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InterviewLCI (sur YouTube)· 12 octobre 2026 32 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Mouvement lycéen, élection présidentielle, Édouard Philippe... Jean-Pierre Raffarin réagit sur LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 20 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Comment sortir de la crise sociale puisque le mouvement est en train de s'étendre ?

  • 2:36OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement n'est pas assez facilitateur du dialogue ?

  • 3:50OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il est temps de reprendre la main, y compris par l'autorité de dire aux lycéens qui ne veulent pas s'y remettre soient exclus ?

  • 8:22OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous estimez qu'Emmanuel Macron a échoué dans son combat contre l'impuissance publique ?

  • 12:04OuverteRéponse directe

    Pourquoi la dette française a-t-elle autant augmenté par rapport à l'Allemagne ?

  • 14:50OuverteRéponse directe

    Comment expliquer ce ratage dans la gestion des finances publiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Fait
    « C'est une pathologie nationale grave quand même. C'est vrai qu'on a ce problème avec les lycéens aujourd'hui, mais en fait on a un paquet d'impasse dans le pays. »
  • 1:21Fait
    « On est quand même dans une situation d'impasse aujourd'hui assez dramatique. »
  • 1:56Fait
    « Je pense que cette logique de destruction, c'est quand même très inquiétant. »
  • 2:36Fait
    « Le président de région dit "Ah ben c'est c'est pas moi qui qui fait les nominations." »
  • 4:27Fait
    « On a essayé et on a été très empêché. J'ai décentralisé les personnels d'entretien justement pour qu'il soit proche de la fenêtre qui doit réparer. »
  • 5:42Fait
    « Quand vous êtes face à quelqu'un qui n'est pas responsable, le proviseur qui qu'est-ce que voulez que je fasse ? »
  • 9:03Fait
    « Il a quand même eu le Covid, il a quand même eu la guerre en Ukraine, il a quand même eu toute une série de des de situations. »
  • 12:04Chiffre
    « La France a atteint 3600 milliards de dettes »
  • 12:47Chiffre
    « L'année prochaine, le budget a prévu que les intérêts de la dette, simplement le paiement des intérêts de la dette allaiit être bien supérieur au budget de toute l'éducation nationale. »
  • 13:30Fait
    « Pendant que Schroder fait ses réformes, nous nous faisons les 35 heures. »
  • 14:13Fait
    « On a perd pied à ce moment-là. »
  • 14:50Fait
    « Si on a corrigé quand vous avez plus de charge sociale sur les les heures supplémentaires, vous vous permettez aux gens de faire 37 de sortir des 37, de faire 38, 39, 40 et de pas payer de charge dessus. »
  • 15:24Fait
    « Est-ce qu'il y a un problème chez eux d'arrogance et de formation ? beaucoup sont très respectables évidemment pas leur jeter la pierre mais pour en arriver à des erreurs pareilles. »
  • 16:50Fait
    « Vous avez vu comme Marseille est devenu belle comme Lyon est devenu belle comme Toulouse est devenu belle vous avez vu Bordeaux comme elle est belle vous avez vu Strasbourg vous avez vu l'île on a quand même des villes qui ont été transformées considérablement »
  • 18:46Fait
    « On ne peut pas financer le système social durablement sur le travail si on fait du travail, la valeur centrale de la société. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Jean-Pierre Affarin, bonsoir. Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous. Bonsoir. Et nous sommes avec Valérie Nataf. Merci beaucoup monsieur le premier ministre d'être là. Question de la soirée, comment sortir de la crise sociale puisque le mouvement est en train de de s'étendre. Première réaction simplement sur les images qu'on vient de voir sur ces facultés détruites à Nant. Il y avait aussi ce lycée Mandela qui était le modèle de la de la modernité pédagogique et qui est en flamme. Jean-Pierre Rafarin. Écoutez, je suis très attristé. Bon, d'abord, j'en ai vu beaucoup de manifestations d'éture. J'ai commencé mes 68 quand j'avais 20 ans. Donc j'ai j'ai bien vu que bon, j'en ai vu, j'étais pris en de région. J'ai j'ai vu souvent la région occupée par des lycéens et tout ça. Mais là, ce que je

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trouve d'assez terrible, c'est cette forme de banalisation de la violence et de penser que dans notre pays euh on est obligé d'aller à ce niveau de violence pour des questions d'emploi du temps, pour des questions de conditions de travail, pour lutter contre l'absentisme des professeurs, qu'on soit obligé d'être dans des situations de telle violence, c'est une pathologie nationale grave quand même. C'est vrai qu'on a ce problème avec les lycéens aujourd'hui, mais en fait on a un paquet d'impasse dans le pays. Aujourd'hui, il y a le dossier des retraites et l'économie. Il il y a le dossier de la décentralisation où les maires ont plus d'impôts. C'est qui dépensent l'argent de l'État quand celui qui dépense n'est pas celui qui paye c'est quand même dangereux. On est

