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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 29 janvier 2025 26 min

"Il y a une demande très claire de maîtrise des flux migratoires", affirme Benjamin Haddad

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour Benjamin Hadad bonjour bonjour il parlait de Mayotte c'est ainsi que François baerou s'est justifié hier devant les députés après avoir parlé de submersion migratoire en France lors d'une interview le Parti socialiste pas pas convaincu he par les explications du Premier ministre a donc décidé de suspendre toutes les réunion prévu avec le gouvernement sur le budget vous les comprenez le Premier ministre François Baou il a eu des terme fort pour parler du sentiment des Français vis-à-vis de l'immigration et qui peut lui donner tort les chifres fondamentalement quand vous parlez à des Français mais de toutes les sensibilités politiques les sondages le montrent de gauche comme de droite aujourd'hui il y a une demande très claire de maîtrise des flux migratoire et c'est ce que nous avons porté nous d'ailleurs avec la loi à l'époque avec Gérald armanin qui était de dire si vous venez en France pour travailler que vous respectez les règles que vous parlez la langue et que vous intégrez vous êtes le bienvenu dans notre pays mais si vous êtes débouté d'asile si vous ne vous intégrez pas si vous ne respectez pas les règles ou qu' forciorie vous êtes un délinquant vous avez vocation à partir mais le choix des mots est important Benjamin Hadad parler de submersion migratoire la présidente de l'Assemblée nationale y Bron pivé elle-même a indiqué qu'elle n'aurait pas jamais tenu ses propos ses propos me gênent dit-elle clairement est-ce qu'il a commis une faute fr le Premier ministre il a parlé clairement il a dit les choses franchement migratoire ça vient de l'extrême droiteextr dro un sentiment il a parlé effectivement du ressenti et de l'exigence qui est formulée par les Français de maîtriser l'immigration et c'est effectivement au cœur de l'action du gouvernement c'est au cœur de l'action que nous menons aussi au niveau européen j'ai rencontré hier le commissaire européen brunire à Bruxelles qui travaille sur ces questions migratoires avec le ministre d'intérieur Bruno rotillot pour mettre en œuvre le plus rapidement possible le pactasile migration que nous avions voté récemment qui permettra une première sélection des demandeurs d'asile aux frontières de l'Union Européen la révision de la directive retour qui permettra d'expulser plus rapidement plus facilement et de renforcer les outils externes de la politique étrangère européenne les visas l'aide au développement les accords commerciaux pour pouvoir maîtriser l'immigration encore une fois c'est une exigence qui est partagée d'ailleurs non seulement au-delà de la France mais je le vois partout en Europe de la Lituanie à l'Italie en passant par l'Allemagne il a cette exigence parce que sinon fondamentalement si on pas si on n pas capable de dire les choses clairement et surtout obtenir des résultats les gens se tourneront vers des mouvements populistes au-delà du fond sal à le rappeler le PS a suspendu les discussions qui sont très importante pour la l'avenir du gouvernement auquel vous appartenez est-ce qu'il est imaginable selon vous que le gouvernement tombe par la faute de ce mot submersion utilisé par le Premier ministre notre pays aujourd'hui a besoin d'unité il a besoin de stabilité il a besoin d'un budget on a besoin d'une trajectoire économique pour réduire les déficits pour payer nos services publics et pardon je sais qu'on va parler de sujets européens internationaux après quand vous voyez autour de nous la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine les menaces de Donald Trump les turbulence géopolitique sur tous ces sujets est-ce que vous croyez vraiment qu'on peut se permettre plus de divisions qu'on peut se permettre de passer plus de temps sur le budget donc chacun doit faire preuve de responsabilité je constate je vrais quand même le dire les socialistes depuis le début depuis le début ont été dans une logique constructive le gouvernement aussi a fait des des concessions des