Le parquet veut éliminer Marine Le Pen et ruiner le RN ! Sébastien Chenu (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Sébastien Chenu, d'être dans ce studio pour répondre à mes questions.
- 0:07OuverteRéponse directe
Vous êtes député de la Somme, vous êtes vice-président du RN.
- 0:16OuverteRéponse partielle
Voilà la peine requise par le parquet contre Marine Le Pen à l'issue du procès des assistants parlementaires. Votre réaction
- 3:25OuverteRéponse partielle
Vous dites « une vie entière a lutté contre le système ». Vous avez entendu, puisque vous étiez dans la salle, le réquisitoire
- 4:20OuverteRéponse partielle
Alors vous dites, il y aurait beaucoup à en redire, vous n'êtes visiblement pas d'accord politiquement.
- 6:03OuverteÉludée
Sur la question des faux, certains de mes confrères, notamment le journal Libération, a, à l'inverse, dit que Jordan Bardella lui-même aurait produit un faux.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Invité politiqueFait
« Vous êtes député de la Somme, vous êtes vice-président du RN. »
- 0:16PrésentateurChiffre
« 5 ans de prison, dont 3 ans avec sursis, 300 000 euros d'amende, 5 ans d'inéligibilité avec exécution probatoire, c'est-à-dire immédiate. »
- 0:40Invité politiqueFait
« C'est-à-dire que le parquet a, sans aucune nuance, d'une façon extrêmement violente, outrancière et finalement assez indigne, établi et demandé un certain nombre de peines, notamment d'inéligibilité contre Marine Le Pen »
- 0:55Invité politiqueFait
« et un certain nombre de nos camarades dans un dossier qui est apparu rapidement comme vide »
- 1:20Invité politiqueFait
« c'est d'éliminer Marine Le Pen, d'éliminer Marine Le Pen, accessoirement de ruiner le Rassemblement national pour priver les Français d'un choix démocratique »
- 1:49Invité politiqueFait
« « Je n'ai aucun élément, je n'ai aucun élément, mais je ne peux pas demander la relaxe, ça me ferait trop mal. » »
- 2:21Invité politiqueFait
« « Nous avons vu le vrai visage d'un parquet outrancier, indigne et politisé. »
- 2:43Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, c'est une vie à lutter contre un système, et notamment contre une commission européenne, contre une administration européenne qui veut enchaîner la France. »
- 3:16Invité politiqueFait
« Marine Le Pen est la femme politique la plus populaire de France »
- 3:35PrésentateurFait
« elle est précisément, je cite, « au centre d'un système organisé visant à faire du Parlement européen la vache à lait du RN » »
- 4:02PrésentateurFait
« il s'agit d'un détournement d'argent du Parlement européen au profit du parti. »
- 4:10Invité politiqueFait
« ils n'ont pas travaillé au bénéfice du Parlement européen »
- 5:06Invité politiqueFait
« Le plaignant est en même temps enquêteur. »
- 5:59Invité politiqueFait
« Des faux. »
- 7:15PrésentateurFait
« « Il serait profondément choquant que Marine Le Pen soit jugée inéligible et ainsi ne puisse pas se présenter devant le suffrage des Français. »
- 8:39Invité politiqueFait
« ceux qui seraient condamnés les plus fortement, je prends l'exemple du modem, seraient le Rassemblement national dans le cadre d'un dossier qui ressemble évidemment totalement à celui du modem. »
- 9:31PrésentateurChiffre
« le RN jugé comme personne morale à qui il demanderait 4,3 millions d'euros d'amende, dont 2 millions d'euros fermes. »
- 9:36PrésentateurChiffre
« Le ministère public qui requiert également 18 mois de prison, dont 6 mois fermes, avec 3 ans d'inéligibilité contre le numéro 2 du parti. »
- 11:21Invité politiquePromesse
« Marine Le Pen sera notre candidate en 2027. »
- 14:27Invité politiqueChiffre
« Nous n'avons pas encore déterminé, nous avons voté contre le budget qui avec des milliards d'euros alourdis de milliards »
- 14:42Invité politiqueFait
« la hausse de l'électricité, l'absence de revalorisation des retraites »
- 17:35Invité politiqueFait
« Je suis plus sceptique parce qu'en France, il y a un climat délétère vis-à-vis de nos compatriotes de confession juive. »
- 18:00Invité politiqueChiffre
« Le nombre d'alias, c'est-à-dire de retour en Israël pour se réfugier quelque part, parce qu'on ne se sent pas en sécurité en France, n'a cessé d'augmenter. »
Temps de parole
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- Présentateur31 %
- ?6 %
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Bonjour Sébastien Chenu,
merci
d'être dans ce studio pour répondre à mes questions. Vous êtes député de la Somme, vous êtes vice-président du RN. 5 ans de prison, dont 3 ans avec sursis, 300 000 euros d'amende, 5 ans d'inéligibilité avec exécution probatoire, c'est-à-dire immédiate. Voilà la peine requise par le parquet contre Marine Le Pen à l'issue du procès des assistants parlementaires. Si la Cour suivait ses réquisitions, Marine Le Pen devrait immédiatement démissionner de son poste de député et ne pourrait plus se présenter à l'élection présidentielle. Votre réaction
?
