Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewEurope 1 — Le grand rendez-vous (sur Podcast)· 6 septembre 2026 46 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asileRetraites

Le grand rendez-vous avec François Bayrou, président du Modem, ancien Premier ministre et ancien maire de Pau

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 44 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:54OuverteRéponse partielle

    Quelle solution préconisez-vous ? Quel candidat ? Avec quel programme ?

  • 1:35RelanceRéponse directe

    Pourquoi la tenaille du pire ?

  • 2:28RelanceRéponse directe

    Vous savez mieux que les 13 millions d'électeurs ?

  • 3:44RelanceRéponse directe

    Pourquoi le plan de 125 milliards d'économies du RN est-il une blague ?

  • 5:51RelanceRéponse partielle

    Votre propos est important, mais vous faites le procès d'une mauvaise politique de désendettement.

  • 7:36OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous diriez que l'Italie de Mme Méloni ne fonctionne pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:13François BayrouFait
    « La présidentielle 2027 serait l'élection la plus importante depuis l'origine de la Ve République, car elle marque la fin d'un cycle, les dix années d'Emmanuel Macron, et doit ouvrir un cycle vraiment nouveau. »
  • 3:27François BayrouFait
    « La tenaille du pire, c'est une tenaille entre pire et pire. Les deux plongeraient la France dans une situation dont elle ne sortirait pas. »
  • 3:55François BayrouChiffre
    « Elle présente aussi un plan d'économie de 125 milliards. »
  • 4:13François BayrouChiffre
    « Le budget de l'État, c'est 450 milliards. Et si on fait 125 milliards d'économies, évidemment, aucun gouvernement ne peut, en claquant des doigts, faire des économies de cet ordre. »
  • 5:15François BayrouChiffre
    « Ils disent 6 milliards. »
  • 5:42François BayrouChiffre
    « 770 agences qui ne servent pour un certain nombre d'entre elles pas à grand chose. »
  • 12:54François BayrouChiffre
    « L'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu que vous payez, que tout le monde autour de la table paye, et que paient tous les autres Français, tous les foyers fiscaux, la totalité ne suffira pas à payer les intérêts de la dette. »
  • 13:10François BayrouChiffre
    « 80 milliards à peu près. »
  • 14:12François BayrouChiffre
    « 235 milliards de plus. »
  • 15:11François BayrouChiffre
    « Le gouvernement qui a baissé le déficit de 5,8 à 5,1 du produit intérieur brut. »
  • 33:15François BayrouFait
    « Ressaisir l'énergie d'un pays qui se sent en pleine dérive et en pleine échec. »
  • 33:25François BayrouFait
    « Les finances publiques, ça veut dire le réarmement du pays et des entreprises, ça veut dire le choix d'une politique démographique, ça veut dire un rééquilibrage pour les retraites et pour la santé. »
  • 32:44Locuteur 4Fait
    « Il a fait une politique de l'offre, dite de l'offre. »
  • 34:24Locuteur 4Fait
    « Je ne crois pas à une loi qui interdise le voile dans l'espace public. »
  • 35:26Locuteur 4Fait
    « C'est moi qui ai interdit le voile à l'école. »
  • 36:05Locuteur 4Fait
    « À l'école, les signes religieux ostentatoires ne doivent pas entrer. »
  • 36:54Locuteur 4Fait
    « J'ai écrit signe religieux ostentatoire. »
  • 38:45Locuteur 4Fait
    « Je pense que le voile a une signification. »
  • 41:13Locuteur 4Fait
    « Il ne peut pas y avoir une approche sérieuse de ce sujet sans un plan d'ensemble. »
  • 42:15Locuteur 4Fait
    « La TVA, c'est l'impôt universel. »

Temps de parole

  • Locuteur 466 %
  • Locuteur 714 %
  • ?8 %
  • Locuteur 57 %
  • Locuteur 65 %

38,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Europe

0:01
Locuteur 1

1. 10h-11h.

0:05
Locuteur 3

Le Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos.

0:09
Locuteur 1

Pierre

0:09
Locuteur 2

Devineau.

0:12
Locuteur

Bonjour

0:13
Locuteur 7

à tous et bienvenue sur le plateau du Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos. Bonjour François Bayrou. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes président du Modem, ancien Premier ministre, maire de Pau, auteur dernièrement de alertes sur la France qui vient. La France qui vient, c'est celle d'une alternance au bout de 10 ans de mandat d'Emmanuel Macron. La présidentielle est désormais clairement lancée, même si plusieurs candidats manquent officiellement encore à l'appel. La France qui vient, elle vient dans une situation sans précédent. Elle vient avec cette dette colossale, avec cette croissance quasi nulle, un chômage qui augmente, une inflation également qui remonte.

Les Français ont la vie chère, ils ont la vie dure, ils sont plus que jamais ponctionnés par les impôts. Quelle solution préconisez-vous ? Quel candidat ? Avec quel programme ? Votre avis compte, François Bayrou, et pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos. Bonjour Stéphane. Bonjour. Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu. Bonjour. Commençons à l'envers, si vous le voulez bien. Vous avez dit que la présidentielle 2027 serait l'élection la plus importante depuis l'origine de la Ve République, car elle marque la fin d'un cycle, les dix années d'Emmanuel Macron, et doit ouvrir un cycle vraiment nouveau, pas justement une simple prolongation.

Vous redoutez de la même façon ce que vous appelez la tenaille du pire. RN contre LFI, Marine Le Pen, encore ce matin, dans le journal du dimanche, au plus haut dans les sondages, et Jean-Luc Mélenchon aux portes du second tour. Alors la question c'est, pourquoi la tenaille du pire, lorsque 13 millions de Français ont donné leur voix au RN, aux Européennes ? Est-ce que ce n

1:44
Locuteur

'est

1:44
Locuteur 7

pas les insulter en nouvelle fois, en disant, écoutez, vous ne pouvez pas voter Rassemblement National ?

1:52
Locuteur

On

1:52
Locuteur 4

ne peut pas dire les choses comme ça. Lorsque vous êtes un citoyen, responsable politique, que vous voyez les risques,

2:01
Locuteur

vous

2:01
Locuteur 4

ne pouvez pas ne pas nommer les risques.

2:04
Locuteur

Donc

2:04
Locuteur 7

vous savez mieux que les 13 millions d'électeurs ? Oui,

2:07
Locuteur 4

vous savez mieux, et les représentants des échos savent mieux, et Mathieu Bocoté sait mieux, tout le monde sait mieux, que les mensonges qu'on est en train de proférer. Pourquoi ? Parce que les choix des deux extrêmes, c'est pour ça que je dis la tenaille du pire, c'est une tenaille entre pire et pire.

2:31
Locuteur

Les

2:31
Locuteur 4

deux plongeraient la France

2:34
Locuteur

dans

2:36
Locuteur 4

une situation dont elle ne sortirait pas.

2:40
Locuteur

Je

2:40
Locuteur 4

dis que le danger est un danger, comme on dit en médecine, létal, c'est-à-dire question de vie ou de mort.

2:48
Locuteur 7

Vous n'exagérez rien à la France.

2:49
Locuteur

Je

2:49
Locuteur 4

n'exagère rien, et peut-être tous ensemble, y compris vous, ne remplissez pas la mission de dire ce que les choses sont.

3:02
Locuteur

Nous

3:02
Locuteur 4

sommes dans un pays où toutes les forces politiques, y compris celles-là, ont depuis 50 ans, en tout cas depuis 1981, porté l'asservissement du pays par une dette qui dépasse tout ce qu'on peut se représenter.

3:23
Locuteur

Le RN n'est pas

3:24
Locuteur 7

responsable

3:24
Locuteur

de la France. Toutes les forces politiques, ça

3:25
Locuteur 4

inclut le modem ? Oui, bien sûr. Et

3:28
Locuteur

le

3:28
Locuteur 4

RN qui

3:28
Locuteur 5

n

3:29
Locuteur

'a

3:29
Locuteur 5

pas gouverné ?

3:29
Locuteur 4

Le RN, ça n'est pas qu'il n'ait pas gouverné. Ça compte un peu, non ? Il est monté à la tribune sans interruption pendant toutes ces années, y compris lorsque nous étions au gouvernement, pour demander des dépenses supplémentaires. Et vous avez vu que Marine Le Pen, encore cette semaine, a dit à plusieurs reprises qu'elle voulait la retraite à 60 ans, pour ceux qui avaient commencé

3:54
Locuteur

avant 20 ans. Elle présente aussi un plan d'économie de 125

3:55
Locuteur 7

milliards.

