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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 30 avril 2025 27 min

Loïc Hervé : « Il y a un racisme contre les musulmans en France, c’est une évidence »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le carv bonjour. On va commencer cette interview par un petit jeu. Je sais que vous êtes joueur, je crois savoir que vous êtes joueur.

Voici trois titres de presse régionale que nous allons regarder ensemble. Tout d'abord, la dépêche du midi pan géante, la France à l'abri. Autre une, la Provence, les médecins en colère et le Dauphin libéré, les magistrats qui craignent pour leur vie menacée et intimidé.

Les juges s'inquiètent. Qu'est-ce qui vous inspire le plus ? Allez, je vais faire euh un choix difficile parce que la question des juges m'intéresse, mais je vais choisir la question des médecins évidemment puisque cette question euh des déserts médicaux dans notre pays, c'est une question qui euh inquiète énormément les Français dans leur vie quotidienne, qui leur pose beaucoup de difficultés et vous avez des territoires entiers, je pense au mien en particulier où médecins, professions médicales sont vraiment beaucoup trop peu nombreux et ne font pas face à la demande et au besoins des Franç.

Vous n'approuvez pas cette mobilisation des médecins. Non, je comprends ce que font les étudiants en médecine. Je comprends ce que font les jeunes médecin.

Je l'entends mais de l'autre côté le rôle du législateur c'est aussi de trouver des solutions aux difficultés des Français. On vient de voter la loi de narcotrafic, on avait un problème, on a généré un consensus politique, gouvernement, parlement et on a voté une loi. Donc il faut qu'on arrive, y compris avec les médecins à trouver des solutions concrètes pour changer la la réalité des Français.

Si on veut sortir le pays des difficultés qu'il connaît, si on écoute ce que les Français nous ont dit pendant la crise des gilets jaunes, ce que les Français nous disent, à chaque fois qu'on fait une élection dans ce pays, il faut répondre à ces questionsl c'est vrai qu'il y a des questions de sécurité mais la question de l'accès aux soins et à la santé, c'est une question absolument majeure. Donc il faut moi je suis un un modéré donc je pense qu'il faut qu'on arrive à trouver des solutions avec les médecins, mais cette question là elle doit elle doit être résolue par les par les politiques. Sinon encore une fois on va procrastiner, c'est on va renvoyer à demain la résolution de de ces problèmes là.

C'est un problème majeur. Le carrier, vous êtes membre de la commission des affaires étrangères du Sénat. Ça fait maintenant 100 jours, je disais tout à l'heure, 100 jours que Trump est aux manettes à la Maison Blanche.

Quel bilan vous en tirez ? Moi le bilan qui m'inquiète le plus et effectivement avec le regard d'un membre de la commission des affaires étrangères, c'est la déstabilisation du muléralisme dans le monde. En fait, le président Trump en arrivant a annoncé qu'il allait régler tous les problèmes internationaux en 48 heun d'entre eux ne sont aujourd'hui résolus.

Et c'est surtout la question de la paix pour moi qui est la question primordiale en Ukraine en Ukraine au Prochain Orient. Au proche Orient évidemment, j'en reviens donc je peux on pourra en parler si vous le souhaitez. C'est vraiment une question qui est une question absolument majeure.

Et puis après, il y a la question du commerce. Hm hm. Le et les deux questions sont liées puisque le le commerce, les règles commerciales sont faites aussi pour avoir des relations pacifiques entre les nations.

Et euh la question notamment des tarifs doués qui avortent en fait au bout de quelques jours puisqu'on est dans une période maintenant de 90 jours, on sait pas trop ce qu'il va faire et cetera. Honnêtement euh c'est pas euh je je partage pas l'autosatisfaction du président américain sur son propre bilan et je me dis que si ça continue comme ça, les élections de mid terme, c'estàd les élections qui vont avoir lieu dans dans un an et demi maintenant risque d'être beaucoup plus compliqué. Et la réponse française, elle était à la hauteur de l'agressivité en quelque sorte de Donald Trump et des États-Unis à notre rencontre.

Moi je trouve que la réponse française surtout la réponse européenne, elle permet quand même de nous positionner aussi en partenaire et en allié des Américains parce que nous restons quand même des occidentaux mais en partenaire et en allié exigeant et surtout en capacité de répondre si davantage il y avait la mise en œuvre de de ces tarifs douignés ou des menaces qui pèsent sur les sur des espaces européens. Je pense notamment au Grenland. Vous savez qu'on a reçu le droit du Danemark ici il y a quelques quelques jours.

