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interviewAvec Édouard (Horizons)· 9 décembre 2025 181 min

« Pour 2027, je veux bâtir cette union de la droite et du centre. » | #EdouardPhilippe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir, merci beaucoup et effectivement voici notre émission spéciale Objectif 2027 avec ce soir Édouard Philippe. C'est la compétition lancée déjà en vue de l'élection présidentielle. C'est aussi l'événement immédiat là ce mardi, le vote décisif pour les finances de la France et peut-être pour la survie du gouvernement le Cornu.

Édouard Philippe va nous rejoindre sur ce plateau. Bonsoir Philippe. Bonsoir monsieur Remin.

Merci beaucoup d'être là monsieur le premier ministre. L'officier d'artillie, vous êtes sera soumis au feu roulant des questions des éditorialistes, politiques avec Émilie Carwer, économique avec François Langlais, international et militaire avec Margaot Hadad. Vous réagirez aussi aux questions des Françaises et des Français.

Je précise d'ailleurs qu'un un QR code va s'afficher. Chacune et chacun pourra nous envoyer ces questions. D'autres questions sont posées par vidéo, vous les entendrez et puis vous réagirez à un sondage inédit sur vous, vos qualités, vos défauts commandés pour LCI par IfOP et F du ciel.

On parlera de vos forces et de vos faiblesses et vous aurez le plaisir réciproque de débattre avec Jean-Michel Apati. Vous êtes prêts ? On est parti toujours.

Monsieur le premier ministre, commençons par l'événement. Dans quelques heures, vous aurez le rôle clé pour le budget de la sécurité sociale qui est la clé de tout le reste de tant de choses avec la suspension emblématique de la réforme des retraite. Est-ce que vos députés selon vous peuvent voter ce texte ?

Je ne crois pas. Ils se réuniront demain matin comme ils le font chaque semaine en réunion de groupe pour décider quelle est leur position commune. Et c'est bien naturel car c'est leur responsabilité.

Je ne veux pas euh en en piéter sur leur responsabilité, mais je sais ce que nous nous sommes dit euh lors des récentes occasions où nous nous sommes rencontrés et je dirais même depuis un mois et demi. Nous nous sommes dit que un texte qui prévoyait une augmentation significative du déficit de la sécurité sociale par rapport à ce qui avait été initialement prévu par le Premier ministre, un texte qui suspendait la réforme des retraites alors que nous expliquions il y a 2 ans combien elle était indispensable, ce que je crois. Un texte qui prévoit une augmentation de la fiscalité et qui ne transforme pas radicalement notre système avec des réformes profondes.

Ce texte ne nous satisfait pas et nous ne pouvons pas le voter. C'est ce que j'ai indiqué la semaine dernière. C'est d'ailleurs ce que j'avais dit, monsieur Rochemin, au Premier ministre lorsqu'il était venu au groupe Horizon, ce que j'avais dit au président de parti qui m'interrogeait lors d'une réunion que nous avions eu.

Je ne surprends personne en disant cela. Alors, je leur proposerai demain, et ils le décideront, je leur proposerai de s'abstenir sur le texte tel qu'il est proposé parce que j'ai vu le Premier ministre engager la discussion notamment avec monsieur Fort, le le le secrétaire général du Parti socialiste, au premier secrétaire pardon du Parti socialiste. Ça a changé et je crois que l'idée est toujours la même honnêtement.

C'est quand même lui le patron, je crois. Et le patron du gouvernement aussi. Non, non, non, non.

J'ai vu que Sébastien Lecnu avait beaucoup discuté avec lui, avait au cours de cette discussion parce qu'il fallait aboutir, beaucoup concéder. Mais pardon, monsieur le premier ministre, soyons encore plus clair, ce texte, est-ce que vous espérez c'est déjà pas mal. Est-ce que vous espérez qu'il passera ou non ?

Écoutez, je d'abord je ne sais pas que vous espérez je je ne sais pas moi, je suis pas je suis pas un un ingénieur ou un technicien ou un artisan du chaos. On ne parle pas de savoir, hein, d'espérance. Je je je ne suis pas un artisan du chaos.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle alors même qu'un certain nombre de députés de mon groupe auraient sur la valeur du texte plutôt préféré voter contre, je leur recommanderais de s'abstenir. H mais je je le dis parce que trop souvent on fait comme si les problèmes pouvaient être réglés quand on ne les regarde pas en face. Euh nous avons un texte qui ne prépare pas l'avenir de nos enfants.

On va entrer dans le détail si vous permettez, mais sur l'esprit du texte, est-ce que vous considérez qu'il concède trop au socialistes ? Mais je je en fait je vais vous dire, monsieur Rogemin, je je raisonne pas tellement comme ça. Ma question c'est pas tellement de savoir si ils concède trop au socialistes.

Je dire ils concède au socialistes très bien. Les socialistes, ils sont légitimes. Ils ont leurs ambitions, ils ont leurs objectifs, ils ont leurs conviction et je les respecte.

Avec le résultat sur le fond. Mais je demande juste qu'on respecte les miennes. Vous voyez, je respecte les leurs.

Il considère que ça n'est pas très grave si finalement on fait beaucoup plus de déficit. Il considère que ça n'est pas très grave si on a un temps un peu sur la réforme des retraites alors que là, ils ne sont pas respectés. Pardon.

Alors que monsieur vos principes ne sont pas respectés. Suspension de la réforme des retraites, ça viole vos principes. Hause d'impôt ça viole vos principes.

Heur devant nous ou et c'est formidable parce que justement avoir l'occasion et plus si vous voulez je vous je vous garantis que je partirai pas avant mais vous serez enchaîné. Et ayez s'il vous plaît pardon de vous le demander comme ça la gentillesse d'engager un échange. Je peux terminer mes réponses parce que sinon on va pas s'en sortir.

C'est ça nuit tout le monde et tout tous vos téléspectateurs vont partir. Ça va être un désastre. Vous aurez tout le temps.

Bon merci. Donc moi, je respecte les convictions des socialistes. Ils ont parfaitement le droit de penser que plus de déficit, c'est pas grave.

Ils ont parfaitement le droit de penser que euh il faut pas se dépêcher sur la réforme des retraites et queon peut attendre. Alors même que depuis le moment où on l'a fait, la dénatalité nous a encore saisi. J'espère qu'on y reviendra et s'accélère.

Mais moi, je ne crois pas ça. Moi, je pense que même si ça n'est pas populaire, il faut dire les choses qu'on croit vrai aux français. Puis après, il tranche, après il décide.

C'est ça la démocratie. Et aujourd'hui, ce que je vois, c'est que le compte n'y est pas. Le texte, il n'est pas satisfaisant.

Je ne suis partisan du chaos. Je ne propose pas de voter contre. Je n'ai jamais voulu euh euh que le gouvernement de Sébastien Lecornu tombe.

Mais on ne me fera pas voter pour un texte. Je ne suis pas député, je me prends pas pour un député, je suis maire du Havre. Enfin, on ne fera pas voter les députés horizon pour un texte s'ils considèrent que ce texte n'est pas dans l'intérêt des Français, même si c'est un texte de compromis.

Vos députés ont montré certains avis divers. C'était sur la partie recette du PLFS. Mais c'est pas des automates, c'est des députés de la nation laisser la liberté de vote.

Je je leur dis que la position la position que je proposerai demain sera celle-là. Je sais qu'elle est partagée par beaucoup de parlementaires de mon groupe. Je sais aussi qu'il y a et c'est naturel des positions qui sont un peu différentes.

Certains voudraient voter contre. H certains voudraient voter pour. Ça peut arriver.

Et je vais vous dire quand j'étais député, j'étais un député du groupe LR. Je tenais tellement à ma liberté qu'il m'est arrivé de ne pas voter avec mon groupe. Donc je conçois que ça pu ce soir.

Il y aura pas de sanction. Il y aura des sanctions. Je attendez, on parle pas on parle pas aux députés avec un pistolet sur la tempe.

C'est pas mon genre. C'est pas respectueux de la démocratie. Je leur dirai quelle est ma conviction.

Je leur dirai quelle est la position qui a été arrêtée par la formation politique que je préside. Et ensuite ils prendront leur responsabilité. Eddard Philippe, est-ce que ça n'est pas tortillé un peu sur un texte aussi essentiel ?

On parle pas d'un petit texte sur les heures de pêche en fin de journée. On parle vraiment de quelque chose d'ussi essentiel que la suspension des réformes des retraites. C'était la mère des batailles de votre propre choix.

Est-ce que c'est pas être un peu au milieu du gay que de dire "Je m'abstiens" et puis visiblement vous n'osez même pas dire si vous espérez ou non que ce texte capote. Mais mais attendez, il y a 34 députés horizon. Moi je ne sais pas ce que vont faire les autres.

Mais monsieur Rem mais on verra. Je vous dis je vous dis je vous dis ce que moi je crois. Je vous dis ce que je crois.

Vos futurs électeurs ne vous pardonneront pas que sur un texte aussi essentiel, vous disiez simplement "On verra bien ce que l'Assemblée vote, Monsieur Rochemin, mes futurs électeurs euh on verra bien ce qu'ils pensent et si vous êtes capable de dire ce que pensent tous mes futurs électeurs, vous êtes extrêmement doués." Moi, je suis capable de dire ce que je pense. Ce que je pense, c'est que ce texte n'est pas complètement satisfaisant.

Ce que je pense, c'est que je ne suis pas un artisan du chaos. Ce que je dis, c'est que je ne sais pas, j'ai compris que monsieur Fort appelé le groupe socialiste à voter pour. Je ne sais pas ce que va faire le groupe LR.

J'ai compris que Michel Barnier avait la même position que celle que j'ai que j'ai annoncé et ça ne me surprend pas parce que c'est quelqu'un de responsable et qui a une une hauteur de vue. Donc je je j'en suis j'en suis heureux mais je ne sais pas ce que vont faire les les députés LR. Je je parfois reconnaissez avec moi, j'ai entendu monsieur Rotaillot qui disait qu' qu'il fallait voter contre et je ne sais pas ce que vont faire les députés.

Je sais pas ce que vont faire les députés écologistes. Vous avez parlé là avec Sébastien Lecnu ? Oui, mais bien sûr, il nous arrive il nous arrive d'échanger.

Ben la dernière fois que nous nous sommes parlé, c'était je pas trahir de conversation, mais nous nous sommes parlé vendredi soir au téléphone, il a essayé de vous convaincre. Non, d'abord, je crois qu'il n'a pas été du tout surpris par ma position parce qu'il me connaît. On se connait depuis longtemps, vous savez.

Et on s'entend bien euh et donc on a l'avantage comme on se connaît depuis longtemps et qu'on s'entend très bien et vraiment très bien. Oui, enfin on s'entend bien. Vous lui mettez quand même une petite peau de banane sous les pieds.

Non non non non. Pardon. Non, je je il sera fragilisé.

PH vous savez très bien par les circonstances présentes. Pardon monsieur suffisamment pose quelque chose je ne change pas d'avis. Ça c'est vrai.

Il me connaît et il le sait et je lui ai dit très tôt. Bon peut-être qu'il aurait espéré qu'à la fin je concède moi-même mais je lui ai dit très tôt voilà mon avis voilà ma position tu la connais. C'est pas un drame ça ne change rien dans nos relations.

Mais prends en compte tiens en compte. Voilà. Monsieur le premier ministre, votre lieutenant, monsieur Béchu, a s'est exprimé très complètement.

Oui, enfin vous êtes un parti, vous avez le droit d'être en parti, vous avez le droit d'avoir une hiérarchie, vous êtes le patron, il il est derrière vous. Allez, appelez-le comme vous voudrez. Dit au premier ministre de prendre ses responsabilités, il ajoute que votre groupe n'avait jamais demandé la fin du 493.

C'est vrai. Voilà. En clair, est-ce que Sébastien Lecnu pourrait devrait selon vous engager la responsabilité du gouvernement sur un texte aussi essentiel ?

Il pourrait il pourrait après ce qu'il doit c'est sa responsabilité. Et je veux pas le gêner parce que si je dis qu'il faut le faire, on va pas mais il pourrait il pourrait tout à fait il pourrait très bien dire écoutez nous avons amené la discussion au je crois au terme de ce qui était envisageable. Nous avons ensuite il choisirait son texte pris en compte les amendements de tel ou tel.

Euh voilà le texte que je propose moi premier ministre, moi comptable du texte. Parce que pardon mais le premier ministre j'ai quelques souvenirs en la matière, c'est pas simplement l'animateur du débat parlementaire. Hm.

C'est le chef du gouvernement, c'est celui qui conduit la politique de la nation. Monsieur Rogemin, c'est la Constitution qui dit ça. Donc il y a un moment où même le Premier ministre, les députés bien entendu doivent prendre leur responsabilité, mais le premier ministre aussi, il pourrait faire cela.

Il a choisi très tôt de dire qu'il ne le ferait pas. C'est respectable. Il a raison d'après vous.

Je trouve que le dire très tôt était une concession là aussi et et probablement le signe qu'il voulait engager la discussion le plus longtemps possible. de ce point de vue-là, il a réussi mais il s'est privé d'une arme entre guillemets, en tout cas d'une possibilité de dire à l'Assemblée nationale approuver ce texte ou censurez-moi. Et et et je crois, monsieur Rochbin, qu'après toute la discussion qui a existé, après tous les échanges qui ont existés, personne ne pourrait dire que le gouvernement brutalise l'Assemblée et donc je pense qu'il ne serait pas censuré s'il le faisait.

Mais j' quand même que vous donz réponse un peu plus précise parce que vous êtes un tout petit peu attentiste. Ce texte, est-ce qu'il passera ? Il passera pas.

Vous vous refusez de dire si vous l'espérez, vous dites on verra. On verra ser ensuite 493 ou non. Là aussi vous dites il pourrait, on sait pas, on verra.

Vous vous espérez un 493 ou non vous ? Ah moi je pense que s'il s'il utilisait le 493, il se placerait dans une position bien plus simple pour lui et et et qu'il obtiendrait sans doute l'adoption de ce texte. Je je le crois.

Mais encore une fois, c'est sa responsabilité de le faire ou de ne pas le faire. Moi, je c'est une prise de risque. Oui, absolument. grosse.

Oui. Et le Premier ministre choisit cette prise de risque et il choisit de placer les députés devant leur responsabilité et après tout les députés vont la prendre et je ne sais pas quel résultat ce serait politiquement noble pour vous que que le gouvernement fasse ça. C'est-à-dire effectivement mettre sur la table.

C'est un texte tellement essentiel, ça passe pas comme ça par un certain nombre de compromis mais on met ma responsabilité sur la table. Ah mais moi je trouve que vous le 493, c'est pas moi qui l'ai inventé hein. Il est dans la constitution depuis 1958.

Euh le général de Gaulle a fait passer un enf pas le général de Gaulle mais son premier ministre Pompidou a fait passer un certain nombre de textes important d'ailleurs euh avec le 493. C'est pas c'est pas antirépublicain, c'est certainement pas antidémocratique d'utiliser le 493. Je sais que ça a une réputation abominable, tout le monde se dit.

C'est l'interdiction des débats. Enfin, il suffit de de d'avoir suivi et d'ailleurs, je pense que parfois les téléspectateurs, ils en peuvent plus. les les rebonds, les rebondissements, les les avanies de ce débat parlementaire pour savoir qu'il a véritablement eu quand même un peu le pousser sur l'autobus, c'est-à-dire lui l'inciter à prendre une prise de risque telle si vous étiez vraiment amis de Sébastien Leu, vous diriez "Allez, c'est un compromis." C'est ce qu'il vous dit.

Il vous dit "Ce compromis vaut la stabilité de la France. Aidez-moi, votons ensemble." C'est ce qu'il vous dit et vous lui fermez la porte de fait.

Mais je vais vous dire, ça fait des années que euh quand il s'agit de prendre des décisions difficiles, singulièrement ces dernières années, on se dit "Bah oui, vous comprenez, c'est difficile, il y a pas de majorité." C'est vrai qu'il y a pas de majorité et on laisse défiler les déficits et ça s'accumule et ça s'accumule. Vous pouvez toujours dire que c'est pas grave, on verra plus tard, nos enfants régleront la note.

Puis d'ailleurs, s'ils ont des difficultés, c'est moi je je ne j'en peux plus, je vous le dis, monsieur, j'en peux plus. Alors, soyons encore plus précis, monsieur Premier ministre. Qu'est-ce qui est selon vous inacceptable très concrètement dans ce texte principalement ?

Je je moi je considère que l'importance du déficit est considérable. On est à 25 26 milliards de déficit pour un texte qui commençait à 17. Je vous rappelle monsieur RBin qu'en en 2019 lorsque nous avons préparé le PLFSS c'estàd le même texte l'équivalent pour l'année 2020 le déficit prévu était d'un milliard. 1 milliard.

Alors évidemment après il y a eu le Covid ça explosé. Ensuite il y a eu 2021 la deuxème vague Covid ça a été important également. Très bien.

Mais enfin 26 on va avoir je le crains un déficit plus important cette année qu'en 2023. C'est quand même c'est c'est quand même un peu préoccupant voyez-vous. Quand vous pensez à l'avenir de la France al je sais que quand on pense à l'immédiateté, on se dit : "Vaut mieux un mauvais texte que pas de texte." Mais quand vous pensez à l'avenir de la France et pensez à l'avenir de la France, c'est pas penser à à des choses qui sont théoriques ou qui sont incertaines.

C'est c'est l'avenir de nos enfant. C'est ça. C'est irresponsable d'après vous.

J'ai pas dit c'est irresponsable. J'ai dis que j'étais pas d'accord. Je je je j'utilise pas des grands mots.

J'ai dit que j'étais pas d'accord. Quand Bruno Rota dit c'est un fiscal. A-t-il raison ?

J'utilise pas ce mot. Pourquoi ? Parce que je n'utilise pas toujours les mêmes mots que monsieur Retaillot. il a son charme et ses délices dans l'usage de ses mots, j'ai les miens.

Bon voilà, c'est comme ça. Mais je veux pas utiliser des mots qui fâchent ou je veux dire des choses claires et je dis clairement que euh régler les difficultés politiques avec plus de déficit, ça n'est pas sérieux. Voilà, ça je le dis clairement.

Par exemple, pardon, quand ils en sont à vouloir la contribution, la hausse de la contribution généralisée sur les revenus du capital mais limité pour certains de vos députés, est-ce que c'est une provocation ? Mais je je veux bien qu'on se dise que en augmentant un petit peu les impôts, on ira mieux. Ça fait 40 ans qu'on se dit ça.

On a le taux d'imposition le plus élevé au monde. Est-ce qu'on peut accepter de se dire dans ce pays que dans dans notre pays, dans le pays qu'on aime, que notre sujet c'est peut-être pas de venir taper les gens qui épargnent, ce n'est peut-être pas de venir taper les entreprises qui produisent, c'est mais mais de nous organiser autrement, de réduire la dépense. Vous voyez, c'est pas obligatoirement ça ça tout ne passe pas obligatoirement par une augmentation d'apôt.

Ça devrait pas être notre réflexe. Et et c'est vrai qu'en France, on a ce réflexe, on augmente les impôts et on a aujourd'hui après des années et des années d'augmentation, je monsieur Rogemin, là aussi je suis très cohérent hein, de 2017 à 2020, les impôts on les a plutôt baissé. Bon mais voilà, donc moi je pense qu'il faut réorganiser, transformer en profondeur le financement de notre modèle social pour obtenir des résultats qui ne passent pas par des augmentations.

Philippe, à quand remonte la faute ? Vous dites 2020, je vous ai entendu dire, il y a une forme de péché originel qui ne date pas seulement là de ce qui se passe maintenant, mais peut-être de 2020, été 2020 et ensuite la réélection d'Emmanuel Macron. Pourquoi ?

Je veux pas dire étaé 2020, ça serait prétendre que avant tout allait bien avant quand j'étais premier ministre et ensuite tout allait mal. C'est pas ce que je veux dire. Qu'est-ce qui a mal tourné exactement ?

C'est pas ce que je veux dire. Ce que je veux dire, c'est que lorsque le président de la République Emmanuel Macron a été élu en 2017, lorsqu'il m'a demandé d'être premier ministre, il m'a proposé d'être premier ministre, lorsque j'ai accepté, j'ai été séduit par l'idée qu'on pouvait en faisant une politique tournée vers la production, vers les entreprises, une politique marquée par des diminutions d'impôts, une politique marquée par un sérieux budgétaire qu'on pouvait améliorer la situation du pays. et de fait entre 2017 et 2020 et encore une fois mettons de côté le Covid qui est une période exceptionnelle entre 2017 et 2020.

Nous avons baissé les impôts, nous avons baissé les déficits et pas un peu. On est à 3,2 en 2017, pardon pour tous ces chiffres, mais enfin ça représente des choses importantes. On termine à 2,1 en 2019.

C'est c'est pas des petites économies. On baisse le chômage grâce à une politique qui augmente l'attractivité sur le territoire. On crée une réforme de l'apprentissage qui fonctionne bien et on reviendra avec François Langlais au détail heure et de ce que voudrait faire.

Ce que j'observe c'est que évidemment le le Covid vient tout percuter. Je comprends très bien. On en parlera longuement.

Édouard Philippe restons. Attendez attendez attendez. Ce qui est vrai c'est qu'après 2020 après 2021 et on peut dire après 2022 parce que je comprends très bien que on prend pas des décisions difficiles dans les 6 mois qui précèdent l'élection présidentielle.

Je le sais ça je crois que le seul qui avait fait ça c'était Nicolas Sarkozi avec l'augmentation de la TVA. ça lui avait pas vraiment réussi. Bon, mais après 2022, où est l'élan initial de 2017 ?

Où est la volonté de transformer de façon systémique comme on disait, les retraites ? Pas du tout. Ça a été une réforme simplement de de de bouger l'âage.

Où sont les grandes réformes des structures de production ? Est-ce que c'est une tristesse pour vous ? Oui ces idées que vous avez lancé ave Macron effectivement on arrête les impôts.

Oui. Ensemble ensemble vous y au pouvoir ensemble arrêter la hausse folle des impôt suspendre la réforme des retraites et cela tout cela est en train de tomber. Ben je constate que le deuxième quinquena d'Emmanuel Macron c'est celui où on défait ce qui a été fait pas sur tout mais sur beaucoup.

On on défait la réforme des retraites, on défait la baisse des impôts, on défait la rigueur budgétaire, on c'est c'est c'est je trouve ça dommage. Je comprends encore une fois, c'est très difficile après 2024 alors qu'il y a plus aucune majorité de faire quoi que ce soit de de de massif. Mais c'est dommage.

Alors, allez au bout de votre idée. Si vraiment on en est là, si on en est à défaire tout ce qui a été fait sur des points essentiels, encore une fois hein, est-ce que ce n'est pas le temps d'aller jusqu'au bout ? C'est-à-dire dissolution, arrêter ce ville politique et retourner aux euré monsieur RB que c'est pas moi qui avait le le bouton de la dissolution.

Ça c'est le président. Le président l'a déjà utilisé. Ça a un peu surpris tout le monde hein.

Moi le premier d'ailleurs. C'est c'est lui qui a le bouton de l'étant. Mais je crois pas.

Je vais vous dire je crois pas parce que il y a une chose qui m'a frappé. C'est important pour le débat politique, c'est que quand vous faites une dissolution, l'élection se tient très rapidement après. H et le débat politique dans l'intervalle, comme tout le monde est surpris, il est très très bref et il est pas très sain.

Il donne pas beaucoup de perspective. il permet pas vraiment de trancher un certain nombre euh de de Or, je pense qu'il faudra trancher ces sujets. Donc peut-être que le président choisira de dissoudre, moi j'en sais rien.

Euh en général il euh si la dernière fois il m'avait il m'avait prévenu une demi-heure avant, euh là je pense qu'il me préviendra pas. Et il a d'ailleurs aucune il est pas du tout tenu de le faire. C'est tout à fait respectable.

Je je ne sais pas s'il le fera. Je je je n'en sais rien, mais ce que je sais c'est que rien, je crois, de profond, de sérieux, d'important pour le pays ne sera véritablement fait jusqu'à la prochaine élection préque. Édouard Philippe, là il se passe quelque chose.

Ce que vous annoncez là, c'est évidemment moins catégorique que serait une opposition à ce texte, mais de fait vous vous abstenez sur un texte qui est essentiel à la suite du gouvernement le Cornu. Est-ce que quelque chose est rompu avec lui ? Je vous entendais parler très affectueusement de lui le petit surnom que vous lui donniez.

Cornichon. He c'est ça cornichon. J'aurais pas dû le dire parce que on pense on pense que c'est dénigrant.

C'est pas du tout dénigrant. C'est c'est affectueux. On se connait depuis 20 ans.

Amis copain tout ça ne respire plus vraiment l'amitié. Il y a plus d'amitié là. Si, je veux vous dire, j'étais ami avec Sébastien Lecnu avant qu'il entre au gouvernement.

C'est d'ailleurs moi qui l'ai proposé. J'étais ami avec lui quand il a été au gouvernement. Je je resterai ami et quand il sera plus premier ministre qui arrivera un jour le plus tard possible pour lui.

Vous espérez sincèrement qu'il tienne jusqu'en 2027 fin 2000, enfin mai 2027. Mais je je vous avez la question c'est à titre personnel comme je l'aime bien, j'ai envie qu'il dure le plus longtemps possible parce que parce qu'il a envie de faire ça. Mais mais franchement on va sortir des amitiés et puis on va penser un petit peu à la français au français.

J'espère ce que j'espère c'est que ce que j'espère c'est que aussi longtemps qu'il est là et ce que j'aimerais c'est qu' aussi longtemps qu'il est là, on fasse des choses utiles pour le pays. Suspendre la réforme des retraites, augmenter les déficits, je ne crois pas que ce soit utile. Est-ce que Sébastien Lecournu est devenu un président ?