3:56
Locuteur 4

C'est une blague. Pourquoi c'est une blague ? Parce que c'est une blague. Mais ce

3:59
Locuteur

n'est pas parce que

4:00
Locuteur 7

vous, vous me dites que c'est une blague, que c'est une

4:01
Locuteur

blague. Eh bien, écoutez,

4:02
Locuteur 4

vérifiez. Prenez votre

4:03
Locuteur

stylo. Elle n'a pas

4:04
Locuteur 7

présenté pour le moment.

4:05
Locuteur 4

Lisez les échos. 125 milliards d'économies sur combien de temps ? Qu'est

4:10
Locuteur

-ce

4:10
Locuteur 4

que ça veut dire ? 125 milliards. Le budget de l'État, c'est 450 milliards. Et si on fait 125 milliards d'économies, évidemment, aucun gouvernement ne peut, en claquant des doigts, faire des économies de cet ordre. Vous savez, j'ai chiffré dans le livre. Parce que le livre a cet avantage que c'est la première fois qu'on décrit le mécanisme de la dette. Qu'on dit de manière explicite ce qui s'est passé avec les chiffres qui permettent de le vérifier et de le prouver. Les mesures qu'elle annonce. Alors, elle dit deux choses, trois choses simples. La première, on va

4:55
Locuteur

faire

4:59
Locuteur 4

payer l'immigration. On va couper les crédits de l'immigration. Et j'ai donné le chiffre présenté par un institut proche de la droite et je crois qu'il est admis par le RN aussi. Ils disent 6 milliards. Vous parlez de 125 milliards. Ils disent 6 milliards. Deuxièmement, on ne paiera pas notre contribution à l'Europe.

5:25
Locuteur

À

5:26
Locuteur 4

cet instant précis, l'agriculture française n'a plus les subventions et l'Europe saute. C'est un danger commun. J'y reviendrai dans une seconde. Troisièmement, elle dit les agences. Les agences, le Sénat a essayé de couper dans les agences. 770 agences. 770 agences qui ne servent pour un certain nombre d'entre elles pas à grand chose, mais qui ne permettent pas de faire les économies.

5:51
Locuteur

Mais François Béroux, je vous entends, votre propos est

5:53
Locuteur 5

important, mais vous faites le procès ici d'une mauvaise politique de désendettement. Mais si vous faites le procès de l'endettement, c'est le procès de la classe politique au pouvoir en ce moment. L'endettement, vous me corrigerez, j'ai l'impression que c'est davantage la classe politique au pouvoir qui

6:07
Locuteur

tourne

6:08
Locuteur 5

en rond, qui prend les postes depuis tant d'années, davantage que l'opposition permanente.

6:12
Locuteur

Eh

6:13
Locuteur 4

bien, je ne crois pas. Donc

6:15
Locuteur 5

l'endettement, c'est davantage Marine Le Pen, par exemple, qu'Emmanuel Macron

6:18
Locuteur 4

? Je dis que les oppositions, et l'extrême droite en particulier, et LFI a fortiori, ont sans cesse demandé des dépenses supplémentaires.

6:28
Locuteur 5

Mais vos amis les ont faits, ces dépenses supplémentaires ? Non, non,

6:32
Locuteur

ils ne les ont pas toutes. Mais la

6:33
Locuteur 5

date n'a pas augmenté par la magie.

6:36
Locuteur

Peut

6:37
Locuteur 4

-être que vous lirez mon livre, qui s'appelle « Alertes sur la France qui vient », et vous vérifierez ce qu'a été ce mécanisme-là. Depuis 1981, sans cesse, on a reporté sur les générations à venir, les dépenses de la vie de tous les jours, dépenses

6:56
Locuteur

courantes.

6:56
Locuteur 6

Et vous dites aux Français, aujourd'hui, qu

6:58
Locuteur

'il

6:58
Locuteur 6

va falloir continuer à voter pour des gens qui sont largement responsables de cette

7:03
Locuteur

situation. Excusez-moi, je n

7:03
Locuteur 4

'ai pas dit ça. On ne s'est pas exprimé encore sur la présidentielle. On va le faire ensemble.

7:07
Locuteur 7

C'est pour ça que j'ai dit qu'on commencerait à l'envers. Pourquoi la tenaille de pire

7:10
Locuteur

? Mais juste une question là-dessus, François Bayrou. J'ai une vision peut

7:12
Locuteur 4

-être un peu différente.

7:13
Locuteur 7

Juste parce qu'on regarde un peu l'état de l'Europe. Et aujourd'hui, d'ailleurs, une des informations principales, c'est que l'AFD, en Allemagne, est en passe de remporter un lander, qui est un lander d'Allemagne de l'Est, les Allemands de l'Est, qui estiment pour une grande partie être abandonnés par rapport aux Allemands de l'Ouest. Comme quoi, cette réunification a du mal à se faire. Je laisse l'Allemagne de côté. Est-ce que vous

7:36
Locuteur

diriez que l

7:37
Locuteur 4

'Allemagne... Ne laissons pas. Vous venez de faire une remarque.

7:39
Locuteur

Est

7:40
Locuteur 7

-ce que vous diriez que l'Italie de Mme Méloni ne fonctionne pas

7:43
Locuteur

?

7:44
Locuteur 4

Je pense que l'Italie de Mme Méloni a renoncé à ce qu'elle annonçait. Elle s'est fait élire en disant l'immigration, je vais y mettre un terme et je vais renvoyer les immigrés.

7:56
Locuteur 7

Et c'est une vieille ancienne.

7:57
Locuteur

Vous allez me dire

7:57
Locuteur 4

qu

7:58
Locuteur

'elle a

7:58
Locuteur 7

pris

7:59
Locuteur

de l'immigration au travail. Ce que veut dire,

8:00
Locuteur 6

Pierre, est-ce qu'il y

8:00
Locuteur

a

8:00
Locuteur 6

une vague populiste aujourd'hui en Europe, une vague, on va dire, d'extrême droite ? Est-ce qu'on peut la stopper ? C'est ça la question. Est-ce qu'elle est stoppable ?

8:08
Locuteur

Ou est-ce que c'est un mouvement ?

8:09
Locuteur 4

Je ne sais pas si elle est stoppable. Je vois bien qu'on essaie d'introduire dans l'esprit des électeurs ou des citoyens l'idée que ce serait inéluctable et que ce serait bon. Et moi, je vous dis, ça n'est pas inéluctable et c'est mortel pour le pays.

8:29
Locuteur 6

Donc Marine Le Pen n'a pas encore gagné la présidence elle-même, si elle est aujourd'hui à plus de 35%

8:33
Locuteur

dans les intentions de vote au premier tour.

8:35
Locuteur 4

Absolument, de cet avis, je pense que rien n'est inéluctable.

8:41
Locuteur

Je

8:42
Locuteur 4

pense d'ailleurs qu'elle est elle-même devant des contradictions qui sont très importantes. Et je pense que, de toute manière, si ça se faisait, ce serait un drame

8:55
Locuteur

de

8:56
Locuteur 4

plus, mais un drame ultime pour la France. Ultime ?

9:00
Locuteur 5

Ce ne serait pas seulement avoir un mauvais gouvernement avec une philosophie qui n'est pas la vôtre, mais choisie démocratiquement par les Français ? Non,

9:06
Locuteur 4

en aucune manière, parce que ça mettrait un terme à l'Union Européenne. Je vais répéter pour qu'on se rende compte de ce que ça veut dire.

9:20
Locuteur

L

9:20
Locuteur 4

'élection de l'extrême droite ou de l'extrême gauche, du RN ou de LFI, a la même conséquence, c'est que l'Union Européenne saute. Et personne autour de la table ne peut me dire le contraire.

9:32
Locuteur

Et

9:33
Locuteur 4

l'Union Européenne saute à l'instant même où un gouvernement français dit nous n'honorerons plus nos engagements et notamment nous n'honorerons pas nos engagements que nous avons pris pour le financement

9:49
Locuteur

de l'Union Européenne.

9:51
Locuteur 7

Ils ne disent pas qu'on fait un Frexit. D'ailleurs, elle a renoncé. À un moment donné,

9:54
Locuteur

il

9:54
Locuteur 7

y

9:54
Locuteur

a

9:54
Locuteur 7

eu ça dans le discours de Marine Le

9:56
Locuteur

Pen. Il y a

9:56
Locuteur 7

eu une sorte de Frexit. Aujourd'hui, il n'y est plus.

9:59
Locuteur 4

Monsieur de Villeneuve, excusez-moi. Vous avez autour de la table les pays qui composent l'Union Européenne,

10:06
Locuteur

qui

10:06
Locuteur 4

tous participent. Et la France, qui est le pays qui a eu l'attitude la plus laxiste en matière de finances publiques. Et je ne m'associe pas à cette responsabilité. Je suis monté à la tribune de l'Assemblée Nationale pour mettre en jeu l'avis du gouvernement, pour qu'on s'en rende compte et qu'on change d'orientation. Et vous vous souvenez, c'était il y

10:27
Locuteur

a

10:27
Locuteur 4

un an presque jour pour jour. Et donc, je ne prends pas ma part de responsabilité sur ce sujet. Et mes amis, vous avez prononcé...

