Guillaume Kasbarian, député EPR d'Eure-et-Loir | La politique et moi
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:28OuverteRéponse directe
Alors les syndicats ne sont pas prêts d'oublier votre nomination comme ministre de la fonction publique.
- 0:44OuverteRéponse directe
Et la baisse de remboursement des arrêts maladie aussi.
- 0:59OuverteÉludée
Ma question s'adresse à monsieur le ministre de la fonction publique, ou plutôt dirais-je, de la liquidation de la fonction publique.
- 1:38RelanceRéponse directe
C'était le fond de votre pensée ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Moi, ce qui m'intéresse, c'est que quand je regardais un peu votre histoire familiale, j'ai vu que vos deux parents étaient fonctionnaires dans l'éducation nationale.
- 2:48OuverteRéponse directe
Avant d'être ministre, vous avez aussi fait voter en tant que député une loi pour expulser plus facilement les squatteurs.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Invité politiqueChiffre
« le passage de 1 à 3 jours de carence en cas d'arrêt maladie »
- 0:44PrésentateurChiffre
« 15 milliards d'euros »
- 1:47PrésentateurFait
« il y a une dérive des arrêts maladie, avec un coût qui est très important pour les finances publiques »
- 2:00PrésentateurFait
« j'assume parfaitement, moi, d'avoir fait des économies et de ne pas m'être défaussé sur Bercy »
- 2:48Invité politiquePromesse
« une loi pour expulser plus facilement les squatteurs »
- 2:50Invité politiqueFait
« vous avez aussi été ministre du Logement et là, vous avez plaidé pour la fin du logement social à vie »
- 3:36Invité politiqueFait
« Elon Musk a été nommé par Donald Trump pour démanteler la bureaucratie et s'abrer dans les dépenses publiques aux États-Unis »
- 3:47Invité politiqueFait
« j'ai hâte de partager avec vous les meilleures pratiques pour lutter contre l'excès de bureaucratie »
- 4:32PrésentateurFait
« il a eu la volonté de s'attaquer à la bureaucratie et à débureaucratiser à tous les étages »
- 4:41PrésentateurFait
« les objectifs qui s'étaient fixés n'ont pas été atteints au cours de sa mission dans l'administration Trump »
- 5:10PrésentateurFait
« Frédéric Bastiat, qui a d'ailleurs siégé à l'Assemblée Nationale, il fut un temps, qui était un penseur libéral français »
- 5:23PrésentateurFait
« Javier Milley, c'est pas du tout la même chose qu'Elon Musk ou que d'autres. Lui, il a une vraie pensée libérale de bout en bout »
- 5:34PrésentateurFait
« il considère que l'individu a tout loisir de choisir ce qu'il veut faire de sa vie sur les questions économiques, mais aussi sur les questions de société »
- 5:42PrésentateurFait
« le seul élément sur lequel il a une forme de conservatisme, c'est la question de l'IVG, pour des questions peut-être religieuses »
- 8:44PrésentateurFait
« il y avait un petit côté start-up, à l'époque de la création d'En Marche, en avril 2016 »
Temps de parole
- Présentateur61 %
- Guillaume Kasbarian35 %
- Invité3 %
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Elon Musk, Javier Milley et Margaret Thatcher font partie de son panthéon. Mon invité se définit comme un libéral intégral, nommé à deux reprises au gouvernement. Il siège aujourd'hui au sein du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée. Bonjour Guillaume Casbaryan. Bonjour. Alors les syndicats ne sont pas prêts d'oublier votre nomination comme ministre de la fonction publique. Parce qu'à peine installé dans votre bureau, vous avez lancé un grand plan de lutte contre l'absentéisme des fonctionnaires, avec comme principale mesure le passage de 1 à 3 jours de carence en cas d'arrêt maladie.
Et la baisse de remboursement des arrêts maladie aussi.
Les deux à la fois. Et ça a suscité une levée de bouclier à gauche. Ça a donné lieu à une séance de questions au gouvernement assez mouvementée à l'Assemblée. On va revoir ça en images, c'était au mois d'octobre 2024.