D'abord, ce ne sont pas des décisions de cours, la décision viendra plus tard, ce sont des réquisitions. C'est-à-dire que le parquet a, sans aucune nuance, d'une façon extrêmement violente, outrancière et finalement assez indigne, établi et demandé un certain nombre de peines, notamment d'inéligibilité contre Marine Le Pen et un certain nombre de nos camarades dans un dossier qui est apparu rapidement comme vide et dans lequel d'ailleurs le Parlement
européen
a beaucoup à se reprocher. C'est donc une vision politique, on l'a bien compris, et tout le monde l'a compris. Moi j'étais aux côtés de Marine Le Pen hier
au tribunal. Bien
sûr, on a bien vu que le but non avoué, mais que nous avons compris dès le début de ces audiences, c'est d'éliminer Marine Le Pen, d'éliminer Marine Le Pen, accessoirement de ruiner le Rassemblement national pour priver les Français d'un choix démocratique
dans les années qui viennent.
C
'est
un
parquet qui joue un rôle politique, bien entendu. C'est un parquet au service d'une mission politique, empêcher Marine Le Pen de pouvoir se présenter dans les Français. Il y
a
quelque chose qui a été dit pendant ce procès, qu'il faut que les Français entendent, qui est incroyable de la part de la procureure. La procureure à un moment a dit dans le cadre d'un dossier, « Je n'ai aucun élément, je n'ai aucun élément, mais je ne peux pas demander la relaxe, ça me ferait trop mal. » Quel aveu !
Quand vous pensez que j'étais là,
la salle a été saisie, quand vous pensez que le parquet représente l'intérêt de la société, et qu'au nom des Français, vous avez une magistrate du parquet qui dit « Je ne peux pas demander la relaxe alors que je n'ai aucun élément parce que ça me ferait trop mal », vous vous dites qu'effectivement…
On sent que ça lui a
échappé, c'est ce
que disent les rapporteurs qui étaient sur place. D'accord, vous savez ce que dit
Marguerite Yossonard, le masque devient le visage. « Nous avons vu le vrai visage d'un parquet outrancier, indigne et politisé.
» Politisé, dites-vous, vous étiez dans la salle. Elle est sonnée, Marine Le Pen
?
Marine Le Pen, elle est combative. Marine Le Pen,
ça
fait 40 ans de vie politique. Marine Le Pen, c'est les espoirs de millions de Français qu'elle porte. Marine Le Pen, c'est une vie à lutter contre un système, et notamment contre une commission européenne, contre une administration européenne qui veut enchaîner la France. Marine Le Pen,
c
'est la défense des Français depuis 40 ans. Marine Le Pen, non, elle est combative, elle ne se faisait pas d'illusion sur les réquisitions du parquet, sur la volonté que le parquet avait depuis le début de la faire sortir du jeu politique. C'est ça. Est-ce que dans une démocratie… Est-ce qu'à un moment, on ouvre les yeux et on se dit « mais dans quel pays vivrions-nous ? » dans lequel on empêcherait à la principale femme politique, la femme politique la plus populaire dans les sondages, Marine Le Pen est la femme politique la plus populaire de France, de pouvoir se présenter parce qu'il y
aurait
une exécution provisoire, c'est-à-dire qu'on l'empêcherait, on
la rendrait inéligible. Je vais revenir sur
cette question démocratique, mais il y a quand même un mot que vous venez d'utiliser. Vous dites « une vie entière a lutté contre le système ». Vous avez entendu, puisque vous étiez dans la salle, le réquisitoire, c'est de dire qu'elle est précisément, je cite, « au centre d'un système organisé visant à faire du Parlement européen la vache à lait du RN », ce sont les propos de la procureure, qui parle d'une combine à caractère organisé, systématisé. Et si le système, au fond, c'était Marine Le Pen ?