Donc non, il les Européens et d'ailleurs dans l'opinion publique, on le sent. S'il fallait une démonstration de la nécessité de l'Union européenne, elle est là. On n le premier marché mondial et on doit se vivre en puissance politique.

Levé l'actualité, c'est aussi l'assassinat d'Abou Bakar Sissé he ce fidèle musulman dans une mosquée du gare vendredi dernier. Une minute de silence a été respectée hier à l'Assemblée nationale. Vous êtes vice-président du Sénat.

Est-ce que ça sera aussi le cas ici au Sénat cet après-midi ? Ce matin, je peux pas vous le dire parce que c'est une décision qui appartient au président Gérard Larcheter. En tous les cas, je comprends et je partage euh l'émotion des fidèles musulmans de de France et je partage la réaction notamment de de Manuel Vals qui a dit que on ne peut pas perdre la vie dans un lieu de culte quand on va soi-même prier.

Grand jury pour Sena. Il a dit c'était absolument. Je crois que c'était les mots étaient justes.

Euh et euh voilà, c'est euh c'est grave ce qui s'est passé. La mosquée de la grand de de grand de la grand combe. Euh et voilà, on doit on doit avoir une protection, l'État, le rôle de l'État euh dans un pays laïque, c'est la protection de la liberté de culte et la et la la pratique du culte. et et je le dis voilà, encore une fois, je comprends la l'émotion des des mus du France.

Je veux pas rentrer dans les polémiques avec et les filles parce que euh je veux dire la la volonté de de d'avoir un rapport de force permanent et de taper notamment sur ministre de l'intérieur qui fait très bien qui fait très bien son travail d'avoir tardé à réagir. Mais enfin le le le ministre de l'intérieur il a euh a a géré la sécurité de l'ensemble des Français et il le fait bien. Bruno Rota travaille très bien.

Donc la polémique des de l'opposition d'extrême gauche à l'Assemblée nationale qui pas son temps à taper sur le ministre de l'intérieur, ça suffit. Donc moi je je soutiens l'action du ministre de l'intérieur. Je le gouvernement a réagi de manière honorable. le parlement une minute de silence a été observé à l'Assemblée nationale.

Je trouve que voilà, on doit se tenir au côté de ceux qui sont les victimes dans cette affaire et et notamment des fidèles juste si je comprends bien à titre personnel, vous souhaiteriez qu'il a cette minute de silence ici au Sén je serais absolument pas choqué et j'y prendrai part avec voilà avec respect évidemment évidemment juste simplement pour ce sur ce climat alors il y a un débat autour du terme islamophobie la gauche une grosse grande partie de la gauche utilise ce terme. Bruno Rotaillot, vous parlez de Manuel Val tout à l'heure, refuse d'utiliser ce terme. Qu'est-ce qu'est-ce que Comment vous qualifiez-vous ce climat actuel en France ?

Ah bah qui a un racisme contre les musulmans en France, c'est une évidence qu'on le qualifie d'islamophobie ou pas, c'est un débat de linguiste. Mais il y a un climat du coup, c'est pas important de savoir si c'est islamophobi non. Par contre, par contre, ce qui est très important de savoir et et pour ne pas surréagir, c'est de savoir ce qui s'est réellement passé.

Ce qui s'est réellement passé, c'est que c'est qu'un fidèle musulman a perdu la vie dans une mosquée en France. Ça c'est très grave. Après les mobiles et les motivations de l'auteur qui a été quand même confondu et arrêté en Italie he il s'est rendu dans un dans dans un commissariat en Italie.

Ça ça c'est l'affaire de la justice et c'est l'affaire de la police. C'est de savoir qu'est-ce qui se quels sont ces ces mobil est-ce que c'est une affaire euh psychiatrique ? Est-ce que c'est une affaire politique ?

Euh est-ce que c'est un règlement de compte ? Moi, j'en sais rien si vous voulez. Donc avant je trouve que avant de lancer des polémiques inutiles, on devrait surtout être du côté de de la dignité politique.

