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Discours / meetingRaphaël Glucksmann· 6 octobre 2026 93 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

EN DIRECT - Réunion publique à Marseille - 5 octobre 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 47:50Invité politiqueChiffre
    « Et pourtant, toi tu avais cette conviction, cette détermination et tu t'es trompé. Tu t'es trompé parce que nous avons fait deux points de plus. 14 % [acclamation][applaudissements] et je crois presque 14 mais comme je suis un peu marseillaise on monte un peu. Mais vraiment presque 14. 15. »
  • 52:20Invité politiqueChiffre
    « il y a 473 écoles 473 écosystèmes, des dizaines de milliers des centaines de milliers d'écosystèmes à travers la France et ces écosystèmes, ils sont aussi fracturés que de nos inégalités sociales et territoriales. »
  • 1:05:17Invité politiqueFait
    « On a aujourd'hui une mobilisation lycéenne. On a une jeunesse qui nous regarde et qui nous dit "Q'avez-vous fait de la République ? Qu'avez-vous fait de ce monde ? Qu'avez-vous fait de la France ?" »
  • 1:05:59Invité politiqueFait
    « Avoir un remplaçant quand l'enseignant est absent. pouvoir étudier dans des bâtiments dignes où on ne cuit pas dans une salle de classe au mois de mai avant d'avoir froid au mois de février où on est accueilli par la République dans ce qui est son trésor, l'école avec dignité. »
  • 1:06:44Invité politiqueChiffre
    « nos dirigeants ont laissé ceci advenir que les profs, les enseignants français sont les plus maltraités d'Europe, que nous avons plus d'élèves par classe que tous nos voisins, que en maternel, on a 23 enfants pour une classe, quand c'est 15 dans la moyenne de l'OCDE et que 30 % de notre bâtis scolaire est délabré ou insalubre. »
  • 1:11:09Invité politiqueChiffre
    « des familles monoparentales qui à 82 % sont des mamans solo. »
  • 1:13:15Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, 76 % des Français sont convaincus que leurs dirigeants politiques sont corrompus. C'est 44 % en Italie et moins de 40 en Allemagne. »
  • 1:14:42Invité politiqueFait
    « même sur le plus haut trône du monde, vous n'êtes jamais assis que sur votre cul. »
  • 1:15:44Invité politiqueFait
    « nous votions SFIO socialiste depuis des générations et des générations, mais quand les usines ont fermé, c'était la gauche qui était au pouvoir et on a été abandonné et aujourd'hui on vote Ren et bien nous faut qu'on réponde à ça autre chose que de se dresser devant cette personne en disant no pas saran faut qu'on réponde à ça. »

Temps de parole

  • Raphaël Glucksmann97 %
  • non_speech3 %

≈ 6,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

29:51
Raphaël Glucksmann

personne

30:14
Non speech

[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]

30:51
Raphaël Glucksmann

[rires] [rires] là Voilà. Celle pour celui-là il peut marcher là Ouais. Il y avait Quelqu'un Ah non ! J'arrive. [acclamation] [acclamation]

41:47
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

41:55
Raphaël Glucksmann

[acclamation]

42:01
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

42:12
Raphaël Glucksmann

[acclamation]

42:16
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

42:54
Raphaël Glucksmann

[acclamation]

43:07
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

43:15
Raphaël Glucksmann

[acclamation]

43:47
Non speech

[applaudissements]

43:47
Raphaël Glucksmann

[acclamation]

43:55
Non speech

[applaudissements]

43:55
Raphaël Glucksmann

[acclamation] [acclamation]

44:04
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

44:10
Raphaël Glucksmann

[acclamation] [applaudissements][acclamation] Président président président [acclamation] président [applaudissements] président président [applaudissements][acclamation] président président président [applaudissements] président président

44:43
Non speech

[applaudissements]

44:45
Raphaël Glucksmann

amen

44:50
Non speech

[applaudissements]

44:53
Raphaël Glucksmann

[acclamation] [applaudissements][acclamation]

45:03
Non speech

[applaudissements]

45:06
Raphaël Glucksmann

[acclamation] [applaudissements][acclamation]

45:22
Non speech

[applaudissements]

45:23
Raphaël Glucksmann

[acclamation]

45:28
Non speech

[applaudissements]

45:33
Raphaël Glucksmann

[applaudissements][acclamation] par

45:39
Non speech

[applaudissements]

45:47
Raphaël Glucksmann

[acclamation]

45:49
Non speech

[applaudissements]

45:50
Raphaël Glucksmann

Bonsoir, c'est extrêmement impressionnant. Merci, merci d'être venu si nombreuses et si nombreux de loin parfois des quatre coins des Bouches du Rône, des quatre coins de Provence, Côte d'Azur. Merci d'être là pour accueillir Raphaël. [applaudissements][acclamation] Alors ici, il y a quelque chose qu'on sait peut-être plus qu'ailleurs. Il fait chaud, c'est vrai. Chaque fois qu'il vient, il fait chaud. Euh mais une autre chose qu'on sait ici peut-être un peu plus qu'ailleurs, c'est que rien rien n'est jamais écrit d'avance. Et aux victoires qu'on dit impossible, ici nous les faisons exister.

Alors cher Raphaël, c'est tout ce que je nous souhaite, que cette victoire que les uns et les autres nous disent impossible face à l'extrême droite ici depuis Marseille, nous la fassions exister.

