Entretien d'actualité n°36 - 23/11/2016
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 47 %Attaque 43 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la procédure de destitution de François Hollande ?
- 21:16OuverteRéponse directe
Auriez-vous un mot à dire sur les primaires de droite ?
- 30:07OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la situation en Grèce ?
- 35:50OuverteRéponse directe
Et la situation au Royaume-Uni ?
- 52:08OuverteRéponse directe
Quel est le bilan de vos déplacements en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:06Invité politiqueFait
« il y a eu, on a appris ces jours-ci, qu'un certain nombre de députés du parti Les Républicains avaient décidé d'engager une procédure de destitution de François Hollande du président de la République en vertu de l'article 68 de la Constitution »
- 3:11Invité politiqueFait
« on a appris d'ailleurs qu'elle a fait chou blanc et que le bureau de l'Assemblée nationale, là, elle est mornée du fait que... D'ailleurs, les députés qui l'ont signée savaient pertinemment eux-mêmes que ça ne verrait pas le jour »
- 4:36Invité politiqueFait
« Le texte de l'article 68 de la Constitution, c'est un article assez long, concernant le Président de la République, disait très exactement ceci. « Le Président de la République n'est responsable des actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions qu'en cas de haute trahison. »
- 6:34Invité politiqueFait
« De telle sorte que la nouvelle formulation de l'article 68 est la suivante « Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs, manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat ». »
- 8:24Invité politiqueFait
« il délivre des secrets d'État à des journalistes qui balancent ça dans les journaux. Est-ce que c'est manifestement incompatible ? »
- 10:50Invité politiqueFait
« La haute trahison, c'est également, par exemple, piétiner les résultats d'un référendum comme ça a eu lieu en 2005. »
- 12:02Invité politiqueFait
« Et cette fois-ci, ça a été retiré... Avant 2007, ça a été retiré très exactement par une loi constitutionnelle 93-952 du 27 juillet 1993, qui maintenant a retenu une autre formulation. »
- 22:35Invité politiqueFait
« c'est M. Fillon qui est sorti premier de ce premier tour de la primaire, dont acte. »
- 32:02Invité politiqueChiffre
« Le nombre de cas de sida a augmenté de façon colossale. Je crois qu'il y a eu une augmentation de quelque 60% du cas de sida en un an en Grèce. »
- 34:09Invité politiqueChiffre
« Il y a plus des 2 tiers des moins de 25 ans, hommes et femmes, qui sont au chômage. Et il y a toujours quelque chose comme 27 à 28% de la population générale qui est au chômage. »
- 36:51Invité politiqueFait
« Le 23 novembre 2016, ça fait très exactement 5 mois, depuis le 23 juin 2016, qu'a eu lieu le référendum où le peuple britannique a décidé de sortir de l'UE, donc d'adopter le Brexit. »
- 38:30Invité politiqueChiffre
« On a vu que la livre sterling s'est dépréciée d'environ 10% par rapport à l'euro et au dollar »
- 39:01Invité politiqueFait
« Le Royaume-Uni est en train de s'acheminer vers un État de quasi plein emploi. »
- 40:37Invité politiqueFait
« Ironie de l'histoire, c'est le seul pays d'ailleurs pour lequel le FMI a revu à la hausse son taux de croissance. »
- 42:22Invité politiqueFait
« elle avait eu 27 États qui avaient proposé des accords de libre-échange. Et puis pas n'importe quoi comme État. C'est pas de la gnognotte. C'est la Chine, rien que moins que la République populaire de Chine, la Corée, l'Inde, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada. »
- 50:29Invité politiqueFait
« c'est-à-dire de faire des salariés qu'ils puissent participer au capital de l'entreprise »
- 50:50Invité politiqueFait
« Elle lui a valu des lazis. Il a été brocardé. »
- 51:04Invité politiqueFait
« La gauche, pétrie à l'époque d'analyse marxiste, considérait que c'était une trahison de classe »
- 51:21Invité politiquePromesse
« J'en tiendrai compte, d'ailleurs, dans le programme que je présenterai »
- 53:06Invité politiqueChiffre
« On a eu 1700 personnes à chaque instant qui ont été connectées. »
- 54:16Invité politiqueChiffre
« M. Juppé, la veille ou l'avant-veille, avait eu 1200 et que M. Sarkozy avait eu, je crois, 800. »
- 55:32Invité politiqueFait
« j'ai repris mon bâton de pèlerin depuis maintenant quelques semaines »
- 1:03:38Invité politiqueFait
« Est-il raisonnable économiquement de sortir de l'UE ? »
- 1:12:17Invité politiqueChiffre
« nous avons fait près de 1% des suffrages aux élections régionales de 2015 »
- 1:14:01Invité politiqueChiffre
« nous représentons au bas mot 250 000 à 300 000 électeurs »
- 1:14:31Invité politiqueChiffre
« En termes de « J'aime » sur Facebook, nous sommes le cinquième parti politique. »
- 1:14:39Invité politiqueChiffre
« En termes d'adhérents, nous sommes le cinquième parti politique français. »
- 1:14:48Invité politiqueChiffre
« le site upr.fr est le premier site le plus consulté »
Temps de parole
- François Asselineau99 %
≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour M. Asselineau. Que pensez-vous de la procédure de destitution de François Hollande ?
Alors bonjour à toutes et à tous. Nous sommes aujourd'hui le mercredi 23 novembre en soirée. Alors effectivement, il y a eu, on a appris ces jours-ci, qu'un certain nombre de députés du parti Les Républicains avaient décidé d'engager une procédure de destitution de François Hollande du président de la République en vertu de l'article 68 de la Constitution et au motif que François Hollande, notamment dans l'ouvrage de Confidence qu'il a fait, qui s'appelle « Un président ne devrait pas dire ça », c'est une espèce de pavé de 600 pages assez indigeste. Eh bien dans cet ouvrage, il a dit des choses qui sont à la limite du secret défense ou même au-delà.
D'ailleurs, la justice a ouvert justement le dossier pour examiner ça. Je crois que c'est à peu près 100 précédents dans l'histoire. Alors qu'est-ce qu'on peut dire ? D'abord, on peut dire la première chose, c'est que le président de la République, François Hollande, vraiment, on peut se demander s'il a toute sa raison. J'ai discuté il n'y a pas très longtemps avec un journaliste de la presse écrite qui me disait sous le saut de la Confidence qu'il y a quand même un certain nombre de personnes qui se demandent exactement ce que fait M. François Hollande. L'affaire de cet ouvrage de 600 pages est fait avec deux journalistes qui sont plutôt des gens qui sont là.
Ce n'est même pas des journalistes d'investigation. Ce sont des journalistes qui sont comme des carnassiers, qui cherchent le scandale, qui cherchent à faire tomber quelqu'un. C'est complètement délirant qu'un chef d'État en exercice consacre du temps à parler à ces journalistes pour qu'il réédige un ouvrage dont il pouvait imaginer que cet ouvrage, il en sortirait éreinté, ce qui est le cas. J'ajoute que le président de la République, d'après les gazettes, aurait passé une soixantaine d'heures avec ces deux journalistes. Et il paraît même, d'après ce que l'on m'a dit, qu'un certain nombre de membres de l'entourage de François Hollande l'avaient mis en garde.
Et donc pour continuer à voir ces journalistes, quand même, malgré la quasi-interdiction que l'entourage avait faite, que ces journalistes viennent le voir à l'Élysée, il paraît même qu'il les aurait fait entrer par une porte dérobée. Enfin bon, tout ça n'est pas sérieux. Ça prouve que le président de la République, vraiment, n'est pas à sa place, en fait. Voilà. Il n'a jamais vraiment occupé cette fonction. Alors effectivement, en plus de ça, il aurait délivré quasiment des secrets défense, ce qui est interdit à un chef d'État comme à tout le monde. Donc la justice s'est emparée de l'affaire.
C'est là-dessus, donc, qu'interviennent les candidats des Républicains en lançant une procédure, donc, de destitution. Alors cette procédure, au moment où je parle, on a appris d'ailleurs qu'elle a fait chou blanc et que le bureau de l'Assemblée nationale, là, elle est mornée du fait que... D'ailleurs, les députés qui l'ont signée savaient pertinemment eux-mêmes que ça ne verrait pas le jour, puisqu'il faut avoir une large majorité pour que ça puisse déboucher sur quoi que ce soit. Et évidemment, les députés des Républicains n'ont pas la majorité.
Parmi les députés qui ont signé quand même cette procédure de destitution figure François Fillon, celui qui est sorti en un de la primaire des Républicains. On va en parler sans doute tout à l'heure. Mais également Mme Kosciusko-Morizet. Également un certain nombre de ténors des Républicains. Alors moi, ce qui m'intéresse dans cette affaire, c'est de souligner au passage que cette procédure, pour la première fois, sauf erreur de ma part, évoque la mise en œuvre de l'article 68 de la Constitution. Cet article 68 de la Constitution, j'en parle dans plusieurs de mes conférences, et tout particulièrement dans ma conférence qui s'appelle « Mais où est passée la République française ?
» et dont je conseille le visionnage aux gens qui veulent bien m'écouter, parce que je crois qu'elle est très importante. Lorsque les Français ont adopté par référendum la Constitution de la Vème République, en octobre 1958, soit dit en passant, il y a 82% des Français qui l'ont adopté, Le texte de l'article 68 de la Constitution, c'est un article assez long, concernant le Président de la République, disait très exactement ceci. « Le Président de la République n'est responsable des actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions qu'en cas de haute trahison. Il ne peut être mis en accusation que par les deux assemblées statuant par un vote identique, etc.
» Alors ça, c'était la version d'origine de la Constitution de la Vème République. Vous voyez qu'il était question donc de haute trahison et de mise en accusation du Président de la République, ce qui veut dire que normalement, le Président de la République passait à ce moment-là en haute cour, si les deux assemblées en jugeaient ainsi. Et dans l'esprit de 1958 et de Charles de Gaulle, ça voulait dire que le Président de la République, si la haute cour estimait qu'il s'était rendu en effet coupable de haute trahison, eh bien pouvait être guillotiné, être condamné à mort.