Et la question de la dignité politique c'est de regarder comment en France quand on est chrétien, quand on est musulman, quand on est juif, on puisse aller dans son lieu de culte et le pratiquer sans avoir la crainte de perdre la vie. Le évvé, je voulais vous faire réagir à cette proposition de Gérald d'Armanin qui veut faire payer les détenus au frais d'incarcération. Le ministre de la justice est revenu sur sa proposition hier à l'Assemblée nationale.

On l'écoute et je vous fais réagir juste après. Il ne s'agit pas de faire payer à l'ensemble des tenu le coût évidemment du service public pénitentiaire mais comme vous l'avez dit de contribuer. À l'époque c'était 45 € qui étaient prélevés chaque mois.

Avouer que c'est une forme symbolique de participation mais je crois compréhensible pour nos concitoyens. Bonne idée. Moi je je trouve c'est pas une mauvaise idée.

Je sais pas si ça réglera le problème des finances publiques dans notre pays et notamment des finances publiques du ministère de la justice et des prisons en particulier. J'étais avec le ministre de la justice garde des saut à Bonneville dans mon département il y a quelques semaines et nous avons visité c'est la maison d'arrêt de cette de cette commune. Euh et c'était très intéressant de voir qu'il y avait un atelier dans lequel les détenus travaillent et ça c'est très important.

Il faut que les détenus en France travaillent et il faut leur permettre de travailler. Et quand on regardait les niveaux de revenus dégagés, hein, parfois jusqu'à 2000 € euh ben moi je trouve ça très bien et je suis pas choqué qu'il y ait une participation qui soit demandée au prisonniers surtout s'il travaillent pour pour les frais d'incarcération. Les sommes inv évoquées par le garde des sauts sont 5 € par jour quelque chose comme ça.

Ouais, 5 € par 45 € 5 € par jour, c'est 45 € par enfin bref, mais peu importe. En tout cas, en sachant que un/ers des détenus vivent avec moins de 20 € par mois. Alors justement, la question centrale, c'est pas tellement le loyer, c'est la question du travail en prison.

Hm hm. Et moi, je suis pour qu'on développe le travail en prison. Je trouve que la prison doit être un lieu de réinsertion sociale et je crois beaucoup au travail pour retrouver de la dignité et permettre aux détenus de préparer leur réinsertion dans la société.

C'est ça l'objectif. Le KV l'actualité c'est aussi la mort du pape François. C'était il y a 10 jours.

Vous êtes secrétaire du groupe d'amitié France Saint-Siège. Vous l'avez rencontré à plusieurs reprises. Quelle église François laisse-il derrière lui ?

Alors, on est encore dans l'émotion de la mort du pape, donc on a on a encore pas tout à fait le recul qui nous permet de le dire. Ce qui est certain, c'est que par la manière dont il a assumé son pontificat, la manière la plus simple, le fait de se tourner vers ce qu'on ce qu'il appelle lui-même, ce qu'il appelait lui-même les périphéries, vers les pauvres, c'est une manière de rappeler ce qui est finalement au fond le message de l'Évangile. Et en fait, c'est normal que le pape soit au service de ça.

Et cette manière de pastorale, c'est la manière dont dont il a incarné son pontificat. euh fait que finalement à la quand quand il part, on se rend compte de la de la de la dimension du de la de de la personnalité. Euh voilà.

Après l'église, il il est le souverain d'une d'une église mondiale, Oui. universelle. Et donc le souvent les messages qu'il qu'il donne, il les adresse à des milliards d'humains.

Alors des des catholiques, les chrétiens, mais les les les habitants de cette terre de manière quasi universelle. C'est un leader d'opinion le pape et je pense qu'il a fait bouger un certain nombre de choses notamment regardez l'encyclique Laodate aussi, une encyclique consacrée à l'environnement. Ouais.

Et c'est une évolution tout à fait significative. qui a été qui a été qui a été faite au au Vatican et et dont on pu lui rendre grâce. Alors les Cardino ont fixé au 7 mai la date du début du conclave qui éra le successeur.

Quel défi attendent le prochain pape selon vous ? Est-ce que par exemple ce serait pas la question des abus sexuels ? Ah bah de toute façon c'est une question qu'on ne peut plus mettre sous le tapis et le pape François a été de ceux qui ont regardé ce problème en face.

Hm hm. Euh c'est une question extrêmement grave. D'ailleurs en France, on a eu un certain nombre de de d'initiatives prises par l'Église catholique pour notamment regarder cette cette question et et donc ce sera le défi un des défis principaux du du prochain en Europe occidentale, c'est un des défis du du prochain pontif évidemment.