46:50
Non speech

[applaudissements]

46:55
Raphaël Glucksmann

Alors, ça fait 5 ans, [applaudissements] ça fait 5 ans que nous cheminons ensemble, que nous avons construit place publique, que nous avons porté des combats communs, que nous avons défendu des idées, parfois à contre-courant, parfois aussi à contrepronostic. Et là aussi, je voudrais vous raconter une petite anecdote. Une petite anecdote. Voilà, c'est une anecdote qui se passe à peu près un an et demi avant l'élection européenne et nous étions en train de discuter, de d'échanger sur cette élection à venir, sur les jalons, sur la vision que tu pouvais avoir et tu as pris un postit et tu as écrit un chiffre sur ce postit.

tu me l'as donné et tu m'as dit "Regarde, prends-le, c'est le résultat que nous ferons dans un an et demi." Et je crois ça dit beaucoup de la force de conviction, de la détermination, mais aussi du projet politique que tu avais. Il était écrit 12 % à un moment donné où personne n'y croyait, personne ne voyait ne te voyait candidat. Personne n'imaginait même qu'on pouvait les parler d'Europe à pour répondre à une élection européenne. Et pourtant, toi tu avais cette conviction, cette détermination et tu t'es trompé. Tu t'es trompé parce que nous avons fait deux points de plus. 14 % [acclamation][applaudissements] et je crois presque 14 mais comme je suis un peu marseillaise on monte un peu.

Mais vraiment presque 14. 15. Ouais. Allez soyons fous. Et ce chiffre, ce score, il me semble voulait dire beaucoup beaucoup plus parce que lors de ces élection européennes ce que nous avons fait, ce que tu as fait, ce que nous avons fait avec l'ensemble de nos partenaires socialistes et j'en vois ici un certain nombre, ce que nous avons fait. Merci d'être là. [applaudissements] Ce que nous avons fait, c'est ouvrir un espace politique et je crois que nous avons pu montrer qu'il existait une voie forte, puissante, humaniste, écologiste, sociale, démocrate capable de trouver une résonance chez nous en France.

Et il me semble que depuis à l'image de celles et ceux qui nous ont rejoint et je veux cette salle dedans dehors en témoigne et je pense notamment à Michael de la fosse avec qui nous étions il y a de semaines à Yannique Jadeau qui nous a aussi rejoint Carole Delga Nicolas Maillor Ossignol et tant d'autres qu'il flotte dans l'air comme un petit air de printemps marseillais. Et oui [applaudissements][acclamation] et oui et ça sent bon le printemps marseillais. Et ici, en plus, on est dans un dans une belle brasserie qui s'appelle la bien nommée brasserie Bloom.

Alors voilà, [acclamation] quel [applaudissements] quel nom qui en impose, quel héritage aussi que celui de Léon Bloom qui avait cette force de conviction, cette force de de conviction pardon de croire, de savoir que le rassemblement peut changer bien des choses, bien des vies dès lors dès lors qu'il porte un projet de transformation sociale et qu'il s'appuie sur une véritable envie de gouverner. Alors, je crois c'est ce que nous portons, c'est ce que tu portes aujourd'hui. Et cette force de rassemblement, nous avons vu ici toute sa puissance. Nous avons vu ici en 2002 déjà à Vitrol et il y a quelque part ici son maire Loï Gachon que je salue.

[applaudissements][acclamation] Il est là aussi mais son premier adjoint et Touv Vitrol qui est là. Voilà et tout V troll parce que en 2002 à Vitrol et bien cette force puissante du rassemblement elle a permis à la ville de pouvoir être ravie aux mains de l'extrême droite. Et ici, ici en 2019, c'est bien l'association des citoyennes et des citoyens avec les forces politiques de gauche et écologiste qui a permis là aussi de renverser la table et de pouvoir gagner la ville après 25 ans de nul politique [applaudissements][acclamation] de de

50:55
Non speech

[applaudissements]

51:00
Raphaël Glucksmann

Alors là aussi, je veux saluer mes camarades du printemps Marseillais, Laurent Lardit, député ici présent, Johann [applaudissements] Lévi. qui doit être quelque part aussi. Ah bah juste à côté voilà mon collègue adjoint à la ville de Marseille Audre Gastan qui va nous rejoindre un peu après et toutes celles et ceux aussi sur le territoire. Je vois Magalie Bayul à ex, j'ai vu Corentin, j'ai vu à Fadila Tessier à au Bagne. [applaudissements] Je j'en vois plein. Nathalie aussi à Fause. Bref, tout un tas d'élus présents. Je vois Jean-Marc Laptiana aussi qui a été tête de liste à Gardane.

Bref, toutes ces élus qui ont ferraillé et qui ferraillent encore tous ces acteurs et ces actrices aussi de territoire qui font notre richesse, ces acteurs de la société civile engagé, ces acteurs culturels, associatifs et économiques. Alors, à cette puissance de rassemblement, je veux dire aussi combien je mesure à quel point sa force de transformation est puissante. Depuis 4 mois, je suis adjointe à l'éducation auprès du maire de Marseille. et

52:03
Non speech

[applaudissements]

52:05
Raphaël Glucksmann

et je sais je mesure je mesure combien derrière les orient les orientations politiques, derrière c'est ce qu'on appelle ces propositions qui font un programme derrière il y a des mesures concrètes qui changent la vie des gens pour ma part ce sont les écoles derrière les écoles il y a des enfants, des familles, il y a des animateurs et des animatrices, des enseignants et des enseignants, des agents municipaux.

tout un écosystème tout un écosystème à part entière qui fait que derrière cette promesse républicaine que tu fais de remettre l'école l'école au cœur du pacte républicain et bien on sait ici à Marseille qu'il y a 473 écoles 473 écosystèmes, des dizaines de milliers des centaines de milliers d'écosystèmes à travers la France et ces écosystèmes, ils sont aussi fracturés que de nos inégalités sociales et territoriales. Or, cette ambition que tu portes de mettre l'école au cœur de la République, je sais ici ce qu'elle représente.

