Renaud Muselier : « Ils voulaient la convergence des luttes, ça a été la convergence des brutes »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse partielle
Faut-il redouter une nouvelle mobilisation samedi ? Le dispositif policier a-t-il tiré les leçons des violences ?
- 0:45RelanceRéponse directe
Comment expliquer l'intensité des violences ?
- 0:53OuverteRéponse directe
Certains évoquent une convergence des brutes plutôt que des luttes. Qu'en pensez-vous ?
- 1:33RelanceRéponse directe
Pourquoi ces violences n'ont-elles pas été anticipées ?
- 2:14OuverteRéponse directe
À 10h du matin, les banques et édifices publics étaient ciblés. Comment expliquer cette organisation ?
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La réforme du renseignement de 2008 a-t-elle affaibli le renseignement territorial ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:53Fait
« On a eu en permanence des black blocs, c'est clair, des étrangers qui viennent en grand nombre. »
- 1:33Fait
« Ils ont attaqué la France entière à 10h du matin. »
- 2:14Fait
« C'est structuré, organisé dès 10 heures. »
- 2:51Fait
« Je pense qu'il y a une faiblesse dans le renseignement. »
- 3:28Chiffre
« Entre 15 000 et 30 000 c'est sûr. »
- 4:23Fait
« La mairie a été attaquée et envahie avec le bus de Marianne cassé. »
- 4:55Fait
« La police municipale n'était pas là, donc il n'y avait pas de police municipale devant la mairie. »
- 5:35Fait
« Ils se sont fait piller, ils ne vont pas se laisser faire. Et donc ils s'arment. »
- 7:28Fait
« On voit bien que nos concitoyens ont quelque part l'habitude d'avoir l'argent gratuit. »
- 8:10Fait
« Quand vous cassez, c'est pas grave. Finalement, vous êtes un malheureux. »
- 8:45Fait
« Il faut s'attaquer aux prestations sociales. »
- 10:08Fait
« On ne comprend pas bien le parcours sup. »
- 10:47Fait
« Il y a aussi des lycées mal entretenus, des lycées où la rénovation n'est pas faite. »
- 23:21Fait
« Les gagnants de tout ça sont les extrêmes. »
Temps de parole
- ?100 %
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Vous êtes nouveau sénateur des Bouges-Juron. Vous avez été élu le 27 septembre dernier. Vous siégez dans le groupe Union centriste et indépendant. Et après les violences de ce week-end, une nouvelle mobilisation est amnissée samedi prochain. Faut-il la redouter l'exécute Le dispositif a-t-il tiré les leçons à six mois de la présidentielle ? Y a-t-il dans le pays comme un climat d'insurrection ? On va en parler pendant cette demi-heure. Sébastien Lecornu qui s'est exprimé hier à l'Assemblée, il a annoncé un dispositif policier massif pour les manifestations de samedi. Est-ce que vous diriez que les leçons du fiasco de samedi dernier ont été tirées ? On va voir samedi, je pense que oui. Je crois surtout qu'il y a toutes sortes de paramètres qui sont venus là-dedans.
Je pense que surtout, ce que je ne comprends pas très bien, c'est comment on n'a pas mesuré l'intensité.
Certains voulaient la convergence des luttes en fait, mais ça a été la convergence des brutes quoi. On a eu en permanence des black blocs, c'est clair, des étrangers qui viennent en grand nombre. En tout cas Marseille, c'était le cas et je sais que dans l'Est aussi, donc je pense qu'à Paris évidemment aussi, on a eu les gens des cités, les des black blocs venus de pays voisins à Marseille ? Oui, on a des Italiens et des Hollandais ou des Allemands là, puisqu'on voit bien, on les a dans la rue. Donc je ne sais pas ce que dit le procureur, il disait que le procureur n'est pas descendu dans la rue celui qui parlait parce qu'il n'a pas vu ce qui s'est passé. Une extrême violence, des gens qui viennent des cités et des quartiers, des gens qui viennent du narcotrafic, qui sont des chauffeurs,
des casseurs, des pilleurs, et qui ont une seule volonté, c'est tout prendre, tout détruire. Ce qui est à toi, est à moi immédiatement. Et ils ont tout pété. Pourquoi on n'a pas pu l'anticiper ? Je pense que ça, ça n'a pas été très bien analysé par les services d'enseignement. fait en réalité pourquoi la joie je sais pas ça je sais pas mais je pense que là c'est vraiment là pourquoi ces étrangers on les a pas vu passer pourquoi on n'a pas pu voir sur les réseaux sociaux ses rassemblements parce Parce que ce qui était très spécifique et très particulier, c'est que d'habitude ça dégénère en fin de réunion. Fin de meeting, ils arrivent, pètent tout, bon ok, la corrompt. On a plus l'habitude. Là, c'est pas pareil. Là, ils ont attaqué la France entière à 10h du matin.
