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InterviewRMC (sur YouTube)· 29 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsSécuritéSolidarités & famille

EN DIRECT - Maud Bregeon est l'invité du Face à Face d'Apolline de Malherbe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 66 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse partielle

    Vous avez bien dormi ? Est-ce que les taxes sur le carburant empêchent de dormir ?

  • 1:20RelanceRéponse partielle

    Est-ce que le ministre de l'économie peut dire une phrase pareille sur les taxes ?

  • 1:58RelanceÉludée

    Est-ce que c'est maladroit sur la forme ?

  • 2:33RelanceÉludée

    Dans ce contexte explosif, est-ce qu'on n'est pas maladroit ?

  • 3:11RelanceÉludée

    Est-ce que vous vous jugez de la forme ?

  • 4:40OuverteRéponse directe

    Comment allez-vous vous assurer que la baisse soit répercutée partout ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:58Fait
    « Roland l'escur, je travaille avec lui depuis des années dans des gouvernements et dans des majorités qui ont tout fait pour baisser les impôts des Français et singulièrement pour baisser les taxes particulièrement lorsque c'était nécessaire. »
  • 1:58Chiffre
    « Je pense notamment à la crise énergétique de 2022-2023 où on a mis sur la table 70 milliards d'euros dans les boucliers tarifaires sur le gaz, sur l'électricité et en appui à l'achat de carburant. »
  • 2:33Chiffre
    « Ce qui m'intéresse, c'est qu'on puisse aider les Français les plus précaires qui roulent beaucoup, 5,5 millions de Français qui sont éligibles à l'aide qu'on a mis en place. »
  • 3:11Fait
    « Moi franchement c'est pas une taxe qui m'empêche de dormir. »
  • 3:11Fait
    « Ça permet de financer plein d'infrastructure. C'est très bien. »
  • 3:55Fait
    « On a publié deux décrets et un arrêté notamment pour encadrer les choses. D'abord préciser les volumes qui allaient être libéré, leur répartition, leur répartition par distributeur, leur répartition par zone géographique. »
  • 3:55Fait
    « L'obligation pour l'ensemble de la chaîne de suivre de suivre l'évolution sur les prix de cette remise de telle sorte que les Français de la faire immédiatement apparaître. »
  • 5:23Chiffre
    « Il y a pour certaines stations essence jusqu'à 40 % de baisse de consommation. »
  • 8:44Fait
    « C'est la première fois dans l'histoire qu'on va piocher dans des stocks stratégiques de manière si massive pour faire baisser les volumes. »
  • 10:06Fait
    « On a de la chance d'avoir un grand major pétrolier dans une crise telle que celle que l'on traverse et notamment pour palier à des risques d'approvisionnement. »
  • 12:10Fait
    « Il y a eu le 17 octobre, il y a eu le 24 octobre, samedi à nouveau appel à des manifestations, samedi 31, jeudi 5, peut-être même le 6 et le 7 qui sont déjà évoqués. »
  • 12:49Promesse
    « On facilitera l'ouverture le dimanche d'ici à Noël pour permettre aux commerçants de rattraper ce manque à gagner. »
  • 14:48Fait
    « Il y a eu un conseil de défense et de sécurité nationale qui s'est tenu hier autour du président de la République et du premier ministre qui visait précisément à préparer les échéances à venir et notamment l'échéance du weekend prochain. »
  • 18:22Fait
    « La politique avait très vite repris ses droits et à quel point la dualité singulièrement entre l'extrême droite et l'extrême gauche avait en quelques heures pris le dessus sur l'émotion et sur la solidarité. »
  • 19:04Fait
    « Je considère qu'une partie de la gauche instrumentalise ce qui s'est passé à Trappe, instrumentalise la violence. »
  • 19:47Fait
    « Nous avons aujourd'hui des partis politiques qui agitent et instrumentalisent différentes formes de communautarisme. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

porte-parole du gouvernement et la ministre de l'énergie Maégon. On va parler notamment des des prix du carburant évidemment mais aussi plus globalement de l'atmosphère qui règne en France avec cette extrême douleur qui s'empare des Français. À tout de suite. Votre rendez-vous avec Ser France, réseau de conseils et d'expertise comptable partout en France. Votre rendez-vous avec le XP L03, le SUV [musique] coupé 100 % électrique alimenté par LIA.