Il est premier ministre. Il a pu arriver que des anciens premier ministres ou même des premiers ministres euh se disent que ils avaient une opportunité. Peut-être que Sébastien connu.

Il se trouve que je le connais depuis longtemps et que ça fait très longtemps qu'il m'explique et je n'ai aucune raison de ne pas le croire que ça Philippe, vous en avez vu d'autres ? Allons. Non mais je vous croyez les gens quand ils vous disent qu'il rent pas d'être président de la République ?

Je crois mes amis quand il me parle. Ah oui. Est-ce qu'il est encore ami ?

Est-ce qu'il est rival ? Quand on voit monsieur Rebin, je crois mes amis quand ils me parlent et j'adorerais qu'il me croi quand je leur parle. Il vous croi pas assez ?

Non. Quand je dis que je vais faire un truc, en général, je le fais et mais donc je ne crois pas qu'ils soit intéressés par la présidence de la République, mais peut-être que ça viendra et et et comme c'est un homme talentueux, il saura dire s'il en a envie à la fois pourquoi et comment. Tout ce que vous venez de dire, Édouard Philippe, c'est-à-dire le second quinquena défait ce qui a été fait dans le premier.

Le texte qu'on va avoir là est, dites-vous, inutile et vous avez dit à quel point sur des points si essentiels, il est selon vous mauvais. On peut dire ça ? Je pense qu'il il ne répond pas à ce ce dont la France a besoin.

Oui. Est-ce que c'est une vengeance ? Lisons ce que dit Xavier Bertron.

Attendez. Ah non, faut pas l poser des questions. Édouard Philippe.

Xavier Bertrand si, il faut le lire, c'est intéressant. Alors, écoutons-le. Qu'il arrête de régler ses comptes.

Il parle de vous avec Emmanuel Macron, il est dans une sorte de vengeance personnelle. Alors, écoutez, pas du tout. Mais pas du tout.

Mais je je Xavier que je connais, on n'est pas ami mais je le connais depuis longtemps. Euh non ben si, on a pas que des amis dans la vie. On n pas dememi non plus hein.

Je veux dire, on n'est pas amis. On n pas enemis. Bon, on se connaitt depuis longtemps.

Bon, il il a très très envie d'être candidat à l'élection présidentielle. Il est pas le seul. Il est pas le seul et il a parfaitement le droit.

Mais c'est quelqu'un qui a du talent, c'est quelqu'un qui a de l'expérience, j'ai pas de problème avec ça. Bon, mais il pense que défendre que vous avez la rage depuis qu'Emmanuel Macron vous a vidé. Clair, il pense que pour défendre sa candidature, l'idéal est de taper sur tous les autres.

C'est un c'est un point que nous ne partageons pas, lui et moi. Moi, je ne crois pas que il soit utile pour défendre ma candidature de taper sur Xavier Bertrand. Voilà, c'est tout.

Donc, je ne commande pas son propos, mais je peux vous dire, Darius Rogemin que je n'ai aucune animosité personnelle ou esprit de revanche à l'égard du président de la République. Mais pas vous avez appelé ces sans précédents l'histoire de la 5e République appelé à sa démission anticipée, à son départ ancipé. C'est sans précédent l'histoire de la 5e République avouer et on va le développer dans un instant avec Amé Carw notamment pour beaucoup de Macroniens.

Vous êtes en traître. Mais mais si si peut-être je je je dis simplement que les institutions de la 5e République ont fait du président de la République le garant des institutions et que la réforme constitutionnelle qui a créé le quinquena a fait du président de la République la force motrice des institutions. C'est la force motrice du quinquena.

Dès lors que celui qui doit être la force motrice par une décision qu'il prend librement s'interdit à lui-même de rester la force motrice et transforme un pays avec une majorité qui qui peut gouverner en un pays avec aucune majorité et donc ingouvernable. Je trouve qu'il est préférable qu'il en tire les conséquences. Peut-être ne le fera.

Je vais vous dire j'ai pas beaucoup de doute quand j'ai eu dit ça et je veux pas rester déjà il pas le faire. Ouais. J'avais à peu près conscience qu'il ne le ferait pas.

Pourquoi l'avez-vous dit ? parce que euh je pense que pour le pays euh rester dans cette situation qui commence en juillet 2024 jusqu'en mai 2027, c'est-à-dire pendant 3 ans, c'est très long et c'est pas bon. Et c'est pour ça que je l'ai dit pas du tout par une animosité personnelle pour animé.

Il y a beaucoup de chapitres et vous allez voir, il y a beaucoup de surprises. Il y a un Oui. Non, ce sera très intéressant de de vous entendre.

Un mot encore quand même sur l'avenir. On voit à quel point il y a une contradiction entre vos principes et vous l'avez dit en la volonté de pas créer le chaos. Mais où est-ce que ça s'arrêtera ?

Il y a bien un moment où il y a une ligne rouge. Par exemple, si les impôts augmentent au-delà d'un certain seuil, est-ce que la question pour vous se pose de quitter, c'est-à-dire que vos ministres quittent le gouvernement ? Est-ce qu'il y aura un point limite ?

Je je d'abord j'espère qu'on augmentera pas les impôts. Bah c'est c'est ce qui en prend ça en prend le chemin. Ben je je encore une fois moi je vous dis j'espère que dans le PLF il y aura pas trop d'augmentation d'impôt qu' en aura pas d'ailleurs.

C'est pas de ça dont on a besoin. C'est pas de ça dont la France a besoin. Je veux dire on est les champions du monde du des prélèvements obligatoires.

Vous voulez qu'on en mette encore un peu plus ? Mais en plus enfin je demander à tout le monde on n pas on n pas envie qu'il y ait plus d'un il y en aura plus très bien. Il y a déjà des milliards Philippe c'est rien de jouer avec les mots.

Il il y a déjà des milliards qui se profilent. et ben je trouve ça pas bien. Bon par ailleurs, il vous a pas échappé que lorsque le Premier ministre a proposé à un certain nombre de membres de mon parti de rejoindre le gouvernement, j'ai dit que il pouvait le faire mais que Horizon n'était pas ne participait pas au gouvernement qui ne représentait pas Horizon et il y avait pas de d'accord initial.

Bon ben voilà monsieur le premier ministre, on va aller de l'avant. vont nous rejoindre nos éditorialistes François Langlais, Amélie Carw, Margo Adad puisqu'on va ouvrir plusieurs chapitres, chapitre économique, international, militaire, chapitre politique et il s'installe. Un mot pendant que en attendant que euh François Langlais vous entreprenne, est-ce que vous serez l'homme de l'exigence économique ?

Il y a eu dans plusieurs pays, ben il y a eu Tatcher en en Angleterre, Schreuder en Allemagne. Est-ce que le moment arrivera en 2027 où on aura besoin d'un monsieur exigence économique ? Mais je pense qu'on a besoin d'être exigeant avec nous-même et exigeant avec la France.

C'est pas c'est pas dérisoire la France hein. On cherche pas à à conquérir le pouvoir démocratiquement simplement pour le plaisir de se dire qu'on a réussi. On cherche à servir son pays.

On cherche à faire de la France une nation plus forte, une nation plus puissante, plus prospère. Et donc quand on parle d'économie, on cherche à faire en sorte que nous puissions produire plus, produire mieux, devenir plus compétitif. Il faut être exigeant avec ça.

Faut être ambitieux, exigeant bien sûr. Ouverture sur la suite de l'émission. Regardez, des Françaises et des Français vous interpelleront, vous leur répondrez directement.

Il y a aussi un QR code qui s'affiche au bas de votre écran et chacune et chacun peut poser ces questions. On affichera certaines d'entre elles dans quelques instants. Et je passe la parole à François Langlais.

Bonsoir Darius. Bonsoir Édouard Philippe. Bonsoir François Langlais.

On va commencer par un chiffre. Ce chiffre c'est 239000. C'est le nombre de postes de fonctionnaires qui ont été créés entre 2017 et 2023.

C'est pas un nombre stabilisé hein. Au dernier trimestre, il y en a encore eu 16000 supplémentaires. Ce chiffre est-il selon vous raisonnable compte tenu de la nécessité d'augmenter la qualité des services publics ?

Est-il inévitable à cause de la hausse de la population ou est-il regrettable au vu de la croissance des déficits ? Alors, je vais vous dire euh c'est je suis frappé par deux choses. D'abord, vous avez raison, on a augmenté le nombre de fonctionnaires en France, pas simplement depuis 2017.

C'est une augmentation continue et plus rapide que l'augmentation de la population. La deuxième chose qui me frappe, c'est que au fur et à mesure qu'on a recruté des fonctionnaires, que ce soit l'État ou la sphère médicale ou les collectivités territoriales, je n'ai pas l'impression que le sentiment d'une meilleure administration ait frappé les Français. Mon sentiment c'est plutôt l'inverse.

J'ai l'impression que les Français considèrent que les services sont publics sont souvent plus lointains, que l'administration fonctionne plutôt moins bien, que ceux dont ils pensent qu'ils sont en droit de l'attendre s'agissant de l'État ou des collectivités territoriales, n'est pas toujours garantie. Donc ça n'est pas parce qu'on augmente le nombre de fonctionnaires qu'on a un meilleur service public, sinon ça se saurait. Ensuite ensuite on a le droit d'être un peu pragmatique.

Je pense que dans le monde dans lequel on vit, on a besoin de plus de militaire. Je pense qu'on a besoin de plus de juges et et et de et de fonctionnaires, plus de greffiers, enfin justice. Je pense qu'on a pas besoin de moins policiers.

Euh je pense qu'il faut qu'on fasse attention au nombre d'infirmiers, pas nécessairement de médecins, quoi que des médecins en a besoin, mais d'infirmiers et d'infirmières dans les hôpitaux. Je ne suis pas sûr en revanche qu'on ait besoin à chaque strate des collectivités territoriales, commune, intercommunalité, département, région, plus tout les agences locales qui peuvent prospérer, qu'on ait besoin d'autant de fonctionnaires. Je ne suis pas sûr qu'on ait besoin d'autant de fonctionnaires qui produisent beaucoup de normes dans les bureaux parisiens.

Je ne suis pas certain même que nous ayons besoin alors même que nous avons de moins en moins d'élèves, d'autant de professeurs, mais je suis certain qu'on a besoin d'avoir des professeurs mieux payés. Donc on baisse à certains endroits, on augmente à d'autres. Donc au total, on n'augmente pas, on ne baisse pas.

Je pense non, je pense très sincèrement qu'on pourrait faire mieux avec beaucoup enfin avec un peu moins d'agent bien sûr. Euh je je je pense qu'on doit avoir 200 2500 agents de plus qu'en 2011 ou 2012. Oui oui, c'est ça.

Oui, oui. Bon, je je suis pas sûr que si on revenait au niveau de 2011 ou de 2012, en le faisant intelligemment, progressivement, en veillant en veillant à ce que la la qualité de service soit respectée, je ne suis pas sûr qu'on s'emporterait plus mal. Mais où total, est-ce que ça veut dire moins de fonctionnaire ?

David Lissard dit, je l'ai fait chez moi à Cann - 12 %. Est-ce que ça c'est possible ? On comprend bien.

On va pas renvoyer les bons fonctionnaires mais au total sur la dans la justice, on a besoin de chef de la France au total. Je pense que si on si on cumule les trois fonctions publiques, oui, on pourrait faire sans doute beaucoup enfin aussi bien avec moi, ça je suis sûr. Et l'ordre de grandeur, c'est celui que vous venez d'évoquer, c'est-à-dire 250000 à peu près.

J'ai pas j'ai pas de chiffre, je fais pas de fétichisme sur les chiffres, mais mais il faut il faut dire les choses sérieusement. On a besoin J'ai entendu Jean-Louis Borlot s'exprimer récemment. J'écoute toujours ce que dit Jean-Louis Borlot avec attention parce que il a une il a une vision singulière intéressante sur le pays.

Il dit "On a besoin d'un choc d'organisation." il a pas tort et je suis assez d'accord avec lui. On a besoin d'un choc d'organisation, on a besoin d'un d'un choc de transformation sur la façon dont nous sommes organisés.

Quand il dit je je reprends ses propos parce que je les partage, quand il dit euh vous prenez n'importe quelle décision administrative à peu près simple ou un peu complexe, même les plus techno sont incapables de décrire les processus de décision, de consultation de telle ou telle agence, de telle ou telle, il il faut bien reconnaître qu'il a furieusement raison. Bon, donc on doit pouvoir collectivement faire plus simple. Donc avec un peu moins de gens en s'appuyant sur plus de technologie mais sans désarmer et en armant les endroits où on a véritablement besoin de fonctionnaire.

Il y en a il y en a. On va rester dans la sphère publique et s'intéresser aux dépenses publiques. Il y a un mal français, vous l'avez décrit hein, c'est l'incroyable débordement de ces dépenses publique dans les dernières années.

Puis une responsabilité partagée des Français et de leurs gouvernants. Je vais vous montrer quelques chiffres intéressants qui d'ailleurs euh vous touchent de près. À la mi, quand vous arrivez au pouvoir, la dette publique du pays, elle est de 99,3 % du PIB.

Quand vous quittez Matignon à la mi-2020, elle abondit à 113 %. Ça fait 13,7 points de pipe d'écart. En gros 400 milliards.

Alors bien sûr, vous l'avez évoqué tout à l'heure, il y a eu le Covid mais le Covid, vous êtes capable de faire fin 19 sans Covid ? Écoutez moi, mon point de départ c'est 17, c'est votre arrivée au pouv. Oui.

Oui. Non non, mais j'ai très bien compris. Je je si si je comprends très bien que vous disiez mi 2020 et 113 %.

Le chiffre est vrai, je le conteste pas, mais mi-2020, c'est quand on a payé 84 % des salaires de quasiment tous les salariés français. Donc évidemment, ça augmente la dette. Ça c'est sûr parce que c'était à cause du Covid.

Ce Covid, il a eu lieu partout en Europe et sur la même période, c'est ça qui est intéressant dans ce chiffre, la dette publique moyenne de la zone euro n'augmente que de 3 point 3,8 points de PIB. C'est-à-dire qu'en France, on l'augmente trois fois plus. Alors, on se dit au fond, est-ce que vous comment est-ce que vous pouvez nous garantir qu'Edouard Philippe au pouvoir en 2027 ne se laissera pas emporter par, j'allais dire la furie de la dépense alors que vous n'avez pas pu la contrôler à l'époque, monsieur l'anglais.

Euh vous connaissez suffisamment les chiffres, c'était le sens de ma question. Si vous aviez pris encore une fois hors Covid en temps normal, si j'ose dire, en temps normal avec des crises, gilets jaunes avec des crises qui ont existé, mais si vous prenez en temps normal jusqu'à fin 19, vous savez parfaitement que le déficit a baissé et pas un peu, il a baissé sensiblement. Vous savez que la dépense publique a été modérée dans sa croissance, a même descendu en valeur et et je crois que 2019 doit être ou 2018 doit être la seule année où elle a décrue.

Oui. Alors avec une croissance relativement forte, hein. Alors c'est ça.

Oui, bien sûr. Mais enf pardon, qui qui a été la chercher la croissance ? Les Français qui ont produit mais peut-être aussi les transformations que nous avions fait en matière de droit du travail.

Peut-être aussi les transformations d'att un problème de dépenses publique français. Bien sûr, mais bien sûr. Comment vous allez vous y attaquer ?

Et ben, je crois qu'il faut accepter plusieurs idées. D'abord, il faut accepter l'idée que euh ça ne peut baisser que si l'on est résolu et qu'on est constant dans le temps. Ce que j'observe et qu'on voyait tout à l'heure, c'est qu'on n'est pas très constant dans le temps parce que l'effort, il a été fait de 17 à 20 et ensuite il a été relâché.

Peut-être qu'il était pas suffisant 17 à 20. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il a été nettement relâché après. Ça c'est sûr.

Deuxième chose, il faut accepter de transformer des PS entiers de la dépense publique. Il y a des PS entiers de la dépense publique qui fonctionnent pas bien. Lesquels ?

Oh, il y en a tellement. Je je je parlais tout à l'heure, non pardon, j'ai évoqué il y a il y a peu de temps un un plan, une idée que je propose de réduire les aides aux entreprises publiques et de réduire les prélèvements qui reposent pardon aux entreprises et les prélèvements qui reposent sur les entreprises. Bon, vous pouvez réduire la dépense, vous pouvez réduire les recettes sans doute.

Ça n'a pas un impact total sur la dette mais c'est un impact vachement sérieux sur la dépense. La politique du logement, la politique du logement en France, c'est environ 40 milliards d'euros chaque année. C'est beaucoup d'argent, 40 milliards d'euros.

Et c'est des résultats dont chacun s'accorde à considérer qu'ils ne sont pas satisfaisants. On produit moins de logements qu'avant et beaucoup moins de logement que ceux dont nous avons besoin. On a des dépenses qui souvent ont pour effet d'augmenter le prix des loyers.

On a finalement une politique qui n'est pas totalement satisfaisante. Je pense qu'on peut faire beaucoup mieux en dépensant moins d'argent, probablement en simplifiant la façon de construire, probablement en fluidifiant le marché de l'immobilier, en redonnant aux propriétaires leurs droits, en veillant à ce que les décisions soient prises plus vite lorsqu'il y a des des désaccords, en favorisant la construction. Tout cela, ça ne coûte pas d'argent et ça permet d'en économiser.

On va entendre peut-être si vous permettez un français comme ça pour rythmer l'émission. Je vous donne toute la parole ensuite François, mais toute l'émission sera rythmée par les questions de Françaises et des Françaises. Je répète là, il y a ce QR code qui permet d'en envoyer d'autres mais on va écouter le premier d'entre eux et toute une série s'exprimeront et appuyeront les propos de nos de mes collègues.

C'est Marc de Courbie, Marc qui visiblement est très inquiet comme tant de français du galot de la dette française. Ah oui, bonsoir Édard Philippe. J'aimerais savoir pourquoi dans ce pays nous sommes en tête à la fois des dépenses publiques et de la pression fiscale et que aucune mesure sérieuse n'est fait pour redescendre cette pression et de libérer les énergies pays.

Ben, c'est une bonne question, pose Marc. et il a un constat qui est qui est vrai à la fois le record en matière de de de prélèvement et et une dette qui galoppe. Alors, il faut il faut rentrer dans le détail pour répondre à Marc hein.

Les 3500 milliards de dette français pour 2/3 euh la dette sociale pour 2/3 pour 2/3. Et alors la dette sociale, c'est quoi ? le fait que les pensions sont pas financées, que les dépenses qu'on paye beaucoup plus pour les pensions en France en pourcentage du PIB que ce que fait par exemple l'Allemagne. 3 % de PIIB, c'est c'est énorme. 3 % on l'impression que c'est pas énorme, c'est énorme.

C'est 100 milliards d'euros. Ouais, exactement. Et ça fait longtemps que ça dure.

Donc ça s'accumule. C'est une un déficit qui s'accumule qui fait nett. Bon 2000 milliards, c'est la dépense sociale. 1500 milliards, c'est le déficit de l'État.

Euh bah si on veut réduire la dette ou éviter qu'elle augmente, bah il faut commencer par régler les questions relative aux dépenses sociales. Et pardon monsieur Rebin, mais on revient à notre discussion sur le projet de loi de financement de la sécurité social. ça n'en prend pas le chemin.

Et quand je dis que pour veiller à ce que la dette n'explose pas, on va devoir tous collectivement travailler un peu plus et si possible un peu mieux d'ailleurs parce que ce sera plus facile de travailler plus si on travaille mieux, je dis exactement ce que Marc ressent et exprime avec inquiétude qui est une inquiétude que je partage. Un mot sur l'horizon très lointain, pardon, les fameux 67 ans parce ça vous reste attaché quand vous avez dit l'horizon. On comprend bien que c'est pas demain matin mais l'horizon c'est travaillé jusqu'à 67 ans.

Ça reste une idée pour vous. Je je je dis je dis seulement aux Françaises et aux Français euh quelque chose qui une fois plus n'est pas très populaire mais que je crois vrai, c'est que compte tenu de notre démographie et malheureusement elle est de moins en moins bonne il n'y aura pas de solution à la question du financement des retraites sans que nous ne travaillons plus. Mais justement, est-ce que vous vous êtes fait une idée précise de ce que vous voulez faire du système de retraite ?

Parce que on vous a connu défendant la retraite à point, puis la retraite à point avec l'âche pivot qui a été abandonné depuis, il y a une réforme qui a été abandonnée elle-même. Enfin, finalement, on n'a pas beaucoup avancé. Qu'est-ce que vous voulez faire exactement avec le système de retrait ?

J'aurais l'occasion de le dire très clairement au français au moment où la campagne s'accélère. J'ai donné mon calendrier, j'ai dit que je le ferai après les élections municipales, c'està dire dans pas très longtemps. Mais clairement sur les retraites, j'ai quand même déjà exprimé un certain nombre de préférence et un certain nombre de préférences clair.

D'abord, le fait que dire aux français qu'on aura pas besoin de travailler plus longtemps. plus longtemps. Ça veut dire il faut que les les le taux d'emploi des jeunes s'améliore, il faut que le taux d'emploi des seniors s'améliore, il faut queon arrive à convaincre et à mettre l'ensemble de la population en âge de travailler en situation de pouvoir travailler et il faudra probablement qu'on travaille un petit peu plus longtemps.

Ça veut dire allonger la durée de la carrière. Pas tous. Oui, pas tous de la même façon parce qu'il y a des métiers qui sont différents.

Je veux dire, le le chauffeur routier ou l'aide soignante dans un épath, c'est pas la même chose que l'employé de banque. C'est c'est c'est évidemment pas la même chose. Mais ceux qui vous disent on aura pas besoin de travailler plus longtemps et ben ils vous racontent des caramels.

Je suis désolé de le dire avec ces termes un peu trial triviaux mais c'est vrai. Et et c'est d'ailleurs pour ça que tous les autres font la même chose. Tout en en Europe, tout le monde travaille plus longtemps.

Les Allemands, les Allemands qui sont à 67 ans, enfin qui seront à 67 ans, ont ce matin eu des discussions et on dit discussion en ce moment sur une réforme des retraites qui vise à faire en sorte que au-delà de l'âge légal, on favorise ceux qui peuvent encore travailler à travailler. Donc il faut dire la vérité aux français même quand elle est pas formidable à entendre. On s'en sortira avec plein de choses mais notamment en travaillant plus et puis on devra mettre un peu de capitalisation. capitalisation, j'allais pas ça va pas remplacer notre notre régime, ça n'est pas vrai.

Mais ça peut venir compléter notre régime, ça existe déjà un petit peu tous les français. Bah oui oui de façon obligatoire aujourd'hui. Façon obligatoire contribution de l'entreprise et de Bien sûr bien sûr bien sûr.

Et ça ça fera ça fera du bien parce que ça permettra y compris à des Françaises et des Français de de profiter de la valorisation du capital de l'ensemble des entreprises et et c'est une sacrée façon d'améliorer leur revenus différés à la retraite. Donc il y aura beaucoup de propositions sur la fluidité du système, sur sa solidité sur son financement. Mais exactement de la même façon que il faut je je pense qu'il faut dire les choses sérieusement au français.

Je dis oui en effet qu'il n'y a pas de solution pour sauver un système de répartition si collectivement nous ne travaillons pas plus. Je le dis d'autant plus que notre situation démographique qui est au cœur de l'équation elle se dégrade. On va yir juste encore un mot sur le travail.

On a compris que c'était un levier que vous vouliez actionner. Augmenter la durée de carrière. Il y en a d'autres.

àors faire travailler davantage les catégories démographiques qui justement ont un taux d'emploi faible les jeunes et puis les seniors. Mais est-ce que vous voulez aussi faire travailler davantage les Français dans l'année ou dans la semaine ? C'est-à-dire augmenter les 35 heures par exemple ou trava supprimer des jours fériers comme on l'a envisagé à une certaine époque.

D'abord je vais vous dire on est dans des situations qui sont incroyablement variées en fonction des français. Il y a des français qui travaillent énormément. Il y a des Français pour lesquels les 35 heur c'est une blague tellement il travaillent plus et il y en a beaucoup.

Il y a des artisans, il y a des commerçants, il y a des indépendants, il y a des agriculteurs. Plus de 40 bien sûr et ils travaillent énormément. Et ça se respecte.

Et ça se respecte. Donc on on fait attention. Il y a des gens qui ont des métiers qui sont objectivement usants.

Évidemment, pénible. Ça existe bien sûr. Bon, moi je pense que on gagnera puisqueon va devoir travailler plus, on gagnera donner le maximum de liberté à ceux qui déterminent comment est-ce que ils travaillent.

On gagnera donner le maximum de liberté aux entreprises pour savoir comment ils s'organisent parce que on pourra s'affranchir des dispositions communes en situation. On a intérêt à faire confiance. On a intérêt, je vais vous dire, on a intérêt à faire confiance.

Ça, plus je vieillis, plus je me rends compte de ça. On a intérêt à faire confiance. Confiance aux entreprises pour s'organiser après des discussions avec les organisation syndical au sein de l'entreprise.

Confiance au aux partenaires qui ont une vision beaucoup plus précise que celle qu'on peut avoir à Paris depuis un ministère ou d'ailleurs depuis une organisation syndicale pour organiser la réalité du travail en fonction des moments de l'entreprise. Je je pense qu'on doit faire confiance et créer le maximum de souplesse pour que les gens s'entendent sur la façon dont ils organisent leur travail. Et probablement on doit faire confiance aux gens pour que dans certains moments de leur vie ils puissent travailler plus longtemps.

Encore faut-il que le travail rapporte suffisamment. Vous savez très bien dire aux gens travailler plus c'est bien joli mais enfin encore faut-il que le travail pais suffisamment. Deuxième question de française et de français Benjamin OG il est déménageur et il dit il ne compte pas ses heures, il y a pas de rire fixe, il porte des choses évidemment lourdes et il dit son travail n'est pas reconnu y compris financièrement.