À 10h du matin, ils sont faits les banques et les édifices publics, voilà. Et après, ils ont commencé à piller. C'est-à-dire que ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe d'habitude. D'habitude, il y a la manif et après, la manif, ça part en conouille. Là, ce n'est pas du tout le cas. Là, c'est structuré, organisé dès 10 heures. Et tout le monde a été un peu surpris par ça. Et ça, ce n'est pas possible que ça se passe dans la France entière sans que personne ne le sache. C'est ça la difficulté. Donc il y a des faillances de l'exécutif, des services du ministère de l'Intérieur, des services de renseignement ? – Non, je pense qu'il y a une faiblesse dans le renseignement. Je pense que c'est plutôt par là qu'il faut voir. Parce que pour le reste, les hommes, les équipes…
– Mais lié à quoi ? Est-ce que la réforme du renseignement qui a été mise en place par Nicolas Sarkozy en 2008, elle a affaibli finalement le renseignement territorial français. Il faudrait voir dans les différentes manifs ce qui s'est passé jusqu'à maintenant. Je crois que c'est... En tout cas, aujourd'hui, là, c'est sûr qu'il y a eu des faillances. Ça, c'est sûr. Alors est-ce que c'est la faute de la réforme ou non ? Moi, je ne suis pas compétent pour répondre à ça. Parce que dans le passé, ils ont renseigné, donc ils ont été à la hauteur. Par contre, sur ce coup-là, c'est pas possible que sur les réseaux, ils n'aient pas été surveillés, qu'ils y puissent se déplacer et qu'on les ait retrouvés en ville. Sans que personne ne puisse l'anticiper. Ils ne sont pas arrivés là par rapport à ça.
– Un mot sur Marseille, il y a le chiffre de 30 000 pilleurs qui a circulé, c'est un chiffre que vous nous confirmez ? C'est un chiffre que vous avez eu aussi ? – Entre 15 000 et 30 000 c'est sûr, entre 15 et 13 000 c'est sûr parce que quand on voit les images vidéo
j'avais des collaborateurs qui étaient là qui regardaient et puis on est allé voir les images vidéos sur le central PC vous avez Et pour ceux qui connaissent Marseille, dans les deux rues commerçantes qui sont la rue Paradis et la rue Grignan, vous avez la vidéo de l'angle où vous avez la totalité des deux rues pleines. Pleine, noire de monde. Il n'y a pas d espace. Et ça court, ça pousse et ça brise toutes les vitrines. Il n'y en a pas une qui passe à travers. C'est mécanique, organisée, structurée. C'est du pillage systématique. Donc, après, on peut discuter sur le nombre, mais c'est colossal, c'est une horreau d'humaine. Un horreau de sauvage en plus. Les commerces attaqués à Marseille, la mairie également attaquée, Laurent Nunez est venu sur place avant-hier.
Est-ce que vous êtes rassuré pour samedi prochain – Ou est-ce que vous êtes encore inquiet sur ce qui peut se passer ce week-end ? – Sur la mairie, il y a un débat. Le maire l'a lancé en réalité quand même. La mairie a été attaquée et envahie avec le bus de Marianne cassé. C'est une honte mais il n'y avait pas de police municipale quand même. La police municipale était avec à 15h. Donc entre temps ils ont attaqué le commissariat de la police municipale et la mairie. Et donc là il y a une défaillance de la police municipale mais peut-être aussi pour les mêmes raisons. C'est-à-dire qu'on s'attendait à ce que ce soit plus tard. Donc une responsabilité du maire, c'est ce que vous dites ? La police municipale n'était pas là, donc il n'y avait pas de police
municipale devant la mairie, on ne leur demande pas de faire de l'intervention de l'ordre. Enfin s'il y a quatre policiers municipaux, on ne peut pas. Mais est-ce que c'est le rôle de la police municipale de faire face à des pilleurs et des casseurs ? C'est au moins d'être devant l'édifice. Ils ne viennent pas, ils passent. Ça, c'est le premier volet. Sur le volet... L'autre volet, c'est ce qui m'inquiète le plus, c'est ma vraie inquiétude. C'est ma vraie c'est-à-dire qu'à Marseille, mais je crois que c'est un peu pareil dans le reste de la France, la suite des différents événements, c'est-à-dire qu'ils se sont fait piller, ils ne vont pas se laisser faire. Et donc ils s'arment. Donc on va arriver, c'est une forme de viol. On les a pillés, ils ne vont pas se laisser faire.