Non, dans ce dossier, il n'y a aucun emploi fictif, zéro emploi fictif et zéro enrichissement personnel. Il
ne
s
'agit pas de ça, il s'agit d'un détournement d'argent
du
Parlement européen au profit du parti.
Alors non, il ne
s'agit pas de ça,
il s'agit de la mutualisation de collaborateurs dont le procureur dit « ils n'ont pas travaillé au bénéfice du Parlement européen ». Ben non, ils ont travaillé au bénéfice de députés européens qui combattent ce système.
Sauf que le
mode d'emploi n'était pas celui-là.
C
'est-à-dire que vous pouvez dire, et honnêtement, ça s'entend en France, c'est-à-dire qu'effectivement, la fiche de poste, si on rentre dans ce genre de détails, d'un attaché parlementaire à l'Assemblée en France, on ne lui demande pas de faire uniquement le travail qui serait lié aux propositions de loi déposées. Le Parlement européen est quand même très clair là-dessus. Alors vous dites, il y aurait beaucoup à en redire, vous n'êtes visiblement pas d'accord politiquement.
Non, non, mais le Parlement estime que l
'argent du salaire des assistants parlementaires doit être utilisé pour le Parlement ? Non,
pas
du tout, madame.
Pour l'action dans le Parlement. Le Parlement
européen, qui d'abord dans cette affaire, est à la fois le plaignant et l'enquêteur, très original, très particulier comme situation. Le plaignant est en même temps enquêteur. Non, le Parlement européen a validé les fiches de poste, a validé les fiches de poste des collaborateurs. Les organigrammes du Parti politique en parallèle sont publics, connus. Et si vous voulez, il y
a
un lien qui existe entre les collaborateurs et le Parti politique, mais c'est bien normal et c
'est
même, je crois,
nécessaire
qu'il y ait un lien. En tout cas, nous, nous considérons que nos collaborateurs sont aussi des militants politiques et c'est tout à notre honneur. Le Parlement européen ne supporte pas ça. Mais je vais vous dire ce qui se passera après. Le Parlement européen empêchera les députés européens d'avoir des collaborateurs nationaux, c'est-à-dire reliés au territoire dans lequel ils sont élus. Et puis un jour, on aura les listes transnationales. Et tout ça parce que la Commission européenne, cette institution, veut faire disparaître les nations, le lien avec la nation.
Et ce qu'ils ne supportent pas, c'est que les collaborateurs parlementaires, des députés du Rassemblement national, soient aussi des militants et des militants qui contestent leur système, un système pourri. Parce que quand même, le Parlement européen, on l'a vu pendant ses audiences, a produit des faux. Des faux. Une institution a produit des
faux.
C'est le
journal Le
Monde qui le relie. Sur la
question des faux, certains de mes confrères, notamment le journal Libération, a, à l'inverse, dit que Jordan Bardella lui-même aurait produit un faux.
Non, mais Jordan Bardella n'est pas poursuivi.
Non, non,
mais
des faux documents pour bien prouver qu'à l'époque où il était assistant parlementaire...
Non, mais
ça, c'est une allégation
de Libération. Jordan
Bardella n'est pas poursuivi dans ce dossier.
Vous parlez de documents.