10:37
Locuteur

Donc, vous êtes moins

10:37
Locuteur 5

responsable

10:38
Locuteur

de l

10:38
Locuteur 5

'endettement, par exemple, que Marine Le Pen, juste comprendre le raisonnement.

10:41
Locuteur 4

Non, je ne veux pas entrer dans... Vous

10:44
Locuteur

n'êtes pas responsable de qui est

10:45
Locuteur 5

responsable ?

10:46
Locuteur

Oui, il y a le mécanisme de l'endettement, j'ai compris.

10:48
Locuteur 4

Combien y a-t-il d'hommes politiques en France qui, depuis 20 ans, ont dit que le danger le plus grave qui pesait sur nous, c'était cet abandon, cette dérive qui faisait que... François Fillon ? Hein ? François Fillon ? Non, pas du tout. François Fillon n'a jamais mis en jeu l'avis de son gouvernement sur ce sujet. Il en avait conscience. Mais il était Premier ministre,

11:15
Locuteur

collaborateur... Vous voulez en venir ? C'est vous qui, les premiers, avez dit dès

11:19
Locuteur 6

2007...

11:21
Locuteur

Alors, je vous propose

11:22
Locuteur 7

de marquer une pause, François Bayrou, parce que le temps nous manque et on reprend nos débats dans un instant. Et justement, vous allez nous dire, puisqu'on en revient à la présidentielle, qui du Bloc Central a vos faveurs.

11:32
Locuteur

A

11:32
Locuteur 7

tout de suite. Retour sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1 C News Les Echos avec François Bayrou, ancien Premier ministre et président du MoDem. La droite et le centre sont tiraillés en vue de la prochaine présidentielle. C'est loin d'être nous.

11:54
Locuteur

Vous

11:54
Locuteur 7

êtes l'un des principaux témoins. On a quand même une droite tiraillée depuis quelques années. C'est absolument pas nouveau. Trois noms ressortent, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau. Et lorsqu'on regarde les chiffres du JDD, le sondage du JDD aujourd'hui, pour le second tour, il y a trois hypothèses, alors pas avec Bruno Retailleau mais avec Jean-Luc Mélenchon, contre lesquelles Marine Le Pen se retrouverait. Hypothèse 1, Marine Le Pen l'emporte 55-45 contre Gabriel Attal, 52-48 contre Édouard Philippe, 66-34

12:26
Locuteur

contre

12:27
Locuteur 7

Jean-Luc Mélenchon. Quelle est votre réaction ?

12:33
Locuteur

La

12:34
Locuteur 4

séquence précédente s'est terminée ou en tout cas a été interrompue sur le constat que nous faisions du risque majeur pour le pays.

12:45
Locuteur

Ce

12:45
Locuteur 4

risque majeur

12:46
Locuteur

de

12:48
Locuteur 4

dérive des finances publiques, peut-être faut-il rappeler simplement un chiffre, l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu que vous payez, que tout le monde autour de la table paye, et que paient tous les autres Français, tous les foyers fiscaux,

13:05
Locuteur

la

13:05
Locuteur 4

totalité ne suffira pas à payer les intérêts de la dette.

13:10
Locuteur

80

13:10
Locuteur 7

milliards à peu près.

13:12
Locuteur 4

Oui, on va dépasser 80

13:14
Locuteur

et on va

13:14
Locuteur 4

à 100 milliards, et même certains disent à 120 milliards en 2030.

13:20
Locuteur

Ce

13:20
Locuteur 4

qui veut dire que nous sommes un pays en situation de surendettement.

13:25
Locuteur 7

Ou

13:25
Locuteur 4

de

13:25
Locuteur 7

faillite

13:26
Locuteur

?

13:27
Locuteur 7

Attention au mot. Faillite, récession, surendettement,

13:30
Locuteur

c'est très différent.

13:32
Locuteur 4

Surendettement. Ok. Et donc de surendettement, c'est-à-dire en situation d'étranglement.

13:38
Locuteur

Un

13:38
Locuteur 4

pays qui aurait besoin de nouveaux investissements et qui ne les a pas.

13:42
Locuteur

Qui

13:43
Locuteur 4

est responsable ? Toutes les forces politiques sont responsables et ceux qui ont averti, ceux qui ont tiré la sonnette d'alarme,

13:53
Locuteur

ceux

13:54
Locuteur 4

qui ont demandé qu

13:55
Locuteur

'on

13:55
Locuteur 4

chante d'orientation sont très rares, pour ne pas dire rarissimes.

13:59
Locuteur

Et

14:00
Locuteur 4

c'est exactement il y a un an, jour pour jour, presque jour pour jour, ce que le gouvernement que je conduisais a essayé

14:07
Locuteur

de faire. Un an

14:08
Locuteur 6

passé, il n

14:08
Locuteur

'y

14:08
Locuteur 6

avait pas grand chose à changer.

14:09
Locuteur 4

Au contraire, ça s'est aggravé. Oui,

14:12
Locuteur

235 milliards

14:12
Locuteur 4

de plus. Parce qu'on a, en particulier, parce qu'on a renoncé à la réforme des retraites.

14:18
Locuteur

Ce

14:18
Locuteur 4

qui est... Une faute. Un jour, les historiens diront...

14:21
Locuteur

C

14:21
Locuteur 4

'est une faute

14:22
Locuteur

?

14:22
Locuteur 4

Quoi ? De suspendre

14:24
Locuteur 6

la

14:24
Locuteur

réforme

14:24
Locuteur 4

des retraites. En tout cas, le moins que l'on puisse dire, c'est que c'était une aggravation de la situation. Et les historiens, un jour, diront, mais enfin, comment se fait-il que ce pays, à ce moment de crise, a pris une décision aussi contraire à son intérêt ?

14:43
Locuteur

Dans cette situation,

14:44
Locuteur 7

qu'est-ce qu'on fait,

14:45
Locuteur 4

François ? Et donc, voilà. Donc, nous avons une élection... C

14:48
Locuteur

'est

14:48
Locuteur 6

quand même un gouvernement Lecornu qui a pris cette décision sous la pression du Parti Socialiste.

14:51
Locuteur

C

14:51
Locuteur 6

'est quand même un pouvoir que vous soutenez et auquel

14:55
Locuteur

participe... Eh bien, ce n'est pas un gouvernement Bayrou.

14:57
Locuteur 4

Merci de le rappeler. Mais ce

14:58
Locuteur

n

14:58
Locuteur 4

'est

14:58
Locuteur

pas

14:58
Locuteur 4

un

14:59
Locuteur

gouvernement

14:59
Locuteur 4

que vous condamnez non plus. Non,

15:00
Locuteur

non.

15:03
Locuteur 4

Regardons précisément des chiffres. Le gouvernement que je conduisais

15:07
Locuteur

en

15:07
Locuteur 4

fonction, et ça ne s'est pas produit souvent, le gouvernement qui a baissé le déficit de 5,8 à 5,1 du produit intérieur brut.

15:23
Locuteur

Et

15:24
Locuteur 4

c'est une baisse, une remise à l'endroit, une remise en ordre des finances du pays comme il n

15:30
Locuteur

'y

15:30
Locuteur 4

en a pas eu beaucoup.

15:32
Locuteur

Et

15:32
Locuteur 4

donc, cette remise en ordre, en effet, elle est interrompue. Le risque est immense. On a une élection présidentielle qui vient. Quelle est la différence entre cette élection présidentielle et les précédentes

15:47
Locuteur

? Il

15:48
Locuteur 4

y en a une.

15:49
Locuteur

C

15:50
Locuteur 4

'est que vous avez décrit le choc des ambitions. Hors micro, M. Bocoté lisait les autotamponneuses au centre. Il avait raison, le sentiment de...

16:00
Locuteur

La

16:01
Locuteur 6

machine à perdre ?

16:02
Locuteur 4

Il y avait, à l'élection présidentielle, jusqu'à maintenant, une manière simple de résoudre cette question.

16:11
Locuteur

Et

16:11
Locuteur 4

c'était le premier tour.

16:13
Locuteur

Premier

16:14
Locuteur 4

tour, c'était... Chacun présentait son profil, son projet, essayer de convaincre et d'entraîner les Français. Je l'ai fait trois fois. Et une fois, en étant aux portes du deuxième tour, du second tour, il y avait un premier tour. Écoutez-moi bien, il n'y a plus de premier tour. parce que si on va au premier tour dans l'ambiance de dispersion que vous décrivez, alors, on risque d'avoir au deuxième tour le pire contre le pire, c'est-à-dire Le Pen contre Mélenchon.

