Mort de Lyhanna : les nouvelles mesures du gouvernement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Estimez-vous, comme Emmanuel Macron, que la question de la confiance dans nos institutions est posée ?
- 1:27RelanceRéponse partielle
L'État est-il coupable selon vous ?
- 2:07RelanceRéponse partielle
Gérald Darmanin s'excuse et ne démissionne pas : est-ce cohérent pour vous ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a changé et qu'est-ce qui va changer avec le certificat d'honorabilité ?
- 4:46OuverteRéponse directe
Comment être sûr que les prédateurs ne passent pas à travers les mailles du filet ?
- 6:10OuverteRéponse directe
Que peuvent faire les médecins pour prévenir de tels crimes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:25Fait
« En 2017, les politiques de protection de l'enfance n'existaient pas. »
- 5:26Fait
« Le risque zéro n'existe pas. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour Stéphanie Rist. Bonjour Je vittimbert. Merci d'être avec nous ce matin. On l'entendait dans le journal de 8h. Aujourd'hui auront lieu les obsèques de Liana. Ce drame continue de bouleverser les Français et d'alimenter une grande colère contre les failles du système judiciaire qui n'a pas pu empêcher la survenue de ce crime. On va parler des mesures que vous préconisez notamment et que vous allez mettre en œuvre à la tête du ministère de la santé. Mais d'abord, est-ce que vous estimez comme Emmanuel Macron, comme le président que c'est la question de la confiance en nos institutions qui est posée ? C'est ce qu'il a dit au conseil des ministres. Permettez-moi d'abord aujourd'hui, on va enterrer une jeune fille de 11 ans, de m'associer à la famille, à la tristesse
de la famille, évidemment, à la tristesse aussi des des Français que j'ai rencontré et évidemment toute une pensée pour eux évidemment aujourd'hui. Pour répondre à votre question, euh je crois qu'il y a effectivement une une détermination de notre gouvernement à renforcer cette confiance qu'on voit déstabilisée. Les manifestations euh ont montré un doute dans cette confiance dans les institutions. Et c'est quelque chose une colère aussi madame la ministre. Évidemment, une colère qu'on qu'on partage, que j'ai pu une révolte contre le fait que la justice n'ait pas pu empêcher ce crime. C'est révoltant une jeune fille qui est tuée par un prédateur. Je rappelle que le meurtrier en est responsable de cette
mort mais ça n'éloigne pas d'éventuelles responsabilités individuelles ou collectives qui seront mises en avant par les enquêtes qui sont démarrées qui ont démarré et qui seront rendu public comme l'a dit le premier ministre. Madame Rise, vous dites ça n'empêche pas les les responsabilités collectives. Est-ce que l'État pour vous est coupable tout simplement ? Vous savez quand on est ministre et qu'on se lève le matin, vous travaillez, moi je suis ministre de la santé des familles. Évidemment qu'on se sent responsable. Évidemment qu'on se sent un une charge importante pour protéger les Français. Et donc encore une fois, je crois que il faut regarder les choses les unes après les autres. Aujourd'hui, c'est le temps de de l'émotion évidemment. Il y a le temps des enquêtes
indépendantes qui seront rendues en toute transparence publique qui évaluera des responsabilités individuelles ou collective. Et puis il y a le temps de l'action. Et vous savez dire la vérité aux français c'est aussi dire les actions qu'on a mené depuis 2017. Mais vous sur ce sujet, vous croyez et ce sera ma dernière question sur le sur le l'ambiance générale que génère cette affaire que lorsque le ministre de la justice Gérald Armadin, votre collègue vient s'excuser à une heure de grande écoute, expliquer que [raclement de gorge] comme il comprend que les Français, je le cite, soient terrifiés par de telles défaillances de la justice et qu'il ne songe pas lui-même à démissionner comme certains le lui demandent. Est-ce que c'est cohérent pour vous ? Je rappelle que c'est pas Gérald