À notre époque, comme la peine de mort a été abolie, ça voudrait dire que le chef de l'État pourrait être emprisonné éventuellement à vie, à perpétuité, avec une peine de sûreté incompressible de 30 ans, par exemple. C'est ça que ça voudrait dire. Voilà. Cet article 68 sur la haute trahison a été modifié dans le dos des Français par la procédure de l'article 89, c'est-à-dire la procédure du Congrès. Le texte que les Français avaient ratifié par référendum en 1958 a été modifié pour cette haute trahison par une loi constitutionnelle du 23 février 2007, la loi très exactement 2007-238, qui a tout bonnement retiré de la Constitution le crime de haute trahison du Président de la République.
De telle sorte que la nouvelle formulation de l'article 68 est la suivante « Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs, manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat ». C'est sur la foi de cette formulation que les députés et les sénateurs des Républicains ont donc engagé cette procédure qui s'est perdue tout de suite dans les sables. Je voudrais insister sur cet aspect des choses. Qui a décidé et pourquoi de retirer le crime de haute trahison ? Première question. Deuxième question.
La formulation actuelle en cas de manquement grave, manifestement grave avec l'exercice de ses fonctions, cette formulation, elle est une formulation qui est ambiguë. Il y a certains constitutionnalistes qui ont dit « Mais non, la nouvelle formulation est plus précise ». C'est pas vrai du tout. Haute trahison, je reconnais que haute trahison mériterait d'être précisé. Mais enfin, haute trahison, ça veut bien dire ce que ça veut dire. Alors que conduite manifestement incompatible avec l'exercice de ses fonctions, on sait pas très bien ce que ça veut dire. On a vu le Président de la République, pendant les heures de travail, à 15h, prendre une mobilette pour aller chez sa maîtresse.
Bon, les deux assemblées ne se sont pas émues. Donc on considère probablement que le fait que le chef de l'État, pendant ses heures de travail, aille voir sa maîtresse aux frais du contribuable, si j'ose dire, on a considéré que c'était manifestement pas incompatible. Bon. Maintenant, voilà, il délivre des secrets d'État à des journalistes qui balancent ça dans les journaux. Est-ce que c'est manifestement incompatible ? En fait, il semble que le bureau de l'Assemblée, tenu par les socialistes, a fait le barrage. En réalité, cette nouvelle formulation vise probablement... Il suffit de la lire et d'y réfléchir.
Vise probablement au fait qu'on a envisagé que le Président de la République, tout simplement, puisse devenir malade, gravement gravataire, ou bien par exemple être un accident où il perd toutes ses facultés intellectuelles, il reste à l'État végétatif, ou qu'il soit victime d'une maladie d'Alzheimer, par exemple. Voilà. C'est plutôt à ça que ça fait penser la nouvelle formulation. Et d'ailleurs, à ce moment-là, il est destitué. Mais notez bien que la sanction, c'est une simple destitution. C'est-à-dire que le Président de la République, il était président, mais il ne l'est plus.
Il n'y a donc plus la mise en accusation pour haute trahison qui existait dans la formulation de Charles de Gaulle. Donc non seulement on ne sait pas qui a pris cette initiative de modifier la Constitution dans le dos des Français. C'était quelques semaines avant l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, soit dit en passant. Deuxièmement, ces gens qui ont décidé ça, et les députés, les sénateurs qui, dans le dos des Français, ont décidé de cette modification, ont considéré qu'en fait, un président de la République ne pouvait plus faire de haute trahison. Et ils ont considéré qu'en fait, c'était simplement un malade qui en pouvait destituer. Eh bien moi, je vous le dis.
Pour avoir fait cette modification dans le dos des Français, il faut avoir une idée derrière la tête. Ça n'est pas normal de retirer le crime de haute trahison qui figurait d'ailleurs dans un certain nombre de constitutions françaises antérieures. Ça veut dire que ceux qui ont fait ça ont peut-être imaginé qu'il fallait protéger les présidents de la République ultérieure en cas de haute trahison, justement. C'est-à-dire par exemple placer la France sous l'autorité des États-Unis d'Amérique. Ça, c'est de la haute trahison. La haute trahison, c'est également soumettre les intérêts du peuple français à une oligarchie bancaire et financière.
Transformer la démocratie, c'est-à-dire « demos gratos », le pouvoir du peuple, en une Goldman Sachsocratie, par exemple, c'est-à-dire le pouvoir de Goldman Sachs. Ça, c'est de la haute trahison. La haute trahison, c'est également, par exemple, piétiner les résultats d'un référendum comme ça a eu lieu en 2005. Tout ça, c'est de la haute trahison. Maintenant, ceci a été retiré de la Constitution. Alors je voudrais ajouter que cet article 68 comportait également autre chose. Il comportait la notion de crime, de complot contre la sûreté de l'État. Il disait très exactement... Là, on s'adressait aux membres du gouvernement.
« Les membres du gouvernement sont pénalement responsables des actes commis dans l'exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis. » Et la version de la Constitution de 1958, version Charles de Gaulle, « la procédure définit ici-dessus leur état applicable ainsi qu'à leurs complices dans le cas de complot contre la sûreté de l'État ». « Complot contre la sûreté de l'État ». Eh bien, toujours dans cet article 68, ce passage, lui aussi, a été retiré dans le dos du peuple français. Et cette fois-ci, ça a été retiré...
Avant 2007, ça a été retiré très exactement par une loi constitutionnelle 93-952 du 27 juillet 1993, qui maintenant a retenu une autre formulation. Cette autre formulation, c'est « Les membres du gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l'exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis. et puis ils sont jugés par la Cour de justice, etc. ». C'est-à-dire que tout le passage sur les complices et le complot contre la sûreté de l'État, tout ce passage-là décisif, a été retiré par les députés et sénateurs républicains, des Républicains, enfin de l'UMP à l'époque, et c'était même RPR-UDF à l'époque, et Parti socialiste.
Là aussi, croyez-moi, il faut avoir une idée derrière la tête. Cette modification qui a chassé de la Constitution la notion de complot contre la sûreté de l'État a eu lieu le 27 juillet 1993. Si vous calculez un petit peu, enfin si vous avez un peu le sens de l'histoire, c'est 9 mois après la ratification par référendum du traité de Maastricht. Complot contre la sûreté de l'État, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que Charles de Gaulle, probablement, était complotiste. Si nos parlementaires ont décidé de retirer la notion de complot contre la sûreté de l'État, c'est qu'ils estiment qu'il n'y en a plus, c'est ça ?
Ils estiment que désormais, il n'y aurait plus de complot contre la sûreté de l'État. Au passage, aujourd'hui même, on a vu que Guy Ferrofstadt, un européiste, s'il en est, quelqu'un qui était extrêmement belge, qui s'est fait remarquer dans tous les cercles européistes, a fait des déclarations insensées, où il pense que désormais, les États-Unis d'Amérique, la Russie et la Turquie ont parti liés pour essayer de détruire l'UE. Enfin bon. Alors là, maintenant, les européistes deviennent des complotistes.
Quoi qu'il en soit, oui, c'est un complot contre la sûreté de l'État que d'avoir placé la France sous la tutelle de l'OTAN et d'accepter les directives de l'OTAN qui démantèlent progressivement notre industrie militaire nationale et notre armée. Oui, c'est un complot contre la sûreté de l'État que de passer son temps, comme le font les gouvernements, a donné de plus en plus de la bride sur le coup à des régions françaises qui ont d'ailleurs été agrandies sans que les Français n'aient eu à se prononcer. Oui, c'est un complot contre la sûreté de l'État lorsque l'on autorise M.
Jean-Guy Talamone, en Corse, à prendre ses fonctions en parlant de Corse et à faire baisser le drapeau bleu-blanc-rouge. Oui, c'est un complot contre la sûreté de l'État lorsqu'on autorise à Perpignan l'ouverture d'une quasi-ambassade de la Catalogne prétendument indépendante en Espagne qui réclame, qui revendique le département des Pyrénées-Orientales. Tout ça, ce sont en effet des complots contre la sûreté de l'État. Et d'ailleurs, la politique des euro-régions, je l'explique dans mes conférences, c'est un complot contre la sûreté de l'État. Ça vise au démantèlement de la République française. Et je pèse mes mots.
Il suffit d'ailleurs de regarder comment cette politique des euro-régions, ce qu'elle produit, les fruits vénéneux qu'elle produit en Espagne avec la Catalogne, la Galice, le Pays basque, etc., qui réclament leur indépendance dans le cadre de l'UE. Donc c'est une indépendance pour rire. L'Écosse qui réclame son indépendance dans le cadre de l'UE. Les gens en Flandre qui réclament la même chose. Et puis en France, en Corse, dans les Pyrénées-Orientales, dans les Pyrénées-Atlantiques, en Bretagne, en Savoie, en Alsace, etc., on voit fleurir... Ils sont encore extrêmement minoritaires, bien entendu. Mais on voit fleurir en effet des mouvements qui ont d'ailleurs tout à fait pignon sur médias.
Ils sont très largement médiatisés et qui promeuvent en fait quasiment l'indépendance dans le cadre de l'UE. C'est en tout cas ce qu'a dit M. Jean-Guy Talamone pour la Corse. Voilà ce que je voulais dire sur cet article 68. Cette actualité des Républicains est heureuse parce qu'elle permet de mettre sur la table une des propositions fondamentales que je fais dans mon programme, que j'avais déjà expliqué en 2011, d'ailleurs, que j'avais déjà proposé et que je reproposerai pour l'élection présidentielle de 2017.
