Beauty For Good - Éco-conception : Demain dans nos salles de bain : les innovations qui changent tout
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 2 %Défensif 3 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'un produit éco-conçu dans les packagings de salle de bain ?
- 0:25OuverteRéponse directe
Comment les packagings durables se distinguent-ils visuellement ?
- 9:39OuverteRéponse directe
Pourquoi préférez-vous parler d'économie circulaire plutôt qu'éco-conception ?
- 13:38OuverteRéponse directe
Comment accompagnez-vous les consommateurs face aux changements de design ?
- 14:25OuverteRéponse partielle
Travaillez-vous sur des alternatives aux plastiques ?
- 17:58OuverteRéponse directe
Quelle est votre solution au plastique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:25InvitéChiffre
« 15% des consommateurs se préoccupent du sujet matière recyclée. »
- 28:10InvitéChiffre
« 15% sont prêts à aller sur la recharge. »
- 29:26InvitéChiffre
« Sur toute la gamme il y a à peu près 6% de plastique sur la masse de tous les produits. »
- 31:17InvitéFait
« demain la fibre et la cellulose qui va nous permettre de faire des enlèges plus légers, plus faciles à recycler, etc. »
- 33:24InvitéFait
« quand vous scellez de l'aluminium, du plastique ou du papier carton, c'est pas exactement le même point de chauffe, donc c'est pas exactement la même machine »
- 33:42InvitéFait
« il faut 5 à 10 ans et je ne fais pas ça pour désespérer bien en cours »
- 34:33InvitéFait
« comment ce masque va être utilisé, quelle va être sa durée de vie, qu'est-ce que je peux en faire ensuite »
- 35:16InvitéFait
« je pense à la question de la réparabilité, comment je suis capable de changer la batterie »
- 35:56InvitéFait
« l'assemblage de notre masque, c'est fait en Europe »
- 36:06InvitéFait
« le sujet de la réparabilité, on a réussi à le gérer en France, donc on a un atelier à Nantes »
- 39:50InvitéFait
« MyBlend a vraiment fait aussi des échantillons en aluminium »
Temps de parole
- Invité27 %
- Invité 221 %
- Invité 321 %
- Invité 421 %
- Présentateur6 %
≈ 11,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Avant d'ouvrir notre première table ronde, on va entrer tenter de comprendre ce qu'est un produit éco-conçu en entrant dans les coulisses d'une agence d'innovation packaging. Finalement, ça ressemble à quoi les packagings durables dans nos salles de bain ? Ça ne se voit pas forcément à l'œil nu. Alors, on a été demandé à Delphine Fauchère, qui est directrice de l'agence Montée Divine, de nous expliquer ce qui se passe dans son agence, comment elle éco-conçoit ses produits. Bienvenue Delphine.
Bonjour à tous et à toutes. Je suis ravie d'être ici pour parler de ce sujet d'éco-conception, notamment dans les innovations packaging. Et du coup, c'est au sein de mon agence qui s'appelle Montée Divine que je vais vous partager un petit peu les coulisses de la conception et de la réflexion qu'on peut avoir par rapport à un brief client sur l'éco-conception. Quand vous êtes dans votre salle de bain, vous avez une multitude de produits, de tubes, de flacons. Vous êtes familier, puisque ce sont des marques que vous achetez. C'est rassurant pour vous.
Mais ce que vous ne voyez pas, c'est tout ce qui se passe en coulisses, toutes les réflexions, les choix, les essais, les tests que nous faisons en matière de forme, de matériaux, de design, de choix des typos, des couleurs. Et du coup, c'est un petit peu toute cette partie invisible que je vous propose de vous partager. On a essayé de vous faire un peu une matrice en dix points qui sont vraiment les
dix axes
de réflexion qu'on se pose quand on a un brief client. Évidemment, quand vous voyez ces dix points-là, c'est des questions qu
'on
se pose. On intervient, on fait des choix parce qu
'on
ne peut pas tout faire. Et en fait, pour faire ces choix-là, on commence déjà par se poser la question de quel est l'ADN de la marque, quelles sont les cibles actuelles, les nouvelles cibles et quelles sont leurs attentes, et quels sont les concurrents directs et indirects contre lesquels la marque va se battre.
Une
fois qu'on a établi un peu les fondamentaux, l'analyse du cycle de vie, le choix des matériaux, il y a toujours parfois, est-ce que c'est monomatériaux, multimatériaux ? Évidemment, la question de la réduction des différents matériaux ou d'un matériau. Ensuite, on a les encres, le choix typographique et le choix des couleurs. Et ensuite, voilà, les finitions, etc. Donc, ce que je vous propose, c'est qu'on rentre dans chacune des étapes pour que vous puissiez voir toutes les questions qu'on se pose. Donc, vous êtes un petit peu dans les coulisses de l'agence.
Déjà, on se pose la question, quand on a un brief, est-ce que, par rapport au cycle de vie de cet emballage, est-ce qu'on est sur un type de flacon liquide, comme vous avez à gauche, à pompe, ou est-ce qu'on pourrait avoir une alternative peut-être plus compacte ? Et vous voyez que ce cycle de vie n'est pas du tout le même. On va de l'extraction du matériau de base jusqu'à la fin de vie du produit. Donc, on se pose déjà toutes ces questions-là en termes de production, de transport, d'usage jusqu'à la fin de vie. Et vous voyez déjà, quand vous comparez les deux, vous voyez les différences déjà que vous avez en termes d'éco-conception. Le choix des matériaux, très important.
Aujourd'hui, il y a énormément d'innovations qui se développent dans les laboratoires, que vous allez voir arriver petit à petit au niveau des marques. Et on a même des composants qui se dégradent complètement dans l'environnement. C'est ce que vous avez dans l'image de gauche. Et le choix des matériaux, quand on a une matière qui est compacte, est-ce qu'à la place de certains plastiques non recyclables ou recyclables d'ailleurs, est-ce que je ne peux pas avoir d'autres types de matériaux qui réduiraient l'impact ? La réduction des matières. Je me pose la question, en effet, ça va même jusqu'au choix du bouchon. Est-ce que j'ai besoin de ce bouchon qui englobe complètement mon tube ?
