La motion de censure largement rejetée, le PS se déchire à l'Assemblée
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Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz. 8h36 sur Sud Radio, dans un instant, on sera avec nos débatteurs, Françoise Degoy, Elisabeth Lévy, évidemment. On reviendra sur cette double actualité politique, le Parti Socialiste, mais aussi, évidemment, Marine Le Pen. Et vous pouvez nous appeler au 0826 300 300. N'hésitez pas à nous donner votre sentiment, votre opinion, vos envies, vos coups de cœur, vos coups de gueule, au sujet de cette actualité judiciaire qui va être très marquante. On aura la réponse aux alentours de 13h30, 14h. Mais tout d'abord, n'oubliez pas le Grand Jeu sur Sud Radio qui vous envoie au soleil en République Dominicaine.
Un séjour d'une semaine pour deux personnes à gagner au départ de Paris. Vous allez séjourner au Viva Five Heavens by Windham, un hôtel 4 étoiles en formule tout compris. Alors, si vous voulez profiter pleinement du soleil de Puerto Plata, sur la côte nord, dans les pieds dans l'eau, eh bien, vous envoyez Sud au 7-20-18, Sud au 7-20-18, tirage au sort le 31 juillet prochain. Bonne chance à tous ! Et tout à l'heure, dans La Vérité en face, nous parlerons également de cette décision des trois magistrates de la Cour d'appel de Paris qui aura forcément un impact sur le scrutin de mai prochain. Mais d'abord, Françoise, peut-être une réaction à l'intervention de Jérôme Gage.
Et, alors je l'ai appelé le cafarnaum du Parti Socialiste, je ne sais pas si c'est le bon terme, mais il y a eu une sorte de psychodrame là, avec ce vote pour cette motion de censure au sujet de la canicule, proposition des écologistes. On a cru, à un moment donné, que les députés allaient tous voter pour. Puis en fait, le lendemain, Olivier Faure a été mis en minorité.
Oui, alors d'abord, il n'est pas président du groupe, donc mis en minorité dans ce groupe qui ne dirige pas.
Il était mis en minorité par le responsable du groupe de l'Assemblée Nationale.
Mais non, mais c'est pas... La vérité, si vous voulez, c'est que tout le monde voulait voter contre. Après, vous avez tout le jeu des présidentielles, donc il y a un conglomérat, on vote... À partir du moment où Olivier Faure dit « je vote contre », bien évidemment, vous avez des gens qui disent « on vote pour ». Donc, si vous voulez, tout ça, moi je trouve que c'est épiphénoménal. Je pense surtout que ça me paraît délirant au moment où nous en sommes, quand le Parti Socialiste, et là, c'est valable, y compris pour la direction, se réclame de la social-écologie. Les Verts déposent une motion de censure sur l'inaction climatique du gouvernement. Logiquement, on la vote.
En plus de ça, c'est quasiment sans risque, parce que cette motion ne peut pas passer, puisque de toute façon, le RN ne la vote pas. Donc, je n'ai pas vraiment compris la position du groupe, mais ça va être comme ça jusqu'au 9 juillet, jusqu'au vote et jusqu'au enclenchement de la primaire. Ça fait 30 ans que j'entends les socialistes s'engueuler, donc je commence à être assez...
Vous m'avez un peu perdu, Françoise, et ça, c'est pas grave que vous m'ayez perdue. Je crains que si le Parti Socialiste comme ça, il perde beaucoup de Français, parce qu'entre nous, pardonnez-moi de vous le dire, je comprends que c'est votre sacerdoce de devoir faire cela, mais on n'en a rien à tirer. Je suis assez d'accord avec vous. En revanche, j'ai été quand même frappée, moi, par une autre prise de possession de Mme Tondelier, Mme Tondelier, Mme Tondelier. Moi, j'adore qu'on m'appelle Mme Tondelier, je vous le dis, par ailleurs. Mais qui est de dire, nous n'avons pas le luxe de ne pas nous allier avec LFI.