Non, mais Jordan Bardella n'est pas poursuivi dans
ce dossier. Tout à fait, il n'est pas poursuivi dans ce dossier. Donc Libération
raconte n'importe quoi, en plein délire, comme d'habitude. On va dire qu
'ils
n'ont plus beaucoup de lecteurs, donc ils sont excessifs. Mais le Parlement européen, j'en viens à des faits précis, établis dans le cadre de ce procès, a produit des faux. Qui va poursuivre le Parlement européen ? À quoi sera condamné le Parlement européen demain ? Ce Parlement européen, qui veut faire mettre un genou à terre à Marine Le Pen ? Eh bien, moi, je vous dis que rendez-vous pour la décision de justice et que dans une démocratie mature, empêcher la leader de l'opposition de pouvoir se présenter devant les Français, l'empêcher de défendre une autre option politique, ce serait un électrochoc jamais vu dans notre démocratie.
Vous avez là-dessus, d'ailleurs, le soutien de Gérald Darmanin, l'ancien ministre de l'Intérieur, qui déclare, je cite, « Il serait profondément choquant que Marine Le Pen soit jugée inéligible et ainsi ne puisse pas se présenter devant le suffrage des Français. Combattre, Mme Le Pen se fait dans les urnes, pas ailleurs. Si le tribunal juge qu'elle doit être condamnée, elle ne peut l'être électoralement sans l'expression du peuple. N'ayons pas peur de la démocratie et évitons de creuser encore plus la différence entre les élites et l'immense majorité de nos concitoyens. »
Vous
le remerciez ?
Je
n
'ai
pas à le remercier. Gérald Darmanin est un adversaire politique. Il ne nous a jamais fait de cadeau, c'est loin qu'on puisse dire, mais il se prononce en démocrate, en républicain. Il dit « Voilà, si Marine Le Pen doit rendre des comptes à la justice, elle les rendra. En revanche, elle ne peut pas être privée de se présenter devant les Français. »
Vous avez échangé avec Gérald
Darmanin ?
Non,
je n
'ai
pas échangé avec Gérald Darmanin.
Vous échangez
avec les
uns et
les autres ? Surtout que le RN est celui pour lequel, semble-t-il, le parquet estime que le système a été poussé le plus loin. Mais on le sait, il y a eu bien sûr les procès qui ont concerné le modem. François Bayrou lui-même n'a pas été condamné, mais de nombreux élus de son parti. Il y a un procès à venir également sur des parlementaires de la France insoumise. Vous n'êtes pas les seuls à être visés par le Parlement européen, mais pour l'heure, ceux qui auraient poussé le plus loin,
insistent.
Non, ceux qui seraient condamnés les plus fortement, je prends l'exemple du modem, seraient le Rassemblement national dans le cadre d'un dossier qui ressemble évidemment totalement à celui du modem. C'est-à-dire que François Bayrou, lui, n'a pas été condamné
à de l'inéligibilité. Il n'était pas lui-même
parlementaire européen.
Non,
mais enfin, il était président d'un parti politique. Et Marine Le Pen serait condamnée surtout d'une façon exécutoire, c'est-à-dire immédiatement pour l'empêcher d'être candidate aux présidentielles. Donc on voit bien la manœuvre politique. Je pense qu'elle saute aux yeux des Français ce matin. Nous nous sommes submergés par les messages de Français qui disent que Marine Le Pen se défend dans un tribunal, qu'elle fasse preuve de son honnêteté, elle l'a fait, mais que la justice, évidemment, ne se mêle pas des enjeux électoraux.
Sébastien Chenu, le réquisitoire demande la condamnation de tous les prévenus. Il demande y compris la condamnation du parti lui-même, le RN jugé comme personne morale à qui il demanderait 4,3 millions d'euros d'amende, dont 2 millions d'euros fermes. Le ministère public qui requiert également 18 mois de prison, dont 6 mois fermes, avec 3 ans d'inéligibilité contre le numéro 2 du parti. Le maire de Perpignan, Louis Alliot, 10 mois avec sursis, et un an d'inéligibilité contre le porte-parole du RN, Julien Audoul, 18 mois avec sursis, 2 ans d'inéligibilité contre la sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen. Et à chaque fois, des amendes et l'exécution provisoire, c'est-à-dire l'exécution immédiate.