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quand même dans une situation d'impasse aujourd'hui assez dramatique. Est-ce que quelque chose a changé pour la violence ? On va tous les chapitres que vous avez indiqué avec Valériata Taf, on va les on va les structurer. On va parler effectivement de la crise des lycéens, de la crise de la dette puisque la question du budget cette semaine, mais la violence pure, c'est-à-dire ça, pas seulement manifester, pas seulement avoir des slogans un peu amusants ou un peu provoquants, ça c'est la liberté, mais mettre le feu en lycée. Je pense que cette logique de destruction, c'est quand même très inquiétant. Et ce qui est très inquiétant, c'est une forme de banalisation. Et quand vous regardez la situation internationale et la situation nationale, dans la situation

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internationale, on banalise la guerre aujourd'hui. Moi, ma génération, la guerre est impossible. Les horreurs de les guerres passées, jamais on va retrouver plus jamais ça. Et aujourd'hui, il y a des gens qui disent il faudrait mieux faire la guerre. Donc, il y a une forme de banalisation de la violence partout. Or la violence et la guerre sont des sœurs jumelles. Au fond, c'est la destruction de l'autre. C'est destruire les moyens. D'un côté, appeler à des moyens, appelés à de l'argent et de l'autre côté, brûler l'argent. quand on brûle des bâtiments, tout ça, c'est quelque chose d'incohérent. Donc, il faut un peu analyser cette cet rage et je pense qu'il nous faut réfléchir aux conditions de débat d'organisation dans notre société. On a un problème organisationnel pour avoir cette telle

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violence. Je pense que la centralisation par exemple c'est finalement ce grand ministère de l'éducation nationale tout centralisé qui envoie un certain nombre d'instruments. [raclement de gorge] On a fait une décentralisation des lycées mais on n'est pas allé assez loin et on n'a pas donné la responsabilité. Aujourd'hui tout le monde se cache de la responsabilité. Mais monsieur le premier ministre, vous-même vous avez été confronté quand vous étiez premier ministre de Jacques Chirac à des mouvements sociaux d'importance et vous disiez la ligne du gouvernement c'est d'être un facilitateur du dialogue. Est-ce que vous pensez que le gouvernement n'est pas assez facilitateur du dialogue ? Je pense que nous avons un problème d'organisation du dialogue comme on l'a

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eu pendant un temps dans les entreprises et puis on a travaillé des questions de les conditions de travail. Il y a eu beaucoup de choses qui ont été réglées pour les entreprises, mais dans l'éducation, on n' pas réglé ces ces questions-là. Et puis il y a naturellement à quoi sert l'école et c'est vrai que le statut de lycéen n'est pas forcément le statut de d'étudiant que qu'il y a un certain nombre de choses qu'il faut essayer d'admettre que quand on est là pour apprendre, on a quand même des règles à suivre. Mais ce qui est pas acceptable, c'est d'avoir besoin de tant de violence pour changer des emplois du temps. Comment sortir de la crise ? Vous êtes premier ministre, on imagine les les heures que vit lointain successeur Sébastien le Cornu. C'est pas drôle he

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affronter une crise de là, il sait pas avec qui négocier toujours. C'est dur he et puis là ce que moi j'ai j'ai assez peu eu, j'ai eu des choses très difficiles, mais c'est c'est tous ces blessés graves et tous ces actes d'extrême violence. Est-ce qu'il est temps de reprendre la main, y compris par l'autorité de dire Renault Girard nous a rejoint sur ce plateau, il y a un certain nombre de de commentateurs qui disent la c'est fini. un moment donné, il faut retourner le chemin, reprendre le chemin des lycées et que les lycéens qui ne veulent pas s'y remettre soient exclus. Moi, je crois qu'il faut des procédures un peu de dialogue quand même trouver il y a des journées, vous avez des journées de discussion. Oui, mais c'est c'est pas efficace comme ça. Il faut faire ça

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lycée par lycée, concret par concret avec des gens directement responsables. C'est c'est le système. Aujourd'hui, on se bat, on appelait ça de le mamouth autrefois, on se bat contre une organisation quasiment anonyme. Le ministre est très bien, il est très intelligent et très bien mais il est pas connu des gens. La responsabilité, on sort des crises par la responsabilité. Aujourd'hui, la responsabilité, elle est diluée. Je peux même vous dire quelque chose de significatif. Vous créez en vous, j'ai été longtemps président de région. Quand vous créez un lycée, en général, les présents de région sont pas membres de la commission d'appel d'offre parce qu'il y a tellement de polémiques sur les commissions d'appel d'offre que le président, il construit un lycée, les

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gens disent "Ah ben il est beau ce lycée ou il est pas beau le président de région est bon ou il est pas bon Mais en fait le président de région il était même pas dans la fa durcir les choses. L'excuse de minorité par qui est si souvent invoquée, est-ce qu'il est temps d'en sortir et de faire en sorte que quand un lycéen à 15 ans, on est quand même une raison. Si on jette un pavé sur un un pompier comme on a vu des scènes tout à l'heure sur un pompier, je pense qu'il faut deux choses à la fois. Il faut envoyer un message d'extrême fermeté mais en même temps avoir une attention très claire parce que on est dans un quelque chose qui finit par être de la rage, c'est plus raisonné et c'est de la brutalité pour de la brutalité. Et ça, il faut faire attention à l'escalade de la rage et et