Combien nous devons donner à nos enfants les mêmes possibles queles que soient les familles dans lesquelles ils naissent, quel que soit le code postal aussi de leurs habitations. Au-delà de l'éducation, je sais aussi que c territoire des Provences Alpes, Côte d'Azur, il est traversé par de multiples défis au premier rang desquels nous sommes en première ligne de la transition écologique et de du dérèglement climatique. Nous avons aussi, et je pense à Nathalie à Fause. Nous avons aussi un bassin ici pas très loin qui concentre tout le projet que nous voulons porter.

Ce bassin, c'est celui de de fausse surmer donc qui concilie ces politiques publiques pour permettre d'aller transformation écologique et transformation industrielle, de pouvoir améliorer la santé environnementale des habitantes et des habitants et de permettre que ces jeunes chez nous, un jeune sur qu n'est ni sans emploi ni formation et bien que ces jeunes trouvent un emploi. Alors oui, je crois que le projet que nous portons peut trouver écho ici dans les Provences d'Ab d'Azure comme il peut trouver partout son écho en France parce qu'une campagne se gagne pas dans les commentaires. Une campagne ça se gagne sur le terrain. Ça se gagne sur le terrain, ça gagne ici.

Ça se gagne au travers de cette primaire social-démocrate que nous avons appelé de nos vœux. Parce que derrière ces femmes et des hommes que nous croisons au quotidien, il y a celles et ceux qui nous disent qu'il peineent à reprendre en main leur destin, qu'ils ont du mal à croire en la France. Il y a aussi celles et ceux qui agissent, qui innovent, qui entreprennent, qui trouvent des solutions. Et cela c'est cela qu'il nous faut rassembler. C'est avec eux pour aller chercher les autres que nous devons ensemble faire cette marée humaine qui permette dans quelques heures de pouvoir finir de nous inscrire. Donc là, vous avez tous vos téléphones.

Donc pendant que je parle, mais pas pendant qu'il va parler. Je vous invite toutes et tous à pouvoir convaincre vos proches. Conven cette force de conviction que nous avons nous-mêmes pour aller chercher nos proches un par un. Je crois qu'on nous a dit tout à l'heure 130000 1300 inscrits sur cette plateforme. Qui le disait ? 128 c'était ça exactement. [acclamation] Qui le disait ? Pas grand monde. Donc je vous invite toutes et tous à continuer à prendre vos téléphones. Il reste quelques heures pour vous inscrire. Et cette force du rassemblement, elle est puissante. Elle est puissante. Bonjour Loï. Voilà, je je t'ai cité un peu en avance. Voilà, c'est parfait.

cette force de conviction, cette puissance maré humaine que nous voulons construire et bien elle est là, elle est à notre portée. Et moi qui travaille avec toi depuis maintenant 5 ans, je sais ta force de caractère, ta détermination, l'expérience aussi qui a été la tienne au Parlement européen, le cap, la vision claire, réveiller la France et aussi à nous qu'il convient de s'en de s'en emparer. Alors, je repense à ce postit parce que ce postit finalement il disait un peu plus. Il disait que pour certains pour certains là où certains d'ailleurs voient des impossibilités, toi tu vois un chemin.

Et donc je crois que nous sommes là pour dire à Raphaël avec lui que oui, il y a un chemin pour 2027 et que oui, nous serons derrière toi pour le porter. Alors, je vous demande à toutes et tous d'accueillir chaleureusement Raphaël Buxman. [applaudissements]

56:29
Non speech

[applaudissements]

56:30
Raphaël Glucksmann

[acclamation] Rafael Rafael Rafael Rafael [acclamation] Rafael Rafael [applaudissements] Rafael Rafael [acclamation]

56:46
Non speech

[applaudissements]

56:49
Raphaël Glucksmann

Quel accueil ! Waouh ! C'est Marseille bébé c'est Marseille bébé. [acclamation] [rires] Vous auriez dû être là hier soir.

57:03
Non speech

[applaudissements]

57:08
Raphaël Glucksmann

Quel accueil ! Et moi quand je vois dans vos yeux cette flamme, quand je vois vos sourir, quand je sens cet enthousiasme, cette conviction, et bien je me dis que oui, il va falloir écrire un nouveau posttit [rires] et il va falloir surtout surtout ne jamais oublier quel est l'objectif de la primaire des jours qui viennent, mais derrière derrière des semaines qui viennent et des mois qui viennent. L'objectif c'est pas d'être premier à gauche. L'objectif c'est pas la recomposition futur de l'espace politique bidule truc chouette. L'objectif c'est de gagner l'élection présidentielle en 2027. [acclamation] C'est ça le seul objectif qui vaille.