16:49
Locuteur 5

Donc,

16:49
Locuteur

il faut le primaire de son de la droite

16:51
Locuteur 5

?

16:52
Locuteur

C

16:52
Locuteur 5

'est quoi

16:52
Locuteur

la solution

16:52
Locuteur 4

?

16:53
Locuteur

Quand

16:53
Locuteur 4

j'observe, il faut être

16:54
Locuteur

réaliste

16:56
Locuteur 4

autant qu'on le puisse.

16:57
Locuteur

Quand

16:58
Locuteur 4

j'observe

16:59
Locuteur

la

17:00
Locuteur 4

dynamique de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, par exemple, elle est considérable.

17:04
Locuteur

Elle

17:05
Locuteur 4

est considérable avec des choix stratégiques que je ne peux que trouver extrêmement dangereux pour le pays. en s'appuyant sur des communautarismes, en faisant en sorte que l'unité du pays et la compréhension historique étaient la sienne.

17:28
Locuteur

Vous voulez dire

17:28
Locuteur 7

que le narratif employé est tout à fait calculé

17:30
Locuteur

?

17:31
Locuteur 4

Absolument. C'est une stratégie.

17:34
Locuteur

j

17:35
Locuteur 4

'ai connu Jean-Luc Mélenchon, l'Aïkar à l'extrême sur

17:39
Locuteur

le

17:39
Locuteur 4

voile. Il

17:41
Locuteur

a changé

17:41
Locuteur 4

d'avis et dit qu

17:42
Locuteur

'il

17:42
Locuteur 4

s'était trompé. Ce n'est pas parce qu'on s'explique que ce qu'on avait fait avant n'a pas existé. Oui, mais c

17:48
Locuteur

'est converti en quelque

17:49
Locuteur 4

sorte. Et si vous l'examinez sur la responsabilité historique sur l'Ukraine et sur la défense de Moscou, vous verrez que les deux branches de la tenaille du pire se sont comportés de la même manière. Et donc, on peut excuser mais on peut aussi se souvenir un peu.

18:09
Locuteur

Et

18:10
Locuteur 4

donc, si on se trouve dans un deuxième tour comme celui-là, on est certain,

18:16
Locuteur

en

18:16
Locuteur 4

tout cas, pas, on croit,

18:18
Locuteur

on

18:19
Locuteur 4

est certain que les conséquences pour le pays sont irrémédiables.

18:23
Locuteur

Donc,

18:24
Locuteur 6

qu'est-ce qu'il faut faire François Béroux ? En fait, il faut une primaire.

18:27
Locuteur

Est

18:27
Locuteur 6

-ce qu'il est encore temps d'organiser une

18:29
Locuteur

primaire ? Qu'est-ce qu'il

18:30
Locuteur 6

fait ? On fait un

18:30
Locuteur 7

tour moins un ? Comment

18:32
Locuteur

on fait ça ?

18:32
Locuteur 4

Il faut faire

18:36
Locuteur

un

18:36
Locuteur 4

tour préliminaire.

18:37
Locuteur 5

Donc, une primaire ?

18:39
Locuteur 4

Une primaire.

18:39
Locuteur 5

Qui va de qui à qui ?

18:41
Locuteur

De

18:41
Locuteur 4

qui à qui ? Qui va de tous ceux qui refusent l'alliance avec Mélenchon

18:46
Locuteur

à

18:46
Locuteur 4

tous ceux qui refusent l'alliance avec Le Pen.

18:49
Locuteur 5

Donc, de Hollande à Knafot, quoi ?

18:52
Locuteur

Non,

18:53
Locuteur 4

Knafot...

18:53
Locuteur

C'est vrai,

18:53
Locuteur 5

Hollande a dit qu

18:54
Locuteur

'il

18:54
Locuteur 5

préférait voter Mélenchon que Le Pen, c'est vrai.

18:56
Locuteur 4

Voilà. Et Knafot, Sarah Knafot a dit qu'elle se verrait bien dans un gouvernement du RN.

19:05
Locuteur 5

Mais ça, elle vient de le dire. Donc, avant-hier, vous auriez intégré Knafot, mais maintenant, ce n

19:09
Locuteur

'est

19:09
Locuteur 5

plus le cas ?

19:09
Locuteur 4

Mais, ce n

19:10
Locuteur

'est

19:10
Locuteur 4

pas avant-hier. Tout le monde sait bien où les forces politiques se

19:15
Locuteur

situent. Quand Hollande

19:16
Locuteur 5

dit qu'il voterait Mélenchon plutôt que Le Pen, est-ce que ça l'exclut aussi

19:18
Locuteur

?

19:19
Locuteur 4

Oui. Si on est prêt à s'allier avec les uns ou avec

19:24
Locuteur

les autres, on n

19:26
Locuteur 4

'appartient pas à l'espace

19:28
Locuteur

républicain. le

19:29
Locuteur 6

premier du bloc central, c'est-à-dire Modem, Horizon, LR, ça paraît déjà quasiment impossible puisque Retailleau

19:36
Locuteur

ne soutiendrait pas Attal, elle ne

19:37
Locuteur 6

soutiendrait pas Retailleau.

19:38
Locuteur 4

Ça paraît impossible parce qu'on ne se rend pas compte du risque.

19:43
Locuteur

Et

19:43
Locuteur 4

ça paraît impossible. Moi, j'ai le souvenir, on a déjà vécu ça, Édouard Balladur vient de disparaître. Au mois de janvier 1995, les partisans, Nicolas Sarkozy, partisan d'Édouard Balladur, il dit il faut que Chirac ne se présente pas pour qu'Édouard Balladur soit élu au premier tour. L'idée que ceux qui sont en tête au sondage essaient pour cette seule raison ou qui apparaissent en tête au sondage essaient pour cette seule raison d'éliminer les autres, c'est vieux comme l'élection présidentielle.

20:18
Locuteur 7

Et ça ne fonctionne pas, selon vous

20:20
Locuteur

?

20:20
Locuteur 4

Et ça ne... C'est pas seulement que ça ne fonctionne pas.

20:23
Locuteur 6

Alors, comment est-ce qu'on l'organise cette prime à Tardouvérou ? Parce que...

20:25
Locuteur 4

Attendez, vous voulez bien que je vous explique. Alors, je vais vous expliquer les deux choses.

20:32
Locuteur

d

20:32
Locuteur 4

'une part, la nécessité.

20:34
Locuteur

Nous

20:35
Locuteur 4

allons tous, en tout cas, moi je m'y ai inclus, devoir nous battre pour que le candidat qui présente une autre solution que le dramatique affrontement des extrêmes soit élu et soit au deuxième tour.

20:51
Locuteur

On

20:52
Locuteur 4

a bien le droit de savoir qui c'est, de dire son mot sur qui il doit être et de discuter avec lui de ce que le projet doit être. Ce

21:00
Locuteur

n'est

21:00
Locuteur 4

pas du tout ce qui est en train de se passer. Et donc, la première conviction que nous devons défendre, c'est que ceux-là qui ont en commun de vouloir écarter les deux extrêmes, ce qui fait une solidarité très importante, essentielle sur ce sujet, tous ceux-là doivent être capables de dire nous appartenons au même ensemble et nous acceptons une compétition loyale. C'est quoi le

21:27
Locuteur

nom de cet ensemble

21:28
Locuteur 7

? Il dit,

21:28
Locuteur 5

c'est

21:29
Locuteur 4

simplement... Cet ensemble, c'est quoi ? C

21:30
Locuteur

'est

21:30
Locuteur 4

le bloc central ? Non, je n'aime pas les dénominations de cet ordre.

21:34
Locuteur

Alors, c'est quoi ? C'est

21:35
Locuteur 4

républicain, réformiste, humaniste.

21:38
Locuteur 5

Mais que je comprenne, donc ce que vous appelez les deux extrêmes,

21:40
Locuteur

c

21:40
Locuteur 5

'est quand même des millions de Français, ne sont pas républicains.

21:43
Locuteur

n

21:44
Locuteur 4

'essayez pas de...

21:48
Locuteur

N

21:48
Locuteur 4

'essayez

21:48
Locuteur

pas de... N'essayez pas de... J'essaie de comprendre, je vous suis au mot.

21:52
Locuteur 4

Républicain, c'est deux choses.

21:54
Locuteur

C

21:54
Locuteur 4

'est les institutions républicaines, ils en sont,

21:58
Locuteur

mais

21:59
Locuteur 4

c'est les valeurs républicaines et ils ont choisi de tourner le dos aux valeurs républicaines. Par exemple ? Par

22:06
Locuteur 7

exemple... Il faut nommé, parce que les gens, ils ont des repères, mais sur des noms et sur des parties.

22:10
Locuteur 4

Liberté, égalité, fraternité.

