Crise des carburants : "On doit supprimer certaines taxes inutiles" (Arthur Pietrzak)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que la baisse des prix du gazole peut changer les choses pour les Français ? Combien de temps ça va durer ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Pourquoi le gouvernement ne fait pas la même chose pour le sans plomb ?
- 2:12OuverteRéponse partielle
L'engagement de plafonnement du prix de l'électricité est-il réalisable ?
- 4:23OuverteRéponse directe
A-t-on priorisé les agriculteurs, pêcheurs, routiers face aux lycéens ?
- 5:44FerméeRéponse directe
Cette mesure a-t-elle un coût budgétaire pour l'État ?
- 6:20OuverteRéponse directe
Pourquoi le gazole reste-t-il plus cher que le sans plomb ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« le gouvernement vient d'annoncer la possibilité de faire baisser le prix du gazol à la pompe de 12 à 18 centimes le litre »
- 3:39Fait
« il en a les moyens éventuels, mais je ne suis pas sûr que vis-à-vis de Bruxelles ça puisse passer »
- 5:07Fait
« on sortait de 20 jours sur le prix de l'essence et que évidemment on est face à de très nombreuses crises »
- 7:39Fait
« le mois dernier, le prix du litre de gazol a augmenté de 16 centimes »
- 10:43Promesse
« supprimer les certificats d'énergie pour que chaque français puisse gagner jusqu'à 8,50 € sur chaque plein »
Temps de parole
- ?100 %
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Euh donc grâce au stock stratégique débloqué, libéré par les sep les plus les plus puissants de la planète, le le G7 et dont la France, et bien le gouvernement vient d'annoncer la possibilité de faire baisser le prix du gazol à la pompe de 12 à 18 centimes le litre. Est-ce que ça peut changer les choses pour les Français ? Combien de temps ça va durer ? Et au fond, pourquoi ? Plusieurs questions. Le gouvernement ne le fait pas aussi pour le sans plomb. Alors un, ça va pas changer la phase du monde, vous l'avez dit 100 millions de baril de diesel. Sachant que la France consomme à peu près 600000 barils de diesel par jour, ça me fait une
quinzaine de jours de consommation. Ceci étant, ça va être étalé dans le temps et effectivement ça peut se traduire par une baisse, je vais pas rentrer dans le détail des calculs, mais d'une très grosse dizaine de centimes euh à situation géopolitique constante en imaginant qu'il n'y a pas d'aggravation du côté soit d'Ormous, soit de Babel Mandeb, soit de la Russie, ce qui est quand même une hypothèse un peu hasardeuse. vous en conviendrez. Néanmoins, le grand avantage de cette mesure, c'est que elle ne vise que le diesel. Donc, elle vise au fond la partie la plus ancienne du parc automobile français, celle qui
est utilisée peut-être plus par ceux qui en ont véritablement besoin, par les artisans aussi. Et puis ça inventantage, c'est que pour un gouvernement qui n'a aucune marge de manœuvre budgétaire, bah ça permet, ça ne coûte rien, du moins pour l'instant puisque ces 10 millions de barils vont être revendus à prix coûtant à la au distributeurs qui vont bien entendu et je pense qu'ils joueront le jeu qui vont répercuter la chose et donc ça apporte un petite un petit moment, un petit soupir, un petit moment de respiration. Sachant
à mon sens que la nouvelle peut-être la plus importante, vous vous focalisez tous sur le carburant, la l'engagement le plus important de la part de Sébastien Lecnu qui reste quand même relativement flou, c'est celui d'un quasi plafonnement du prix de l'électricité durant l'hiver. Et là, c'est un engagement euh dont je ne sais pas très très bien comment il sera réalisé puisque on est dans un système de marché européen, vous le savez. Donc euh nous avons quand même euh le prix de l'électricité euh il est censé être euh le même pratiquement dans tous les pays européens, au moins en ce qui concerne