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un peuple, ça ça se manage aussi en en essayant de pas pousser les gens à la radicalisation parce que finalement on arrive à ce cette à cette radicalisation où on emmène les gens vers des des des situations extrêmes et ça peut se terminer en terme de vote de manière très difficile. Quand vous étiez premier ministre de 2002 à 2005, la problématique du mamouth existait déjà. C'est-à-dire que moi j'ai un ami qui est prof euh de philo et les normalien agrégé, on l'a nommé dans un lycée en province et depuis sa nomination, le ministère, son patron, le ministère de l'éducation nationale n'a pas une seule fois demandé de ses nouvelles. C'est comme si il était il comptait pas quoi. Ce qui évidemment

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serait inenvisageable dans dans dans une entreprise. Est-ce que vous avez essayé de changer ce système de l'éducation nationale pour la régionaliser ou pour donner en fait la responsabilité aux proviseurs en donnant des chèqus éducation aux parents mais décentraliser le mamouth parce que c'est en fait à la fin ingérable. On a essayé et on a été très empêché. J'ai décentralisé les personnels d'entretien justement pour qu'il soit proche de la fenêtre qui doit réparer. Donc les les personnel qu'on appelait les ATOS qui sont les personnels de l'entretien ont été décentralisés à la région. Mais ce que ce qui est notre problème c'est que en fait les

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responsabilités restent nationales. Le proviseur ne recrute pas. le proviseur qui trouve qu'il a des profs qui sont très mauvais, des profs qui sont trop absents, tout ça, il peut pas les changer. Et en plus, le ministre a déjà du mal parce qu'avec les syndicats, c'est c'est des procédures incroyables. Je connais beaucoup de gens, y compris des très proches, qui étaient obligés de s'engager syndicalement pour demander une une nomination quand on voulait se rapprocher de Paris parce que on envoyait les plus jeunes dans des situations souvent les plus difficiles. Mais bon, il y a il y a un certain nombre d'incohérence mais c'est je crois ce mammou anonyme qui déclenche la violence. Vous savez euh j'ai commencé dans un moment dans ma jeunette à étudier les questions de de

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communication commerciale et un jour Air France m'interroge sur voyais ça sur quand un avion est annulé la colère des gens et vous savez comment il faisait Air France il le type qui était derrière le contrôle monsieur c'est moi qui a pris la responsabilité le type il arrive fou furieux quand vous lui dit écoutez c'est moi qui suis responsable c'est moi qui a décidé de faire partir l'avion tout de suite le gars il se calme. La responsabilité est calme. Quand vous êtes face à quelqu'un qui n'est pas responsable, le proviseur qui qu'est-ce que voulez que je fasse ? Je peux pas les nommer, je peux pas ceci, je peux pas cela. Le président de région dit "Ah ben c'est c'est pas moi qui qui fait les nominations." Donc aujourd'hui, il faut aller plus loin dans la responsabilité.

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Et je pense que la seule façon de sortir de notre pays, mais c'est c'est général si vous voulez, c'est tout le monde ouvre le parapluie dans l'administration aujourd'hui. On se protège, on veut pas que le sujet soit s'arrête là. Donc on l'envoie en haut ou on l'envoie en bas, on fait des normes, on fait des procédures, on cherche à se protéger. Il y a pas de c'est la responsabilité qui est apaisante et donc il faut la développer. Et dans l'éducation, où est-elle ? Mais quand vous dites que la responsabilité est apaisante, on voit bien que ce que les Français voient, c'est surtout de l'impuissance. Or, c'était le combat d'Emmanuel Macron quand il a été élu en 2017. Son combat c'était d'agir contre l'impuissance publique. Est-ce que vous estimez qu'il a échoué ? Non, parce que ça a été je

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pense que il a quand même eu des situations. Moi, je suis quand même un peu choqué de voir que tout le monde tombe sur Macron. Naturellement, comme il est pas candidat, il peut pas se défendre. Il est en train de sortir du jeu, donc c'est difficile, tout le monde lui tombe dessus. Il a quand même eu le Covid, il a quand même eu la guerre en Ukraine, il a quand même eu toute une série de des de situations. Donc c'est c'est quand même extrêmement difficile. Et puis il a essayé dans l'éducation d'avoir un certain nombre d'initiatives qui étaient importantes. Bon, il y a eu beaucoup de ministres d'éducation à un moment, mais Blanquer était là 5 ans, il a fait du travail positif en partie. Tout n'était pas formidable. Mais il y a parti. Ce que je crois, c'est que notre

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système aujourd'hui euh n'a pas véritablement de logique de responsabilité et donc il faut aller plus loin dans la décentralisation. Il faut responsabil Mais déjà du temps de René Monori, je me souviens qui était ministre de l'éducation, les directeurs d'école, les les gens, il y avaient des grèves partout parce qu'on voulait pas qu'il y a un directeur dans l'école maternelle. Et donc le fait de pas avoir de directeur d'école que le directeur d'école était un prof comme les autres et donc il était collégialement responsable avec les autres. Non, il faut qu'il y ait des leaders, il faut qu'il y ait des gens qui portent la responsabilité sur leurs épaules. Jean-Pierre, est-ce que vous entendez quand même le le comment dire le divorce qu'il y a ? Vous parlez plein de vous