Je précise en effet
que
le jugement lui-même est attendu début 2025. Vous ne direz plus que la justice est laxiste
? Mais
là, si vous voulez, ce n
'est
pas une question de laxisme, c'est une question d'honnêteté. Nous, nous avons fait la démonstration de notre innocence. Marine Le Pen a expliqué, en long, en large, en travers, que nos collaborateurs, je le répète, n'ont pas occupé d'emplois fictifs, mais ont travaillé au bénéfice de députés, et ont un lien avec un parti politique qui s'appelle le Rassemblement National, à
l
'époque, le Front National, et que non seulement nous ne nous en cachons pas, nous le revendiquons. De l'autre côté, nous avons quoi ? Une obsession assez indigne, il faut bien le dire, à vouloir ruiner le Rassemblement National. Vous l'avez dit vous-même, les peines proposées ont pour vocation de ruiner un parti politique, d'empêcher sa leader d'être candidate devant les Français, et de ruiner le parti politique. Comme ça, on est tranquille, c'est fini. Il n
'y a
plus de Rassemblement National, il n'y
a
plus d'opposants politiques, et le parti unique, le système, continue son chemin. Les Français ne
vont
pas accepter ça. Moi, je vous le dis. C'est
-à-dire
? On est encore... Qu
'est-ce qu'ils pourront
faire ? Et qu
'est-ce
que vous pourrez faire ?
Mais moi, je ne me réjouis pas du tout à cela. Je pense qu'il faut une certaine liberté, d'ailleurs, personnelle, et la présidente du tribunal, qui jugera en son âme et conscience avec ses assesseurs, devra faire preuve d'une véritable indépendance et d'une véritable liberté personnelle. Mais moi, je crois qu'à la fin, évidemment, les choses rentreront dans l'ordre. Marine Le Pen sera notre candidate en 2027. Mais les coups de boutoir du système, la volonté du système d'essayer de nous empêcher de faire notre mission politique, sont assez indignes. Ce sont des manœuvres, si vous voulez. Tout ça, ce sont des
manœuvres. Vous
dites qu
'elle
sera notre candidate. Si, effectivement, le parquet est suivi, qu'elle est jugée inéligible, elle ne pourra tout simplement pas se présenter, techniquement, administrativement, républicainement, je dirais ?
Oui, moi, je ne veux pas me mettre dans cette situation.
Vous n'envisagez pas
cette
option ?
Non, je n'envisage pas cette option. Je pense que, encore une fois, ces réquisitions sont excessives, sont sans nuance, et ont pour vocation de salir Marine Le Pen. On pour vocation, non seulement de la démonétiser politiquement, mais de la salir aux yeux de l'opinion publique. Donc, je n'envisage pas cela à
la fin. Et
sinon, Jordan Bardella candidat ?
Marine Le
Pen, Premier ministre
? Non, mais on ne prépare pas l'après Marine Le Pen, nous. On prépare l'après Emmanuel Macron. Et l'après Emmanuel Macron, il s'écrit avec Marine Le Pen et avec, évidemment, toute l'équipe du Rassemblement
national, Jordan
et tous les élus du Rassemblement
national. Au moment du
lancement du livre de Jordan Bardella, Marine Le Pen, sur le ton de l'humour, a lancé. Je la cite. « Même si vous arrivez à vous débarrasser de Marine, vous ne pourrez pas vous débarrasser de Jordan. » Donc, au fond, ce que je dis là, comme un scénario, ce n
'est
pas totalement impossible. C
'est
-à-dire, au pire, vous faites ça.
Elle peut être Premier ministre tout en étant négligible.
Il n
'y a
pas de au pire. Vous
n'y avez même pas pensé. En
réalité, ce que dit Marine Le Pen, c'est que nos idées nous survivront. Le système ne nous empêchera pas de défendre l'intérêt des Français, l'indépendance de la France, la capacité à ce que notre pays ne meure pas, ne soit pas effacée. Mais nos idées, elles nous survivront. Évidemment,
elles
seront portées par Marine Le Pen. Évidemment, elles seront portées par Bardella et l'ensemble des élus et des candidats du Rassemblement national à toutes les prochaines élections. Mais nos idées que nous portons depuis si longtemps, ça fait dix ans, ce mois-ci, que j'ai rejoint Marine Le Pen, nous n'avons jamais cessé de monter. C'est ce qui inquiète d'ailleurs, le système. Nous rassemblons des Français dans leur immense diversité. –
C'est toujours un
peu difficile ce mot, le système. Je ne
sais
pas très bien à quoi vous faites référence.
