobre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉconomie & entreprises

Violences du 17 octobre : "100.000 euros de dégâts" à Valence, Nicolas Daragon appelle à un rassemblement citoyen

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Après les violences urbaines de samedi, l'association des maires de France appelle à se rassembler devant les mairies ce midi. Son représentant dans la Drôme, le maire de Valence est avec nous ce matin, Emmanuel Champal.

  • 0:25OuverteRéponse partielle

    Le ministre de l'Intérieur a déposé sa démission auprès d'Emmanuel Macron, qui l'a refusé. Vous en pensez quoi ?

  • 0:47RelanceÉludée

    Emmanuel Macron aurait accepté cette démission ?

  • 1:06OuverteRéponse directe

    Nicolas D'Aragon, vous appelez à un rassemblement citoyen ce midi devant la mairie de Valence comme d'autres municipalités. Pourquoi faire ?

  • 3:18RelanceRéponse directe

    La CNT a été mise en cause par la préfète de la Drôme. Elle a dit qu'ils auraient dû s'éloigner, eux aussi. C'est aussi votre discours ?

  • 3:26FerméeRéponse directe

    La faute des syndicats si ça a dégénéré ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54Invité politiqueFait
    « C'est digne de la part du ministre de l'Intérieur de le proposer et que compte tenu de la période, c'est peut-être mieux qu'on ait un ministre de l'Intérieur et qu'on en reparle après. »
  • 2:03Invité politiqueFait
    « Bien sûr, ce que j'aimerais, c'est que le ministère de l'Intérieur donne les ressources nécessaires pour que les casseurs soient interpellés. »
  • 2:17Invité politiqueFait
    « Peut-être mieux prévoir ces événements aussi, parce qu'on peut parler d'imprévision, le président de la République l'a dit hier, donc je peux l'affirmer dorénavant. »
  • 4:29Invité politiqueChiffre
    « 100 000 euros, pour vous donner un ordre d'idée, c'est le coût de fonctionnement pour une école de 200 élèves à Valence. C'est l'équivalent de 10 000 repas servis dans les cantines. »
  • 6:20Invité politiqueFait
    « Je crains tous ces phénomènes qui sont encouragés par l'extrême-gauche depuis trop longtemps. »
  • 6:40Invité politiqueFait
    « On a un agitateur, M. Mélenchon, qui crée le trouble et encourage à la violence dans tous ses propos. »

Temps de parole

  • Nicolas Daragon74 %
  • Présentateur16 %
  • Présentateur 27 %
  • ?3 %

≈ 7,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Mardèche, dès votre réveil,

0:02
Locuteur

ici

0:04
Présentateur

matin jusqu'à 9h. Après les violences urbaines de samedi, l'association des maires de France appelle à se rassembler devant les mairies ce midi. Son représentant dans la Drôme, le maire de Valence est avec nous ce matin, Emmanuel Champal. Bonjour Nicolas D'Aragon. Bonjour.

0:17
Locuteur

Il

0:18
Présentateur

y a moins d'une heure, un communiqué de l'Elysée nous apprenait que le ministre de

0:21
Locuteur

l

0:21
Présentateur

'Intérieur a déposé sa démission auprès d'Emmanuel Macron, qui l'a refusé. Il maintient donc la confiance à son ministre de l'Intérieur. Vous en pensez quoi

0:31
Locuteur

? Je

0:32
Nicolas Daragon

pense que le ministre de l'Intérieur assume sa responsabilité. Il n

0:35
Locuteur

'est

0:35
Nicolas Daragon

pas responsable de tout, mais en tout cas le sous-dimensionnement de la réponse apportée aux manifestations samedi et notamment des dégradations extrêmement importantes, des violences qui se poursuivent. Emmanuel

0:47
Présentateur

Macron

0:47
Locuteur

aurait accepté cette démission ? Il emporte

0:48
Nicolas Daragon

une responsabilité. Je ne sais pas, parce qu'on est déjà dans un climat institutionnel extrêmement fragilisé. Mais ce qu'il

0:54
Locuteur

y

0:54
Nicolas Daragon

a de sûr, c'est que c'est digne de la part du ministre de l'Intérieur de le proposer et que compte tenu de la période, c'est peut-être mieux qu'on ait un ministre de l'Intérieur et qu'on en reparle après. De toute façon, la durée de ce gouvernement est dorénavant très limitée.

1:06
Présentateur

Nicolas D'Aragon, vous appelez à un rassemblement citoyen ce midi devant la mairie de Valence comme d'autres municipalités. André Mardèche,

1:12
Locuteur

pourquoi

1:13
Nicolas Daragon

faire

1:13
Locuteur

? Faire

1:14
Nicolas Daragon

prendre au gouvernement, faire prendre conscience au gouvernement, faire prendre conscience à cette grande majorité silencieuse de nos concitoyens qui se questionnent, qu'il y a une France qui ne crie pas, qui ne casse pas,

1:26
Locuteur

qui ne

1:26
Présentateur

menace pas. Celle-là est au courant qu'elle ne crie pas,

1:28
Locuteur

c'est que le message est plutôt vérification.