Darmanin qui a tué malheureusement cette jeune fille. D'autre part, il va y avoir des des responsabilités individuelles collectives qui vont être mises en évidence probablement par les rapports, les enquêtes qui sont en cours. Mais ça ne dédouine aucun ministre, vous savez, de ce gouvernement. Je suis ministre des familles. Je ne me sens pas dédoiné de la responsabilité qui est la nôtre. Ce que je sais, c'est qu'avec Gérald Darmanin, depuis que je suis arrivé ministre, nous avons travaillé un texte de loi pour améliorer la protection de l'enfance qui arrivera au mois de juillet. On va en parler maintenant. justement, vous faites partie des des ministres aussi qui ont été réunis par Sébastien Lecnu cette semaine. Votre mission, c'est la protection de l'enfance à la
tête du ministère de la Santé et des familles. On le rappelle, il y avait un texte de loi qui avait été présenté le 27 mai au conseil des ministres précisément euh sur la protection des enfants. Alors, il y avait une mesure phare qui était de généraliser l'attestation d'honorabilité, c'est-à-dire que l'on sache lorsque l'on confie les enfants à qui on les confie, qu'est-ce qui a changé et qu'est-ce qui va changer précisement. Ce qui ce qui est important de de redire, c'est que en 2017, les politiques de protection de l'enfance n'existaient pas. Il n'y avait pas de création d'unité, peut-être on en reparlera après, d'unité d'accueil pédiatrique pour les enfants en danger. Il n'y avait pas de politique de prévention des 1000 premiers jours qu'Adrien Taquet a porté et qui
permettent de mettre des moyens sur la prévention. Il n'y avait pas non plus de notions de certificat d'honorabilité qui ont été mises en place dans certains secteurs, la toute petite enfance qui permet qui nous a permis d'éloigner plus de 6000 personnes au contact d'enfants qui auraient été à pardon, excusez-moi mais le bilan n'est pas bon. Finalement, vous avez fait peut-être beaucoup de choses depuis 2017, mais je vois laité, évidemment, je dis ça en toute humilité, mais la vérité c'est aussi que nous avons agi et que nous devons continuer d'agir. C'est pour ça que nous proposons un texte de loi qui va permettre de continuer d'agir. Pour répondre à votre question sur le certificat d'honorabilité, nous l'étendons à toutes les personnes qui pourraient être en
contact d'enfants, que ce soit dans le secteur de la santé, de l'éducation, du périscolaire. Et donc c'est une réponse importante qui permettra d'éloigner des prédateurs des enfants. Alors comment est-ce qu'on peut être sûr que les prédateurs justement ne passe pas à travers les les mailles du filet ? Parce que je rappelle le certificat d'honorabilité c'est en quelque sorte une sorte de de casier judiciaire plus plus où on montre qu'il n'y a jamais eu de condamnation ni même de mise en examen par rapport à à des à des à des faits qui toucheraient à des crimes ou des ou des des problèmes sexuels. Mais est-ce que c'est imparable comme mesure en quelque sorte ? D'abord pour répondre à votre question, ça a été mis en place déjà, c'est ce que je disais, et ça a permis d'éloigner plus de 6000
personnes. Donc on voit que c'est quelque chose qui est efficace à admettre que le risque zéro n'existe pas. Vous savez, je suis médecin et le risque zéro, il faut aussi dire la vérité. personne aucune loi aucun aucune politique pourra retirer l'ensemble des risques. Notre responsabilité, elle est d'agir pour prévenir au maximum les risques et ce certificat d'honorabilité que nous allons rendre transversal entre tous les secteurs que toute personne qui sera à côté d'ébiciteurs qui viendront garder un enfant à titre privé dans en fait ce certificat d'honorabilité va permettre de croiser des fichiers des fichiers de la justice qui permettront
de dire que une personne a déjà eu un problème parce que pour suspicion une condamnation non pour suspicion de fait d'actes de violence sexuelle auprès des enfants. Vous l'avez rappelé, vous êtes vousmême médecin. Que peuvent faire les médecins eux-mêmes ? Est-ce que les choses vont changer aussi dans ce domaine pour prévenir encore une fois d'éventuels crimes comme celui qu'on vient de connaître ? Oui, je fais des travaux actuellement avec les professionnels de santé pour voir est-ce que les signalements quand ils sont face à une famille et un enfant en danger, est-ce que le signalement se fait facilement ? On a à simplifier le mode de signalement des professionnels de santé face à un enfant en danger. On a aussi à former à former l'ensemble des