Et puis si le parquet lui-même l'utilise contre vous, c'est toujours un peu le système. – Ce sont des gens qui préservent… – Non, non,
je vais vous dire ce que c'est.
– C'est vous seul contre les autres. – Ce sont des gens qui
préservent leurs intérêts à coups de renvois d'ascenseurs
sur le dos des Français.
Non, non, pas du tout. Il y
a
un système qui préserve, on le voit très bien, Attal Wauquiez, c'est le système des faux adversaires politiques qui préservent leurs intérêts à coups de renvois d'ascenseurs. Ça, c'est le système.
–
Est-ce que justement, ce parti, vous pourriez le rejeter aussi ? C'est-à-dire, est-ce que tout cela au fond ne pourrait pas provoquer chez vous le sentiment que bon, ça y est, ça suffit ? Quand vous dites Wauquiez, Darmanin, Attal, est-ce que vous pourriez aller jusqu'à censurer ? Est-ce qu'il faut voir un lien aussi dans votre rapport politique avec la majorité légère ?
– Non,
non,
on a dissocié et on dissocie notre activité
politique. – Il n'y aura aucun lien
? – Mais non, ce que nous poursuivons, le rôle que nous menons, les propositions que nous faisons à l'Assemblée nationale, elles sont au service et dans l'intérêt des Français. Nous n'avons pas encore déterminé, nous avons voté contre le budget qui avec des milliards d'euros alourdis de milliards
d'euros… – Mais ce n'est plus vraiment le budget
du
gouvernement Barnier.
–
Non, mais alourdis
de milliards d'euros de taxes venues de l'extrême-gauche, on a voté contre, mais enfin ce budget,
il
est insupportable, il est inacceptable, la hausse de l'électricité, l'absence de revalorisation des retraites…
– Et elles vont être revalorisées finalement, c'est le renvoqué qui l'a annoncé.
– Vous voyez bien qu
'il
y
a
un piège sur ça, mais derrière, l'incapacité à faire des économies, c'est-à-dire en fait, on ne cherche pas à réduire les dépenses en faisant des économies qui soient nécessaires pour le pays, on continue à dépenser l'argent n'importe comment, on voit bien la situation des comptes de notre pays, et derrière, il n
'y
a pas
d'économie. Le
budget, il est inacceptable. On verra si on censure, c'est autre chose.
– Vous dites le budget, il est inacceptable, et vous ne parlez pas que du budget modifié
par les députés. – Mais bien sûr, je viens de vous dire… – Vous dites le budget avec
les fondamentaux tels que Michel Barnier les
a envisagés. – Mais bien sûr, dès le
premier jour,
ce
budget était inacceptable. La hausse de l'électricité, c'est inacceptable. L'assèchement des collectivités
locales, c'est inacceptable. – C'est inacceptable.
Nous avons voté contre ce
budget
révisé par quelque part l'extrême-gauche. Mais voter contre, oui, mais est-ce qu'il y aura après une motion de censure ? Est-ce que nous voterons une motion de censure ? Nous allons nous déterminer. On ne sait même
pas… – Mais
c'est une option qui est sur la table. Vous
ne vous
interdisez pas de censurer, y compris
dans les semaines
qui
viennent, le gouvernement Michel Barnier. – Vous dites plusieurs
fois, et bien avant d'ailleurs, c'est pour ça qu'il n
'y a
pas de lien direct, je l'ai répété, je crois même chez vous, que nous avions nous-mêmes une liberté qui était celle de défendre l'intérêt des Français. Si demain, on doit censurer ce gouvernement parce qu'on considère qu'il ne va pas dans la bonne direction, ce que je crois, il ne va pas dans la bonne direction, eh bien on se donnera les moyens de le censurer sans aucun problème d'aucune sorte.
– Sébastien Chenu, ce soir, le match France-Israël, sous haute tension et sous haute protection au sein du Stade de France, vous irez, vous ?
– Je n'irai pas moi-même ce soir. –
Est-ce qu'il y aura des
représentants du RN ?