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êtes plein de sagesse, vous dites "Faut discuter, faut la responsabilité et cetera." Bien magnifique. On voit tout à l'heure à votre place, il y avait Tibo de Mombriel qui expliquait qu'en France on peut frapper un policier et ne pas aller en prison. Quand on en est là, quand on est là dans un degré de délitement pareil, on discute pas. Le gars qui est capable de frapper un policier, de pas aller en prison, vous lui dites quoi ? Il faut il faut pouvoir aller en prison. La fermeté, je suis évidemment pour arri mais je dis qu'en ce moment, faisons très attention, c'est vrai qu' il y a des moments, la politique aussi c'est la gestion de moment quand vous êtes dans des questions d'affrontement, faites très attention à l'escalade de la violence. Donc il y a des moments où il faut

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chercher à s'apaiser et puis il y a des moments justement qui sont propices à avancer. Mais je pense qu'il faut avancer. L'humanisme, il doit avancer sur ses deux jambes. D'une part, il écoute, il est en dialogue et d'autre part, celui qui ne respecte pas la règle et celui qui ne respecte pas le dialogue, il il peut y aller en prison. Donc, mais il faut avancer simultanément. Ça, onirak était assez champion de ça quand même hein. Il savait être ferme quand il fallait quitter le Stade de France parce que la marseillaise était sifflé et puis il savait aussi être attentif aux gens, les respecter tout ça. Donc il il faut les deux attitudes. Quand on respecte pas la règle, quand on attaque les policiers, on doit être condamné, ça c'est clair. Mais le discours dans une période de

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crise, il est forcément charpenté. D'un côté, on peut pas se dire que un pays qui a est obligé de savoir cette violence-là pour régler des questions d'emploi du temps, on est pour des questions qui sont certes importantes mais qui sont quand même des questions d'organisation que d'autres pays gèrent. On a quand même une situation de pathologie. Donc quand on a une pathologie, il ne faut pas attaquer que les gens. Il faut penser à quel système il faut modifier. Jean-Pierre AFIN le regard sur la grande semaine qui va arriver qui évidemment celle du budget. La France a atteint 3600 milliards de dettes et vous avez en la personne de Renault Girard en rigoriste extrême qui est très sévère avec tous les gouvernements successifs dont le vôtre. Euh Valérie Rinataf un peu moins

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Ah attendez attendez baissé attendez attendez expliquez-nous monsieur le premier ministre pourquoi effectivement en quand on crée la monnaie commune l'euro en 92 la France est à peu près à 39 % de de de Sadet est 39 % du PIB celle de l'Allemagne un peu plus de 40 44 voilà et on va ensemble et aujourd'hui cette Allemagne qui a eu les mêmes crises dont vous avez parlé c'est-à-dire la crise du Covid, la crise de l'Ukraine et les exactement les mêmes que les nôtres. Euh aujourd'hui euh son sa dette est 66 % de son PIB et nous approchons les 120 % du PIB. L'année

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prochaine, le budget a prévu que les intérêts de la dette, simplement le paiement des intérêts de la dette allaiit être bien supérieur au budget de toute l'éducation nationale. Alors, comment vous vous avez suivi toute cette période de près de très près aux responsabilités ou voilà comment vous expliquez ce décrochage dans la gestion de nos finances publiques par rapport à l'Allemagne qui a connu les mêmes problèmes que nous ? Je vous ne savais pas omnicompétent, je vous savais l'un des meilleurs pour par géopolitique. Je m'attendais à des discussions internationales et nous voilà sur les questions économique avec des précisions et des questions précises. Alors, je vais vous dire

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pendant que Schroder fait ses réformes, nous nous faisons les 35 heures. C'est la même période. Et donc là, on a quand même été et c'est une période qui est une période incroyable d'ailleurs sur lequel la France et le camp qui était le mien, chacun s'est complètement trompé. C'est-à-dire que le Chirak a pensé que il y avait en 97 pas les conditions réunies pour faire le budget qui nous allit nous qualifier pour l'Europe et donc il a décidé de faire une dissolution. Et donc là, Josepin est arrivé et là on a eu 3 % de croissance pendant 4 ans. Ça c'est mal terminé pour Joseppin parce qu'il y a eu ce ralentissement sur la fin sur la dernière année. Mais Jospin a eu une période extrêmement florissante et cet

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argent-là pendant ce temps-là de cette temp monsieur Schroder faisait ses grandes rêves. Et donc je pense qu'on a perd pied à ce moment-là. Mais pardon, vous n'êtes pas revenu en arrière, vous parlez 35 heur vous accusez les socialistes. Très bien. Vous êtes libre mais vous n'êtes pas pour autant vous revenu en arrive. N'z pas corrigé ces réforme. Si si, on a corrigé. Mais si on a corrigé quand vous avez plus de charge sociale sur les les heures supplémentaires, vous vous permettez aux gens de faire 37 de sortir des 37, de faire 38, 39, 40 et de pas payer de charge dessus. C'est c'est quand même une action qui corrigeait les 35 heurs. Donc il y a eu pas mal d'actions qui corrigaient les les 35 heur mais naturellement on n'a pas remis en cause complètement les 35 he parce que le