Alors ça, c'est extraordinaire, parce que toute la politique contemporaine est dans cette phrase. nous n'avons pas le luxe. Ça veut dire, en gros, plutôt mon âme, je préfère perdre mon âme que des sièges. Mais s'ils n'ont pas le luxe, qu'ils disparaissent. S'ils n'ont qu'une solution, c'est d'être asservis à la meute mélanchonienne qui, entre nous, devient de plus en plus inquiétante. Et vraiment, là, je sais qu'on partage cela, mais qu'ils dégagent.
Vous faites allusion à quoi, quand vous dites que la meute devient de plus en plus inquiétante ?
Vous savez qu'il y a une affaire en ce moment au Guillaume Ernais, pardon, ou contre le matinalier de France Culture, un journaliste qui s'appelle Guillaume Ernais et qui se trouve être, disons, juif et sioniste, et soucieux de l'antisémitisme. Il a commis une erreur en diffusant... Bon, bref. Et la meute s'est déchaînée contre lui, alors que le lendemain même, Mélenchon a supposé que le 7 octobre soit terroriste. Donc, si vous voulez, on a des phrases bien claires de Mélenchon. Bon, tout le monde accepte toute la gauche. Voilà.
Je rappelle juste une chose, parce que je ne suis pas sûr que tout le monde ait suivi, mais Marine Le Pen était l'invité de Guillaume Ernais sur un des grands matins, et Guillaume Ernais diffuse un extrait d'une vidéo qui est en réalité une vidéo qui a été conçue par un groupe qui juxtapose dedans, dans cet extrait, des propos de Jean-Marie Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Et il y a un des extraits qui est hors de contexte, en réalité. Et donc, derrière...
Au-delà de...
Et évidemment, c'est très disproportionné, ensuite, la réaction de Jean-Luc Mélenchon et de la bonne...
Mais ce n'est même pas disproportionné. Je n'ai jamais vu un homme politique s'acharner avec autant de conscience sur les journalistes. Guillaume Ernais n'est pas le premier. Je vous rappelle, Manuel Bompard s'est acharné sur Alix Bouillaguet, parce qu'il n'est de France Info, parce qu'il est de France Télévisions, parce qu'il n'était pas content de la façon dont on l'avait interviewée. Ça n'est pas la première fois. Et quand Elisabeth parle de dérive inquiétante, et je vais plus loin, mais je sais qu'elle va aussi loin, je pense que c'était effrayant.
C'est-à-dire que Marine Le Pen, ou Jean-Marie Le Pen, aurait eu un dixième des sorties dont nous affecte, je dis bien, nous affecte, Jean-Luc Mélenchon, depuis le 7 octobre, avec une accélération depuis quelque temps, nous serions tous dans la rue, en train de manifester. Ce qui m'interpelle, et qui m'inquiète profondément, c'est le manque de réaction. C'est incroyable. J'entends des historiens, et si je la fais courte et caricaturale, en gros, ils disent, Le Pen, et même des artistes, bon, à part l'antisémitisme, c'est pas mal. Vous voyez, c'est à part l'antisémitisme, ça va... Non, non, mais c'est la réalité, Jacques. Moi, je ne dis pas ça parce que je suis à Sud Radio, etc.
Je le dis aussi avec mes copains de gauche, je le dis avec les gens de droite et à droite républicaine, ça n'est pas possible. On ne va pas faire une présidentielle comme ça.
Non, mais pardon, pardon, juste, il y a une chose qui est problématique, c'est que vous avez un écosystème progressiste dans les facs, dans les médias, parce que tous ces trucs sont encouragés, cette espèce de chasse à l'homme aujourd'hui est encouragée. Vous avez parlé d'un groupe à propos de... C'est un média qui, effectivement, qui défend Israël, et c'est son droit. Et par ailleurs, la phrase de Mélenchon qui a été effectivement utilisée dans un mauvais contexte, c'était quand même de cracher sur les riches, les puissants et leurs marionnettes médiatiques. C'est pas antisémite. C'est juste Robespierris, dégoûtant, débile et haineux.