Je propose de soumettre au référendum du peuple français toute une série de réformes constitutionnelles pour redonner à la Constitution de la Vème République sa vigueur d'antan et sa force d'antan. Et en particulier, je modifierai la rédaction de l'article 68. Je proposerai aux Français par référendum de réintroduire le crime de haute trahison. Et je préciserai, je ferai préciser dans la Constitution que le crime de haute trahison, c'est la trahison de la République française et des intérêts fondamentaux du peuple français au profit de puissances étrangères, publiques ou privées.
Et j'insisterai sur le privé, puisqu'il ne s'agit plus uniquement maintenant de faire de la haute trahison vis-à-vis de pays étrangers, mais peut-être aussi vis-à-vis de grandes forces oligarchiques. Et puis je proposerai également de rétablir que ce crime de haute trahison soit étendu non seulement au président de la République, mais également à tous les ministres, ainsi qu'à un certain nombre de très hauts fonctionnaires auxquels il sera désormais interdit de pantoufler, c'est-à-dire d'aller vendre leur charme et leur cadernet d'adresse à toute une série de puissances, notamment des lobbies anglo-saxons.
On a vu – je ne donnerai pas de nom, il suffira de les trouver – on a vu tel ou tel haut fonctionnaire d'un seul coup se faire embaucher pour aller travailler pour, par exemple, General Electric ou des fonds d'investissement américains. On a vu des anciens présidents de la République accepter d'aller faire des conférences payées des centaines de milliers d'euros pour quelques heures. Tout ceci, ça n'est pas bien. C'est même scandaleux parce que c'est contraire d'abord à la dignité de la fonction occupée et puis c'est la porte ouverte à la prévarication au trafic d'influence, en fait à la corruption.
Si un haut fonctionnaire sait que six mois après, il peut se faire embaucher par un chef d'entreprise étranger ou même national contre une très forte rémunération, il sera enclin à faire évoluer les décisions qu'il prendra au nom du peuple français. J'en profite d'ailleurs pour souligner à ce propos que M. Emmanuel Macron a donné alors que M. Montebourg avait refusé à M. Patrick Drahi la vente de SFR. M. Macron, le successeur de M. Montebourg, l'a fait discrètement. Or M. Montebourg avait des raisons solides pour refuser la vente de SFR à Patrick Drahi. M. Macron est passé dessus discrètement. Et comme par hasard, on découvre que M.
Drahi a racheté ensuite Altice et toute une série de médias comme BFM par exemple. Et comme par hasard, on découvre que les grands médias possédés par M. Patrick Drahi chantent les louanges matin, midi et soir et la nuit constamment de M. Macron. Je demande personnellement. Il devrait y avoir une enquête parlementaire sur cette question et sur les liens qui existent et qui ont pu exister au moment où il était ministre entre M. Macron et M. Drahi. D'ailleurs, un des proches de M. Drahi, M. Mourad, vient de rejoindre, paraît-il, l'équipe de campagne de M. Macron. Là, on est dans des choses qui sont extrêmement graves. Il y a un soupçon.
D'ailleurs, je me fais le relais de ce qui circule sur Internet. Il y a le soupçon d'avoir du trafic d'influence. Voilà. Pour ne pas dire de la corruption du style « Je vous accorde quelque chose. Au nom de l'État, je vous accorde quelque chose. Et puis dans 6 mois, dans un an, quand je ne serai plus ministre, vous m'en renverrez l'ascenseur ». Alors tout ceci, c'est ce qu'on présentera au peuple français. Et puis on proposera également au peuple français de réintroduire la notion de complot contre la sûreté de l'État. Voilà.
Que l'on n'imitera d'ailleurs pas aux ministres, ça concernera effectivement le président de la République, tous les ministres, mais également les présidents des collectivités locales françaises, des collectivités territoriales françaises qui devront, elles également, être assujetties à cette notion de crime contre la sûreté de l'État.
Auriez-vous un mot à dire sur les primaires de droite ?
Alors les primaires de droite, il me semble me rappeler que lors du dernier entretien d'actualité, j'avais dit qu'on pouvait avoir une surprise et que le triomphe annoncé de M. Juppé était loin d'être acquis. J'avais encore raison. Je renvoie à cet entretien d'actualité. Vous verrez que c'est ce que j'avais dit. J'avais dit qu'une surprise n'est pas du tout exclue. En fait, le résultat numéro 1 de ce premier tour des primaires confirme l'évolution que l'on constate maintenant de façon sûre dans l'ensemble des pays occidentaux, qui est que les électeurs ont de plus en plus tendance à n'en faire qu'à leur tête, si j'ose dire. Ils ont d'ailleurs raison pour cela.
Et ils confirment que les électeurs ne sont plus intimidés par les sondages bidouillés, truqués ou par les campagnes des grands médias. Voilà. On a vu la victoire du Brexit en Royaume-Uni. On a vu l'élection de Donald Trump aux États-Unis. Et puis on vient de voir qu'à la surprise, semble-t-il, générale, c'est M. Fillon qui est sorti premier de ce premier tour de la primaire, dont acte. Moi, ça renforce mon sentiment. Et je voudrais le dire à toutes les personnes qui m'écoutent. Ne vous en faites pas. Ne vous mettez pas martel en tête, comme on dit, lorsque les médias vous annoncent que c'est fait, c'est sûr. Voilà. Il va y avoir un deuxième tour, M. Fillon, Mme Le Pen, etc., etc.
C'est possible. Mais l'expérience montre que, comme le disent les Anglais, une semaine, c'est très long en politique. Voilà. On ne sait même pas qui sera candidat encore en 2017. On ne sait même pas si M. Hollande va être candidat. Et au moment où je parle, on ne sait pas si M. Fillon va triompher au deuxième tour, ce qui, quand même, est très probable, même si toute l'oligarchie qui avait mis ses œufs sur le panier Juppé, semble-t-il, font tout feu de tout bois pour essayer de faire remonter Alain Juppé dans la course. Mais je crois que, à mon avis, l'affaire est entendue. On verra bien les évolutions au cours. Il reste encore 5 mois avant le premier tour de l'élection présidentielle.
Et je rappelle, je l'ai déjà souvent rappelé, que l'expérience historique que nous avons, nous, c'est qu'en France – et c'est vrai dans d'autres pays –, mais en France en particulier –, eh bien en France, au mois de novembre de l'année précédant une élection présidentielle, les résultats qui étaient donnés comme sûrs ont souvent été démentis par les événements. En novembre 1980, tout le monde était convaincu que Valéry Giscard d'Estaing serait réélu président de la République dans un fauteuil avec 57 ou 58% des voix. On sait ce qu'il en advint. C'est finalement François Mitterrand qui fut élu le 10 mai 1981 avec 52% des suffrages.
En novembre 1994, tous les médias disaient que ce serait Édouard Balladur qui serait élu président de la République et qui aurait, dans un deuxième tour, face à Lionel Jospin et que Jacques Chirac était sorti du jeu. Là aussi, on sait ce qu'il en advint. En fait, c'est Jacques Chirac qui fut élu en mai 1995. Dans l'année 2011, tout le monde pensait – alors un peu avant, disons en février-marche – tout le monde disait en France qu'un an après, à l'élection présidentielle, le deuxième tour, c'était sûr et certain, paraît-il, opposerait Dominique Strauss-Kahn à Marine Le Pen. On sait ce qu'il en advint.
En réalité, il n'y eut ni Dominique Strauss-Kahn ni Marine Le Pen au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2012. Donc ne vous en faites pas trop. C'est pas parce qu'on vous explique « Voilà, en fait, il va y avoir un deuxième tour. Marine Le Pen, Fillon et Fillon va être élu président de la République », que c'est nécessairement ce qui va se passer. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses qui vont encore se passer d'ici là. On va bien voir tout ceci. Et notamment, on verra quelle est la liste des candidats.
Pour avancer toujours sur cette primaire, j'aurai l'occasion ultérieurement de revenir sur le programme des uns et des autres, ou plus exactement sur le programme de celui qui aura été choisi. Mais pour en finir sur cette primaire, il faut signaler que les personnes qui se sont déplacées en assez grand nombre, il faut le reconnaître, près de 4 millions de personnes qui se sont déplacées, ça n'est pas énorme. Enfin c'est quand même significatif. Ça fait à peu près 9% du corps électoral. Il faut quand même signaler que les gens qui se sont déplacés ne représentent pas du tout la sociologie de la France. Il y a une surreprésentation tout à fait considérable du nombre de personnes âgées.
Je crois qu'il y a eu 25 points de plus que normalement ces personnes âgées représentent dans la courbe de la population française. En revanche, ce sont les jeunes, notamment les moins de 35 ans et les moins de 25 ans encore plus, qui ne sont pas allés voter. Alors ils sont pas allés voter parce que ça les intéressait peut-être pas, parce qu'ils avaient peut-être pas envie de payer 2 euros. Peu importe. En réalité, la structure électorale qui a apporté ces voix à François Fillon n'est pas représentative de l'ensemble de l'électorat français.
C'est la raison pour laquelle ces primaires ont permis de départager au sein des Républicains les candidats, selon une procédure d'ailleurs qui est totalement étrangère à nos institutions, qui est totalement un copier-coller de la procédure des États-Unis d'Amérique, mais qui n'a aucun rapport avec la tradition française, et alors encore moins, bien entendu, avec l'esprit du gaullisme. Voilà. Pour le reste, que les Républicains choisissent leur candidat, finalement, c'est la procédure qu'ils ont décidé de retenir, qu'ils choisissent. Et puis nous, nous en tirerons les conséquences quand, finalement, celui... Le candidat, finalement, aura été retenu et sorti d'un chapeau.
Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que ça a quand même réservé des surprises et que certains candidats dont on nous annonçait il y a encore 6 mois qu'ils allaient... Certains les voyaient au deuxième tour. Je pense par exemple à M. Le Maire, à Bruno Le Maire. Sarkozy, bien entendu, eh bien ont été éliminés dès le premier tour. Lorsqu'un journaliste m'interroge maintenant et me parle de petits candidats, je lui fais remarquer que moi, j'espère être candidat à l'élection présidentielle. Et si je suis candidat à l'élection présidentielle, eh bien je serai un candidat toujours plus grand que M. Sarkozy. Mme Kosciuszko-Morizet, M. Le Maire, M. Poisson, M.