22:13
Locuteur

Il

22:13
Locuteur 4

y en a qui acceptent la liberté

22:16
Locuteur

et

22:16
Locuteur 4

qui refusent l'égalité.

22:18
Locuteur

Il

22:18
Locuteur 4

y en a qui veulent l'égalité et qui refusent la liberté. Vous voyez bien que c'est les deux... C'est pas si

22:23
Locuteur

clair que ça, si je peux me permettre.

22:25
Locuteur 7

Et alors justement, on va marquer une pause et on va s'attendre à un peu de clarté dans la prochaine séquence.

22:32
Locuteur

C'est extrêmement

22:32
Locuteur 4

clair et tout le monde

22:34
Locuteur

comprend. Vous avez donné des noms et des

22:35
Locuteur 7

parcs François Bayrou. A tout de suite sur Europe 1 et sur CNews.

22:40
Locuteur 1

10h, 11h

22:41
Locuteur

Le

22:41
Locuteur 3

Grand Rendez-Vous Europe 1 CNews Les Echos

22:45
Locuteur

Pierre

22:45
Locuteur 2

Devineau

22:49
Locuteur 7

Retour sur le plateau du Grand Rendez-Vous Europe 1 CNews Les Echos avec François Bayrou. On était resté un peu au milieu du guet. Vous nous avez donné des grandes théories sur

22:56
Locuteur

les... Pas des grandes théories.

22:58
Locuteur 7

Non, mais vous

22:59
Locuteur

avez

22:59
Locuteur 7

identifié que... Une vision. Une vision. Rétho-Békenne, réaliste,

23:04
Locuteur

etc.

23:04
Locuteur 7

On

23:04
Locuteur

a besoin

23:05
Locuteur 7

de noms, de partis et

23:07
Locuteur

de

23:07
Locuteur 4

famille politique. Et moi, j'ai besoin d'expliquer parce que la technique qui devient courante,

23:15
Locuteur

c

23:15
Locuteur 4

'est de couper court aux explications de manière que les auditeurs n'arrivent pas à suivre le raisonnement.

23:22
Locuteur

On

23:22
Locuteur 4

est là pour aiguiller. Alors, je vais essayer, moi, de faire en sorte. On disait, avant votre coupure, que le premier tour, on n'a plus droit au premier tour.

23:34
Locuteur

Parce

23:34
Locuteur 4

que, si tout le monde y va dans le désordre, on est fichu.

23:38
Locuteur

Il

23:38
Locuteur 7

faut une primaire, vous avez dit.

23:39
Locuteur 4

Et donc, il faut organiser une compétition loyale entre tous ceux qui partagent l'impératif d'écarter les extrêmes. Mais ils ne veulent pas. C'est ça le problème ? Ils ne veulent pas pour l'instant. On est là pour les convaincre. Puisque nous, nous sommes les

23:56
Locuteur

électeurs. Les voix qu'on en

23:56
Locuteur 6

parle, que

23:57
Locuteur

ce

23:57
Locuteur 6

soit Édouard Philippe ou Bruno Retailleau,

24:00
Locuteur

ils

24:00
Locuteur 6

n'en veulent pas. Nous, nous sommes les citoyens.

24:02
Locuteur

Et

24:02
Locuteur 4

les citoyens qui vont devoir se battre pour que ces candidats soient portés au deuxième tour.

24:11
Locuteur

Et

24:11
Locuteur 4

donc, je dis que la moindre des choses est d'accepter une confrontation loyale dans laquelle chacun défendra sa thèse, sa personnalité, ses idées et dans laquelle les électeurs qui se retrouvent dans cette volonté d'éviter le pire, ces électeurs pourront participer.

24:37
Locuteur 5

Mais comment s'on perd le principe discriminant ? Vous dites, on fait la primaire, parfait. Qui a le droit d'y participer ? Qui

24:42
Locuteur

a le droit d'y participer ? Ça ne va pas à la tête

24:43
Locuteur 4

du participant. Qui a le droit d'y participer comme candidat ? Tous ceux qui accepteront une charte

24:49
Locuteur

qui

24:50
Locuteur 4

écarte les deux extrêmes

24:52
Locuteur

et

24:52
Locuteur 4

qui retient un certain nombre de principes qui sont extrêmement simples. Comme

24:58
Locuteur

?

24:59
Locuteur 4

Comme nous appartenons, nous sommes une économie de liberté à vocation sociale, comme nous sommes pour une démocratie pluraliste.

25:11
Locuteur

Mais

25:11
Locuteur 5

je crois que tout le monde pour l'instant peut signer ça.

25:13
Locuteur 4

Bien

25:13
Locuteur 5

au-delà du bloc central.

25:14
Locuteur 4

Non, parce que tous ceux qui refusent les extrêmes, ça fait quand même des frontières.

25:23
Locuteur 7

Mais ça veut dire qu'il

25:24
Locuteur

y a

25:24
Locuteur 7

des socialistes aussi, il

25:25
Locuteur

y a

25:25
Locuteur 7

des sociodémocrates dans votre choix ? Je

25:27
Locuteur 4

pense que Bernard Cazeneuve, par exemple, qui s'est exprimé de manière très claire sur ce sujet, a tout à fait sa place dans une confrontation loyale de cette ordre.

25:37
Locuteur

Il ne fera pas partie des combinards qui

25:38
Locuteur 7

donnent les clés à LFI à la fin ?

25:40
Locuteur 4

Sûrement pas.

25:41
Locuteur 7

Je reprends les mots de Jean-Luc Mélenchon qui parlait de combinards qui ne seraient pas chers à racheter. C'était juste avant les élections municipales.

25:48
Locuteur

Vous avez vu ce qui s'est passé après. François,

25:49
Locuteur 6

est-ce que vous ne participez pas aussi vous-même à une forme de confusion dans ce qu'on appelle le bloc central ? Parce que quand on vous demande quel est le bon candidat pour aller pour incarner ce camp, vous répondez ni Édouard Philippe, ni Bruno Rotaillot, ni Gabriel

26:06
Locuteur

Attal. Vous

26:07
Locuteur 6

dites que non, ça n

26:08
Locuteur

'a pas l'air d'aller...

26:08
Locuteur 4

Excusez-moi, vous faites semblant.

26:10
Locuteur

Vous

26:10
Locuteur 4

êtes là pour provoquer et pour faire semblant. Et moi, je n'aime pas les gens qui font semblant.

26:16
Locuteur

Vous

26:16
Locuteur 6

avez dit, dans une interview,

26:18
Locuteur

vous avez dit qu'il faudrait que Thierry Breton soit candidat. Ne vous

26:20
Locuteur 4

défendez pas. Non,

26:21
Locuteur

mais non. Je pense qu'il

26:23
Locuteur 4

y a beaucoup de personnalités qui ont la capacité, l'envie et l'expérience de participer. Alors, j'ai cité Thierry Breton, il y a Jean-Louis Borloo, il y a Bruno Le Maire, par

26:37
Locuteur

exemple... Donc, les

26:37
Locuteur 6

trois autres ne vont pas.

26:38
Locuteur 4

Il y a Elisabeth Borne, je parle de candidats qui tous, dans une discussion privée, n'écartent pas cette idée, au contraire. Et après, je regarde les expériences et donc, tout ça peut faire une sélection intéressante. Vous avez dit...

26:56
Locuteur

Plutôt

26:56
Locuteur 4

que d'avoir. Plutôt que d'avoir.

26:58
Locuteur 6

Donc, les trois déclarés, ça ne vous va pas. Il en faut que d'autres. C'est pour comprendre.

27:02
Locuteur 4

Non, mais ça n'est pas pour comprendre. C'est pour... disqualifier le raisonnement.

27:10
Locuteur

Non, non,

27:10
Locuteur 4

pas du tout.

27:10
Locuteur

C'est pour comprendre. Eh bien,

27:11
Locuteur 4

moi, je vous invite à ne pas le disqualifier.

27:13
Locuteur 7

Donc, ça fait beaucoup

27:14
Locuteur

de monde, là.

27:15
Locuteur 4

C'est le choix. Si

27:15
Locuteur 7

vous ne disqualifiez pas les trois, c'est-à-dire Retailleau, Attal et Édouard Philippe, vous en rajoutez cinq, là. Cazeneuve, Borne, Thierry Breton et vous en avez cité deux autres. Ça

27:25
Locuteur

fait quand même beaucoup de monde. Non,

27:28
Locuteur 4

ça ne

27:28
Locuteur

fait

27:28
Locuteur 4

pas beaucoup de monde. Ça fait des personnalités qui acceptent de se soumettre à une confrontation loyale, à un débat de deux mois et au terme de ces deux mois de confrontation, on vote.

