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InterviewRadio J — L'interview politique· 25 juin 2025 13 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous, vous avez une vision claire ? Est-ce que le PS d'ailleurs a une vision claire de ce conflit ?

  • 1:26RelanceRéponse partielle

    Néanmoins, les lanceurs du missile ont été détruits, les centrifugieuses sont quand même un peu hors d'état et l'Iran est un peu obligé de revenir maintenant à la table des négociations.

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Dans cette phase, la parole de la France a-t-elle été vraiment audible ?

  • 3:22OuverteRéponse directe

    On avait aussi la gauche radicale et les filles allaient dans des manifestations. Il y avait à la fois le drapeau palestinien, donc un classique depuis plusieurs mois, et puis le drapeau du régime iranien.

  • 4:04OuverteRéponse directe

    Alors l'actualité en France, c'est une nouvelle motion de censure que le Parti Socialiste s'apprête à déposer. Ça fait un peu bizarre quand même une motion de censure alors que le monde est en guerre.

  • 6:08RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il y a vraiment besoin d'une censure ? Peut-être que dans le débat budgétaire à l'automne, le PS aurait pu apporter des éléments, par exemple sur la décote ou sur la pénibilité.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « nous ce qu'on dit depuis le début avec Constance, c'est que la paix par la force, elle a Netanyahou. »
  • 0:47Invité politiqueFait
    « ce que dit ce rapport, c'est qu'en effet, à la fois les centrifugeuses sont toujours en place, à la fois l'uranium enrichi par le régime existe toujours. »
  • 0:55Invité politiqueChiffre
    « 400 kilos, on disparu, on ne sait pas où. »
  • 3:37Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu mille exécutions cette année. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « Une de ces questions, la plus fondamentale, puisque c'est quand même le grand mouvement social de ces dernières années en France, la question de la retraite, c'était de dire, il y a un conclave, et si ce conclave est concluant ou qu'il ne le soit pas, les choses reviennent devant le Parlement qui se prononce souverainement. »
  • 4:46Invité politiqueFait
    « Le Premier ministre, hier, c'était la journée des dupes à l'Assemblée nationale, dit à Boris Vallaud, tout ça n'existe pas et nous n'allons pas revenir et remettre tout le sujet sur le métier. »
  • 5:35Invité politiqueFait
    « Il a donné une forme de joker au MEDEF, c'est-à-dire qu'il a dit depuis le début, et puis il l'a rappelé il y a quelques jours, il a dit « si la négociation n'est pas conclusive, vous aurez la loi Borne et rien d'autre ». »
  • 5:53Invité politiqueFait
    « La CFDT qui a fait quand même des propositions, qui a été très loin. Elle a mis de côté la mesure d'âge pour dire « si on avance sur la pénibilité, c'est-à-dire la mesure d'âge pour ceux qui ont été au bout d'un marteau-piqueur toute leur vie, alors on peut avancer et trouver un chemin ». »
  • 6:57Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, il y a consensus au sein du groupe socialiste. À part François Hollande. »
  • 7:08Invité politiqueFait
    « ce qu'a fait François Béraud, c'est-à-dire ne pas tenir sa parole, n'est pas acceptable dans une société démocratique où on construit des compromis. »
  • 8:12Invité politiqueFait
    « François Béraud qui redonne les clés de l'avenir du pays aux lupénistes. Et c'est lui-même qui se place dans la situation de Michel Barnier. »
  • 8:31Invité politiqueFait
    « le RN qui ressemble de plus en plus à une forme de rassemblement patronal parce que son programme social, petit à petit, il l'abandonne. »
  • 10:08Invité politiqueChiffre
    « à 8 Français sur 10, et puis par un 49-3 qui a empêché qu'il y ait un vote sur le texte, mais un vote sur la confiance du gouvernement. »
  • 11:20Invité politiqueFait
    « nous avons failli réussir à trouver une forme de compromis entre les uns et les autres. »
  • 11:58Invité politiqueFait
    « Olivier Faure a été très clair. Il n'y aura pas d'alliance nationale aux municipales avec la France insoumise. »