professionnels qui sont en contact avec les enfants. Ça se fait déjà dans certaines équipes. Nous devons renforcer ça. Qu'on vous comprenne bien madame Ris, est-ce que les les les par exemple les médecins, ils sont soumis au secret médical ? Est-ce que lorsqu'ils entendent des choses, ils doivent communiquer ? Est-ce que les choses doivent changer dans ce domaine selon vous ? Alors, il faut un que quand ils ont euh décidé de signaler, ils puissent le faire et que ce soit efficace. Et de nous travaillons et c'est ce que je vous dis euh nous travaillons avec l'ensemble des ministres d'ailleurs à voir comment renforcer euh le texte de loi et je travaille avec les professionnels de santé pour voir si une obligation est nécessaire ou si les mesures d'efficacité sont celles de la
simplification du signalement. une obligation de révéler euh de révéler [raclement de gorge] d'éventuels euh doutes ou d'éventuels soupçons dans une famille par exemple qu' aurait entendu un médecin. C'est bien ce que vous proposez. Oui. de recueillir la parole de l'enfant et quand ils ont des soupçons de signaler. Actuellement, ils le font obligation donc de lever le secret médical. Ils ont la faculté de le faire. Ce qui est très important aussi, c'est qu'on puisse protéger ces professionnels de santé qui vont signaler. Et c'est ce quoi je travaille avec eux en ce moment. Le Premier ministre a dit le 9 juin, c'est le devant les députés que les les nouvelles dispositions euh la le projet de loi qui sera présenté aux députés euh en juillet serait prêt, je le cite, dans
10 jours. Ça nous amène au 19 juin. Est-ce que vous confirmez qu'on va avoir très vite euh les dispositions que vous esquissez ce matin et un projet de loi clair et net dans dans ce domaine ? Ce texte de protection des enfants qui me tient particulièrement à cœur puisqu'il concerne une partie des enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance que nous avons porté avec Gérald Arrmanin présenté le 27 mai. Nous voulons y rajouter euh probablement des mesures qui vont permettre d'augmenter [raclement de gorge] euh protection des effon le connaîtra effectivement la semaine prochaine. Ce texte [raclement de gorge] doit passer à l'assemblée au mois de juillet ce qui veut dire qu'il faut un conseil des ministres avant pour pouvoir rajouter des mesures. Ce que nous allons
faire. On va parler d'un tout autre sujet parce que vous êtes ministre mais vous êtes aussi député. Au départ, vous avez été éluélu député du Loiré. Vous faites partie du parti Renaissance et il n'a échappé à personne que dans ce bloc central Renaissance et ses alliés. Mais il y a une compétition aujourd'hui. La présidentielle est dans un an. Édouard Philippe et Gabriel Atal sont tous les deux candidats. Est-ce que vous avez fait votre choix personnellement ? Ç les Français auront à choisir et j'aurai à choisir aussi comme les Français dans un an à un président de la République. Je suis ici ministre, je vous ai dit le travail sur la santé sur les familles et le premier ministre. C'est vrai et je renis pas mais là je suis engagé auprès du premier ministre avec il l'a dit avec
un sorte détachement par rapport aux affaires politiques et dans des moments comme nous vivons en ce moment il y a des ministres qui se sont prononcés pardon monsieur l'escur par exemple il soutient Gabriel Atal donc vous vous ne soutenez personne pour l'instant mais écoutez pour l'instant moi en tout cas je suis à mon travail et j'ai j'en ai vraiment beaucoup je vous promets pour continuer à protéger au maximum les français merci Stéphanie Rist alors on va dire quelques Quelques mots pour finir sur à propos des 4V d'hier dans lesquels nous recevions Sébastien Chenu et alors qu'il était interrogé sur les spectacles donnés par Jean-Luc Laet dans des municipalités RN, une erreur d'illustration a été commise. C'est le visage de Bernard Lavillier qui est apparu à l'antenne. Nous présentons à
Bernard Lavilia ce dernier ainsi qu'à nos téléspectateurs toutes toutes nos excuses bien entendu. Merci Stéphanie Ris, c'est la suite de Télématin. Bonne journée. Merci beaucoup. Merci. Merci à vous deux et merci à Johann Robert pour la traduction en langue des signes.
Stéphanie Rist