Donc vous redoutez quoi ? Des commerçants qui se fassent justice ? Je pense qu'il y a un acte de légitime défense qui va se mettre en place parce que il y a les biens publics, c'est une chose. Il y a les commerces, c'est autre chose. Puis après il y a les biens privés parce qu'ils ont commencé aussi à chercher dans des villas. Donc vous retrouvez, vous avez des gens qui vont se défendre là. Et là je suis très inquiet de ça en fait. Et alors là, si vous avez des gens qui se défendent et que vous avez des morts, c'est encore dans une autre histoire parce qu'on passe de la manifestation à l'émeute, de l'émeute à la guérilla urbaine, de la guérilla urbaine à une forme d'insurrection où chacun se défend, c'est-à-dire qu'il est plus fort. Et là, on passe les étapes les unes derrière les autres.
– Mais vous le redoutez pour Marseille samedi ? Vous redoutez cette forme de guerre civile qui pourrait arriver ? – Qui est la défense avec Aramoui, vraiment. Ils sont armés, ils ne vont pas se laisser faire. Et donc je pense qu'il n'y a pas qu'à Marseille. – Est-ce qu'il y a des commissions d'enquête qui ont été mises en place au Parlement ? Qu'est-ce que vous en attendez ? C'était nécessaire ça ? Moi, j'aimerais que... Il y a un problème. C'est toujours nécessaire d'avoir une commission d'enquête, mais c'est après pour plus tard. Qu'est-ce qui va se passer ? On se rend bien compte que, de toute De toute façon, la vraie question, c'est de savoir qu'est-ce qu'on fait samedi ? Qu'est-ce que le commerçant, il ouvre ou non samedi ? Il ouvre ou non le 5 novembre ?
Qu'est-ce qui se passe si on lui défonce sa boutique ? Parce qu'ils ont décidé de venir avec ses artisans, ses commerçants, ses ses salariés dans sa boutique pour défendre ses biens. Parce que là, ils ont mangé 30 % du chiffre d'affaires, tous leurs stocks sont cuits. C'est ça les vraies questions aujourd'hui. Après, la commission qui va enterrer la commission qui va enterrer la commission dans une période électorale où chacun se sert de cet incident pour essayer de faire sa propre promotion. On aurait plutôt intérêt à avoir un sens républicain collectif qui fasse en sorte que là-dedans, c'est la République qui est quand même en plein danger. On va venir sur les questions politiques, mais qui doit payer les dégâts, selon vous –
On voit bien que nos concitoyens ont quelque part l'habitude d'avoir l'argent gratuit. On voit sur les antennes télé que certains cacheurs, quand ils sont face la boulangère, la pauvre boulangère qui aurait demandé et qui se fait casser le truc. Mais vous êtes assurés ? En fait, c'est l'argent gratuit pour tout le monde. Donc on peut péter tranquille. De toute façon, il y a une assurance. Il y a quelqu'un qui veut payer pour l'autre. Il y a la loi Casseurs-Payeur qui arrive au Sénat en commission. Vous l'examinerez en séance mardi prochain. Est-ce que c'est une bonne réponse ? Oui, oui, c'est une première réponse indispensable. Vous avez une rupture sur le lien social. Vous ne pouvez pas impunément avoir la sécu gratuite, le chômage, quand vous êtes...