Écoutez-le. Là, j'ai commencé à 6h du matin, il va être 13h. J'ai encore une autre prestation derrière.

La journée n'est pas finie. Je pense qu'on sera pas rentré avant 17h. C'est le boulot.

On a pas le choix. On a pas le choix. Faut bien se nourrir.

Faut bien manger comme on dit. Bonjour, je m'appelle Benjamin Anger. Je suis déménageur.

Aujourd'hui, c'est c'est compliqué. On se réveille tôt le matin pour aller travailler, pour toucher pas grand-chose. Comme on dit, le soir, on rentre, on est fatigué, faut profiter.

On a des enfants, on a tout ceci, cela. On nous pousse un peu pour pour aller poser, mais derrière faut faut qu'on puisse vivre, pas survivre. Maintenant, j'ai une question, c'est elle est où la motivation pour nous donner l'envie d'avancer, l'envie de travailler ?

Alors Philippe mais il a raison mais il a totalement raison. Il a un métier monsieur OG il a un métier difficile franchement déménageur c'est difficile. Des horaires qui sont compliqués il fait de la route très difficile.

Très bien. Et il se dit je bosse je voudrais pouvoir profiter des fruits de mon travail. Très bien.

En France, quand vous êtes payé 1000 € 2000 € 3000 € la part que vous gardez pour vous, elle est extrêmement limitée. 3000 € en Espagne ça donne 2800 € net pour le salarié. En Italie, ça donne 2700 € net pour le salarié.

En France, en France, ça doit être 2300. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que il y a cet écart ? pour une raison qui est facile à définir mais difficile à corriger, c'est qu'on fait peser tout le financement de la protection sociale sur le travail, c'est sur les cotisations.

C'est dingue. Mais sur quoi vous voulez le faire reposer ? Bah sur l'ensemble de la création de richesse, c'est-à-dire avec un impôt nouveau.

On a la CLG. Je moi je vais vous dire, je préférais qu'on je préférais qu'on par exemple qu'on associe je je le dis, c'est peut-être pas très populaire, qu'on associe et peut-être plus encore euh les retraités au financement de la protection sociale payer une CSG plus élevée en contrepartie en contrepartie et uniquement en contrepartie d'une diminution sensible des charges qui passent sur le travail donc d'une augmentation de la rémunération pour ceux qui travaillent encore une fois vers les actifs si on veut si on veut préparer une France qui produit, qui prépare l'avenir de ses enfants. C'est ça qu'il faut faire.

Ça c'est courageux parce qu'il vote beaucoup hein. Mais je sais mais attendez, c'est rare qu'on s'en prenne au retraités. Mais les retraités mais je m'en prends pas au retraités.

Les retraités français, ils aiment ils aiment leur pays, ils aiment leurs enfants. Bien sûr. Je je je je suis pas en train de vous dire qu'il faut les taxer.

Je suis en train de vous dire que tout le monde tout le monde doit participer au financement de la protection sociale et surtout pas seulement ceux qui travaillent parce que sinon le fardeau est sur ceux qui travaillent et et ça marche pas. et et encore une fois, je dis pas des choses qui sont j'invente pas ça, je sors pas ça de mon chapeau. Un des écarts les plus significatifs qu'on a entre la France et et nos pays voisins qui ont d'ailleurs parfois des systèmes sociaux très développés, c'est justement que notre système y repose presque exclusivement, pas seulement, mais presque exclusivement sur le travail.

C'est pas sain. C'est pas sain. Ça tue notre compétitivité, ça décourage les gens qui bossent.

Ça n'est pas sain. Il faut essayer de changer ça. Alors, on va parler d'hémographie.

Cette année, on aura probablement davantage de décès en France que de naissance. Euh, c'est la ce qui est ce qui est c'est la première fois depuis la guerre, quoi, hein. Donc, c'est une situation vraiment spectaculaire.

Tous les pays dans le monde ou presque sont dans cette situation. Les les 2/ tiers des pays de la planète sont en dessous du seuil de renouvellement qui est à 2,1 enfant par femme. J'ajoute, et c'est plus grave que pas un pays qui a mis en place une politique nataliste n'a réussi à redresser le taux de fécondité.

Oui. Vous au pouvoir sur ce sujet-là, qu'est-ce que vous faites ? Bah d'abord, il faut avoir l'humilité de comprendre ce que vous venez de dire.

C'est que ça n'est pas parce qu'on détermine une politique nataliste qu'on obtient des résultats. Bon et je vais vous dire, je voudrais d'abord qu'on sache de quelle politique nataliste on parle parce que moi, j'ai entendu le président de la République utiliser réarmement démographique. J'ai entendu madame Marion Maréchal expliquer que c'était un un devoir, une exigence nationale.

Je sais plus quel terme elle a utilisé. Vous m'excuserez pour cette imprécision de faire des enfants. Euh les décisions de faire des enfants, c'est des décisions intimes, personnelles.

Et on fait pas des enfants pour l'État. On vit pas dans une démocratie pour faire des enfants pour l'État, hein. Et heureusement, je vais vous dire, j'ai pas envie de vivre dans un payé quand même.

La seule chose que peut faire l'État, me semble-t-il, et il doit le faire mieux qu'il ne le fait aujourd'hui, c'est faire en sorte que ceux qui veulent avoir des enfants et puissent le faire sans seurter à des difficultés qui peuvent les contraindre trop fortement. J'en prends deux ou trois si vous le voulez bien. de logement.

À mon avis, un des facteurs le plus limitant pour un jeune couple ou pour un couple peut-être un peu moins jeune lorsqu'il a deux enfants qu'il veut en faire un troisème parce qu'il a un enfant qu'il veut en faire un deuxième, c'est la place dans l'appartement. Il faut bien qu'il y ait une chambre. On peut faire partager la chambre bien sûr, mais enfin il y a un moment où on voit que ça devient un sujet.

La part du logement dans le budget des Français a tellement augmenté, c'est tellement difficile de pouvoir se projeter dans un changement de logement de logement serein que si vous ne réglez pas cette question du logement, vous désincitez, vous découragez ceux qui veulent faire un enfant. Et je parle du logement, je pourrais parler de la conciliation entre vie familiale et professionnelle. Je pourrais parler de la garde d'enfant, les gardes, l'aide bien sûr, c'est on sait que c'est un des sujets les plus essentiels.

Je pourrais même vous parler de l'aide financière qu'on verse aux familles. On a une politique familiale. Vous pensez qu'elle est pas suffisante.

Je je pense même que d'une certaine façon, elle n'est plus adaptée. C'est-à-dire que elle a changé beaucoup le le président François Hollande avait beaucoup changé les fondements de la politique familiale. Je ne suis pas sûr qu'il ait été bien inspiré le jour où il a fait cela.

Enfin bon, je pense même qu'il a été franchement mal inspiré. Mais nous nous reposons sur l'idée que il faut aider les familles françaises à faire le troisème enfant. C'est c'est un le vieux le le vieux fondement d'une certaine au fond disait ce que disait de bré.

Oui, on en fait deux presque naturellement. Donc il faut aider inciter à passer au 3è. Moi je pense qu'il faut maintenant intervenir dès le premier.

Je pense que le combat il faut le mener dès le premier. Alors ça ça exige de changer la logique, mais je suis assez convaincu que il faut qu'on aide les familles queles qu'elles soit quelle qu'elle soit euh euh au moment de l'arrivée du premier enfant. Je pense par exemple qu'on l'aider avec quoi ?

Une allocation spécifique alors il y en a tellement là encore on sait plus qui verse quoi. Euh euh je je il va finir par croire que je fais une fixation mais je recite Jean-Louis Borlot. Je veux dire est-ce que vous savez il doit y avoir 11 aides qui qui verseent quoi ?

Personne personne ne sait ça. Personne ne sait ça. Et donc c'est compliqué.

On fait un versement familial unique, on le fait dès le premier enfant et à mon avis on aide considérablement, on simplifie, on rassure d'une certaine façon celles et ceux qui ont un désir d'enfant. Et encore une fois, il faut accompagner désir d'enfant. C'est une décision intime.

Les les c'est une décision qu'on peut prendre en couple, mais c'est souvent une décision féminine, c'est souvent les maire et donc il faut les aider lorsqu'elles le souhaitent à à avoir les enfants qu'elles souhaitent avoir. En matière de logement, on pourrait imaginer des dispositifs de de de préatau zéro pour les familles. Vous avez un deuxième enfant, vous avez un troisème enfant, vous allez avoir besoin d'agrandir la maison, de changer d'appartement.

On peut vous aider à ce moment-là pour vous donner des conditions qui permettent plus facilement de réaliser votre projet. Je je crois, voyez, je sais qu'en France, on parle beaucoup. Césions ont été mises en place en Russie, en Hongrie, ça n'a jamais marché nulle part dès le premier enfant.

Oui. Et ben moi, je pense qu'on devrait le tenter en France. Je crois pas qu'on soit exactement dans le même état d'esprit en Russie que en France s'agissant de la confiance dans l'avenir.

Euh et le début du premier mandat de Vladimir Poutine que ça a été mis en Oui. Oui. Oui.

Oui. Mais c'est ce que c'est ce que je dis. Ouais.

Et et donc je pense qu'on devrait tenter ça en France et que quoi qu'il arrive garde d'enfant retour au travail près à tau zéro s'agissant de l'acquisition ou des frais liés à l'agrandissement ou à un déménagement euh probablement versement familial unique dès le premier enfant. Je pense qu'on obtiendrait des résultats et je pense en tout état de cause que si on continue à ne parler que de la de de de l'équilibre de notre système pour les retraiter en ne donnant aucune perspective aux plus jeunes, en leur disant au fond que nous ne faisons pas les efforts aujourd'hui pour que eux puissent élever leurs enfants dans de bonnes conditions, on ruine l'espoir d'une nation. Autrement dit, et une nation qui n'a pas d'espoir, c'est pas possible.

Traiter les déficits, c'est la meilleure politique nataliste. Euh, si on le dit comme ça, on se on se heurte à la goardise du débat public. Mais je je ne l'ai pas entendu comme ça, mais je mais mais je crains que vous n'ayez n'ayez pas tort.

Et il y a d'autres angoisses. Il y a une angoisse environnementale qu'il faut pas du tout négliger. Une angoisse une angoisse liée à la situation du monde.

Moi je vois j'ai j'ai trois enfants, ils sont ils sont jeunes. Enfin il y en a deux qui ont dépassé 20 et 22 ans. Je quand quand il me parle de l'état du monde, de sa dangerosité, je pense qu'on en parlera à un moment dans la soirée.

Je ne les vois pas totalement confiant dans l'avenir. Ça ça me ça me ça me désole. Et je me dis et je me dis que d'une certaine façon ma génération et la génération avant moi, on a peut-être un peu raté quelque chose et qu'il est peut-être un petit peu de temps de se reprendre parce que nos enfants, c'est l'avenir du pays, on les aime.

Regardez ce soir dans cette salle, il y a plein de gens et il y a plein de gens qui pensent plein de choses très différentes. Certains sont d'accord avec moi, d'autres sont pas d'accord avec moi. Je dois à peu près pas me tromper quand je dis que une des caractéristiques, que deux caractéristiques communes que nous avons ici, c'est que nous aimons notre pays et que nous aimons nos enfants.

Quand on fait des enfants, quand on a des enfants assez vite, c'est Charles Peggy qui disait que les pères de famille étaient les derniers aventuriers du monde moderne. Assez vite, on commence à être inquiet pour la génération d'imprêt. Pourquoi est-ce que dans le débat public, on n'est pas inquiet pour la génération d'après ?

On va parler du monde enfin sous un angle économique mais le président Macron est rentré de Chine là il y a peu et dans l'avion du retour il a donné une interview aux écho où il a menacer les Chinois de droits de douane. C'est vrai que la situation commerciale entre la France et la Chine est très détériorée. On a un déficit de l'ordre d'une cinquantaine de milliards d'euros.

Donc c'est énorme. Le protectionnisme douignier est-il selon vous la bonne stratégie, la bonne réponse pour répondre à la marée d'exportation chinoise qui nous submerge ? Spontanément, j'ai jamais été un grand adepte du protectionnisme, mais mais euh mais je pense que toute doctrine doit s'apprécier au regard des circonstances.

Donc là, il faut taper fort. Non, je vais vous dire ce que je pense. Je pense que nous devons rendre notre pays plus agile.

Ça ça exige des réformes que nous seuls sommes en mesure de prendre, c'est sûr, pour plus de compétitivité et que nous devons protéger notre marché européen. Et nous devons le protéger au fond, comme les Chinois l'ont protégé lorsque nous étions dominants avec l'imposition d'un certain nombre de produit. enfin le fait que s'ils veulent vendre des produits en Europe, ils doivent les produire en Europe avec une obligation de transfert de technologie et que les tarifs doigners qui ont toujours un impact en terme de coût de la vie hein, faut pas le faut pas le négliger, peuvent être utilisés.

Mais et j'insiste là-dessus, avoir des positions différentes entre européens vis-à-vis de la Chine, c'est très dangereux. C'est très dangereux parce que la Chine sait très très bien lire nos petits désaccords internes entre européens. Ça veut dire qu'il fallait pas s'exprimer comme comme le président.

Ce que je veux dire c'est que je pense que l'idée est bonne d'être beaucoup plus non pas agressif mais résolu face à la Chine et face aux États-Unis. Vous me permettez parce que il y aussi parallèle bah c'est pas la même chose mais en terme de plaques continentales qui ne veulent pas notre bien, je crois qu'on peut considérer que nos intérêts, c'est quand même plutôt d'exister et d'être suffisamment fort vis-à-vis de la Chine et d'exister et d'être suffisamment fort vis-à-vis des États-Unis. Et je ne crois pas, monsieur l'anglais, que nous soyons suffisamment forts vis-à-vis de la Chine ou vis-à-vis des États-Unis.

Mais ce que je sais c'est que dès lors que nous donnons le sentiment à la Chine que nous ne sommes pas totalement alignés entre européens, la Chine sait très bien utiliser les mesures de rétorsion qui tapent sur un pays et pas sur l'autre pour le faire plier celui-là. Regardez la façon dont a été envisagé par nos partenaires chinois. Quand je dis partenaire, je le dis avec prudence.

Euh lorsque le petite différence sur l'industrie et sur l'automobile est apparu entre les Allemands et et les Français sur la conversion à l'électrique, hein. Exactement. Qu'est-ce qu'on fait les Chinois ?

Ils ont dit hm on va avoir un problème avec le cognac. Alors les Allemands produisent assez peu de cognac, monsieur l'anglais, mais nous on en produit beaucoup. Et pour cognac, pour la la pour la filière, c'est désastreux.

C'est désastreux mais vraiment désastreux. Donc je pense que nous devons nous organiser pour être solide. collectivement.

Et un des sujets qui m'inquiète, c'est que parce que nous sommes faibles nationalement, nous n'avons pas le pouvoir d'entraînement sur l'Europe que nous devrions avoir. Une des raisons pour laquelle la France, non pardon, une des raisons pour laquelle l'Union européenne a signé avec le président Trump un accord commercial qui de mon point de vue est piteux, m'entendez ? Piteux, c'est probablement parce que la France est un peu faible en ce moment, un peu trop faible pour pouvoir expliquer à ses partenaires qui nous regardent avec avec la distance de de partenaires qui voient que la France est pas capable de régler ses problèmes en interne, on est un peu trop faible pour les entraîner.

Édouard Philippe, on va parler politique étrangère avec Margoada dans un instant. Mais d'abord avec la politique et j'aimerais pas qu'on passe par votre bureau. Vous avez envoyé une photo de votre bureau he c'est un des plus beaux bureaux de France parce qu'il est très élevé.

Il est à quel étage ? Au 2è non au deuxème seulement. Bah oui, toi je croyais que c'était on une vue tellement belle sur le Havre parce que le souvenir que j'avais était beau la vue est toujours belle sur le Havre.

C'est une belle ville. Regardons bien ce bureau parce qu'il est très intéressant. Alors il y a il y a votre sable d'artilleur sur le sur le bureau.

Je sais pas si on peut bien le voir et surtout il y a une carte qui est très intéressante en haut à droite de l'image, c'est une carte d'artilleur qui montre alors il y a des points verts, bleus, rouge et cetera, comment vous avez pilonné la France. Ah oui, vous faites campagne. Ah ben vous faites campagne.

Dorfil, il y en a tellement qui se cachent. Vous au moins, vous êtes clair, vous êtes candidat à la président de la République. Vous êtes candidat vraiment.

Il y a des oui mais oui mais non vous l'êtes absolument allez vous avez envie à quel point vous avez envie mitéran disait il faut avoir envie chaque matin quand on met ses chaussette Sarkozi chaque matin quand on se lève et vous quand on se rase je crois qu'il disait quand on se rase et je crois qu'il a ajouté et pas seulement quand je me rase. C'est une assez bonne définition. Écoutez moi je je pense que pour le le dire autrement je suis très déterminé.

Je fais pas partie de ceux qui le clument matin, midi et soir. J'ai toujours trouvé louche les gens qui clamaient matin et midi et soir quelque chose. Voilà.

Mais je suis très déterminé. On va entrer dans le détail avec vous. Et je termine.

Je suis très déterminé. Excusez-moi. Je suis très pardon.

Je suis très déterminé et je pense que quand on je pense que quand on est déterminé, on doit se préparer et il faut assumer de se préparer. Et une des façons de se préparer, c'est pas la seule. Une des façons de se préparer, c'est de connaître effectivement son pays.

Alors, ça peut sembler très facile, ça peut sembler très général. Euh quand vous êtes maire d'une ville, vous la connaissez intimement. Vous avez dans chaque quartier un souvenir, vous avez dans chaque quartier un projet, vous avez des rencontres, vous avez des amis, vous avez des gens que vous n'aimez pas mais en tout cas ou qui ne vous aiment pas mais vous connaissez intimement votre ville.

Et sinon, c'est pas la peine d'essayer de devenir maire. C'est pas la peine d'aimer être maère. Et ben, je crois que dans un pays, il faut connaître l'immense diversité française si on a envie de pouvoir proposer quelque chose au français.

Et c'est une des choses que je fais qui prend du temps et je prends du temps et je le fais sans caméra mais je matérialise chaque déplacement d'un point sur une carte parce que comme vous l'avez dit quand j'ai fait mon service militaire, j'étais sous-liutenant d'artillerie et que les artilleurs aiment les cartes. Pas seulement mais ils aiment les cartes. Améie Édouard Philippe les vents de face sont violents, n'est-ce pas ?

Visiblement dans l'OPS, en tout cas dans le nouvel Hops, je dis que c'est une phrase que vous prononcez régulièrement et c'est vrai que la séquence elle est peut-être un peu rude pour vous en réalité en ce moment. Vous plongez, c'est ce qu'on lit à la longueur d'article, hein. Pas de doute, vous plongez.

Le doute s'installe. Je cite. Est-ce que c'est le cas ?

Alors, je sais que vous n'aimez pas commenter les sondages, mais ça n'empêche pas quand même d'en mettre quelques-uns sur la table et vous avez un petit peu dégringolé ces derniers temps. On va voir un sondage au doxa. Jordan Bardella 35 %, vous 17 %, Raphaël Bluxman 13,5 %, Jean-Luc Mélenchon 11 %.

Comment l'expliquez-vous ? Trop associé Emmanuel Macron au crépuscule de son mandat ou encore à l'instabilité ? Je je vous le savez parce que je crois que je vous l'ai déjà dit et parce que je le dis souvent, j'accorde une importance très limitée au sondage.

Je les ai connu très bas avec Jacques Chirac, montant très très haut dans les dernières semaines. Je les ai connu très haut avec Alain Jupé, descendant très bas dans les dernières semaines. Permettez-moi donc de vous dire que ça m'est assez largement indifférent et surtout et surtout que je ne leur accorde aucune valeur prédictive.

Aucune valeur prédictive. Tout va bien. C'est pas ce que je dis mais je je dis juste que vous ne me ferez pas dire que ma boussole, mon gouvernail, ma façon d'analyser mon radar, c'est des sondages parce que c'est pas vrai.

Voilà, je vous le dis comme je le pense. Ensuite, ce qui est vrai, c'est que j'ai parfaitement conscience de dire des choses qui ne sont pas très populaires. Ah, on va y venir.

On va quand même y revenir. Dire qu'on travaille, qu'on va devoir travailler plus longtemps, c'est vrai que c'est pas très populaire. Je le sais bien.

Montrer Montrer que certes, il y a une discussion, certes il y a un compromis, mais qu'on ne peut pas l'accepter à n'importe quel prix. Ça n'est pas très populaire. Non, je dis pas le sang et les larmes.

Je je suis pas encore une fois, je dis pas le sang et les larmes, mais je dis que oui, si on veut devenir plus prospère, si on veut garder notre prospérité, il va falloir faire des efforts et travailler plus longtemps. Mais je Mais vous je pense que c'est vrai et je pense que vous aussi vous pensez que c'est vrai. Il il y a une phrase que j'adore, c'est que c'est la pédagogie, c'est l'art de la répétition.

Je crois que je le dis à longueur d'émission. Donc, on va y retourner. Vous devez me trouver pédagogue.

Bah, on verra. On verra, on verra. Édouard, on verra.

C'est difficile de s'émanciper d'Emmanuel Macron. Je vous pose la question en fait. Non, je vais vous poser la question autrement.

Est-ce que vous en êtes affranchi trop brutalement en réalité ? Oui, on revient à la question de la demande de présidentielle anticipé. Ça va vous revenir encore et encore.

Seul le RN et les FITA engagés sur un tel chemin et pour beaucoup, c'était une atteinte à la fonction présidentielle. Venons de vous qui êtes plutôt apprécié pour votre tempérance. Pas de regret, pas d'échec de la stratégie.

Non. et aucun regret et et aucune, je l'ai dit tout à l'heure, aucune euh esprit de vengeance ou agressivité à l'égard de la personne du président. Euh je dis tout aussi bien combien j'ai été fier d'être premier ministre de 2017 à 2020 et combien et combien même Oh là là, j'ai aimé travailler avec Emmanuel Macron mais pardon, le sujet ça n'est pas Emmanuel Macron.

Le sujet c'est le président de la République et j'ai dit tout à l'heure et vous m'avez entendu le dire que dès lors que la force motrice s'était interdit d'être toujours la force motrice de ce quinquen il me paraissait mieux non pas pour lui non pas pour moi, mais mieux pour le pays qu'on ne reste pas pendant aussi longtemps dans une période d'aussi grande immobilité et d'aussi grande indétermination. Je le pense sincèrement. Alors je le dis mais mon sujet je je veux pas donner le sentiment de mon sujet n'est pas tellement Emmanuel Macron.

Emu sonjet c'est pas tellement phip il est président de la réplique il assume ses responsabilités il pèse ou ou autant ou pas autant qu'on aimerait sur la scène internationalis il y a quelques phrases quand même qui en disent long sur un homme politique ou ou même un candidat en l'occurrence qui a dit je ne lui dois rien moi oui c'est vous vous avez déclaré ne rien devoir au président et là encore ça a choqué certain vous le savez on a lu ingratitude ou encore manque d'élégance vous ne lui devez rien être premier ministre la notoriété, avoir exercé au plus haut niveau le pouvoir dans notre Je je vous l'accorde, c'est brutal. Je vous l'accorde, c'est brutal. Je voulais simplement dire peut-être l'je dit trop brutalement, alors je vais le dire moins brutalement mais l'idée est la même.

Je voulais simplement dire qu'en 2017 quand il est venu me proposer d'être premier ministre et que j'ai accepté, j'avais une vie politique qui existait. J'étais pas très connu, c'est vrai, j'étais député maire du Havre et j'en étais déjà bien heureux et c'était déjà un grand honneur pour moi. Bon que quand il m'a dit de partir, je me suis pas roulé par terre.

J'ai pas écrit un livre assassin. J'ai Attendez, attendez, je termine. J'ai fait sa campagne en 22.

Je je ne suis pas Voilà, je je dis juste que j'ai travaillé à ses côtés, j'ai mis en œuvre ce qu'il ce sur quoi il s'était engagé auprès des Français. Je n'ai jamais été membre de la formation politique qu'il avait créé. J'ai créé ma propre formation politique.

Je lui dois l'honneur d'avoir eu euh d'avoir été premier ministre de la France. Ça n'est pas rien, je le concède. Mais je ne lui dois politiquement dans la séquence telle qu'elle existe aujourd'hui rien d'autre que le respect qu'on doit au président de la République et qui est très grand s'agissant de moi.

Mais vous savez très bien certains se on peut avoir on peut être exigeant vis-à-vis de la République. Eddouard Philippe prend-il sa part de responsabilité ? Vous avez été son premier ministre.

Prend-il sa part de responsabilité dans le bilan d'Emmanuel Macron ? Faites-vous votre examen de conscience ? Je l'ai fait.

Vous vous vous avez entendu la première partie de la discussion ? Oui, je l'ai fait. Je je j'ai mis en œuvre sa politique pendant 3 ans.

Il y a des choses qu'on a bien réussi, je les assume. Il y a des choses qu'on a pas bien réussi. Parfois c'était à cause de moi.

Je suis pas parfait. Je je d'ailleurs le type qui vous expliquerait qu'il a tout réussi lorsqu'il était au pouvoir. Bah bon courage parce que c'est difficile, il y a plein de choses que je ferai sans doute autrement aujourd'hui.

Je le reconnais bien volontiers mais je je j'assume ce que j'ai fait pendant 3 ans. Je cherche pas à m'en excuser. Est-ce que vous m'avez entendu critiquer une décision qui aurait été prise par le président de la République lorsque j'étais premier ministre ?