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système économique avait intégré les 35 he et n'était pas favorable à ce que on casse les 35. Comment expliquer un tel ratage monsieur le premier ministre ? Vous êtes vous n'êtes pas un énarc, vous êtes sorti vous aviez une coation. Vous avez souvent dit hein, les petits marquis qui se prennent pour des grands gestionnaires vous ont beaucoup méprisé quand vous faisiez carrière politique. Quand on voit ces gens de Bercy qui sont trompés une fois de 20 milliards et une autre fois de 40 milliards et qui sont parmi les meilleurs prétendum spécialistes de l'économie, je crois qu'ils sont 130000 1300 fonctionnaires in Berti. Est-ce qu'il y a un problème chez eux d'arrogance et de formation ? beaucoup sont très respectables évidemment pas leur jeter la pierre mais

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pour en arriver à des erreurs pareilles. Je pense qu'il il y a il y a des erreurs qui ont été faites. Je dis je vous dis l'erreur d'appréciation de la dissolution dissolution Chirak. On peut aussi parler de la dissolution euh de Macron, mais je pense que ce sont des erreurs en effet très graves. C'est sûr que moi quand je regardais l'administration française, notre plus belle administration, c'est sans doute le trésor et le budget qui sont deux administrations qui sont dirigées par des gens assez excellents. Mais c'est mais mais naturellement ce sont des directions administratives. Et si le politique sède devant eux, si le politique n'a pas la puissance possible, ça c'est pour ça que quand je vois que on a on adore les amateurs, que finalement on met l'expérience un peu,

16:06

je me dis que pour pouvoir driver une direction du trésor, attendez, ça peut pas être pire, on peut ça peut pas être pire que 3600 mi vraiment. On a on a certains vous diront au contraire vivement les amateurs et ceux qui n'ont pas l'expérience parce que ceux qui ont géré ça regardez la dette publique Jean-Pierre ceux qui ont gérer ça pendant 40 ans, alors eux sont de vrais amateurs. Ils avaient toutes une formation de finance publique soit inspecteur des finances comme Macron soit conseiller à la cour des comptes. À la cour des comptes ça s'appelle comme vous avez trop de talent pour faire de la caricature. Elle s'affiche là 3600 regardez voilà. Non mais ça j'entends partout ça ça me révolte un peu quand j'entends depuis 40 ans aff Vous avez vu comme Marseille est

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devenu belle comme Lyon est devenu belle comme Toulouse est devenu belle vous avez vu Bordeaux comme elle est belle vous avez vu Strasbourg vous avez vu l'île on a quand même des villes qui ont été transformées considérablement on dit que vous avez vu les nos TGV vous vous allez maintenant à Marseille en 3h vous avez quand même dans nos sociétés regardez n'importe quel petit bour de village vous avez pour des trottoirs pour les handicapés pas partout mais dans beaucoup de choses donc on a eu des des des choses importantes. La société française a été très demandeuse. La société française a été assez gourmande légitimement et elle n'a pas toujours trouvé face à elle les les gens qui qui pensaient le long terme. Je crois qu'on la grosse vous avez voyagé en Allemagne

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Jean-Pierre, vous avez voyagé en Allemagne, en Allemagne, les gens ne meurent pas sur les trottoirs. Eux, ils ont très bien tenu leur compte. Ouais les hôpitaux bien. Il y a aussi des modernités il y aussi on l'extrême droite qui arrive et qui pose aussi les questions de mécontentement et de graves sujet et il y aura un jour un rejemin allemand qui dira alors depuis 30 ans qu'est-ce que vous avez fait ? que non sa je crois que c'est assez injuste. Il y a eu des grands progrès de la société française qui ont été faits. Je crois que nous avons fait une erreur et mais que qu'il faut partager mais que je prends parce que c'est d'avoir més estimé et sous-estimer le long terme. Et quand je vois aujourd'hui un certain nombre de pays qui pensent à 15 ans à 20

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ans et que nous nous sommes nous pensons à la prochaine élection et que nous sommes mobilisé par le court terme, qu'on a tué la datar, qu'on a tué le le plan, qu'on a tué toute la pensée politique de l'avenir, je pense que là c'est une responsabilité. Allons est-ce que l'heure de la rigueur a sonné ? Est-ce que l'heure est-ce que quelqu'un viendra en disant comme Schreuder l'avait fait à l'époque, vous avez cité son exemple en Allemagne, la fête est finie. Je je je pense que de toute façon, il faut qu'on sorte des trois ou quatre impasses qui sont Nous avons une impasse de la dette, de plus en plus de pensions, de moins en moins de cotisation. Nous avons une unse du financement social, de plus en plus de financement social, de moins en moins d'emplois. On dit que l'emploi et le