les euh les échanges et que euh d'autre part, on sait très bien que le prix de l'électricité en Europe est est au prix du gaz et que c'est sur le gaz, excusez-moi. Oui. Oui. Pardonnez-moi, on a un petit sujet de son à distance. C'est pas simple. Effectivement, pour terminer sur le prix de l'électricité, a-t-il les moyens le gouvernement français d'imposer à EDF de plafonner son prix du tout tout l'hiver en jouant sur sa production ou avec ce que vous nous dites sur le marché européen de l'électricité, ça n'est pas garanti. Et ça n'est pas garanti. il en a les
moyens éventuels, mais je ne suis pas sûr que vis-à-vis de Bruxelles ça puisse passer. Et il faut bien se souvenir de la situation qu'on avait connue en 2023 lorsque le prix du gaz avait flambé et dans la dans le dans la formation des prix de l'électricité en Europe, il y a une corrélation entre le prix de l'électricité et celui du gaz. Or, à l'heure actuelle, certes, vous avez presque autant de pétrole qu'avant qui passe par Ormouse. Il n'y a que 25 % du gaz. On sait très bien qu'un certain nombre de pays européens sont en retard
dans leur stockage de gaz et donc, il y a de fortes chances que nous vivions des semaines euh hivernales avec des tensions sur le marché du gaz, donc des tensions sur le marché de gros de l'électricité. Alors ensuite effectivement je pense que le gouvernement peut avoir une action relativement musclée vis-à-vis de DS. Il faudra qu'il fasse la même chose d'ailleurs vis-à-vis des distributeurs indépendants et c'est là où ça risque quand même de poser quelques problèmes vis-à-vis de Bruxelles. On vous a entendu. Merci Philippe Chalmin. Pierre Casneuve. Est-ce que on a prioritisé les agriculteurs, les pêcheurs, les routiers face au lycéens par exemple ? On a l'impression que dans
les annonces de Sébastien Lecornu, il parlait presque plus aux adultes qu'aux enfants. Alors parce que déjà parce que ça vous aura pas échappé que avant d'avoir 5 jours 6 jours de plateau télé sur France Info TV euh sur les lycéens, on sortait de 20 jours sur le prix de l'essence et que évidemment on est face à de très nombreuses crises et que je pense que le premier ministre était pas exprimé sur celle-ci et que c'était important et que par ailleurs il y avait des annonces à faire. Bon donc le gazol déjà exactement donc sur le gazol ça vous aura pas empêché que ce n pour les trois prochains mois en tout cas l'impact que l'on fait en en en délivrant les les barils pardon en délivrant nos stocks stratégiques. Ça a un impact sur les trois prochains mois. Donc ce n'est pas
un coût monétaire pour financier budgétaire pour l'État. C'est pour répondre à votre question de [grognement] priorisation. Donc c'est pas un coût financier. Donc il y a pas eu d'arbitrage à faire. C'est une disposition que l'on prend qui fait suite euh à la décision plus globale prise grâce à l'intervention du président de la République et des pays du G7 de libérer 100 millions de barils de stock mais tout ne roule pas au gad ni au diesel hein. C'est vrai que les tracteurs, les les agriculteurs, les pêcheurs c'est le cas et et beaucoup d'automobiles seulement 40 % on pouvait pas faire aussi pour le le sang. En fait sur le slomb là où c'est un petit peu différent mais désolé je vais rentrer un peu dans la technicité c'est qu' on se disent moi ça m'intéresse donc je vais
leur répondre en fait sur le on on observe là on a une très bonne nouvelle avant-hier puisque on est revenu au niveau euh de production de baril dans le Moyen-Orient avant la crise en Iran. Donc on a dans les tendances de marché une espérance assez forte sur le fait que là tendantiellement les prix vont beaucoup baisser sur le Samplon 95 sur le Samplon 98. Ce n'est pas le cas pour le gasol puisque là encore on a une tension qui est différente parce que il y a des pays raffineurs qui sont intermédiés et que du coup il y a une tension beaucoup plus forte notamment parce que nos approvisionnements viennent des États-Unis et de la Chine avec par ailleurs une pression de la part de Donald Trump sur cet approvisionnement là. C'est pour ça que là l'intervention de l'État, la