J'en ai pas le Est-ce que vous m'avez entendu expliquer une discussion ou faire état d'une discussion que j'ai eu avec le président de la République pendant que j'étais premier ministre ? Jamais. Jamais.

J'ai j'ai connu, permettez-moi de vous le dire, j'ai connu des gens qui poussent des grands cris d'orfrais aujourd'hui qui étaient moins soucieux de la discrétion et de la loyauté à l'égard du président lorsqu'ils étaient en fonction. Permettez-moi de vous le dire. Qui qui je vous soumets une autre phrase qui dit il perd tout.

Ça pique un peu. Il perd tout. Oui, il perd tout.

C'est François Hollande dans Nouvels toujours. Philippe Édouard Philippe est en train de tout perdre. Sébastien Lecnu lui a pris le costume de l'homme de droite raisonnable.

Très bien. Je je je pense que François Hollande veut mon bien. Je je toujours conçu comme ça.

Je pense que François Hollande son objectif c'est c'est c'est vraiment d'essayer de de faire en sorte que ce soit plus facile pour moi. Qu'il veut, il a le droit il a même le droit de le penser. On va on va avancer sur la question de la primaire.

Vous êtes contre, ça vous l'avez déjà dit. l'art de la pédagogie, on l'a entendu. Mais vous qui refusez d'en entendre parler, vous avez mes saufurs de ma part accepter un rendez-vous avec Laurent Voquet il y a peu.

Ah oui alors oui. Non mais juste question hein. L'hypothèse de Laurent Voquet pour une primaire c'est d'aller jusqu'à Sarah Nafo de reconquête.

Vous y réfléchissez. L'idée malgré tout fait-elle encore son chemin ? Pourriez-vous revenir sur cette idée du refus de la primaire ?

Beaucoup se disent si elle était sur la table, ce serait difficile quand même de lui tourner le dos. Mais j'ai j'ai reçu le renvoquer, enfin je l'ai reçu. On a convenu, on est convenu de se parler.

Ça faisait d'ailleurs longtemps qu'on s'était pas vu en tête à tête. Ça devait faire presque 10 ans. Bon, il m'a dit "Il faudrait qu'on se voit, voyons-nous." Bah je dis "Oui, voyons-nous." Moi, je je trouve ça très tout à fait naturel que un responsable politique parle à un autre responsable politique.

Donc, j'ai vu le revoquer pendant une heure. Très bien. Ça s'est passé, c'était très cordial.

C'est un homme tout à fait intelligent qui avait envie en plus de discuter sans aucune espèce de conflictualité. Donc on a eu une conversation très agréable. Il m'a dit et il m'a expliqué que son idée c'était la primaire allant alors de Gérald Armana à Sarah Knafo.

Alors je dis bah la dernière fois que tu en as parlé Laurent, moi j'étais pas dedans. Dit mais non pas du tout en fait si tu es dedans parce que vous vous souvenez que la première fois qu'il a parlé d'une primaire c'était sans Édouard Philippe vous vous souvenez si vous étiez dedans du coup alors non alors je dis bah tu alors je suis dedans je pas dedans si en fait tu pourrais être dedans et je lui ai posé deux questions que je pose publiquement pas poser simplement à lui. Je dis c'est quoi les bornes ?

C'est quoi les les bornes de ta primaire ? C'est c'est quoi le parce que moi euh si je fais une primaire, c'est madame Knafo qui qui gagne, je je j'ai pas envie de faire une primaire avec madame Knafo. Je ne suis pas substituable à madame Knafo.

Il peut y avoir des idées sur lesquelles elle s'exprime et mais je ne suis pas substituable. Et elle n'est pas substituable à moi. Je crois pas du tout que ce soit le cas.

Si vous voulez faire une primaire très très large de madame Knafo à à Renaissance, vous vous pensez vraiment que si c'est madame Borne qui gagne euh la primaire, madame Knafo va se dire "Ah oui, ça c'est sûr que c'est Ellisabeth, il faut y aller. Ça n'existe pas mais vous mais vous le voyez bien et c'est d'ailleurs et et et vous savez madame, non seulement je le dis, mais il y en a un autre qui a dit dans les mêmes termes la même chose, c'est Bruno Retaillot qui qui a dit qui a donné exactement le même exemple que celui que je donne." Donc je je l'impression je peux concevoir une primaire pour désigner un candidat dans un parti.

Franchement, d'abord j'ai participé non pas participer mais j'ai participé à l'organisation d'une primaire au sein des LR pour désigner un candidat. Oui, mais enfin un candidat dans un parti, il y a un cursus idéologique commun. Il y a il y a des il y a il y a il y a des choses qui peuvent justifier que si c'est l'un qui gagne plutôt que l'autre, on pourra suivre cette personne.

Mais là, vous avez des formations politiques différentes. Vous avez des formations politiques qui se sont com qui se sont combattues. Vous avez une formation politique LR qui a présenté des candidats aux législatives contre des députés horizons.

Et donc c'est assez délicat d'imaginer que par une espèce d'opération du Saint-Esprit, les hommes ou les femmes deviendraient totalement substituables parce que pour l'élection présidentielle, ce serait mieux si ça se passait comme ça. Je ne crois pas en réalité que sa primaire elle soit possible avec le renvoquer l' et et je termine en disant que j'ai pas créé Horizon pour faire une primaire. Nous à l'intérieur d'horizon, c'est assez clair sur qui sera le moment venu le candidat à l'élection présidentielle.

Je pense qu'il y a un débat au sein de LR parce qu'il y a beaucoup de candidats sans doute. C'est ce serait qui l'adversaire le plus redoutable pour vous ? Édouard Philippe Bruno Rotaillot.

Je je je j'espère je je franchement je ne sais pas moi. Je je serais ravi qu'il y a une une compétition et je pense que c'est utile pour le pays qu'il y a une bonne compétition. Alors et et franchement le pays a besoin d'une bonne compétition, d'un bon débat public.

Par exemple, si Dominique de Villepin rentrait également dans la compétition parce que certains échos je crois qu'il en a très envie. Il serait un adversaire redoutable pour vous Édouard Philippe, il serait il serait une voix dans une campagne et et j'écouterai ce qu'il a à dire. J'espère qu'il écoutera ce que j'ai à dire et puis j'espère que les Français choisiront si je peux permettre clarifier simplement vous choisissez pas vos candidats à une élection présidentielle hein et c'est c'est c'est ça marche pas comme ça hein.

C'est pas un truc qui se fait dans une arrière-boutique où on dit oh non toi non ça non c'est pas ça. C'est vous arrivez vous avez les conditions qui sont réunies pour présenter votre candidature les 500 signatures l'appareil idéologique et intellectuel que vous proposez aux Français et c'est eux qui tranchent. Et s'il y a trois candidats, 5 candidats ou 10 candidats, c'est pas c'est pas c'est pas moi qui vais choisir mes candidats alors pour pour trancher oui ou non pour vous, il faut comprendre où vous habitez exactement.

Si vous souhaitez rassembler demain, vous rassemblez de où à où ? De la droite fioniste au centre droit de Sarah jusqu'à Sarah Knafo reconquête, vous avez dit non. La gauche, la droite, ce serait Bruno Rotaillot jusqu'à Ellisabeth Born.

C'est quoi votre périmètre à vous ? Bah mon périmètre ça a toujours été le même, vous voyez, ça a toujours été le périmètre de la droite et du centre. En 2002, j'étais beaucoup plus jeune qu'aujourd'hui et je travaillais avec Alain Jupé à l'époque et j'ai été directeur général de l'UMP quand il s'est agit de créer ce parti qui avait comme ambition qui s'est un peu perdu après mais qui avait comme ambition de rassembler la droite et le centre.

Bon pour moi cette union de la droite et du centre elle est parfaitement légitime. On peut travailler sur cette union de la droite et du centre. Bah voilà c'est c'est l'espace politique le plus classique que j'entends.

Mais ça veut pas dire que je considère que les autres ils ont pas le droit d'exister. Ça veut pas dire que je je manque de respect aux autres. Ils ont parfaitement le droit d'exister.

Évidemment, ils ont le droit de parler, ils ont le droit d'avoir des opinions différentes et on a même parfois le droit de vouloir travailler avec eux. Mais en tout cas, moi, mon espace politique, c'est plutôt la droite et le centre. Monsieur le premier ministre, juste pour clarifier bien vos réponses à Améie, est-ce que ça veut dire que vous serez candidat dans tous les cas ?

C'est-à-dire qu'autour de vous, il peut y avoir des primaires, pas de primaire, d'autres candidats. Vous, vous avez votre couloir et vous serez candidat dans tous les cas, quoi qu'il arrive jusqu'au bout. C'est pour ça que je l'ai dit tôt.

Jusqu'au bout. Ouais. Il y aura pas de désistement au profit, même s'il y a un candidat beaucoup plus devant dans les sondages.

Rien. Mais non, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Vous attendez d'un candidat qui vous dis moi je suis candidat sauf si ça devient difficile.

Vous êtes vous êtes formidable, monsieur Rochemin. Non non mais attendez, je le dis presque presque détendu mais mais il faut prendre au sérieux la démocratie. Je je me prépare sérieusement.

Je dis pas je dis pas que je gagnerai mais je me prépare sérieusement. C'est très clair. La question de Yvon.

On continue les questions des Françaises et Français et je rappelle toujours que au bas de l'écran, vous avez ce QR code qui permet d'envoyer d'autres questions qu'on pourra lire au gré de ce qui nous arrive. C'est donc Yvon qui vous questionne, elle a 65 ans, elle est retraitée et elle vous questionne sur l'alliance avec les droites. Bonjour.

Alors, je m'appelle Lvon Brière et je fais partie de la région Avraise où monsieur Édouard Philippe est maire. Je le connais pas personnellement, je connais ses actions qui sur le terrain. J'aurais une question à lui poser en pour les futurs présidentiels.

Comment se fait-il qu'avec l'intelligence, les connaissances, l'expérience que vous tous avez à droite n'êtes pas capable de vous allier pour avoir un programme commun pour avancer ? votre réponse. Euh je ne sais pas si madame Brière a en tête cette notion qu'on voit beaucoup prospérer en ce moment d'union des droites.

Je sais pas si c'est à ça qu'elle fait référence ou si elle fait référence. C'est ce que je disais, l'Union de la droite et du centre. Mais si c'est l'Union des droites et et j'espère qu'elle ne m'en voudra pas si je l'interprète comme ça alors que c'est pas ça qu'elle avait en tête.

Si c'est l'union des droites, je trouve que dans ce terme d'union des droites, il y a le le dernier terme sympathique là au au fond la le dernier euphémisme pour parler d'un rassemblement de la droite et de la droite extrême au Rassemblement national sous domination idéologique de la droite extrême. Mais je veux pas ça. Je veux pas ça.

Je je je veux je préfère parler d'union de la droite et du centre parce que je considère que il y a là des idées qui peuvent faire du bien au pays et et remonter le pays. Continuons continuons sur cette voie. Nicolas SarkoZine dans son livre Apparaître mercredi affirme que je cite "Le chemin de reconstruction de la droite ne pourra passer que par l'esprit de rassemblement le plus large possible sans exclusive sans anathème." Mais je ne je ne me livre à aucune anathème à l'égard des gens qui ne pensent pas comme moi.

Euh et je ne crois pas c'est une faute politique de la part de Nicolas Sarkozy ou pas ? Parfois, j'ai l'impression que en réalité vous vous cherchez la enfin je veux pas critiquer mais que vous cherchez la la la dépêche si j'ose dire la petite phrase en dire mais je me permets de vous répondre en l'occurrence les propos Nicolas Sarkozy ont eu un écho quand même assez important depuis hier vous-même je crois que vous êtes allé le voir il y a peu de temps Nicolas Sarkozi sauf de ma part il semble qu'il continue d'imprimer quelque chose dans l'esprit et surtout à droite et j'ai l'impression que son entourage s'emploie depuis à dire que on lui prête des propos qu'il n'a pas tenu plus exactement qu'on les interprète d'une façon qui n'est pas conforme. Peut-être avez-vous vu ces ces dernières interventions d'un certain nombre de gens qui sont proches de lui qui disent "Attendez, il a pas dit l'Union des droites, il a parlé d'une relation à moi mais je crois pas qu'il ait parlé d'union des droites.

En tout cas ce qu'il dit est intéressant mais ça n'engage que lui. Il dit plus de Front antienne et il le dit dans son livre. Ça sont pas les propos ne s'associera un front républicain contre le RN.

C'est écrit. C'est ce qu'il a dit à Marine Le Pen lors d'une conversation téléphonique. Je n'y étais pas donc je peux pas vous confirmer ou inffirmer cette proposition.

Je peux vous dire ce que je pense. Moi je pense que le Front National et moi on pense pas la même chose. Je je peux parfaitement d'abord je respecte les électeurs qui choisissent le Rassemblement national parce qu'il faut respecter tous les Françaises et toutes les Français dans leurs opinions.

Je respecte les élus parce que je respecte tous les élus mais j'ai quand même le droit une fois que j'ai dit que je l'ai respecté d'expliquer pourquoi je suis pas d'accord avec eux et je ne suis pas d'accord avec eux. Nous ne voulons pas la même chose. Madame Le Pen, elle veut Madame Le Pen, elle elle pense qu'on peut dire aux Français qu'ils vont pas avoir besoin de travailler plus longtemps.

Je pense que elle leur ne dit pas la vérité. Vous ferez absolument tout le rassemblement. Je l'ai je l'ai regardé dans votre émission, monsieur Remin, elle veut sortir du commandement intégré de l'OTAN.

Bah pas moi. Vous vous en reparlerez d'ailleurs avec Margootad dans quelques instants, mais vous ferez tout pour battre le Rassemblement national Front républicain compris quoi qu'il en soit le Front rép. Écoutez, j'ai je pense que le plus utile c'est c'est pas forcément le plus facile mais le plus utile ça n'est pas d'envisager la politique comme une opposition à quelqu'un, c'est d'envisager la politique comme ce qu'on propose aux Français.

Et donc moi, mon objectif politique, c'est pas de battre le Rassemblement national, c'est de convaincre les Français que ce que je propose est bon pour la France. Il est dans l'arc républicain le Rassemblement national pour vous ? Écoutez, il y a des députés du Rassemblement national à l'Assemblée nationale.

Ils sont ils sont ils sont élus. J'ai j'ai assisté parce que le président de la République les a invité à des réunions où était présent monsieur Bardella parce qu'il est le président du parti. Je suis pas parti en courant d'ailleurs.

Personne n'est parti en courant. On peut se parler, on peut ne pas être d'accord. Bard est un candidat d'adversaire très sérieux.

Mais tous les adversaires sont sérieux. Et et je vais vous dire, il y a une chose que là aussi j'apprends avec l'âge, c'est que et avec la boxe en l'occurrence, c'est que euh en général sous-estime un adversaire euh c'est dangereux. Alors les élections municipales et vous donc vous êtes à la tête du Hav depuis 2010, si vous échouez en mars prochain, c'est fini la présidentielle pour vous ?

Si si j'échoue à convaincre les Français pardon, si j'échoue à convaincre les Avrè depuis 2010. Pas encore. Attendez, c'est absus ça.

Ça viendra, ça viendra. Si j'échouéis à convaincre les Avrais alors qu'ils me connaissent depuis longtemps, qu'il voi comment la ville s'est transformée, euh je ne serai pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français. Voilà.

Donc euh moi je crois que je suis candidat au pourquoi ? C'est ma ville. parce que je l'aime parce que j'aime la transformation que nous lui avons euh qu'on a qu'on a conçu, qu'on a mis en œuvre d'abord avec mon prédécesseur Antoine RFnc et et et avec moi depuis depuis 2010 parce que je pense pas qu'on puisse faire de la politique si on n'est pas enraciné profondément quelque part parce que ce que j'apprends au Havre, ce que je vis au Havre dans les contacts que je peux avoir avec la population, avec les entreprises, avec les acteurs sociaux, avec les acteurs culturels est incroyablement précieux et fécond, infiniment plus intéressant.

À mes yeux, je ne veux pas du tout donner le sentiment de verser dans l'antiparlementarisme, mais infiniment plus précieux à mes yeux que ce que j'ai pu faire lorsque j'étais député ou que ce que je vois faire parfois certains parlementaires. Mais vous n'avez pas répondu à la question si je peux me permettre. Vous échouez l'élection si j'échou aux élections municipales du je serai clairement pas en mesure de convaincre les Français que là où les AVR m'ont donné tort, les Français vont me donner raison.

Vous renoncerez donc dans ce cas-là la cand mais je permettez-moi monsieur Rochemin de ne pas me placer dans la situation où je ne vais pas remporter l'élection à laquelle je me présente. Je je connais le Havre pas mal. Ma famille est depuis très très très longtemps.

Bon euh j'ai fait des choses au arbre, certaines dont je suis très fier parce qu'elles ont véritablement transformé euh cette ville. Euh et je vais continuer à en faire et et voilà, c'est ce que je propose à vrai avec là encore une stratégie à long terme. Je peux vous d'ailleurs vous juste faire une petite insiste, pardon, je je trouve une petite insiste que je trouve très intéressante sur le la qualité du débat public en France.

C'est beaucoup plus facile quand vous êtes maire de parler à vos concitoyens de ce qui peut arriver dans 10 ou 15 ans, c'est-à-dire de parler à long terme sur la transformation de la ville que ça ne l'est dans le débat public national. Je je trouve qu'il y a quelque chose de très étonnant quand dans le débat public national vous expliquez on va faire ça et dans 10 ou 15 ans voilà où on sera franchement personne vous écoute. Alors on peut pas quand vous le faites au niveau local tout le monde vous écoute.

On ne peut pas ne pas évoquer le parquet national financier qui a ouvert une enquête préliminaire en décembre 2023 des chefs de prises illégales d'intérêt, détournement de fonds public, favoritisme et harcèlement moral, enquête qui vous vise ainsi que d'autres personnes de votre exécutif en cause pour être tout à fait complète, un soupçon de contournement des règles de marché public. C'est un élément qui vous affaiblit aujourd'hui ou pas ? Non, c'est un élément où il y a une accusatrice qui me qui m'accuse et je vais utiliser toutes les possibilités que j'ai pour démontrer que euh c'est une fausse accusation.

Voilà, je suis euh totalement euh euh serein et totalement déterminé à montrer que je n'ai pas enfrein la loi. Mais mais vraiment euh euh voilà. Alors, je elle a porté plainte, je peux pas vous dire qu'elle a pas porté plainte.

J'observe que je suis pas mis en examen pour l'instant, peut-être ça viendra, j'en sais rien, mais je suis pas mis en examen et que j'ai répondu à toutes les questions que euh on voulait me poser sur ce sujet et que je répondrai à toutes les questions qu'on me pose euh s'agissant de la justice sur ce sujet. Alors là vraiment, mais je j'irai à toutes les convocations, j'expliquerai tout. J'expliquerai que ça n'est pas vrai que j'ai enfin la loi.

Ça n'est pas vrai du tout. Euh et voilà et j'espère qu'à la fin la justice pourra le constater. Euh voilà, je je j'en dis pas plus parce que je veux pas nourrir euh un débat qui est d'abord et et qui sera peut-être judiciaire un jour, mais je suis euh dans une situation qui est qui est compliquée parce que euh voilà une dame qui était directrice générale adjointe de la communauté, un poste de haut fonctionnaire, elle a fait Lena, ça rigole pas hein.

Euh et elle porte une accusation, elle dit bon et elle dit que elle elle n'a pas été euh euh conservé dans son poste parce que elle aurait lancé une accusation. Mais c'est pas du tout ça. Elle a pas été conservée dans son poste parce que bah pour des raisons assez diverses et variées, on considérait que elle faisait elle avait pas le le niveau pour ce poste.

Bon, ça peut arriver. Bon, donc quand elle a compris que on n'allait pas la garder et ben elle a euh lancé des alertes, constaté que le PNF n'avançait pas, donc porter plainte euh et puis euh voilà. Donc je je m'explique devant la justice, c'est pas très agréable, franchement, ça prend du temps, mais je suis très serein sur l'issue et très serein sur ce que j'ai fait. très serein sur le fait que euh en délibérant au premier conseil euh lorsque je suis revenu au Havre après Maton, euh je n'ai pas en frein ni commis de prise illégale d'intérêt ni vraiment je suis assez sûr de moi, donc je le ferai valoir.

Bon et c'est plus facile, c'est difficile de vous défendre quand vous avez un accusateur he gens qui se disent pas fumer sans feu tout ça mais permettez-moi de vous dire que je suis serein combatif et que je répondrai à toutes les questions qu'on pose. Voilà. Et on va passer à la politique étrangère.

Mais alors un mot encore juste sur le front antienne, c'est tellement essentiel dans la situation qu'on vit aujourd'hui. Oui ou non ? Si aujourd' si prochaine législative si ma mémoire est bonne vous aviez choisi de voter pour un communiste plutôt que pour un RN.

C'était bien ça produit. Dernier aux dernières élections législatives, j'ai dit que je ne me voyais pas voter pour un candidat du Rassemblement national ou pour un candidat de LFI. Alors alors que alors que dans le bloc central tel qu'il est convenu de l'appeler euh les position était pas si clair.

Vous referez aujourd'hui clairement. Vous refrez par aujourd'hui. Je je pense que je vous disais tout à l'heure que ça veut dire quoi ?

Attendez attendez j'arrive j'arrive. Vous avez raison, c'est facile mais je pense que en en vieillissant, mes convictions très antienes et très anti LFI restent extrêmement vives mais que peut-être je ferai état de mes convictions et je laisserai les électeurs faire état dès leur peut-être changement là-dessus. Non, je je vous ai je vous ai dit ce qu'il en était.

Je je ne me vois pas voter pour un candidat du Rassembl national et je ne me vois pas voter pour un candidat de LFI pour des raisons qui sont pas du tout identiques mais extrêmement clair dans les deux cas. Margo Adad, bonsoir Philippe. Bonsoir.

Je ne vous promets pas une séquence beaucoup plus sympa au vu de l'état du monde. Cette semaine l'administration Trump a prédit dans sa revue stratégique l'effacement civilisationnel de l'Europe. Est-ce que pour vous c'est un constat lucide ?

Est-ce que au fond à la fin de l'envoi Donald Trump touche ? Non, je crois pas du tout que ce soit un constat lucide. Je je mais d'une certaine façon, il est il est précieux qu'il l'it écrit parce que comme ça on sait alors moi ça fait longtemps que je sais que Donald Trump derrière sa son son inconstance de façade est un homme constant et que il méprise l'Europe et que son objectif c'est de supprimer l'Union européenne en tant qu'elle est une une entité continentale qui peut parler soit d'égal à égal soit en tête à tête avec les États-Unis. un idéologue.

Je sais pas s'il est idéologue, je crois pas qu'il soit idéologue, mais en tout cas, il y a une doctrine qui l'anime. Et cette doctrine, c'est euh euh c'est à la fois le le le vieil America First du 19e siècle avec les moyens technologiques du 21e siècle. C'est un mépris complet de l'Europe et un mépris probablement complet des règles euh avec lesquelles l'Europe et les États-Unis ont prospéré au 20e siècle. c'estàd fonder plutôt sur le droit, fonder plutôt sur les contrepouvoirs.

Il a un mépris absolu et affirmé pour ça. Mais mais c'est pour ça que je je suis assez heureux qu'il l' écrit, plus exactement, que cette doctrine soit désormais affichée parce que ça, je l'espère, conduira les pays européens à sortir du déni. La la la définition du déni que que j'aime, c'est le déni, c'est ne pas croire ce que l'on sait.

Bon, on sait désormais que Donald Trump a un objectif, réduire à la portion congrue l'Union européenne, réduire à la portion congrue cette organisation européenne qui nous permet qui devrait nous permettre d'organiser notre marché. Bon, c'est assez clair et ben il faut le prendre au sérieux. Mais les deux points qu'il mettent en avant, la crise migratoire et la liberté d'expression en danger.

B je pour vous, il n'y a pas de problème là-dus en Europe ? Ah, j'ai pas dit qu'il y avait pas de danger en Europe, mais euh d'abord sur la liberté d'expression, je je trouve que s'agissant de la liberté d'expression et s'agissant de la liberté de la presse, on est plutôt mieux pourvu en Europe qu'on l' aux États-Unis. Pourquoi ?

Ben parce que c'est vrai, je veux dire, un président français euh sort pas de sa salle de presse euh des journalistes parce qu'il les aime pas en les remplaçant par des influenceurs. Euh en France euh lorsque les réseaux sociaux publient des choses qu'elles ne devraient pas publier, vous pouvez exiger qu'elle les enlève. C'est difficile.

Pas aux États-Unis. Euh en France, vous avez une considère comme un affront à la liberté d'expression, vous le savez. Oui, mais je considère que c'est la liberté.

Moi, je considère que la Écoutez, je vais assez régulier. Vous connaissez les États-Unis, moi aussi je considère que la liberté d'expression n'a jamais été compris exactement de la même façon aux États-Unis et en France ou en Europe. Mais je considère que la liberté d'expression, elle est euh plus menacée aux États-Unis, me semble-t-il, qu'elle ne peut l'être qu'elle ne peut l'être en France.

En tout cas, moi je c'est comme ça que je vois les choses. Quant à la crise migratoire, les États-Unis ont connu des crises migratoires, l'Europe connaît une crise migratoire. Est-ce que la crise migratoire européenne va arriver à la fin de la civilisation européenne ?

Je pense que Donald Trump aimerait pouvoir le dire, mais on on verra. Mais où est-ce que l'Europe est encore forte ? Édouard Philippe, on Excel.

Je vous parle pas d'énormes et des taxes, he mais c'est c'est pas parce que l'Europe est trop faible que Donald Trump a raison. Bien sûr que l'Europe est trop faible par rapport à Donald Trump. Bien sûr que pendant trop longtemps, les Européens se sont dit jamais au fond nous fâcherons avec les États-Unis.