0:33
Non speech

[musique]

0:45
Locuteur

Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Ma Brégon. Bonjour à tous. Vous êtes la porte-parole du gouvernement. Vous êtes aussi ministre de l'énergie. Vous avez bien dormi ? Et vous ? Moi, j'ai très bien dormi mais je me suis levé un petit peu tôt. Mais si je vous pose cette question, c'est parce que le ministre de l'énergie, pas de l'énergie mais de l'économie qui s'occupe aussi notamment des taxes sur le carburant, dit que les taxes sur le carburant, ça n'empêche pas de dormir. Ça pourrait peut-être quand même, non ?

Roland l'escur, je travaille avec lui depuis des années dans des gouvernements et dans des majorités qui ont tout fait pour baisser les impôts des Français et singulièrement pour baisser les taxes particulièrement lorsque c'était nécessaire. Je pense notamment à la crise énergétique de 2022-2023 où on a mis sur la table 70 milliards d'euros dans les boucliers tarifaires sur le gaz, sur l'électricité et en appui à l'achat de carburant. Et puis on va peut-être parler de ce qu'on fait sur le fond. Non mais pardon cette on va peut-être parler de ce qu'on fait sur le fond. Vous pouvez juger de la forme. Moi ce qui m'intéresse Non mais est-ce que vous vous jugez de la forme ?

[raclement de gorge] Vous vous trouvez que dans le contexte actuel quand on sait que il y a pour certaines stations essence jusqu'à 40 % de baisse de consommation, ça veut dire que c'est 40 % de moins de de trajet des difficultés qui sont évidemment mais est-ce que le ministre de l'économie de la France peut dire une phrase pareille ? Moi franchement c'est pas une taxe qui m'empêche de dormir. Alors je sais que ça empêche d'autres dormir mais moi ça ne m'empêche pas de dormir. Ça permet de financer plein d'infrastructure. C'est très bien. Oui. Bah c'est peut-être maladroit sur la forme. Moi ce qui m'intéresse, c'est ce qu'on fait sur le fond.

Ce qu'on fait sur le fond, c'est la libération 10 millions de barils de diesel qui permettront de faire baisser les prix entre 12 et 18 centimes là dans quelques jours. Le 1er novembre, c'est dimanche prochain. Ce qui m'intéresse, c'est de reconduire les aides pour les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs. Ce qui m'intéresse, c'est qu'on puisse aider les Français les plus précaires qui roulent beaucoup, 5,5 millions de Français qui sont éligibles à l'aide qu'on a mis en place. Voilà. Et je pense qu'au bout du bout, ce qui intéresse les Français, c'est la manière, voilà, dont on les aide et c'est ce qu'on met en place.

On va y venir évidemment savoir comment ça va se passer et quelle baisse d'aide puisque c'est dans les tout prochains jours. Mais dans le contexte actuel où on sent quand même une non seulement une extrême douleur, on va y venir, après la journée du 17 octobre, après l'attentat de trappe dans un contexte où tout est explosif, laissez entendre que bon allez, on n'est pas à 10 centimes près, que ça l'empêche pas de dormir. Voilà. Est-ce que vous vous dites pas on est on est maladroit, on ne sait plus parler au français ?

Encore une fois, je vous ai répondu sur la forme euh et je pense que vous auriez tort et qu'on aurait tort de réduire l'action du gouvernement et singulièrement du ministre de l'économie à une phrase prononcée à l'Assemblée nationale. Encore une fois, ce qui compte ce qui compte, c'est ce que fait ce gouvernement pour être au côté des Français. C'est ces 10 millions de barils qui vont être libérés parce que c'est la vraie bonne nouvelle pour les les consommateurs. Quand, comment et est-ce que vous avez affiné, [raclement de gorge] vous avez pu anticiper le l'impact réel que ça aurait à la p ? Oui, on a publié deux décrets et un arrêté notamment pour encadrer les choses.