Est-ce que je peux réduire, ne serait-ce que la quantité de matériaux du bouchon, pour en arriver à bouchon et à prendre une autre forme ? Et rien que ça, ça peut être une réduction, en effet, d'une certaine partie de la matière. Alors, le choix des encres, c'est un vrai gros sujet, parce qu'évidemment, il faut croiser ça avec l'expérience de marque, ce qu'on appelle le branding et le design du produit. Comment faire que mon produit soit vu, lisible, visible et acheté par les consommateurs ? Quand vous voyez un aplat de couleurs, on utilise de l'encre à 100%. Plus vous ajoutez de couleurs,
en
fait, ça c'est le système de l'impression, plus vous ajoutez comme des calques de couleurs qui s'additionnent les uns avec les autres. Donc évidemment, quand on a énormément de couleurs sur un packaging, ça nécessite beaucoup d'encre. Donc si on veut réduire son impact, il y a des vrais sujets qu'on se pose avec nos clients sur le taux d'ancrage sur les packagings. Et il y
a
plein d'astuces qui existent. Sur le choix de la typo, même chose. Alors après, quand on est évidemment, quand on touche à la marque, on n'intervient pas forcément sur, c'est pas le sujet du branding de la marque actuellement. Là, on est sur un packaging. Donc c'est plus le choix des typos quand on va avoir écrit la dénomination produit, par exemple, c'est une crème hyaluronique, etc. Le choix de la typographie est super important. Une certaine typographie, elle utilise plus ou moins d'encre. Si elle est écrite en lettres épaisses, elle va utiliser aussi beaucoup d'encre. Et puis si elle est sur un aplat,
c
'est-à-dire un cartouche de couleurs, aussi bien évidemment. Alors les finitions, c'est est-ce qu'on va utiliser un vernis en plus ? Est-ce qu'on va utiliser un embossage, un débossage ? Est-ce qu'on va être, voilà, sur différents artifices ? Le problème, c'est qu'il
y
a certains vernis qui restent collés, par exemple, au carton. Et auquel cas, quand vous allez le mettre dans votre poubelle recyclage, en fait, ça va mal se recycler parce que ce vernis-là ne va pas se détacher du carton. Donc ça aussi, la finition, c'est une vraie réflexion qu'on a. La sobriété visuelle, de plus en plus d'essais sont faits sur ces sujets-là, justement pour essayer d'utiliser un maximum peut-être de la matière brute. Donc c'est un peu l'exemple que vous voyez à l'écran, mais ça peut être aussi du blanc, bien sûr. Donc on essaye de limiter le taux d'ancrage sur les packagings pour justement aller dans ce sens-là.
La modularité, alors ça, on a pas mal de réflexions aussi là-dessus, surtout quand on a des profondeurs de gamme très importantes, où on a 25, 30, 50, 60 produits. On essaye de s'aligner un peu sur 2, 3, 4, 5 types de packaging pour essayer de ne pas avoir un produit, un pack. Et ça aussi, c'est une action qu'on peut avoir sur l'éco-conception. Le système de recharge qui se développe aussi avec un succès parfois mitigé, mais c'est quand même une très belle réflexion, très intéressante à avoir sur tous ces sujets-là, que ce soit sur un pot de crème ou que ce soit sur des produits liquides, des parfums, etc. Donc beaucoup de réflexions à ce niveau-là.
Et parfois, on s'aperçoit qu'on peut vraiment avoir cette alternative-là qui limite aussi le nombre de déchets. Et puis, comme dernier point, qui est un vrai sujet par rapport aussi à des choix de matériaux, de suremballage, emballage secondaire ou tertiaire, c'est l'innovation et la connectivité. Parce que quand on met un petit QR code sur un packaging, ou peut-être même directement sur le produit lui-même, ça évite peut-être d'avoir un autre emballage. Et le consommateur peut récupérer toute l'information. Et même, on peut développer une expérience de marque, très intéressante évidemment pour la marque. Et pour finir, tout ça, c'est un vrai défi.
Faire un choix, c'est toujours assez complexe. Mais ce que je voulais vous dire, c'est que tout ce travail qui est fait dans les coulisses, c'est évidemment complètement invisible pour vous. Mais ça fait une vraie différence, et pour la marque, et pour vous. Qu'aujourd'hui, on est vraiment passé sur une étape où le durable devient réellement désirable. Et on voit même, on parlait de recharge, qu'il y a des vraies réflexions qui sont faites sur des recharges très intuitives, très agréables à utiliser. Ce n'est pas parce qu'on achète une recharge que ça doit être pénible. Et enfin, moins d'impact, oui, mais plus d'expérience. La sécurité du produit, bien évidemment.
La durabilité et l'expérience de marque. Tout ça doit être au service du plaisir produit. Merci Delphine. Tout de suite,
on va débuter notre première table ronde. Avec un titre un peu provocateur, on lui avait donné gadget ou révolution. Nos intervenants vont pouvoir y répondre avec sincérité en fonction de leur expérience. Je vous demande d'accueillir pour la table ronde éco-conception, David Bayard, directeur du développement packaging chez L'Occitane, Géraldine Poiver, directrice générale et cofondatrice du cabinet conseil en transition environnementale,
et
Guillaume Lascourèges, directeur du développement durable du groupe Clarins, propriétaire de la marque MyBlend. On commence par vous, David. Lorsqu'on a préparé cette table ronde ensemble, vous me disiez que chez vous, on ne parlait pas d'éco-conception, mais on préfère parler d'économie circulaire.
Pourquoi ? Effectivement, quand on s'est eu, j'ai dit spontanément, je vais plutôt parler
de
circularité. Donc en fait, quand on développe un produit côté
L
'Occitane en Provence, on raisonne, et ça a été cité tout à l'heure, le produit. Avant tout, vous l'achetez parce qu'il y
a
une notion de bien-être, il
y
a une notion de la performance du produit que vous allez avoir avec, et puis il y a dans ce triptyque la notion de durabilité. Derrière la durabilité, pour rester sur l'axe emballage et formule, donc d'un produit, on va parler de circularité de l'emballage, et puis pour la formule, une certaine forme de circularité, ça sera de se dire pour un produit rincé, aussi en tant que marque, on se préoccupe de cette biodégradabilité de la formule, après que vous l'ayez utilisée. Et donc on a parlé de circularité, parce que vous allez tous comprendre que la notion du cercle, il y a bien, dans ce que je viens de faire, un retour au point de départ.