Temps de parole

  • Alexandre Ouizille82 %
  • Présentateur18 %

4,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Alexandre Ouizi, bonjour. Bonjour. Et bienvenue. Commençons par la situation internationale avec une certaine confusion finalement en Iran puisque le rapport du renseignement américain n'est pas conclusif sur la destruction des sites nucléaires. Il a plutôt tendance à penser que les bombes perforantes n'ont pas détruit l'appareil militaro-nucléaire iranien. Et puis un cessez-le-feu qui demeure fragile. Est-ce que vous, vous avez une vision claire ? Est-ce que le PS d'ailleurs a une vision claire de ce conflit ?

0:30
Alexandre Ouizille

Écoutez, nous ce qu'on dit depuis le début avec Constance, c'est que la paix par la force, elle a Netanyahou. Ça ne fonctionne pas, ça ne produit rien. Et là où vous avez raison, c'est que ce que montre ce rapport des services de renseignement américain que Trump nie, parce qu'évidemment on est dans la contre-vérité et dans le monde où il a sa vérité à lui, mais ce que dit ce rapport, c'est qu'en effet, à la fois les centrifugeuses sont toujours en place, à la fois l'uranium enrichi par le régime existe toujours. 400 kilos, on disparu, on ne sait pas où. Voilà, exactement.

Et que donc l'Iran reste ce qu'on appelle un pays du seuil, c'est-à-dire un pays qui est au seuil d'être en capacité de faire une bombe. Donc aujourd'hui, le bilan, il est quand même de cette guerre des 12 jours, je ne vois pas très bien ce qu'il est. Et puis si on regarde le régime lui-même, moi j'ai toujours la conviction que ce n'est pas avec des B2 américains qui survolent un pays qu'on va déclencher une révolution populaire et nationale. Et donc vous voyez bien qu'on est toujours avec cet haïssable régime des Molas qui est en place. Donc le bilan de la violation du droit international, de toutes parts, il est quand même aujourd'hui pas bon.

1:26
Présentateur

Néanmoins, les lanceurs du missile ont été détruits, les centrifugieuses sont quand même un peu hors d'état et l'Iran est un peu obligé de revenir maintenant à la table des négociations.

1:35
Alexandre Ouizille

Écoutez, le problème c'est que la table des négociations, celui qu'il avait quitté initialement, ce n'est pas l'Iran. C'est pour le coup le gouvernement américain de Donald Trump. Trump numéro 1. Trump numéro 1, Trump 2018, puisque la saison c'était 2016, Trump 2018. Et puis vous aviez quand même, à l'aube de cette intervention israélienne, un retour à la négociation qui était prévu. Donald Trump devait rencontrer les Iraniens dans un rand de négociations avant la guerre des 12 jours. Je ne sais pas si elle durera 12 jours ou beaucoup plus. Vous avez dit ce qu'était le cessez-le-feu, à quel point il ne pouvait pas être respecté. Donc franchement, le bilan, il n'est pas bon aujourd'hui.

Et l'Iran, de toute manière, doit en effet retourner à l'étape des négociations. Et c'est la proposition européenne depuis le début. Donc honnêtement, le bilan pour l'instant de cette paix par la force, il n'est pas bon. Il n'est pas bon d'ailleurs à Gaza, mais je ne sais pas si vous voulez évoquer ce sujet ce matin, il est mauvais à Gaza pour la population. Il crée des victimes civiles dans tous les sens. Des soldats israéliens, tu es aussi. Exactement, des soldats israéliens et puis des civils israéliens. C'est-à-dire que la réplique iranienne a aussi créé des morts du côté israélien. Donc vous voyez, on est dans une situation qui est quand même vraiment pas bonne.

2:34
Présentateur

Dans cette phase, la parole de la France a-t-elle été vraiment audible ? On a eu l'impression qu'Emmanuel Macron avait toujours un peu un coup de retard sur ce qui se passait.