Euh mais il y a pas que ça, hein. Vous savez, la réalité du christianisme dans le monde est différente d'un continent à l'autre. Euh on peut penser aux Philippines, on peut penser à l'Amérique latine, on peut penser à l'Afrique.

Hm hm. Euh et donc euh euh cette question de garder euh l'unité de l'église dans le monde qui qui est la force en fait de de l'Église catholique au-delà de son nombre euh c'est un enjeu absolument absolument majeur. Et nous on regarde ça en tant que français d'une vieille nation chrétienne très sécularisée avec des exigences qui sont pas tout à fait les les attentes des catholiques du monde.

Justement très rapidement vous parlez de la France. Est-ce qu'il fallait mettre les drapeaux en berne samedi pour les obsèques précisément du pape François ? pas contraire à la laïcité finalement on a beaucoup entendu ça notamment à gauche.

Regardez, on a mis les drapeaux en berne pour la reine d'Angleterre qui est chef d'une église et qui est un un souverain sans pouvoir politique. C'était normal. La reine d'Angleterre, Elisabeth II a a eu un rôle historique majeur.

Le pape François qui est venu plusieurs fois en France, qui est venu à Ajacio, c'est son dernier voyage international, qui est venu à Marseille, qui est venu à Strasbourg, euh il a eu avec notre pays comme chef d'État et et dans la relation qu'il a pu avoir avec un certain nombre de responsables politiques une relation avec il y a et il y a une émotion dans le pays et il y a une émotion dans le pays qui est réelle. Donc c'est un hommage qu'on rend euh à un chef d'état euh et je le redis à quelqu'un qui a un message qui dépasse l'Église catholique. Moi, je suis pas choqué du tout et je trouve que voilà, on on pourrait passer du temps à d'autres à à utiliser euh ce temps sur les polémiques, à faire bien d'autres choses.

Le gouvernement était bien représenté. Bon, on va parler justement d'autre chose. François entame aujourd'hui un cycle de consultation sur une éventuelle réforme du mode du scrutin pour les élections législatives.

C'est l'heure de faire entrer Stéphane Dugay sur ce plateau. [Musique] Salut Stéphane. Bonjour Steve.

Bonjour. Le premier ministre lance ses consultations sur le scrutin proportionnel aujourd'hui. Il reçoit donc ce matin Marine Le Pen et Jordan Bardella à Matignon pour parler d'un chantier qui lui tient particulièrement à cœur.

Oui, Steve, le chef du gouvernement défend le scrutin proportionnel depuis de nombreuses années. Il en avait d'ailleurs reparlé lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale au mois de janvier. Le Premier ministre disait vouloir consulter chaque parti et il tenait à une modalité que cette proportionnelle soit enracinée dans les territoires.

François Baou travaux pratiques, mais le plus dur reste à faire. Oui, parce que déjà, il faut tenter de lever les réticences. Plusieurs parties sont opposées à un scrutin proportionnel aux législatives.

Le premier d'entre eux, c'est les Républicains, très attachés au système majoritaire mis en place par le général de Gaulle. une position suivie par Horizon le parti d'Edouard Philippe et plus étrangement par Renaissance le parti fondé par Emmanuel Macron s'est prononcé hier contre la proportionnelle alors que c'était pourtant une promesse à répéter du candidat euh du président de la République lorsqu'il était candidat et lorsqu'il était président. Alors il y a quand même un problème, c'est que tous ceux qui sont favorables ne sont pas d'accord sur les modalités.

C'est ça exactement. C'est Steve, c'est c'est ce qui est le plus dur, définir les modalités et les partis qui sont favorables au scrutin proportionnels ont chacun leur vision de ce scrutin. Écoutez la proposition de Marine Le Pen, c'est ce qu'elle a dit hier à l'Assemblée nationale.

J'allais dire les deux critères qui doivent être retenus pour décider de ce mode de scrutin, c'est un qu'il soit fondé sur la proportionnelle, c'est-à-dire que l'ensemble des Français puisse euh par l'intermédiaire de ce mode de scrutin se sentir représenté au sein de l'Assemblée nationale. Et il y a un deuxième critère qui s'est imposé qui est que ce mode de scrutin permett l'émergence d'une majorité absolue. Ce que propose Marine Le Pen, c'est proche de ce qui se fait pour les élections municipales. une élection proportionnelle à un tour.