D'abord préciser les volumes qui allaient être libéré, leur répartition, leur répartition par distributeur, leur répartition par zone géographique. L'obligation pour l'ensemble de la chaîne de suivre de suivre l'évolution sur les prix de cette remise de telle sorte que les Français de la faire immédiatement apparaître. Exactement. de la immédiatement apparaître, que personne ne puisse faire de gras encore une fois sur l'ensemble de la chaîne de distribution. Euh, on abaisse évidemment l'obligation de stockage stratégique, le temps de mettre en place cette libération là pendant les les mois à venir.

Et donc, on aura la semaine prochaine une baisse visible à la pompe et on s'assurera parce que c'est important que l'ensemble des distributeurs le mette en place, que l'ensemble des stations puissent en bénéficier y compris les stations plus isolées, les stations indépendantes dans les zones rurales parce qu'on sait que c'est aussi là où les comment vous allez faire pour vous en assurer ? On va suivre encore une fois sur l'ensemble de la chaîne du déstockage des barils jusqu'à la station service en passant par le transporteur, les grossistes, les distributeurs que cette baisse est bien répercutée à chaque étape de la chaîne.

Pardon mais des questions très très jusqu'à l'affichage jusqu'à l'affichage en station service de la baisse que ça aura permis pour les Français. Il y a une question, j'allais dire très technique, logistique, de remplissage ou non des cuves. C'est-à-dire que il y a ces ces barils que vous allez réinjecter, ces barils achetés moins chers que vous allez réinjecter, vous allez dire dans toute la filière. Mais il y a cette ce constat qu'un certain nombre de stations essence ont vu parfois des baisses de consommation. Je disais le chiffre il est saisissant. Il a été annoncé par plusieurs distributeurs jusqu'à 40 % de moins de consommation dans certaines pompes.

Ça veut dire aussi que bah c'est littéralement des cuves qui mettent beaucoup plus de temps à à être à se vider et donc qui vont être reremplis plus tard que d'autres. Comment est-ce que vous allez faire techniquement pour que ça ne soit pas en fait un cercle vicieux ? C'estàd que ces ces petites stations qui sont déjà très impactées seront aussi probablement les dernières à pouvoir afficher un prix à la pompe plus léger. On va les aider sur la trésorerie. On va les aider sur la trésorerie pour leur permettre d'appliquer en avance de phase et donc avant le remplissage de ces cuves.

On y travaille précisément avec ces stations indépendantes dont je vous parlais leur permettent de répercuter à la baisse que la trésau, ce serait si il pouvait reremplir la la cuve. Mais si la cube n'est pas vidée d'un d'un pétrole pardon d'une essence qu'ils ont déjà acheté plus cher, techniquement ils peuvent pas la vendre à 10 12 centimes de moins. On leur permettra d'abord de faire cette remise avant d'avoir acheté de nouveaux volumes de pétrole en l'occurrence de diesel. Euh et ensuite on les aide encore une fois en matière de trésorerie pour leur permettre de faire cette aide, de mettre en place cette aide en avance de phase.

Et le dispositif dont je vous parle là a été précisément travaillé avec les organisations encore une fois qui regroupent, je pense à Mobilience mais il y en a d'autres qui regroupent ces stations indépendantes. Je je repose la question vraiment très technique pour essayer de comprendre. Pardon, c'est vraiment une histoire de de remplissage du frigo quoi. Là en l'occurrence c'est la cuve mais c'est exactement la même logique. C'est que vous allez donc payer la différence. C'est-à-dire que si c'est de l'essence qu'ils ont acheté cher les prix récents, euh la semaine prochaine, ils ont encore cette essence là dans leur cuve.

Donc quand on met à la pompe, c'est encore cette essence achetée très cher qu'ils ont. La différence les 12 centimes ou 18 centimes par litre, c'est vous qui allez les payer. On va permettre une avance de trésorerie qui leur permettra de répercuter immédiatement encore une fois cette baisse entre 12 et 18 centimes. Je peux pas vous le dire autrement. Euh et et moi ce que je dis encore une fois aux Français qui nous écoutent ce matin, c'est que tout a été mis en place pour que lundi prochain cette baisse puisse être visible encore une fois sur l'ensemble du territoire dans l'ensemble des distributeurs. Ce sera plutôt 12 ou ce sera plutôt 18.

