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interviewC à vous· 7 juin 2023 9 min

Réforme des retraites, suite et fin ? - Sandrine Rousseau - C à vous - 07/06/2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Réforme des retraites suite et fin ? sans doute ce matin il y a le Pivet la présidente de l'Assemblée nationale a donc annoncé qu'elle allait faire barrage à l'examen de la mesure d'abrogation des 64 ans qui était programmé demain dans l'hémicycle on l'écoute demain quoi qu'il se passe il n'y aura pas d'abrogation de la réforme des retraites les parlementaires sont à leur tâche et ils l'ont été la semaine dernière en commission des affaires sociales il y a eu un vote et je refuse qu'on s'assoit sur ce vote considérant qu'il n'a pas eu lieu il a eu lieu et il a rejeté l'article 1 de la proposition de l'eau aliotte qui prévoyait l'abrogation de la réforme de la retraite donc les parlementaires en commission des affaires sociales se sont prononcées contre labrogation qui vont vous conformerez donc a préféré le rôle de porte flingue à celui de Garande des institutions c'est comme ça que vous considérez aujourd'hui la présidente de l'Assemblée nationale oui parce que je pense que d'ailleurs elle a hésité elle a résisté à la pression et puis à un moment donné elle a cédé et au moment où elle a cédé elle a tous cédé c'est à dire que ce qui s'est passé en commission des affaires sociales puisqu'elle en parle et je sais que c'est un peu obscur pour les personnes qui nous écoutent qui nous écoutent mais en fait la commission des affaires sociales c'est une émanation de l'hémie cycle donc c'est un nombre restreint de députés qui sont qui siège dans la commission des affaires sociales pendant la nuit ont été remplacés des députés qui n'étaient pas sûr de voter comme le gouvernement donc ils ont été remplacés par des personnes on était sûr du vote première chose deuxième chose il y a eu je crois que à Renaissance il y en a eu un ou deux qui ont aussi été qui ont aussi été remplacés et de deuxième étape au moment où nous voyons que nous perdons à quatre puisque en effet dans la Commission à faire sociale qui ne représente du coup plus la diversité de l'hélicite et la diversité parlementaire comme elle était au départ et bien nous décidons de déposer des sous amendements ce qui est une technique à disposition de l'opposition dans la dans l'assemblée pour ralentir le rythme d'études du texte de sorte qu'on ne vote pas le texte en commission des affaires sociales pour qu'il aille en hémicycle avec l'article d'abrogation de la réforme des retraites tout cela est un peu technique mais pour dire qu'en fait nous avions à notre disposition cette technique qui était de déposer des sous amendements l'opposition a très peu de droits dans le dans la démocratie parlementaire telle qu'elle est en France et là et bien on a eu sur la consigne de Yaël Brown privé et de la présidente de la commission d'affaires sociale un arrêt de l'étude des sous amendements et je voudrais juste alerter pour dire que en fait quand on fait ça on ne le fait pas par plaisir on le fait pour représenter le peuple et la voix du peuple à l'intérieur de l'assemblée et que ça fait partie des techniques qui sont à notre disposition pour mieux représenter la même façon que la présidente de l'Assemblée nationale a utilisé l'article 40 de la Constitution qui proscrit toute proposition parlementaire crée une charge pour les finances publiques ça fait partie du jeu démocratique également il faut savoir que l'article 40 existe dans très peu de démocraties quasiment aucune l'article 40 disposition qui permet de limiter le pouvoir du Parlement et en l'occurrence de limiter le pouvoir de l'opposition cet article 40 n'avait jamais été utilisé pour une proposition de voix venant de l'opposition par respect du débat parlementaire et de l'opposition parlementaire et donc de la représentation du peuple il se trouve que là elle l'a utilisé alors une première fois alors que le bureau de l'Assemblée nationale s'était positionné contre et que là elle vient de l'utiliser une seconde fois et que elle l'a fait sans sans consulter le président de la commission des finances tout cela pour vous dire que en fait les maigres espaces que nous avions à l'intérieur de ce Parlement ont été d'une manière qui devrait nous interroger parce que l'avenir s'annonce chaotique je le dis mais la transition écologique la crise écologique l'ampleur qu'elle prend actuellement fait que nous aurons des forcément des décisions difficiles à prendre des crises qui vont se répéter si à ce moment-là nous affaiblissons la démocratie si à ce moment-là nous affaiblissons les droits du Parlement et les droits de l'opposition alors nous ouvrons la voie à quelque chose qui est que un homme seul peut imposer contre la vie du peuple et contre la vie d'une