Et donc en fait, dans cette notion de circularité, c'est l'idée que chaque ressource, chaque déchet, redevienne une ressource en fait. Et donc c'est important de le voir comme ça, et c'est là où je vous dis, l'éco-conception en elle-même, c'est pas qu'on n'en fait pas, mais l'éco-conception, je le considère comme la boîte à outils, une des boîtes à outils au service de cette circularité.
C
'est le moyen. Et donc dans cette boîte à outils, dans ces moyens, il y
a
des choses qui ont été juste abordées avant que vous avez abordé, qui est, est-ce que j'utilise le moins de matière possible ? Comment je vais m'assurer que ça soit effectivement recyclable ? On a vu dans le sondage Cantar, là, tout à l'heure, que en fait, 15% des consommateurs se préoccupent du sujet matière recyclée. Mais en fait, c'est juste de vous dire que si de toute façon, on n'est pas recyclable, on sera jamais matière recyclée. Donc c'est déjà un des points importants. Et donc ça nous amène aussi dans ce qui a été évoqué, et c'est aussi un outil de l'éco-conception. Il y a eu la notion d'analyse de cycle de vie qui vous a été évoquée, de dire comment j'intègre bien
toute
la chaîne de l'extraction de la matière. Donc si on fait une matière plastique, c'est du pétrole à la base. Il faut juste se le dire. C'est ça l'extraction. Jusqu'à la fin de vie, mais ça passe par le transport. Ça passe par la phase d'usage aussi, c'est importante. On se préoccupe de, c'est pas juste l'emballage, mais c'est bien le produit qu'on vient évaluer. Et donc c'est cette notion pour compléter de mesures qui est très importante. C'est-à-dire qu'on va mesurer, on va utiliser des bases de données pour se dire, en fait, mon produit, dans son impact environnemental, comment se situe-t-il par rapport à son produit précédent ou par rapport à un comparatif du marché
? Donc
juste en illustratif,
je
vous ai amené deux crèmes mains, l'Occitane. Donc ça, c'était la crème main qu'on avait il y a deux ans sur la petite crème main qui est ni plus ni moins qu'une réplique de notre crème main base aluminium. Et donc jusqu'à ce moment-là, on faisait la réplique. Mais en fait, c'était une somme de plastique, d'alu. Et donc en fait, ça, c'est pas recyclable. Donc en fait, on a, si vous le montrez, fait ces études-là, diminué nos impacts environnementaux, mais aussi on a fait un parti pris. C'est-à-dire qu'elle ne ressemble plus à sa grande sœur. Mais elle ne ressemble plus à sa grande sœur pour être simplifiée. Elle ne ressemble plus à sa grande sœur,
elle
est monod matériau. Elle ne ressemble plus à sa grande sœur,
elle
est allégée. Alors qu
'est
-ce qui l'a allégée ? Là, on avait un bouchon, une tête de tube, un corps de tube. Là, on n'a plus de deux pièces. Alors pour, on a parlé de practicité, pour rendre ça plus pratique, effectivement, on a une gestuelle, on a amené d'autres choses. Mais c'est aussi juste dans l'illustration, et j'arrête là, de vous dire, en fait, on doit faire en tant que marque des choix. Et c
'est
un exemple de choix qu'on a fait au profit de la circularité.
Mais justement, en linéaire, c'est différent pour l'œil du consommateur. Est-ce que du coup, comment vous accompagnez tout ça, justement
?
Alors, on a la chance, je dirais, côté l'Occitane en Provence, d'avoir un gros socle boutique,
donc
de force de vente interne, sur lequel on peut s'appuyer sur le fait de venir expliquer le pourquoi de changement. Donc ça, c'est extrêmement important, avec nos boutiques, de venir expliquer pourquoi. Donc la bonne nouvelle, parce que ça fait deux ans qu'on a du recul, ça n'a rien changé aux habitudes consommateurs, mais en fait, effectivement, vous touchez à un point qui est extrêmement important, c'est que quand on change, il faut accompagner le changement. Donc oui, il faut l'accompagner.
Et sur les matériaux, justement, vous parliez d'éco-conception. J'imagine que vous travaillez sur des alternatives aux plastiques ?
Alors, oui, on travaille sur des alternatives aux plastiques. Je ne vais pas... Ne
spoiler. ...
... ...
Je
vais recycler. Vous n'avez pas à recycler, vous.
Vous
avez, en termes de gestes, à vous dire que, et je vous parle pour la France, là, de dire, mettez tout dans votre poubelle jaune. Et donc, on parle tout de suite de plastique parce que le verre, ça vous paraît évident que le verre est recyclable et que ce n
'est
pas un sujet. Le métal aussi. Et effectivement, là, on a des sujets sur les matières plastiques. Et donc, ça a été dit tout à l'heure aussi, c'est compliqué. Alors, pour que ça ne soit pas compliqué, en fait, pour moins se compliquer la vie, on a fait des choix, nous, des choix, finalement, à la fin, simples, de réduire le nombre de typologies de plastique
qu
'on utilise. Donc, on n'en utilise plus que deux types, en fait. Donc,
en
fait, et pourquoi on n'utilise plus que deux types ?
