Photographie : le bestiaire fantastique et futuriste de Vincent Fournier
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France Culture Olivia Gesbert bienvenue au club bonjour à tous un club de la photo aujourd'hui avec Vincent Fournier réalisateur de plusieurs séries dont Outlook tous animalis ou encore space Utopia le photographe Vincent Fournier s'expose cette semaine avec uchronie au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris jusqu'au mois de septembre une exposition qui nous parle de ses futurs possibles de son rapport au vivant et aux technologies de ses rêves tout simplement et si le futur est encore de la science-fiction vous verrez avec lui vous verrez en l'écoutant vous verrez en regardant ces photos qu'il existe bel et bien dans nos imaginaires ce futur bienvenue à vous bienvenue au club on est vendredi [Musique] une émission programmée par Henri Leblanc avec Anouk Delfino préparé par Sacha Mattei réalisée par félicifogère avec Dimitri Paz à la technique et bonjour à vous Vincent Fournier bonjour olivia merci bienvenue Bienvenue dans ce club des passionnés de la photo sachez le vraiment ici c'est un médium un art que l'on adore vous êtes le cubrique ou le Philippe Cadic de la photo vous Vincent Fournier ah ben alors c'est deux monstres sacrés que que j'adore kubrique particulièrement dominal odyssée de l'espace qui est ça affine auquel je fais beaucoup référence dans l'exposition l'exposition à travers cette référence à ce film moi j'avais été très marqué par la une scène à la fin du film on retrouve le cosmonaute Dave dans sa communion spatiale entourée de mobilier Louis XV et j'aimais bien cette espèce de confusion des temps d'aller retour entre le passé et le futur quand on retrouve beaucoup dans l'exposition et caddic j'adore aussi d'ailleurs le titre uchronie de l'exposition c'est un qui a dit qu'un très bon exemple pour ça dans son livre Le Maître du haut château où il raconte où il raconte l'Amérique des années 50 occupée par les le Japon parce que les Allemands gagnaient la guerre donc voilà c'est vraiment un type de chronique hier il m'a aussi beaucoup marqué luchronisme c'est le titre de votre exposition à voir à Paris au musée de la Chasse et de la Nature c'est aussi un genre un genre qu'on a plutôt tendance à rattacher quand même à la littérature cette fiction imaginée à partir d'un point de vue historique comment est-ce qu'on fait de l'uchronie en photo alors moi c'est vraiment un point de départ dont je me sers pour ensuite jouer avec c'est vraiment un terrain de jeu avec lequel je vais je vais travailler pour mélanger le voilà le passé le futur c'est le point de départ mais on retrouve le début de l'exposition une grande mosaïque qui représente non pas des gladiateurs romains mais un casque spatial donc voilà dès le départ on a le la couleur de cette exposition et c'est une image qui montre un casque de la NASA que j'ai photographié dans les archives à Houston et qui est composé de plein de petits miroirs qui ont été assemblés par un par un bras robotique et ça donne le voilà le point de départ ici les Romains étaient allés sur la Lune par exemple et donc ça donne cette espèce de d'image un peu décalé du chrony vous êtes reparti des mosaïques antiques dans dans l'idée dans l'imaginaire et vous les avez aussi transformés métamorphoser et projeter dans ce futur possible alors imaginez le futur est-ce que c'est d'abord pour vous Vincent Fournier se plonger dans une esthétique particulière alors c'est vrai que ça produit des formes qui m'intéresse beaucoup en fait tout ce qui est moi je suis passionné de science-fiction d'univers autopique de d'imaginaire du futur voilà c'est des choses qui gagnent beaucoup de l'enfant je suis un peu nostalgique du futur de mon enfant on va dire c'est vraiment ça qui a nourri mon travail que je prolonge ici et dans l'exposition on retrouve surtout deux thèmes en fait il y a un thème qui a un lien avec l'imaginaire de l'exploration spatiale et puis un autre thème qui a un lien avec l'imaginaire lié au vivant surtout la réinvention du vivant dans une dimension à la fois poétique et aussi de prospective et cette histoire de futur mais en fait il y a le présent qui existe et puis c'est surtout pour moi de trouver dans le présent des éclats d'avenir c'est un peu la façon dont j'essaye de faire en fait toutes vos photos sont quand même aussi des voyages extraordinaires il y a de nombreux dessinateurs qui