compromis dans cette L dansetteis AV avec lesalistes avec TUX quiulent fa pre de responsabilité pour mettre pour donner un budgetp et donner de la stabilité juste pour terminer sur ce sujet parce que le mot de submersion migratoire n'est pas anodin vous savez qu'il a une origine d'extrême droite c'est l'extrême droite Jean-Marie le Pen en particulier qui l'utilisait souvent que qu'il a une connotation xénophobe et que les chiffres eux-mêmes ne parlent pas de submersion 5,6 million d'étrangers en France c'est un rat de Maré pour vous mais vous savez moi c'est une submersion fondamentalement euh mais les gens n'en peuvent plus qu'on disqualifie toute forme de débat sur l'immigration euh en disant c'est l'extrême droite parce que ça la seule la la seule conséquence de ça c'est de faire monter l'extrême droite c'est que les gens disent bah à ce moment-là il n'y a qu'un seul parti qui va parler d'immigration donc moi je vous le dis on a des valeurs très clair on a un cadre européen on a des valeurs qui sont si vous venez pour vous intégrer vous êtes le bienvenu c'est pas la la fermeture des frontières c'est pas l'immigration c'est encore moins la xénophobie si vous n'avez pas vocation à rester on se donne les moyens de vous faire partir on fait respecter nos règles de façon démocratique mais on ne refuse pas le débat et surtout on ne refuse pas de respecter et d'écouter les Français qui nous demandent l'imigration benjaminad vous partez tout à l'heure aux États-Unis dans ce contexte particulier de la la prise de fonction de Donald Trump qui a confirmé aux autorités danoises qu'il voulait annexer le Grenland il se trouve que la première ministre danoise était hier à Paris le FA Financial Times parle d'une conversation téléphonique très tendue entre la chef du gouvernement danois et Donald Trump au sujet du Groenland territoire sur lequel le Danemark exerce sa souverereaineté est-ce que vous avez confirmation vous d'abord de de ces discussions tendues entre le Danemark et les États-Unis sur ce sujet ce que je peux vous dire c'est que vous l'avez rappelé la première ministre danois met Fredriksen était hier à Paris elle se rendra aussi aujourd'hui à Berlin elle a rencontré le président de la République avec qui elle a beaucoup échangé ses derniers jours et la France a rappelé de façon très claire sa solidarité et son soutien sa solidarité ça peut aller jusqu'o je voudrais quand même rappeler déjà les principes nous sommes en Europe nous avons des frontières intangibles et personne ne peut venir remettre en question les frontières d'un État souverain de l'Union européenne et euh si d'aventure le danemarque se retrouvait sous pression économique on a déjà vécu hein des épisodes comme cela par exemple lorsque la Lituanie avait été mise sous pression économique par la Chine il y a quelques années l'Union européenne a des instruments aussi de rétorsion commerciale nous parlerons sans doute de la question des tarifs et des relations commerciales entre plus généralement entre les États-Unis et l'Europe tout à l'heure l'Europe est capable le levier face à Donald Trump sur le c'est d'abord un levier économique et après ce que nous avons dit au au danois c'est à eux de nous dire aussi ce qu'ils souhaitent la façon dont ils veulent travailler avec nous l'article aujourd'hui dans lequel se trouve le Grenland est devenu une zone de de conflictualité géopolitique est devenu une zone de rivalité on y voit des ingérences de la Russie de la Chine c'est ce que souligne les États-Unis même d'ailleurs avant l'arrivée de Donald Trump donc les Danois ont aussi proposé de renforcer leur présence militaire vous avez vu queyoisy de de renforcer sa présence militaire précisément pour lutter contre les ingérances de la Russie et la Chine parce que nous sommes sa bien que Danemark n'a pas les moyens militaires de défendre ce ce ce territoire implique donc la question là que je vous posais la solidarité française elle va jusqu'ù sur ce est-ce qu'elle va jusque à un éventuel engagement militaire alors moi je vais pas commencer à spéculer sur des scénarios alors que pour l'instant il ne s'est rien passé ce que je vous dis simplement c'est que la première ministre