Quand vous cassez, c'est pas grave. Finalement, vous êtes un malheureux. La réalité, c'est qu'il faut mettre des mots sur les mot. Ça veut dire, est-ce qu'il faut faire payer les particuliers ? Quand vous êtes un voyou et que vous êtes sur un toit et que vous prenez une cheminée pour le jeter sur des policiers, c'est une tentative d'homicide. Voilà la réalité. Et donc quand vous nous arrêter quelqu'un en flagrant délit dans une boutique en train de payer, c'est un flagrant délit. Ce n'est pas une promenade de santé d'un manifestant. – Mais qu'est-ce qu'on fait ? Ça veut dire que vous le faites payer ? Si il est mineur, vous faites payer ses parents ? Il faut s'attaquer aux prestations sociales ? – Oui, oui, à tout le monde, il faut s'attaquer parce qu'il y a
il y a une responsabilité individuelle avant de la responsabilité collective. Et dans sa responsabilité individuelle, le mineur, il est sous l'autorité familiale. Alors bien sûr, après vous allez avoir... Mais comment vous faites quand les dégâts se chiffrent à des milliers et des millions d'euros Vous avez vu les milliers de personnes qu'il y a qui ont fait ça, avant qu'on attrape des milliers. Donc au moins ceux qu'on attrape qui payent, voilà, ça c'est sûr. Parce que là, si sur Marseille, vous êtes entre 15 000 et 30 000, là-dessus, ils en ont pris à peu près 2000, vous rendez compte même pas 800 avant de prouver qu'ils sont responsables et coupables, etc. Avant d'avoir trouvé les moyens financiers, donc ça marchera pas. Ce qu'il y a c'est qu'il ne faut plus que ça arrive.
Comment on fait pour que ça n'arrive plus ? Donc payeur, casseur, oui, mais comment on fait pour que ça n'arrive plus et qu'ils ne soient pas obligés de s'armer pour se défendre dans la boutique Un petit mot sur le fond des revendications et notamment des lycéens. Vous étiez président de région jusqu'à votre élection au Sénat à la fin du mois. Vous les comprenez, ces revendications des lycéens ? Sébastien Lecornu a promis des réponses dans les jours à venir. Qu'est ce que vous attendez, vous, comme réponse ? – Tout ça est difficile. Le président de la République avait fait un débat sur la jeunesse, etc. Dans ce débat sur la jeunesse, qu'est-ce qu'il est sorti ? Il est sorti… On ne comprend pas bien le parcours sup. Avant, il était mal foutu. Maintenant, on le sent injuste.
Deuxièmement, on trouve que les horaires ne sont pas bons parce qu'il y a des trous de deux heures dans la journée là-dessus. Troisième moment, il y a des trucs dans les lycées. C'était écrit, nord sur blanc, ça. C'était écrit. Il n'a rien sorti de ce truc. C'est dommage qu'il ait été bonne. La conclusion des propos que… C'est tout cela. Tout leur revendication était écrite. Donc le gouvernement et ses réformes sont responsables de ce qui se passe ? Il y a eu de mauvaises réformes ? Je ne sais pas s'il y a une mauvaise réforme. Ce qui est sûr, c'est que le débat qui a eu lieu et qui a entraîné… qui a donné ses réponses et ses pistes, on ne les a pas traitées. Ils n'ont pas été traités, n'ont pas été écoutés ni entendus, donc on se le prend dans la gueule aujourd'hui.
C'est ça la difficulté. Il y a aussi des lycées mal entretenus, des lycées où la rénovation n'est pas faite, où on a très chaud l'été, on a très froid l'hiver. Vous avez géré des lycées vous ? Est-ce que dans la région provinciale Côte d'Azur ça se passe comme ça ? On s'est inquiétés en se disant est-ce que ça nous concerne nous directement ? Donc on a fait avec François de Constant, mon successeur, une espèce de plateforme rapide pour dire les parents, les enfants, les profs, tout le monde écrivait là pour dire ce qui se passe dans vos lycées. On a des problèmes dans les toilettes, il y a des toilettes qui ont été privatisées par des profs pour faire se passer. Toibertement ça ne mérite pas de tout péter quoi. Mais nous on vous regarderez dans la région de Provence à la Côte d'Azur.