27:43
Locuteur

C

27:44
Locuteur 4

'est-à-dire que on vote par

27:45
Locuteur

Internet. À

27:45
Locuteur 7

ce stade, vous ne savez pas encore parce que vous n'avez pas eu la confrontation et le débat entre ces huit personnes.

27:51
Locuteur

C

27:51
Locuteur 7

'est ça ?

27:51
Locuteur 4

En tout cas, j'ai des préférences.

27:53
Locuteur

Qui ? Par exemple, je

27:54
Locuteur 4

considère que le centre n'est pas représenté comme il faut dans cette élection. Bon. Pourquoi ? Parce qu'on dit la droite et le centre. Quand on dit la droite et le centre, ça veut dire que le centre, c'est la droite. Or, il se trouve que tout l'engagement de ma vie, c'est que cette famille politique du centre, démocrate, certains disent démocrate chrétien pour les uns, démocrate humaniste pour les autres. Ça a eu

28:23
Locuteur

une

28:23
Locuteur 7

histoire.

28:24
Locuteur

Vous savez ce

28:25
Locuteur 7

que disait François Mitterrand ? Que le centre n'était

28:27
Locuteur 4

ni

28:28
Locuteur 7

de gauche ni de

28:28
Locuteur 4

gauche. C'est évidemment quand on veut aborder les choses par le petit bout de la lorgnette. On ne dit pas ça. Vous savez quel est le

28:36
Locuteur

seul parti... Si le petit bout de la lorgnette c'est François Mitterrand...

28:38
Locuteur 4

Excusez-moi. Vous savez quel est le seul parti en France qui refusait les accords de Munich ?

28:43
Locuteur 7

Quel était ce parti ?

28:44
Locuteur 4

Eh bien, c'était le parti démocrate populaire,

28:48
Locuteur

c

28:48
Locuteur 4

'est-à-dire l'ancêtre de ma famille politique.

28:51
Locuteur

Ou

28:51
Locuteur 4

en tout cas... On

28:52
Locuteur

peut aussi revenir en

28:53
Locuteur 5

2026-2027 à la rigueur. Ce n'est pas inimaginable. Et la question qui vous sera posée, permettez-moi de le faire, c'est que

28:59
Locuteur

vous

28:59
Locuteur 5

nous dites qu

28:59
Locuteur

'il

28:59
Locuteur 5

y a donc au-delà en ce moment des petits chevaux, si je comprends bien, qui se présentent,

29:03
Locuteur

il

29:03
Locuteur 5

y

29:03
Locuteur

a

29:03
Locuteur 5

des grandes figures qui devraient être dans la primaire. M. Borloo, Mme Borne, et c'est sûr.

29:08
Locuteur 4

Je n'utilise pas les mots de grand et de petit. Parce que c'est une déconsidération.

29:15
Locuteur

C'est une manière de mépriser... Donc les sacs doivent

29:17
Locuteur 5

s'ajouter à ceux qui

29:19
Locuteur

sont déjà là.

29:19
Locuteur 4

mépriser les gens.

29:20
Locuteur

Je

29:21
Locuteur 4

dis qu'il y a un devoir de considérer que chacun représente non pas ses propres intérêts,

29:28
Locuteur

non

29:29
Locuteur 4

pas sa propre vision, mais un ensemble beaucoup plus large.

29:33
Locuteur

Et je

29:33
Locuteur 4

vais indiquer... Ce qui

29:34
Locuteur

veut dire qu

29:35
Locuteur 6

'aujourd'hui, personne n'écrase le match.

29:38
Locuteur

Ça

29:38
Locuteur 6

vous dit, en substance,

29:39
Locuteur

que le jeu est ouvert.

29:40
Locuteur 4

Il suffit de regarder les sondages. Mais excusez-moi, est-ce qu'on peut aller au-delà des interruptions

29:46
Locuteur

?

29:47
Locuteur 4

Pourquoi est-ce que je dis ça ? Parce qu

29:49
Locuteur

'il

29:50
Locuteur 4

y a deux certitudes. La première, c'est qu

29:52
Locuteur

'on

29:54
Locuteur 4

ne gagnera pas l'élection présidentielle si on n'a pas une base plus large

29:59
Locuteur

que

30:01
Locuteur 4

les 17%, 15% qu'on voit aujourd'hui.

30:05
Locuteur

Et

30:05
Locuteur 4

deuxièmement, une fois l'élection présidentielle, lorsqu'elle aura eu lieu, pour gouverner le pays

30:10
Locuteur

dans

30:11
Locuteur 4

les circonstances si impressionnantes que nous avons décrites et que vous connaissez parfaitement,

30:18
Locuteur

on

30:19
Locuteur 4

ne pourra pas le faire avec une faction étroite

30:23
Locuteur

parce

30:24
Locuteur 4

que, dès cet instant-là, les oppositions et les concurrences se déchaînent.

30:29
Locuteur

Quand

30:29
Locuteur 4

vous proposez une idée, évidemment, elle est immédiatement combattue et censurée. Et donc, nous avons le devoir de préparer, avant l'élection présidentielle, la coalition large

30:41
Locuteur

qui permettra

30:42
Locuteur 5

de gouverner le pays. Ce que vous dites est important, coalition large. Donc, il faut comprendre quel est le périmètre de cette coalition au-delà de principes qui sont quelquefois très généraux. Donc, concrètement, un homme qui porte aujourd'hui la voie du libéralisme en France, David Lissnard, est-ce que c'est un homme qui, selon vous, devrait pouvoir participer à

30:59
Locuteur

une

30:59
Locuteur 5

telle primaire ? Ça ne me gênerait pas. Lui qui accepte, par ailleurs, de participer à des événements communs avec Sarah Knafo

31:04
Locuteur

?

31:05
Locuteur 4

Non, mais... J

31:06
Locuteur 5

'essaie de comprendre où est votre... Il doit y

31:08
Locuteur

avoir

31:08
Locuteur 5

un principe discriminant. Oui, non.

31:11
Locuteur 4

Si j'ai bien lu ce qu'a dit Lissnard et ce qu'ont dit les partisans de Lissnard, c'est jamais avec le RN.

31:19
Locuteur 5

Mais Sarah Knafo, c'est pas le RN.

31:20
Locuteur 4

Mais Sarah Knafo, elle a annoncé hier qu'elle voulait être membre d'un gouvernement RN.

31:25
Locuteur 5

Donc, pas avec le RN, mais OK avec ceux qui pourraient être avec le RN sans être le RN eux-mêmes.

31:29
Locuteur 4

Non, c'est exactement le contraire de ce que j'ai dit.

31:33
Locuteur

Donc,

31:33
Locuteur 5

si Lissnard dit je ne veux plus parler à Knafo, il peut participer à la primaire, en gros.

31:36
Locuteur 4

Ce n

31:37
Locuteur

'est

31:37
Locuteur 4

pas je ne veux plus parler à Knafo. C'est je dis que pour la France, le risque des extrêmes est un risque mortel. C'est simple comme phrase, ça. Vous arrivez à comprendre. Pas tant que

31:47
Locuteur 5

ça non plus parce que M. Macron, rappelez-vous, le président de

31:50
Locuteur

la

31:50
Locuteur 5

République lui-même s'est présenté comme l'extrême-centre. Donc, ce terme

31:52
Locuteur

-là, quelquefois, c'est formé.

31:54
Locuteur 4

Jamais vous déformez la réalité.

31:57
Locuteur

Ce sont ses mots, vous le savez.

31:58
Locuteur 4

Jamais il n'a dit ça.

31:59
Locuteur

À son France Inter.

32:01
Locuteur 4

Jamais il ne l

32:01
Locuteur

'a pensé. Et de l'autre côté de l'omelette, ça va jusqu

32:04
Locuteur 6

'au Parti Socialiste. Ça s'arrête à vous parler de Bernard

32:07
Locuteur

Cazinard. Par exemple,

32:10
Locuteur 4

Glucksmann aurait pu être s'il n'avait pas le choix d'aller avec le PS. Mais il a dit si je suis choisi, plus jamais il y aura la moindre alliance avec

32:20
Locuteur

LFI.

32:22
Locuteur 4

En effet, ça répond à une des conditions qui me paraissent nécessaires.

32:27
Locuteur

Mais

32:27
Locuteur 4

je vais un tout petit peu plus loin.

32:29
Locuteur

ça

32:30
Locuteur 4

veut dire que en tournant le dos aux oppositions classiques du passé, c'est des gens qui n'ont jamais été d'accord ou qui, même s'ils faisaient la même politique, confèrent ce que François Hollande a fait quand il était président de la République. Il a fait une politique de l'offre, dite de l'offre. Il a fait, comme vous le savez, des soutiens aux entreprises et c'était tout à fait en phase ou en tout cas en concordance avec les choses, avec ce que nous pensons.