est venue et après c'est au danois aussi de dire ce qu'ils attendent la façon dont ils veulent travailler avec les Européens aussi pour sécuriser cette cette région face à ces injurances de la Russie et de la Chine cette cet échange qu'ils ont avec les les Américains mais une fois de plus remettre en question les frontières d' État souverain européens au 21e siècle c'est inacceptable quelle que soit la source de cette remise en question et là-dessus nous sommes extrêmement clairs sur ces principes sauf que Benjamin adade pour être précis le groenlande était une colonie administrée par le par le Danemark depuis 3 siècles aujourd'hui c'est un territoire d'outreem du Danemark mais en théorie les Groenlandais peuvent demander leur indépendance à tout moment donc là Trump en fait il n'est pas en train de faire juste de la de la politique essayer de convaincre les grosenlandais de de reindre les États-Unis mais les affaires intérieures du Danemark c'est un autre sujet mais fondamentalement quand vous avez euh un dirigeant étranger qui commence à parler de menaces économique de sanctions voir voir plus effectivement là on n'est pas dans un dialogue politique entraalié on on est dans ce qui relève de de l'intimidation de la pression et de la remise en cause encore une fois de la souverainité de l'Europe et c'est pour ça que nous devons être extrêmement clair sur ces principes et que nous affichons cette solidarité avec le Danemark j'ai moi-même d'ailleurs rencontré hier à Bruxelles mon homologue danoise pour lui rappeler en des termes très clair Donald Trump a l'intention de mettre fin à la guerre en Ukraine et Vladimir Poutine dit hier soir que les négociations sont possibles mais pas avec le président ukrainien volodimir Zelenski est-ce que cette condition du point de vue de la France est acceptable non mais tout simplement parce que quand on négocie on doit négocier avec les Ukrainiens autour de la table puisque c'est de la sécurité de l'Ukraine dont on parle et avec les Européens autour de la table puisque c'est la sécurité de l'Europe dont on parle et j'ai entendu cette déclaration mais ce que je vois surtout sur le terrain c'est que le seul pays aujourd'hui qui a une attitude escalatoire c'est la Russie c'est la Russie qui a amené des troupes nord-coréenne sur le continent européen il faut voir quand même le changement de paradigme que ça représente c'est la Russie qui continue à utiliser des missiles balistiques des missiles et drones iraniens sur le continent européen contre les infrastructures contre les militaires ou les civils Ukrainiens mais d'accord mais quand Poutine dit moi je veux bien négocier mais sans Zelenski et que Trump dit moi je veux rencontrer Poutine les Européens ils sont out alors non au contraire déjà je voudrais quand même rappeler que c'est par exemple le président de la République qui a organisé la rencontre entre le président Trump et le président zelensk à Paris en marge de la cérémonie de NotreDame et ce qu'a dit là le le président Trump est intéressant parce que il a dit je vais mettre une pression maximale sur la Russie compris par des sanctions et des la suite des livraisons d'armes à l'Ukraine et donc on voit bien aujourd'hui que la seule façon d'aboutir à une négociation que nous souhaitons que les Ukrainiens souhaitent la seule façon d'aboutir à une négociation c'est d'assumer un de force de mettre les Ukrainiens dans la meilleure situation de négociation possible sur le terrain pour créer les conditions de cette négoation jeu on a notre mot à dire mais non seulement on a not m de dire parce que en plus on soutient l'Ukraine là on vient par exemple de finaliser un accord avec le G7 qui est financé sur les intérêts générés par les avoirs gelés de la Russie pour continuer les les livraisons d'armes pour continuer le soutien militaire et économique à l'Ukraine et parce que c'est la sécurité de l'Europe donc les européens seront en plus impliqués à long terme dans les garanties de sécurité dans la dissuasion de la Russie parce qu'il faudra aussi se poser la question de la façon d'empêcher une nouvelle agression d'empêcher une guerre future mais je voudrais souligner encore une fois le le rôle