–
Probablement, en tous les cas, à titre personnel. Moi, j'espère qu'il y aura beaucoup de Français. J'ai cru comprendre qu
'il
y aurait quelques supporters israéliens. – Très peu, 200.
–
Très peu également, mais surtout, je souhaite que non seulement ce match se tienne, et tant mieux, et qu'il se tienne dans de bonnes
conditions. – Vous faites
confiance aux autorités ? –
Oui, je n
'ai
pas de raison de ne pas faire confiance.
– L'ambassadeur d'Israël en France estime même qu'au fond, il y a certes beaucoup d'antisémitisme en France, mais que c'est en France que les citoyens de confession juive sont les mieux protégés. Je voudrais que vous l'écoutiez, il était mon invité ce matin sur RMC.
–
Entièrement.
– Entièrement, pas l'ombre d'un doute.
– Pas l'ombre d'un doute. Vous savez, la France a quand même sécurisé les Jeux Olympiques, il n
'y
a pas longtemps. Et nous avions des menaces directes contre nos athlètes, contre nos supporters. Mais je pense que si on voit les images, par exemple en Hollande, si on voit les images des fois dans d'autres capitales européennes, c'est des événements qui n'auraient pas pu avoir lieu ici.
–
Il fait référence à cette nuit, il y a tout pile une semaine, avec des Juifs poursuivis dans les rues d'Amsterdam. Il dit que
ça
n'aurait pas pu arriver en France. Vous diriez la même chose ?
– Je suis plus sceptique parce qu'en France, il y a un climat délétère vis-à-vis de nos compatriotes de confession juive. Un climat qui est entretenu par l'extrême-gauche, qui souple sur les braises matin, midi et soir, pour des intérêts électoralistes, qui portent à la vindicte d'un certain nombre de personnes nos compatriotes de confession juive. Qu
'est
-ce que ça a
eu
comme conséquence ? Beaucoup d'ailleurs ont déménagé. Le nombre d'alias, c'est
-à
-dire de retour en Israël pour se réfugier quelque part, parce qu'on ne se sent pas en sécurité en France, n'a cessé d'augmenter. La Seine-Saint-Denis a vu la population de confession juive s'en aller, quitter ce territoire, parce qu
'elle
ne se sent pas en sécurité. Donc il y a une extrême-gauche qui souffle sur les braises. Il y a aussi ceux qui font élire l'extrême-gauche. Parce que quand je vois Gabriel Attal verser des larmes de crocodile, alors qu'il a fait élire David Guiraud, alors qu'il a fait élire tous ces dingues d'extrême-gauche qui matin, midi et soir, appellent à la haine la députée Mesmer en Ile-et-Vilaine, en Bretagne, qui
a trouvé des excuses, je dirais,
à ceux qui poursuivaient les juifs dans
les rues de Amsterdam. Non, mais elle dit ces gens-là,
et elle dit ces gens-là en parlant de gens de confession juive, qu'est-ce que ça veut dire derrière ? Donc je veux dire, il y a ceux qui soufflent sur les braises pour des intérêts électoraux, puis il
y
a ceux qui les font élire, comme M. Attal, de façon totalement irresponsable. Je rappelle que les députés d'extrême-gauche qui déploient des brappos palestiniens, qui créent ce climat dans notre pays, ils sont élus, parce que M. Attal a demandé qu'ils soient élus.
Ils sont complices pour vous, Gabriel Attal, et complices en quelque sorte
?
De façon totalement irresponsable, oui. Oui, oui, c'est une complicité et une irresponsabilité. S'ils sont là, c'est parce que M. Attal et ses petits amis ont souhaité qu'ils soient là.
Merci Sébastien Chenu d'avoir été mon invité ce matin. Marine Le Pen, on l'entend peu en dehors du cadre du tribunal en ce moment. Ça lui impose une sorte de retrait de la vie politique anticipée ?
Non, pas du tout. Marine Le Pen sera présente à l'Assemblée nationale. Elle continuera à batailler pour les Français, dans l'intérêt des Français. Il n
'y a
pas grand-chose qui peut arrêter Marine Le Pen.
Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, merci à vous.
Sébastien Chenu