ont prêté en leur temps leur crayon au récit de Jules Verne pour les illustrer que ce soit Neuville Riu encore Bennett il y a des maîtres de la gravure de la gravure sur bois ils étaient tous plutôt visionnaires on peut le dire comme l'auteur mais est-ce qu'ils ont avec leur travail avec ce travail là aussi d'illustration que vous avez pu voir dans vos livres d'enfants puisque vous disiez que cette imaginaire vient là vient de cet enfance de la vôtre comment est-ce qu'ils ont aiguisé votre regard vous questionner le réel vous questionnez l'avenir en somme vous pensez qu'on manque quand même cruellement aujourd'hui dans ce temps présent coincé comme on est dans notre dans ce présentisme presque parfois un peu un peu réducteur un peu malsain on manque cruellement de futurs désirable oui je le pense effectivement le futur est un peu en panne on est effectivement un présent tapé deuel lié beaucoup aux réseaux sociaux en fait c'est c'est ça il y a ce livre d'Arielle Kiru que j'adore beaucoup qui fait que j'aime beaucoup qui s'appelle dans les images du futur où il raconte voilà qu'il y a deux imaginaires très présents actuellement liés au futur un premier lié à la catastrophe qui est représenté partout au cinéma etc et puis un autre qui est plutôt une espèce de solution tout technologique et quand entre ces deux futurs l'esprit comme court-circuit court-circuiter on a du mal un peu à se projeter et effectivement on a du mal à on a besoin de se projeter je crois que la vie c'est une suite de projet et donc on a besoin de d'avoir de d'imaginer de rêver ça fait partie de de la façon quand on est fait et en ce moment c'est vrai que c'est un peu compliqué mais se projeter en tout cas pour l'auteur pour celui qui s'y projette et peut-être aussi pour le pour le regardeur le spectateur c'est quand même un pari risqué qu'on s'y projette en photo en BD ou en film en croire en tout cas le dessinateur incubilal inki Bilal c'est Nico Paul c'est bug et tantôt via la littérature mais il y a aussi le cinéma et ça c'est quelque chose aussi qui m'a énormément qui m'a énormément influencé dans dans ma manière d'appréhender la bande dessinée aussi donc c'est c'est on peut parler de je sais pas de d'un film qui est fondateur pour moi de beaucoup de choses qui est 2001 dans l'espace qui est un film qui a aujourd'hui si on le voit on se on peut trouver quelques signes de faiblesse de vieillissement certainement mais dans dans la forme mais pas dans le dans le fond le fond le questionnement reste sans réponse on est dans on est dans quelque chose qui qui est voilà qui et qui sort évidemment du champ du divertissement et qui est un film qui m'occupe toujours intellectuellement aujourd'hui encore et moi j'aime ça j'aime ça dans le cinéma j'aime ça dans les œuvres littéraires ces choses qui restent et qui vous lâche pas donc moi j'essaie de de fonctionner comme ça avec cette cette idée du questionnement toujours et cette zone que j'appelle prospective qui est juste devant dans cette temporalité du futur proche et elle est là pour ça et c'est ça qui m'amène aussi parfois à mettre le doigt sur des choses qui font très très mal et ça a été le cas notamment de du 11 septembre je suis pas devin je suis pas visionnaire mais quand on joue avec cette temporalité de la manière dont je viens de l'évoquer on est on a de fortes chances de de tomber juste malheureusement la plume dans la plaie comme l'évoque unki Bilal ça vous dit ça vous est déjà arrivé à vous Vincent Fournier à force d'imaginer de rêver de vous projeter de tomber sur un os ou pire que ça sur des choses qui font très très mal comme l'évoquer un ki Bilal dans ses projections vers le futur non pas véritablement non non j'ai pas eu cette expérience là mais non mais je suis ravie que vous passiez un criminage j'adore et il sera il sera d'ailleurs présent en fait au musée de la chasse et la nature il invite est-ce que vous avez des invités donc jamais vous n'avez jamais eu peur de ce que vous avez pu apercevoir entrevoir dans vos rêves et bien dans mes projets qu'est-ce qu'il y a qui bah là j'ai un projet qui s'appelle les fleurs de chair ce sont des des fleurs des plantes qui produisent de la chair artificielle comestible pour la manger sur des recherches basées sur les tissus cellulaires et ce que je monte ce sont les squelettes de ces fleurs de chair donc je sais pas si on arrivera jusque là mais ça pourrait être mais ça c'est pas forcément un futur