Il y a aussi le canicule, le froid et l'hiver. Oui mais si on vous regarderez chez nous, vous me posez la question, président de région de Provence à la Côte d'Azur, on a mis 700 millions d'euros par an depuis 10 ans, donc quand même nos lycées ils sont pas mauvais. Donc il n'y a pas de plainte majeure, alors il y a des trucs, il n'y a pas de papier dans les toilettes, ok d'accord c'est bien, enfin ça ne mérite pas de péter un lycée. D'ailleurs ils nous ont pas pété nos lycées, vous remarquerez. Ça veut dire que vos anciens collègues président de région n'ont pas fait les efforts que vous avez fait. Non parce que parallèlement à ça, en tout cas on sait le faire, donc il suffit de dire bon t'en es venu, on fait un tour de table,
on se fait une plateforme ouverte, on regarde dans tout lycée ce qui se passe et traitement traite le problème, on fait des des brigades d'intervention pour régler les 3 ampoules qui manquent et mettre le papier s'il faut, ou traiter avec le proviseur. C'est assez facile à faire. Mais on ne peut pas accepter qu'on nous brûle des lycées neufs de 40 ou 50 millions d'euros, on les voit brûler. Ça, c'est pas possible. Il y a un truc qui va pas. Mais on revient sur le débat qui est tout égratis dans ce pays, donc on peut tout faire en toute impunité et on refuse toute autorité. Et ça, c'est plus possible. de la manifestation de samedi, c'est la mairie de Limoges qui a brûlé, en partie détruite. Le Premier ministre se rendra d'ailleurs dans la ville vendredi.
Il y a eu du nouveau dans l'enquête hier. On va aller justement à Limoges. Bonjour Sébastien Dubois. Merci d'être avec nous, journaliste au Populaire du Sébastien, vous avez des vidéos exclusives de ce qui s'est passé ces derniers jours ? Oui, on était sur place samedi et on s'est rendu compte qu'il y avait assez peu de vidéos de journalistes qui avaient été tournée. Donc on a essayé de les monter, de les mettre en perspective aussi pour savoir combien de temps exactement s'était passé entre le moment où la casse commence C'est le moment de l'intervention des policiers. Nous, on a mesuré facilement une trentaine de minutes où les policiers municipaux étaient
seuls retranchés dans la mairie. Ça nous a permis aussi de voir un peu le processus qui avait été mis en place. Le maire de Limoges parle d'une préparation, voire d'une préméditation, ce que confirme le préfet, ce que dit Sébastien Lecornu. Les images montrent que les gens savaient ce qu'ils faisaient. Est-ce qu'ils ont préparé, c'est une question qui reste en suspens, les questions des éléments matériels notamment, qui ont permis cette effraction et cette mise à feu doivent être déterminés, c'est l'enquête qui devra le dire. Le caractère volontaire lui par contre il est criminel, il est connu dès le premier jour,
mais cette vidéo nous permet aussi d'identifier les personnes qui ont participé, d'en faire un peu une sociologie rapide. On remarque qu'il y a des gens qui ne sont pas identifiables, il y en a d'autres par contre qui le sont assez clairement, qui portent des gilets jaunes, qui portent des drapeaux politiques. Voilà donc l'auteur de l'incendie du départ de feu en tout cas celui qui est suspecté pour avoir mis le feu a été identifiée grâce à des vidéos alors peut-être pas celles du populaire mais en tout cas les vidéos qui ont été prises par par des gens et un travail minutieux a dit procureur la procureur
d'analyse de ces vidéos donc voilà il faudra il faudra voir ce que donne l'enquête maintenant mais l'interpellation d'hier marque déjà un premier point important dans dans cette enquête. – Oui, justement, vous le disiez, l'enquête a avancé hier, interpellation, un homme a été arrêté. Un mot, Sébastien, sur son profil peut-être — Alors c'est quelqu'un qui était connu des services de police, de gendarmerie. C'est quelqu'un qui était connu aussi de la presse. C'était un C'est un militant de l'écologie radicale qui est connu notamment pour participer
à la lutte contre une usine de pelée qui doit s'implanter en Creuse. C'est C'est une personne qui, à ce moment-là, avait eu des démêlés avec la police, qui avait été condamnée. Il y a actuellement un processus juridique judiciaire qui est en en cours, puisqu'il y a eu des appels. Il avait été condamné pour des violences sur dépositaires de l'autorité publique. Ce site encreuse a la particularité de concentrer à la fois beaucoup de militants écologistes de toute la France qui ne sont pas d'accord avec son implantation,
mais il permet aussi une forme de jonction éventuellement entre les et des gens qui sont des militants écologiques radicaux, mais qui n'habitent pas forcément sur le plateau de Millevaches, et des militants du plateau de Millevaches qui eux sont concernés par l'exploitation des forêts, et qui la dénoncent de manière parfois très radicale. On avait eu récemment des destructions d'engins agricoles, sans qu'on puisse ça le relier à l'ultra-gauche, mais il y avait une suspicion qui pesait fortement sur les militants radicaux du plateau de Mille Vaches. Merci beaucoup, merci Sébastien d'avoir été avec nous, la une du populaire du centre premières interpellations et la question de la responsabilité de l'ultra-gauche qui est également posée ce matin en une du journal La Dépêche.