Ma question s'adresse à monsieur le ministre de la fonction publique, ou plutôt dirais-je, de la liquidation de la fonction publique. Vous inventez des abus là où il y a vulnérabilité, souffrance, épuisement. Pour vous, les agents malades ne sont pas des gens responsables. Ce sont des feignants et des tricheurs. C'est obscène, monsieur le ministre, c'est obscène. Vous détestez les fonctionnaires, c'est ça la réalité.
Alors on vient de voir les députés LFI Béranger-Cernon, du groupe écologiste Alexis Corbière, du parti socialiste Mélanie Thomas, et alors tous, unanimement, vous ont accusé de considérer que les fonctionnaires abusaient d'arrêts de travail injustifiés. C'était le fond de votre pensée ?
Là, c'était du théâtre, ce qu'on vient de regarder. La réalité, c'est que quand j'arrive au ministère, je vois qu'il y a une dérive des arrêts maladie, avec un coût qui est très important pour les finances publiques. 15 milliards d'euros. Je ne dis pas que toute personne qui est en arrêt maladie fait un abus. Ce n'est pas du tout ce que je dis. Ce que je dis, c'est qu'il peut y avoir des abus. Ça a été travesti et caricaturé par la gauche, comme à l'habitude, j'allais dire. Mais j'assume parfaitement, moi, d'avoir fait des économies et de ne pas m'être défaussé sur Bercy.
Vous savez, quand vous êtes ministre, vous avez tendance à vous défausser sur les uns et les autres en expliquant que vous ne voulez pas faire de mesures difficiles et que c'est à cause de méchants Bercy que vous devez faire certaines mesures. Moi, je n'ai pas fait ce choix-là. Vous assumez totalement vos idées. On va en parler. J'assume mes idées.
Moi, ce qui m'intéresse, c'est que quand je regardais un peu votre histoire familiale, j'ai vu que vos deux parents étaient fonctionnaires dans l'éducation nationale. Ils en ont pensé quoi de vos idées, de vos propositions ?
Alors, vous avez raison, ma mère était prof de musique et mon père était inspecteur de l'éducation nationale. Donc, mes deux parents sont fonctionnaires issus de l'éducation nationale. J'en suis très fier. Ça a suscité des débats avec eux ? Mais pas du tout, parce qu'en réalité, eux-mêmes savent très bien qu'il y a des dérives.
Avant d'être ministre, vous avez aussi fait voter en tant que député une loi pour expulser plus facilement les squatteurs. Tout à fait. Vous avez aussi été ministre du Logement et là, vous avez plaidé pour la fin du logement social à vie. Tout à fait. À chaque fois, votre ligne, elle est claire. C'est celle d'un libéralisme qui est parfaitement assumé, décomplexé, on peut dire.
La confiance dans l'individu. La base du libéralisme, c'est de faire confiance à vous, à moi, à tous les Français qui vous regardent, qui nous regardent, et de leur dire que vous êtes libres de mener votre propre vie comme vous l'entendez.
Et alors, elles vous viennent d'où, ces convictions libérales ? Comment est-ce que vous les êtes forgées ?
Écoutez, peut-être, je ne sais pas, à travers mon éducation, à travers le fait que j'ai beaucoup voyagé dans ma vie, au fait que j'ai été au contact aussi du monde économique, parce que j'ai passé huit ans dans le privé, à gagner ma vie dans le privé.
Quelques semaines, je crois, après la séance qu'on a vue à l'Assemblée de questions au gouvernement, Elon Musk a été nommé par Donald Trump pour démanteler la bureaucratie et s'abrer dans les dépenses publiques aux États-Unis. Et alors, à ce moment-là, vous lui avez envoyé un message sur son réseau social, X, un message en anglais, en lui disant « j'ai hâte de partager avec vous les meilleures pratiques pour lutter contre l'excès de bureaucratie ». C'était sincère ou c'était un peu de la provoque ?
Il y avait un peu des deux. Il y avait un côté clin d'œil, parce que j'étais ministre de la fonction publique et de la simplification. Et lui venait d'être nommé ministre, en fait, pas ministre, mais en charge de la simplification administrative.
Mais quand vous avez vu les méthodes qu'il a mises en œuvre de licenciement sans préavis de fonctionnaire…
Quand je fais ce tweet-là, il n'a pas encore dérivé à la fois sur sa façon de faire, mais aussi sur les soutiens qu'il a pu avoir après à des régimes totalement illibéraux et des partis totalement illibéraux en Europe.