1:30
Nicolas Daragon

Parmi eux, il y a des gens qui sont dans le doute aujourd'hui, qui se demandent pourquoi personne ne manifeste pour dire qu'on veut retrouver cette France qui est calme, sereine, qui peut manifester parce qu'elle a des revendications. On n'est pas en train de dire qu'il faut se taire à tout prix, mais en tout cas, une France qui travaille, qui s'engage, qui fait vivre nos communes et qui croit encore aux valeurs de la République. Je crois que c'est important qu'on le proclame dans des moments comme ceux-là, où on vient de vivre un week-end inédit en termes de violence. Ce message, il ne passera pas auprès des casseurs, vous le savez bien.

Bien sûr, ce que j'aimerais, c'est que le ministère de l'Intérieur donne les ressources nécessaires pour que les casseurs soient interpellés. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire plus de policiers ? Ça veut dire sans doute que s'il

2:10
Locuteur

y

2:10
Nicolas Daragon

a d'autres manifestations,

2:11
Locuteur

il

2:11
Nicolas Daragon

faudra renforcer la présence des forces de sécurité intérieure. Peut-être mieux prévoir ces événements aussi, parce qu'on peut parler d'imprévision, le président de la République l'a dit hier, donc je peux l'affirmer dorénavant. Et puis, ça veut dire aussi peut-être faire prendre conscience aux manifestants que bien sûr, ils doivent pouvoir porter leurs revendications, mais aussi avoir une forme de lucidité par rapport à ce qui se passe autour des cortèges dans lesquels ils se trouvent. Parce que moi, il

2:35
Locuteur

y a

2:35
Nicolas Daragon

un sujet qui m'étonne depuis le début, c'est lorsqu'il se passe de tels événements à côté de vous en temps normal, soit vous allez demander aux gens de se calmer, si vous le pouvez, mais je conçois que quand c'est une horde de dix personnes cagoulées, on n

2:47
Locuteur

'a

2:47
Nicolas Daragon

pas envie de prendre ce risque, soit vous allez au moins vous en écarter, parce qu'en restant, vous empêchez les forces de sécurité intérieure de travailler, et vous prenez des risques pour vous-même. J'ai vu des familles qui étaient au milieu de ce type de phénomène, et je ne comprends pas. J'ai été moi-même enfermé dans l'hôtel de ville, je voyais ces familles à côté d'eux, des dizaines de jeunes cagoulées, qui mettaient le feu, qui dégradaient.

3:07
Présentateur

La Confédération Nationale du Travail a été mise en cause par la préfète de la Drôme. Elle a dit qu'ils auraient dû s'éloigner, eux aussi, c'est aussi votre discours,

3:16
Locuteur

les

3:17
Présentateur

syndicats qui auraient dû s'éloigner, qui auraient dû quitter

3:19
Nicolas Daragon

la manifestation. Moi je pense que quand on est proche de ce type de phénomène, bien sûr qu'on doit s'éloigner. C

3:25
Locuteur

'est la

3:26
Présentateur

faute des syndicats si ça a dégénéré ?

3:27
Nicolas Daragon

Pardon, mais quand les syndicats organisent une manifestation, en général ça se passe correctement, ça veut dire qu'il

3:32
Locuteur

y a

3:32
Nicolas Daragon

un service d'ordre et une organisation. Là on a la CNT qui dépose un préavis de manifestation statique sur le champ de Mars, et une manifestation qui s'engouffre dans les rues piétonnes. Et donc on a les phénomènes qu'on a connus. Donc ça veut dire que, oui, on doit s'éloigner de ce type d'événement quand on voit ce qui se passe. On prend des risques pour soi-même, et on empêche les forces de sécurité intérieure d'intervenir. Voilà le résultat.

Moi aujourd'hui, ceux pour lesquels j'ai une pensée, ce sont les victimes, c'est-à-dire à Valence les commerçants, c'est mes concitoyens qui vont devoir assumer les 100 000 euros de dégâts que nous allons avoir à réparer, que nous avons commencé à réparer. C'est aussi ceux qui sont venus revendiquer dans le calme, et qui n'ont pas pu le faire, tout simplement, parce qu'il y a eu des hordes de personnes violentes qui n'ont pas toutes été interpellées, évidemment, parce qu'elles utilisent ces manifestants comme boucliers, tout simplement. 100 000 euros, c'est le chiffre définitif, c'est le bilan

4:23
Présentateur

définitif.