C
'est parce que c'est les plus communément utilisés et que ça va être aussi plus facile, ensuite, pour les collectivités territoriales, de bien les capter et ensuite, pour la chaîne, de pouvoir les recycler. Donc, oui, on travaille sur ces matières plastiques et donc, on l'a vu dans ce que je disais, pour la boucle, c'est comment on réutilise aussi ces matières. Donc, le côté matières recyclées. Et donc, jusqu'alors, pour vous donner un exemple, on s'est donné pour ambition que nos flacons aient 100% de matière recyclée. Alors, je dirais autrement, c'est qu'elle n'est plus de matière fossile
dans
le flacon. Aujourd'hui, on utilise la matière recyclée qu'on appelle recyclée mécanique. Donc, imaginez que la bouteille d'eau, par exemple, vous mettez une bouteille d'eau, elle va être recyclée, donc elle va être broyée, lavée, pas de sujet d'innocuité alimentaire, etc. Et on va, nous, la reprocesser. Ça,
c
'est limite. C'est-à-dire que, d'un point de vue coloriel, par exemple, elle ne sera jamais transparente parce qu'elle a déjà une couleur, une première couleur. Donc, en fait, sur le travail de matériaux, et c'est une illustration que j'ai là, c'est de vous dire que, en fait, dans mon exemple, on est à peu près à 60% de notre masse de plastique qui, pour nos flacons, est recyclée. Donc, il nous reste 40% à les gagner. Et donc, là, on bascule sur d'autres types de recyclage. C'est-à-dire, ce qui est difficile à recycler, le « hard to recycle », on va aller sur du recyclage, là, avec des partenaires, enzymatiques.
Donc, en fait, imaginez que vous avez des enzymes, des protéines qui vont venir découper les molécules de votre plastique pour revenir aux molécules d'origine. Et donc, on va pouvoir reprocesser. Donc, là, en l'occurrence, je vous montre un flacon qui est fait sur cette base-là qu'on vient de faire et donc avec notre partenaire Carbios. Et donc, là-dessus, c'est aussi un axe pour nous de développement et on revient à la notion de circularité telle que je vous le disais auparavant.
Donc
là, c'est déjà en magasin.
Alors, ça sera en magasin la semaine prochaine. Donc, n'hésitez pas. Et en l'occurrence, c'est sur notre référence « Gelbouche Cedra ».
En
effet.
Il est fort. Il est fort. Il est très fort. Merci beaucoup, David. Donc, Géraldine, vous vouliez intervenir justement sur ce que vous faites, vous, au quotidien. C'est la révolution. Chez RISET, vous réfléchissez à une
solution au plastique ? RISET, c
'est
un cabinet de conseil en transition environnementale et économique. J'insiste parce qu'on fait partie des gens qui n'opposent jamais les deux. Parce que si on croit que l'environnement, c'est comme un aspirine au fond du verre et que c
'est
effervescent, ça ne marche pas. C'est très dur, la transition environnementale et économique. C'est très dur. Pourquoi ? Parce qu'on a tous, on est tous aujourd'hui dans un mode de production et de consommation qui est hérité des Trente Glorieuses où on pensait que les ressources étaient infinies, qu'il y
en
aurait toujours et plein, qu'il n
'y
avait pas de problème d'externalité négative c'est-à
-dire
de pollution et on a oublié que 80% des pays dans le monde n
'ont
pas de système de collecte et de gestion, recyclage ou incinération des déchets. Donc on a eu un petit peu cette hubris coupable de penser que tout allait bien se passer. Aujourd'hui, on est rattrapé par la patrouille parce qu'on va être 10 milliards de mains. Il va falloir faire mieux avec moins. Essayez, vous verrez, ce n
'est
pas simple. Et la transition environnementale et économique,
c
'est cette ligne de crête pour essayer justement de continuer à vêtir, nourrir, transporter, soigner, crémer. C'est 10 milliards d'habitants mais en faisant en sorte
de
réduire, de recycler, de réemployer. Et donc, il n
'y a
pas d'overnight success et c'est monter l'Everest. Et je vais vous raconter monter l'Everest. La vue est très très belle en haut mais il faut monter l'Everest. Je vais vous raconter une histoire,
c
'est rendez-vous en terre inconnue et je le fais gros clin d'œil appuyé pour la FBA qui me devra une grosse faveur.
Il
y a 5 ans, moi j'ai été ravie, on a écrit le Plastic Act avec la FBA. Donc c'était le premier secteur qui se disait qu'est-ce que je fais avec mon packaging ? C'était avant les lois et c'était le Plastic Act. C'est de se poser la question en fait c'est quoi le juste emballage ? Le plastique c'est magique, c'est barrière à tout, ça s'extrude super bien. C'est pas très cher, pas parce que c'est pas cher parce qu'en fait c'est un produit de luxe mais parce qu'en fait comme il paye pas le coût de sa TGAP, de la difficulté de son recyclage,
ça
a l'air pas cher. Donc l'idée de la FBA et de l'univers cosmétique et il faut leur reconnaître ça, c'est qu
'ils
se sont posé la question de c'est quoi le juste emballage ? Et je vais vous donner deux tips pour le dîner en ville ce soir. Contrairement aux gens qui vous diront qu
'il
y a des bons et des mauvais emballages, c'est un peu plus compliqué que ça. Il y a des bons et des mauvais emballages dans certaines géographies pour certains coupes de produits. Je prends un exemple. Je mange une glace sur la plage, ça risque de s'envoler, prends un emballage en papier. Je mange une glace à la maison, je suis dans un pays où on recycle le plastique, c'est pas très grave que l'emballage soit en plastique.
C
'est-à-dire qu'en fait, ce qui est problématique, c'est les mauvais emballages, c'est-à
-dire
des produits qui n'ont pas besoin d'emballage, j'ose le dire, les pâtes sèches, on peut les faire en emballage papier carton, c'est fastoche.
Plus
compliqué pour la crème. Et pareil,
il
n
'y
a pas longtemps, je réponds à une grande, grande chaîne de tourisme Arabie Saoudite qui me dit, voilà, je voudrais réfléchir à quel type de plastique je prends. Je lui dis, c'est pour faire quoi ? Parce qu'il me dit, on n'a pas de recyclage.