57:59
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

58:14
Raphaël Glucksmann

Et puisqu'on est chez Léon Bloom, puisqu'on est chez Léon Bloom, et bien la première des choses à faire pour pouvoir gagner la Palestine. Oui. Libérer la paestine. Oui. Non, je sais pas. Maintenant, je le dis, je le dis depuis très longtemps. Oui. Je le dis depuis très longtemps. J'ai [applaudissements][acclamation] Rël Raë Rapë [acclamation] Raël [applaudissements] Raël Raël rapël rapël rap. Je le dis depuis très longtemps et je et je le ferai si je suis élu. Donc chez Léon Bloom, la première des choses à faire, c'est de savoir ce qu'on doit à ceux dont nous sommes les héritiers. Et je pense que nous sommes oui dans un moment bloumien.

Nous sommes dans le moment du congrès de tour quand Léon Bloom en minorité a refusé l'émergence d'une nouvelle gauche autoritaire, totalitaire, brutale en rejetant les 21 points de l'énine et en gardant la vieille maison. Qu'est-ce qu'a fait Léon Bloom ce jour-là ? Il a affirmé avec force une chose qui n'a jamais pu quitter le socialisme français depuis. que socialisme et démocratie étaient indissociable et qu'il fallait regarder droit dans les yeux les brutaux

1:00:02
Non speech

[applaudissements]

1:00:03
Raphaël Glucksmann

et être fier des principes qui fondent le socialisme français.

1:00:09
Non speech

[applaudissements]

1:00:11
Raphaël Glucksmann

Et Léon Bloom en 1946, il a prononcé l'un des discours que je pense les plus actuel et en fait ce discours est au cœur de la campagne des primaires. Il a prononcé un discours sur le candiraton communiste. Il s'est adressé aux militants de la SFIO et il leur a dit "Arrêtez, arrêtez de toujours regarder ce que l'autre pense de vous. Arrêtez de laisser au Stalinien le monopole de la définition de ce qu'est la gauche. Arrêtez de donner la souveraineté sur votre propre identité politique à un autre parti que le vôtre. N'ayez pas peur et soyez fier d'être socialiste et démocrate. Et Léon Blum, il continuait.

Il disait "Mais ne donnez pas plus la souveraineté à un autre parti que vous sur votre droite. Ne donnez pas au MRP la souveraineté sur la définition de ce qui est être républicain et proeuropéen." Et bien, je pense que nous sommes dans le moment du discours de 1946. Non, les brutaux ne définissent pas ce qu'est la gauche et non notre espace notre espace politique n'est pas condamné à se diluer soit dans le mélanchonnisme soit dans la droite.

Sommes nous la gauche démocratique [acclamation] et nous sommes fiers de nos principes [applaudissements] et nous allons gagner précisément précisément [applaudissements] parce que nous tiendrons bon ferme sur ces principes et c'est cela que la primaire va trancher. C'est ce moment et je vous le dis, c'est la condition de possibilité de la victoire. Si nous ne clarifions pas, nous ne pourrons pas gagner. Si nous mettons quoi que ce soit sous le tapis, nous ne gagnerons pas la présidentielle. Surprenonsnous en main. Surprenons-nous en main. Mais c'est beau comme un slogan 68, ça.

1:02:23
Non speech

[applaudissements]

1:02:24
Raphaël Glucksmann

Surprenons-nous en main. Et il y a une attente. Il y a une attente. On connaît toutes et tous. On a tous des potes qu'on qui sont des champion de l'apéro, des potes de gauche qui sont des champions de l'apéro. Passer à se dire vraiment l'état de la gauche, vraiment j'en ai marre que la gauche soit comme c comme ça comme c comme ça. Et bien là ce qu'on fait avec cette primaire et bien on leur donne les clés.

On leur dit au lieu de boire cet apéro et de se plaindre, viens, viens avec nous et fais en sorte que justement la gauche, elle soit mieux et qu'elle puisse gagner et qu'elle puisse à nouveau gouverner ce pays et qu'elle puisse à nouveau inventer de nouveaux droits et qu'elle puisse restaurer dans ce pays la croyance dans la République et qu'elle puisse faire en sorte de sauver l'école publique et qu'elle puisse oui rétablir l'esprit de justice qui a façonné l'histoire de France. Moi, je suis convaincu.

1:03:26
Non speech

[applaudissements]

1:03:33
Raphaël Glucksmann

Je suis convaincu que nous pouvons gagner parce que les Français ne voteront pas après 10 années de macronisme pour un ancien premier ministre d'Emmanuel Macron. pas avec ce bilan, pas avec 1300 milliards de dettes supplémentaires et des services public dans cet état et une explosion des inégalités sociales et en plus une inaction climatique qui nous condamne tous. Non, ils ne le feront pas et ils ne voteront pas non plus pour Jean-Luc Mélenchon qui fait trop peur à trop de monde. Donc, qui a la responsabilité aujourd'hui de barrer la route à l'extrême droite ? Et bien, c'est notre famille politique, c'est nous.

1:04:29
Non speech

[applaudissements]

1:04:29
Raphaël Glucksmann

C'est nous [acclamation] c'est nous. C'est nousous [acclamation] [applaudissements] nous. C'est nousous. C'est nous, c'est nous à condition que nous ne soyons pas que les défenseurs du statut quo et que nous n'allions pas à cette élection simplement en exhortant au barrage parce que ce pays a besoin de rupture. Il a besoin de transformation profonde. De transformation menée sans fracturer une société qui est déjà au bord de l'implosion, mais de transformation réelle. Ce pays a besoin de révolution écologique. Il a besoin d'un grand changement démocratique et il a besoin d'un big bang de justice sociale et fiscale.