4:23
Locuteur

C'est l

4:24
Nicolas Daragon

'estimation qu'on a faite entre samedi et hier, compte tenu des dégradations nombreuses qu'on a constatées. 100 000 euros, pour vous donner un ordre d'idée, c'est le coût de fonctionnement pour une école de 200 élèves à Valence. C'est l'équivalent de 10 000 repas servis dans les cantines. Je pense que c'est important qu'on le dise, et que nos concitoyens prennent conscience de ce que ça coûte. Et là, je m'adresse aux manifestants pour leur redire, oui, manifestez, mais suivez un itinéraire qui n'engendre pas la possibilité pour les casseurs de venir se mêler à vous. Nicolas D'Aragon,

4:53
Présentateur

vous êtes maire de Valence, le chef de l'État l'a dit hier soir, avec la préfète de la Drôme, vous pourrez interdire des manifestations, des rassemblements à l'avenir. Vous allez le faire ou pas ?

5:03
Nicolas Daragon

C'est la préfète de la Drôme qui a ce pouvoir d'interdire une manifestation, s'il y a un risque de trouble

5:07
Locuteur

à l'ordre public.

5:09
Nicolas Daragon

Bien sûr qu

5:09
Locuteur

'il

5:09
Nicolas Daragon

y

5:09
Locuteur

a

5:09
Nicolas Daragon

une concertation. Si elles ne sont pas organisées, si elles ne sont pas encadrées, comme savent très bien le faire les services d'ordre des syndicats, oui, je pense qu'il faudra y réfléchir, parce qu'on ne peut pas se retrouver dans la même situation que samedi dernier. Et encore, Valence, quand on regarde par rapport aux autres villes de même taille, a été relativement épargnée. On a trois commerces et une association qui ont été pillées et que nous allons soutenir et que je reçois cet après-midi. Mais c'est inédit. On n'avait jamais connu ça à Valence. Donc oui, il faut que les manifestations soient déclarées, qu'elles soient encadrées.

Et si ça n'est pas le cas, on ne peut plus prendre ce type de risque. Il y a déjà une qui est annoncée pour le 5 novembre. Vous êtes inquiet ?

5:44
Locuteur

Je

5:45
Nicolas Daragon

crois qu'elle est déposée par l'intersyndicale. Je suis beaucoup moins inquiet. Et je pense qu'il va falloir qu

5:49
Locuteur

'on

5:49
Nicolas Daragon

se concerte pour discuter de l'itinéraire. Les gens doivent pouvoir manifester, doivent pouvoir dire quelles sont leurs revendications. Ça ne doit pas nuire ou créer des risques qui se sont réalisés ce samedi qui soient supérieurs

6:05
Locuteur

à

6:05
Nicolas Daragon

la possibilité de revendiquer.

6:07
Présentateur

Un dernier mot. On a vu hier, notamment à Lyon ou à Paris, des mouvements qui sont nés comme ça, sans aucun appel, des casseurs qui se sont invités dans les centres-villes. Vous craignez ça aussi pour les prochains jours, pour les prochaines semaines ou pas

6:20
Nicolas Daragon

? Je crains tous ces phénomènes qui sont encouragés par l'extrême-gauche depuis trop longtemps. Dans le discours des responsables d'extrême-gauche au niveau national, on légitime la violence. Et à force de légitimer la violence, on l'encourage et on se retrouve avec ce type de phénomène. Aujourd'hui, on est dans un pays qui n'a pas d'argent, qui n'a plus de moyens. On est dans un pays qui n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Et on a un agitateur, M. Mélenchon, qui crée le trouble et encourage à la violence dans tous ses propos. Mais si vous prenez d'ailleurs tous les responsables de LFI,

6:48
Locuteur

il

6:48
Nicolas Daragon

vous explique que la violence est légitime. Lui vous explique qu'il faut faire tomber la citadelle. C'est devenu insupportable pour nos concitoyens. Il faut se souvenir, certes on a des sondages qui lui donnent 15, 16, 17%. On a encore 85% de nos concitoyens qui ne veulent pas ce type de phénomène dans leur vie.

7:05
Locuteur

C

7:05
Nicolas Daragon

'est tout, point barre. Ils veulent vivre sereinement. Ils veulent travailler pour construire une vie et pas pour rembourser des dégâts créés par l'extrême-gauche qui encourage ce type de phénomène. On a entendu

7:15
Présentateur

d'ailleurs les témoignages de ces Valentinois ce matin qui réclament plus de sérénité, effectivement, et qui ne veulent plus voir ce genre d'action dans leur centre-ville. Merci à vous Nicolas D'Aragon, maire de Valence, président de l'Association des maires de France dans la Drôme. Passez une bonne journée. Merci également. Et à vous de réagir à présent. Ici Dromardèche vous donne la parole. Avez-vous été surpris par cette violence ce week-end ? Bien sûr, Dromardèche est au-delà. On en parle dès 9h. Vous pouvez nous appeler en direct bien sûr tout à l'heure ou dès à présent nous laisser un message vocal sur WhatsApp au 04 75 40 10 10.