Bien sûr que pendant très longtemps, la sécurité des pays de l'Est de l'Europe, elle a été garantie par les États-Unis. Bien sûr, d'ailleurs qu'une partie de notre sécurité a été garantie par les États-Unis. Bien sûr que depuis très longtemps, la France dit à ses amis euh et partenaires européens, "On ne peut pas reposer exclusivement sur la défense américaine et nous devrions mieux nous organiser, mieux défendre nos intérêts, mieux nous coordonner et que ça n'avance pas probablement parce qu'un certain nombre de pays n'ont pas envie de se fâcher ou de se distendre distendre leur lien avec les États-Unis.

Mais j'espère mais j'espère mais j'espère que ce que dit et ce que fait Donald Trump conduira l'ensemble des pays européens à constater que l'alliance avec les États-Unis est désormais dans une situation de fragilité telle que nous avons intérêt à compter d'abord sur nous-mêmes. Sincè verz encore comme un allié Donald Trump dans cette c'est un allié peu sûr, je veux dire. Ça veut dire quoi ?

Bah, c'est-à-dire qu'il a par exemple lâché l'Ukraine parce que vous dites ça au qu d'orse, ils comprennent pas hein, un allié peu sûr. Ah si, je crois qu'ils comprennent très bien. Non.

Ouais. Bah, c'est une façon peut-être un peu diplomatique de dire que on peut pas faire confiance à son allié. Vous croyez que les Ukrainiens pouvent faire confiance aux États-Unis ?

Donc, on appelle encore ça un allié. C'est pas un ennemi. On a encore des choses en commun.

On a encore peut-être sur certains domaines, c'est la réalité internationale. Vous voyez bien que commercialement, on peut-être adversaire. Vous voyez bien que sur la question de la régulation du numérique ou sur la place du numérique, on peut être adversaire.

Mais la vie internationale, vous la connaissez, elle est compliqué. On peut être adversaire ou en tout cas compétiteur sur certains sujets et alliés sur d'autres. On va pas euh couper le lien historique et ancien entre l'Europe et les États-Unis complètement.

Mais imaginez que l'Amérique au-delà de Trump n'a pas changé. Ne pas voir que elle n'envisage plus sa relation avec l'Europe sur le mode de ce qui a prévalu depuis 1945. C'est se voiler la face, c'est être dans le déni tirer les conséquences.

Si vous êtes président en 2027, Donald Trump est encore à la Maison Blanche jusqu'en 2029, c'est votre première rencontre bilatérale. Ah non, c'est qui alors ? Ça sera probablement le chancelier allemand.

Pourquoi ? parce que c'est la tradition euh d'abord, c'est pas la seule raison parce que je pense que euh depuis bien longtemps, je suis inquiet du tour que prennent les relations entre la France et l'Allemagne. Je suis convaincu.

Euh il se trouve que j'habitais en Allemagne et que je alors je pas je prétends pas du tout à l'expertise sur l'Allemagne. D'abord, c'était il y a longtemps et ensuite je suis pas un expert mais j'aime bien l'Allemagne. J'aime l'Allemagne.

C'est un pays que j'aime bien. Et je suis convaincu depuis longtemps et et encore très très sincèrement que si nous n'arrivons pas à nous entendre avec les Allemands, si nous n'arrivons pas à nous organiser avec les Allemands, alors le moteur européen cale et qu'on ne peut pas avancer. Donc je pense qu'il est essentiel que la France entretienne avec l'Allemagne une relation de confiance mais pas simplement avec des déclarations d'amitié ou avec des projets un peu potemkin si j'ose dire qui permettent de dire regardez la relation continue à bien fonctionner.

Moi ce que je vois depuis longtemps c'est le début d'une divergence entre la France et l'Allemagne et j'ai beaucoup espéré que l'élection du chancelier Mertz permettrait de nous rapprocher parce que chez Mertz il y a quelque chose de la vieille CDU de à la fois l'alliance atlantique mais en même temps une forme de de d'affection et de et de on est plus près d'Adnoer que de l'été Angela Merkel vous voyez enfin pardon pour ces comparaisons mais c'est quand même un peu ça. Je je suis pas sûr qu'on est ça. regarder les difficultés sur le scaf sur sur l'avion de combat les 35 les achètent.

Exactement. Donc je crois vraiment que l'intérêt de la France d'abord je crois que l'intérêt de la France vis-à-vis de tous ses partenaires, y compris de ses alliés les plus fidèles, c'est d'être plus forte sur le je crois très sincèrement et donc mon premier déplacement serait ce serait l'Allemagne. Sur l'OTAN Édouard Philippe, vous avez dit si l'OTAN doit survivre, il faut qu'elle repose sur une relation équilibrée entre les États-Unis d'un côté et l'Europe de l'autre.

J'ai changé avec un général de l'OTAN tout à l'heure qui m'a dit "On est presque sûr que les États-Unis vont finir par claquer la porte. On fait quoi dans ces moments-là ?" Bah, raison de plus pour être bien organisé entre nous si vous voulez.

Aussi longtemps que l'OTAN existe, il y a les États-Unis d'un côté, ce serait bien qu'il y a un pilier européen. Si un jour les États-Unis devaient partir, je ne le souhaite pas. Enfin, s'ils devaient partir, il sur le commandement allemand, pas français. les Américains, je je je dis juste que si un jour les si les Américains décidaient de partir, je pense que nous aurions intérêt à avoir une alliance militaire européenne relativement efficace et relativement autonome parce que nous vivons dans un monde dangereux.

L'est dangereux, le sud est incertain. Je pense que nous ferions mieux d'être bien coordonnés. C'est 970 milliards à combler sans les Américains, l'OTAN.

Et alors, qu'est-ce que vous en déduisez ? Vous les trouvez où ? Mais je vous dis pas qu'on va remplacer les Américains, je vous dis que si les Américains partent, on a intérêt à être unis.

Je pense que euh la France a une capacité de défense, mais que la France toute seule ne sera pas capable de préserver ses intérêts partout. Et je pense que nous avons donc intérêt, nous collectivement européens parce que nous sommes un continent euh qui est fondé sur une civilisation commune justement de nous défendre face à des menaces. Je je je pense que vous partagez cette idée que nous vivons dans un monde de menaces.

Laquelle principalement pour vous ? Ben, il y en a partout. Vous avez à l'est euh une Russie qui veut retrouver la place euh et les frontières dont elle rêve et dont elle estime que la réorganisation qui a suivi la chute du mur de Berlin la privée.

Vous avez la principale ? Non, je j'étais je commençais une une énumération. La Russie qui don je ne crois pas que son objectif c'est de prendre le pouvoir à Paris mais qui est objectivement dans une situation de très grande tension avec nous qui fait peser une menace sur des alliés qui sont des alliés de la France. la la Lituanie, l'Estonie, la Lonie, les Pays-Bas, la Pologne qui est extrêmement inquiète du Tour qui est en train de prendre les choses en Ukraine.

Donc il y a quand même un sujet avec la Russie, la Turquie, une puissance qui a été une puissance mondiale et qui elle aussi d'une certaine façon estime que le le traités qui ont suivi la Première Guerre mondiale l'ont privé de son espace naturel et qui aspire à C'est la première fois que j'entends ça que la Turquie est une menace. Je je je dis que la Turquie aspire à redevenir une puissance et une puissance à une volonté de puissance qu'elle affirme. Ça n'est pas la première fois que vous entendez que la Turquie aspire à une volonté de puissance sur la région sur la Méditerranée orientale et que cette nation qui est désormais plus peuplée que le plus grand état de l'Europe aspire à être un des acteurs décisifs et elle l'est d'ailleurs à bien des égards au point de vue économique, au point de vue militaire et au point de vue régional.

Elle veut être une très grande puissance régionale. Très bien. On a au sud des États sur la ligne méditerranéenne dont certains sont faillis et dont d'autres ne sont pas véritablement amicaux.

Et on a en 2è ligne des États qui sont faillis et dans lesquels personne ne sait ce qui peut advenir. Et vous n'allez pas mettre toutes ces menacces sur le même plan. Édard Philippe, il y en a bien une que vous allez mettre en avant si vous êtes président.

Ben, je considère que la menace aujourd'hui est tellement multiforme que nous avons intérêt collectivement en Europe à nous préparer contre des menaces qui peuvent venir à l'est, qui peuvent venir au sud-est, qui peuvent venir au sud ou qui peuvent aller frapper nos intérêts très loin car nous avons des intérêts partout dans le monde et nous devons être en mesure de les défendre. Je pense donc que nous avons intérêt, nous France, à être militairement fort et mais une loi de programmation militaire et à nous intégrer et à nous intégrer dans un ensemble européen principale et à nous intégrer dans un ensemble européen qui aura vocation à défendre l'Europe. Oui, je je crois très sincèrement ça.

Donc, vous mettez tout sur le même plan. Non, je mets pas tout sur le même plan mais vous voyez bien que on peut mettre sur un plan essentiel la préservation de notre autonomie stratégique avec l'arme nucléaire, mais qu'on a également besoin d'avoir de la masse pour faire face à des menaces. dont personne ne sait quelle sera la plus grande demain, ni vous ni moi, mais auxquelles nous devons nous préparer et nous nous préparerons bien, me semble-t-il, que si l'ensemble du continent européen est coordonné h euh imbriqué à certains égards et et en mesure de mener des opérations conjointes.

Aujourd'hui, sans les États-Unis, c'est quasiment impossible. Ça n'est pas complètement impossible. Il y a eu participation d'un certain nombre de forces européennes lorsque nous étions au Mali, mais c'est très difficile.

Je pense que nous devons nous doter de ces capacités. Je pense même que c'est assez urgent. C'est ce que c'est ce que je pousse.

Vous reparlez à Vladimir Poutine. Je pense qu'il faut rien s'interdire. Euh et euh euh et de toute façon, un jour il faudra parler à la Russie.

La Russie elle va pas changer d'adresse. L'Europe non plus. Bon, on est à côté.

Va peut-être pas changer de président non plus. Ah si, un jour, je vous assure. Dans très très longtemps.

Cert peut-être, je ne sais pas, mais un jour. Et en tout cas, la Russie est là. Elle est là avec ses forces.

Elle est là avec sa richesse, elle est là avec ses faiblesses, elle est là avec ses ambitions, elle est là. Bon, nous n'avons aucune envie de mener un conflit contre la Russie. Aucun.

Et d'ailleurs, la Russie n'a pas nécessairement envie de mener un conflit contre nous, mais nous avons des intérêts qui peuvent être frottés très fort et nos alliés ont des intérêts qui peuvent être frottés très fort avec la Russie. Peut-être qu'un jour, il faudra reparler avec Poutine. Vous savez, il y a encore un ambassadeur de France à Moscou. les les liens diplomatiques, ils ne sont pas cloitrés dans son ambassade.

Les liens diplomatiques, Oui. Et qui a été en poste longtemps euh à New York et qui connaît très bien les les acteurs russes et qui peut donc, me semble-t-il, en parler avec eux. Il y a des ambassadeurs russes à New York, à l'ONU et un ambassadeur français.

Les canaux de conversation ne sont pas coupés. Peut-être qu'un jour le président français devra reprendre la parole et devra parler au président russe sans doute, mais il faudra choisir son moment et ce serait mieux d'aborder la conversation dans une situation euh de force plutôt que dans une situation de faiblesse. Et encore une fois, je considère que l'Europe tarde à se placer dans une situation de rapport de force favorable à l'égard de la Russie et je n'aime pas ça parce que je pense que c'est inquiétant.

J'aimerais vous poser une question. Vous qui avez été officier d'artillerie, vous avez service militaire en 1994. On a vu votre sabre d'offici dans votre bureau montré par Darius.

Dans le contexte géopolitique actuel, vous Édouard Philippe en tant que parent, est-ce que vous vous êtes fait à l'idée d'accepter de perdre vos enfants ? Vous faites une référence au au propos très très discutés et peut-être très contesté du chef d'étatmajor des armées. Euh vous connaissez euh bien les affaires militaires.

Vous savez donc que depuis le début des années 2000, il y a doit y avoir 230 militaires français qui sont morts en opération extérieure. Sont les enfants de qui ? C'est pas nos enfants, on les a oublié. sont nos enfants.

Donc que le chef d'étatmajor dise dans les armées françaises lorsqu'elles sont engagées pour défendre les intérêts de la France, on perd nos enfants. C'est vrai. Expliquez-moi de qui sont les enfants des militaires.

Militaires français qui sont morts en opération pour servir leur pays. Ils sont morts. Ce sont nos enfants.

La mort dans la guerre, comme disait Goya, c'est une hypothèse de travail. Les armées font les guerres mais c'est les nations qui les gagnent. Les armées font les batailles, c'est les nations qui font les guerres.

Donc moi je suis pas du tout va en guerre. La guerre c'est affreux, c'est horrible, c'est terrifiant. Ça tue des civils et ça tue des militaires.

Et on a la chance extraordinaire en France d'avoir vécu sur le territoire national en paix depuis 1945 sur le territoire métropolitain. Très bien, tant mieux. Merveilleux.

Il y a pas eu une période aussi longue dans l'histoire de France où on a été aussi épargné par la guerre sur le territoire métropolitain. Merveilleux. Bon, mais la guerre ça existe.

La guerre elle se rapproche. La guerre elle est possible. Je dis pas qu'elle est souhaitable, elle est possible.

Expliquer que la nation ne doit pas considérer qu'il y aurait des morts. Expliquer que vraiment c'est c'est qu'on a pas saisi la nature de ce que c'est que la guerre. Et c'est inquiétant.

Et encore une fois, je je la polémique, je me suis dit je me suis dit vous savez quand j'étais premier ministre, je me souviens très bien parce que c'était des moment extrêmement dur pour les familles mais aussi pour ceux qui étaient présents. Je me souviens d'avoir rencontré des familles qui venaient de perdre leurs enfants dans des opérations au Mali. Je je me dis que ces familles-là, en entendant les gens qui disaient "Menfin, c'est scandaleux, on n pas du tout envie de perdre nos enfants à la guerre".

H ça devait être dur pour eux hein. Ça devait être dur pour eux. Mercior Philippe.

Nous vous donnons rendez-vous dans la suite de l'émission. Beaucoup d'autres questions qui vous sont adressées par les Françaises et les Françaises sur l'insécurité, sur l'immigration. Vous pouvez toujours avec le code qui est là sur euh le code sur votre écran poser vos questions et vous débatterez aussi avec euh Jean-Michel à Patti et il y aura un très intéressant nuage de tag les mots qui sont attribués à Édouard Philippe par les Françaises et les Français.

À tout de suite. Merci d'être avec nous. la suite de cette émission spéciale Objectif 2027 avec vous Édouard Philippe beaucoup de surprises.

On verra un sondage qui vous est consacré, sondage inédit commandé par LCI, vous débatterez avec Jean-Michel Apati. Et surtout maintenant l'émission est rythmée très largement par les questions des françaises et des Français. Euh d'ailleurs, elles sont toujours bienvenues avec le QR code qui s'affiche au bas de votre écran.

On va commencer par le narcotrafic. On va parler de l'immigration, de la sécurité, beaucoup d'autres sujets évidemment du pouvoir d'achat des Français qui concerne le vos électeurs potentiel. D'abord Cyril Bernard, il parle du narcotrafic, il est directement touché et vous êtes interpellé par lui.

Bonjour, je m'appelle Cyril, j'habite le quartier Saint-Paul à Bordeaux dans le centre de Bordeaux. Euh je vis avec ma famille depuis 2012 et s'est implanté également en 2012 un centre d'accueil et d'accompagnement qui s'adresse aux marginaux toxicoman. Ils viennent y chercher des pipacrac et des seringues afinamment de ne pas propager des virus tels que le sida et les hépatites.

En revanche, les conséquences euh pour les riverins, pour les commerçants sont monstrueuses. Euh nous assistons à des scènes ouvertes de consommation, nous assistons à du deal. Bonjour monsieur le premier ministre.

L'implantation dérégulée de ces centres d'accueil et d'accompagnement pour Toxicoman en cœur de ville française crée des nuisances monstrueuse. Comment comptez-vous modifier la politique médico-sociale afin que ces nuisances ne puissent plus perdurer ? C'est une c'est une bonne question Cyril.

Je je je dois dire que au moins aussi bonne qu' la façon dont il aborde le sujet, c'està-dire en ne remettant pas en cause la nécessité de faire attention à la propagation des virus, des hépatites et en soulignant que ça n'est pas illégitime mais en disant que les inconvénients associés au au choix du lieu et à la façon dont ça fonctionne sont insupportables pour lui, je me retrouve assez volontiers dans la question. C'est-à-dire que on ne peut pas dire que ces centres soient par nature des mauvaises idées. C'est pas vrai.

On a besoin vis-à-vis de gens qui sont malades. Moi, je considère que quand on est très addict, on est malade. On ne peut pas dire "On va vous laisser devenir encore plus malade." Il y a il y a un impératif de santé publique.

En revanche, ce qui est absolument évident, c'est que quand ces centres s'installent quelque part, ça a été vrai, je crois, dans le 19e arrondissement de Paris, je je crois que c'est dans le 19e arrondissement de Paris. C'est vrai sans doute à Bordeaux, les nuisances sont absolument considérables pour audelà de ça, on voit des quartiers tenus par l'inerco. Ça prend une dimension mafieuse.

Attendez, j'y j'y viens. Mais c'est c'est pas la question pour Cyril et vous avez raison et c'est un énorme sujet mais c'est pas exactement la question pour posil. Cyril, il dit "Les inconvénients de la consommation à ciel ouvert, si j'ose dire, liés à la présence de ces centres sont insupportables pour les rivins." Mais il a raison.

Il a raison. Est-ce que c'est possible de les placer ailleurs ? Alors, vous allez me dire "Bah, si on les met à un endroit où il y a personne, mais est-ce qu'on peut quand même considérer que les nuisances qu'il posent sont d'une nature qui n'est pas simplement la nuisance liée au bruit ?" Je veux dire, vous avez des sujets de santé publique, vous avez des enfants qui vivent à côté, vous avez des adultes qui, vous avez personnes âgées, ça colle pas.

Bon, donc je pense que beaucoup plus de discernement sur la façon dont on organise et on pose ces centres quelque part me paraît indispensable. Derrière vous avez deux sujets. Vous avez le sujet santé publique, euh développement des usages et puis vous avez un sujet de sécurité qui est absolument évident.

Et je et je voudrais que on parle aujourd'hui beaucoup plus et c'est heureux des narcotrafic mesurer l'étendue, l'intensité que ce sujet est en train de prendre. sur l'ensemble du territoire national. Justement, je je vous donne interroger sur les mots, je me permets parce qu'il y a des mots très forts qui raisonnent des des mois maintenant que ça dure.

Narcoétat, mexicanisation du pays, la France a l'air des mafias. Est-ce que ce sont des mots que vous reprenez ? Je le phénomène qu'il décrivve est vrai.

Le phénomène qu'il décrivent est vrai. C'est-à-dire que je pense que dans les 15 dernières années, notre pays a considéré que une des plus grandes menaces intérieures à laquelle il devait faire face. Bien sûr, bien sûr.

C'était le terrorisme. Et parce qu'il considérait à bon droit, après des attaques terribles, que il devait s'armer contre le terrorisme, il a augmenté ses moyens humains, juridiques, administratif et il a créé une organisation qui permet de lutter h efficacement je ne dis pas que il y a pas de mais efficacement contre le terrorisme avec des moyens d'exception. Est-ce que là il faut des moyens d'exception contre les narcos ? convaincu que nous devons considérer ces trafics comme une menace de la même nature.

Pourquoi ? Parce que derrière ces trafics, derrière l'explosion des consommations, il y a des réseaux, des organisations criminelles extrêmement bien structurées et totalement déterminé pas simplement à augmenter leurs profits, à gagner des sommes folles, elles le font, mais à prendre le pouvoir sur des territoires et parfois même à se substituer à l'État. Je considère donc que nous sommes confrontés à une menace qui est directement dirigée contre la population française et contre l'État et il faut la prendre très au sérieux.

Très au sérieux. Pour vous qui qui justement maire d'une ville portuaire, grand port du Havre, la plupart des ports européens ont été gangrainés, contaminés, corrompus en partie par les narco-organisations. Est-ce que vous l'avez constaté au Habre et quelle mesure vous avez prise si c'est le cas ? la les produits stupéfiants, c'est la c'est le parasite, c'est la c'est la face sombre de la mondialisation et des échanges internationaux.

C'est produit loin en Afrique du Nord parfois s'agissant du haschich, en Amérique du Sud s'agissant de la cocaïne ailleurs s'agissant d'autres drogues de synthèse et ça utilise les routes mondiales du commerce. C'est ça. Ça arrive par les aéroports et par les ports.

Et on parle de corruption. Donc tous les grands ports, tous les grands ports européens, même le Havre envers Rotterdam qui sont les deux plus grands ports européens et de très loin le Havre, Marseille tous les Hambourg, tous les grands ports sont confrontés à une explosion du trafic. Tous les ports s'organisent pour lutter et j'ai vu au Havre l'État prendre très au sérieux ce sujet, créer des nouvelles organisations, essayer d'amener des nouveaux matériels, prendre au sérieux le sujet.

Je me souviens qu'un des premiers déplacements organisés par Bruno Rotaillot lorsqu'il était le ministre de l'intérieur, c'était justement au Havre sur la question du narcotrafic parce que je crois qu'il avait saisi l'importance de ce sujet. Au Havre, on a eu des histoires bien sûr de menace, bien sûr de corruption. Je je dis bien sûr, non pas en me disant c'est normal, c'est évidemment extrêmement préoccupant, mais bien sûr que lorsque vous avez quelqu'un qui travaille sur le port, qui soit docker ou agent portuaire ou transporteur routier ou même chargé de la sécurité euh et qui voit quelqu'un venir chez lui en disant "On sais où ta fille va à l'école et tu vas prendre 100000 € si tu déplaces par on déplace le le container à tel endroit ?

Vous imaginez la pression sur sur ces femmes et sur ces hommes. Je vais même vous dire quelque chose. Le seul sujet depuis que je suis à vrai, depuis que je suis tout petit, le seul sujet sur lequel j'ai vu les dockers du Havre avoir vraiment peur, c'est cette question du narcotrafic.

Bon et c'est vrai partout en Europe. Donc évidemment, il faut avoir une action dans les ports parce que c'est les portes d'entrée. Donc il faut les fermer.

Mais pardon monsieur le j'aimerais vraiment vous entendre sur les les narcotraafiquants aux États-Unis, ils vont à l'extrême de votre logique. Ils disent de la même façon qu'il y a des moyens d'exception contre les terroristes. Alors eux, ils vont très très loin.

Trump les bombarde et les tue dans leurs embarcations. D'ailleurs, sans toujours peut-être vérifier s'il est bien bien sûr, mais enfin il le fait. Et beaucoup d'Américains trouvent que c'est courageux et que c'est bien.

On le fera sans doute pas en Europe, c'est pas les murs. Mais attendez, attendez, attendez, qu'est-ce qu'on peut faire ? D'abord, d'abord détrompez-vous. le le Premier ministre peut dans l'exercice de ses compétences autoriser euh la les militaires à se servir de la force et à faire des tirs d'interception sur des embarcations lorsque elles sont euh euh transporteuses de produits stupéfiants.

Vous l'auriez fait mais je l'ai fait entre 2017 et 2020. Il y a eu un certain nombre de décisions d'usage de la force qui ont été prises. Est-ce que ça doit être plus systématique y compris au risque de les tuer ?

Je je je pense qu'il faut être extrêmement fort et qu'il faut autoriser les opérations quand elles sont nécessaires. Donc, j'ai pas de problème là-dessus. Je je voudrais dire que la question que vous posez de enfin moi, je considère que si on prend ce sujet à l'importance la même importance que la lutte contre le terrorisme, il faut que on s'organise et qu'on se donne les moyens de le faire.

La loi narcotrafic a apporté beaucoup. Euh je trouve que la façon dont Gérald Armanin dans ses compétences de garde des sauts euh a essayé de transformer le dispositif s'agissant des détenus avec les quartiers haut de sécurité est très bienvenu. Mais on a encore beaucoup à faire.

On doit, me semble-t-il, envisager, je dis pas que ça soit système, d'abord on doit augmenter les moyens humains magistrat parce que c'est essentiellement une lutte judiciaire. C'est une une différence entre le le la lutte contre le terrorisme et la lutte contre le narcotrafic, c'est que la lutte contre les terroristes, elle est souvent avant la commission d'infraction et donc les moyens administratifs, les moyens de renseignement sont très forts. En matière de trafic, c'est plus judiciaire.

Bon, mais néanmoins, il faut qu'il y ait plus de moyens affectés. Je pense qu'il faut se poser la question de l'utilisation du renseignement de façon beaucoup plus systématique dans la lutte contre les narcotrafic. Aujourd'hui, c'est quelque chose qui se fait très peu.

Euh, il y a du renseignement, mais il est pas organisé à grande échelle, me semble-t-il, pour pouvoir déjouer les les filières. Je pense qu'on pourrait se poser la question, et moi je suis assez prêt à à avancer sur le sujet, d'un état d'urgence narco qui serait évidemment très limité dans le temps et très limité dans l'espace, mais qui permettrait lorsque on voit qu'il y a une une forme, une zone qui est très très affectée de pouvoir mettre des moyens d'urgence par région autour de Marseille par exemple. Quand vo ce qui s'est passé à Marseille, vous maîtriez l'état d'urgence à Marseille.