2:40
Alexandre Ouizille

Écoutez, moi ce que je vois, c'est que la France a essayé de dire les choses. Elle a d'ailleurs mis en place un nombre d'initiatives qui ont été perdues. C'est-à-dire qu'on peut quand même relire le moment où intervient cette opération israélienne. Je rappelle à quelques jours d'un sommet qui était prévu à New York, où la France devait co-présider avec l'Arabie saoudite une initiative pour trouver, essayer de trouver une solution politique au conflit, notamment avec la question palestinienne qui reste évidemment la question fondamentale qui se pose dans la région. Et on voit bien qu'aujourd'hui, tout ça a été balayé par cette initiative. Donc oui, vous avez raison, il est en retard.

Mais parce que l'actualité, finalement, pour le coup, l'a pressée, l'a complètement propulsée dans un autre monde. Et puis il y a Trump qui a balayé en effet aussi les propos français qui pouvaient être tenus à un moment.

3:22
Présentateur

On avait aussi la gauche radicale et les filles allaient dans des manifestations. Il y avait à la fois le drapeau palestinien, donc un classique depuis plusieurs mois, et puis le drapeau du régime iranien.

3:31
Alexandre Ouizille

Là aussi, confuant. Moi, je peux vous dire, c'est clair que ce régime iranien, il est ce que je vous disais il y a un instant. C'est un régime haïssable qui tue par milliers. Il y a eu mille exécutions cette année. Le Conseil national de résistance iranienne dit mille exécutions. C'est l'année la plus meurtrière en Iran. Et puis nous, nous sommes en soutien depuis le début de ce mouvement lancé par les Iraniennes, Femmes, Vie, Liberté.

Et ce régime, il faut évidemment aider tous ceux qui sur place veulent le faire tomber parce que c'est un régime catastrophique, théocratique, qui menace ses voisins, qui en effet menace Israël depuis des années dans son existence même, qui d'ailleurs ne reconnaît pas Israël par l'entité sioniste. Donc évidemment, ce régime, il est haïssable et il faut le combattre à toute force.

4:04
Présentateur

Alors l'actualité en France, c'est une nouvelle motion de censure que le Parti Socialiste s'apprête à déposer. Ça fait un peu bizarre quand même une motion de censure alors que le monde est en guerre.

4:14
Alexandre Ouizille

Il faut quand même reprendre le fil de cette histoire, si vous voulez bien. C'est-à-dire que cette motion de censure, elle ne vient pas de nulle part. Elle ne vient pas de rien. Vous avez une situation où, pour la non-censure des socialistes qui a été acquise sur le budget 2025... En février. En février, vous avez raison de le dire. Nous avions un accord avec le gouvernement, ou en tout cas, nous avions placé un certain nombre de questions qui avaient été validées par le gouvernement.

Une de ces questions, la plus fondamentale, puisque c'est quand même le grand mouvement social de ces dernières années en France, la question de la retraite, c'était de dire, il y a un conclave, et si ce conclave est concluant ou qu'il ne le soit pas, les choses reviennent devant le Parlement qui se prononce souverainement. Le Premier ministre, hier, c'était la journée des dupes à l'Assemblée nationale, dit à Boris Vallaud, tout ça n'existe pas et nous n'allons pas revenir et remettre tout le sujet sur le métier. Écoutez, là, il y a un problème de parole donnée.

À un moment, le Premier ministre, soit il est dans une logique où il admet qu'il n'a pas de majorité absolue et construit avec ceux qui avaient accepté un temps de construire, soit il balaie tout ça, c'est ce qu'il a décidé de faire. La réponse logique, c'est la censure. Mais que transmettre au Parlement, puisque le conclave a échoué ? On n'a rien à vous faire débattre ? Ce qui a été dit, c'est qu'on peut débattre des choses, c'est-à-dire que le gouvernement peut se saisir des points d'accord et des points de désaccord, puisque ce qui a été demandé aux partenaires sociaux, c'est de mettre les points d'accord et de désaccord au sein de la discussion.