Je
lui
dis,
faites du réemploi parce que ça va être plus simple. Mais j'en arrive à ce que, après le Plastic Act, il y avait 14 projets dans le Plastic Act et il y en avait un, c'était essayer de diversifier les emballages de la cosmétique et de sortir du tout plastique. Notamment, parce qu'il
y
a plein de pays dans le monde où en fait, il n
'y
aura pas de collecte et de recyclage du plastique et puis l'idée, c'était de se dire, le juste emballage, c'est quand même avoir plusieurs cordes à mon arc. Donc,
c
'est bien d'essayer d'en faire à partir d'un autre produit. Sauf que quand on dit alternatif, bon, il
y
a le verre. Vous avez déjà essayé le verre dans la salle de bain. On peut glisser, ça peut casser. Et puis, c'est lourd le verre aussi. Donc, quand je vous dis qu'il
n'y a
jamais un bon emballage, c'est que le verre, quand ça se réemploi, c'est bien, sinon ça peut être un peu lourd. Et donc, on s'est dit, avec 15 marques, c'était il
y
a 5 ans, on s'est dit, avec 15 marques, on va faire un truc de fou, c'est Mission Impossible, sans Tom Cruise, on va faire des emballages pour les cosmétiques, le shampoing, la crème, etc., mais en papier carton. Et vous n'avez pas échappé que le papier carton, c'est plutôt poreux. Donc, l'idée, c'était de le fonctionnaliser avec une matière qui ne serait pas du plastique, mais qui viendrait boucher les porcs, de manière à ce qu'on puisse tous, ensuite, avoir des emballages en fibre.
Alors, 10 000 innovants sourcés, 5 ans de travail, des millions d'euros de R&D, 15 marques concurrentes qui se sont associées, une cinquantaine de pilotes, 18 ans en cours, quand je dis pilote, c'est qu'on a fait le sourcing, les tests en laboratoire, aujourd'hui, on est en test machine, les tests marketing, les tests de vieillissement, tout ça pour vous dire, j'ai eu interdiction formelle de vous montrer les photos, j'ai le dossier là, vous allez nous les montrer, j'ai promis à mon associé de
ne pas le
faire, mais regardez, alors moi, je vous donne rendez-vous dans un mois, avec les gens qui sont dans la salle, là, toutes les marques, parce qu'il y
en
a 15, vous n'avez rien vu, je vous donne rendez-vous dans un mois, il y a une conférence de presse, la Fébéa sera là, les marques sont là, parce
qu
'on va présenter un double dividende, on a fait des emballages réemployables et en fibre, donc c'est deux fois bien, parce que c'est une alternative au plastique, pour quand on le veut, et en plus, c'est rechargeable,
et
moi, je crois que la cosmétique mérite qu'on les applaudisse, parce que faire travailler 15 marques ensemble, pour prendre l'Everest par la face nord, pour sortir des emballages, conférence de presse dans un mois, ils seront en rayon dans un an, mais je vous ai dit que j'avais commencé par la fin, je vous ai dit que sans vous, on aurait du mal, pourquoi ? Parce que, petit teaser, vous vous doutez bien que cet emballage ne
va
pas ressembler à ceux d'avant, donc c'est des nouveaux imaginaires, ils sont en papier carton, c'est rarement transparent, ils ont des belles couleurs, mais c'est des couleurs sur rendu papier carton, c'est autre chose, et en fait, aujourd'hui, le défi, et ce que je voulais vous dire, c'est que réformer le packaging, c'est passionnant, la vue est belle, mais ce n
'est
pas un gadget, c'est des investissements, c'est de la R&D, c'est du marketing, et le marketing, c'est la fabrique du consentement, donc on a besoin que dans un an,
vous
veniez acheter ces emballages qui sont un peu différents, mais on a besoin de rêver tous, en colorama, en grand angle, avec de nouveaux emballages, et rassurez-vous, c'est ce qui arrive en ce moment au BTP, à la bagnole, c'est qu'on est tous prisonniers d'un imaginaire qui est plutôt celui hérité des Trente Glorieuses, où ce qui était sympa, c'était le transparent, c'était le jetable, c'était la propriété plutôt que l'usage, et on a tous besoin de faire évoluer nos imaginaires, nos offres, et de rêver différemment, mais pour ça, il faut le faire ensemble, c'est ce qu'a fait la cosmétique, donc venez vite voir ces nouveaux emballages, ça va marcher, mais le sésame, c'est vous. Et
justement, j'ai une question pour vous trois justement, travailler ensemble une marque concurrente, c'est assez rare, j'imagine. Oui. Alors, vous pensez que c'est aussi la solution ? Oui. Vous n'avez plus le droit de dire le contraire, les
garçons.
On travaille dans plein de projets communs, effectivement, je trouve que dans le secteur de
la
beauté, on a cet avantage-là de se parler assez facilement et de partager les Everest à monter. Finalement, on partage le poids de la peine, de ne pas avancer aussi vite qu'on le voudrait quand on le ferait tout seul, en faisant une base beaucoup plus large, des épaules plus larges pour supporter cette complexité. Ça permet effectivement de se soulager un peu, de partir tout seul dans une recherche qui souvent peut épuiser les équipes, les finances, etc. Donc, le collectif permet d'avancer aussi plus vite et plus sereinement.
Oui, juste pour compléter, là, on s'est posé en tant que juste marque à un moment donné et on fait partie effectivement de ce consortium de se dire nos sachets échantillons, c'est juste pas possible. Comment on peut aller mettre du papier ou les avoir plutôt en papier
?
Donc là, on est content parce qu'on arrive à 65% de fibres dans ces sachets, là, début janvier. Mais le plus loin, c'est qu'on va aller beaucoup plus loin puisque l'objet, là aussi, du consortium,
c
'est de dire qu
'il
faut qu'on aille plus loin et donc tout ce qui a été évoqué va nous amener à aller au-delà de 85%, qui était notre cible première, aussi avec la Fébéa. Et ça, tout seul, moi, j'y serais pas arrivé.
La
magie de ce collectif, c'est qu'on aime tous la concurrence et on peut avoir des amis avec qui on est concurrent.
C'est le cas de
Pulp in Action, on l'a appelé comme ça. Il le porte haut et fort,
c
'est que tous ces sujets-là, dont on vous parle toute l'après-midi, la transition environnementale, et là, on parle du packaging, mais moi, je travaille aussi sur l'eau, on travaille dans le BTP. Tous ces sujets viennent interpeller les fondamentaux
du
modèle économique et de consommation des marques et de tous les univers. Et en fait, c'est très précompétitif. Je vous prends un autre exemple. Vous étiez en vacances déjà pourquoi les hôtels continuent à mettre la clim à 14 degrés alors que... Mais pareil,
s
'ils ne font pas une énorme coalition pour se dire on va peut-être tous brider la clim pour quand il fait 38 dehors, on va peut-être limiter la clim à 22-24. Parce que si tout le monde ne le fait pas tous ensemble, le risque, c'est qu'il
y ait
un petit consommateur qui aille quand même dans l'hôtel qui va la mettre à 14 degrés. Donc, en fait, la force de la coalition, c'est de mutualiser les invests, de dérisquer le travail industriel parce que je peux vous dire que ça fait 5 ans qu'on est sur la paillasse parce que quand on va tous faire la fête dans cette conférence de presse à essayer les gels douche sous la douche en papier carton, mais nous, on les a testés sur l'outil industriel et je peux vous dire que le coating, au début, ça ne marchait pas et donc, en fait, on partage les peines, on partage les avancées.