Ça dépendra des distributeurs, ça dépendra encore une fois des des stations services, mais on sera entre 12 et 18 centimes. Et c'est une très bonne nouvelle pour le consommateur parce que sur un plein et ben ça représente une somme d'argent importante. Est-ce que vous avez une précision sur le calendrier ? C'estàd qu'on dit la semaine prochaine, est-ce que vous vous dites à partir de lundi oui au totem des différentes stations essences en place que on aura tout mis en place pour que ça puisse être effectif au 1er novembre. Le 1er novembre, c'est férier, c'est un dimanche. Donc en tout état de cause, au plus tard lundi matin.

Et on fera les contrôles et les vérifications pour s'assurer encore une fois que c'est bien appliqué. Les commerçants, mais je note d'ailleurs que les distributeurs que vous recevez sur vos plateaux, Michel Eddouard Lecler était sur BFM TV hier, vous en recevez aussi régulièrement dans votre matinale, accueille cette mise en place, ce dispositif de manière plutôt positive. C'est bien la preuve qu'on arrive à travailler ensemble euh avec un objectif commun, c'est le pouvoir d'achat des Français parce que notre objectif à tous, je crois, euh c'est de protéger les Français.

Et cette mesure-là euh qui est inédite, il faut bien que les uns et les autres comprennent, c'est la première fois dans l'histoire qu'on va piocher dans des stocks stratégiques de manière si massive pour faire baisser les volumes. Et ça, c'est grâce à l'action qu' a mené le président de la République à l'international pour négocier cette libération de 100 millions de barils à l'échelle du G7. Et c'est grâce ensuite à la déclinaison qu'en fait le gouvernement et le premier ministre. Donc ce n'est pas rien. Ce n'est pas rien. C'est en fait une disposition inédite. Dans le même tempon euh le groupe total s'apprête à publier ses résultats.

Ça devrait être d'excellents [raclement de gorge] résultats. Peut-être même des résultats record. Il y a pas un truc qui va pas ? Écoutez, moi je crois qu'on aurait tort de sombrer dans le total bashing. Je sais que euh c'est un sport national pour une partie de la classe politique. Moi ce que je vois concrètement, c'est que depuis plusieurs mois, Total a mis en place des plafonnements sur les sens, sur le diesel, c'est une bonne chose parce que ça permet là aussi de tirer les prix à la baisse. Ça contribue à protéger les Français, quoi qu'on en dise. Donc ça c'est la première chose.

Et la seconde d'un point de vue plus macro et je peux vous le dire en tant que ministre, je vais terminer, je peux vous le dire en tant que ministre de l'énergie, on a de la chance d'avoir un grand major pétrolier dans une crise telle que celle que l'on traverse et notamment pour palier à des risques d'approvisionnement. Donc nous, on demande à Total d'être exemplaire, on demande à Total de répercuter encore une fois à la baisse l'avantage de la libération des barils qui se sont engagés à faire de poursuivre son plafonnement autant que nécessaire tant que cette crise perdure. Voilà, 7,5 milliards de bénéfices.

Est-ce que vous vous dites pas dans le contexte actuel où vous cherchez des sous partout jusqu'à envisager de doubler le nombre de radars sur les routes ? Ça c'est faux. Pardon ? Non, ça c'est faux. C'est du renouvellement de radars existant. On ne double pas le nombre de radars sur les routes. Pardon. On s'éloigne un sujet. Vous pas doublé. Non, non, mais c'est intéressant parce que vous n'alz pas doublé. On a pas doublé le nombre de radars sur les routes. On remplace des radars existants par d'autres radars. Et d'ailleurs quand vous regardez, on n rajoute pas. Quand on regarde entre 2026 et 2027 l'estimation de ce que ces amendes rapportent pour l'État, vous êtes à volume constant.