désirable non mais bon c'est présenté sur une forme très belle aussi en fait mais vous questionnez ça où est-ce que la science nous emmène aujourd'hui aussi ça fait partie des questionnements que soulève vos photographies oui tout à fait c'est c'est un miroir à la fois de nos espoirs parce qu'il y a beaucoup d'espoir là-dedans puis il y a aussi beaucoup de craintes parce que c'est c'est l'inconnu donc sa questionne effectivement tout ça à la fois dans la vie vous vous êtes comme ça Vincent Fournier toujours un peu entre deux mondes toujours un peu Lustin translation comme dirait Sofia Coppola je sais pas non oui je sais pasteur ou projeter comme ça ou je crois que j'ai un peu les deux j'ai assez sur terre et puis la tête dans les étoiles c'est un équilibre entre les deux en fait vous êtes entre les deux alors voilà vous photographiez le futur Vincent Fournier c'est-à-dire que vous saisissez un temps qui n'est pas encore advenu que vous prenez des images d'un monde qui n'existe pas encore vos photos sont à voir depuis le début de la semaine au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris on se retrouve dans quelques instants France Culture il est 12h12 [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] un printemps 100% basque qui vient de s'ouvrir on vient d'entendre un morceau extrait du film downtown eighty one c'est une sorte de déambulation dans le New York des années 80 dans le village comme on dit avec ses stars et notamment basket on vient d'entendre la voix avec quoi ta Mundi pour ce palabras comme rythme ou alors si vous êtes fan il y a un podcast de nos confrères amis camarades de FIP bascia soundtracks à écouter ou une expo basket toujours qui est à voir à la Philharmonie de Paris jusqu'au 30 juillet et enfin je vous dis c'est du total 100% Basquiat en ce moment l'exposition qui vient de débuter à la Fondation Vuitton c'est Bastia avec Andy Warhol à 4 mains ils ont peint ensemble et c'est cette conversation ce dialogue que la Fondation vous présente actuellement France Culture bienvenue au club Olivier j'espère l'aventure spatiale les architectures dingues utopique un peu folle les robots humanoïdes on est en compagnie aujourd'hui du photographe Vincent Fournier il y a 10 ans vous avez croisé vos photos et la musique de Sébastien gaxy pour une création hybride intitulée animalis une fable une sorte de fable un conte initiatique tout plein d'animaux augmenté sans la musique vous n'auriez pas pu donner vie aux images comme vous l'avez fait dans cette série dans cette exposition vous avez pensé photographie et musique ensemble alors effectivement c'est un travail qui est qui a été réalisé dans le cadre de Brice wisslife à quatre mains donc c'est un prix qui récompense la collaboration entre un musicien un compositeur et un photographe donc c'est vraiment un travail qui a été fait ensemble et ça s'appelle Octus animalis ça veut dire animal augmenter donc c'est un peu un prolongement du dernier projet que j'avais fait qui s'appelle post Natural History mais qui est moins dans le dans le poste naturalisme en fait qui est plus lié à effectivement dans le domaine du fantastique on a franchi un cap par rapport à l'imaginaire on est moins dans le réel et c'est une fable un conte qui raconte l'histoire d'un bestiaire de créatures hybride qui sont qui sont entre deux mondes et qui trouvent pas leur place sur terre et qui pour retrouver un certain équilibre vont se transformer en étoile donc c'est vraiment le récit de cette transformation de d'espèces en étoile donc on est vraiment dans sur le territoire de l'enfance du compte de du récit initiatique et voilà qui vous a permis vous en photo d'inventer un langage nouveau ça m'a permis de le prolonger effectivement de de sortir un petit peu du naturalisme dans lequel j'étais avec avec ce précédent projet et l'emmener sur un autre territoire donc c'est autre chose en fait c'est on reste toujours dans l'idée du bestiaire associé au cabinet curiosité une espèce d'expression de la différence à diversité ça parle aussi de l'environnement mais de manière assez poétique on a par exemple un oiseau qui s'appelle le tempester tant pisteur c'est une figure dans la mythologie qui a représenté un chaman en fait qui vient contrôler les éléments célestes la plus la tempête est là c'est ce petit oiseau en fait il a des filaments et quand les films en vibre il va produire de la musique et selon la musique qui va produire ça va