C'est quand quelque chose réussit, d'un coup, si on est plusieurs, on a un marché à maturité donc on peut baisser les coûts parce qu'il y a aussi ça, la transition environnementale et économique, c'est fin du monde et fin du mois et en fait, ce portage commun, c'est la clé de la transition environnementale aujourd'hui et ça permet aussi de parler aux consommateurs de créer ces nouveaux univers pour aimer la réparation demain si vous avez envie de privilégier la réparation de votre machine à V, c'est mieux que tous les fabricants vous donnent des petits tips communs.
Eh bien, c'est ce qu'ils ont fait, je pense que c'est une grande marque de maturité et ça va leur permettre d'apprendre et vous le faites sur le packaging mais vous êtes en train de le faire sur de la formulation, sur de l'eau, etc. Ça permet de gagner beaucoup de temps, de ne pas se perdre en route et surtout d'être les leaders de demain parce qu'il n
'y
aura pas de prospérité sans cette désirabilité de la durabilité.
Ça c'est sûr. Guillaume, je vais vous poser une question qui va intéresser tout le monde. C'est justement votre expérience de transition sur MyBlend. La crème a commencé avec des éco-recharges et ça a changé.
MyBlend est assez jeune.
Contre
-intuitif. Donc je vais faire comme d'avis, je viens en camelot et je viens vous présenter des produits. Vous le faites très très bien, messieurs.
C
'était la première génération MyBlend qui a effectivement été un produit rechargeable et c'est marrant, ça matche avec aussi tous les éléments qui ont été partagés sur l'éco-conception. Alors on a une très belle boîte montée avec un petit film plastique pour qu
'il
soit un peu plus brillant et puis on avait une cale plastique qui permettait de bien caler le produit et puis là on avait un très beau produit mais qui était rechargeable. Donc en 2007 quand on a lancé la marque,
on
a cru
que
les consommateurs allaient nous citer. Vous avez vu qu'encore aujourd'hui 15% sont prêts à aller sur la recharge. Vous avez ici le monde des 30 Glorieuses qui est dans mes mains avec le premier plastique qui est un PMMA. Donc en gros vous pouvez faire plutôt des hublots d'avion, des phares de voitures, etc. Donc c'est censé durer longtemps. Au-dessus vous avez un plastique aussi difficile à recycler et puis vous avez une petite pièce en zamak. Donc là c'est un alliage de métaux. Là aussi très difficile
à détecter et à recycler.
C'est un très beau condensé de l'ancien monde de la conception d'un produit.
Et
donc la marque en se relançant il y a 5-6 ans maintenant alors déjà il y avait l'échec de la recharge. On avait vraiment des consommateurs qui n'allaient pas du tout sur la recharge. Ah bah tiens j'ai perdu le pot qui me permet de recharger. Ah mais je trouve que c'est pas pratique, etc. Donc il y avait un four on va dire économique de la recharge. Donc il a fallu se réinventer. Et donc on est parti finalement sur des choses beaucoup plus basiques. Alors déjà finalement un emballage. Alors on parlait de la matière brute aussi tout à l'heure. Donc du carton recyclé à 100%. Plutôt limité en couleurs. Et puis hop on va prendre la dernière partie.
J'ai pris une grosse pièce comme ça c'est plus facile à voir. On a tout changé du verre de l'aluminium. La marque a eu le parti pris de dire je vais... Alors vous avez vu qu
'il
y
a
eu beaucoup de plastique auparavant. Sur toute la gamme il
y a
à peu près 6% de plastique sur la masse de tous les produits qui ont été développés. Et de choisir des matières facilement recyclables. Ce que disait David sur le... d'être à l'échelle des matières qui sont disponibles est-ce que j'ai un système de tri qui va bien gérer les produits que j'utilise
?
Et c'est vrai que tous en tant que consommateurs on ne doit pas se poser de questions. C'est le problème des entreprises de mettre sur le marché des produits qui vont être compatibles avec l'économie circulaire. Du verre, de l'aluminium. D'ailleurs l'aluminium ce qui est assez intéressant on va rendre un hommage à Nespresso qui a été un financeur important des centres de tri pour détecter l'aluminium. Vous savez les capsules sont en aluminium.
Alors ils ont fait une génération aussi qui peut être compostable mais vu que les pièces étaient toutes petites elles n'étaient pas détectées alors que l'aluminium a l'avantage d'être une matière facilement détectable recyclable en boucle assez nombreuse. Et donc toutes les petites pièces même dans les rouges à lèvres grâce à Nespresso des bobines de Foucault permettent de détecter ces pièces là et les récupérer. Donc tous ces éléments là MyBlend a décidé de renverser la table
dans
tous ses codes de design dans la façon dont on utilisait le produit et d'accompagner ensuite le consommateur parce que vous toutez bien que l'identité visuelle de la marque il change du tout au tout il faut aussi l'amener à nouveau vers son conso qui était habitué au code de la marque sur un autre territoire qui est complètement différent. Donc il y
a
aussi je pense que dans la façon dont les entreprises doivent penser tous leurs shifts et je trouvais ce que dit David était très vrai sur la façon dont on peut accompagner aussi en boutique pour expliquer le changement les messages que porte la marque doivent aussi être très clairs sur pourquoi on est allé sur ce chemin là.