Je pense qu'on doit se poser la question, comme on l'a fait sur la lutte contre le terrorisme d'une utilisation extrêmement forte des moyens concertés de la justice de l'administration avec des instruments qui sont certes contrôlés mais qui sont dérogatoires du droit commun des couvre-feu par exemple. Je suis pas sûr que le couvre-feu soit soit la mesure la plus je pense que le la perquisition parce que quand les français en tant d'état d'urgence, on a connu ce genre de disposition par le passé, on a comprendre de quoi il pens que les perquisitions et notamment les perquisitions administratives, je pense que la confiscation doit aller beaucoup plus vite et être parce que ça pour le coup les organisations criminelles en souffrent. Euh les confiscations doit être, je pense que on peut on peut sans doute regarder ce qui s'est fait ailleurs.

Moi vous savez, je pense que quand on est confronté à un problème, c'est bien de regarder comment est-ce qu'on le règle ailleurs ou comment est-ce que ailleurs on l'a envisagé. Les Allemands ont mis plus de moyens que nous encore dans leur port. On doit développer les moyens de contrôle dans les ports.

Les Italiens ont créé des des incriminations où la simple association a une entreprise euh criminelle de type mafieux euh est euh est passible de sanctions extrêmement lourdes. La simple association euh je pense que peut-être faudra-t-il en aller jusque là et et mais en tout cas je suis je suis absolument certain que l'explosion de la consommation on aura besoin aussi d'agir sur les consommateurs. Il faut les punir davantage.

Euh il y a un chiffre, il y a un chiffre qui qui m'a frappé parce que pour la première fois en 2025, il y aura eu plus de verbalisation et d'amendes et de sanctions prises pour des conducteurs sous l'emprise de produits stupéfiants que pour des conducteurs sous l'emprise de l'alcool. C'est-à-dire que la consommation explose et elle explose pas simplement comme parfois on le croit dans tel ou dans tel ou tel milieu. Elle est générale.

Dans les petites villes françaises, dans des villages, on trouve des endroits où il y a du stockage, des endroits où il y a de la distribution. C'est c'est je sais pas s'il faut parler de tsunami. En tout cas, ce qui est certain, on peut s'en doute ce qui est certain, c'est que nous sommes confrontés à une une un problème de santé publique et de sécurité publique qui est absolument fondamental.

Et encore, nous ne constatons pas sur le territoire national, je crois, d'après mes informations, une un développement trop rapide d'un certain nombre de produits de synthèse qui existent aux États-Unis et qui font des ravages terrifiants sur les populations entières avec le Fanilin. On va avancer monsieur ministre parce que vraiment je de la suite de l'émission, c'est les questions des Françaises et les Français parfois de répondre un peu plus rapidement si je peux me permettre, on les enchaîne. Ce sujet, c'est un sujet qui pour notre sécurité de demain va être absolument Parlons de la sécurité en général.

Témoignage très poignant. Nathalie Lessinana, son son fils, son propre fils a été agressé à l'arme blanche. Ça pose la question de beaucoup de crimes à l'arme blanche qui ne sont pas toujours punis comme il le devrait.

Écoutez-la. Alors, bonjour. Je m'appelle Nathalie.

Euh il y a un an et demi de ça, mon fils a été raquété avec arme blanche euh par un ami à lui. Euh je l'ai su, ça ça a duré pendant 6 mois en fait quand je l'ai appris. C'est l'école qui m'a appelé.

Euh de suite à ça, j'ai décidé de déposer plainte au commissariat. Euh je me suis aperçu en fait qu'on était vraiment pas soutenu. Mon fils s'est senti un petit peu abandonné.

Donc, j'ai décidé bah de poursuivre mon chemin et d'aller plus loin. Euh aujourd'hui, la personne a été condamnée, mais mon fils est resté quand même enfermé pendant 1 an sans sortir de sa chambre parce qu'il avait peur. Et moi, j'avais peur aussi des représailles euh puisqu'en fait ce garçon bah avait libre cours de se balader et il habitait pas loin de chez nous.

Donc voilà, donc j'ai mené un combat pendant un an un an et demi. Je me suis sentie assez seule euh ce que je trouve un petit peu déplorable. Monsieur Édouard Philippe, que comptez-vous faire contre la progression de la délinquence dans les grandes et petites villes ?

Des enfants sont raquetés, sont harcelés, n'osent pas en parler aux parents. Les parents quand ils sont au courant n'osent pas déposer plainte de peur de représaille. Que comptez-vous faire à ce sujet ?

D'abord Nathalie, elle a eu du courage et du cran de parler de parler ce soir, mais d'agir euh et et et chapeau. Euh il y a deux choses dans ce que dit Nathalie. Il y en a trois à mon avis.

Il y a d'abord la détection parce qu'il y a un cas de raquette et la détection ça passe par la parole. Le pire pour les enfants qui soient victimes de harcèlement ou de raquettes, y compris violent hein, c'est de ne rien dire. Or, c'est très difficile d'oser parler.

C'est très difficile de on le sait bien pour les enfants. Alors, il y a beaucoup de choses qui qui se disent et qui se font aujourd'hui. Il y a des gens qui en ont fait un combat, il est parfaitement légitime.

Euh mais il y a il y a une une information très forte et une communication très forte à avoir avec ses enfants. Il y a un deuxième sujet, c'est la capacité à agir, la capacité d'action, la capacité à porter plainte, la capacité à être entouré. Euh et puis il y a la il y a la répression.

Et là, il faut bien reconnaître que une des caractéristiques de notre système judiciaire, je crois, c'est que il condamne tard et et et beaucoup. C'est-à-dire qu'en réalité, les premières infractions comme celle-ci où il y a pas de blessure, il y a une violence extrêmement forte avec une menace qu'il faut prendre très au sérieux, elles font l'objet de condamnation qui ne sont pas perçus. à la fois par ceux qui les subissent et par ceux qui ont constaté l'infraction à la hauteur de ce que ça déclenche.

Pourquoi ? Parce qu'on dit c'est un jeune, il peut pas aller en prison parce que je peux comprendre. C'est un jeune, c'est la première fois, on va pas l'envoyer en prison. la première fois, de toute façon les prisons sont pleines.

Ce sont les écoles du vis, on va pas les envoyer. Et donc on ne condamne pas, on n'envoie pas un message de grande rigueur très tôt et on attend. Et peut-être que le jeune homme qui est qui est à l'origine de ses faits, peut-être qu'un jour deuxème fois, une troisième fois, enfin une 4ème fois, il va être condamné et là il sera condamné et probablement assez lourdement.

Moi, je pense qu'il faut qu'on change de logique. Au lieu de condamner tard h et pour des peines assez longues, on devrait condamner tôt et pour des peines assez courte, mais tôt, vite, avec une réponse pénale et une réponse forte, immédiatement visible. Parce que quand on ne fait pas ça, on ruine la confiance dans la justice.

Et ce qui me frappe. Et moi, je vous savez, j'ai commencé ma vie, j'étais magistrat, enfin juge, j'ai été avocat. Je je suis pas là pour dire du mal de la justice, mais dans une démocratie, quand on a le sentiment que la justice n'est pas capable de régler les problèmes, ça sape la confiance.

Totale. Monsieur BR, regardez autre question. Euh là, on entre dans le thème de l'immigration légale et illégale, y compris illégal.

Très intéressante question. Calî, il laisse son papier, il le dit, il travaille pour une entreprise de fruits et légumes et lui aussi il vous interpelle. Il n'est toujours pas régularisé.

Bien sûr, la France a vraiment besoin de nous. La France a besoin de nous. par rapport à notre boulot que nous faisons ici et pour te rêver très tôt le matin pour aller au travail à partir de 6h du matin.

C'est pas tout le monde qui peut accepter de cette boulot et alors que les patrons même ils ont vraiment besoin de nous mais vont n'osera pas dire à la télé sinon ils savent que d'utement si sans les immigrés ici et sans les sans papiers même il y a beaucoup de travail ici là qui ne peut pas se effectuer. Je me nomme K Ibrah Kalir. J'ai nationalité guinéenne.

Je viens d'être régularisé au bout d'une année. Je travaille toujours en France mais à cause des renouvellements, notre papi a été rompu au niveau de la préfecture. On n' pas de boulot pour le moment.

Alors que la France a besoin de nous pour notre travail. J'aimerais vous entendre Édouard Philippe sur l'hypocrisie. Il y a dans notre société visiblement une hypocrisie. tant de gens qui sont clandestins, illégaux, mais qui ont un emploi, qui ont parfois de l'aide médicale d'État.

Donc en réalité, on les on les emploie et d'ailleurs parfois on les exploite. Certains patrons les exploitent et on sent bien que il y a une solution plutôt erenne qui est de dire on arrête ça, solution qui est à l'autre extrême de dire on régularise en masse. Comment sortir de l'hypocrisie ?

Il faut en sortir. Et moi, je dis très clairement que notre pays a le droit et je dirais même le devoir de choisir qui s'installe sur son territoire. Ceux qui n'ont aucune envie de respecter les valeurs de la France ou le droit français, ils n'ont rien à faire sur le territoire, rien du tout.

Et on doit pouvoir les renvoyer et c'est parfois difficile, mais il faut pouvoir le faire et donc il faut être puissant et il faut créer un rapport de force avec les États qui veulent pas les reprendre. Mais on aura besoin compte tenu de notre démographie, on aura besoin de continuer à accueillir des gens qui bossent. Est-ce que ça passera pardon par un délit de séjour irrégulier ?

Certains le proposent notamment Bruno Rotaou mais il n'est pas le seul estimant que un état a le droit de contrôler qui est sur son territoire et être de façon illégale sur un territoire. C'est pas simplement un petit problème administratif illégal. Je comprends parfaitement la proposition.

Je je ne suis pas loin d'y adhérer. À une petite réserve prêt, vous vous ne m'en voudrez pas, c'est que je ne vois pas très bien ce qui se passe derrière. C'est très bien de dire qu'on va créer un un délit de séjour irrégulier.

D'accord. Et ensuite h c'est d'accord mais ensuite si le séjour il est irrégulier parce que de toute façon on peut pas renvoyer la personne, qu'est-ce qu'on fait ? On laisse 15 ans en prison. n'existe pas ça.

Bon, donc je veux bien mais comme souvent imaginez que la solution elle passe simplement par un article de loi, ça peut être plus compliqué que ça. Mais je pense qu'il faut dire enfin en tout cas moi je le dis parce que je le crois que on aura besoin de continuer à accueillir en France des gens compte tenu de notre démographie d'ailleurs, des gens qui bossent et qui bossent dur. et et et est-ce que je peux vous donner un exemple, enfin pardon, je veux pas être trop long, mais je peux vous donner un exemple parce que comme vous l'avez vu sur la carte tout à l'heure, je parcours le pays.

Il y a pas très longtemps, j'étais dans Lyon. Lyon, c'est 300000 habitants environ. Dans Lyon, il y a environ 30000 chômeurs.

C'est plus que 10 % de la population active et 8500 personnes qui sont au RSA. Très bien. J'ai on m'a donné ces chiffres.

J'étais à Veselée, colline éternelle, magnifique et depuis une cinquantaine d'années à Veselé, on redéveloppe le vin, la vigne. Bon, j'adore ça, je parle avec des viticulteurs, il y a 170 hectares de vigne désormais à vaisselé. Je dis au viticulteur comment vous faites l'entretien, la taille de la vigne et les vendanges ? et me disent c'est très simple, il y a 30000 personnes qui sont au chômage, il y a 8500 personnes qui sont au RSA et à chaque fois que nous demandons à France travaille aux différents organismes si nous pouvons trouver des gens pour tailler la vigne pour venir faire les vendanges, on nous dit il y a pas le profil et donc nous en et donc nous engageons des travailleurs qui viennent du Maroc qui reviennent d'ailleurs chaque année h que nous sommes obligés évidemment de de bien loger à la fois par d'essence et aussi probablement intérêt parce qu'on a envie qu'il revienne.

Objectivement, on peut dire il y a qu'à mettre les gens qui travaillent pas au travail. C'est sans doute un élément de la solution, mais il faut accepter l'idée que dans nos épades, dans nos champs, dans nos usines, dans nos restaurants, nous aurons besoin compte tenu notre démographie de faire avanç démographie avec une question, c'est que les pour le coup vous le dites, il y a des français qui sont au chômage ou qui ne pas non mais ça ça a aussi à voir avec la démographie. Pourquoi je vous dis ça ?

Parce qu'en Italie, on a perdu de la population active à cause de la démographie. Et donc madame Méloni qui a pas exactement une position libérale sur l'immigration, qu'est-ce qu'elle a fait madame Méloniie ? Comme elle a une population active qui diminue hein et ben elle a régularisé 500000 travailleurs mais avec de l'immigration choisie moins de regroupement familial et cetera.

Vous avez entendu ce que j'ai dit. Nous avons le droit de choisir c'est c'est un droit parfaitement souverain qui reste sur notre territoire. Si on ne croit pas à nos valeurs, si on ne les applique pas, on doit être intraitable.

Et s'il y a des gens qui veulent s'installer en France dont on a besoin et qui travaillent et ben on a intérêt à ce qu'il soit bien intégré et qui puiss effectuer écouter cette autre question. C'est un homme de droite, il dit "Je suis de droite mais comment accueillir une immigration nécessaire ?" Puisqu'il dit il faut aussi évidemment de la migration nécessaire.

Bonjour monsieur le ministre, je suis de droite libérale et je suis intéressé par votre candidature. Néanmoins, j'ai une question qui me tariscote. Comment mieux accueillir une émigration nécessaire ?

Merci de bien vouloir me répondre. C'est c'est une question qui s'inscrit exactement dans la suite de la question précédente. Euh je pense queion est bien faite, vous avez vu l'émission est bien construite, hein.

Non, non, mais je ne mettais pas ça en doute. Euh euh moi je pense que on a un peu oublié en France de parler depuis longtemps d'intégration et je pense que on doit être plus ambitieux sur notre modèle républicain. Je pense qu'à chaque fois qu'on renonce à expliquer ce que c'est que notre modèle républicain, on laisse de la place à d'autres et que donc il faut qu'on explique ce que c'est que le modèle républicain, qu'il faut qu'on explique que vivre en France, ça veut dire plein de choses, plein de choses assez extraordinaires et plein de choses qui impliquent aussi un certain nombre de devoirs.

Et je pense que on a tout intérêt, je pars du du même postulat que que monsieur, on va avoir besoin d'accueillir une population. Il faut que la population qu'on accueille et ben on soit en mesure de l'intégrer. Alors il y en a plein qui voudront peut-être partir, ça arrive, il y en a qui voudront rester.

On doit en faire des bons français si j'ose dire. C'est assez difficile de définir ce que c'est qu'un bon français mais c'est assez sûr que on a intérêt à intégrer, c'est-à-dire à faire très attention au partage de nos valeurs républicaines, à faire très attention au respect de nos usages, au respect de la loi. Parfois quand on dit le cadre, ça doit être l'égalité.

On doit respecter la loi. Euh, on nous regarde avec euh avec des grands airs en nous disant que vous êtes naïfs, mais je pense qu'on doit être extrêmement exigeant vis-à-vis de ça. Ouais, vraiment.

La double P. Deux questions, deux questions très rapides, très concrètes. Ça c'est presque un oui non parce que euh vous vous êtes déjà parfois un peu exprimé là-dessus.

Oui ou non un référendum sur l'immigration si vous êtes président de la République souhaitez enfin pardon, j'ai pas j'ai pas de problème pour qu'on discute de cette question. Vous dire oui ou non à la question posée ? Bah, faudrait voir la question d'abord.

Ah, ça peut être un projet de loi, n'est-ce pas ? Ah bah ça ça ne peut être qu'un projet de loi parce que pour un référendum en France, il faut qu'il y a un projet de loi. Il comprennent des quotas par exemple ou le droit du sol, la question droit du droit du s à l'Assemblée quand j'étais premier ministre expliqué que j'étais favorable à l'introduction de quota et donc vous seriez pour l'idée que les Français votent sur ces sujets ?

Mais j'ai aucun problème à l'idée que les Français s'expriment. D'ailleurs, vous aurez peut-être remarqué que j'ai dit moi-même qu'il fallait queil puisse y avoir des référendums. Donc j'y crois.

Après, il y a quand même une question, c'est est-ce que le référendum entre dans le champ de la repliquante ? C'est très clair. Et puis deuxème question deème question c'est aujourd'hui l'actualité du jour.

Les ministres de l'intérieur de l'Union européenne parlent maintenant de centre d'accueil pour migrants illégaux en dehors de l'Union européenne. Rappelez-vous, madame Mélodie l'avait fait à l'époque où certains avaient dit c'est le fascisme et cetera. Maintenant ce sont les ministres, notamment les Danois qui sont socio-démocrates qui proposent ce genre de choses.

La France est réservée sur le sujet. Est-ce que vous y seriez favorable ? Mais on a on a desjà je suis désolé, je crois qu'il y a un micro qui vient de tomber.

On va tout de suite remettre votre micro du direct comme on disait quand j'étais vous faites trop de box et trop de musculation. Non, c'est pas ça. C'est pas ça.

C'est les micros mais on vous entend toujours. Voilà. Très bien.

Oui ou non des centres en dehors de l'Union européenne. Écoutez, on a déjà indiqué que si on voulait traiter notamment beaucoup mieux les questions de droit d'asile, il fallait qu'on fasse l'instruction des questions d'asile à l'extérieur du pays, à l'extérieur de la zone européenne. Donc ça me sooque pas du tout qu'on s'organise pour traiter les demandes d'entrée sur le territoire ou les demandes d'asile à l'extérieur du territoire européen.

S'il s'agit d'inventer ce qu'on fait les Anglais qu' n'ont d'ailleurs pas fait en disant on va prendre les gens qui arrivent en Angleterre, on va les envoyer au Rwanda, je pense qu'il faut là là on est bon je crois pas que ce soit ce que les ministres européens ont en tête. C'est très clair. Écoutez Romain, il est agriculteur.

Alors ici on a voisine les 500 animaux on élève tout sur l'exploitation. On garde mâle comme femelle. Donc comme tout le monde, on fait polyculture, donc des des céréales, donc du blé, de l'orge, du colza et puis bah voilà, ça va bientôt faire 3 ans que bah nos marges sur les sur les céréales deviennent très basse, voir je pense pour cette année, on va être à leur tourne quoi parce que vu le prix des engrais, le prix de commercialisation des céréales, il y a plus moyen de sortir de revenu.

Bonjour monsieur Edward Philippe Versavel Romain. que je vous interpelle parce que là depuis 3 ans euh les céréaliers ils ne peuvent plus sortir de revenus de leurs exploitations. Les intrans se sont envolés les coûts de les les cérales les cours de céral se sont vraiment effondrées.

Quelle est votre réponse ? C'est une chose pareille. On a l'impression qu'on veut plus d'agriculture française.

Bon alors moi je peux pas répondre sur la enfin je peux pas répondre je je fais pas les prix des céréales et c'est vrai que les prix ont vachement baissé. Je je le sais parce que quand vous êtes avrai euh vous êtes également très lié à Rouan et que Rouan a longtemps été le le plus grand porté réallier d'Europe et je vois dans les trafics et je vois dans les chiffres quand je suis au Havre la diminution assez forte et et la diminution du prix très fort des céréales. Ce qui pour énormément d'agriculteurs de polyagriculture de la zone intermédiaire du du centre et du sud de la France pose des problèmes mais totalement considérables.

Ça, je vois bien. Sur les prix, je peux pas totalement répondre. Mais il y a un truc sur lequel je peux répondre, c'est que notre compétitivité agricole, elle est en train de s'effondrer.

C'est un fait. On va voir probablement en 2025 ou en 2026 pour la première fois un déficit de la balance commerciale agricole. C'est je je le dis parfois votre romain vit dans l'heure euh c'est c'est parfois une une comparé à ce que la sidérurgie a vécu dans les années 70, c'est-à-dire quelques flit un excédent agricol qui était le deuxème mondial considérable.

Donc donc on est en train euh depuis longtemps et évidemment ces choses-là s'accélèrent avec le temps de désarmer totalement notre capacité à la production agricole parce qu'on est moins compétitif, parce qu'on n'a pas tranché le modèle euh économique de l'agriculture française. On vit encore beaucoup sur l'idée de la ferme familiale et on ne veut pas, y compris d'ailleurs parfois les agriculteurs veulent pas changer ce modèle parce que on rajoute à à une production normative européenne déjà importante des normes françaises qui sont quand même, il faut bien le reconnaître, totalement délirantes à à bien des égards. On a donc une perte de compétitivité de l'agriculture française et un désespoir des agriculteurs qui est évident.

Où sont les leviers ? parce qu'on entend votre discours et puis moins de norme. Il faut qu'on arrête de surnormer.

Il faut qu'on arrête de surnormer. Tout le monde le dit et puis rien ne se passe. Mais oui, mais parce que vous savez souvent le le c'est pas simplement le ministère de l'agriculture avec même si parfois le ministère de l'agriculture en fait beaucoup, mais c'est pas simplement le ministère de l'agriculture qui produit de la norme.

C'est souvent souvent le débat qui en demande, souvent des associations qui en demandent souvent. Et alors on dit bah oui mais il faut être plus vertueux parce qu'on on aime bien les premiers de la classe. Bon moyen en quoi, on se crée des obligations qui ne pèsent pas sur nos partenaires européens qui pourtant appliquent les mêmes la même réglementation européenne et on perd de la compétitivité.

Donc je pense que si on se si on on ne se reprend pas en terme de formation compétitivité filière, on va avoir des des lendemains qui déchantent et qui déchantent déjà très fortement. Et il faut voir ce que ça veut dire pour les agriculteurs français. le la à la fois le mélange entre la fierté qu'ils ont quand ils parlent de leur production et une fierté à juste titre et le désespoir dans lequel ils se trouvent parfois parce que on on les laisse pas se développer parce que quand ils demandent la construction d'un hangar parce que leurs activités sont susceptibles de se développer, ils ont la réponse en 18 mois encore quand c'est en 18 mois c'est bien parce que quand ils veulent mettre une ombrière avec des panneaux solaires pour faire de l'autoproduction ça prend un temps infini mais on on revient au choc d'organisation que j'ai évoqué tout à l'heure. dans le monde dans lequel on vit, si on n'est pas agile, on est mort.

Il faut qu'on soit plus agile. Ça veut dire si ça veut dire accepter le mercoso. Non, non, c'est mais ça veut dire d'abord en interne être plus fort.

Je vais vous dire, si on était beaucoup plus fort, on se poserait pas la question du mercure. Et donc du coup, qu'est-ce qu'on fait par rapport à ? On est d'abord plus fort.

On est d'abord plus fort. On est plus agile, on va plus vite. On on arrête de de multiplier des normes qui se qui se viennent se contredire.

Les mecs, ils en peuvent plus. Il passent il passent un temps sur leur déclaration dans tous les sens et je les comprends, ça n'est pas possible. Donc on doit être plus agile et on doit être plus compétitif.

Je vous garantis que le jour où on est plus agile et plus compétitif, la question de savoir si on est capable de tenir la compétition avec le Mercossur, elle sera plus facile. Aujourd'hui, vu l'état déclinant de l'agriculture française, c'est vachement difficile. Donc je comprends qu'il soit très opposé.

Si on était comme il y a 30 ans, d'ailleurs au moment où on a commencé à réfléchir du mercur hyper dominant avec des excédents commerciaux extérieurs considérables, la question elle se posait pas dans les mêmes termes. Donc je suis pas sûr que ce soit maintenant au moment où on est très faible que ce soit le le moment d'ouvrir. Eddouard Philippe écoutez soit plus fort Éric Drugon, il vous parle de la désindustrialisation et il est directement touché.

Son entreprise est directement menacé. répondez-lui après 23 années de carrière sur ce site et bien on a eu la furieuse annonce que bah que le site allait être fermé et nous allions donc être 165 à être à être éliminés de ce site. Et l'illustration que vous vous avez bah en fait c'est c'est une partie de ces croix.

C'est la fin. C'est la fin de quelque chose. Alors, pas d'une vie, on est d'accord, mais au moins d'une vie professionnelle parce que cette usine, on l'aime.

On a travaillé pour. On s'est défoncé pour. Bonjour, je m'appelle Éric Rugon et je travaille dans cette belle usine de d'Arlano depuis de nombreuses années et aujourd'hui l'annonce du projet de fermeture de mon usine d'Arlanéo, donc filiale du géant pétrolier à Ramo, est emblématique d'une dérive de l'économie globale.

Ma question, elle est simple. Quelle mesure concrètes et contraignantes peut-on mettre en place pour nous protéger lors de ces rachats et infiner empêcher la destruction de nos emplois ? Je vous remercie.

C'est tout près de chez moi. Saint-Port Jérôme, c'est c'est la la l'intercommunalité qui est juste à côté du Havre. Donc je vois très bien ce dont Éric parle.

Euh la question d'Éric, elle est pas facile. J'aimerais dire que j'ai un instrument qu'il faut interdire les reprises ou les sessions ou les licenciements, mais juste c'est pas vrai, ça marche pas. Donc euh je pense qu'il y a deux choses qu'on doit avoir en tête.

Euh à RAMCO comme il le dit, c'est un un une activité liée à la pétrochimie. Toute notre pétrochimie et d'ailleurs toute notre chimie est en train de partir à volo. Le prix de l'énergie.

Alors, c'est vrai en France, c'est vrai en Allemagne, c'est vrai partout en Europe. Les investissements se font aux États-Unis ou ils se font en Chine ou ils se font dans le Golf. Mais donc on est en train de perdre de la substance industrielle liée à la chimie.

Mais c'est vrai partout et c'est extrêmement préoccupant parce que la chimie ça fait pas rêver les gens. C'est des grosses usines avec des gros tuyaux, avec parfois de la fumée, mais la chimie c'est à la base de tout. C'est à la base de tout.

Donc c'est on peut s'énerver sur la souveraineté sur plein de domaines. La chimie, c'est à la base de tout. Donc le le sujet de notre là encore absence de compétitivité en matière euh d'énergie, en matière de chimie, il est absolument crucial.

Donc il faut qu'on soit plus compétitif. Il faut qu'on soit plus fort, plus compétitif. Ça c'est la première chose.