Revenons on a fermé la parenthèse mais mais la précision est importante. 7,5 milliards d'euros de bénéfices. Est-ce qu'on peut pas bénéfic ? Est-ce que vous dites pas tiens dans le moment actuel où sont fait ces bénéfices ? J'imagine dans l'ensemble du monde. Mais voilà dans l'ensemble du monde et spécifiquement pas en France. En France Total a plafonné les prix. Ça a permis d'avoir encore une fois des avantages euh importants pour beaucoup de Français. C'est une bonne chose. Ils doivent continuer à le faire. Je vois qu'ils se sont engagés à continuer à le faire.

Et puis encore une fois, on a aussi le droit de euh d'être fier parfois d'avoir des champions, pardon, des champions en France qui nous permettent d'avancer et notamment singulièrement dans ces crises. Mode brégon, les commerçants, je le disais, il y a eu le 17 octobre, il y a eu le 24 octobre, samedi à nouveau appel à des manifestations, samedi 31, jeudi 5, peut-être même le 6 et le 7 qui sont déjà évoqués. Grande inquiétude des commerçants, manque à gagner.

casse et cette annonce jusqu'à 10000 € par commerce, par très petit commerce qui aurait été pillé ou cassé, est-ce que vous auriez pas mieux fait de mettre cet argent dans la sécurité plutôt que d'avoir [raclement de gorge] à à voilà à réparer la casse derrière ? Je crois que la question ne se pose pas comme ça et pour les semaines à venir, il y a au fond trois axes qui qui définissent l'action du gouvernement. Le premier c'est l'ordre public. euh nous ne laisserons rien passer et nous serons intraitables avec les délinquents, les factieux, avec ceux qui cassent. C'est absolument inadmissible. La journée de samedi dernier, le 24, c'est globalement bien passé. C'est la preuve qu'on y arrive.

Ensuite, il y a la question des discussions, des négociations, du dialogue social. Et là, ça touche à des revendications qui sont légitimes, qui n'ont rien à voir avec les cases qu'on a pu voir ces derniers jours et ces dernières semaines.

Il faut avancer avec les lycéens, il faut avancer avec les partenaires sociaux, les organisations syndicales, les organisations que vous allez voir et ensuite et ensuite il y a l'accompagnement des commerçants et on continuera à être extrêmement vigilant sur le tracé des manifestations sur la mise en place de courant vous êtes pas mis d'accord sur la manière dont on préserve les centilles sur la manière dont on préserve les centres villes pour les centres pour que en tout cas là où c'est nécessaire on garantisse au commerçant on garantisse au commerçant d'av avoir des Français qui réinvestissent les centres-villes singulièrement dans une période de fait.

Tant que le calme n'est pas complètement tant que le calme n'est pas complètement revenu, il y aura plus de manif dans les cent. En tout cas, là où ça pose et ça se fait au cas par cas. Vous savez que c'est une discussion avec les préfets d'abord, ensuite avec les maires. Là où il y a des risques de violence tels que celles qu'on a connu le 17 octobre, il faut évidemment adapter le tracé des manifestations. Est-ce que certains magasins se disent est-ce qu'il faudrait pas peut-être ouvrir le dimanche là où pour l'instant c'est interdit pour tenter de compenser les manques à gagner ? Est-ce que c'est une question à laquelle vous êtes prê ?

C'est une piste qui est sur la table et nous sommes favorables à faciliter d'ici à Noël l'ouverture le dimanche. Vous savez qu'il y a déjà des dérogations possibles qui peuvent être données par le maire.

Le préfet peut étendre le nombre de dérogations, le nombre de dimanches ouverts par an dans chacune encore une fois dans chacun des départements et donc on facilitera l'ouverture le dimanche d'ici à Noël pour permettre aux commerçants de rattraper ce manque à gagner, de rattraper ce chiffre d' Après certains vous disent déjà j'en avais ce matin sur sur RMC qui témoignait qui disait "Le problème c'est que moi j'ai des salariés des vendeurs, des vendeuses et que les payer le dimanche et du coup les payer encore plus parce que ce serait un dimanche et que ce sera un jour en extra, ça leur paraît difficile. Est-ce que vous les accompagnerez éventuellement ?