libération de ces barrils là va avoir un impact concret. Mais globalement, ce qu'on va observer si encore une fois si et et on est toujours dépendant d'une actualité internationale très compliquée, mais les dernières nouvelles qu'on a, les dernières négociation qu'il y a eu, les derniers raisements qu'il y a dans la région font que et le prix du gazol grâce à ce qu'a annoncé le le premier ministre ce soir et les prix du carburant grâce à l'apaisement et à l'amélioration logistique, on va appeler ça comme ça, devrait baisser les deux dans des proportions significatives. accepte de le devoir d'après ce qui pas aprèsant qui accepte de répercuter la baisse des prix Paul Vanier Arthur Kedzac sur cette question des carburants d'avoir mis les carburants j'allais dire en fait de
ça m'a soulagé quand même je crois pas monsieur le cornu il répond pas la aux difficultés des français il répond d'abord à Donald des agriculteur il répond à Donald Trump sur la question du gazol c'est Donald Trump qui a demandé ses mesures. Ensuite quel va être l'effet concret ? qui dit 12 à 18 centimes de baisse. J'attends de voir le demander ses mesures pour éviter de nous bloquer alors qu'on apporte 50 %. Une seconde juste une seconde. Voyez, je vais si je peux aller au bout, j'irai au bout. Le mois dernier, le prix du litre de gazol a augmenté de 16 centimes. Ce gaz vient de le dire, il y a plein d'incertitude. Rien ne laisse à penser que demain cette dynamique va s'interrompre ou aller dans le sens inverse. Donc dans un mois, probablement le prix du gazol à la pompe sera le même
qu'aujourd'hui. Il y a une mesure que nous nous proposons et qui n'est pas la même, le blocage des prix. Le blocage des prix. Combien vous le bloquez ? Bah 170 à 170 du litre. Oui, vous riez. Et qui paye la différence ? Bah tot bloqué à les pétroliers parce que les marges des raffineurs, vous l'avez pas dit dans votre explication qui était très intéressante, qui était technique, elles ont augmenté de 7 fois et demi ces derniers mois total au premier semestre. au premier semestre seulement, c'est plus de 11 milliards d'euros de bénéfices. Donc, on pourrait mettre ces géants qui s'en mettent plein les poches à la faveur de la crise à contribution plutôt que de vider nos stocks stratégiques. Ce qui pourrait ensuite nous mettre dans une situation très dure, monsieur CAS, puisque vous avez
raison de dire il y a une tension sur le marché du gazol. Il y a des problèmes d'approvisionnement. Si on vide nos stocks et que demain il y a un problème d'approvisionnement, on va se retrouver dans quelle situation, monsieur Casnel ? dans une situation encore plus difficile qu'aujourd'hui. Donc ce que vous faites c'est à très courte vue, ça ne va pas changer la situation pour les Françaises et les Français et ça expose votre pay plus de vulnérabilité entre 170 et de de 20 de 40. L'avantage avec les mesures de la France insoumise, c'est qu'on a du recul dessus puisque c'est ce qu'on fait toutes les grandes dictatures bolivariennes. Ce qui se passe sur l'île de la Réunion qui est une collectivité française. Je vous ai pas interrompu monsieur Vanier. Je vous
Bah c'est pas une toutes les dictatures l'ont l'ont fait. très bien ce qu'il y a de plus grave pour l'approvisionnement de nos stations essence et ça ça serait pas ça dépendrait pas de l'actualité ou d'un éventuel non si vous mettez en place un blocage des prix à 170 je vous le dis de manière extrêmement claire dans une semaine il y a plus de pétrole dans dans les dans dans les stations essence mais mais personne n'acceptera de distribuer à perte évidemment et l'état mais évidemment est compris total et donc tout ça on aurait des stations vides au bout d'une semaine et une économie qui serait évidemment au ralenti si ce n'est à l'arrêt. qu'en fait le risque réel c'est si on prend évidemment le blocage des prix de la France insoumise mais personne ne croit