majorité de parlementaire en bien même le texte qui aurait été voté demain dans l'hémicycle cette aboration était retoquée par le Sénat de toute façon et sous la pression de ni d'Emmanuel Macron ni d'Elizabeth borne oui et alors pourquoi ne pas poser la question à renaissance de savoir pourquoi ils ont tant peur d'un vote au Parlement pourquoi s'ils sont si sûrs de ça du vote du Sénat pourquoi ont-ils peur ils ont peur des députés tout cela parce qu'en fait ne maîtrise pas comme il le souhaiterait cette assemblée qui n'a pas le doigt sur la couture du pantalon mais en fait ce que je dis c'est que si nous n'avons pas le les doigts sur la couture du pantalon c'est précisément parce que nous représentons ce peuple qui est en colère et que là ce qui est en train de se passer c'est que la volonté d'un homme la volonté d'un exécutif s'impose contre le peuple en colère mais qui était très peu mobilisé hier pour la 14e journée évidemment ils ont ils ont prélevé les les jours de grève ce mois-ci donc évidemment les gens ils ont pas d'argent ils ont pas enfin voilà il y avait il y avait moins de monde dans la rue enfin c'est évident il y a une chose que je voudrais dire qui me semble très important peut-être pour comprendre peut-être parce qu'ils ont compris que c'était terminé et que vous entretenez l'illusion que quelque chose est encore possible j'ai vu un sondage qui disait que 71% du des Français souhaité que nous vous allions vote sur cette sur cette proposition de loi je voudrais expliquer une autre chose sans dashi et cet après-midi qui est important qui est que le Président de la République n'a pas le droit de rentrer dans l'Assemblée nationale il n'en a pas le droit au titre de la séparation des pouvoirs donc le président de la République ne peut pas se pointer au Parlement pour influencer les députés et là ce qu'il s'est passé avec l'attitude qui a eu brune Pivet de suivre l'injonction présidentielle et l'injonction du gouvernement c'est qu'en fait elle fait rentrer dans l'hémicycle la voie du président alors même que en tant que président de l'Assemblée elle devrait être garante des institutions et donc oui je lui en veux oui je lui en veux mais je ne suis pas seul c'est-à-dire que je pense que ce qu'elle fait là est un acte quand même d'une conséquence et d'une gravité sur la suite de ce qui va se passer qui me semble devoir être analysé en tant que tel le jour où si un jour le rassemblement national prend le pouvoir il pourra s'appuyer sur le fait que l'opposition n'a plus le droit de sous-amender sur le fait qu'on peut passer l'article 40 sur toutes les propositions de loi de ça veut dire qu'on donne quasiment les pleins pouvoirs je le dis aujourd'hui on a un problème avec le rôle du Parlement le rôle de l'Assemblée nationale dans notre démocratie on est déjà un des Parlement qui a le moins de pouvoir là aujourd'hui il a encore été restreint et c'est grave et c'est grave le groupe parlementaire liotte à l'origine de la proposition de la progression a dénoncé lui une attaque inédite contre les droits du Parlement sont députés Charles de conso à réagi au micro de luama et d'analyses recoulis tous les moyens ont été utilisés par la minorité présidentielle pour qu'on ne vote pas en séance publique pourquoi parce qu'ils savent qu'ils sont minoritaires c'est pas plus compliqué que ça donc ils font tout par des mesures de procédure des mesures utilisant tel ou telle disposition de la Constitution pour empêcher le vote c'est ça qui est le déni de démocratie c'est-à-dire le refus que les représentants légitimes du peuple que sont les députés se prononcent sur êtes-vous favorable ou défavorable à remonter l'âge légal de départ à la retraite c'est tout simple ça c'est un déni de démocratie comment est-ce qu'on continue le combat est-ce qu'il faut proposer la progression de la réforme de la retraite à 64 ans à chaque niche parlementaire mais pourquoi pas ça va faire partie des options qui vont être sur la table dont on va discuter au sein de laupette et au sein peut-être du groupe bien sûr pourquoi pas en fait là je tous les sondages montrent que les Français ne passent pas à autre chose quand bien même ils ne viennent plus dans les manifestations sans doute par problèmes de pouvoir d'achat mais aussi par lassitude mais il ne passe pas à autre chose et ce qui m'inquiète moi c'est la sédimentation de la colère qui ne trouve pas de débouchés ni dans une démocratie sociale qui a été complètement bafoué dans l'épisode ni dans une démocratie représentative une démocratie parlementaire et je le dis je pense que aujourd'hui les crises qui arrivent vont être d'une plus grande ampleur si nous prenons l'habitude de ne les gérer que par l'autoritarisme alors nous nous mettons en danger parce que vraiment ce que nous prévoit le climat nécessite que nous ayons démocratie extrêmement forte