particulier qu' a joué le président de la République et la France dans le dialogue entre les États-Unis et l'Ukraine et ce que nous disons depuis le début c'est si vous voulez des négociations il faut mettre les Ukrainiens dans la meilleure position possible sur le terrain il faut renforcer leur mains c'est exactement ce qu'a dit le président Trump donc on n'est pas aujourd'hui en train de on l' plus entendu et on l'a plus vu agir contre le Mexique contre l'Europe contre la Chine notamment sur les droits de douane que sur la Russie initialement pendant la campagne on a beaucoup entendu dire qu'il pouvait y avoir des solutions simples et rapides à la guerre en Ukraine que ça pouvait s'arrêter en en 24 heures ce qu'on voit c'est que encore une fois il n'y a pas de solution simple et rapide que ça demande de continuer de soutenir l'Ukraine pour les mettre dans une position de négociation de continuer la pression lundi au Conseil européen de nouvelles sanctions contre contre la Russie par les Européens ont été adoptés ce n'est qu'ainsi que nous pourrons créer les conditions d'une négociation équitable qui prendra en considération les intérêts de sécurité légitimes bien sûr de l'Ukraine benzamin Hadad ministre délégué en charge des de l'Europe est avec nous jusqu'à 9h sur France Info on laisse passer le fil info à 8h44 Maurine Suar le record de cru de la vilain de 1936 sera sûrement battu les inondations progressent dans l'Ouest trois départements sont toujours en vigilance rouge la Loire Atlantique le morbillant et l'Î les Villen la pluie va redoubler d'intensité en fin de journée le Calvados l'Orne la Mayenne et le menéloire sont en vigilance orange le patron du groupe de luxe LVMH s'oppose à la surtaxe voulue par le gouvernement pendant un an sur les grandes sociétés Bernard Arnaud estime que c'est une taxe sur le madeine France qui pousse à la délocalisation si la mesure aboutit le chômage va continuer à augmenter affirme-il encore le reste à charge resta encore important pour les 700000 femmes qui vivent avec le cancer du sein France les députés votent définitivement pour une meilleure prise en charge des soins le renouvellement des prothèses mamères le tatouage médical et les soutiens gorges seront intégralement remboursés les dépassements d'honoraires des médecins encadrés c'est totalement inimaginable pour nous brestoi c'est sans doute le plus grand match de l'histoire de notre club se réjouit sur France Info le maire de Bress le stade bressois joue contre le Real Madrid ce soir en Ligue des champions de football le tenant du titre coup d'envoi à 21h France Info le 830 France Info Jérôme chapui sia Braca toujours avec le ministre chargé de l'Europe Benjamin Hadad le français le plus riche du monde Bernard Arnaud a pris la parole hier lors de la présentation des résultats de LVMH celui qui été invité à la cérémonie d'investiture de Donald Trump a émis des critiques sur la France et le potentiel budget à venir écoutez quand on VI en France et qu'on voit que on s'apprête à augmenter les impôts de 40 % sur les entreprises qui Fa brique en France quand même à peine croyable hein donc on va taxer le Madine France pour refroidir les énergies on fait difficilement mieux hein pour pousser la délocalisation c'est idéal alors je sais pas si c'est vraiment l'objectif du gouvernement mais en tout cas il va l'atteindre c'est ce que s'il arrive au bout de c'est de ces plans dans le même discours il il oppose le modèle américain beaucoup plus efficace selon lui comment vous réagissez la réponse simpliste et des Mago ce serait de de critiquer euh mais quand vous avez un grand entrepreneur qui exprime ce genre d'inquiétude il faut respecter et écouter alors on a besoin de faire passer un budget on a besoin de réduire nos déficit on a besoin de réduire la dépense publique et de donner cette trajectoire à la France pardon mais c'est une inquiétude ou c'est une menace une manière de chercher à peser sur la sur le budget qui est en discussion mais mais vous savez euh ce que dit Bernard Arnaud on l'entend de de beaucoup de patrons de PME on l'entend de beaucoup de chefs d'entreprise euh je porte avec euh plusieurs collègues du gouvernement la