Vous avez changé d'opinion sur lui ?
Moi, ce que je reconnais, c'est que c'est un homme d'affaires brillant, visionnaire, qui a fait beaucoup de choses dans le privé avec de belles réalisations technologiques et de belles innovations. Ce que je reconnais, c'est qu'il a eu la volonté de s'attaquer à la bureaucratie et à débureaucratiser à tous les étages. Et donc, il y avait une volonté de simplification, je pense, sincère au départ. Et ce que je reconnais de façon objective, c'est que les objectifs qui s'étaient fixés n'ont pas été atteints au cours de sa mission dans l'administration Trump. Et ce que je reconnais aussi, c'est qu'il a dérivé progressivement sur autre chose que de la simplification administrative.
Je fais ce tweet-là, mais sans savoir ce qu'il va faire après.
Alors, est-ce que c'est le cas, au-delà d'Elon Musk aussi, de Javier Milley, par exemple ? Très différent. Ou de Margaret Thatcher ? Parce que c'est vrai que vous les citez tous les trois régulièrement.
Alors, c'est très différent, puis je cite aussi beaucoup de Français, parce que vous savez que le libéralisme, c'est une valeur française, c'est une idéologie française. Il y a Frédéric Bastiat, qui a d'ailleurs siégé à l'Assemblée Nationale, il fut un temps, qui était un penseur libéral français. C'est un des pères du libéralisme à la française. Mais Javier Milley, c'est pas du tout la même chose qu'Elon Musk ou que d'autres. Lui, il a une vraie pensée libérale de bout en bout. C'est un libéral intégral. Même un libertarien ? Il est plutôt tendance libertarienne.
C'est-à-dire, il considère que l'individu a tout loisir de choisir ce qu'il veut faire de sa vie sur les questions économiques, mais aussi sur les questions de société. Et là aussi, si je suis objectif, le seul élément sur lequel il a une forme de conservatisme, c'est la question de l'IVG, pour des questions peut-être religieuses, je ne sais pas, mais qui fait qu'il est conservateur sur la question de l'IVG. Mais en revanche, si vous l'écoutez, vous l'écoutez même pendant sa campagne à l'époque en Argentine. Il parle même de la liberté de faire ce que l'on veut de son corps, y compris de commercer certains éléments qui pourraient choquer dans le débat public.
Donc, je veux dire, il va très, très loin dans... Mais ça vous convient ? Je trouve qu'en tout cas, il y a une cohérence idéologique à remettre l'individu au cœur. Et je trouve que c'est intéressant parce que beaucoup en France ont tendance à retenir du libéralisme que les questions économiques.
Votre cohérence idéologique à vous, elle vous a amené à créer votre propre parti politique, le parti de la liberté. Est-ce que ça veut dire que la prochaine étape, ce sera une candidature à la présidentielle ? Parce qu'en général, ça commence comme ça et après...
Non, j'ai d'ailleurs très clairement répondu à cette question quand j'ai créé le parti de la liberté. L'objectif du parti de la liberté, c'est de défendre la liberté à tous les étages, économiques, sociales, politiques, et remettre l'individu au cœur du dispositif. Et l'objectif, c'est à l'inverse de s'opposer à des visions très étatistes, dirigistes, socialistes de la politique que l'on voit depuis des décennies dans les débats politiques français.
Voilà, moi je veux refaire confiance à l'individu, et ça m'amènera à faire des propositions dans le cadre des débats qui viendront, qui seront probablement un peu chocs, un peu polémiques, parce que je n'ai pas peur de secouer le cocotier, si vous me permettez l'expression, et j'ai envie, sur le modèle social qui est en train de dériver complètement, sur les retraites, sur la fonction publique, sur le logement qui est complètement... D'avancer des propositions concrètes. D'avancer des propositions pour dire, il faut renverser la table, qui nourrissent le débat, en vue de cette campagne présidentielle.
Et ensuite, que les uns et les autres se l'approprient dans le débat public, je serai le plus heureux du monde.
Vous évoquiez le fait que, pour vous, le libéralisme, il ne se décline pas que dans le champ politique et économique, mais aussi dans le champ sociétal. C'est ça qui fait que vous n'êtes pas engagé à droite ?