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travail c'est la valeur et on le taxe tant qu'on peut et aujourd'hui pour financer notre système social. On ne peut pas financer le système social durablement sur le travail si on fait du travail, la valeur centrale de la société. On on fait aujourd'hui on a supprimé au maire leurs impôts locaux donc ils dépensent l'argent des autres et et des dans un grand nombre de sujets l'État dessigne des salaires et c'est les régions qui les payent pour un certain nombre de dire on a donc déresponsabilisé les on a donc on a déresponsabilisé les maires, on a déresponsabilisé les corps intermédiaires et on déresponsabilise y compris aujourd'hui qui y compris des ministres quand on crée des agences à côté on a on a eu un processus de déresponsabilisation mais aussi parce que la société

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française est devenue une société aussi de polé on on attaque beaucoup donc tout le monde essaie de se protéger et et au fond la responsabilité fait peur à tout le monde. Est-ce que le président Chirc vous a empêché de faire des réformes parce qu'il avait peur de la rue ou pas ? Non non, le président Chirak, je crois que j'ai été dans la 5e République un des premiers ministres qui a eu la meilleure relation avec son président équilibré et il était vraiment en charge de de l'essentiel comme disait de de Gaulle et je trouve j'ai entendu Édouard Philippe l'autre jour dire ça. Je crois que c'est très important. Le président doit présider et pas gouverner pour et Jacques Chirac, il m'avait dit pour tout vous dire que qu'est-ce que vous attendez que du du premier ministre

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et qu'est-ce que quel quelles sont vos priorités pour moi moi je m'occuperai du régalien, j'aurai trois chantiers que je dirigerai directement les personnes âgées, le le handicapés et la sécurité routière. Pour le reste c'est toi jusqu'à 2 millions de personnes dans la rue. On il y a 2 millions de personnes, tu viens me voir. Entrons dans la campagne présidentielle. Bon Maxime, entrons dans la campagne. Vous la passerez à Sébastien le Cournu à à Emmanuel Macron. Écoutez, la la nouvelle évidemment, c'est maintenant Raphaël Luxman qui est adoubé par la primaire de de la gauche. Poussons un peu le sang pour entendre cette Marseillaise parce qu'elle a été beaucoup alors les moqueurs se sont moqués parce que ça manquait parfois un petit peu de cœur. Le fait est qu'il a quand même très bien

20:45

manœuvré Raphaëlman dont on disait déconnecté, trop [musique] intello, trop occupé par les igours, pas assez par la les problèmes du coin. Vous qui êtes un maître manœuvrier, est-ce que vous dites bravo Gluxman. Oh, bravo ! Bien sûr, il a réussi à en venant de l'extérieur alors que les socialistes, ils sont costauds pour les trucs hein. Donc il a c'est une belle performance. C'est vrai que il a une allure un peu de très bon élève quoi. Tu pour un centriste, il est un peu gauche en bon. Il a il a il a quand même il a quand même vraiment du talent. Il a tout ça. Bon donc je conteste ces options

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politiques mais je serais de mauvaise foi si je disais que c'est pas une performance. Mais la victoire de Raphaël Gluxman hier a fait beaucoup de perdants. Peut-être François Hollande, peut-être certains candidat du bloc central, Gabriel Atal plus qu'Edouard Philippe où les deux à égalité. Il a fait aussi éventuellement de Mélenchon, il l'a repoussé un peu plus à droite mais il a fait peut-être un gagnant Retaillo, qu'est-ce que vous pensez de ce que je vous dis ? Je pense que ça sans doute pour Gabriel Atal poser quelques petits problèmes de frontière. Ils ont des origines un peu voisines. Donc là, je pense que Atal un peu [grognement] de souci à se faire.

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Donc je sais pas comment il va gérer ça, mais je pense qu'il y a une proximité là qui soit posée question. Pour le reste, je crois que François Hollande en effet pour le recours à partir du moment où il y a quelqu'un qui est successful 66 % on va pas penser forcément recours aujourd'hui mais la route est très longue. La route est très longue et la primaire ne fait pas l'élection et puis c'est très c'est très très long hein. C'est très très long et en plus on est dans une situation extrêmement dangereuse, extrêmement difficile à l'intérieur et à l'extérieur tout est possible, on peut avoir des agitations très fortes. Donc le paysage du mois d'avril prochain n'est pas le paysage d'aujourd'hui. Moi, je suis très surpris que vous ne commentiez pas tous les trois. Un chiffre qui m'a semblé

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incroyable, c'est que je crois qu'il y a eu 120 1000 bulletins exprimés pour choisir effectivement avec une très confortable majorité euh le le le gagnant, monsieur Gluxman. Mais 120000 alors que la première primaire socialistite, plus de 2 millions euh d'électeurs de gauche s'étaient exprimés. Je peux je peux vous rappeler un chiffre ? Le le Je peux vous rappeler un chiffre ? Non. Valérie PC l'année en à la dernière présidentielle. Non non, c'est pas les 4,5 %. Le score le le corps électoral de la primaire de droite en 2021 22 c'était 140000 personnes. C'était le même corps électoral. Ah c'est ça. C'est J'adore quand les journalistes débattent