Copé, qui, eux, ne seront pas candidats puisqu'ils ont été éliminés lors des primaires. Alors c'est un peu une boutade, mais pas tout à fait. Parce que je rappelle quand même que toutes ces personnes qui ne sont même pas candidates ont eu une exposition médiatique colossale au profit, globalement, des Républicains. Parce que le véritable scandale de toute cette opération, c'est qu'on a mis dans la tête... On met dans la tête des Français qu'il y aura en fait deux candidats légitimes ou sérieux pour accéder à l'Élysée. Ce seraient les candidats qui auraient subi les primaires des Républicains et la primaire du Parti socialiste.
Six primaires du Parti socialiste il y a d'ailleurs, puisqu'il y a quand même un doute lancinant sur l'existence même de cette primaire du Parti socialiste. Mais c'est vraiment extrêmement choquant. Parce que ce système des primaires permet ainsi à deux partis de capter à leur profit une couverture médiatique absolument exceptionnelle. C'est à se demander d'ailleurs qu'est-ce qui se passerait s'il y avait une primaire dans tous les partis politiques. Est-ce que les grands médias français feraient le rapport de ces primaires ? Je doute faux qu'il en soit ainsi. On est en pleine... On nage en pleine injustice dans l'accès aux grands médias. Mais ça, ça n'est pas nouveau.
Que pensez-vous de la situation en Grèce ?
Je vous remercie de me poser cette question, parce que les primaires en France, plus un certain nombre d'événements nationaux, plus l'élection aux États-Unis d'Amérique, ont fait que ça a un petit peu occulté ce qui se passe en Grèce. En Grèce, la situation devient grave. Il y a eu, au cours des derniers... Des jours écoulés, des événements dont on n'a pratiquement jamais parlé dans les très grands médias. Il y a eu des coups de feu qui ont été tirés contre l'ambassade de France à Athènes, qui est près de la place Sintagba. Il y a eu une tentative d'attentat contre l'ambassade d'Allemagne.
Un tentative d'attentat plus grave encore, l'Allemagne étant perçue par un nombre de Grecs très important comme étant l'organisateur de l'appauvrissement accéléré de la Grèce, perçue comme étant une espèce à la tête d'un quatrième Reich. Il y a eu des émeutes énormes lorsque le président américain sortant, le président Obama, s'est rendu récemment en Grèce. Il y a eu des émeutes dans les rues, des voitures brûlées, des gaz lacrymogènes, des blessés. Enfin ça a été dur. Il y a eu une voiture piégée qui a explosé en pleine rue sans faire de mort au moment où, je crois, le gouvernement discutait d'une nouvelle tranche du programme de redressement fixé par la Troïka.
Donc en réalité, la situation s'aggrave terriblement en Grèce. Le nombre de suicides continue à se développer. Comment dirais-je ? Information dramatique s'il en est. Le nombre de cas de sida a augmenté de façon colossale. Je crois qu'il y a eu une augmentation de quelque 60% du cas de sida en un an en Grèce. Tout simplement parce qu'il n'y a plus d'argent public pour faire des campagnes de prévention, pour distribuer des préservatifs gratuitement et également pour assurer l'échange de seringues pour les toxicomanes, des changes de seringues qui ne soient pas maculées par le virus du HIV.
Ça veut donc dire que faute d'argent public au ministère de la Santé, eh bien maintenant, il y a la pandémie de sida se développe de façon foudroyante en Grèce. Voilà. Tout ça, c'est dramatique. Il me semble normal qu'on en dise un mot. Je rappelle que la Grèce était un pays qui vivait bien, qui vivait même très confortablement avant d'entrer dans l'UE. Lorsqu'il est entré dans l'UE, il a vécu encore mieux, puisque dans un premier temps, puisqu'il a bénéficié des fonds dits européens, donc de la manne versée en fait par la France et l'Allemagne. Donc il y a eu d'un seul coup un effet très positif sur la Grèce. Mais ça n'était que provisoire, puisqu'après, la Grèce est entrée dans l'euro.
Et dans le cadre de l'euro, les Grecs ont vécu de façon... Une vie un peu au-dessus de leurs moyens, du fait qu'ils partageaient désormais la même monnaie que l'Allemagne et que les déficits commerciaux croissants avec l'Allemagne n'étaient pas sanctionnés par un appauvrissement, par une baisse du taux de change de la drachme vis-à-vis du Deutsche Mark, puisque maintenant, c'était la même monnaie. Donc du coup, on a vu les achats des Grecs flamber auprès de l'Allemagne, et un pays qui s'est mis à vivre à crédit, un pays qui maintenant est dans une situation vraiment calamiteuse et dont personne ne voit en fait quand est-ce qu'il va s'en sortir.
Je rappelle que les taux de chômage sont considérables. Il y a plus des 2 tiers des moins de 25 ans, hommes et femmes, qui sont au chômage. Et il y a toujours quelque chose comme 27 à 28% de la population générale qui est au chômage. Et pendant ce temps-là, les Grecs constatent que leur patrimoine public, le patrimoine de leurs ancêtres, est vendu à l'Encan. Je signale... C'était sorti il y a quelques mois. Je rappelle que l'émir du Qatar, toujours lui, a racheté des îles dans la mer Ionienne, juste à côté de l'île d'Itaque. L'île d'Itaque, pour ceux qui aiment la littérature ancienne et l'Antiquité, ils savent que c'était l'île d'Ulysse, le roi d'Itaque.
Et pendant ses interminables pérégrinations méditerranées, il avait sa femme Pénélope qui détricotait la nuit, ce qu'elle tricotait le jour, puisqu'elle avait accepté par rapport aux prétendants de se marier avec les prétendants lorsqu'elle aurait achevé sa tapisserie. En fait, elle détricotait la nuit, ce qu'elle faisait le jour, en attendant le retour d'Ulysse, justement, dans sa patrie. C'est toute la thématique de l'Odyssée. Eh bien je pense qu'actuellement, beaucoup, beaucoup de Grecs attendent le retour d'Ulysse dans sa patrie, attendent le retour de la Grèce, que la Grèce redevienne la Grèce. Et si j'avais un conseil à leur donner, c'est tout simplement de faire ce que fait l'UPR.
Nous avons d'ailleurs un parti frère en Grèce qui s'appelle l'EPAB, c'est-à-dire d'arrêter de croire l'oligarchie qui tient les médias et de se mobiliser pour faire sortir la Grèce de l'UE, de l'euro et si possible aussi de l'OTAN.
Et la situation au Royaume-Uni ?
Alors la situation au Royaume-Uni, c'est exactement le contraire de la Grèce. Enfin j'avoue que je suis servi par les événements. C'est à croire que la divine providence est au-dessus de nos termes, parce qu'on ne pourrait pas rêver de plus belles leçons de choses pour les peuples, et en particulier pour le peuple français, que ce qui se passe si l'on compare la situation de la Grèce. On pourrait y ajouter la situation de l'Italie. Il va y avoir bientôt un référendum en Italie où, selon toute probabilité, Matteo Renzi risque de mordre la poussière. La situation au Portugal qui est catastrophique.
Donc tous ces pays, notamment du sud de l'Europe, qui s'enfoncent dans la crise, dans une crise sans fin. Et puis ce qui se passe au Royaume-Uni. Alors j'en ai déjà parlé plusieurs fois, mais j'y reviens, parce que nous sommes aujourd'hui le 23 novembre 2016. Le 23 novembre 2016, ça fait très exactement 5 mois, depuis le 23 juin 2016, qu'a eu lieu le référendum où le peuple britannique a décidé de sortir de l'UE, donc d'adopter le Brexit. Alors certes, la procédure de sortie formellement n'a pas commencé. Elle commencera au début de l'année prochaine. Mme Theresa May, le nouveau Premier ministre britannique, l'a annoncé. Elle mettra en œuvre l'article 50 pour sortir de l'UE.
C'est ce que moi, je propose depuis des années. C'est la seule possibilité de sortie. Je remercie Mme Theresa May et le gouvernement britannique d'avoir confirmé aux yeux du monde entier, notamment des Français, que c'est bien la seule possibilité de sortie. C'est de mettre en œuvre l'article 50 du traité de l'UE. Elle le mettra en œuvre, sans doute, au mois de mars de l'année prochaine. Entre-temps, elle a peaufiné sa réflexion stratégique, commencé à composer ses équipes de négociateurs. Ne croyez surtout pas que les Britanniques sont des enfants de cœur. Ce sont des gens extrêmement pragmatiques, qui sont en général excellents dans les négociations internationales et en diplomatie.
Donc ils ne perdent pas leur temps en ce moment. En ce moment, ils sont en train de polir les arguments et d'affûter leur tactique de négociation pour la sortie de l'UE, puisqu'il faut un accord de négociation. Mais au cours des derniers jours, il est arrivé... Alors au cours des dernières semaines, j'en avais déjà parlé, on a vu que les données macroéconomiques du Royaume-Uni allaient de mieux en mieux. On a vu que la livre sterling s'est dépréciée d'environ 10% par rapport à l'euro et au dollar, ce qui a certes renchéri le prix des importations. Mais justement, ça a renchéri le prix des importations. Ça, en revanche, fait baisser le prix des exportations quand elles arrivent à l'étranger.
Donc ça a été un formidable boom des exportations britanniques à l'étranger. Et quand un pays exporte davantage et importe moins, ça veut dire qu'il crée de l'emploi chez lui. Donc on a vu les statistiques du chômage en Royaume-Uni. C'est sorti il y a quelques jours. Mois après mois, elles continuent à diminuer. Le Royaume-Uni est en train de s'acheminer vers un État de quasi plein emploi. Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Alors qu'en France, on ne sait même plus où on en est. Mais si on additionne catégorie A, B, C, D et E, on est à 7-8 millions de chômeurs. Donc ça, ça a été le premier élément.