réchauffer ou rafraîchir l'atmosphère donc voilà ça parle donc chacune des espèces en fait à des particularités c'est présenté comme des planches encyclopédiques avec une plaque en laiton qui vient d'écrire en fait la la l'histoire qu'on qu'on voit sous les yeux et la bande-son elle rugit elle barrit elle cuit je sais pas mon vocabulaire en terme de bestiaire sonore et pas très fort si vous voulez ajouter quelque chose non non mais c'est exactement c'est pas mal [Musique] [Musique] et puis c'était pas vrai que je n'aime pas les hommes mais ce que j'ai compris c'est qu'ils ne sont pas seuls musique signée Sébastien gaxy avec la voix de Denis le comédien convient d'entendre à l'instant monsieur quelle expérience sensorielle ou peut-être intellectuelle vous vouliez ouvrir au regard avec cette optus animalis qu'est-ce que vous voulez provoquer une forme d'émotion à la fois esthétique moi ça me rappelait aussi un peu pierre Leloup voilà ce compte musical et Pierre et le pardon voilà toutes ces choses en fait un côté merveilleux merveilleux scientifique aussi parce qu'il y a quand même on a associé un petit peu de technologie parfois dans ces dans ces créatures par exemple on a une raie manta qui a qui produit sa propre empreinte acoustique en espèce de motif comme ça de bulles pour échapper à ses prédateurs donc créer un leurre donc à chaque fois on retrouve ces choses là qui se mélangent c'est aussi créer des rencontres improbables en fait des des choses assez inattendues de la surprise de l'émotion du questionnement voilà l'expression d'une d'université en fait ce qu'elle a ce qui est un câblage curiosité ce qui est ce qui et le musée de la chasse et la nature se pourrait peut-être très très bien à cet endroit là parce qu'effectivement ça ça résonne parfaitement et l'idée c'était aussi dans ce musée de de créer un dialogue un parcours avec les œuvres de la collection en fait donc c'est beaucoup amusé avec Christine Germain à choisir les places et être raconté des histoires des résonances à la fois formelle des matières des formes etc puis aussi des choses qu'on puisse liées à l'histoire de de la chasse et de nature c'est vraiment un écrin ce musée le délocaliser partout en France pour que tout le monde puisse y rendre aussi facilement que les Parisiens le numérique et la technologie que vous attendiez pour réaliser vos rêves Vincent Fournier parce que vous êtes photographe à la base mais mais là la photographie dans tous ces projets dans toutes ces séries que vous avez monté ces dernières années vous avez greffé ajouté l'impression 3D la vidéo des logiciels de retouche c'est cette technologie que vous attendiez [Musique] parce que moi c'est vraiment les outils qui me qui me permettent de qui me permettent de de créer des choses assez hybrides en fait je travaille plus avec des idées quand il y a des outils en fait je vais avoir des idées puis après je vais trouver les outils pour réaliser et c'est ces choses-là et je travaille plusieurs personnes en fait à chaque fois comme un espèce de mini studio finalement par exemple cette nouvelle série qui s'appelle Flora incognita c'est ça a été réalisé par de la photogrammétrie donc c'est une technique particulière au départ on a vraiment des des vrais spécimens de fleurs et qui sont photographies à 360 degrés par plusieurs points de vue comme ça qui vont reconstituer ensuite une image et que je vais pouvoir ensuite déformer donc là j'ai créé après des des algorithmes de déformation comme espèce de vent inconnu qui vont vous dire déformer chacune de ces espèces donc voilà il y a beaucoup effectivement d'outils technologiques derrière et on retrouve ça oui beaucoup dans mon travail et quand vous vous sortez de l'École nationale de la photographie de Arles 97 il y avait pas tout ça finalement ça vous a ça vous a permis d'ouvrir vraiment les champs des possibles est-ce que vous vous sentiez un peu limité auparavant je sais pas si je me sentais limité en fait mais à l'école d'Arles j'ai déjà commencé je commençais déjà en fait à travailler avec les outils numériques en fait j'ai vraiment commencé très très tôt enfin dès que les outils sont apparus je m'en suis saisi pour pour formuler des choses que j'avais envie de former effectivement ça a été très ouais c'est accueillir avec beaucoup de bonheur c'est une évidence adopter ces technologies là les Rencontres d'Arles elles vont se tenir en juillet-août cet été comme comme chaque année et vous