Éditorial vidéo du 10 avril 2023 : rien ne peut remplacer la mobilisation !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05Nathalie ArthaudFait
« Avec l'adoption de la loi, Borne et Macron croyaient que le tour était joué et que, en quelques jours, ils pourraient tourner la page. »
- 0:10Nathalie ArthaudFait
« Tout ce que fait le gouvernement pour imposer les 64 ans sonne comme une provocation. »
- 0:15Nathalie ArthaudFait
« Ça a été les mensonges sur les 1 200 €, ce passage à la hussarde avec le 49-3 et puis maintenant, c'est la politique de la matraque. »
- 0:25Nathalie ArthaudChiffre
« Ils prouvent que les rois du bitume, Vinci, Eiffage s'en mettent plein les poches. Ils parlent de 20 milliards de surprofits. »
- 0:35Nathalie ArthaudChiffre
« Au classement des grandes fortunes mondiales, la France a réalisé un doublé puisqu'elle est sur le haut du podium masculin et féminin avec Bernard Arnault et ses 200 milliards de dollars et madame Meyers-Bettencourt avec 80 milliards de dollars. »
- 0:45Nathalie ArthaudFait
« Le Conseil constitutionnel accèdera peut être à la demande de référendum d'initiative partagée. Le RIP, ça ça ne lui coûtera pas grand chose. »
- 0:55Nathalie ArthaudFait
« La procédure est tellement compliquée, il y a tellement de conditions et ça peut se dérouler sur, au minimum, neuf mois, mais ça peut aller jusqu'à un an, un an et demi. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Rien ne peut remplacer la mobilisation. Avec l'adoption de la loi, Borne et Macron croyaient que le tour était joué et que, en quelques jours, ils pourraient tourner la page. Eh bien, ils en sont pour leurs frais parce que la mobilisation tient bon. Maintenant, nous sommes rentrés dans une guerre d'usure et le gouvernement parie sur la fatigue des combattants. Mais nous sommes encore très, très nombreux à penser que travailler deux ans de plus nous fatiguera bien plus qu'une 12ᵉ journée de manifestation. Tout ce que fait le gouvernement pour imposer les 64 ans sonne comme une provocation.
Ça a été les mensonges sur les 1 200 €, ce passage à la hussarde avec le 49-3 et puis maintenant, c'est la politique de la matraque. La politique d'intimidation de Darmanin pour faire taire tous les manifestants. Et puis, il n'y a pas que la question des retraites, il y a aussi le problème des prix qui s'envolent. Il y a le fait que pour préserver leurs marges et leurs dividendes, le grand patronat nous refuse le minimum du minimum, c'est à dire l'indexation des salaires sur les prix. Tous les jours, il y a de nouvelles raisons de se mettre en colère. Les députés viennent de rendre un énième rapport sur les concessions d'autoroutes.
Ils prouvent que les rois du bitume, Vinci, Eiffage s'en mettent plein les poches. Ils parlent de 20 milliards de surprofits. Alors ils ont inventé un nouveau terme, la “sur-rentabilité”. Mais est-ce que le pouvoir va changer ça ? Evidemment non. Non, il ne fera rien. Au classement des grandes fortunes mondiales, la France a réalisé un doublé puisqu'elle est sur le haut du podium masculin et féminin avec Bernard Arnault et ses 200 milliards de dollars et madame Meyers-Bettencourt avec 80 milliards de dollars. Mais à part ça, le gouvernement cherche toujours comment financer les retraites ! Clairement, il n'y a que notre lutte collective qui pourra en faire rabattre à la grande bourgeoisie.
Pour ça, surtout, ne comptez pas sur le Conseil constitutionnel : il n'y a pas de miracle à attendre de ce côté là. Ses membres ont un CV long comme le bras d'attaques anti-ouvrières. Si d'ailleurs on les appelle “les Sages”, c'est qu'ils n'ont jamais rien fait de déplaisant vis à vis de la grande bourgeoisie. Alors le Conseil constitutionnel accèdera peut être à la demande de référendum d'initiative partagée. Le RIP, ça ça ne lui coûtera pas grand chose.
Et puis ça gênera pas tellement non plus le gouvernement parce que de toute façon, la procédure est tellement compliquée, il y a tellement de conditions et ça peut se dérouler sur, au minimum, neuf mois, mais ça peut aller jusqu'à un an, un an et demi ... de toute façon, c'est la meilleure façon qui soit pour mettre fin à la mobilisation. Alors clairement, tout ça, c'est de la diversion et il ne faut pas nous laisser dévier de ce que nous avons commencé, c'est à dire l'action collective. Rien ne peut remplacer le fait que dans les entreprises, on se rassemble, on discute, on s'organise pour défendre nos intérêts nous-mêmes.
Pendant longtemps, le gouvernement et le patronat ont imposé leur loi avec la conviction que les travailleurs étaient trop divisés, trop résignés pour réagir massivement. Eh bien, au travers de cet mobilisation, nous faisons la preuve de l'inverse. Et puis, au travers de cette mobilisation, nous avons acquis la fierté de ceux qui luttent, quand bien même le combat est difficile. Alors chaque mobilisation à chaque journée de manifestation supplémentaire, eh bien, nous faisons un pas en avant. Nous sommes des millions de travailleuses et travailleurs à avancer, à ressortir grandis et plus forts de ces mobilisations.
Il faut donc être encore au rendez vous le plus nombreux possible, Jeudi prochain, 13 avril.
Nathalie Arthaud