On va le regarder. Quel rôle vous le voyez de cette ultra-gauche dans ces mobilisations, Renaud Muselier ? L'ultra-gauche, l'extrême-gauche, l'écologie radicale, c'est une espèce de grosse mouvance qui fait en sorte qu'ils veulent tout péter. Ils veulent tout péter, ils sont contre la République, ils sont pour l'anarchie, il y a les marxistes, il y a un mélange assez magma d'idéologies politiques extrémistes, avec de l'écologie, puisque la fin du monde arrive autant qu'ils la provoquent, avec le rejet complètement du capitalisme mais avec un espèce de paradoxe. Ils sont anticapitalistes mais ils se prennent en photo, ils revendent. Donc c'est des hyper capitalistes en fait.
– Mais vous mettez aussi la France insoumise là-dedans ? Pour vous il y a un rôle de la France insoumise dans ce qui s'est passé ? – Moi ce que je trouve c'est que quand même la France insoumise ne condamne jamais. Et là, c'est la République qui est en danger en réalité. Donc à partir du moment où vous ne condamnez jamais les émeutes, que vous ne condamnez jamais les violences, que vous mettez tout sur le dos de la police à qui je rends un hommage incroyable compte tenu de ce qu'ils ont vécu, ces hommes et ces femmes qui nous défendent. D'avoir des responsables politiques qui ne les condamnent jamais, ils ont donc de fait une part de responsabilité. Parce que quand vous ne condamnez pas, vous laissez faire, et quand vous laissez faire vous encourager.
Et on voit bien dans les images qui ont été sur Limoges, on voit bien sur ce qui est passé sur Marseille, on voit bien sur ce qui est passé à toute la France. Ils commencent à se regrouper, ils s'excitent entre eux, il y a un effet de groupe, de meutes, de masse, de horde, et puis c'est une horde sauvage, avec des animaux que vous ne pouvez plus arrêter après. Et donc cette démarche-là, si vous n'avez pas un calme en amont... Quand vous avez ces manifestations... Moi je pense aux lycéens par exemple. Eux ils ont manifesté tranquille, pépère, paisible, le truc dégénère. Mais enfin d'une situation où vous avez des gens qui manifestent gentiment, ils se font voler leurs manifestations. Alors ils ont autant raison. En tout cas c'est la démocratie de la manifestation.
Mais là on se retrouve dans un schéma où de toute façon la revendication passe à la casse et la démocratie est en danger. Donc je pense que les partis politiques qui ne condamnent pas se trouvent dans un champ politique assez dangereux quand même pour la République. Et on va voir que la France n'est pas la seule concernée. Vous qui avez suivi les questions européennes au gouvernement en tant que député européen. Audrey, les manifestations, les violences urbaines se multiplient un peu partout en Europe. – Oui, regardez les images que je vais vous montrer. On y voit des mortiers d'artifices dirigés contre les forces de l ordre. Des véhicules incendiés, des vitrines brisées, des images qui rappellent évidemment celles qu'on a pu voir en France ce week-end.
Mais là nous sommes à Tirana en Albanie, c'est la capitale et la capitale qui connaît son septième jour de manifestation souvent violente. Le point de départ de cette colère, les conditions d'études dans les universités, les frais d'inscription élevés et la corruption. On écoute cette lycéenne. Nous avons tous très peur car nous voyons que l'état des universités de l'éducation en Albanie est scandaleux. Tout est corrompu, il n'y a pas d'infrastructures adéquates. La Belgique a aussi connu des affrontements en marge des mobilisations samedi, des manifestations pour protester notamment contre la hausse récente des frais d'inscription à l'université. Ça nous rappelle aussi les motifs en France. Image aussi que je vais vous montrer à Milan, une dernière vidéo.