Ce pays, il a besoin qu'on lui remette en son cœur les principes de la République. Tu parlais tout à l'heure de l'école. On a aujourd'hui une mobilisation lycéenne. On a une jeunesse qui nous regarde et qui nous dit "Q'avez-vous fait de la République ? Qu'avez-vous fait de ce monde ? Qu'avez-vous fait de la France ? Cette mobilisation lycéenne, elle a des revendications extrêmement concrètes et totalement légitimes. Avoir un remplaçant quand l'enseignant est absent. pouvoir étudier dans des bâtiments dignes où on ne cuit pas dans une salle de classe au mois de mai avant d'avoir froid au mois de février où on est accueilli par la République dans ce qui est son trésor, l'école avec dignité.

Et qu'a opposé qu'a proposé le gouvernement une consultation sur internet. Et bien nous ce que nous avons à proposer c'est un plan de sauvetage de l'école publique, des collèges publics, des lycées publics, un plan de sauvetage de l'éducation nationale. Les écoles de France, c'est les maternités françaises. C'est là où la République accouche des citoyens. Et aujourd'hui, on a abandonné ça.

Aujourd'hui, nos dirigeants ont laissé ceci advenir que les profs, les enseignants français sont les plus maltraités d'Europe, que nous avons plus d'élèves par classe que tous nos voisins, que en maternel, on a 23 enfants pour une classe, quand c'est 15 dans la moyenne de l'OCDE et que 30 % de notre bâtis scolaire est délabré ou insalubre. Et bien nous mettrons fin à ce suicide français, ce vrai suicide français qui est l'abandon de l'éducation nationale. Nous y mettrons fin. [applaudissements] Nous y mettrons fin avec une loi de programmation éducation et culture qui sera posée dès les premiers jours du mandat et qui fixera le CAP pour 5 années. On saura où on va. C'est fini.

les h ministres de l'éducation nationale en 10 ans, les changements de programmes, les instruments bidules, le changement de cap permanent qui rend les enseignants absolument fous. C'est fini ce tourni permanent. Désormais, on saura on saura que l'école est le cœur de la priorité des priorités d'une gauche qui reprend le pouvoir. [applaudissements] [acclamation] Et si on veut barrer si on veut barrer la route durablement à l'extrême droite, alors il faut répondre il faut répondre à la colère des travailleurs parce que nos démocraties occidentales, elles ont connu 80 longues années de progrès de de prospérité, de stabilité. Et c'était fondé sur quoi ? Sur une promesse.

Une promesse faite aux classes moyennes et aux classes populaires qui était la promesse d'améliorer leurs conditions de vie par le travail. Cette promesse n'est plus tenue et c'est ça qui suscite les sorts des populismes. On est en train de devenir des sociétés de rentiers et d'héritiers. Vous rendez compte ? Il y a 50 ans, les de tiers les 2 tiers de la fortune des Français, c'était le produit de leur travail et un/ tiers seulement le produit de leur héritage. Et bien aujourd'hui, c'est l'exact inverse. Les 2 tiers, c'est l'héritage et un/ers seulement, c'est le produit du travail. Et qu'est-ce que c'est que la gauche ? La gauche, c'est la nuit du 4 août 1789.

C'est l'abolition des privilèges. Et bien aujourd'hui, nous sommes en train de redevenir une société de privilèges où les inégalités s'éritent de génération en génération et donc il faut qu'on retrouve l'esprit de la gauche et c'est tout le sens de la mesure qu'on a proposé dès le début de la campagne qui est de taxer les méga successions, les méga héritages au-dessus de 2 millions d'euros [applaudissements] et et de prendre chaque euro et de le mettre sur la fiche de paix des travailleurs via une baisse de la CG. Et moi [applaudissements] je vous dis si ce que nous avons à offrir au travailleurs, c'est juste des conférences, c'est juste des conférences salariales, ça ne marchera pas.

Il faut qu'il comprennent une chose. Si la gauche prend le pouvoir dès le 1er septembre sur la fiche de paix, on doit voir qu'on redevient une société de travailleur et non plus une société de rentier. et d'héritier et qu'on est fidèle à cette promesse qui est d'améliorer la vie des travailleurs et qui a constituer le cœur de la gauche pendant longtemps. [applaudissements] Je vais pas vous faire tout le projet mais juste parce que ça va être le sujet qui va nous occuper demain et parce que il y a parmi nous, je la vois pas, Johanna Laurent qui est là et que j'ai rencontré sur le plateau de LCI avec son intervention. Je veux parler d'un nouveau droit.

Je veux parler d'une gauche qui n'est pas simplement dans la conservation des acquis, qui prend en compte les évolutions de la société et qui voit émerger de nouveaux scandales sociaux ou de nouvelles injustices sociales. Je veux parler des familles monoparentales. Je veux parler

1:11:08
Non speech

[applaudissements]

1:11:09
Raphaël Glucksmann

des familles monoparentales qui à 82 % sont des mamans solo. Et je veux parler de ce phénomène social qui n'est absolument pas pris en compte par les politiques publiques et je veux parler du nouveau droit qu'on présentera demain, du nouveau statut qu'on présentera demain de ce plan qui va depuis la question du logement jusqu'à la question de la garde des enfants, du transport et bien ou des pensions. Je veux parler de ce nouveau statut pour les familles monoparentales. Je veux dire une chose. Quand la gauche prend le pouvoir, il faut que ça se matérialise tout de suite par de nouveaux droits.