33:02
Locuteur

Mais

33:02
Locuteur 4

il faut qu'ils comprennent qu'ils ont en commun plus qu'ils n'ont de propositions. Qu'ils ont un devoir en commun. Et ce devoir en commun, on l'a décrit et on peut le décrire précisément, c'est ressaisir l'énergie d'un pays qui se sent en pleine dérive et en pleine échec.

33:24
Locuteur

Quelques questions. Ça veut dire

33:25
Locuteur 4

les finances publiques, ça veut dire le réarmement du pays et des entreprises, ça veut dire le choix d'une politique démographique, ça veut dire un rééquilibrage pour les retraites et pour la santé qui nous permettent de retrouver l'estime de soi que la France est en train de perdre.

33:51
Locuteur 7

Allez, quelques questions sur le budget qui arrive et sur l'immigration, bien sûr. A tout de

33:55
Locuteur

suite.

33:57
Locuteur 1

10h-11h

33:58
Locuteur

Le

33:58
Locuteur 3

Grand Rendez-vous Europe 1 C News Les Echos

34:02
Locuteur

Pierre

34:02
Locuteur 2

Devineau

34:04
Locuteur 7

Retour sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1 C News Les Echos avec François Bayrou. Quelques questions sur le budget, bien sûr, qui arrivent. Question économique, Stéphane Dupont dans un instant. D'abord, sur l'immigration, des questions simples parce que ça a été aussi le débat cette semaine, pour ou contre le port du voile dans l'espace public

34:20
Locuteur

? Je

34:24
Locuteur 4

ne crois pas à une loi qui interdise le voile dans l'espace public et je crois que cette loi elle apparaît très, y compris pour ses auteurs très rapidement, insupportable.

34:38
Locuteur

Parce

34:38
Locuteur 4

qu'impraticable ou parce qu'injuste

34:40
Locuteur

? Parce

34:42
Locuteur 4

que, par exemple, le voile d'une religieuse.

34:46
Locuteur

Ce n'est

34:47
Locuteur 5

pas exactement le sujet.

34:48
Locuteur 4

Non, ce n

34:48
Locuteur

'est

34:48
Locuteur 4

pas le sujet. Excusez-moi, je vois désormais très souvent des voiles religieux revenir dans la religion catholique parce que, comme vous savez, il y a des inflexions qui sont plus... En

35:04
Locuteur

tout respect, vous êtes sérieux.

35:05
Locuteur 7

Vous parlez de...

35:07
Locuteur

Des religieuses.

35:08
Locuteur 7

Des religieuses. C'est marginal.

35:10
Locuteur

Honnêtement. C

35:10
Locuteur 4

'est marginal. Excusez-moi.

35:12
Locuteur

L'expansion

35:13
Locuteur 5

du voile catholique en France et l'élément dont on parle ici

35:15
Locuteur

?

35:16
Locuteur 4

C'est exactement ça que vous dites. C'est-à-dire, une loi ne peut être écrite que d'une seule manière. Ce que j'avais... Je vous rappelle, c'est moi qui ai interdit le voile à l'école. et je l'ai fait et je

35:32
Locuteur

l'ai fait et

35:32
Locuteur 4

il y

35:32
Locuteur

a

35:32
Locuteur 4

même un livre récent qui est sorti pour expliquer que c'est là que s'était fait le grand... Suite

35:37
Locuteur

à la sphère de

35:38
Locuteur 7

Creil quand vous étiez ensuite ministre de l'éducation nationale.

35:41
Locuteur 4

Pardon

35:42
Locuteur

?

35:42
Locuteur 7

C'est quand vous étiez ministre de l'éducation nationale. Absolument.

35:45
Locuteur

Dans les années

35:45
Locuteur 7

90 ?

35:46
Locuteur 4

94, oui. Et j'ai interdit que le voile...

35:53
Locuteur 7

Alors, pourquoi à

35:53
Locuteur

l

35:53
Locuteur 7

'école et pas dans l'espace public

35:55
Locuteur

? Parce

35:56
Locuteur 4

que l'école, c'est un organisme, c'est un élément de la nation qui doit être sanctuarisé. À l'école, les signes religieux ostentatoires ne doivent pas entrer. À l'école, ce qui est d'une militance brutale ne doit pas entrer. Mais vous mettez

36:18
Locuteur

sur le même

36:18
Locuteur 5

pied le voile des religieuses, des dernières qu'on croise dans la rue et le voile islamique qui est sur le mode un peu en expansion.

36:27
Locuteur 4

Cher M. Bocoté, vous faites semblant de ne pas comprendre et vous le faites assez bien. Je

36:30
Locuteur

ne

36:30
Locuteur 4

vous fais

36:30
Locuteur

pas semblant, j'ai essayé de vous comprendre. Vous avez une pensée complexe, je cherche à l'écrypter. Excusez-moi.

36:35
Locuteur 4

Quand vous faites une loi,

36:36
Locuteur

vous

36:37
Locuteur 4

ne pouvez pas écrire que c'est une loi contre le voile islamique.

36:42
Locuteur

vous

36:43
Locuteur 4

devez écrire c'est une loi qui interdira les signes religieux comme le voile dans

36:50
Locuteur

ce cas-là. Mais il y a les gens pour les religieux et le

36:52
Locuteur 7

signe religieux pour tout

36:54
Locuteur 4

un chacun. D'ailleurs, quand j'ai interdit le

36:57
Locuteur

voile à l'école, vous n'allez pas

36:58
Locuteur 7

interdire la soutane

36:59
Locuteur 4

aux prêtres ? J'ai écrit signe religieux ostentatoire. Je vous comprends

37:06
Locuteur

très

37:06
Locuteur 4

bien.

37:06
Locuteur 5

Est-ce que vous diriez, simplement, au-delà même du droit, diriez-vous le voile islamique pose un problème en France que ne pose pas le voile des religieuses ? Au-delà du droit. Sur le plan symbolique, culturel, identitaire,

37:17
Locuteur

historique

37:17
Locuteur 4

? Sur le plan symbolique et culturel, évidemment, il y a beaucoup de Français qui considèrent que ça ne répond pas à l'idée qu'ils se font de leur pays.

37:28
Locuteur

Est-ce que vous

37:28
Locuteur 5

êtes un des Français ? Est-ce que je suis ? Un des Français qui considèrent que ça ne correspond pas à l'idée qu'ils se font de leur pays. Vous en êtes ?

37:34
Locuteur 4

Je pense que le voile a une signification. J'ai écrit un livre sur ce sujet il y a un certain temps qui s'appelait le droit au sens parce que le voile c'est en effet assez souvent une revendication de radicalité religieuse,

37:51
Locuteur

de

37:52
Locuteur 4

volonté d'imposer à la société un certain nombre de règles

37:56
Locuteur

et

37:57
Locuteur 4

c'est en même temps symboliquement ça signifie que le désir des hommes

38:04
Locuteur

doit

38:05
Locuteur 4

l'emporter et que donc c'est aux femmes de se préserver du désir des hommes.

38:10
Locuteur 7

En tout cas 60% des Français sont pour une interdiction 53% sont pour donner des amendes c'est le résultat d'un sondage CSA pour le JDD CNews et Europe des questions de budget.

38:22
Locuteur

Et

38:22
Locuteur 4

donc vous avez entendu parce qu'il y a eu beaucoup de débats sur ce sujet qui sont très intéressants

38:27
Locuteur

de

38:28
Locuteur 4

la part de gens y compris qui ne sont pas du tout favorables à quelque laxisme que ce soit qui disent la loi n'est pas le chemin qu'on doit prendre à

38:41
Locuteur 5

l'échelle de l'histoire le voile et l'islamisation pour vous c'est un problème.