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entre eux. C'est repose. Non mais c'est un rétrécissement incroyable. Comment vous expliquez ? C'est un rétrécissement incroyable. B, je pense que les circonstances aujourd'hui sont très différentes de de de la primaire parce que c'est de là aujourd'hui en plus euh la victoire est incertaine et puis il y a beaucoup de gens qui sont assez qui de la politique et puis on est encore très loin de de l'élection. Donc c'est vrai que c il faut pas prendre ça c'est euh je sais bien que la ville de Poitier elle celle qui fait à peu près cette ne peut pas gouverner la France. Est-ce que tout ça fait les affaires de Vaude-e poulin ? Regardez le sondage très intéressant que la tribune a publié sur alors il faut bien être précis he c'est le taux de satisfaction. Si la

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personne devient présidente, serez-vous satisfait ? Jordan Bardella euh baisse un peu de même que Marine Le Pen, hein. 33 32. Édouard Philippe, alors il est quand même pas mal placé. C'est votre poulin Édouard Philippe ? Oui. À 200 %. Ouais. Je je serai pour le mieux placé. Je pense qu'il sera le mieux placé. Je travaille pour lui. Je trouve qu'il a fait une émission de l'heure de vérité exceptionnelle. Il a montré sa carrure et il y a beaucoup de candidats qui ont dû se dire "Wou quand même, il a de la carrure et puis il a de l'envie. il a il y a montré de l'envie, il a montré cette son épaisseur. On va voir son projet, son projet il commence à le développer. Donc je pense qu'il est en bonne situation mais je suis très prudent et je trouve que parce que je parce que je je prendrai

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celui qui va m'éviter ceo infernal terrible et que je veux éviter à mon pays qui est d'avoir un deuxème tour Le Pen. Attendez, vous êtes en train de dire [rires] pardon si Gabriel passe devant vous soutiendrez Gabriel. Ah ben je soutiendrai le meilleur le passé bien sûr. Moi, je veux qu'un candidat républicain soit au 2e tour. Donc je serai et je pourquoi je suis avec Philippe parce que c'est celui qui me paraît avoir à la fois la car d'avoir les bonnes postures. Quand il dit qu'il veut pas habiter à l'Élysée, qu'il veut pas que la politique le dévore, quand il dit qu'il veut pas gouverner mais qu'il veut présider, quand il parle de de vérité, ses propositions là, les allocations familiales au premier enfant, il y a il y a des choses qui

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sont très positives. Donc je pense qu'il sera le mieux placé mais je respecte Retailloto, je respecte à tal et nous verrons comment les choses se passent. J'espère que nous serons tous ensemble pour qualifier le meilleur au deuxème tour. Mais vous dites que vous pourriez voter Gabriel Atal. Est-ce que ça veut dire que vous pourriez voter Raphaël Gluxman s'il était en meilleure position, ce que pour l'instant le sondage ne nous indique pas, pour éviter ce que vous dites, c'est-à-dire le second tour Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen. Je ne vais pas torpiller la candidature de Gluxman en disant que la droite le soutient. C'est ce que ces golen royal voudrait que je dise et j'ai pas l'habitude de donner satisfaction à Colen Royal. Donc je ne vous dirai pas

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ça mais si vous voulez savoir est-ce que je mets Gluxman dans le même paquet que Mélenchon et Le Pen, je vous dis non mais mais je ne suis pas en accord avec lui qui est à gauche. En plus, il va être obligé de courir à gauche parce que il est tellement attaqué comme étant quelqu'un qui vient plutôt du centre, il va il va faire une campagne plus à gauche. Donc pour moi, c'est pas c'est pas un sujet. Nous nous verrons au premier tour, il faut qu'on soit devant lui comme il faut qu'on soit euh en situation d'être au moins le numéro 2 si possible le numéro 1 pour pouvoir gagner. Est-ce que Marine Le Pen peut gagner ? Quit a cité des sondages autres sondages aujourd'hui if euh sur quel candidat pour le pouvoir d'achat ? Et c'est intéressant de voir que Marine Le Pen

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dont le début de campagne est souvent critiqué par les commentateurs se porte bien dans beaucoup de sondages y compris dans des domaines où a priori elle n'était pas la mieux placée. On parle pas là d'immigration ou de sujet comme ça, on parle du pouvoir d'achat. J'ai vu un sondage même sur la politique étrangère alors que souvent euh c'est pas le premier poste disons de de valorisation pour le RA national. Le Pen 41 % Édouard Philippe Votre Poulin est nettement derrière. On a l'impression que pour l'instant les problèmes en partie glissent sur les plumes du canard Marine Le Pen. Je je pense que les Français sont pointes dans la campagne présidentielle aujourd'hui. Je suis assez étonné qu'elle part beaucoup plus tôt que d'habitude des sondages tous les jours.