Exactement. Vous l'avez bien résumé, c'est que j'ai toujours considéré que le prisme gauche-droite n'était pas vraiment adapté, que je ne m'y reconnaissais personnellement pas. Moi, je suis libéral sur les questions économiques, donc c'est vrai qu'il y a beaucoup de personnes qui sont libérales à droite sur les questions économiques, mais pas tous. Vous avez aussi des étatistes à droite, il ne faut pas l'oublier. Des interventionnistes, gaullistes, très dirigistes. Et puis, par contre, sur les questions de société, la droite est souvent très conservatrice et a tendance à ne pas faire confiance à l'individu.
Est-ce que c'est pour ça que, quand vous étiez ministre, vous avez choisi de faire une interview, un entretien dans Paris Match pour révéler que vous vivez votre vie avec un autre homme depuis des années et de l'assumer publiquement comme ça ?
En réalité, je l'ai toujours assumé, je n'ai jamais caché qui j'étais. J'ai toujours été sincère, les gens dans ma circonscription savent. Paris Match me propose de faire une interview personnelle, un portrait. Je leur dis, écoutez, bienvenue, est-ce qu'on peut venir chez vous ? Bienvenue, je vous ouvre les portes de ma maison. Il y a mon compagnon, on est ensemble dans notre maison, dans notre village.
Le libéralisme, c'est aussi faire ce qu'on veut de sa vie.
Mais exactement, bien sûr, je le revendique totalement. Je n'en fais pas un argument politique particulier. Je n'assume qui je suis, je ne cache rien. Ceux qui comprennent, tant mieux. Ceux qui n'aiment pas ça et jugent, tant pis pour eux.
Votre engagement politique, pour Emmanuel Macron, il s'est fait le jour même de la création d'En Marche, vous n'avez pas perdu de temps, en 2016. Alors, vous expliquez que pour vous, ce n'était pas un engagement politique, mais plutôt, je cite, une aventure entrepreneuriale.
C'est-à-dire quoi ? Il y avait un petit côté start-up, à l'époque de la création d'En Marche, en avril 2016.
Donc, vous vouliez développer la start-up, mais pas forcément aller au-delà ?
Non, parce que j'appréciais chez Emmanuel Macron, déjà, c'est ce qu'il avait fait à Bercy, parce qu'il avait porté une loi de libération de l'économie où il cassait un certain nombre de rangs de situation, sur les taxis, sur les bus, sur plein de secteurs qui étaient très sclérosés, où on empêchait des nouveaux entrants d'arriver. Mais je trouvais intéressant, d'un point de vue libéral, de débloquer certains secteurs avec une loi de modernisation de l'économie.
Et alors, quand vous avez été élu député, vous avez abandonné votre métier, qui était consultant stratégique d'entreprise. Mais alors, vous expliquez que vous avez appliqué vos méthodes de consultant dans votre pratique du mandat de député. C'est-à-dire qu'il y a des points communs entre les deux, pour vous ?
Alors, à l'époque, j'essaye de tenir des tableaux, des reportings, de faire les choses de façon organisée.
Les méthodes de l'entreprise déclinaient dans la politique ? Mais évidemment, je ne vois pas pourquoi... Mais ça marche, ça ? En fait, je ne vois pas pourquoi la politique serait coupée de ce qui se passe dans le monde. Vous avez été rapidement identifié parmi les autres députés avec vos idées libérales, assumé, décomplexé. Mais il y a autre chose aussi qui vous permet d'être identifié. On va le voir en images. J'ai pris une photo de vous, 2017, et une photo de vous, aujourd'hui. Il y a un petit changement. Ça vous fait rire ? Oui, je me dis... Vous avez radicalement changé de look. Écoutez, c'est le nom. Alors, moustache guidon, j'ai découvert le nom, c'est ça ? C'est ça ? C'est ça.
C'est ça. C'est ça. C'est drôle de voir des anciennes photos.
On vieillit en 9 ans. C'est quoi ?
Il y a une stratégie de communication ? Non, en fait, je vous explique.
Il y a deux choses. La casquette, déjà, que vous voyez, d'ailleurs, que j'ai toujours avec moi, elle est là. En fait, j'ai commencé à mettre des casquettes parce qu'il y a eu une reprise de boîtes françaises de chapellerie par des Français qui ont décidé de faire revivre la chapellerie. Je trouvais ça marrant à l'époque où je parlais beaucoup de Made in France. Et donc, j'en ai acheté plusieurs. Les gens commençaient à en parler. Je me suis dit, tiens, je vais les garder et en faire aussi un objet personnel qui m'identifie. Mais c'est aussi un peu votre signature, on va dire. C'est un peu une signature.