Ça, vous pouvez le transmettre au Parlement, bien sûr que vous pouvez bâtir un texte pour le transmettre au Parlement et à amendement. Donc c'est ça, nous, que nous demandons. Et puis quand même, j'aimerais dire une chose, la manière dont le Premier ministre a organisé le débat social. Il a donné une forme de joker au MEDEF, c'est-à-dire qu'il a dit depuis le début, et puis il l'a rappelé il y a quelques jours, il a dit « si la négociation n'est pas conclusive, vous aurez la loi Borne et rien d'autre ». Le MEDEF s'est senti en situation de force absolue. Il s'est dit que quoi qu'il arrive, à la fin, il aurait sa réforme.

Et donc vous avez la CFDT qui a fait quand même des propositions, qui a été très loin. Elle a mis de côté la mesure d'âge pour dire « si on avance sur la pénibilité, c'est-à-dire la mesure d'âge pour ceux qui ont été au bout d'un marteau-piqueur toute leur vie, alors on peut avancer et trouver un chemin ». Ils ont quand même fait des efforts considérables. Et ça, ça a été balayé par le MEDEF et balayé aujourd'hui par François Bion.

6:08
Présentateur

Est-ce qu'il y a vraiment besoin d'une censure ? Peut-être que dans le débat budgétaire à l'automne, le PS aurait pu apporter des éléments, par exemple sur la décote ou sur la pénibilité.

6:14
Alexandre Ouizille

Non mais ce dont on a besoin à l'automne, c'est d'un Premier ministre dont la parole compte. C'est-à-dire que si on veut se remettre dans un travail sur le budget 2026 sérieux, qui est impliqué par la situation politique, si on veut pouvoir travailler sérieusement avec le gouvernement, il faut qu'on ait un gouvernement dans lequel on ait confiance. Si à chaque fois qu'on se met d'accord sur quelque chose, le Premier ministre le balaye d'un revers de main, eh bien on a un problème de confiance et de travail ensemble. Donc c'est ça qui est sanctionné aujourd'hui, c'est cette incapacité à travailler avec le Premier ministre François Béraud.

6:40
Présentateur

On peut faire une lecture aussi un peu plus politicienne, c'est-à-dire pour neutraliser le Congrès, Olivier Faure avait le pacte de non-censure, ça a tempéré son opposition, il a gardé son siège à la tête du PS, et maintenant qu'il a sauvé sa place, il revient sur une ligne dure. C'est une lecture peut-être trop politicienne,

6:54
Alexandre Ouizille

parce que si vous regardez ce qui se passe au sein du groupe socialiste, les lignes de fracture ne se passent pas comme ça. Aujourd'hui, il y a consensus au sein du groupe socialiste. À part François Hollande. Jusqu'à François Hollande qui dit qu'il se soumettra à la décision du groupe et qu'il votera lui-même la censure, ce n'était pas sa position initiale, mais au sein de ce qu'on appelle les différents textes d'orientation, vous avez des gens de toutes parts qui disent que ce qu'a fait François Béraud, c'est-à-dire ne pas tenir sa parole, n'est pas acceptable dans une société démocratique où on construit des compromis. Ce n'est pas conforme à ce qui est en train de se passer.

7:20
Présentateur

Alors, lecture politique aussi, celle de Jean-Luc Mélenchon, il tweet, enfin le PS revient à la raison, c'est-à-dire à l'opposition frontale avec Bayrou après l'échec du conclave.

7:29
Alexandre Ouizille

En gros, les filles avaient raison depuis le début et le PS a eu tort. Non, moi je ne suis pas d'accord avec ça. Je pense qu'on a eu raison de négocier. Il fallait que le PS essaye de faire quelque chose. Moi, à titre personnel, je n'étais pas satisfait tout à fait de la fin de la négociation qui a eu lieu en janvier. Mais néanmoins, je pense que mon parti a eu raison de se mettre, quand vous n'avez pas de majorité absolue, de se mettre à la table dans la situation à laquelle le pays, dans la situation du monde que vous évoquiez. Mon parti a eu raison d'essayer de trouver un chemin.