Augmentation des exportations, baisse des importations, baisse du chômage, création d'emplois. On a vu également l'augmentation du tourisme. On a eu cet été plus 10% de tourisme. Ce qui a fait marcher la machine économique britannique. Ça aussi, c'est à comparer à ce qui se passe en France, où tous les hôteliers, les cafetiers, les restaurateurs, toutes les industries de services qui vivent du tourisme, sont en berne. On a vu en France, dans certaines régions, en Ile-de-France par exemple, l'été a été calamiteux, avec moins 10 à moins 15% de touristes.
Tout cet afflux de touristes, cet apport en fait d'argent, puisque le tourisme, ça améliore considérablement la balance des paiements, a dopé la consommation. Donc il a fallu également revoir à la hausse la consommation des ménages. On l'a appris il y a quelques jours. On a vu coup sur coup le FMI, l'OCDE, des grandes banques privées, être contraintes par les faits de revoir à la hausse le taux de croissance prévisionnel du Royaume-Uni pour l'année 2016. Ironie de l'histoire, c'est le seul pays d'ailleurs pour lequel le FMI a revu à la hausse son taux de croissance. Voilà. C'est quand même extraordinaire.
Et comme si tout ceci ne suffisait pas, eh bien on a appris au cours des dernières semaines que des grandes entreprises investissent au Royaume-Uni. On a vu, je crois que j'en avais déjà parlé, Renault, Nissan, qui a décidé de créer une nouvelle ligne de fabrication de son modèle Qashqai. Plusieurs milliers d'emplois vont être créés. Après, ça a été le cas de Google. Google a décidé de créer son nouveau siège à Londres. Il envisage de créer 3000 emplois. Après, ça a été le cas de Lego. Maintenant, c'est le cas de IBM.
Enfin quasiment tous les jours, enfin toutes les semaines, on apprend qu'un grand investisseur international décide d'investir au Royaume-Uni, notamment dans la high-tech, comme on dit, dans les industries de services et de haute technologie. Et ils investissent. C'est important, un investisseur, parce qu'un investisseur, c'est sur long terme. Donc ils investissent en sachant parfaitement que dans 2 ans, le Royaume-Uni ne sera plus dans l'UE. Donc c'est bien une prise en considération. Même avec l'affaire du Brexit, les investisseurs raffolent, se précipitent au Royaume-Uni. Et pourquoi ? D'une part, parce que la main-d'œuvre y est moins chère.
La livre sterling a été dépréciée, je l'ai dit, de 10%. Donc les services sont moins chers. Ça reste très interactif. D'autre part, le Royaume-Uni est tout à fait au milieu du jeu planétaire. Mme Theresa May a expliqué que depuis qu'elle a pris ses fonctions, – et elle avait expliqué ça il y a déjà un mois et demi, donc ça a dû se développer depuis là – elle avait eu 27 États qui avaient proposé des accords de libre-échange. Et puis pas n'importe quoi comme État. C'est pas de la gnognotte. C'est la Chine, rien que moins que la République populaire de Chine, la Corée, l'Inde, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada. Bref, voilà.
Donc le Royaume-Uni n'est pas du tout en train de devenir la Corée du Nord. Le Royaume-Uni n'est pas du tout en train de se refermer sur soi-même, comme les propagandistes nous l'avaient annoncé. Le Royaume-Uni n'est pas du tout en train de s'effondrer dans l'apocalypse économique. Au contraire, il va de mieux en mieux. Il crée de plus en plus d'emplois. Il voit affluer chez lui des investisseurs internationaux. Et il constate le boom de ses exportations, le boom également de la consommation des ménages. Qu'est-ce qu'on peut de mieux ? Eh bien on peut encore des choses mieux. Et c'est ça ce qu'on vient d'apprendre, et qui est quand même très extraordinaire.
Et sur lequel j'attire votre attention. C'est qu'un pays qui sort de l'Union européenne, c'est pas uniquement qu'il n'ait délivré des contraintes de l'Union européenne. C'est qu'il, d'un point de vue mental, il retrouve sa dignité de peuple libre. Voilà. Un peuple dans l'Union européenne, c'est un peuple asservi. Un peuple qui sort de l'Union européenne est un peuple qui se libère. Ça change tout. J'ai déjà souvent expliqué que l'économie n'est pas une science exacte. Si c'était une science exacte, ça se saurait. On saurait que les prévisions économiques seraient toujours confirmées par les faits. Elles le sont presque jamais. Donc ça n'est pas une science exacte, c'est une science humaine.
Le facteur humain, la psychologie des foules, joue un rôle tout à fait considérable dans les évolutions économiques. J'en parlais d'ailleurs dans une conférence qui est d'ailleurs déjà assez ancienne, que j'ai faite il y a au moins 4 ou 5 ans, et qui s'appelle « Faut-il avoir peur de sortir de l'euro ? » où j'expliquais que toute l'oligarchie financière, industrielle, internationale et suédoise avait intimidé le peuple suédois pendant toute l'année 2003, en lui faisant croire que si jamais il refusait d'entrer dans l'euro à l'issue du référendum qui devait se tenir le 14 septembre 2003, à ce moment-là, le pays sombrerait dans l'apocalypse. Ils avaient déjà fait le coup de l'apocalypse.
Finalement, les Suédois avaient voté pour le maintien de la couronne suédoise, le refus d'adopter l'euro. Ils avaient voté non à l'euro à 57%. Même si l'avant-veille, il y avait eu l'égérie du oui qui avait été assassinée dans des conditions mystérieuses. Je vous renvoie à ma conférence disponible sur notre site internet. Eh bien ce que l'on n'a jamais dit, sauf moi, c'est que depuis lors, le peuple suédois a retrouvé sa dignité, il a conservé sa monnaie. Et donc ça veut dire que tous les agents économiques, comme on dit, chaque individu, chaque homme, chaque femme, chaque enfant, chaque grand-père, chaque grand-mère, chaque cousin, etc., quelque part, les gens ont une petite fierté.
C'est qu'ils se sont dit « Eh bien nous, nous restons la Suède avec notre monnaie ». Ça veut dire que tout le monde en fait un petit peu plus. Tout le monde voit l'avenir de façon plus positive. Et tout ceci, au bout du compte, aboutit à un pays qui se relève. Eh bien le même phénomène est en train d'apparaître au Royaume-Uni. Puisque non seulement il y a les évolutions macroéconomiques que je disais, mais il y a bien mieux encore. Mme Theresa May, qui décidément ne finit pas de nous surprendre en bien, a décidé de lancer... Elle a fait un discours, là, devant le CBI, c'est-à-dire devant l'équivalent du MEDEF britannique, devant les grands chefs d'entreprise. Et qu'est-ce qu'elle a dit ?
Elle a dit qu'elle voulait revenir à la notion d'un État stratège. Désormais, elle veut que l'État britannique développe l'industrie au Royaume-Uni. Et elle rompt frontalement avec cette idéologie complètement mortifère qu'est l'idéologie du laisser-faire, laissons partir toutes les industries, laissons acceptons les délocalisations à outrance. D'ailleurs, c'est normal, puisque maintenant, elle pourra sans doute éventuellement réglementer les échanges de mouvements de capitaux si nécessaire. Mme Theresa May est allée au-delà. Non seulement elle veut avoir un État stratège, mais elle dit également qu'elle veut faire en sorte que le capitalisme ne joue pas qu'au profit d'une petite minorité.
Elle veut en fait assagir, réglementer le capitalisme et faire en sorte que le capitalisme a comme avantage évident d'être plus dynamique lorsqu'une société est entièrement étatisée. On a vu ça 50 000 fois. Mais il a comme inconvénient majeur d'aboutir à un creusement des inégalités sociales jusqu'à une explosion finale et à provoquer des injustices, à provoquer le pillage de la planète, à ravager tout. Donc l'idée de Mme May, c'est qu'elle veut encadrer le capitalisme. Elle veut en fait revenir un petit peu à ce qu'a été les 30 glorieuses. L'après Seconde Guerre mondiale, dans les pays occidentaux, le capitalisme n'avait pas la bride sur le coup.
Il y avait des lois, des réglementations qui encadraient l'activité libérale des entreprises. Elle s'était faite d'ailleurs à l'époque par crainte de l'Union soviétique. Donc qu'est-ce qu'elle a dit ? Elle a dit, par exemple, qu'elle veut limiter les salaires les plus importants à l'intérieur des entreprises. Désormais, elle veut qu'il y ait que ce soit les actionnaires qui décident. Elle a raison. Elle a raison. On ne peut pas accepter qu'il y ait – c'est le cas en France – des entreprises où le président de l'entreprise, aussi brillant soit-il, aussi efficace soit-il, gagne en un mois ce que parfois ses ouvriers mettent des dizaines d'années à gagner.
Il y a quelque chose quand même qui choque l'esprit. Mme May veut encadrer les plus hauts salaires. Mme May, il est vrai, a décidé de baisser le taux d'impôt sur les sociétés. Mais justement, ça sera un peu la contrepartie. Mais chose en plus extraordinaire encore, elle a proposé, devant cette association qui est l'équivalent du MEDEF, elle a proposé de développer la participation des travailleurs au capital de leur entreprise. La vie est quand même merveilleuse. La participation des travailleurs au capital de l'entreprise, c'était exactement l'idée de Charles de Gaulle à la fin des années 1960.
Charles de Gaulle avait nourri cette idée dans laquelle il voyait une sorte de troisième voie possible entre un capitalisme inhumain, certes très performant économiquement, mais qui écrabouille des millions d'individus au profit d'une toute petite oligarchie, si on ne l'encadre pas. Et puis à l'autre extrémité, le socialisme, où là, c'est la pénurie à tous les étages, avec d'ailleurs toujours une classe de privilégiés. Il y avait toujours une nomenclature dans les pays communistes, et en fait des pays dont l'économie végétait.