Le parti qui est arrivé en tête à une prime majoritaire une prime majoritaire, il gagne 50 % des sièges et le reste et distribué selon les pourcentages de voies obtenu. La France insoumise est opposée à ces modalités là. Ce ne serait pas vraiment proportionnel, a dit Emmanuel Bonpard sur ce plateau.

Elle est fièent plutôt pour une proportionnelle avec une liste nationale mais représentative des territoires. D'autres comme l'UDI par exemple préfère un scrutin proportionnel départemental. les écologistes pour une proportionnelle régionale.

Autant de modalités différentes qui font dire à Roger Carouci que les consultations seront un échec. Chacun y va de son couplé. Ah bah oui, on peut faire une proportionnelle départementale, on peut le faire dans les départements au-delà de 10 sièges, on peut le faire peut-être par région.

Enfin bon, on a ouvert, soyons franc, la foire à la farfouille. Chacun va y aller de son idée, de son thème. Est-ce que ça va changer grand-chose ?

Est-ce qu'on est capable d'ici l'été d'arriver à un accord ? Ça m'étonnerait beaucoup. Une des solutions, ça pourrait être aussi de mettre en place une dose de proportionnel comme c'est le cas au Sénat, pas partout en fonction de la taille des circonscriptions, ce qui donnerait un scrutin mix.

Me tourne vers vous Loï Carv, vous êtes vous appartenez à la famille centriste. Est-ce que vous êtes favorable à au scrutin proportionnel ? J'ai jamais été un grand fan de la proportionnelle en soi.

On a une expérience en 1986 puisque euh Jacques Chirac a été euh sa majorité a été élu avec un une modification voulue euh par François Mitteran euh avec une une proportionnelle départementale. En soit, je suis pas un un grand fan de ce de ce modus scrutin. Si elle devait arriver, il faut une proportionnelle qui soit la plus départementale possible pour pour vos pour vos téléspectateurs.

Le premier objectif, c'est de mieux représenter les Français au Parlement, donc c'est et de représenter plus de sensibilité politique. D'ailleurs, est-ce que par rapport à la situation actuelle de l'Assemblée nationale, il y aurait vraiment une grosse modification ? Ça dépend précisément de la proportionnelle qu'on choisit.

Donc soit une proportionnelle départementale, soit une proportionnelle inspirée du Sénat, c'est-à-dire dans des départements très urbains où la figure du député n'est pas aussi proche que dans un département à caractère rural ou semi-urbain comme le comme le mien où euh les gens aiment bien savoir qui est leur leur propre député. Ça c'est l'élément le le plus important. Donc ne pas perdre le lien au territoire.

On l'a vu avec le quinquena, on l'a vu avec euh le un certain nombre de modifications qu'on a qu'on a qu'on a qu'on a voulu faire. Il y a des conséquences, le non cumule des mandats par exemple, il y a des conséquences qu'on n'imaginait pas. Donc décoré le député d'une circonscription territoriale, c'est courrir le risque de euh d'avoir un écart encore plus important entre le citoyen et son parlementaire.

Je dis d'autant plus que moi je suis très attaché au rapport que j'ai avec les élus locaux de mon territoire, mais pas seulement, avec le monde économique et avec les citoyens. Et et un parlementaire, c'est ça. Il doit vivre dans un territoire le plus possible la même vie que ses concitoyens pour mieux les représenter au parlement.

Même s'il y a pas de mandat impératif, mais c'est important de vivre la même réalité que que nos compatriotes. Qu'on comprenne bien, une telle réforme est telle possible avant la fin de la session parlementaire. C'est ce que dit Sophie Prima qui dit bah une telle réforme, une réforme du mode de scrutin serait envisageable avant la fin de la session parlementaire.

Quand je vois la réaction de Roger Carouci, non seulement il dit que c'est pas possible mais visiblement il en a pas envie. Donc si vous dites c'est c'est mort quoi. Non, je dis pas que c'est je dis pas que c'est mort.

Regardez la loi narcotrafic, on a réussi à la voter très largement. Donc ce qu'il faut et ce sera c'est le rôle on voit qu'il y a des intérêts politiques. C'est clairement le rôle de François Baou de regarder de quelle manière il peut lui parce que lui il y est vraiment attaché depuis toujours et ça on peut pas lui enlever.