Ou sinon, ou sinon, et c'est ce que nous présenterons demain, ou sinon nî immédiatement dans la population et en particulier parmi nos électeurs, ceux qui ont cru dans notre parole n'est immédiatement la frustration et la colère, le dégoût, l'impression d'avoir été grugé. Et moi ce que je veux qu'on arrive à faire ensemble, c'est gagner une élection sans mentir. C'est rétablir ce principe simple [applaudissements] qui est ce qu'on annonce avant, on le fait après. Et donc oui, peut-être que nous serons moins maximalistes que certains. Peut-être que et bien nous ne cocherons pas toutes les cases de toutes les demandes de la société et que nous aurons à faire des choix.

Mais ce qui doit nous guider dans ces choix, c'est la certitude que si nous gagnons, nous faisons par pas parce que nous sommes mieux, mais parce que nous avons compris une chose simple, une chose simple, le soupçon d'insincérité qui grandit et qui vise l'ensemble de la classe politique, y compris la gauche et même parfois surtout la gauche, disons-le. Ce soupçon d'inscérité parmi les citoyens français est mortel pour la démocratie. Aujourd'hui, 76 % des Français sont convaincus que leurs dirigeants politiques sont corrompus. C'est 44 % en Italie et moins de 40 en Allemagne. On est leader en Europe dans la défiance vis-à-vis de la classe politique.

Et je vais vous dire une chose, c'est mérité. Franchement, c'est mérité. Et donc nous ce qu'on doit produire aussi c'est une nouvelle manière de faire de la politique, c'est une nouvelle approche. C'est une nouvelle méthode. C'est une nouvelle méthode de gouvernement de la France mais c'est aussi une nouvelle méthode de faire campagne. Et donc moi, je compte sur vous pour que vous soyez inventif, pour qu'on soit démocrate. Démocrate jusque dans la manière dont on fait campagne. Ce que je veux, c'est que ce soit une campagne polyphonique. Moi, je ne crois pas que le président soit un dieu romain. Et si je suis élu, et bien je ne me prendrai pas pour Jupiter sur son l'Olympe.

[applaudissements] Mais au contraire, j'ai avec moi cette phrase de Montigne : même sur le plus haut trône du monde, vous n'êtes jamais assis que sur votre cul. Alors [applaudissements] si jamais ça circule une vidéo comme ça, c'est pas moi, c'est Montagne.

1:14:50
Non speech

[applaudissements]

1:14:51
Raphaël Glucksmann

Et donc et donc nous allons faire une campagne démocratique. Ça veut dire quoi ? Cela veut dire que nous irons partout, que nous ferons que je ferai des petites salles partout dans le pays, que nous allons aller dans tous les quartiers, tous les quartiers des métropoles, dans les villages, dans les sous-préfectures, dans les fermes, dans les usines, dans les endroits aujourd'hui où ça vote Eren, où ça vote et les filles partout parfois pour nous faire engueuler, parfois pour nous faire dire des choses comme on me l'a dit dans le nord.

Nous nous votions SFIO socialiste depuis des générations et des générations, mais quand les usines ont fermé, c'était la gauche qui était au pouvoir et on a été abandonné et aujourd'hui on vote Ren et bien nous faut qu'on réponde à ça autre chose que de se dresser devant cette personne en disant no pas saran faut qu'on réponde à ça. Faut qu'on réponde à la question sur les usines, sur la désindustrialisation, sur l'abandon des travailleurs. Il faut qu'on accepte la discussion et le dialogue, y compris avec des gens qui viennent et qui disent "Tu n'as rien fait pour la Palestine ?" Et bien oui, il faut discuter. Non, j'ai fait "Non, j'ai voté. Non, j'ai proposé des lois.

Non, j'ai proposé la suspension de la COR d'association. Non, j'ai Mais c'est pas grave, on discute partout. partout on discute et à la fin face à une campagne qui sera extrêmement brutale, qui aura lieu largement sur les réseaux sociaux, c'est-à-dire chez les Chinois et les Américains, parce que disons la vérité, notre Agora aujourd'hui et bien c'est une propriété privée américaine ou chinoise. Et d'ailleurs, c'est une chose à laquelle nous mettrons fin dès que nous prendrons le pouvoir. On ne privatise pas le débat public, on ne privatise pas l'algora, on a accès aux algorithmes où on ferme [applaudissements][acclamation] mais face à une société

1:16:58
Non speech

[applaudissements]

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Raphaël Glucksmann

où tout a lieu sur ces réseaux, nous nous restaurons les campagnes physiques physiques. Et là, je dois rendre hommage au Parti socialistes parce que je vais vous dire une chose, tous ces mèes, moi quand je vais dans des des villes, des villages et que je vois ce qui est fait, quand je vois une mère qui me qui meci, c'est vrai. Non, mais c'est vrai, une meresse qui me présente l'école du village et c'était le grand projet. Moi, je me dis mais en fait le socialisme municipal, le socialisme en action, c'est extraordinaire. Ça change la vie et nous on en a des dizaines, des centaines comme ça qui vont faire campagne, des élus de terrain, des réseaux locaux.