Donc Charles de Gaulle s'était posé en conscience comment essayer d'avoir à la fois le dynamisme de l'esprit d'entreprise, mais aussi qu'il n'y ait pas de laissé-pour-compte. Laissé-pour-compte, dans son discours, Mme Theresa May, qui est une conservatrice britannique pourtant, une femme de droite, Mme Theresa May a dit qu'elle voulait réconcilier le capitalisme avec les laissés-pour-compte. Elle veut faire en sorte que les laissés-pour-compte, justement, ne le soient plus, que le dynamisme de l'économie libérale profite aux plus démunis.
Et donc elle a lancé l'idée d'en venir à cette idée de Charles de Gaulle, c'est-à-dire de faire des salariés qu'ils puissent participer au capital de l'entreprise, que ce soit eux également, et qu'ils ne soient pas seulement des salariés, mais aussi des actionnaires, qu'ils puissent ainsi faire partie prenante de l'aventure entrepreneuriale. Et ça, c'est quand même une idée qui, je pense, est une idée d'avenir. Elle a valu d'ailleurs à Charles de Gaulle... À l'époque, il était visionnaire. Elle lui a valu des lazis. Il a été brocardé. La droite ne voulait absolument pas, bien entendu, que des ouvriers ou des travailleurs puissent entrer au capital d'une entreprise.
La gauche, pétrie à l'époque d'analyse marxiste, considérait que c'était une trahison de classe, de la coopération, de collaboration de classe, etc., n'en voulait pas non plus. Et donc de Gaulle a été battu sur ces projets. Je note qu'ils reviennent sur le devant de la scène. J'en tiendrai compte, d'ailleurs, dans le programme que je présenterai, puisque je crois qu'il faut aller dans cette direction. D'ailleurs, qu'il y avait été entreprise sous Georges Pompidou, avec des fonds pour les travailleurs salariés qui étaient un petit peu intéressés. C'est ce qu'on appelait la procédure d'intéressement au résultat de l'entreprise. Mais c'était une version extrêmement édulcorée de la situation.
Il s'agissait de participer. Ça a été en fait une espèce de petit surcroît salarial qui n'engageait pas. Là, l'idée, c'est que les travailleurs d'une entreprise se sentent partie prenante à l'aventure entrepreneuriale et qu'ils aient leur mot à dire. C'est une espèce de démocratisation, un petit peu ce que je veux faire aussi dans la société politique française.
Quel est le bilan de vos déplacements en France ?
Alors, ça revient à me poser une question sur comment va l'UPR. L'UPR va bien. L'UPR va très, très, très, très bien. J'avoue que je suis encore obligé de publier un communiqué de Victoire. Mais c'est vrai. On a... Je l'avais peut-être souligné, je crois, dans mon dernier entretien en direct. Puisque maintenant, on a décidé de faire chaque mercredi un entretien d'actualité, comme aujourd'hui, mercredi 23 novembre, qui sera diffusé normalement très vite. Et puis chaque mercredi et tous les 15 jours, donc le mercredi suivant, un direct sur Facebook. Donc le mercredi 30, je vous donne rendez-vous pour un direct sur Facebook.
Le dernier direct, d'ailleurs, qui était le second, enfin le dernier en date que l'on a fait mercredi dernier, a d'ailleurs été un succès. On a eu 1700 personnes à chaque instant qui ont été connectées. Ça pourra être bien davantage. Mais enfin, c'était jamais que la deuxième édition. Là, on avait essayé de le faire auparavant. On avait eu des problèmes techniques. Je le signale à ceux qui suivent ça. J'espère qu'à la prochaine édition, on aura plus que 1700. J'espère qu'on dépassera les 2000, les 2500. Et au cours des semaines qui viennent et des mois qui viennent, qu'on atteindra les 3000, 4000, pourquoi pas ? Il n'y a pas de limite a priori.
Il faut que l'on communique certainement mieux encore que ce que l'on a fait. Donc en tout cas, d'ores et déjà, notez sur vos tablettes que tous les mercredis, une fois sur deux, ça sera donc l'entretien d'actualité, qui en fait sera diffusé quelques jours après, puisqu'on est en train d'accélérer la diffusion de ces entretiens d'actualité avec un système de régie directe. Et puis un mercredi sur deux, donc il y aura le direct qu'on essaiera de se tenir à la tranche horaire 21h, 23h, où vous pourrez me poser des questions. Je réponds, vous l'avez vu la dernière fois, en direct à tout le monde. Voilà. Donc 1700 personnes connectées à tout instant, c'était quand même pas mal.
Je rappelle que M. Juppé, la veille ou l'avant-veille, avait eu 1200 et que M. Sarkozy avait eu, je crois, 800. Donc c'était pour nous un très bon début. Alors ça, c'est ce qui concerne Facebook, c'est ce qui concerne les entretiens d'actualité et les directs Facebook, mais il y a le reste. Le reste, c'est que d'abord, à travers toute la France, j'invite tous ceux qui me regardent à ne jamais oublier d'aller sur notre site Internet à la rubrique « Agenda » pour voir qu'il y a beaucoup d'agendas, beaucoup d'actions qui sont menées, en fait, à travers toute la France, dans beaucoup de départements, des tables d'informations, des distributions de tracts, du collage d'affiches.
Alors en particulier ceux qui nous ont rejoints, qui sont adhérents, et s'ils ont envie de se décarcasser, parce que c'est le moment, parce que tout ce que vous pourrez faire pour la France, ce n'est pas les autres qui le feront. Il ne faut pas compter sur les pays étrangers pour se battre pour la France. On ne peut compter que sur nous-mêmes. Donc si vous voulez participer à ces actions, allez régulièrement sur l'agenda du site. Parmi les manifestations qu'il y a, il y a notamment le fait que j'ai repris mon bâton de pèlerin depuis maintenant quelques semaines, et jusqu'à la fin de l'année, tous mes week-ends sont d'ores et déjà réservés pour aller à la rencontre des Français.
Alors au cours des semaines écoulées, je suis allé à Brest dans le Finistère, je suis allé dans la Somme et dans l'Oise. J'étais il y a une dizaine de jours dans le Doubs et à Belfort, et j'étais au dernier week-end, je me suis rendu en Provence, à Aix-en-Provence, à Rizoules, dans les Hautes-Alpes, et à Manosque, dans les Alpes de Haute-Provence, à Aix-en-Provence et dans les Bouches-du-Rhône. J'ai partout un sentiment extrêmement enthousiasmant. D'abord, les salles sont en général pleines. Alors évidemment, quand c'est dans un tout petit village, j'étais allé dans le fin fond de la Somme, là, il y avait eu une quarantaine de personnes.
À Rizoules, dans les Hautes-Alpes, la salle de restaurant n'était pas archibondée. Il y avait une quarantaine de personnes qui étaient venues. Mais enfin, il faut voir qui, quel responsable politique, n'étant annoncé par aucun grand média national, quel responsable politique peut se flatter d'organiser un samedi soir une conférence politique qui dure plus de 3 heures devant une quarantaine de personnes qui sont scotchées devant le conférencier à Rizoules. Donc il y a eu, en fait, un bon public. Et puis, j'ai eu 90 personnes à Manos, que la salle était vraiment bien remplie. Mais vraiment, le gros, gros succès a été à Aix-en-Provence, où il y a eu 240 personnes.
C'était une salle de 200 places, où toutes les places étaient prises. Il y avait une vingtaine de personnes qui étaient le long des murs, mais qui n'avaient pas trouvé à s'asseoir. Puis il y avait une quinzaine de personnes qui sortaient, allaient, fumaient, revenaient, etc., allaient fumer une cigarette, etc. Donc on a vraiment fait ça, le comble. Non seulement on a fait ça, le comble, mais on pourrait imaginer que, puisque les gens me reprochent de parler trop longtemps, on m'aurait pu imaginer qu'au bout de 25 minutes, il y ait progressivement les gens qui s'en vont.
Et puis je me serais retrouvé comme le roman d'Agatha Christie, l'Édipte Tinegre, ou comme la symphonie des adieux de Haydn, que finalement je me sois retrouvé seul, avec un seul membre du public. Pas du tout. Pas du tout. Pas du tout. Les gens restent extrêmement attendus. J'en suis non seulement honoré et flatté, mais j'en suis même ému et presque bouleversé, parce qu'il y a vraiment, vraiment beaucoup, beaucoup de gens, enfin tout le monde qui reste là à vouloir, vouloir que ça aille, que tout connaître, bien connaître les informations et les analyses que je leur délivre, ainsi que les propositions. Il y a encore mieux.
C'est que lorsque ma réunion, ma conférence avec PowerPoint s'arrête, eh bien là, il y a toujours quand même 10-20% des gens qui s'en vont, mais il y a 80% des gens qui restent pour la séance des questions. Et on se fait... On est obligé de quitter les lieux, parce qu'on nous dit de dégager. Ça s'était passé à Brest, ça s'est passé comme ça à Belfort, ça s'est encore passé comme ça à Aix-en-Provence et à Manos. Il fallait dégager, parce qu'on était en dehors des limites de temps autorisées par les gens qui nous accueillaient. Dans ces réunions publiques, il y a de plus en plus de monde. A Aix-en-Provence, j'avais dû y aller il y a 2 ans et demi. Il y avait eu...
Je me rappelle, j'étais allé parler à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence. C'était pas mal. Il y avait eu un public, des étudiants, un petit peu de monde dans le public. Il devait y avoir peut-être 70 personnes, ce qui était bien à l'époque. Je me rappelle des conférences que je faisais dans les années 2008-2009. Il m'est arrivé de faire des conférences devant des publics extrêmement, extrêmement petits. D'ailleurs, il y a encore certaines de conférences qui circulent sur Internet où je vois que je prends la parole devant parfois 4, 5 personnes, 7 personnes. Voilà. C'était un peu une espèce de traversée du désert.