C'est vrai. Comment lui peut proposer un un compromis qui permette de proposer qu'on modifie le mode de scrutin des députés de notre pays ? Attention hein, les législatives entre guillemets, elles nous donnent.

C'est-à-dire que on va revenir dans la période dans laquelle une nouvelle dissolution est possible. Hm hm. Euh vous la craignez, vous craignez une nouvelle dissolution.

Elle est possible h institutionnellement et étant donné qu'il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et qu'on parle du mode de scrutin des députés, on imagine bien que c'est quelque chose qui peut intervenir avant euh 4 ans et demi. Hm hm. Enfin, je veux dire avant avant le terme du mandat actuel et puis il y aura une présidentielle en 2027.

Donc, il y aura s'il y a une présidentielle, il y aura des législatives. Il y aura des législatives sur le mode de scrutin. Attention, c'est pas forcément le moment de se lancer là-dedans.

Non, je dis c'est pas ce que je dis. c'est c'est c'est que ce mode de scrutin, on doit l'avoir en doit l'avoir en tête et on doit se dire qu'il peut être utilisé rapidement. C'est un élément de plus.

Donc je moi je je fais confiance au premier ministre pour regarder comment il peut proposer ça. Ma fois si c'est pas possible, c'est pas possible. Est-ce qu'un scrutin majoritaire, un scrutin proportionnel mixte, un peu comme il y a au Sénat peut-être une voie d'atterrissage selon vous ?

Oui, c'est une solution qui est qui est intéressante notamment en ville euh précisément parce que les députés ne sont pas aussi proche des citoyens que ils le sont dans le directoire euro et que c'est tout à fait imaginable dans les gros départements urbains Paris, l'Île-de-France, le nord où évidemment on pourrait avoir quelque chose qui soit une dose de proportionnel. C'est pas un scrutin proportionnel et ça c'est c'est quel cas au Sénat. Moi je suis élu à la proportionnelle par exemple.

Merci beaucoup Stéphane. On se retrouve tout à l'heure, c'est ça ? Oui.

Pour parler des critiques virulentes de la gauche contre Bruno Rotaillot après la mort d'Aboubakar Sissé à la Grand Combe. Super vendredi dernier. À tout à l'heure Stéphane.

Merci beaucoup. On va voir le ce qui se passe du côté de de chez vous. On va retrouver Sébastien Germain, journaliste à 8 Montblanc.

Sébastien, euh vous vouliez interroger le sénateur sur les Jeux Olympiques d'hiver qui auront lieu en 2030 dans les Alpes françaises. Bonjour à tout le monde. Euh oui, monsieur Loï Harvé.

Euh ici en Have, on sait quel a été votre combat pour vous opposer à la construction d'un vélodrome à la Roche sur fond euh prévu pour les mondiaux de cyclisme 2027. Euh quel a été votre positionnement ? Quel est votre positionnement par rapport aux Jeux Olympiques et par Olympiques 2030 prévu dans les Alpes françaises et notamment chez nous en Haute Savoie ?

Bonjour Sébastien. Alors euh questions directe, réponse directe. Moi, je suis favorable à l'Organisation des Jeux Olympiques de 2030 précisément parce que en Overronalpe comme dans la région sud, on réutilise l'essentiel des infrastructures sportives qui sont l'héritage des Jeux Olympiques précédents.

Alors sans remonter à Grenoble, mais sans doute des infrastructures sportives qui remontent aux Jeux Olympiques d'Alderville en 1992. Et euh je trouve que c'est l'ensemble du Massif Alpin hein de de Nice jusqu'à la Haute Savoie he vraiment tout le Massif Alpin qui va euh qui a été candidat et qui a été retenu pour organiser ces Jeux Olympiques. Par contre, il y a une question d'acceptabilité de ces Jeux Olympiques et pour qu'il y ait une question d'acceptabilité, il faut associer la population à ce défi.

Et ceux qui se peuvent associer la population à ce défi, c'est d'abord les élus locaux et c'est ensuite les parlementaires. Les parlementaires qui soutiennent et c'est mon cas, les Jeux Olympiques ont un rôle à jouer pour permettre que le débat démocratique nécessaire qui celui de l'acceptabilité de ces Jeux Olympiques dans nos territoires de montagne soi porté politiquement. Donc je l'ai dit à la ministre, je l'ai dit à Michel Barnier, je je le dirai clairement Edgar Gopiron.