Si maintenant, il faut être deux pour danser, si maintenant vous avez François Béraud qui refuse, lui, de faire sa part du chemin, sa part du boulot, eh bien forcément, on ne peut plus travailler avec lui.

8:00
Présentateur

Alors, autre conséquence politique, cette motion de censure n'a de chance de passer et de renverser le gouvernement que si le RN la vote. Vous redonnez les clés un peu de l'avenir du pays

8:08
Alexandre Ouizille

aux lupénistes. Mais c'est François Béraud qui redonne les clés de l'avenir du pays aux lupénistes. Et c'est lui-même qui se place dans la situation de Michel Barnier. C'est-à-dire que s'il avait tenu l'accord qu'il a avec les socialistes, les choses pouvaient continuer et continuer d'avancer. Donc, c'est bien parce qu'il refuse de remettre sur le métier la question des retraites au Parlement qu'il se retrouve dans cette situation. Et puis, le RN, quand même, moi, je regarde le RN qui ressemble de plus en plus à une forme de rassemblement patronal parce que son programme social, petit à petit, il l'abandonne.

La question des retraites, c'était une question que le RN était censé partager, il me semble. Mais on voit que quand même, petit à petit, à mesure qu'il est sévèrement soutenu par un certain nombre de milieux économiques sur lesquels il a médias, think tanks, etc., on voit bien que ses positions sociales, petit à petit, sont abandonnées progressivement le long du chemin.

8:54
Présentateur

Dans deux semaines, le président de la République retrouve son droit de dissolution. Si vous lui renversez son gouvernement dans une alliance gauche-RN ou une addition gauche-RN, une addition, ça peut l'inciter à vous renvoyer devant les électeurs. Vous y êtes prêt ? Vous êtes sénateur, vous êtes à l'abri,

9:08
Alexandre Ouizille

mais le PS y était le prêt ? Je pense que le PS assume, en effet, ce que signifie une censure. Moi, je pense que le président de la République, compte tenu de ce qu'est l'expérience ratée de la dissolution, n'y retournera pas. Mais vous avez raison, on ne peut pas savoir ce que sera la décision du président de la République aujourd'hui. Mais nous, nous assumons. On nous assumons, en effet, de dire que pour travailler, encore une fois, moi, je pense que la question, c'est celle de la responsabilité. Nous, on s'est mis au travail, on a accepté de discuter, on a pris des engagements, on en a pris en face de nous. Ils ne sont pas tenus.

Il faut en tirer des conclusions, sinon la parole politique n'a pas de sens. Qu'est-ce qu'on dit à nos électeurs si, même quand on fait une discussion et qu'on n'est pas respecté, on fait comme si rien ne se passait ?

9:45
Présentateur

Sur le fond, c'est la présidentielle 2027

9:47
Alexandre Ouizille

qui tranchera le dossier des retraites. Les Français regardent les programmes. C'est vrai que 2027 sera un grand rendez-vous démocratique et que cette question sera forcément au cœur des programmes des uns et des autres. Vous avez raison de le dire. Parce qu'en effet, c'est une question sociale qui a été tranchée dans des conditions qui sont celles que vous savez, c'est-à-dire avec le pays qui était à vent debout contre, à 8 Français sur 10, et puis par un 49-3 qui a empêché qu'il y ait un vote sur le texte, mais un vote sur la confiance du gouvernement. Et donc forcément, ce sera une question de 2027. Vous avez raison.

10:16
Présentateur

À quoi servent les parlementaires en ce moment ? C'est loin 2027 et on a l'impression que vous brassez de l'air vide parce qu'il n'y a plus de projet de loi, il n'y a plus grand-chose.

10:24
Alexandre Ouizille

Moi, je partage un petit peu ce que vous dites. On a un peu ce sentiment de temps en temps en ce moment au Parlement parce qu'on nous fait délibérer, même le temps gouvernemental, et consacrer à des propositions de loi, c'est-à-dire des textes d'initiatives parlementaires qui souvent se perdent dans ce qu'on appelle la navette, c'est-à-dire la circulation entre l'Assemblée et le Sénat. C'est-à-dire que le gouvernement ne prend pas trop la responsabilité de mettre des textes très importants sur la table. Après, à la rentrée, il y a quand même la question si le gouvernement survit à tout ça, il y a la question de la proportionnelle qui est mise sur la table.