38:45
Locuteur

Oui

38:46
Locuteur 4

je pense que c'est pour beaucoup de Français c'est

38:51
Locuteur

c

38:51
Locuteur 4

'est une des raisons pour lesquelles ils sont en situation d'allergie

38:55
Locuteur

et

38:56
Locuteur 4

donc donc

38:57
Locuteur

vous comprenez ce sondage

38:58
Locuteur 4

mais pour autant

38:59
Locuteur

la

39:00
Locuteur 4

loi n'est pas le chemin et vous ne pouvez

39:04
Locuteur

et il

39:05
Locuteur 4

y a beaucoup de jeunes femmes qui portent le voile et dont je suis sûr qu'elles ne sont pas dans l'islamisation vous voyez que ces nuances là elles méritent d'être défendues et elles ne peuvent pas l'être par une interdiction radicale qui d'ailleurs n'existe à mon avis nulle part dans le monde

39:24
Locuteur

je

39:25
Locuteur 6

change de sujet François Béau vous le rappeliez au début de l'émission il y a tout juste un an quasiment jour pour jour votre gouvernement tombait vous aviez soumis un vote de confiance à l'Assemblée que vous n'avez pas obtenu pour qu

39:37
Locuteur

'on

39:37
Locuteur 4

reconnaisse la situation du pays en matière d'endettement et qu'on choisisse le chemin qui permettra d'y échapper

39:45
Locuteur 6

il y avait vous aviez proposé un certain nombre de mesures d'économie une année blanche manifestement l'Assemblée n'en a pas voulu aujourd'hui Sébastien Lecornu se retrouve un peu dans la même situation que vous qu'est-ce que vous le recommanderiez de faire est

39:57
Locuteur

-ce

39:57
Locuteur 6

qu'il faut faire des économies et sur

39:59
Locuteur

39:59
Locuteur 6

il faut faire des économies est-ce que c'est encore possible

40:02
Locuteur 4

je pense que c'est pas possible c'est nécessaire mais ça ne peut pas se faire si on cherche

40:12
Locuteur

à

40:12
Locuteur 4

l'avance l'assentiment des oppositions

40:16
Locuteur

et

40:16
Locuteur 4

il faut donc il se retrouve en effet d'une certaine manière dans la situation où j'étais sauf qu'il peut dire mais l'élection présidentielle arrive donc tout ce que nous allons voter nous le corrigerons il y a des forces politiques qui peut-être l'accepteront il y

40:30
Locuteur

a

40:30
Locuteur 4

des forces politiques qui le refuseront en tout état de cause

40:33
Locuteur

le

40:34
Locuteur 4

pays n'a pas le choix

40:35
Locuteur

sur

40:37
Locuteur 4

les efforts à faire

40:37
Locuteur

et

40:38
Locuteur 4

Sébastien Lecornu mon gouvernement auparavant Michel Barnier auparavant tous ceux-là sont devant la même réalité et donc ils sont obligés de choisir le même chemin c'est une question de responsabilité civique

40:53
Locuteur

et

40:54
Locuteur 4

donc je pense que le gouvernement ira dans ce sens en essayant de convaincre les oppositions pour le

41:03
Locuteur

moment il n'y a pas grand chose

41:04
Locuteur 6

sur la table on parle de faire contribuer les retraités les plus aisés c'est un truc qui circule est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise idée selon vous

41:11
Locuteur

? il

41:13
Locuteur 4

ne peut pas y avoir une approche sérieuse de ce sujet sans un plan d'ensemble en essayant d'expliquer que ce n

41:21
Locuteur

'est

41:21
Locuteur 4

pas les français qui seront mis à contribution c'est les autres les retraités soi-disant riches les immigrés les riches eux-mêmes l'impôt sur le patrimoine tout ça ce sont des faux fuyants et des boucs émissaires pour expliquer que rassurez-vous chers électeurs ça ne vous touchera pas si vous votez pour moi rien ne changera pour vous

41:46
Locuteur

et

41:46
Locuteur 4

il ne peut y avoir de démarche j'ai dit civique citoyenne sérieuse

41:52
Locuteur

que

41:53
Locuteur 4

si on dit

41:54
Locuteur

tout

41:54
Locuteur 4

le monde va devoir participer il faut mettre à l'abri les situations les plus précaires

41:59
Locuteur

mais

42:00
Locuteur 4

tout le monde va devoir d'une certaine manière participer d'ailleurs

42:04
Locuteur

qu

42:04
Locuteur 4

'est-ce que font les gens qui disent par exemple on va mettre une TVA de 3 points de plus ou 4 points de plus

42:12
Locuteur

qu

42:13
Locuteur 4

'est-ce que c'est la

42:14
Locuteur

TVA la

42:15
Locuteur 4

TVA c'est l'impôt universel

42:17
Locuteur

c

42:18
Locuteur 4

'est-à-dire ceux qui paient la TVA c'est les consommateurs

42:21
Locuteur

et

42:22
Locuteur 4

les consommateurs

42:23
Locuteur

plus

42:24
Locuteur 4

la part de leur revenu est consacrée à la consommation

42:27
Locuteur

plus

42:28
Locuteur 4

il paie c'est-à-dire les plus en difficulté

42:31
Locuteur 6

donc la TVA sociale c'est pas une bonne idée pour vous

42:34
Locuteur

je

42:34
Locuteur 4

n'ai jamais pensé que c'était une idée miraculeuse en tout cas et j'ai toujours pensé que c'était pas une idée terrible mais il y a des moments où vous êtes obligés

42:43
Locuteur

il

42:43
Locuteur 4

y a des moments où vous êtes obligés à condition que vous ayez pris la dimension du problème

42:48
Locuteur

c

42:48
Locuteur 4

'est l'anniversaire de ce que vous évoquiez aujourd'hui et que vous décidiez que tout le monde à la mesure de ses capacités va devoir participer au redressement

43:00
Locuteur

du

43:00
Locuteur 7

pays mais la part des gens qu'on appelle de façon péjorative les assistés

43:06
Locuteur

est

43:07
Locuteur 7

grande aujourd'hui en France qu'est-ce que vous répondez à un ministre du gouvernement qui n'est pas du tout dans les extrêmes qui est le ministre des transports Philippe Tabarro qui dans la grande interview vendredi matin avant-hier dit ceci sur CNews et sur Europe 1 les immigrés qui ne travaillent pas n'ont plus rien à faire sur notre sol qu'est-ce que vous lui répondez

43:27
Locuteur

c

43:28
Locuteur 4

'est le

43:30
Locuteur

je

43:30
Locuteur 4

vais plus loin que ça

43:32
Locuteur

nous

43:33
Locuteur 4

avons aujourd'hui deux sujets

43:36
Locuteur

un

43:37
Locuteur 4

sujet qui ne peut pas se résoudre sans une union européenne active qui est le sujet de la régulation de l'immigration empêcher des populations d'arrivée parce que il faut que nous indiquions clairement que nous ne sommes plus un pays ouvert

43:57
Locuteur

dans

43:57
Locuteur 4

lequel on vient s'installer parce qu'on le choisit mais il faut que le pays sache réguler tout ça premièrement on a un deuxième problème qui est l'intégration voyez-vous nous avons des centaines de milliers

44:09
Locuteur

des

44:10
Locuteur 4

centaines de milliers de jeunes gens qui sont sur notre sol

44:14
Locuteur

qui

44:15
Locuteur 4

sont à notre charge

44:17
Locuteur

qui

44:17
Locuteur 4

coûtent chacun quelques 40 000 euros par an

44:21
Locuteur

et

44:22
Locuteur 4

à qui on interdit de travailler

44:24
Locuteur

et

44:24
Locuteur 4

moi je crois qu'on devrait les obliger à travailler

44:27
Locuteur 5

François Béroux une dernière question à l'horizon de la présidentielle qui me semble importante lorsque vous étiez en poste vous souhaitiez une banque de la démocratie pour délivrer les partis du souci du financement

44:36
Locuteur

des

44:37
Locuteur 5

partis qui ne peuvent pas se financer eux-mêmes pour aller aux élections alors qu'ils représentent des millions de français regrettez-vous de ne pas avoir mis en place la banque de la démocratie

44:45
Locuteur 4

excusez-moi j'ai voulu la mettre en place j'ai même introduit la banque de la démocratie dans la préparation de la loi dite de moralisation de la vie publique à cette époque et le gouvernement le premier gouvernement de le quinquennat l'a écarté

45:06
Locuteur

les banques françaises devraient aujourd

45:08
Locuteur 5

'hui financer tous les grands partis sans discrimination politique en

45:11
Locuteur 4

tout cas le financement d'une campagne électorale ou des formations politiques ne devrait pas être un avantage

45:22
Locuteur

qu

45:23
Locuteur 4

'on vous donne qu'on vous concède subjectivement

45:27
Locuteur

ça

45:28
Locuteur 4

devrait être un droit

45:29
Locuteur 7

pour tous les partis

45:31
Locuteur 4

à condition qu'ils donnent les garanties de financement

45:34
Locuteur

mais

45:35
Locuteur 4

les garanties de financement vous les avez à partir du moment où vous atteignez 5% des voix et puis sinon pour les gens qui sont tangents il y

45:45
Locuteur

a

45:45
Locuteur 4

des assurances il y

45:46
Locuteur

a

45:46
Locuteur 4

des compagnies d'assurance internationales qui offrent des assurances et vous prenez une assurance mais ça devrait être un droit un droit garanti par la loi et un droit garanti par le parlement qui est celui qui représente et défend le pluralisme en France merci

46:05
Locuteur

François Bayrou

46:06
Locuteur 4

et donc oui il faut une banque de la démocratie et le jour viendra où elle sera mise en place

46:12
Locuteur 7

merci François Bayrou d'avoir été l'invité du grand rendez-vous très bon dimanche sur nos deux antennes

46:17
Locuteur

merci François Bayrou merci François Bayrou