y serez présent avec cette avec cette série là Octus sera présenté effectivement pendant les Rencontres d'Arles ce festival pour vous on a beaucoup de choses parce que moi c'est déjà à la ville d'Arles c'est là où j'ai étudié j'ai fait l'école de photographie en Arles j'ai enfin vous êtes né vous êtes né beaucoup plus loin alors effectivement je suis né à Ouagadougou Burkina Faso voilà j'ai je suis arrivé en France j'avais 5-6 ans après j'ai grandi en Bretagne et puis ensuite j'ai fait mes études dans le sud de la France et donc à l'école d'Arles où j'ai ensuite exposé pendant les rencontres d'art et puis j'ai vu travailler pas mal avec François et belle qui était le directeur des rencontres pendant un moment donc voilà c'est un lieu qui compte beaucoup pour moi et dans lequel je me réinstalle en fait en ce moment voilà je suis en train de partager ma vie entre Paris et donc donc il y a un espèce de retour aussi au pays le retour au pays natal c'est c'est à la fois un festival vous dites qui compte pour vous mais qui compte aussi beaucoup pour la photographie aujourd'hui il faut quand même le rappeler c'est une plaque tournante pour pour les photographes et c'est important d'en être dans un dans un monde dans un secteur une discipline qui est aussi devenue de plus en plus foisonnante concurrentielle entre l'information et entre les versions artistiques qu'on peut en avoir aujourd'hui tout à fait ouais puis c'est une ville qui est en totale mutation aussi la ville d'Arles avec la Fondation loumax c'est à modifier complètement le paysage de la ville vous trouvez votre place vous dans ce monde il y a une place pour des photographes du futur comme vous Vincent Fournier à moi je je suis bien à ma place je me trouve je me oui oui bien sûr il y a une place enfin je sais c'est c'est aux gens de faire la place en fait c'est voilà je reformule est-ce qu'il a fallu jouer des coudes écoutez moi je suis un peu je suis un peu anony finalement dans le paysage de la contemporain de la photographie ni dans l'année dans l'autre j'ai d'abord été plutôt reconnu par les États-Unis en fait c'est d'abord le métropole Muséum à New York qui est qui a fait l'acquisition de pièces ou que j'ai exposé après le moriart à Tokyo et c'est plus récemment après le Centre Pompidou voilà c'est je suis passé par les chemins des tournées donc ça a été difficile non en fait moi ça s'est fait très naturellement le mettre par exemple j'ai reçu un mail que j'ai mis à la poubelle au début parce que je croyais que c'était un spam mais bon donc c'était il faut ouvrir tous ces spams c'est ce que vous êtes en train de nous dire si on veut si on veut pas passer à côté de sa chance photographiée pour terminer Vincent Fournier les journalistes de la rédaction sont en train d'entrer pour le journal de Thomas Cluzel photographier simplement le réel qui nous entoure ça ne vous intéresse plus ou vous y reviendrez peut-être un jour alors si si j'ai une partie de mon travail space Utopia qui concerne la photographie direct là pour le coup il y a absolument aucune retouche c'est des images qui sont faits en direct qui sont mises en scène donc qui joue sur un espèce d'équilibre entre le documentaire et la fiction mais on est vraiment dans la photographie classique en fait là pour le coup là c'est une série que vous avez débuté il y a longtemps aussi en 2007 c'est votre voyage à vous dans l'espace ce sont des lieux notamment qui comptent à travers le monde les lieux de l'exploration spatiale pour ce space Utopia ce space project que vous avez aussi Vincent Fournier mais c'est quoi le réel au fond vous qui aimez bien souvent citer Borges dans l'immortel nous acceptons facilement la réalité peut-être parce que nous sentons que rien n'est réel c'est ça votre définition aussi à vous durable très juste rien n'est réel de ce monde qu'est-ce qu'il est quand même un peu ce qu'il en reste une fois qu'on a tout enlevé c'est-à-dire pas grand chose c'est bien ça cette exposition Vincent Fournier la voix autre elle s'intitule uchronie elle est présentée en ce moment au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris c'est à voir jusqu'au mois de septembre 17 septembre 7 septembre et on peut passer aussi par les rencontres de la photographie Tarl qui auront lieu cet été pour voir aussi si on passe pas par Paris cette série que vous avez pensé imaginer la plus folle et en musique Octus animalis merci beaucoup à vous merci
Michel Fournier