On va faire une campagne partout de proximité. Et dans un moment, dans une vie, dans une société où sans doute le principal mal qui est ressenti par chacune et chacun, c'est la solitude. On est dans une société de solitude où on se sent isolé les uns des autres. Et bien nous allons remettre le contact au cœur. On va se rencontrer, on va discuter, on va dialoguer, on va se toucher [applaudissements] et à la fin et à la fin cette campagne là, elle sera gagnante. J'en suis convaincu. Prenons-nous en main. S prenonsous en main. Alors, eh c'est aussi bien la deuxième fois que la première. [rires] [applaudissements] Et mais pour quelle est lieu cette campagne ?

Qui est la mère de toutes les batailles ? Qui est le moment évidemment le plus important de nos vies politiques respectives ? Pour qu'elle ait lieu, il faut d'abord gagner la primaire. Il faut gagner la primaire [applaudissements] avec suffisamment d'élan pour que ça nous lance dans la grande bataille. Et ça ça suppose votre mobilisation. Je vous remercie d'être là, d'être motivé. [acclamation][applaudissements] Je vous remercie pour tout ce que vous avez déjà fait.

1:19:13
Non speech

[applaudissements]

1:19:13
Raphaël Glucksmann

Mais surtout surtout je vous remercie pour ce que vous allez faire maintenant.

1:19:20
Non speech

[applaudissements]

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Raphaël Glucksmann

Il reste exactement 3h39h39 et je suis sûr même si vous avez été mais vraiment au front pendant toutes ces journées, je suis sûr que dans votre téléphone, il reste des sympathisantes et des sympathisants de nos idées, des gens qui sont convaincus par ce qu'on porte comme valeur mais qui ont pas encore fait le geste. Et bien, il faut plonger dans son répertoire. Et moi-même, à ma plus grande honte, en venant en train, j'ai découvert qu'il y avait des gens que j'avais même pas contacté. Et bien, il faut plonger dans son répertoire et c'est pas grave si vous avez oublié l'anniversaire du de l'enfant ou du mariage ou je sais pas quoi et que ça commencera par dire bah maintenant tu m'appelles.

Oui oui oui oui. Je suis désolé, j'espère que c'était bien mais [rires] j'ai besoin de toi. Et il faut savoir dire aux gens j'ai besoin de toi. Parce qu'en fait ça fait plaisir quand quelqu'un a besoin de nous. On se sent utile. Il j'ai besoin de toi pour aller donner de la force à la gauche démocratique et pour pouvoir ensuite rendre de la force à la France républicaine. J'ai besoin de toi. Et ça, il faut le faire. Il faut que chacune et chacun d'entre nous, on aille chercher aujourd'hui 5 si personnes dans les dernières heures pour leur dire de s'inscrire.

Et ensuite, j'aurai encore besoin de vous parce que il faudra bien rappeler à tous les gens qu'on a fait s'inscrire qu'il faut voter le 9 et le 10 octobre. Faud aussi leur dire pour qui. Mais bon, ça ça je vous laisse le faire. [rires] Et ensuite et bien si ça se passe bien, j'aurai encore plus que jamais besoin de vous. J'auraiis besoin de votre enthousiasme. J'auraiis besoin de votre conviction. J'aurais besoin de vos actions. J'aurais besoin que vous alliez partout et que vous soyez les ambassadeurs de ce message simple. La gauche démocratique s'est affirmée, elle est de retour et elle va prendre le pouvoir. Elle va prendre le pouvoir pour changer la vie des françaises et des français.

Et je veux que cette bonne nouvelle vous la répétiez partout et que vous la répétiez pas comme on annonne un texte, que vous la répétiez avec le feu dans les yeux, que vous la répétiez avec tellement de conviction, avec tellement de force que ça vienne de tellement profond en vous et bien

1:21:58
Non speech

[applaudissements]

1:21:59
Raphaël Glucksmann

que directement directement vous allez transformer votre interlocuteur en nouveau militant de la campagne. Président [acclamation] président apparî président apparaî président apparî président apparaî président [applaudissements] président Alors je sais que je pourrais rester 5h parce que votre compagnie est tellement agréable mais une chose une dernière chose on on a tous conscience de la gravité du moment. On sait tous les enjeux de cette élection. On sait tous que ce ne sera pas une élection comme les autres. On sait tous qu'on peut sombrer dans cette élection et qu'on joue notre peau et qu'on joue la peau des autres aussi.

Donc on a ce poids en nous, on a cette boule dans le ventre mais on a une chance incroyable. On vit en démocratie encore. On vit en démocratie encore. Et donc tout dépend de nous. Et on a une chance encore supplémentaire. On est des militants politiques. C'est quoi être un militant politique ? C'est précisément vouloir participer à la fabrique de l'histoire. Et c'est dans ces moments-là, ces moments de bascule qui restent ensuite dans les livres d'histoire comme des moments de grande crise, d'effondrement ou de sursaut. C'est dans ces moments-là que prend tout son sens la politique. Vous avez de la chance d'être des acteurs.