Et puis, la moustache, de façon très, très simple, j'ai commencé à laisser pousser un peu la barbe. Ma barbière m'a dit, mais tu devrais laisser pousser la moustache un peu plus long. J'ai commencé à le faire. C'était sympa et ça marchait bien. Et donc, effectivement, tous les matins, je le cire pendant 10 minutes.
Mais vous en avez même fait une signature visuelle pendant votre campagne de 2024. Tout à fait, c'est tout à fait vrai. Je ne sais pas si on peut... Voilà, casse-bas 2024, la petite moustache sur le A, la casquette bérée, le look picky blinders, disent certains. C'est-à-dire qu'en politique, il faut se distinguer, pas que dans les idées, mais aussi par son image.
La base de la politique, c'est quand même les idées et le fonds. Oui, mais c'est du marketing politique. Ça, c'est ce que vous avez vu en école de commerce. Après, ce qui est sûr, c'est quand on a des éléments qui vous permettent de vous identifier, de vous distinguer. Si ça permet à la fin de faire passer des idées, de retenir l'attention et de se dire, tiens, il y a quelque chose qui m'intéresse chez ce monsieur ou chez cette dame, en l'occurrence. C'est important de le faire en politique. Quand j'ai dit à ma femme que j'allais vous recevoir, elle a dit, ah oui, c'est celui à la moustache. Ça marche.
Sauf que les hommes et les femmes politiques ont intérêt à utiliser un certain nombre d'éléments différenciants pour que les gens retiennent qui ils sont, mais surtout qu'ils retiennent leurs idées. Si ça permet à la fin de faire progresser les idées des femmes et des hommes politiques, je trouve que c'est intéressant.
On va conclure l'émission avec notre quiz, le quiz de la politique et moi. Je vais vous proposer des phrases que vous allez devoir compléter. On y va. Mon dernier barbecue à l'Assemblée ?
À l'époque où j'étais président de la Commission des affaires économiques. Vous faisiez vraiment des barbecues à l'Assemblée ? Oui, il ne faut pas le dire trop fort parce que je ne suis pas sûr que j'avais totalement le droit de le faire, mais effectivement, dans une cour intérieure cachée, j'avais un Weber et je faisais griller. Et c'était un très beau moment de négociation parce que quand vous négociez autour d'un barbecue, y compris avec des députés de l'opposition, ça se passe généralement le mieux. Peut-être pas avec Sandrine Rousseau. Vous savez, on peut faire du végétal. Là, je n'ai aucun problème à faire des barbecues végétaux. J'en ai pour tous les goûts.
Quand je joue du violon, ça vous arrive encore souvent ? Oui, avec ma mère qui fait du piano. Elle m'accompagne régulièrement comme elle était prof de musique. On continue à jouer ensemble et tout à fait, on continue à le faire.
On vous voit d'ailleurs là.
Ça, c'était lors du Salon des associations de Maintenon et il se trouve qu'il y avait des musiciens. J'ai dit, tiens, t'as un violon, donne-moi ton violon et on va jouer un petit peu.
Enfin, de ma vie au Kenya, j'ai gardé, parce que vous avez passé quelques années au Kenya quand vous étiez plus jeune ?
Tout à fait. J'ai gardé de très beaux souvenirs. J'ai gardé quelques potes et camarades de promotion. Voilà, tout le cas. J'ai gardé l'ouverture aux autres. J'ai gardé l'ouverture à un esprit anglo-saxon qui était assez fort au Kenya. J'ai gardé le goût du voyage. J'ai gardé le goût de l'entreprise. J'ai gardé aussi l'humanisme. La conscience de la pauvreté. Et puis la conscience qu'on a beaucoup de chance de vivre en France et que dans beaucoup de pays du monde, beaucoup de personnes rêvent de pouvoir venir en France parce qu'ils voient bien la difficulté dans laquelle ils sont.
Merci Guillaume Casbarian d'être venu dans La Politique et moi.
Merci à vous.
Sous-titrage Société Radio-Canada
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Guillaume Kasbarian