On est avec un auditeur, c'est Xavier, je crois, qui voulait intervenir sur l'état de la gauche aujourd'hui. Bonjour, Xavier. Soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio. On vous écoute.
Bonjour, Sud Radio. Oui, l'état de la gauche aujourd'hui, c'est compliqué. Ça va être compliqué, cette élection présidentielle, on le sait, pour les progressistes qui font tant plaisir à notre ami en plateau. Non, pas cela, pas cela. Ça va être compliqué, mais en même temps, on a besoin encore d'entendre des propos progressistes, des propos de gauche, parce que, je veux dire, on voit bien qu'aujourd'hui, c'est de plus en plus difficile pour les gens de remplir leur frigo, de trouver du travail, de faire face à l'avenir, de faire face à l'anxiété, notamment face au climat, face aux retraites.
Moi, je fais partie d'une génération, on n'aura peut-être pas de retraite ou des retraites très faibles. On aura peut-être un climat délétère, très difficile à vivre. Alors, tous ceux qui dirigent aujourd'hui la société, qui ont construit cette société, qui nous lègue cette société et qui voudraient nous faire voter pour Marine Le Pen ou pour l'avatar d'Emmanuel Macron, pourraient peut-être faire leur examen de conscience et se dire, ah, mais peut-être qu'on a foiré quelque part. Et peut-être que, finalement, on a beaucoup de certitude dans notre présentation du Monde. Peut-être qu'on a beaucoup de...
Xavier, vous pourriez voter pour qui, si je puis me permettre, ou quelles sont vos tendances, vous, au sein de la gauche ?
Moi, je suis vraiment déchiré parce qu'il n'y a personne qui me fait rêver. En fait, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Olivier Faure, ni Marine Tondelier, ni... Ni Glucksmann ?
Ni Raphaël Glucksmann ?
Non, parce que non... Et si demain, François Hollande se déclarait ? J'allais le poser. Non, pas mieux. Écoutez, François Hollande, c'est celui qui m'a fait, peut-être, qui a fait le plus de mal pour moi, malheureusement, à la gauche, dans la mesure où, moi, j'ai cru encore... Enfin, je me souviens de cette élection présidentielle.
Je me souviendrai toujours, toute ma vie, je me souviendrai de la déception que j'ai ressentie entre le discours du Bourget, mon ennemi, il n'a pas de visage, mais pourtant il y rit, et après la politique qui a été menée, une politique quand même qui s'est fondue dans le capitalisme néolibéral, qui s'est soumis à l'Europe, à la doxa, à l'orthodoxie budgétaire et qui n'a pas fait ce qu'il avait dit. Donc moi, si vous voulez, François Hollande, je pense que, comme beaucoup de Français, il incarne pour moi la déception et une forme de trahison des idées de gauche.
C'est très important ce que vous dites, Xavier, parce qu'au moins, il y a le petit cercle, si vous voulez, de nous tous qui naviguons entre les studios de la Seine, de l'Ouest parisien, qui dit Hollande, Hollande, Hollande, avec plein de jolis papiers qui fleurissent et puis il y a la réalité. La réalité, c'est qu'on peut être en tête de la popularité et que les gens ne veulent plus vous voir revenir.