Et ça évite aussi de se dire c'est pas un choix arbitraire pour juste se faire plaisir peut-être en design mais ça permet aussi d'accompagner des sujets d'impact et puisqu'ils sont de plus en plus sensibles c'est aussi intéressant d'ouvrir le capot et nous dire ben voilà tiens on a décidé d'aller sur cette solution là demain la fibre et la cellulose qui va nous permettre de faire des enlèges plus légers plus faciles à recycler etc.
et nous passer de ressources fossiles on doit avoir aussi cette honnêteté des complexités et des choix intelligents qu'on est en train de faire pour que ils nous aident à recycler aussi peut-être et à utiliser moins de ressources oui et bravo parce que oser dire et le dire devant tout le monde et moi je pense que les nouveaux imaginaires ça passe aussi par se partager ce qui n
'a
pas marché ce qu'on veut je crois vous dire c'est qu'il y a une voie on a besoin de vous il faut que tout le monde joue le jeu mais en fait l'environnement et la transition environnementale c'est souvent 50 chain of green vous pouvez avoir l'impression qu'il peut y avoir un one size fits all mais en fait ça n'existe pas
je
peux être dans un pays où je peux être dans une utilisation où je vais privilégier et le réemploi il n
'y a
pas de guerre des matériaux il n
'y a
pas de guerre des géographies je vous ai un exemple tout bête je ne
sais
pas pour ceux qui boivent du café c'est la drogue la plus consommée dans le monde d'ailleurs il y en aura de moins en moins à cause du réchauffement climatique mais ça peut faire sens si vous êtes au bureau d'avoir votre mug réemployable dans la machine à laver ça peut faire sens si vous êtes à la machine à café parce que vous passez au train que ce soit en fibre et puis il y a des cas aussi où je ne sais pas dans les cantines on va le faire pour les bols chaudes du plastique c'est à dire que parfois différents matériaux appliqués à différents usages différentes géographies c'est pour ça que ce n
'est
pas aussi simple que ça et ce qui est important c'est que vous ayez confiance dans la marque et dans l'histoire qu'elle va vous raconter parce qu'elle elle y aura réfléchi et peut-être qu'elle vous proposera différentes expériences utilisateurs selon le pays dans lequel vous êtes ou selon le format dont vous avez besoin parce qu'il y a des moments où j'ai besoin d'un petit format il y
a
des moments où j'ai besoin d'un grand format ça vaut pour tous les sujets d'emballage et c'est ça qu'il faut se dire c'est que la transition environnementale c'est possible mais c'est pas aussi simple qu'il y
a
dans l'air on a besoin que ce soit un jeu collectif ça prend du temps parce que nous ça fait 5 ans qu'on est sur l'emballage en fibre et je peux vous dire que je suis quelqu'un au cas où ça ne se verrait pas très impatient donc on a touché mais ça fait 5 ans pourquoi ? parce qu'on a dû réinventer des machines parce que quand vous scellez vous voyez l'emballage là vous
scellez ben
figurez-vous que quand vous scellez de l'aluminium du plastique ou du papier carton c'est pas exactement le même point de chauffe donc c'est pas exactement la même machine donc quand on fait des nouveaux emballages il y a des cas où on doit réinventer la machine outil il y a des cas où on doit réinventer le process de scellage donc souvent
il
faut 5 à 10 ans et je ne fais pas ça pour désespérer bien en cours c'est à peu près non à peu près la R&D pour l'arrivée entre 0 et 5 pour l'arrivée sur le marché oui alors j'ai même l'exemple 10 ans et
il
y a
aussi la question donc des machines justement petit aparté technique je sais que c'est la mode des masques beauté LED
et
je sais que vous en sortez non
c'est plus qu'une mode c'est un appareil qui marche voilà c
'était la question et qui est très
bien dans la routine de beauté quand
vous l'adoptez exactement
mais on sait qu'il
y
a la question de l'impact environnemental et j'imagine que dans
la culture de la
marque
on a su se réinventer sur la partie des emballages et il y a aussi ce volet tech qui est important dans l'univers qu'a créé la marque MyBlend et quand on a travaillé sur la création de ce masque à LED il y a eu tout de suite la réflexion de dire comment ce masque va être utilisé quelle va être sa durée de vie qu'est-ce que je peux en faire ensuite est
-ce
que je peux le rendre réparable donc tous ces éléments ont été posés sur la table pour se dire je vais quand même consommer beaucoup de ressources pour quel usage pour quel temps donner etc donc il y
a
eu plein de sujets à craquer sur se dire comment je vais être en capacité d'apporter un appareil qui sera efficace ça reste toujours quand même la mission et la promesse qu'on fait aux consommateurs
d
'apporter un produit qui est efficace mais en prenant tous les points durs les côtés des égards de dire je pourrais aller sur des raccourcis de me dire tiens je vais faire une matière qui va peut-être me coûter un peu moins cher mais qui durera un peu moins longtemps donc je prends une matière qui va avoir cette durabilité je pense à la question de la réparabilité comment je suis capable de changer la batterie puisque j
'ai
besoin de charger le masque et ensuite le rendre le plus longtemps tous nos appareils perdent leur capacité de durée de vie cette batterie décroît donc comment on la répare quand on a des petits éléments qui se cassent pensez en fait à avoir un stock de pièces détachées pour pouvoir faire durer à sort par exemple on a des éléments qui permettent de protéger les yeux quand vous en perdez un vous le cassez on a la capacité de le changer quand la batterie ne fonctionne plus bien on peut le changer et quand on pense à tout ça il suffit de le faire dans une géographie qui est aussi tenable vous savez très bien que la plupart des appareils viennent plutôt du côté de l'Asie et donc il y
a
eu ce questionnement de se dire déjà l'assemblage de notre masque c'est fait en Europe donc c'était un point de se dire comment on est capable d'avoir une géographie beaucoup plus proche pour faire l'assemblage le final du masque et le sujet de la réparabilité on a réussi à le gérer en France donc on a un atelier à Nantes qui nous permet de gérer de façon très proche par rapport à notre marché ces éléments de réparation de la batterie électrique des éléments de pièces qui seraient cassées de pouvoir gérer assez facilement ce sujet là ça a demandé un peu d'organisation ça a demandé de se casser un peu plus la tête finalement dans une solution qui aurait été rapide de se dire peut-être qu'on remplacera le masque on le renvoie et puis l'autre on mettra peut-être au rebut parce que ça peut nous coûter pas cher si on va sur des solutions simples et c'est vrai que cette conception du masque nous a permis de penser à ce poids de l'impact des appareils électroniques qui nous envahissent dans le quotidien et donc on s'est dit qu'on devait faire notre part aussi de cette réflexion de durée de vie du matériel