Ça se passe donc en Italie. Et là, ce sont des violences en marge de manifestations contre la vie chère en tout. Il y a eu ces dernières semaines des manifestations en Grèce, en Albanie, au Portugal, en Belgique, en Italie et bien sûr en France. Et parmi les revendications que vous avez évoquées, vous avez évoqué des frais d'inscription trop évés ou de mauvaises conditions d'études. Est-ce qu'on peut dire que le mouvement en France a fait à juillet en Europe ? Alors on peut le penser notamment en termes de temporalité parce que le mouvement étudiant a commencé en France depuis plusieurs semaines. Et puis je vais vous montrer une photo qui est très intéressante. Elle a été prise ce vendredi à Turin pour la journée de contestation intitulée le No Mélonidé, la journée contre Giorgia Meloni,
c'est la chef du gouvernement italien. On peut y lire un slogan en français, mais là ça se passe à Turin, on est en Italie, le monde est à nous comme un clin d'œil au mouvement français, mais en fait quand on regarde dans toute l'Europe il en fallait peu pour mettre le feu aux poudres, tant les motifs de contestation sont nombreux, haussent du coût de la vie. Pouvoir d'achat en berne, service public sous tension au Portugal. C'est le dernier pays dans lequel on va aller, ce sont les prix des logements qui sont devenus inabordables et qui ont poussé les gens dans la rue, ils y ont installé des tentes. On va écouter un manifestant, c'est à Lisbonne. À Lisbonne, le prix des logements est ridiculement élevé. Nous, les jeunes, nous étudions, nous sommes qualifiés et éduqués,
mais nous n'avons souvent pas d'autre choix que de partager des logements avec 4, 5 ou 6 personnes quand ce n'est pas pire. Vous avez été député européen, vous craignez un hiver de contestation partout en Europe J'ai une version un peu différente en fait, j'étais aussi aux affaires étrangères avec Jacques Chirac, j'ai une vision du monde qui m'inquiète en fait et ce qui est inquiète les jeunes en réalité. Dans cette vision du monde vous avez les chinois, ben c'est les chinois, ils sont loin mais néanmoins ils sont hyper puissants, ils nous envahissent avec leur technologie, leurs usines, leurs savoir-faire, leurs intelligences artificielles On a les russes à côté qui représentent une violence absolument incroyable à nos frontières et qui veulent péter l'Europe.
Et on a les américains qui se marient maintenant avec les russes pour péter l'Europe. Donc si vous mettez les chinois, les russes, c'est les américains avec des registres différents, qui veulent péter la première puissance économique mondiale, en fait, qui est morcelée par la constitution de l'Europe et qui fait sa force, mais qui fait aussi sa faiblesse. On a en fait des adversaires qui sont très et puissants. Et ses adversaires puissants, que ce soit Trump ou Poutine qui se marient, que ce soit Xi avec un mode de fonctionnement un peu différent, manipulent, organisent, traitent les uns ou les autres les contestations de nos jeunes qui Ils se disent, mais comment ? Attends, moi j'ai la guerre en Ukraine à côté. La planète, elle va peut-être disparaître parce qu'il y a la pollution.
En même temps, il y a le problème de l'essence et donc le pouvoir d'achat. Mais ils sont pour rien les pauvres à cause d et c'est la cause des Américains. Et on se retrouve dans cette machine à laver qui fait en sorte que les jeunes, là-dedans, après, ils se servent de n'importe quel prétexte pour essayer de se rebeller. Et donc, on a une conjonction des choses Il y a des choses extérieures qui sont très, très dangereuses. Est-ce que les gagnants de tout ça, ce sont les extrêmes droites ? Les gagnants de tout ça sont les extrêmes. Les gagnants de tout ça sont les extrêmes. Et d'ailleurs, on le voit bien dans les sondages en France. Parce que les gens ont besoin soit, si on parle de l'extrême-gauche, donc de M. Mélenchon, soit d'une révolution,
ils veulent renverser la table, casser la vaisselle, etc. De l'autre côté, ils veulent renverser la table mais pas casser la vaisselle. Donc est-ce que c'est faisable mais on a besoin de toute façon, tous nos peuples européens et bien sûr les français ont besoin du respect de l'autorité et ils ont besoin d'ordre et donc là-dedans, est-ce que la question qui arrive derrière est médiatement, est-ce que c c'est un système autocratique avec un système extrême qui amènera à l'ordre ? Et donc ce désordre aujourd'hui, qui fait en sorte que dans le bloc, des républicains, je veux dire, dans leur globalité, ils n'arrivent pas à s temps, parce qu'ils sont tous divisés et c'est là où il y a une faute majeure. – Merci Renaud Muselier, on aura l'occasion évidemment de reparler
de cette campagne présidentielle et de ce bloc central. Merci d'avoir été notre invité ce matin. Audrey, on se retrouve dans 20 minutes pour la Rue Presse régionale.
Renaud Muselier