Je suis d'autant plus libre que j'ai travaillé, moi, comme conseillère dans ce gouvernement Hollande et je peux vous dire que ce que dit Xavier, c'est des millions de gens qui le pensent et ce que je peux dire également, c'est que la capitulation de François Hollande, le fait qu'il ne se représente pas, a complètement détruit la social-démocratie et tout le monde tape sur ce pauvre Olivier Faure. Excusez-moi, Olivier Faure, depuis 2018, il a pris un cadre à l'envers, grevé de dettes et puis il l'amène à 68 députés, c'est pas si mal. Elisabeth,
vous réagirez juste après la pause, il est 8h47, on revient dans un instant, à tout de suite. Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz. Oui, avant la coupure, on parlait de François Hollande et de la déception de Xavier et Françoise de Goua nous expliquaient effectivement que d'une certaine façon, il y a le cercle parisien, il y a les discussions des cercles parisiens et puis il y a de l'autre côté la réalité des électeurs. Elisabeth, vous vouliez également réagir ? Excusez-moi,
je ne sais plus, je voulais réagir à un propos de l'auditeur mais j'ai oublié, donc je vous en prie poursuivre. François Hollande,
c'était François Hollande, c'était l'État de la gauche. Ah oui,
c'était sur l'orthodoxie budgétaire, heureusement qu'on avait un gouvernement porté sur l'orthodoxie budgétaire parce que sinon on aurait une dette de combien ? Enfin écoutez, excusez-moi, mais on délire là. Je crois que vous ne vous rendez pas compte de la situation d'urgence budgétaire et financière dans laquelle est la France parce qu'à la fin vous n'aurez ni Hollande, ni Mélenchon, ni Tondelieu, ni qui que ce soit, vous aurez le FMI.
Vous croyez vraiment ? Moi, j'entends la menace du FMI, Elisabeth, je sais que c'est une menace qui est en permanence brandie mais je ne crois pas du tout que la France... Pour moi,
c'est un espoir aujourd'hui.
Elisabeth, ça ne veut pas être un espoir regarder ce qui s'est passé en Italie.
Je vais vous dire pourquoi c'est un espoir
parce que sinon, si vous voulez, les Français vont continuer à vivre dans ce monde magique où il n'y a qu'à demander à l'État et puis il n'y a qu'à faire payer les riches, il n'y a qu'à demander à l'État. Nous, on n'a pas besoin, on n'a qu'à aller prendre notre retraite à 60 ans quand tout le monde est à 65, 66, 67, quand on vit plus vieux. Donc, les Français vivent dans un monde magique où le réel n'a plus cours, le réel économique n'a plus cours. Je crois aujourd'hui, malheureusement, que le salut ne pourra pas venir. Personne ne sera élu sur le programme de la vérité.
Non, mais ça, j'entends ce que vous dites. C'est très compliqué de dire la vérité, promettre le sang et les larmes mais je ne suis pas évidemment d'accord avec vous sur le fait que la France peut être effémiisable. La réalité, c'est que c'est un pays riche, qui a énormément de possessions. Moi, ce discours-là...
Ce que veut dire Elisabeth, c'est que ce serait une façon aussi peut-être de régler ce qu'on n'arrive pas à régler nous-mêmes.
Vous savez ce que c'est le FMI ? Vous avez été en Italie il y a 10 ans quand ils ont pris le FMI, le redressement par le gouvernement italien. Non,
je vois qu'un certain nombre de pays qui étaient dans des grandes difficultés. La Grèce, la Grèce qui était dans des grandes difficultés et qui s'est relevée. Mais oui, mais je sais bien, je sais bien. Mais les remèdes ne seront pas les mêmes.
Mais comment ça, les remèdes ne sont pas les mêmes ? L'Italie, à égalité, 67 millions d'habitants. Quand vous baissez les retraites de 35% d'un seul coup, le premier qui va gueuler en plus de ça, c'est nous, c'est vous. C'est pas... Donc, la potion du FMI... Oui, mais je n'ai pas envie
que la dette soit encore pire pour mes enfants et mes petits-enfants. Vous voyez ce que je veux dire ? Je pense qu'il y a une responsabilité aussi.
Il y a d'autres solutions. On n'a pas les mêmes avec Elisabeth, mais il y en a d'autres à mon avis.
Allez, on va passer à un tout autre sujet parce que je sais que Françoise est une... Non,
mais comme ça,
ce sera Chavez, ce sera le Venezuela en un an. Comme ça, ce sera clair au moins.