Les parlementaires qui soutiennent doivent être associés beaucoup plus qu'ils ne le sont à la question de l'Organisation des Jeux Olympiques de 2030. Mais mon soutien est sans équivoque. Merci beaucoup Sébastien Germain.

Merci d'avoir été été avec nous ce matin LV. Pour terminer, je voulais vous faire réagir à cette vraie fausse candidature de l'animateur Cyril Anouna pour l'élection présidentielle de 2027. L'heomadaire valeurs actuelles, ne riez pas, l'bdomadaire valeurs actuell le donn candidat.

Il a finalement démenti hier évoquant une blague. C'est devenu ça la politique, c'est une mauvaise série télé. Quel abaissement ! qui a l'abaissement de de ce qu'est la fonction présidentielle.

Fondamentalement, on parle d'él président de la République d'une puissance nucléaire et qui d'une d'une grande puissance dans le monde. On parle de quelqu'un qui sera demain en capacité de résoudre les problèmes nationaux et internationaux, de discuter avec le président américain, avec Vladimir Poutine, le cas échéant. C'est ça dont on parle.

Et on va aller choisir quoi ? un un animateur de télévision qui est en très grande partie d'ailleurs responsable de l'effondrement moral du débat politique dans notre pays. Moi quand je alors sans sans sans être nostalgique d'une période qui n'existe plus, ils sont où les grands débats politiques ?

Ils sont où les les personnes qui à gauche comme à droite ou au centre sont des personnes qui représentent dignement des idées ? Il ne représente rien selon vous Cyril Anouna. Mais il il représente l'un des des millions de Français le regardent au quotidien.

Mais mais je Mais mais bah c'est un animateur. Laissons-le là où il doit. Laissons-le faire son métier.

H voilà. On n pas besoin d'un d'un Trump à la française qu'on irait chercher sur un plateau de télé comme un animateur. Il a il a expliqué dans cette vraie fausse parce qu'il est à l'origine de cette vraie fausse candidate.

Va me le dire. C'est c'est pas c'est pas il est pas complètement étranger à l'idée. Euh bon voilà, laissons-le dans dans son rôle.

Euh moi je le regarde pas. Donc les Français ont ceux qui veulent le regarder ont le droit de le regarder. Moi je suis je je je trouve que inviter des hommes et des femmes politiques sur un plateau pour les faire huer par un public, c'est d'une certaine manière et ça c'est un combat qui est qui est qui est très personnel, c'est d'une certaine manière créer de la violence.

Mais voulait dire que il faudrait pas c'est pas les jeux du cirque. La politique c'est pas les jeux du cirque. C'est les problèmes auxquels nous le pays confronté sont suffisamment graves pour qu'on les aborde avec dignité avec avec des différences d'approche avec du débat mais pas avec de la violence.

Vous voulez vous voulez dire que la politique doit être réservée aux politiques. Est-ce que ça pose pas aussi un problème ? Par exemple, on parle de candidats hors système avec notamment quelqu'un comme Michel Édouard Leclerc qui pourrait éventuellement se présenter.

Pour vous, tous ces personnalités, toutes ces personnalités ne doivent pas pouvoir concourir à une élection comme l'élection présidentielle de 2027 ? Tout le monde peut se présenter. Si monsieur Hanouna recueillait 500 signatures et qu'il était vraiment candidat, il peut il peut se visement, c'était une blague qui n'y a pas pensé sérieusement.

Bon euh et deuxièmement, chacun doit le faire avec dignité, pas faire le moralisme mais enfin quand même. C'est cette manière de faire croire que que c'est pas important la présidentielle. C'est très important la présidentielle.

C'est pour ça qu'on aura besoin d'un d'un président de la République en 2027 qui soit très digne dans sa fonction. Et donc moi je suis désolé, monsieur Hanouna ne ne remplit pas ses ses critères de dignité. Peut-être un peu exigeant mais il faut Merci beaucoup.

Merci beaucoup LV d'avoir été avec nous ce matin. Je rappelle que votre interview est à retrouver en podcast. Dans 20 minutes dans le club, on reviendra sur le bras de fer entre Bruno Retaillot et la gauche.

Une grande partie de la gauche à la suite du meurtre tragique d'un fidèle musulman. Merci Louis Carv. Vous laissez notre place votre place à notre invité politique, c'est Sarah.

Merci beaucoup. Très bien.