Ça montre en tout cas que je suis opiniâtre et que je ne me laisse pas démonter par l'adversité. C'est très important pour avoir un chef d'État. Il faut un chef d'État. Si c'est un chef d'État qui baisse les bras tout de suite ou qui est de l'avis du dernier qui a parlé parce qu'il n'a pas de personnalité, ce n'est pas mon cas. J'étais tout seul ou à peu près en 2007 quand j'ai créé ce mouvement politique. Après ça, pendant des semestres et même des années, j'ai fait des réunions publiques où il y avait très peu de monde. Je me rappelle, le pire a été une fois à Menton, dans les Alpes-Maritimes, où il y avait, à part l'organisateur et son fils, il y avait 2 personnes.
J'ai fait une conférence de 3h30 devant 2 personnes. En général, il y avait 7, 8, 10 personnes. Et puis progressivement, avec le temps, ça avait monté. Et donc, il y a 2 ans et demi, à Aix-en-Provence, on avait dû avoir 80 personnes. Mais là, on a eu 240. Donc il y a un triplement par rapport à cette hirondelle qu'avait annoncé le printemps à l'époque. Alors sur ces réunions publiques, j'en profite pour annoncer tout de suite aux gens qui m'écoutent que je vais donc continuer à en faire dans les jours et les semaines qui viennent. Donc premièrement, je serai vendredi prochain, donc le vendredi 25 novembre, à 19h30, à Limoges.
Alors allez sur le site internet upr.fr ou allez consulter régulièrement ma page Facebook personnelle, François Asselineau, ou la page Facebook de l'UPR, puisque maintenant, on a bien distingué les 2 pages Facebook. Il y a des rappels qui auront lieu. Sinon, vous allez sur l'agenda, vous allez sur le site. Donc je dis bien en Haute-Vienne. Ça sera d'ailleurs la première fois que je ferai une réunion publique en Haute-Vienne. C'est comme ça. Je n'en ai encore jamais fait depuis la création de l'UPR. Je serai donc à Limoges, vendredi 25 novembre, à 19h30. Le lendemain, je serai en Corrèze, à USAC. Je serai à USAC, donc le samedi 26 novembre, à 17h30.
Donc là aussi, allez sur internet pour voir la suite. Alors le surlendemain, je serai à Aurillac, à Aurillac dans le Cantal, donc préfecture du Cantal. Donc ça sera le dimanche 27 novembre. Et cette fois-ci, ce sera à 14h30, donc le dimanche après-midi. Allez vous renseigner pour voir les modalités. Alors les modalités, c'est simple. C'est ouvert à tout le monde. Et c'est gratuit pour tout le monde. On évite quand même de venir avec des enfants de moins de 13 ans, parce que c'est quand même long. Et on demande aux gens, aux parents notamment d'enfants en bas âge, de ne pas venir avec des enfants en bas âge, parce que ça n'est pas raisonnable.
Mais allez regarder sur le site internet les adresses. Alors ensuite, je serai le jeudi 1er décembre. Le jeudi 1er décembre, je vais être en Ile-de-France, parce que j'ai vu sur Internet, sur les pages Facebook, qu'il y a eu des internautes qui se sont dit « Et quand est-ce que vous passez par Paris ? » Alors vous avez trouvé que la critique était assez rigolote et assez justifiée. Alors ça ne sera pas à Paris, mais ça sera à Saint-Germain-en-Laye. Ça sera à Saint-Germain-en-Laye, donc le 1er décembre à 20h30, dans le cadre d'un golf, enfin de bâtiment qui est attenant au golf de Saint-Germain-en-Laye. Alors j'insiste.
Toutes les conférences dont j'ai parlé auparavant, ça sera sur le thème « Comment sortir la France du désastre en 2017 ». Le jeudi 1er décembre, ça sera une conférence exceptionnelle à Saint-Germain-en-Laye qui traitera d'un autre sujet, devant d'ailleurs un parterre où devrait y avoir normalement un certain nombre de responsables ou de chefs d'entreprise, de chefs de PME ou de cadres supérieurs d'entreprise. Mais c'est une réunion qui est ouverte à tout le monde et gratuite. Là, je traiterai d'un sujet. Est-il raisonnable économiquement de sortir de l'UE ? Donc ça sera une nouvelle conférence. Est-il économiquement raisonnable de sortir de l'UE ? Ensuite, je serai le vendredi 2 décembre...
Anniversaire d'Austerlitz. Je serai le vendredi 2 décembre à 19h, donc le lendemain de Saint-Germain-en-Laye. Cette fois-ci, je serai en Vendée, dans un petit village qui s'appelle Vénonceau, qui est à environ 10 minutes en voiture de la préfecture de la Roche-sur-Yon. Nous avons toujours le souci, quand on choisit les endroits où je me déplace, d'aller à la fois dans des grandes villes, Limoges, Aix-en-Provence, Belfort, Brest, etc., au Rillac, dans des préfectures, mais aussi, de temps en temps, d'aller dans la France, comme on dit, la France rurale, la France profonde, d'aller dans un petit village de 1 000 habitants, 2 000 habitants.
Alors en général, évidemment, il y a un peu moins de monde que dans les préfectures, mais on ne touche pas nécessairement le même public. Et là, je me permets d'en... J'en profite, parce qu'en Vendée, il faut... Je m'adresse à tous les habitants de la Vendée, de la Roche-sur-Yon ou du département, qu'ils fassent un petit effort, s'ils veulent m'écouter dans cette conférence, que je prononcerai donc à Vénonceau le vendredi 2 décembre, comme thématique. Ça sera donc « Comment sortir la France du désastre » en 2017. Et puis je serai également... Excusez-moi, j'avance comme ça sur les jours.
Je ne vais pas vous dire tout ce qui est encore programmé, mais je vais m'arrêter à la fin de ce week-end. J'ai l'impression d'être un peu le cirque pain d'air, vous savez, qui va de ville en ville. Il y a un peu de ça. Le 3. Donc le samedi 3 décembre, à 19h, je serai à Nantes. Donc Grande-Ville, s'il en est, préfecture de la Loire-Atlantique et des régions Pays de la Loire. J'ai déjà fait les conférences à Nantes. Là, j'espère qu'il y aura du monde. Donc c'est « Comment sortir la France du désastre » en 2017. Et puis le lendemain, le dimanche 4, je serai à La Bôle. À 16h, dans l'après-midi, pour faire cette conférence. La Bôle étant en Loire-Atlantique, mais un petit peu loin de Nantes.
Voilà. Alors ça, c'est pour les rendez-vous dans les prochaines semaines. Ça sera annoncé sur Facebook et sur le site. Mais puisque cet entretien d'actualité circule beaucoup, il y a quand même beaucoup de gens qui vont le visionner. J'en profite pour annoncer tout ça, parce qu'il faut que les gens se mobilisent. Se mobilisent. La démocratie... J'ai l'occasion de l'expliquer d'ailleurs dans la conférence « Comment sortir la France du désastre » en 2017. La démocratie, ça se mérite. Ça ne vous tombe pas tout cuit dans le bec. La démocratie, dans le mot de kratos, qui veut dire le pouvoir, il y a l'idée de force.
Donc la démocratie, c'est quelque chose qui n'est pas légitime, comment dirais-je, légitimé par le temps et les traditions. Ça, c'est le mot « archais » en grec qui a cette notion, qui veut dire le pouvoir, mais le pouvoir depuis longtemps. Un monarque, par exemple. Monarchais, c'est le pouvoir d'un seul. Là, quand on utilise kratos, c'est le pouvoir obtenu par la force. La démocratie, étymologiquement, c'est le peuple qui prend le pouvoir. Et un peuple qui prend le pouvoir, un peuple qui vit en démocratie, c'est un peuple qui le mérite. C'est un peuple qui sait se battre. Nos aïeux sont descendus dans la rue pour avoir la démocratie. Nos aïeux sont descendus dans la rue.
Ils sont parfois morts. Je pense à toutes les révolutions. Mais je pense en particulier à 1830, où il y a quand même eu 3 000 morts, suite aux ordonnances du prince de Polignac, et la révolution contre Charles X. Je pense aussi à 1871, avec la commune de Paris. Donc la démocratie, ça se mérite. Il faut donc que tout le monde se mobilise. Je terminerai d'ailleurs sur ça. Il faut absolument que les Français comprennent qu'on est en train de changer de monde. Les grands médias sont en train de perdre la main. Lorsque je me déplace en province, maintenant, honnêtement, il y a un changement de ton des médias locaux. Je suis assez facilement... Enfin pas si facile que ça, mais quand même.
J'ai assez facilement accès à des radios ou à des télévisions web locales. Par exemple, là, je suis allé en Provence, dans les Alpes de Haute-Provence. J'ai parlé devant une petite télévision, mais qui a une bonne couverture locale, qui s'appelle DC TV. Je parle également dans des radios locales. Mais également, nous avons maintenant... J'obtiens assez régulièrement la couverture du journal local, de la PQR, comme on dit, la presse quotidienne régionale, et du journal de notoriété publique. C'est ainsi qu'au cours des semaines écoulées, j'ai eu un article tout à fait satisfaisant dans la montagne lorsque j'étais allé à Clermont-Ferrand.
J'ai eu un article très correct du courrier Picard quand je suis allé dans la Somme. J'ai eu un article correct de l'Est républicain quand je suis allé dans le Doubs. J'ai eu un article très correct quand j'étais allé dans le Gers avec la dépêche du Midi. J'ai eu un excellent article – il faut t'avouer, j'ai eu, je crois, l'un des meilleurs articles de toute la presse depuis que j'ai créé UPR – dans le Dauphiné libéré, lors de mon passage dans les Hautes-Alpes. Alors ça, c'est quand même nouveau. Il y a un changement de tonalité, parce que les journalistes dans les médias régionaux font quand même leur métier. Ils, plus exactement, sont autorisés à le faire.