Est-ce qu'on peut être d'accord pour se dire que ça n'arrivera jamais de toute façon ? Donc, voilà, c'est pas la peine de faire du fantasme. Tout le monde se surexite sur une affiche qui n'existe pas. Tout le monde se surexite sur un Mélenchon au second tour. Il n'y a pas un seul sondage qui le donne une seule fois au second tour.
les autres sont nuls et lui, il fait de la politique. et les autres sont franchement nuls. Allez, on passe à un autre sujet.
Kylian Mbappé visé par des propos racistes tenus par une sénatrice du Paraguès. C'est le regard de Benjamin Gleize. Benjamin, vous nous avez rejoints. Cette affaire n'en finit plus de faire parler à la suite de ses déclarations de cette sénatrice.
Oui, la déclaration en l'occurrence de Céleste Amaria sur ses réseaux sociaux après la défaite de son équipe face au Bleu en huitième. Elle a écrit ceci à propos de Kylian Mbappé. Cette abruti n'a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendu étaient des chimpanzés. Voilà pour ses propos tenus par cette sénatrice du Paraguès. La réaction de Kylian Mbappé n'a pas tardé sur Twitter. Il lui est répondu « Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction par votre inconscience, votre racisme décomplexé.
Le monde entier a déjà oublié le parcours et l'effort historique que vos joueurs ont réalisé durant cette Coupe du Monde pour laisser place à une dame incompétente donnant la pire âge possible de son pays. L'adjoint de l'équipe de France, Guy Stéphan, a lui aussi fait part de sa colère en conférence de presse hier. On n'a pas parlé avec Kylian encore, on n'a pas eu l'opportunité. En trois mots, c'est indigne, abject, scandaleux. Et évidemment que je partage ce qui a été dit par la fédération et par Kylian, évidemment. Au Paraguès, en tout cas, le gouvernement a fini par publier un communiqué dans lequel il déplore et condamne les dires de la sénatrice.
La sénatrice, figurez-vous, qui en a remis une couche ce matin, dans lequel elle exige de Kylian Mbappé qu'il se rétracte, qu'il présente ses excuses. Elle dénonce de sa part, je cite, une violence de genre pure et dure. J'ai regretté, écrit-elle, de t'avoir maltraitée avec les mêmes insultes que celles que je reçois moi-même. Moi, on me méprise parce que je suis une femme brune latino-américaine. À côté de cela, Céleste Amaria dit t'aimais la France. Oui, elle aime la France.
C'est un pays dans lequel elle a vécu, étudié, chanté la Marseillaise et dans lequel elle saura encore régulièrement comme par exemple lors des dernières fêtes de fin d'année, elle a fêté Noël à Courchevel et le Nouvel An à Saint-Tropez. Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment
des exemples. C'est des arguments un peu curieux. En tous les cas, le président de la République depuis la Syrie a réagi. Un but de plus pour Kylian Mbappé, c'est ce qu'il a dit dans un tweet. Contre le racisme cette fois, tout mon soutien, quand les mots salissent, nos valeurs répondent. De point, dignité, respect, fraternité.
Il y a toujours des punks dans tous les gouvernements. Tout le monde a une croix. Nous, on a eu une croix pendant des années. Vous vous souvenez de Joachim Svonforgué qui est le député.
Mais il n'était pas au gouvernement.
Non, non, mais elle non plus n'est pas au gouvernement. C'est une élu. Voilà, on a une croix. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
C'est quand même dommage. On ne sait rien du Paraguay sinon qu'ils ont accueilli des nazis après la guerre et qu'ils ont une sénatrice qui dit des horreurs comme ça. Je suis sûr que, désolé pour tous les Paraguayens, mais comme publicité, ce n'est pas génial. Et en plus, ils sont assez mauvais joueurs si j'ai bien entendu les commentaires. Mais là, je ne me prononce pas.