l'ouverture le dimanche en tout cas de manière plus souple que ce que la loi ne prévoit aujourd'hui en tout cas enfin enfin pardonnez-moi de ce que la la réglementation ne prévoit aujourd'hui indépendamment de la décision que pourraient prendre les préfets, c'est une demande des commerçants eux-mêmes. Donc faciliter cette ouverture-là, c'est répondre à leur demande. La journée du 31 euh en terme de maintien de l'ordre, est-ce que vous pensez que tout est sous contrôle pour reprendre un mot du ministre de l'intérieur qui avait reconnu que il avait perdu le contrôle ? Tout est mis en place, je vous le confirme.

Il y a eu un conseil de défense et de sécurité nationale qui s'est tenu hier autour du président de la République et du premier ministre qui visait précisément à préparer les échéances à venir et notamment l'échéance du weekend prochain. Pas uniquement mais notamment. Et donc tous les moyens en terme de dispositif de force de l'ordre déployé sont évidemment mis en place. Des couvre-feu d'ailleurs sont encore appliqués dans certaines villes en France. Le maire de Paris évoque trois rassemblements d'ultradroite, de néonazie qui sont prévus normalement ce weekend dans les rues de Paris ou juste autour de Paris. Est-ce que est-ce que vous avez pris des dispositions pour les interdire ?

C'est une décision qui sera prise par la préfecture. Vous savez que ce n'est pas au gouvernement d'autoriser ou d'interdire des manifestations, c'est d'abord au préfet et le préfet le fait sur des considérations juridiques de trouble, de risque de trouble à l'ordre public. Donc ce sont des événements néofascistes. Voilà ce que dit Emmanuel Grégoire. Vous vous dites qu'il faut pas que ça ait lieu indépendamment de la préfecture, je dis que c'est je dis que c'est au préfet de prendre cette décision.

Mais je veux dire à titre personnel en tant que porte-parole du gouvernement, quand vous entendez le président de la République hier euh qui dit qu'aujourd'hui on on a euh un antisémitisme et un racisme décomplexé, qu'on a un racisme d'atmosphère. Est-ce que dans ce contexte-là, on peut laisser des manifestations de cette sorte préférée ? Je trouve ça incompréhensible qu'on puisse aller manifester dans de telles organisations et dans de tels rassemblements. C'est une évidence. Euh du reste, est-ce que en droit les fondamentaux sont réunis pour l'interdire ? Euh ça c'est au préfet encore une fois de le dire.

Il a parler euh Emmanuel Macron, je le cite, d'une désinhibition d'un antisémitisme chez certains, d'une désinhibition du racisme chez les autres. Il visait euh, semble-t-il, la France insoumise et le Rassemblement national. Il parle d'un racisme d'atmosphère. Il a aussi évoqué une forme de désinhibition des propos mais aussi des violences. Euh évidemment, il était interrogé d'ailleurs chez Hugo Descrypt avec le drame de Trap. On parle d'un hommage national. Est-ce que vous avez une date ? Non. Et cette date sera discutée avec la famille pour des raisons que chacun le voilà que chacun comprend avec euh qui aura lieu, pardonnez-moi de cette expression, dans les temps à venir.

Euh et ce sera bien sûr décidé euh en en en discussion avec la famille de la Est-ce que euh c'est le premier ministre qui euh présidera cette hommage ou c'est le premier ministre présidera c'est le premier ministre qui présidera cet hommage. Le président de la République ces dernières années présidait les hommages lorsque il s'agissait d'attentat qui avait touché des fonctionnaires de l'État notamment en exercice des policiers, des gendarmes et le reste est présidé par le premier ministre. En revanche, c'est bien une décision qui a été prise par le président de la République. Comment on fait pour tenir jusqu'à la présidentielle dans ce climat ?