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Aujourd'hui, on avait on voyait pas ça auparavant. Et donc je pense qu'on va il va y avoir une usure de campagne électorale. On va voir apparaître des têtes un peu nouvelles à un moment ou un autre. On a toujours ça dans les élections. Je me souviens d'un brist la longe. Je me souviens de tout ça. J'ai eu des plein d'exemples de gens qui apparaissent qu'un moment ou un autre. Ça se retasse et puis à un moment ça démarre aux alentours du mois de février et là on a des vraiment des choses qui se rapprochent des résultats. Souvenons-nous un Giscar battait Mitteran avant l'élection et après l'élection mais le dimanche entre 8h et 20h c'était Mitteran qui le battaient. Donc euh le en politique, il faut quand même c'est un une action de rendez-vous hein. Il faut un certain dimanche entre

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8h et 20h le bon résultat. Et donc les choses, est-ce que vous croyez à Marine Le Pen ? Est-ce que vous croyez que Marine Le Pen cette fois peut passer que le plafond de verre a sauté ? Je pense que le risque est très fort. Je pense que une grosse partie de la droite considère que le fond républicain, il est contre Mélenchon et donc qui a une interdiction de voter Mélenchon, mais que il y a des euh libertés qui se qui sont prises vis-à-vis de Le Pen. Est-ce que vous vous êtes favorable à renforcer la droite dont vous avez parlé par les deux les deux suivants qui a été nommés dans le sondage que nous avons vu à l'écran, c'est-à-dire Sarah Knafo et David Lisnard, c'est-à-dire avoir une droite française qui soit un peu comme euh le parti républicain américain qui

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va du centre au parti quoi, qui englobe en fait toutes les tendances. Je ne pense pas qu'il fasse partir avec eux au point de départ. Je pense que il faut faire avec les les forces parlementaires d'aujourd'hui travailler le projet. Si le projet convient à d'autres personnes qui viennent rejoindre le projet, je crois que le projet il doit être fait en partie avec naturellement Édouard Philippe, avec ce que pourra dire Atal et avec ce que pourra dire Retaillot. Atal et Retaillot sont des gens qui ont des idées, qui ont des projets, il faut qu'ils soient associés, ils ont besoin de de clarté de l'avenir et donc il faut discuter avec eux. C'est eux qui comptent. C'est eux qui tous ensemble peuvent conduire un

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candidat à être au second tour. Que le meilleur aille au second tour, qu'on se rassemble derrière lui et après si d'autres veulent venir, on verra. Mais quandoo par exemple propose d'abolir comme pratiquement on sait de faire en Italie l'impôt sur l'héritage puisquelle dit qu'on a déjà taxé les gens suffisamment sur leur travail et qu'il faut pas les taxer quand ils meurent et qu'il laissent leur fortune à leurs enfants. Vous ne c'est une proposition qui ne vous intéresse pas ou personnellement elle m'intéresse mais je ne veux pas forcément la mettre en avant parce que je veux discuter avec les uns et les autres. Je veux rassembler. Enfin, c'est pas moi qui veux, c'est les candidats. Je veux un rassemblement. Et donc, je ne veux pas aujourd'hui des mesures qui qui pourront être négociées,

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qui pourront être discutées. Mais disons que l'idée de base qui est de démotiver les seiors, je trouve que c'est quand même quelque chose de très dangereux. Les seigniors aujourd'hui sont très motivés par l'avenir de leurs enfants et démographiquement ils comptent énormément et ils pèsent économiquement par leur consommation, par beaucoup de choses. Et donc je crois que les démotivés en leur disant finalement votre vie sert à rien abandonner tout ça, lâcher la rampe. Je crois que c'est très grave et je ne suis pas favorable à ça. Donc je pense que il faut que les impôts soient justes. Il faut qu'il y ait un certain nombre de de correction des inégalités par la fiscalité. Mais je crois que le travail d'une vie euh c'est quelque chose qui appartient à quelqu'un

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et que cette personne-là peut aller où elle veut et quand elle veut aller avec ses enfants, c'est pas à l'état de de s'enrichir sur ce sujet. C'est ma positionnelle. Mais je n'en fais pas. Je ferai des questions sur la décentralisation. Personnellement, je ferai des questions majeures sur comment on sort de nos impasses, comment on met de la responsabilité dans un grand nombre de sujets, dans l'éducation, dans dans la la décentralisation. Donc ça ça me paraît essentiel. Pour le reste, je on discutera avec les différents partires en les respectant. Il y a une un chiffre qui me qui m'a beaucoup étonné. 22 % des retraités plutôt aisés voteraient pour Édouard Philippe. 28 % des retraités plutôt modestes voteraient pour Marine Le Pen. Est-ce que ce n'est pas là que se situe

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cette fracture sociale, notamment dans cette catégorie de population qui en règle générale ne vote pas pour les extrêmes ? Vous avez tout à fait raison. Je pense qu'il y a toute une partie de français qui comme disent les jeunes ne sont pas calculés qui apparaissent comme pas calculés. Les jeunes nous disent "Tu me calcules pas." Et ben, ils veulent être calculés. Et les gens en milieu rural, pourquoi ils votent ? C'est c'est pas le nombre d'immigrés qui peut les hériter. C'est pas enfin globalement c'est parce que ils ne se sentent pas concernés. Parce qu'on leur a dit d'aller habiter à 15 km de la ville et et d'avoir un moteur diesel, ça coûte. Et maintenant, on leur dit que c'est très bien et qu'il faut une voiture électrique et que bon. Donc euh euh ce

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sont des gens qui s'estiment abandonnés et ça on les voit dans le milieu rural et on le voit chez les personnes âgées. Et ces gens-là, il faut les remettre dans la République. C'est certainement pas en s'attaquant à l'héritage qu'on les remettra dans la République. Merci beaucoup Jean-Pierre Raf.