Écoutez, moi, je voulais juste te dire un truc qui m'a valu des torrents d'insultes avec des gens gentils qui me disent « Pauvre Françoise, tu ne comprends rien au football. » Je voulais juste te dire que le Paraguay, quand le Paraguay avec ses méthodes bat l'Allemagne, tous les commentateurs trouvent que c'est génial. C'est un petit pays qui a joué avec ses armes, etc. Quand le Paraguay commence à secouer un peu la France comme si les Français ne s'essuyaient jamais les semelles, c'est-à-dire... Ah oui, vous êtes comme ça, vous. Moi,
j'ai trouvé que c'était quand même assez désagréable de la part des Paraguay.
Je suis d'accord avec vous, mais on ne peut pas se pamer parce qu'ils jouent comme ça. Ils n'ont pas joué différemment face à l'Allemagne. On ne peut pas se pamer quand ils jouent comme ça et qu'ils battent les Allemands, les teutons, et trouver qu'ils sont odieux parce que quand ils jouent avec ces pauvres shoots de l'équipe de France. Stop.
Non mais c'est trop compliqué. Il faut être pour ou contre. Là, vous introduisez trop de complications. Il faut être pour contre l'Allemagne, contre contre l'Afrique, je ne comprends rien.
J'en ai ras-le-bol de vos affaires. Elisabeth, de toute façon, est passée en mode je respire plus. Je vais aller regarder
le paragoué sur Wittipédia. Je vais certainement trouver un truc à aimer.
Elisabeth, au début du Mondial, a dit moi maintenant, je vais me balader avec un t-shirt Zaza, c'est ça, au sujet du Mondial. Et vous vouliez assez peu évoquer le foot et finalement, vous avez souvent évoqué le foot avec nous durant ce mondial.
Je vous en parlerai demain. Elle ne s'en sort pas de pas si mal. Oui,
effectivement. Et parce que c'est aussi ce que raconte ce Mondial, c'est que ce sont à chaque fois aussi des affaires qui dépassent le football.
Bien sûr, regardez Trump. Trump est obligé de s'excuser. Vous avez vu l'excuse de Trump ? Acte 1, il demande finalement que la FIFA lève la sanction sur Balagoun, le joueur américain qui avait reçu un carton rouge. Elisabeth, carton rouge, c'est expulsion immédiate. C'est-à-dire qu'on joue à 10 contre 11. Je fais la traduction en français facile. Et d'un seul coup, évidemment, les Etats-Unis ont été massacrés bravo par la Belgique cette nuit et Trump a raconté cette nuit « Ah, excusez-moi, je ne savais pas qu'est-ce que c'était un carton rouge. J'ignorais les codes couleurs. »
Mais surtout, il a fait du Trump, c'est-à-dire qu'il a expliqué ce qu'il avait fait et c'est quelque chose qui ne se dit pas dans le milieu du foot. C'est-à-dire qu'il a quand même osé prendre son téléphone. C'est ça, c'est ça.
Les valeurs du sport ont encore frappé. Vous m'en reparlerez et vous m'en remettrez une louche.
Allez, c'est formidable. Merci à toutes les deux d'avoir participé avec moi à ce grand débrief. Et évidemment, allez les bleus. Ah, vive l'Argentine,
je sens que...
Moi, je pense, François, ce que je parie pour un France-Argentine final.
Non, ça serait extraordinaire. Ah, ça serait la revanche.
La revanche. Mais je pense honnêtement qu'on est largement au-dessus.
Bien sûr...
Je ne comprendrai pas qu'on ne gagne pas la Coupe du Monde.
Bien sûr, vous ne comprenez pas. Bien sûr, vous savez, il y a des choses qu'on ne comprend pas dans la vie qui arrivent pourtant.
Dans un instant, le journal de 9h, évidemment. Et puis, tout de suite après, la vérité en face. Et à 9h30, on fera le point sur l'avenir de Marine Le Pen avec le rédacteur en chef adjoint de l'hebdomadaire Marianne. Parce que Marianne sort un spécial sur Marine Le Pen. A tout de suite.