Et quand je vais sur place, quand ils voient qu'il y a 240 personnes à Aix-en-Provence, 90 à Manos, et même 42 à Rizoul, le journalisme ne peut pas vraiment faire comme si ça n'existait pas. Il y a quand même encore des médias – Ouest-France, pour ne pas le nommer, ou Sud-Ouest, pour ne pas le nommer – qui se mettent aux abonnés absents quand on les contacte. J'ai oublié de citer « La Manche libre », qui est un journal qui nous a couvert de façon très correcte. Donc il y a une évolution. Alors là, en revanche, où il n'y a pas d'évolution, ce sont dans les grands médias nationaux. Et dans leur projection en région, c'est France 3 Régions.
Donc je ne suis pas couvert par France 3 Régions, jamais. Et je n'ai aucune couverture pour l'instant dans les grands médias nationaux. Je vais vous raconter une petite anecdote, d'ailleurs, à ce propos. C'est que nous avons été approchés il y a quelques jours par un journaliste qui me proposait d'être interrogé – tenez-vous bien – de passer sur le journal de 20 heures de TF1. Évidemment, c'est ce qu'il y a de mieux en termes d'impact médiatique. C'était le journal de TF1 20 heures. Voilà. Sauf qu'il y avait un mai. Donc le mai, on se l'est fait préciser.
J'ai eu le journaliste en question, qui était d'ailleurs tout à fait sympathique, qui, je pense, n'avait pas pris cette décision de sa propre initiative. Le mai en question, c'est qu'il s'agissait d'un passage, d'une émission pendant le journal de 2 minutes. Deuxièmement, ces 2 minutes étaient consacrées aux petits candidats. J'ai fait remarquer – j'en reparlais déjà tout à l'heure –, moi, je n'ai pas le sentiment d'être un petit candidat. Ça n'existe pas. D'ailleurs, dans la Constitution de la 5e Amérique, il y a des candidats. Je n'ai pas le sentiment d'être petit candidat.
Si je suis petit, parce que je ne suis pas convaincu, je n'ai pas d'argent, je ne suis pas financé, effectivement, par Kadhafi ou par des banques des Émirats Arabes Unis, ou bien par des milliardaires ou des banquiers londoniens, comme vous voyez à qui je pense. Donc effectivement, nous avons des petites ressources. Mais en termes d'expérience professionnelle, en termes d'analyse, en termes de prédictions réalisées, en termes de programmes, en termes de tour de force, de l'essor de ce mouvement politique qui vient de dépasser les 13 415 adhérents, toujours sans aucune couverture médiatique, eh bien j'estime que je suis au contraire un très grand candidat.
Mais pour en revenir à TF1, il me proposait donc d'être inclus dans une pastille, un petit truc de 2 minutes, consacré aux petits candidats. J'aurais donc été mêlé à 3 autres ou 2 autres candidats. J'imagine assez volontiers qu'on m'aurait mélangé avec le parti du plaisir de Mme Cindy Lee ou le parti de ce monsieur qui est le parti des animaux. Donc en fait, l'idée, c'était de me faire passer pour un hurluberlu. Et on allait me poser la question « Alors est-ce que c'est difficile d'avoir des parrainages ? » C'est tout. Aucune question sur le fond. Alors ça, ça n'est pas possible.
Ça n'est pas possible parce que, tout simplement, nous avons fait près de 1% des suffrages aux élections régionales de 2015. Nous avons donc normalement droit au minimum à 0,9% des émissions. Si on part du principe que sur TF1, entre le journal de midi, le journal de 20h et un petit peu partout, il y a au moins, au moins, je ne sais pas moi, une quinzaine de minutes de politique dans les deux journaux par jour. On a fait le calcul. Normalement, sur 365 jours avec 1%, normalement, je devrais être interrogé sur le TF1 20h pendant 50 minutes. Voilà. Alors moi, je ne demande pas 50 minutes, mais j'estime.
Je ne vois pas pourquoi TF1 20h a accordé 20 et quelques minutes à Macron, qui a 0 électeur et 0 programme, et qui passe sur toutes les chaînes de télévision, alors que moi, je représente quand même 190 000 électeurs en décembre de l'année dernière. Et actuellement, je pense que nous représentons au bas mot 250 000 à 300 000 électeurs. Voilà. Il n'est pas normal que TF1 ne m'ait pas invité sur son journal de 20h pour qu'en quelques minutes... Je ne demande pas la Lune. Mais ce serait normal que j'ai droit à 7-8 minutes où le journaliste me dise « C'est quoi ce parti politique qui est en passe de devenir l'un des plus importants de France ? ».
En termes de « J'aime » sur Facebook, nous sommes le cinquième parti politique. En termes d'adhérents, nous sommes le cinquième parti politique français. En termes de sites internet de fréquentation, selon AlexaRanking, le site upr.fr est le premier site le plus consulté. En termes de croissance des adhérents, on est actuellement sur une moyenne qui va de... Ça varie selon les jours. Mais en gros, c'est à peu près 25 à 30 adhésions par jour. On va battre d'ailleurs au cours de ce mois de novembre. On va pulvériser le nombre de nouveaux adhérents en un mois. Je ne vois pas pourquoi on devrait jouer systématiquement.
On aurait fallu être là, s'excuser, en disant « Excusez-moi, je suis menu frottin. J'ai très, très beaucoup de difficultés ». Ça, c'était en fait pour se moquer de moi. Et se moquer de moi, c'est une chose. Déjà que je n'aime pas. Mais c'est se moquer de vous. C'est se moquer des 190 000 personnes qui ont voté pour l'UPR aux élections régionales. C'est se moquer de tous les militants, les dizaines, les centaines de militants qui vont coller des affiches, distribuer des tracts, faire au moment du Tour de France peindre sur les routes, etc., etc. Donc je ne me laisserai pas intimider.
Je ne veux pas que l'on nous traite comme si nous étions des citoyens de 3e ou de 4e zone et qui ne passent à la télévision que pour qu'on se moque d'eux. Il n'en est pas question. Voilà ce que je voulais dire sur cette affaire des médias. Et puis je conclurai cet entretien de l'actualité en lançant un vibrant appel. Je l'ai déjà fait. Je vais le refaire jusqu'à la fin de l'année. Un vibrant appel à toutes celles et à tous ceux qui me regardent d'aller se faire inscrire sur les listes électorales s'ils ne le sont pas déjà. Voilà. Si vous avez déjà pu voter l'année dernière aux élections régionales, c'est bon, c'est que vous y êtes. Si vous avez déménagé depuis lors, renseignez-vous.
Vous pourrez toujours voter dans votre ancien bureau. Mais si vous avez déménagé, si vous êtes à l'autre bout de la France, ce n'est pas très pratique. Vous avez la faculté de vous faire inscrire dans votre nouveau bureau de vote. Si vous avez changé de domicile, renseignez-vous. Parce que c'est vrai que le jour J de l'élection, si vous devez faire 500 km pour aller voter, vous ne le ferez pas. Donc renseignez-vous aussi. Mais si vous n'avez jamais voté, si vous pensez que vous n'avez jamais été inscrit sur les listes électorales, à ce moment-là, alors vraiment, je vous en conjure, allez vous inscrire sur les listes électorales. Parce que c'est trop important.
Regardez ce qui s'est passé avec le Brexit. Regardez ce qui s'est passé avec l'élection de Donald Trump. Regardez ce qui s'est passé même avec les primaires des Républicains. C'est le pouvoir. Il est aux gens qui votent. Il n'est pas aux gens qui ne votent pas. Les gens qui vous disent « je m'abstiens », non seulement ça ne sert à rien, ça ne sert qu'à conforter les gens qui sont au pouvoir. En 2017, si tout va bien – et je pense que tout va bien aller –, c'est en 2017, si tout va bien, si je parviens à avoir ces 500 parrainages. J'en ai pas parlé. Mais nous continuons. On continue avec opiniâtreté. Toujours de l'opiniâtreté pour accumuler les promesses de parrainage.
Nous ne les avons pas encore. Mais chaque semaine, nous en avons un peu plus. C'est pourquoi je lance aussi cet appel. Toujours et encore, mobilisez-vous. Si vous avez des parents, des frères, des sœurs, des pères, des grands-pères, etc., qui sont maires ou des collègues de travail, informez-nous-en. Téléphonez-nous. Écrivez-nous. Et puis on vous donnera la marche à suivre. Voilà. Si tout va bien, si je parviens à avoir les 500 parrainages, je serai candidat à l'élection présidentielle. Si je suis candidat à l'élection présidentielle, je suis sûr que nous allons faire quelque chose d'énorme. Voilà. Donc c'est le moment de se mobiliser.
Et je suis sûr qu'ensuite, aux élections législatives, nous transformerons l'essai. Mais évidemment, il faut encore que vous soyez inscrits sur les listes électorales. C'est maintenant qu'il faut le faire. Ne tardez pas. Allez vous renseigner tout de suite sur Internet, comment on fait. On vient d'ailleurs de mettre en ligne un article qui explique comment le faire. Sur ce, merci à toutes et à tous de m'avoir écouté. Je vous donne rendez-vous à mercredi prochain pour le direct Facebook. Faites-le savoir autour de vous. Je donne rendez-vous. Vous avez vu – je ne vais pas le redire – toutes les villes où je vais me rendre dans les 10-15 jours qui viennent. Mobilisez-vous. Allez-y.
Dites aux amis que vous connaissez qui vivent dans cette ville d'y aller. Ne perdez surtout pas espoir. Bien au contraire, on est en train de voir s'enflammer la ferveur des gens qui viennent à ces réunions publiques. Plus que jamais, il faut croire en l'avenir et croire en l'UPR. Vive la République et vive la France.
François Asselineau