Vous n'allez pas assister passivement devant votre télévision à la catastrophe ou au sursaut. Vous en serez les acteurs, les sujets. Il y a rien de plus angoissant que ce sentiment d'impuissance d'être objet de l'histoire. L'engagement politique, c'est difficile. Parfois, on se fait insulter, on consacre son temps, son énergie. Parfois, on se fait même comparer à Bardella par un premier secrétaire du Parti socialiste. C'est pas grave. Non, c'est dur. Je sais que c'est dur pour tout le monde. Le dimanche matin, on va tracter au lieu de profiter de ses enfants ou de faire un foot.

Le soir, on écrit les mails, on envoie les messages, on a constamment quelque chose à faire quand une campagne arrive et tout le monde n'est pas d'accord avec nous et la France est ultra tendue. Alors, il y a des gens qui vous insultent, qui vous engueulent, qui vous disent "Mais vous êtes pas de gauche" ou alors vous êtes des gauchistes à l'inverse et les 15 € et il faut Et les 15 € et les 15 € 15 € on vous dit ça ? Non mais ouais mais c'est c'est vu le contexte les 15 € pour moi ça de difficulté parce que si on est dans le dialogue je le dis non non quelle était la logique je vais vous dire la question il y a pas logique.

Ah la question c'était pourquoi 15 € c'était voilà le contexte faut faut pas faut pas se leurer le contexte 15 € faut arrêter de se leurer le 15 € on est dans une démocratie comme tu le dis il y a des réalités ça ça pète partout les réalités c'est que 15 € à de même sur les petites retraites faut pas se leurer les classes populaires elles sont pas acquises à Jean Mélenchamp faut arrê avec ça. Voilà, je le dis. Alors sur sur non mais sur les 15 € pourquoi non mais déjà c'est pas nous qui avons décidé tout seul. On a aligné parce qu'on voulait une primaire d'adhérents.

Donc on a aligné sur les tarifs les plus bas qui étaient ceux de place publque parce que le PS était 20 € l'adhésion, je crois l'adhésion minimum. On a aligné sur les tarifs les plus bas. Il y a 10 € si euh en tarif social. Mais pourquoi ? C'est aussi parce qu'en fait on a besoin pas simplement d'un vote, on a besoin d'une participation à la campagne. On aura pas de banque russe on aura pas de banque russe pour financer On aura pas de banque russe pour financer notre campagne. Cette participation, c'est ce qui va faire que notre campagne, elle sera financée par les citoyens. Et oui,

1:26:36
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[applaudissements]

1:26:41
Raphaël Glucksmann

mais j'entends mais j'entends [applaudissements] mais j'entends j'entends tout à fait. Et derrière derrière il y aura une campagne et derrière le vote il sera universel. Mais je sais et moi je réponds avec sincérité parce que la discussion je sais pas si on est sur à Marseille mais on est à Marseille aussi. Mais moi je te réponds pourquoi ça ça a été décidé. Mais ah on avait un dialogue sincère. Enfin voilà, c'est ça que je veux dire. Et et tu as tout à fait enfin c'était très juste, tu as tout à fait le droit même de continuer si tu veux hein. OK, il y a aucun problème pour moi. Oui. Alors donc on a une chance, c'est d'être militant politique et donc d'être acteur.

Et moi ce que je vous dis c'est que quand on se fait insulter, quand on euh quand on sent que c'est difficile, quand on a cette boule dans le ventre, le fait d'être ensemble, le fait d'aller au combat ensemble, le fait de sortir de sa propre solitude ou de son attitude de spectateur, et bien ça nous procure quoi ? Une libération intérieure, une forme de joie. Et donc moi ce que je veux malgré la difficulté du moment, malgré la gravité des enjeux, malgré les tensions partout, ce que je veux c'est que vous fassiez une campagne heureuse, c'est queen fait on ne soit pas la gauche qui tire la gueule.

Quand les gens vont nous voir arriver sur un marché, il faut qu'il voient des sourires de la conviction, du bonheur, de l'engagement. Et dans une société qui survalorise l'individualisme, où on est consommateur avant d'être citoyen, et bien on va redécouvrir la joie du citoyen. Et moi, je suis convaincu qu'en faisant une campagne heureuse, en étant [applaudissements] en étant heureux de se retrouver, en ayant conscience de la gravité du moment, mais en portant en nous la joie sincère d'un engagement pour les convictions, moi je suis convaincu que sur le postit que je te donnerai, Pascaline, il y aura écrit juste ce mot gagner. Gagner en 2027.

Et donc moi ton postite, je te le dis, la gauche démocratique va remporter l'élection présidentielle de 2027. Elle gouvernera la France, elle lui rendra sa grandeur, son esprit de justice, l'horizon qui lui manque aujourd'hui. Et ça, ça dépend de vous. Alors, on a 3h [acclamation] 3h pour faire des inscriptions. 3h [applaudissements] 3h pour que de nouveaux militants des milliers de nouveaux militants rejoignent notre campagne et ensuite une semaine pour gagner la primaire avant de partir à la conquête du pays et de la présidence de la République. Merci [acclamation] à vous. Je compte sur vous et vous pouvez compter sur moi.

1:30:01
Non speech

[applaudissements]

1:30:01
Raphaël Glucksmann

[acclamation]

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Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

1:30:20
Raphaël Glucksmann

plaisir.

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[applaudissements]

1:30:28
Raphaël Glucksmann

[acclamation]

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Raphaël Glucksmann

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[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]

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Raphaël Glucksmann

Président, bravo à tous. Bravo Bravo [applaudissements][acclamation]