merci merci pour la qualité de vos interventions on va laisser maintenant la parole à notre auditoire est-ce que vous avez des questions ? Oui bonjour
c
'est une question pour monsieur Bayard je suis cliente de chez l'Occitane pas de soucis depuis très longtemps j'ai utilisé très longtemps la mousse immortelle vous savez le flacon bleu et pendant plusieurs années il y avait les recharges moi j'adore les recharges le système des recharges donc j'ai acheté les recharges et un jour j'ai voulu lui acheter une recharge et on m
'a
dit que ça ne se faisait plus alors j'étais déçue
on
m'a dit que c'est parce que ça ne se vendait pas
alors
je voulais avoir confirmation près de vous ok du terrain
du terrain du
terrain on
va vous
laisser
déjà
mais vous avez dû recevoir un mot de notre service client on s'en excuse bien évidemment cette recharge sur laquelle vous évoquez il y a deux choses en fait pour vous répondre certains produits notamment la recharge vont mieux se vendre que d'autres et que commercialement à un moment donné on peut avoir un seuil quelque part économique de ne plus la mettre et après ce qui est important et je pense que ça sera développé sur notre table sur la recharge il y a aussi le côté cette mousse précieuse n'est pas un produit rincé en fait
donc
en fait on a des travaux actuellement pour y revenir parce que vous voudrez utiliser tout le temps la même pompe aujourd'hui sur ce produit là Guillaume disait j'ai appris sur le masque nous aussi on a appris et qui est de dire dans un souci je dirais d'hygiène etc on va y revenir avec quelque chose de beaucoup plus sécuritaire aussi pour vous merci pour votre réponse et j'ai une autre question pour monsieur Lascourège vous nous montriez vos petits pots en verre alors j'ai remarqué qu'ils étaient blancs est-ce que ça se recycle aussi bien que le verre transparent c'est une
question
toute bête sans
problème
du moins que vous mettez dans le flux du verre on a parce qu'en
fait
le verre quand ça arrive dans le flux du verre il faut le savoir tout est pilé pour être ensuite détecté et donc en fait la peinture n
'est
pas un problème de détection et ça part dans un four à fusion ça brûle et il
n'y
a aucun sujet sur la couche du parachèvement
je
suis pharmacienne d'officine et j'avais une question alors c'est peut-être pas les meilleurs interlocuteurs mais sur les échantillons on était censé diminuer le nombre d'échantillons les marques nous en donnent toujours autant et voilà c'est un sujet qui me tenait à coeur
alors
déjà il y a une obligation de ne proposer des échantillons enfin d'offrir des échantillons quand la cliente le demande le sujet des échantillons par exemple il y a une vraie difficulté d'utiliser par exemple des matériaux qui sont parfaitement recyclables on voit le tube si on fait un petit tube un petit format à ce format là il va être recyclable
dans
ce petit format il ne le sera plus et c'est juste en fait des solutions techniques qui ne sont pas encore mises en oeuvre sur les centres de tri donc c'est souvent des questions d'investissement donc en soi on a fait une grande part du chemin nous on a par exemple des échantillons qu'on a réussi à réduire de façon drastique en poids en plastique MyBlend a vraiment fait aussi des échantillons en aluminium donc on a repris le sujet de
l
'aluminium et on se dit que ça va être détecté parce que c'est petit mais les entreprises ont fait le job de choisir les matériaux qui seront les plus facilement détectables et recyclables aujourd'hui la fin du chemin là c'est les autorités
et
les communes qui financent les centres de tri ils disent au lieu d'avoir un gros trou de 10 cm qui rejette tous les éléments plus petits que ce trou là
je
vais en prendre un plus petit et je vais récupérer plus de matière donc là c
'est
un enjeu d'investissement
on
paye en plus une petite taxe emballage chacun donc normalement c
'est censé financer
ça mais votre question est très intéressante parce que je pense que l'échantillon est un condensé de la question du juste en fait la transition environnementale et économique c'est beaucoup de questions du juste c
'est
à dire un peu d'échantillon parce que j'ai besoin d'essayer pour voir si le produit me va je pense qu'on est tous d'accord que bien gérer ça permet d'éviter un produit que je ne vais pas consommer ou parce que je crois qu
'il
n
'y a
pas de dogmatisme à avoir dans la matière de transition environnementale sinon on se trompe c'est les gens qui sont dogmatiques qui croient que c'est simple et franchement je pense qu'on peut tous dire que c'est pas simple et donc il y a le juste pas
trop en donner et renvoyez
-le aussi en fait sinon si vous n'en voulez pas mettez une claque à la marque en disant je n'en veux plus ça va nous questionner ensuite dans l'autre sens oui c'est à dire le juste
il
ne
faut
pas en donner s'il n
'y a
pas d'usage et si ça ne sert à rien et puis ensuite derrière l'éco-concevoir et adapter les centres de tri parce que moi dans une autre vie j'ai réformé beaucoup de centres de tri et effectivement mettre tout ça mais vous voyez ce que j'adore dans votre question c'est que vous êtes en train de montrer
que
tout le monde a un enjeu la marque de savoir c'est quoi son juste prototypage d'échantillons parce qu'on peut avoir besoin de tester un truc mais de la même manière qu'avant de faire repeindre ma maison je vais demander un échantillon de peinture je veux dire en soi l'échantillon ça ne doit pas être un truc où on tire tout de suite comme on tire au pigeon c'est le juste échantillon
puis
après que vous remontiez les bonnes informations aux marques sur comment les gens ont besoin de cet échantillonnage comment je le conçois comment en fin de vie les gens le trient bien comment il est récupéré dans le centre de tri et c'est toute cette aventure là qui est passionnante mais s'il
y
a un acteur défaillant ça ne marche pas
ce
sera l'objet de notre dernière table ronde sur l'engagement je vous remercie pour vos interventions passionnantes et
c
'est tout
Sous-titrage ST' 501