La deuxième chose c'est que je trouve mais je suis pas sûr que ce soit le cas pour Ramco, je connais pas suffisamment le dossier, qu'on intervient très tard dans les procédures de reprise. Je je suis très frappé que lorsqu'une entreprise va mal, c'est peut-être pas pour ça qu'elle a été cédée, hein, mais que lorsqu'une entreprise va mal, en général, on le sait et les repreneurs peuvent intervenir très tard. Je suis frappé par ça.

J'ai vu récemment, je le dis, c'est pas en réponse complètement à ce que dit ERC, mais je le dis parce que c'est important pour le débat. J'ai vu récemment des des jeunes types qui disaient, vous voyez euh c'est c'est très intéressant. Euh en France, on a identifié le sujet de la start-up nation, de la création d'entreprise et il y a des systèmes de financement et il y a un imaginaire et il y a un écosystème entre guillemets pour ça.

On a totalement abandonné le champ de la reprise, c'est-à-dire de la boîte qui à un moment commence à avoir une petite difficulté mais qui si on la remet, tu vois, si si s'il y a une nouvelle équipe qui vient, s'il y a des nouveaux financements, hop, elle peut rebondir. Et en France, bien sûr qu'il y a des bons exemples de ça, mais je pense que notre procédure collective, elle est un peu tardive et probablement pas assez efficace là-dessus. C'est pas une réponse complète à Eric.

La réponse complète Éric et c'est très dur à faire, c'est que notre pays doit être beaucoup beaucoup plus compétitif. Ce témoignage qui fait écho d'ailleurs au début de l'émission, le matraquage de taxes, la folie fiscale, la folie de taxe de la France et c'est un cas très concret. Il s'appelle Mathieu Bijou, il est petit patron, il est boulanger.

Bonjour, je me présente Mathieu Bijou, artisan boulanger pâtissier à Saint-Maurice dans le 94 et aujourd'hui, j'ai une réelle question en tant que tant entrepreneur dans le métier de bouche qui est un métier difficile déjà dans le recrutement mais encore plus dans tout ce qui est norme et législation. Qu'est-ce vous Qu'est-ce que vous êtes prêt à en fait à à mettre en place pour nous soutenir, pour nous aider au lieu de nous matraquer quotidiennement avec des nouvelles taxes, des nouvelles normes qui nous produisent tous les jours du tracas au quotidien ? Euh alors Mathieu, il a dû prendre euh dans les dans la dans la j'allais dire dans la gueule et c'est pas sympa.

Euh mais c'est vraiment ça l'augmentation des prix de l'énergie comme tous les boulangers l'ont subi euh euh il y a 2 ans. Et ça a été terrible parce que quand vous avez des fours par définition vous avez besoin d'énergie. Mais c'est pas de ça dont il parle.

Non non non mais je il a subi ça comme tous les boulangers et maintenant il explique à juste titre que en plus des difficultés économiques liées à ça, il se prend norme sur norme des incitations. Bon je je on va trop loin dans les normes et et je vais vous dire pour enfin je vais vous dire pourquoi. Ce qui me fascine et et me terrifie dans les normes françaises, c'est qu'elles disent aux gens comment ils doivent faire.

On dit aux gens comment ils doivent faire et il faut pas faire comme si et il faut faire comme ça. Alors que il me semble qu'il serait beaucoup plus intelligent de dire aux gens vous devez faire vous devez atteindre tel objectif, vous devez éviter telle situation et puis ensuite on fait confiance et s'il y a un problème on contrôle. Mais je je trouve que la norme est devenue euh tellement prescriptive sur la façon de faire les choses qu'on l'applique en regardant la lettre de la loi sans comprendre son esprit.

Euh c'est pas comme ça qu'on fait. Vous vous voyez bien que si vous voulez qu'une action soit efficace, vous dites "Voilà ce que vous devez respecter comme règle, comme cadre et puis parce que ça c'est vraiment important et puis ensuite faites-le." Mais si vous expliquez qu'il faut d'abord faire comme ça, puis ensuite faire comme si puis que c'est c'est on fait pas confiance aux gens et et on surmultiplie la norme pour ça.

Alors c'est pas la seule réponse qu'il faut faire à Mathieu et et peut-être qu'il va la trouver un peu frustrante mais je suis assez convaincu que il faut qu'on arrête de fixer des obligations aux gens sur la façon dont ils doivent faire les choses et qu'on commence à dire des objectifs généraux qu'il convient d'atteindre et et franchement ça se passera nettement mieux si on fait comme ça. On va entrer dans une partie de débat. Merci Amélie.

Merci beaucoup François. Tout à l'heure Amélie Carouer avait cette question. Où habitez-vous Philipp ?

Et on va le voir un petit peu avec Jean-Michel Lapati. Vous savez qui va nous rejoindre à l'instant, je vous en prie. Jean-Michel Apati.

Et pendant que vous vous assayyez, cette question monsieur le premier ministre, comment sortir du risque du Magma ? On entend beaucoup dire au fond, il y a aujourd'hui chez beaucoup comme à tal d'armin, des gens qui étaient un peu de droite, un peu de gauche, qui sont devenus macronistes, puis plus macronistes, le risque de la droite molle façon jupé. Qu'êtes-vous exactement ?

Et on s'est posé la question notamment de êtes-vous encore un homme de droite ? Oui, parce que le en même temps a peut-être un peu brouillé la perspective. Alors, qu'est-ce qu'il y a de droite en vous ?

Qu'est-ce qu'il y a de gauche en vous ? Première question. Allez-y.

Allez-y. Alors, on y va. Faites-vous un lien entre l'immigration et l'insécurité ?

Parfois Ah, parfois, c'est-à-dire bah parfois parfois bah ça veut dire que si vous regardez le nombre de personnes qui sont incarcérées dans les prisons françaises, vous avez une surproportion d'étrangers par rapport au reste de la population française. Et donc, est-ce que c'est parce qu'ils sont étrangers ou est-ce que c'est parce que Oui, c'est ça la question. C'est une bonne question mais en tout cas ce qui est certain que vous avez une très large surproportion d'étrangers dans les prison françaises.

Donc il n'est pas Est-ce que vous attribuer ça à des conditions de vie qui feraient que ferit que Oui. Est-ce que vous attribuez ça à des traits de caractère, des différences de culture aussi ? Je aussi je pense qu'il y a un certain nombre de jeunes gens issus de l'immigration qui arrivent d'Afghanistan, d'Europe centrale qui ont absolument pas ni les codes ni l'envie de respecter les règles qui prévalent en France.

Si on parle de votre raisonnement, ça pourrait vous conduire si vous étiez au pouvoir à refuser de manière systématique des entrées sur le territoire. Non, j'ai dit tout à gent de certains pays qui sont porteurs de certaines cultures. Non non, j'ai dit tout à l'heure que j'étais favorable à une immigration choisie.

Il y a des types formidable qui viennent d'Afghanistan, des types formidables qui ont aidé les armées françaises quand elles étaient là-bas. Comptez pas sur moi pour leur dire vous avez plus votre place chez nous. On parle beaucoup de du valeurs chrétiennes dans le débat.

Il y a un retour. On évoque souvent cela. Qu'est-ce qu'on dit à des gens qui meurent de faim qui viennent au clandestinement qui meurent de faim dans des pays étrangers ou des gens il y a des pays africains qui sont aujourd'hui très menacé par des groupes djihadistes qui pourraient se saisir de d'état ce qui est totalement effrayant.

P que que la France a toujours euh euh considéré qu'il était nécessaire, enfin toujours en tout cas quand elle a été une République, toujours considérer que il y avait un droit d'asile, que ce droit d'asile, il existe qui doit pas être dévoyé, qui doit être contrôlé, qui peut pas permettre d'accepter tout le monde, c'est vrai, qu'il existe et que j'entends le faire le préserver et le faire respecter. Bien sûr, vous vous sentez différent sur ce dans ce débat là de Marine Le Pen ? Je sa pas je j'ai l'impression que Marine Le Pen explique que l'objectif à atteindre c'est l'immigration zéro.

Je je ne crois pas que ce soit l'objectif à atteindre. Vous vous sentez très différent de Bruno Rotaillot sur ce dans ce débat là. Bah plus proche sans doute.

Ouais mais mais peut-être plus proche c'estàdire vous êtes plus proche de Bruno Rot Marine Penut qui n'a pas l'air très éloigné de Marine Le Pen. Je pense qu'il y a différence. Bah vous me demandez, je vous réponds.

Oui, je suis sans doute plus proche de Bruno Rota mais mais je sais pas si Bruno par exemple considère que il faut continuer à organiser une immigration choisie. Je pense que oui. Nous sommes sans doute devant des vagues migratoires importantes dans les années qui viennent.

C'est très probable. Est-ce que la France devrait assurer elle-même le contrôle de ces frontières ? Je pense que la France doit faire en sorte que les procédures qu'elle a prévu soient plus efficaces, notamment dans la reconduite à la frontière qui qui objectivement a des taux d'exécution qui sont très faibles.

Euh je pense que le contrôle des frontières extérieures de l'Europe doit être l'affaire de tous les Européens et qu'il faut y mettre encore plus de moyens. J'observe d'ailleurs que de ce point de vue-là euh le la maturité du débat progresse en Europe. Euh des des annonces ont été faites aujourd'hui.

Oui. Alors des annonces ont été faites aujourd'hui mais des dispositifs législatifs ont été adoptés il y a quelques mois et je pense que ça va dans le bon sens. En tout cas libre circulation à l'intérieur de l'Europe je crois.

Vous y êtes attaché plutôt. Oui, je crois qu'on doit être très soucieux d'améliorer ce qui dépend de nous et très conscient qu'on ne réussira une bonne politique migratoire, si j'ose dire, de contrôle de l'immigration euh que en bonne coopération avec nos partenaires européens. puisque nous parlions de cultures différentes apportées par les immigrations successives, mais certains des immigrés dont je vais parler sont là depuis longtemps.

Est-ce que l'islam est compatible avec la République selon vous ? Oui, sans hésitation. Comment vous réagissez quand vous voyez une femme voilée dans la rue ?

Est-ce que Est-ce que l'islamisme politique veut mettre à la République ? Oui. Oui, bien sûr.

Non, je parlais de Non non. Bah, vous dites bien sûr. Pardon, c'est un petit sujet.

Par de l'islam. Je parlais pas de l'islamisme, je parlais de l'islam. Islam compatible avec la République ?

Oui. Comment vous réagissez quand vous voyez une femme voilée dans la rue ? Je vais vous répondre très honnêtement.

Peut-être que c'est quelque chose de bien ou de pas bien, j'en sais rien. J'aime pas ça. J'ai j'ai jamais été à l'aise vis-à-vis du port du voile.

Et et je vais vous dire pourquoi. D'abord parce que c'est souvent un signe religieux ostensible et j'aime pas beaucoup les signes ostensibles religieux. Je n'aime pas beaucoup ça.

Mais surtout parce que c'est souvent le signe d'une forme de soumission. d'obligation qui serait portée par la femme de ne pas être elle-même parce qu'elle pourrait susciter le désir, le regard et puis ensuite le désir des hommes. Bah moi, je vais vous dire, je pense que c'est les hommes qui doivent se contrôler et pas les femmes qui doivent se voiler.

Je pense moi, mais c'est c'est ma position, c'est c'est c'est mon interprétation individuelle. Je pense moi que euh j'ai j'ai infiniment plus de d'admiration pour les femmes qui cherchent à enlever leur voile en Iran que pour ceux qui en France expliquent que euh c'est un acte d'épanouissement. Mais un acte d'épanouissement c'est leur conviction des femmes expliquent que c'est leur conviction religieuse.

Mais mais mais ce que je dis là et que je dois dire je pense très sincèrement ne me conduit pas à vouloir interdire le port du voile dans l'espace public même pour les filles mineur par exemple puisque c'est même même pour les jeunes filles mineur parce que je je je on a une loi qui interdit le port du voile intégral. Veillons à ce qu'elle soit bien respectée. Je ne suis pas sûr qu'elle l' toujours.

C'est assez difficile de faire respecter. Exactement. Moi, honnêtement, l'idée de dire que on va demander au policiers d'aller voir une jeune fille dont on ne connaît pas forcément l'âge.

Est-ce que tu as 15 ans ? Est-ce que tu as 16 ans ? Est-ce que tu as 18 ans ?

Enfin, encore une fois, la laïcité, ça n'est pas l'interdiction de la conviction religieuse dans l'espace public. On a même vu partie du Sénat, un rapport du Sénat, une proposition voulant interdire le Ramadan aux gens mineurs. Mais ça ce sont des républicains qui ont proposé ça.

C'est c'est des gens vous étiez copains avec eux il y a pas de temps. Mais bon, on a le droit d'avoir des avis différents. Je c'est une dérive.

Non, je je pense que c'est une je je pense qu'il y a une bonne question qui est posée et je et je la question de savoir comment est-ce que dans une société qui est devenue laïque, vous avez l'apparition et le développement rapide d'une religion nouvelle à l'échelle à l'échelle de l'histoire de France. Ouioui bien sûr sûr sûr. Et c'est une question alors je la pose de façon un peu théorique mais c'est une question compliquée et c'est une question qui travaille beaucoup de français mais vous disiez sans hésiter c'est compatible avec la République.

Oui, je crois que l' Mais mais mais parce que je pense que la République est très forte. Non, très bien. Et c'est aussi pour ça que je veux que la République soit très forte.

D'accord. Euh il y a elle termine ses travaux une commission d'enquête parlementaire actuellement à l'Assemblée nationale. Quels sont les liens entre la France insoumise et les frères musulmans ?

C'est Laurent Voquier qui a voulu cette commission d'enquête parlementaire. Vous pensez qu'il y a un lien ? LFI est un danger pour la République pas LFI est trop sensible à l'islamisme politique.

Je pense que LFI a parfois utilisé un certain nombre de thèmes à des fins électorales à destination d'un d'un électorat qui est marqué par une forme de communautarisme. Jean-Luc Mélenchon vous inquiète. B J'ai des désaccords majeurs avec lui puis qui vont pas se réconcilier.

Oui, parfois. Oui, en ce moment, j'observe d'ailleurs probablement parce que la l'échéance électorale se rapproche qu'il est en grande phase de recentrage de Il sourit du moins. Oui, il sourit.

Il revient au personnage. Je sais pas s'il se recentre sur le fond mais il sourit un peu aussi. Il va discuter avec les patrons, il explique que il a été vraiment trop anticlérical quand il était plus jeune.

Euh bon, donc il est en face bah je sais pas si c'est de recentrage mais de à nouveau de bonomie. Je je me permets de vous dire que je je ne je ne n'oublierai pas néanmoins un certain nombre de positions qui compte tenu de son de sa très grande culture, de sa grande maîtrise des codes historiques des du langage m'ont paru marqué soit s'agissant de lui, soit s'agissant de ses lieutenants par un antisemitisme qui pour moi est inacceptable. Second tour d'une élection présidentielle, Jordan Bardella ou Marine Le Pen face à Jean-Luc Mélenchon.

Quel est le vote d'Edouard Philippe ? Moi, j'espère qu'au deuxème tour de l'élection présidentielle, je voterai pour moi. Et permettez-moi permettez-mois à cette réponse, mais c'était pas ma question.

Bah oui, mais c'est ma réponse. Est-ce que je vais la poser autrement, est-ce que pas votre question, mais c'est ma réponse ? Oui, ça je sais, c'est c'est un classique ça.

D'autres l'ont fait avant que nous ce que la France insoumise et plus dangereuse aujourd'hui pour la République française que le Rassemblement national. Je suis parfois consterné par les propositions du Rassemblement national et parfois horrifié par les les propositions de LFI. Et encore une fois, j'essaie de faire une hiérarchie.

Est-ce que l'un est plus dangereux que l'autre ? Je je n'en fais pas. Ce qui m'intéresse, c'est d'essayer de proposer des choses au français qui permettent justement d'éviter d'avoir ce choix.

Donc pardon mais vous vous posez pas la question au au bonhomme. J'ai noté d'ailleurs que quand vous avez évoqué le Rassembl national, vous avez parlé de droite extrême et pas d'extrême droite. Vous faites une différence ou c'est je coupe un cheveux en quatre ou vous faites une différence ?

C'est au choix. Je je je dis comme ça, c'est effectivement une droite ex pas d'extrême droite parce qu'ils l'ont été longtemps et que aujourd'hui certains le sont encore mais qu'ils essaient euh sur un certain nombre de positions de se euh de se recentrer peut-être eux aussi, je le disais pour Jean-Luc Mélenchon. Donc vous voyez finalement les extrêmes savent tout le monde se recentre, il y a du monde au centre.

Les extrêmes savent qu'à un moment il faut quand même se recentrer un peu. Un peu. On vous en avez parlé mais on parle de la drogue.

Est-ce que vous seriez d'accord avec l'affirmation que je vais faire ? Le cannabis provoque moins de dégâts dans la société que l'alcool. Le cannabis provoque de très grands dégâts dans la société.

L'alcool aussi hein. 30000 morts par an. Des violences familiales.

Oui. Oui. Je vous dis que c'est il y en a un qui est qui est pire que l'autre.

Euh ben je voudrais euh je vais vous dire si les deux sont ég l'homme est perd permis. Alors alors je vais vous dire je bois du vin, je bois de la bière, j'aime ça, j'ai pas envie d'arrêter, je ne fume pas de haschich, j'ai pas envie de commencer. Vous avez fumé du cannabis ?

Une fois quand j'étais étudiant. Une fois quand j'étais étudiant. C'est connu sur Non, non, mais je vous une fois une fois une fois, une fois.

D'accord. Non, j'étais à la fin de mes études et j'étais en train de terminer mes études et et j'avais une copine qui m'a dit "Mais tu es quand même complè on peut passer sa vie sans fumer du cannabis ? Tu es complètement naas, tu vas terminer tes études, tu as pas fumé une fois." Je bon OK, j'ai fumé une fois quoi.

Ouis, mais pas deux. Non, mais ça ça me D'accord. D'accord.

Ça me ça me Moi, j'aime j'ai j'aime boire euh du vin et de la bière euh et fait et du Calvados et du cidre euh avec mes potes. J'aime ça l'alcool fait beaucoup de dégâts et il est permis. Le cannabis est un produit aujourd'hui de consommation courante. 5 millions de français en consomment chaque année 1 million et demi régulièrement.

Et il est interdit. Et interdit depuis 50 ans, je me permets de terminer, sa consommation ne cesse de croître. Est-ce qu'il y a pas une modification du regard à apporter Il y a un sujet et j'ai d'excellents amis maires de grande ville, c'est vrai à Charleville Més, c'est vrai à Reince qui sont tous les deux des hommes de droite et qui disent que peut-être il faudrait passer à la légalisation et comme c'est deux types pour qui pardon je dis deux types de amis de ma deux élus pour qui vous avez de la considération.

Oh plus que ça et de l'estime, j'écoute ce qu'ils me disent. Je je trouve simplement que compte tenu de ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est-à-dire le fait que nous allons nous trouver dans la France dans les années qui viennent dans une situation de lutte contre les narcotrafics extrêmement acharné. Je ne crois pas qu'envoyer le message je ne crois pas qu'envoyer le message au même moment des filières on parle de la consommation mais de filières illégales qui vivent de cela soit le bon message.

C'est pas du tout le le propos comparer les drogues comment au terrorisme en et mettre donc lutter ça je le comprends. Est-ce qu'il faut différencier les drogues ? Est-ce que certaines drogues, vos deux amis si je comprends bien vous poussent à ce raisonnement ?

Est-ce que vous réfléchzons le problème ? Ils disent on doit se poser la question. Est-ce que vous préparez une candidature ?

Est-ce que vous voulez réfléchir à l'idée de légaliser ? Mais j'y réfléchi, j'y réfléchi. J'ai réfléchi depuis longtemps.

Et vous répondez non ? Vous avez répondu ou pas ? Je ne crois pas qu'il faille le faire.

Vraiment, je ne crois pas qu'il fa après réflexion. D'accord. Parce qu'Emmanuel Macron avait dit avant 2017, je réfléchis et puis après 2017, il a dit on fera pas.

Mais on n pas compris quelle était la réflexion. Ben voyez, moi je vous dis je réfléchis et je crois qu'il faut pas le faire. Euh vous vous réfléchissez en fait, vous avez déjà euh Non mais je mais je suis ouvert.

Je pense que je vais vous dire, je pense que c'est une vraie question. Euh et c'est pas parce que j'ai une conviction ou plus exactement parce que j'ai acquis une conviction en commençant à réfléchir qu'elle est voilà je j'ai le droit d'écouter, j'ai le droit de réfléchir, j'ai le droit d'entendre et il y a des bons arguments donc j'essaie de les prendre en compte mais je sais aussi quand même ce que me disent euh les médecins que je croise, les addictologues qui qui m'expliquent que il y a quand même une frontière à faire entre le l'autoriser et ne le pas autoriser entre la drogue et l'alcool, entre le cannabis et l'alcool, entre le cannabis et les autres drogues. Parfois, parfois ils sont favorables à ce qu'on fasse plus de prévention contre l'alcool aussi.

Vous savez, les addictologues que vous voyez doivent aussi vous parler de l'alcool. Alors, mais bien sûr, c'est ce que je disais. D'accord.

Excusez-moi, j'ai peut-être mal écouté la police. Il y a un slogan ignoble, on sera d'accord, la police tue. Ignoble absolument la police protège et être policier aujourd'hui, c'est difficile.

Oui, si nous difficile. Très absolument. Et donc ce sont des gens qui sont et j'ai par principe un immense respect au service de leur concitoyens pour ceux qui non seulement sont au service de leurs concitoyens mais risque oui bien sûr beaucoup de choses en étant au service de leurs concitoyens et pas simplement dans les corps d'élite employer he un contrôle routier euh du gendarme oui vous avez raison le danger peut survenir de manière tout le temps tout le temps donc j'ai immensément de respect pour eux est-ce que cette cet accord étant trouvé entre nous conviendriez qu'il existe des violence policière.

Est-ce que vous emploiriez le terme ? Il y a une usage un usage de la violence qui est parfois qui est souvent légitime de la part des forces de l'ordre. Elles ont parce qu'elles représentent l'État, parce qu'elles sont l'État dans des situations de conflictualité dans la République, le monopole de la violence légitime et ensuite dans l'usage de cette force qui n'est pas parl même contestable, il peut y avoir des erreurs, il peut y avoir des abus.

Vous savez le terme est chargé. La politique sont symboles ce sont violence policière. Vous voulez pas dire le mot la formule ?

Non parce que justement les chargé je vous dis qu'il peut y avoir des erreurs, qu'il peut y avoir des abus et que quand il y a des erreurs et des abus ils doivent être identifiés, corrigés sanction. C'est une violence policière. B si c'est un abus.

Mais voilà, je comprends bien ça veut dire qu'il y a des violences de policiers mais il y a pas de violence polici. Il y a parfois un usage excessif de la force ou inapproprié et et et ça arrive. Bien sûr que ça peut arriver.

Évidemment que ça peut arriver. Ce sont des violences policières le dire. les documenter et il faut les sanctionner le cas échéant et les policiers le savent très bien ce sont des violences policières les policiers savent très bien que ils doivent utiliser avec discernement cette force et permettez-moi de vous dire que c'est difficile extrêmement difficile.

Est-ce que le contrôle au faciè ça existe en France ? Je je ne peux pas imaginer que euh il ne se soit jamais produit. Donc oui, ça a pu arriver mais je crois pas.

Mais je deux questions extrêmement r attendez attendez attendez pas le problème le problème de ces trucs c'est que derrière vous généralisez des pas vous hein mais que derrière on généralise des réponses encore une fois mais pas moi comme vous dites pas moi. Je voulais juste savoir si contrôle au facier ça fait 25 ans qu'on en parle et puis on en est toujours au même point donc moi je je ne je je mon chapeau sur la police vous a rassuré de ce point de vue. Non je ne généralise pas.

Est-ce que vous lirez le livre de Nicolas Sarkozy ? Je ne sais pas encore. Vous savez pas encore si vous allez le lire.

D'accord. Je ne sais pas encore. Vous réfléchissez ?

D'accord. Non, non, mais je sais pas encore. Je veux dire, j'ai plein de livres.

Peut-être que je le lirai, mais peut-être pas. J'en sais rien. Je je sais pas.

Je j'aurais pu me dire "Oui, c'était plus facile mais parce que je vais pas vérifier mais Oui, mais je vous raconte pas de craque." Ouais, je vois. Je vois.

Et et justement parce que c'est pas un livre qui vous passionne, l'hypothèse de ce livre vous passionne pas quoi. Il y a d'autres choses plus intéressantes. Non, je vais vous dire, je je eu l'occasion d'aller voir Nicolas Sarkozy avant qu'il aille en prison.

En prison. Je et j'ai une longue conversation avec lui euh que moi j'ai trouvé passionnante. Oui, ça c'est pas la question.

Que j'étais heureux d'avoir avec lui. J'espère que j'aurai l'occasion de le revoir après euh et que peut-être il il choisira de m'en parler. Je sais pas si je lirai son livre.

Je sais pas si si vous le revoyez, vous lui ferez dédicacer le livre même si vous l'avez pas lu. Pas personne vérifiera. Et une une dernière question immense mais la réponse peut être simple.

La colonisation est-elle un crime ? La colonisation est-elle un crime ? Ouis.

Dans notre histoire, la colonisation estelle on est français, on a une histoire comment non voilà. Très bien. De droite ou de gauche ?

Édouard Philippe. Bon, chacun jugera mais j'ai ma voilà le droit de de Jean-Michel à Padu. Ah bah d'un mot est-ce que est-ce que vous êtes encore un homme de droite ?

Bon, moi je dirais oui. Alle répondre. J'ai l'impression que depuis ma vie d'homme et depuis que je suis engagé en politique, je suis un homme de droite resté.