simplification des textes réglementaires européens aussi on en parlera peut-être tout à l'heure parce que on s'est donné des objectifs environnementaux ambitieux qu'il faut tenir euh mais avec énormément de contraintes réglementaires et normatives au au niveau européen non mais surtation bien sûr mais c'est pour ça que ces 7 dernières années en France nous avons donné une trajectoire fiscale lisible avec des baisses d'impôts avec le retour de l'attractivité la France est pour la 5e année consécutive le pays le plus attractif d'Europe pour les pour les investissements étrangers nous devons réduire nos déficits mais continuons sur cette dynamique de réforme continuons cette dynamique de stabilité fiscale pour continuer à faire venir des pas davantage taxer les entreprises nous devons c'est mais nous non mais mais François Bayer a raison parce que encore une fois il tient un discours de vérité qui est de dire que nous devons réduire les les dépenses et réduire les les déficits et donc ça passera par cet équilibre donc il faut trouver cet équilibre parce que la meilleure façon aussi de conserver notre souveraineté de rassurer les entreprises sur le long terme c'est d'avoir cette trajectoire lisible sur la réduction des des déficits et la réduction de la dette donc c'est cet équilibre que nous allons trouver mais il faut le faire effectivement en écoutant la parole de ceux qui investissent en écoutant ce qui créent des emplois et ce qui créent de la valeur ajoutée dans notre pays et c'est ce que nous faisons aussi CR des emplois précisément en Europe ce ceux qui créent des emplois notamment dans l'industrie ils sont inquiets aujourd'hui la la présidente de la commission hursela vanerlayen doit présenter sa feuille de route pour notamment pour l'industrie aujourd'hui et on marche parfois un peu sur la tête disent les industriels notamment quand pour éviter des amendes dans le cadre euh du Green Deal stellantis qui est notamment un constructeur français puisque c PSA peugug Citroën mais aussi Toyota et forord ont préféré acheter des quotas d'émission à leur concurrents américains Tesla pour un montant d'un milliard d'euros et pour eux ça veut dire que bah quand l'Amérique de Trump et la Chine subventionne leurs industries eux ils sont forcés par la législation européenne à subventionner en quelque sorte leur principal concurrents qu'est-ce qu'on fait ouais alors ça c'est le sujet que vous venez de mentionner le fait qu'on a des constructeurs automobiles français européens qui pour ne pas avoir à payer d'amende pour la trajectoire de décarbonation vont devoir acheter des des bonds d'émission à byyd en Chine ou à Tesla aux ÉtatsUnis on se retrouve dans une situation où nos constructeurs automobiles subventionne nos concurrents donc on leur demande d'aller dans la concurrence internationale avec les mains ligotées dans le dos et un boulet au pied il faut suspendre ames oui il faut suspendre ses amende c'est ce que nous avons demandé avec mes collègues Marc Ferraci Industri espag run à l'environ ement à la Commission européenne et j'étais hier auprès de la Commission européenne pour porter ce message nous nous sommes don nousous cette préoccupation elle est partagée aujourd'hui par beaucoup d'Européens et c'est le message plus généralement sur le renforcement de la compétitivité européenne et de la simplification des textes réglementaire que porte la France la Commission européenne va faire un certain nombre d'annonces aujourd'hui mais aussi sur cette question par exemple cet argent ce milliardompagnement des industries et des entreprises qui est vraiment aussi une des priorités vous savez not notre commissaire Stéphane sesjourné fondamentalement depuis 30 ans les c'est ce que rapporte le rapport dragi les États-Unis ont généré deux fois plus de PIB par habitant que l'Europe ces 5 dernières années les États-Unis ont adopté 5000 textes législatifs réglementaire l'Union européenne 13000 et donc vous vous retrouvez dans une situation où nous nous sommes donné des des objectifs qu'il faut tenir la décarbonation parce que c'est la lutte contre le réchauffement climatique c'est aussi la garantie de notre autonomie stratégique de plus être pendant