Écoutez, vous citizz les mots du président chez Hugo Desc en début de question. l'atmosphère a quelque chose d'irrespirable. Euh, il y a beaucoup de tension, il y a beaucoup de violence, il y a beaucoup d'inquiétude, il y a beaucoup de peur aussi, je crois dans une majorité de Français et je les comprends complètement. Euh ce qui m'a frappé euh suite à euh cet attentat euh raciste terrible euh survenu à Trappe la semaine dernière euh c'est à quel point la politique avait très vite repris ses droits et à quel point la dualité singulièrement entre l'extrême droite et l'extrême gauche avait en quelques heures pris le dessus sur l'émotion et sur la solidarité.

une forme de concorde nationale qui devrait nous unir au moins quelques jours. Regardez les questions au gouvernement euh que nous avons vécu mardi dernier. Regardez l'attitude de la France insoumise. Regardez l'attitude des écologistes. Regardez hier encore une députée qui accusait le premier ministre d'avoir, je la cite, abattu une seconde fois la victime. Comment peut-on prononcer de tels mots et ensuite prétendre à rassembler les Français ?

Vous considérez qu'aujourd'hui une partie de la gauche instrumentalise Je considère qu'une partie de la gauche instrumentalise ce qui s'est passé à Trappe, instrumentalise la violence et je vous le dis comme je le pense, [raclement de gorge] je n'ai aucune leçon de républicanisme à recevoir de l'extrême gauche, de la France insoumise, d'Europe écologie les verts. Absolument aucune. Nous avons aujourd'hui des partis politiques qui agitent et instrumentalisent différentes formes de communautarisme. Ça va à l'encontre de ce qui doit nous amener à faire société ensemble.

Ça va à l'encontre des fondamentaux de la République qui nous permettent là encore de vivre ensemble malgré nos désaccords, malgré nos différences. Et c'est extrêmement c'est extrêmement dangereux. [grognement] Euh les propos col portés encore une fois par certaines forces politiques euh sont parfois euh je crois et vous parlez notamment de cette accusation qui a été lancée à l'endroit premier ministre sont parfois des coûts extrêmement violents euh contre l'unité nationale. Mebrégon euh le tout dans un contexte de campagne présidentielle vous soutenez Édouard Philippe Gabriel Atal propose ce matin une primaire. Est-ce qu'il faut à un moment se rassembler ?

vous appeliez une concorde nationale. Est-ce qu'il faut au moins que ceux dont les idées ne sont pas si éloignées se rassemble et décide d'aller ensemble vers une primaire ? Moi, j'ai toujours prené le rassemblement, toujours et j'ai d'ailleurs rejoint Édouard Philippe parce que je suis convaincu que c'est le meilleur aujourd'hui pour rassembler et pour rassembler la droite et le centre. J'ai pas bien compris ce que proposait Gabriel Atal hier. Euh j'entends qu'on parle d'une primaire qui irait de quelque part à gauche à quelque part à droite. Je crois que dans la période de grande tension qu'on vit euh l'heure est à la clarification et pas à la confusion.

Euh qui pense sérieusement qu'on pourrait mettre euh dans un même programme, pardonnez-moi, dans un même meeting, dans une même primaire en l'occurrence, Raphaël Luxman qui veut augmenter la fiscalité, qui veut régulariser 300000, c'est son programme hein, euh 300000 euh travailleurs sans papier et Bruno Rotaillot qui veut réformer la constitution et appliquer une réforme des retraites. Pour vous, ça n'a rien à voir et donc il n'y a pas de primaire possible. que il faut partager un certain nombre de plus petits dénominateurs communs. Voilà. Et je crois que le bon espace de rassemblement, c'est celui de la droite et du centre.

Et je crois qu'Édouard Philippe est aujourd'hui est de loin et de loin le mieux placé pour faire ce rassemblement là. Merci Maon d'avoir répondu à mes questions ce matin. Porte-parole du gouvernement, ministre délégué à l'énergie. Il est 8h50 sur RMC et BFM TV. Sur BFM TV. Je vous accompagne jusqu'à 10h. On va revenir dans un instant sur cette course contre la montre en Espagne pour tenter de retrouver des survivants au lendemain de l'accident ferroviaire qui a fait au moins 68 morts. Le pays qui entame ce matin. 3 jours de deuil national nous serons évidemment sur place. et puis euh il est l'homme qui a créé Parcours Sup, la plateforme au cœur