Mais enfin, il y a pas de ma, je suis un homme de droite, mais je considère que la droite doit s'unir avec le centre et je considère que parce qu'on est un homme de droite, on n' pas toujours raison et on peut s'entendre et travailler avec des gens qui ne sont pas toujours d'accord avec vous. Dire, c'est pencher sur la colonisation. He je vous dis pas qu'il y a pas eu de crime pendant la colonisation.

Il y en a eu beaucoup beaucoup de trucs. D'accord. Mais si vous dites est-ce que la colonisation est un crime, je vous dis, on va avancer.

Frédéric Dab va nous rejoindre puisque merci beaucoup Jean-Michel Apati, Frédéric Dab l'homme qui sonde les cœurs et les reins des françaises et des Français avec un sondage exclusif que nous avons commandé Ifop Fiducial un mot encore parce que c'est un phénomène politique. Merci Fré Dab. Jordan Bardella, j'aimerais un mot là-dessus sur le phénomène Bardella puisqu'on vient de parler de la droite jusqu'à l'extrême droite ou nationaliste ou app comme on voudra mais le phénomène dans les sondages même si vous n'y croyez pas on le voit y compris dans les ventes de livres et cetera, le phénomène des dernières semaines sbardé là qu'en pensez-vous que c'est un c'est un phénomène comme vous dites qui vend beaucoup de livres qui suscite beaucoup de d'enthousiasme de la part des gens qui se pressent pour aller le voir et se prendre en selfie, qu'il a euh qu'il se prépare à être candidat à l'élection présidentielle, qu'il a un sacré défi parce que c'est pas évident d'être candidat à l'élection présidentielle.

C'est encore moins évident quand euh on on est jeune comme lui. La jeunesse est un problème ? Non, c'est pas un problème.

C'est c'est un fait, il est jeune. Je c'est pas un problème d'être jeune. Alors après, est-ce que est-ce que c'est un problème d'être trop jeune président ?

Bah peut-être, mais ça c'est les Français qui décideront. Mais je vais pas faire de l'âge un problème. Parlons de vous et de ce sondage vous avez commandé très intéressé ou de l'absence d'expérience.

Oui. Et on voit parfois que l'expérience n'a pas amené grand-chose quand on voit les résultats de la situation économique de la France. C'est vrai.

C'est vrai. Vous avez raison. Vous avez des vous avez des types qui sont Non mais vous avez raison. des gens qui sont formés pour être euh euh et et qui réussissent pas bien.

Mais est-ce que est-ce que est-ce que vous avez vraiment envie de de faire le le choix inverse Darius Rogemin en disant euh en disant bah euh on va filer les clés des relations internationales, de l'incarnation de la France à à quelqu'un qui jusqu'à présent, mais c'est pas une critique, jusqu'à présent n'a de fait exercé aucune responsabilité locale. n'a pas encore la charge d'âme que je décrivais tout à l'heure et l'inquiétude viscérale qu'on peut avoir lorsque on a des petits. Voilà.

Mais je peux pas lui reprocher ça. Ce que je trouve ce que je vais vous dire, je peux pas reposer dans ce cas. Oh bah non, il avait une vie professionnelle avant.

Pardon, excusez-moi. Il avait fait d'autres choses que que de la politique. On peut aimer ou pas l'homme mais il avait fait autre chose que la politique.

Parlons de vous. Attendez, je termine. Allez-y.

Je termine. Je je lui reproche pas ça du tout. Je je dis juste que dans un dans un dans un système démocratique et dans la vie normale d'ailleurs de son parti, il aurait eu le temps de de continuer à se confronter à plein de choses avant de se retrouver dans cette situation.

C'est pour ça que je dis que ça va pas être totalement simple et que mon micro est retombé. Alors faut vraiment arrêter la musculation. C'est remarquable mais il y a un petit sujet avec les micros.

C'est alors Frédéric d'abs sont les mots qui sont le plus souvent cités par les français au sujet de Philippe ? Alors, on a interrogé un échantillon de français pour LCI. Effectivement, Darius, on a repris les mêmes mots que l'émission précédente avec Marine Le Pen à maintenant de mois et on a un nuage de mots qui va apparaître et plus le mot est cité en gros, plus il est associé à Édouard Philippe.

Parlons-nous franchement, le cœur d'image personnel d'Edard Philippe est plutôt riche, diversifié et positif. Les deux mots qui sont le plus associés, c'est sérieux et quelqu'un qui travaille. Ce sont exactement les traits d'images qui lui été associé quand il était à l'hôtel Matignon.

Et le pilier de sa crédibilité, c'était quelqu'un qui travaillait, qui n'était pas dans le registre d'inaction comme on a pu le dire pour certains de ses prédécesseurs. L'autre mot qui apparaît, c'est le terme opportuniste. Alors, c'est un mot qui est assez euh ambivalent, qui est le reflet de son ambition.

Un pe négatif quand même. Vous êtes sympa, Non, non, je suis pas sympa. C'est un mot qui est le reflet de son ambition présidentielle, qui est partagé par toutes les familles politiques, moins au rassemblement national et qui joue le gentil et moins le méchant.

Dans la vie courante, quand on dit quelqu'un qu'il est opportuniste, c'est pas le mot le plus sympa. Allez, ce que je veux dire, c'est le reflet que les Français ont intériorisé. C'est une enquête pour le Figaro il y a quelques quelques jours que avec Jordan Bardella, avec Jean-Luc Mélenchon, c'est les trois dont on est quasi certains qui seront sur la ligne de vos réactions vos réactions d'abord sur le côté le le verre à demi-plin quand on dit courageux hein dynamique souscite he c'est bien juste hein autorité naturelle sérieux travailleur travailleur quoi bah que je vous dise je vous ai expliqué que je commentais pas les sondages avant je vais pas vous on vous donne un compliment on a le droit on vous donne un compliment c'est vachement sympa merci merci ce qui est quand même notable l'image est bien sédimentée.

Je passerai pas sur courageux dynamique. Ce sont deux qualités qui sont très peu prêté au personnel politique d'une manière générale. Le courage on vu pendant les crises quand Philippe était à Matignon, les gilets jaunes et le covid et ce qui est très frappant pour l'instant l'image d'or Philippe personnel n'est pas une image clivée, n'est pas une image politisée.

Bien sûr, les scores sont nettement meilleurs chez les sympathisants à l'air, chez les sympathisants du bloc central, modem, renaissance, horizon, mais même au PS, même à Europe écologie, c'est du côté du RN d'un côté et de la France insomiste de l'autre qu'on a des jugements moins bons notamment sur la ccérité, sur l'honnêteté. Est-ce qu'il y a le risque du techno ? fameux risque du techno.

Vous avez été Jupé a été un de vos patrons important, gardez une forte image de de lui. Quand on lit ses qualificatif, c'est vrai que c'est typiquement le bon technicien du pouvoir. D'ailleurs, ils sont plutôt l'udatifs en général, mais qui prend en réalité dont on sait pas très bien s'il est, on revient à ce que disait Apatti, vraiment de droite, vraiment de gauche.

Souvenez-vous de Jupé, on a dit il est bon, il est bon, il est bon. Puis finalement tout ça faisait mou. Écoutez, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?

Moi je sais qui je suis ou je pense en effet que en général quand on est quand on connaît bien un sujet on se porte mieux surtout quand on en parle ou quand on veut agir. Donc c'est vrai que je reconnais que je suis plutôt comme je ne suis pas doté de tous les dons, je suis plutôt sérieux et plutôt travailleur. J'ai j'ai beaucoup bossé pour réussir mes examens.

J'ai beaucoup bossé pour réussir mes concours. J'avais pas le truc qui faisait que comme ça en me présentant j'étais bon. Non, ça c'est vrai.

Bon euh je je d'ailleurs je m'en excuse pas. Pas grave hein. Euh bon et ensuite euh ensuite bah je dis qui je suis.

Je moi je sais pas si je suis techno. Je je j'ai travaillé dans le public, j'ai travaillé dans le privé. J'étais avocat dans le privé plusieurs plusieurs années.

Je suis maire d'une ville qui est une ville portuaire ouvrière euh que j'aime puissamment et que je crois et je le dis avec un peu de fierté et beaucoup d'humilité parce que tout ne va pas bien que j'ai contribué à transformer le risque la République des notables soit un peu en accusation. Tous ces techniciens très brillants, ces gens de Bercy qui ont pas vu des déficits des dérapages budgétaires de 20 milliards puis après de 40 milliards. Beaucoup de gens disent tous ces gens bardé diplômes très brillants, travailleurs et cetera et cetera, en réalité ont planté la France.

Non mais qu'est-ce que vous voulez que je vous raconte ? Attendez, je comprends pas votre question. Bah c'est le sentiment de beaucoup de gens qui en Europe aujourd'ui vote pour ceux qu'on appelle entre guillemets les populistes.

Vrai ou faux ? OK. Donc en fait, vous êtes en train de me dire en fait ce qui serait bien Édouard Philippe, c'est que vous soyez pas sérieux, pas trop travailleur.

Bon, vous avez un peu vous avez un peu vous avez fait des études, c'est con hein, parce que si vous en aviez pas fait, vous seriez plus crédible. C'est ça que vous êtes en train sortant du cadre politiquement parfois incorrect politiquement incorrect sur leur gauche ou sur leur droite. Vous savez que c'est ça qui vous men, c'est-à-dire le côté trop convenable.

Convenable. Voilà. Je sais pas si je suis convenable ou pas.

Si si vous avez vraiment envie de de privilégier quelqu'un qui est pas sérieux, qui travaille pas, qui a pas d'expérience, euh et ben choisissez-le. Mais moi, je vais pas changer. Je veux dire, je comme je suis, quoi.

Ce n'est pas du tout ce que disent les Français. Ils attendent du sérieux, du travail. Ils ils prêtent à Édouard Philippe une forme de tempérance.

Ce qui est intéressant, c'est les mots qui lui sont le moins associés, intolérants, euh agressifs, c'était les mots les plus associés à Marine Le Pen. Et c'est vrai qu'il y a un crédit de compétence puisque quand on s'intéresse à son image plus euh politique, ce qui arrive en tête, c'est une attente des Français, c'est sa capacité à être compétent et à maîtriser les dossiers. donne un crédit notamment sur le la question climatique alors qu'il a pas beaucoup abordé au cours de l'émission et on aura l'occasion et sur des sujets comme le pouvoir d'achat la sécurité où quatre français sur 10 lui font confiance.

Frédéralistes fonctionnent par lieu commun, ils sont un peu bournés vous savez comme moi. Me faites pas part jamais dit ça. Voilà notamment le fameux lieu commun séparer de l'image d'Emmanuel Macron ?

Est-ce que c'est un problème ou non ? Et est-ce qu'aujourd'hui dans l'esprit des Français il est séparé de l'image d'Emmanuel Macron ? Alors, c'est très intéressant.

On a posé une question sur sa proximité à Emel Macron. Il y a une sorte de dicotomie, pardon parfaite opérée par les Français sur le plan des idées. Il est vu comme proche d'Emmacron mais à 54 46.

C'est c'est le c'est le reflet de ce long bail. C'est le premier ministre qui est resté le plus longtemps à Matignon sous les quinquenas d'Ema Macron. En revanche, sur le plan personnel, effet peut-être de la rupture ou de la prise de distance récente, une majorité de Français le voit éloigner d'EB Macron.

Là, il y a un risque pour Éloard Philippe dans cette enquête et je vous rejoins. Ce n'est pas la réalité, c'est une perception du réel qui est bien sûr questionnable. C'est sur la c'est votre proximité aux préoccupations des Français, votre capacité à défendre le monde rural qui est un peu une sorte d'idéal pour les Français en terme de défense où là on a seulement un/ers des Français qui veut jug proche des préoccupations des Français.

Mais je pense que c'est moins lié à vous que au contexte général d'éclipse du politique où les Français ont le sentiment du fait de la situation euh irréel ou inédite connue depuis le 7 juillet où on a une assemblée ingouvernable et le politique ne joue plus ce rôle que les politiques sont en vas clos et n'écoutent plus les Français. C'est là la proximité aux préoccupations des Français qui est le point faible d'maël Macron depuis maintenant des années où le candidat qui pourrait l'emporter en 2027 devrait être en rupture avec le président actuel. Un mot encore sur le mot opportuniste.

C'est vrai qu'il frappe et d'ailleurs à votre décharge déjà pour euh Marine Le Pen il était cité parce que je pense pour français Nicolas Sarkozy avait trois/4 d'opportunistes en 200. Le ça revient à un des mots qui parfois pardon vos adversaires disent le traître hein le traître et vous rappelez je sais pas si vous rappelez le le dialogue extraordinaire du Guignol de l'info Chirac qui revoit Édouard Baladure et qui lui dit "Ah Eddouard on se retrouve tu m'as manqué" et Baladure lui répond oui de peu. Voilà ça s'est passé un peu avec Amel Macron. réponse à ça, opportuniste.

Euh je je j'ai pas beaucoup plus de commentaires que ce qu'a fait monsieur Dabi. Euh euh opportuniste, ça peut en effet être une façon de dire ambitieux. Je vais pas cacher euh que j'ai une ambition euh pour mon pays dont je souffre de le voir trop faible.

Je vais pas cacher que lorsqu'on veut devenir président de la République, on se on se on se frotte forcément à pas l'accusation mais à la réalité d'être ambitieux. C'est vrai. Alors, je vais vous dire, monsieur Remin, l'ambition pour moi c'est pas un défaut.

C'est pas un défaut. On doit être ambitieux. Mes enfants, je préfère qu'ils soient ambitieux dans leur réussite scolaire.

Je préfère et je préfère qu'ils soient ambitieux dans leur vie. Ça veut pas dire faire n'importe quoi. Ça veut pas dire euh être euh euh totalement dingue euh et sacrifier tout à cette ambition.

Bien sûr que non, mais je je ne mets pas l'ambition dans euh la catégorie euh des défauts. Je pense qu'il faut qu'on assume cette ambition. Je pense que la France doit avoir de l'ambition.

Merci beaucoup Frédéric Dab. Si merci infiniment le pape des sondages, on a on arrive peut-être à la le pap la partie la plus délicate peut-être parce que répondre par oui ou par non, c'est souvent le plus difficile. On va poser 10 questions la rédaction de LCI avec Joselin Luchet avec Guillaume Debré, tous on a on a réfléchi à ça, les 10 questions alors parfois un peu au hasard et parfois moins au hasard sur des thèmes par lesquels il faut vraiment répondre par oui ou par.

Allez, prenons la première question. Pensez-vous oui ou non Édouard Philippe que la France est en déclin ? Oui.

Oui. Alors, ça veut pas dire grand-chose le déclin. Vous, je suis obligé de répondre à votre question.

Je réponds ou une vérité que il y a des choses sur lesquelles on décroche qui sont préoccupantes. Il y a aussi et c'est pour ça que c'est un peu difficile de répondre, des forces extraordinaires dans notre pays, des pépites exceptionnelles, des entreprises. J'étais à Agin la semaine dernière, j'ai vu une boîte qui s'appelle Font Roch Lightning.

Ils sont agins, ils vendent partout dans le monde, ils sont les premiers mondiaux dans leur métier et il y en a partout en France. Donc je pense que la France décroche. C'est vrai et c'est préoccupant.

Je pense que la France a tout pour rebondir. Tout. Oui ou non ?

Le RN doit-il être qualifié de républicain républicain comme les autres partis ? Oui ou non ? Écoutez, il est pas interdit, il a des élus, il est dans le jeu de la République.

Voilà. Est-ce que Est-ce que les élus du RN ont la même conception de la République que moi ? J'en suis pas sûr.

Oui ou non ? Ben, je vous ai répondu. 3è question, vous êtes boxeur, hein, vous avez ce geste ?

Moi, je suis très impressionné avant les émissions, avant les rencontres, vous faites ça avec avec la main, ce qui est pas très rassurant pour celui qui va vous interviewer, hein. C'est pas ça met pas en confiance, si vous permettez. Ça vous a pas gêné ?

Non, non, ça va. On on s'encourage. En boxant, vous est-il arrivé de penser à un adversaire politique ?

Oui ou non ? Il est arrivé que mon coach Non, la réponse est non. Mais il est arrivé que mon coach Madid euh me dise "Pense à un tel".

C'est ça. Un tel plutôt quel genre ? Plutôt des gens qui avaient dit "Décrasses sur moi euh un peu avant et de ce point de vue-là euh le panel est assez large." Ouais.

Et ça fait plaisir, ça défoule, ça détend. Voilà. Très bien.

Si vous voulez donner un nom, vous pouvez hein. Oui. Oui.

Mais non. Êtes-vous favorable oui ou non au droit de choisir sa mort ? C'est oui mais avec un dispositif législatif extrêmement encadré.

C'est c'estàd que là encore la réponse est oui. Je pense que à la fin quand le dispositif est extrêmement encadré comme on fait très attention quand on a à la fin h euh il y a quelque chose qui qui doit pouvoir relever de la liberté de l'individu. C'est ce que je crois.

Mais je suis pas léger sur le sujet et et répondre par oui ou pardon à cette question vous expose forcément une forme de légèreté. Voilà, vous l'avez dit avec beaucoup de dignité et d'amour. votre propre père a interrompu ses dialyses.

Donc il a choisi d'une certaine manière si j'ai bien compris, il a parfaitement choisi sa mort parce que on le on l'amputait progressivement et qu'il a considéré il m'a dit qu'il voulait partir entier et il a choisi sa mort. Et comme on éétait pas absolument certain que ça puisse se passer dans bonnes conditions, euh il a il m'a dit "Si passe pas dans bonnes conditions, faudra que tu m'aides." J'ai pas eu à l'aider, mais j'ai vécu avec ça.

Enfin, j'ai vécu avec l'idée que comme mon père me l'avait demandé, je l'aurais fait. Mais c'est pas parce que je pense ça moi que ça doit être la loi. 5e question.

Doit-on sortir du commandement intégré de l'OTAN ? Non, même si le général Nogo l'avait fait bien sûr, mais euh entre tempemps, outre mœurce, on a décidé de revenir et je ne crois pas qu'on doit m'en sortir. L'avenir de la société française est-il de devenir plus métissé ?

Oui ou non ? Je ne sais pas. L'avenir de la société française est-il de devenir plus métissé ?

Mélenchant dit créolisé, d'autres disent multiculturel. Voilà, c'est la loi démographique. Euh je je préfère alors pardon, je sais pas si c'est oui ou non et pardon de répondre un peu longuement.

Euh si vous voulez, je considère que la France euh c'est un pays assez merveilleux et à certains égards miraculeux dans laquelle on a choisi de ne pas faire de différence en droit entre les individus en fonction de leur la couleur de leur peau, de leur religion et on accepte l'idée que les gens ne se réduisent pas à une communauté mais qu'ils sont la communauté nationale, la France. C'est facile à dire et c'est difficile à faire parce qu'on segmente beaucoup la société parce que il y a une appétence parfois des gens à se regrouper en tant que communauté. Mais je je renoncerai jamais à cet idéal français, idéal républicain qui fait qu'on n jamais seulement ce qu'on est, mais aussi ce qu'on aspire à être.

Et un français, c'est pas seulement son patrimoine génétique, sa couleur de peau, sa religion, quand bien même elle relèverait d'un choix. C'est beaucoup plus que ça. C'est une aspiration à faire avancer un pays dans le bon sens qui a des choses à dire au monde.

Donc je trouve que il faut il faut pas être il faut être ambitieux là aussi pour la République française. Il faut savoir ce que ça veut dire la République française. La France c'est une nation politique et et et ce qu'il apporte c'est une ambition républicaine et donc universaliste.

Voilà. Question rituelle. Marine Le Pen avait été soumise à la même.

Est-ce que Dieu existe ou non ? Je sais pas. Je ne sais pas.

Vous êtes agnostique ? Je je si vous le dites euh je ne sais pas. Je j'aime le sacré, j'aime les églises, j'aime me promener dans les églises.

Euh parfois je me demande si c'est Dieu qui a créé les hommes ou si c'est l'homme qui a les hommes qui ont créé Dieu. Euh parfois je me dis que l'éternel et l'absolu ça existe, qu'il y a quelque chose de plus grand. Est-ce que Dieu existe ?

Je ne sais pas et euh je pense que je n'aurais pas de toute ma vie à essayer de trancher cette question. La mort est présente chez vous dans votre bureau. Moi, j'étais frappé de voir il y a un os que vous avez pris dans un cimetière.

Est-ce que vous avez que mon père que votre père avait prévé ? Mon père a pris juste après ma naissance, il est sur mon bureau alors je peux en parler. Pas mon père l'os euh mon père a récupéré dans un cimetière quelques quelques mois après ma naissance un un fémur.

Et il était particulier. Mon père, il a gardé ce mur et il l'a installé sur son bureau pour se rappeler qu'à même qu'il était heureux d'avoir une fille et un fils, un jour il mourrait. C'était un mémon Tomori comme et il a gardé et moi quand j'étais petit, je voyais cette ose.

Vous me demandez bien ce que c'était. Je comprenais pas. Puis je comprenais pas pourquoi il m'a expliqué qu'un jour il allait mourir.

J'avais pas très envie d'ailleurs. Euh et quand il est mort, j'ai récupéré l'os et je l'ai mis sur mon bureau parce que moi aussi un jour je mourrai. Vous parlez d'autre pè de manière très aimante et c'est pas facile de passer aux questions suivantes après.

Était-ce une erreur ? d'arrêter le service militaire obligatoire. Oui.

Non, ChiR qui l'a suspendu en 917. Non, ça n'était pas une erreur parce que la motivation de cette décision était une motivation exclusivement militaire. Euh le le service militaire euh interdisait la transformation des armées françaises et euh et leur opérationnalisation dans les conflits extérieurs.

Donc, je ne crois pas que c'était une erreur. Est-ce qu'il faut en rétablir un ? Vous m'avez pas posé la question, mais je vais vous répondre.

La réponse est oui. Est-ce qu'il doit être exactement comme celui qui existait ? La réponse est non.

Euh et est-ce que je vois assez bien ce que j'ai envie de faire ? La réponse est oui. Attention, question tordue.

Vous président, pourriez-vous prendre Emmanuel Macron comme premier ministre ? Non. Non.

Non, parce que parce que ça Mais Poutine, ils l'ont fait, hein. Ouais. Enfin, pardon, mais on n'est pas dans un cadre démocratique exactement identique.

Non, non, la réponse est non. D'abord parce que il il ne d'abord il ne le supporterait pas et puis et puis parce que et puis parce que ça n'a pas ça n'a pas de sens. La réponse est non.

Mais ne prenez pas ça comme une marque de 20. il voudra revenir. Je pense qu'il a il a observé que dans la vie politique française, tous les présidents de la République qui avaient été élus et qui ont cessé leur fonction et qui ont un jour cherché à revenir, h ça a été le cas de Valérie Guscardestin, ça a été le cas de Nicolas Sarkozy, ce sera peut-être le cas de François Hollande ont tous échoué et la même s'il y a parfois beaucoup de questions que je me pose sur Emmanuel Macron, je suis pas sûr de cerner le personnage, j'ai l'impression que faire des choses que les gens n'ont pas fait avant est une puissante motivation.

Ah ! Donc je ne dis pas du tout qu'il voudra revenir, je ne dis pas du tout qu'il essaiera de revenir, mais j'ai le sentiment qu'il ne fera rien qui lui interdise de se poser la question. Ce sera peut-être la fiche 2032.

Édouard Philippe, Emmanuel Macron, le débat hein, on verra. Ça m'étonnerait. Kibaki, est-ce que vous voyez ailleurs qu'à l'Élysée en juin 2027, oui ou non ?

Écoutez, je suis euh comme je l'ai dit tout à l'heure extrêmement déterminé et extrêmement concentré sur cet objectif. Euh donc la réponse est non. Alain Jupé, il avait la tentation de Venise.

Il disait de temps en temps, il avait envie de partir, bazarder tout ça, les emmerdements de la politique, partir pour Venis. Vous avez ça ? Moi, j'ai j'ai fait quelque chose de de de de mieux que la tentation de Venise.

J'ai réussi à à faire en sorte que Venise et Le Havre soient jumelé. Bravo. Et la seule ville française jumelée avec Venise, c'est le Havre.

Alors là, vous savez, ça ça l' ça l'a bluffé. Juper, je peux bien joué. On va voir, on va vous lire maintenant puisque c'est la on va amener une tablette et vous allez écrire ce que vous voulez, votre maxime, votre mot, votre conviction euh intime, votre jeu de mots.

Vous avez une liberté totale sur ce que vous allez écrire et va s'afficher à l'écran. Alors, je crois que euh Marine Le Pen avait choisi un mot de Bernanos et moi je ne sais pas du tout d'ailleurs ce que vous allez écrire. Voyez, rien n'est chiqué dans cette dans cette émission.

Alors, je sais pas si ça va. Voilà. Voilà.

Vive vous lisez Philippe ? Oui, j'arrive à lire. Oui, vive la République et au les cœurs.

Alors, vive la République parce que au fond il y a vive la France, vive la République, c'est quand même important et qu'il faut se battre pour ça. Et au les cœurs, c'est une formule que qui est devenue presque rituelle et que je dis parce que c'est une formule d'encouragement. Mais voyez, je trouve que euh il faut pas être des fétistes.

On a plein de problèmes, ça c'est sûr. On a plein de sujets sur lesquels on doit se préoccuper, ça c'est vrai. Mais si on n'est pas porté par une forme d'enthousiasme et et d'envie et et d'espérance de de on s'en sort pas.

Donc au les cœurs, c'est on va y arriver. Voilà. Et ben merci beaucoupard Philippe.

Merci à toute l'équipe qui a préparé évidemment cette édition au les cœurs. Ça ça vaut pour tous les parties. les cœurs daille.

On dit en dialecte romain daille hein.