Il y aura le budget 2026-2027 qui sera un gros sujet. Donc à la rentrée, on aura de quoi s'occuper un peu plus, vous avez raison, qu'en cette fin d'année.

10:58
Présentateur

Alors le Parti Socialiste a traversé son congrès.

11:00
Alexandre Ouizille

Vous avez soutenu, je crois, Boris Vallot, le troisième homme de ce congrès.

11:03
Présentateur

À quoi est servie sa candidature ?

11:05
Alexandre Ouizille

Elle a servi déjà à ce que ce congrès, jusqu'à ces derniers moments qui ont été plus difficiles, se passe de manière différente. Qu'a dit Boris Vallot ? Il a dit que finalement, l'opposition qui était celle de Marseille avait été soldée sur la question du rapport à la France insoumise et que donc il fallait réussir à avancer ensemble. Nous y sommes presque parvenus parce que même jusque dans le congrès ce week-end, nous avons failli réussir à trouver une forme de compromis entre les uns et les autres. Et l'ambiance du congrès, franchement, n'a pas été la même. Vous avez des résultats qui ont été reconnus par tous.

Vous avez aujourd'hui un parti qui va se remettre au travail, des gens qui discutent. On n'est pas dans la même situation de Marseille où le premier secrétaire est contesté. Ce n'est pas la même chose.

11:41
Présentateur

Mais le problème LFI est revenu fortement

11:44
Alexandre Ouizille

par la voix de Jérôme Gage. Il n'est pas soldé, ce problème. Écoutez, moi, ce que j'observe, c'est que sur le fond, si on n'est pas dans des formes d'atavisme les uns et les autres, je trouve que le problème est largement soldé.

11:54
Présentateur

Il y aura des alliances municipales, l'a dit Olivier Faure.

11:56
Alexandre Ouizille

Olivier Faure ? Non, Olivier Faure a été très clair. Il n'y aura pas d'alliance nationale aux municipales avec la France insoumise. Mais localement, on fait ce qu'on veut. Attendez, ce n'est pas on fait ce qu'on veut. Mais si, moi, je le dis aussi avec simplicité parce que les gens savent bien ce qu'est une municipalité. Si dans telle ville de 10 000 habitants, vous avez un brave adjoint qui se trouve à la France insoumise et qui travaille bien avec les socialistes et avec lequel il n'y a aucun problème depuis 15 ans, je ne vois pas pourquoi vous allez renvoyer chez eux des gens qui travaillent bien. Mais la question, c'est celle de l'accord national.

Donc ça, cette question, elle a été clarifiée par Olivier Faure de manière nette. Sur la présidentielle, excusez-moi, mais on essaye de bâtir une coalition de Glucksmann à Ruffin pour faire une proposition.

12:30
Présentateur

Mais pas jusqu'à Cazeneuve et Repsamen. Pourtant, c'est des hommes de gauche aussi, même si parfois, étant d'un moment macroniste...

12:35
Alexandre Ouizille

Ils sont au gouvernement.

12:36
Présentateur

Vous pouvez gagner ?

12:37
Alexandre Ouizille

Repsamen est au gouvernement. Ça s'appelle l'ouverture. L'ouverture, c'est aussi la clarté. C'est-à-dire que François Repsamen peut tirer les conséquences de sa participation au gouvernement, dont je ne sais pas très bien ce qu'elle emporte. Et aussi, il faut que les Français soient dans une forme de clarté. Est-ce qu'on est ou pas en rupture ou en continuité avec le macronisme ? Je crois qu'on est clair, nous, là-dessus. Alexandre Douisi, merci. Bonne journée. Merci à vous.

Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25 — Alexandre Ouizille · Pourquijevote