du gaz du pétrole des autres mais d'investir massivement dans le nucléaire et les renouvelables mais simplifiant la tâche des entreprises qui doivent le faire vous avez des textes où on a parfois 1000 points de données à remplir pour des PME et accompagnons accompagnons nos industrie nos entreprises en investissant en investissant dans l'innovation en investissant dans décarbonation sur la question précise de de du paiement de ces quotas aux principaux concurrents de l'industrie européne c'est aujourd'hui une exigence que l'on porte aujourd'hui avec d'autres pays j'étais par exemple en Italie la semaine dernière les italiens font des des demandes tout à fait comparables les Allemands aussi qui dont l'industrie automobile traverse au trop norm il y a trop de il y a trop de normes on régule trop et puis on subventionne pas assez nos industries prioritaires ça veut dire aussi que vous rejoignez ce que dit Jordan Bardella il demand laiss-mo il demande la suspension du Green Deal il dit il y a trop de normes là et notamment pour les agriculteurs on voit bien qu'il sont à la gorge libérons-les parce que là ça voilà il y a personne qui peut travailler correctement non mais c'est pas parce que les autres commencent à remettre en question leur attachement à la lutte contre le réchauffement climatique que nous il faut aussi qu'on se lance dans une course au moins 10 ans environnementale et ça c'est ce qu'on propose le rassemblement national et Jordan Bardella non seulement ce serait trahir nos engagements et nos ambitions environnementales mais au-delà de ça ce n'est pas dans notre intérêt c'est ce que je disais tout à l'heure c'est que si on investit dans cette transition environnementale en accompagnant nos entreprises nos acteurs en en soutenant et en protégeant nos agriculteurs à terme c'est aussi la réduction des coûts de l'énergie parce que on aura plus à importer l'énergie des autres qui pour les Européens d'ailleurs est souvent plus cher que pour nos partenaires américains par exemple mais on sera capable d'avoir le nucléair et les renouvelables mais faisonsle mais faisons-le mais faisons-le de façon pragmatique avec bon sens en écoutant les acteurs de terrain à commencé effectivement par les entreprises et les agriculteurs qui nous parlent de cette complexité et nous en effet la simplification la suspension pour les retravailler d'un certain nombre de directives et surtout aujourd'hui l'investissement le rapport dragy parle d'un retard d'investissement de l'Union européenne publ et privé d'à peu près 800 milliards d'euros par an si on veut se mettre au niveau en terme d'innovation l'intelligence artificielle le quantique la défense ou de décarbonation nous devons donner les moyens à nos entreprises aux acteurs qui qui innovent qui créent des emplois alors justement d'aller on a un exemple parfait aujourd'hui Benjamin Hadad Stargate dipsic deux noms qui ont surgi dans l'actualité de l'intelligence artificiel ces derniers jours vous parliez d'investissement Stargate le plan américain à 500 milliards de dollars annoncés par Donald Trump dipsic c'est l'équivalent chinois de Chad GPT qui aurait été développé avec seulement 6 millions d'euros est-ce que c ces montants là vous y croyez ou alors c'est de l'intox moi ce que ça montre c'est que le monde avance très vite et que les règles du jeu sont en train de changer et que ces innovations en plus ne sont pas linéaires parce que dipsic le le chinois le chinois l'acteur chinois qui a révélé sa puissance de de calcul c'est une disruption totale dans le monde de l'intelligence artificielle et mais ça montre qu'est-ce que ça montre ça montre que il y a un risque effectivement de décrochage de l'Europe et c'est un enjeu non seulement c'est déjà le cas on est déjà largué nous alors j'y reviens mais c'est c'est un enjeu à la fois de compétitivité de création d'emploi mais c'est vraiment un enjeu de souverainé quand on regarde le musk sur X ou le rôle de de TikTok on voit que quand on se rend dépendant des innovations des autres mais c'est c'est ça devient aussi un enjeu vraiment pour la souveraineté de de l'Europe mais ce qu'on voit aussi et c'est pour ça que c'est pas trop tard absolument pas il faut être lucide sur le constat mais l'irruption de de de dipsiic montre qu'au contraire rien n'est joué rien n'est joué et que si si et que si on met les les investissements si on simplifie si on donne les moyens parce qu'en revanche des talents des start-up bah dans l'intelligence artificielle on en a en France dans le quantique aussi j'en ai rencontré encore sur le plateau de sa clé la semaine dernière on a des des entreprises innovantes mais ce qu'il nous disent c'est que trop souvent quand ils veulent après aller s'installer dans un autre pays européen ils doivent recommencer à zéro en terme de droit des affaires en terme d'assurance et cetera donc là parmi les propositions qu'on a poussé et je pense que la Commission va le reprendre il y a l'idée d'Enrico léat d'avoir un 28e droit des affaires si vous avez 27 droits des affaires plutôt que d'essayer d'harmoniser tout ça qui est un peu complexe on fait un 28e qui donne la possibilité aux entreprises qui le souhaitent celles qui vont exporter et se développer au niveau européen d'adopter ce 28e droit des affaires c'est l'union des marchés de capitaux c'est l'union bancaire c'est le fait d'avoir une Banque européenne d'investissement qui prend plus de risque et qui va soutenir l'innovation de rupture c'est c'est le fait le fait par exemple d'avoir au niveau européen l'équivalent de ce qu'on les américains c'est la DARPA c'est des agences publiques qui investissent dans l'innovation de rupture et qui on financer GPS ou Internet et et ben aussi des applications civiles donc donc fondamentalement donnons-nous les moyens de d'être à la hauteur de cette concurrence internationale parce que des talents qui veulent rester en Europe qui veulent créer qui veulent prendre des risques et qui feront l'innovation donc la souveraineté européenne de demain ils existent il y a une critique vous être ministre de l'Europe dans tout ce que vous nous dites depuis tout à l'heure sur la manière dont l'Europe fonctionne depuis des décennies c'està-dire en gros c'est une machine si on vous écoute bien à réguler quand les autres innovent et d'ailleurs c'est ce qu'on retrouve dans dans certains de vos propos certains de vos écrit oui alors faut pas opposer les deux quand on pense à l'intelligence artificielle mais évidemment qu'on a besoin d'un cadre de régulation notamment sur l'usage est-ce qu'on va en faire un usage militaire il faut donner des cadres humanistes é question est-ce que est-ce que l'Europe fait fausse route depuis 30 an mais mais fondamentalement ces dernières années nous avons beaucoup mis l'accent sur la régulation et là je crois que dans les prochaines années la boussole ça doit être la compétitivité l'innovation la simplification et l'investissement c'est la seule façon en effet de pouvoir faire en sorte que les technologies de demain seront aussi produites en Europe parce que on a beaucoup dit en Europe ces dernières années au fond on va créer les normes du d'usage des réseaux sociaux de des technologies alors on le fait on a par exemple le DSA sur les réseaux sociaux qui nous permet de lutter contre la haine en ligne la désinformation les les manipulations d'algorithme mais fondamentalement quand ces technologies sont faites dans la Silicon Valley ou en Chine c'est eux qui font la norme on se rend et et et nous on peut seulement réguler à la marge et ben eux eux ils se ils se rendent plus influents s'ils innovent et donc c'est pour ça encore une fois qu'on porte ce message mais ce serait une une illusion d'opposer la régulation et l'innovation ou l'investissement mais mettons l'accent aussi sur ce qui a manqué c'est-à-dire le soutien à l'innovation et à l'investissement au niveau européen Benjamin Hadad merci d'avoir été avec nous ce matin sur France Info vous partez donc tout à l'heure pour quelques jours aux États-Unis pour parler de l'Europe aux Américains il y a du travail manifestement et aux Européens qui s'installent aux États-Unis r voir à Harvard notamment merci en tout cas d'être passé par France Info ce matin je vous laisse en compagnie de Salia braclia Renaud pour les informer dans quelques instants

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