une seule seconde à votre capacité à le faire là-dessus et donc c'est du commerce connu monsieur propos de bolarisme mais ça vous aura quand même pas échappé que la réunion est une île par ailleurs donc c'est pas tout à fait le même niveau d'inter quand même 2 millions d'habitants juste au passage hein c'est pas c'est pas fait tourner Arthur Pied de sac Arthur Pied de sac et après on aura un un chauffeur de taxi moi je pense sincèrement qu'une autre solution était possible d'abord encore aller chercher dans enfin puis dans stock stratégique, c'était pas forcément la solution. Bruno Rot une proposition qui est parfaitement pragmatique, supprimer les certificats d'énergie pour que chaque français puisse gagner jusqu'à 8,50 € sur chaque plein. Donc nous préférons encore une fois
alors c'est la fiscalité, une des dimensions de la fiscalité sur le carburant, les certificats d'économ. Oui, bien sûr. Mais pour que chaque français puisse gagner jusqu'à 8,50 sur leur plan ce qui peut être une solution. Censé financer le développement écologique et et les énergies propres. Oui, bien sûr. Chacun comprenne de quoi il mais on est dans un pays où sans cesse, on aime bien la taxation, on aime on aime chercher ou plus ressources stratégiques. Je pense que là une la solution est bien plus simple et d'autant plus que elle permettra encore une fois de supprimer une norme qui n'était pas forcément obligatoire dessus. C'est vrai que c'est le débat euh quand c'est pas le blocage des prix ou la TVA, c'est les certificats d'énergie. et il faut répondre à tout parce que il
y aurait rien de pire que de sacrifier la solution de long terme pour une solution de court terme. Voilà, on le sait bien propose il propose un gel, c'est pas il y en a même d'autres qui proposent la majorité qu'on gèle pendant un an ou deux pour faire j'appelle une solution de court terme donc geler ce œufs et qui viendrai freiner le court terme c'est c'est la crise d'accord mais il y a rien de pire parce que le vrai problème de la France c'est que de tiers des énergies qu'on consomme sont des énergies fossiles et qui sont qui viennent en plus de de pays pas très recommandables de la Russie à l'Afghanistan en passant par l'Autbakistan donc c'est notre dépendance aux énergies fossiles le problème et l'avenir là où on doit tous collectivement aller, c'est un monde décarboné, une France
décarbonée qui ne dépend plus de ces énergies possibles. On a besoin des C2, on a besoin de cet argent qui permet de financer la transition écologique. Et donc il y aurait rien de pire que de prendre de ce qui va nous permettre justement de sortir de cette situation de dépendance pour venir répondre de manière extrêmement court termiste et de manière non définitive au problème que nous avons. Parce qu'une fois que vous avez pris les C2 que le prix de l'essence continue à être extrêmement élevé non seulement vous avez les Français qui galèrent à faire leur point et en plus vous avez pas de solution pour sortir fini de de de cette dépendance au gazoile. Donc il y aurait rien de pire que de d'entraver l'avenir solution sur le carburant. Allez, autre autre réaction. On est avec on est par
visu avec vous Dominique Buisson. Vous êtes secrétaire fédéral euh national des artisans du taxi. On a entendu quasiment que des mécontents ce soir. J'ai l'impression que vous êtes un des rares satisfaits. Euh Dominique, alors satisfait, bonjour et merci de nous donner la parole. Euh satisfait ? Non, pas essentiellement comme le le disait votre interlocuteur d'avant, effectivement ce n'est que sur les le diesel aujourd'hui. Donc quid de tous nos artisans et chauffeurs de taxi qui roulent aujourd'hui à l'essence avec des véhicules hybrides. Pour l'instant, il y a aucune là-dessus, il y a aucune annonce et je reprendrai juste ce que monsieur Casneu disait juste avant. Euh la taxe CE, n'oublions pas que
normalement c'est une taxe pollower payeur et elle devrait être supportée par justement les fournisseurs aujourd'hui les distributeurs de carburant. Or, elle a été doublée en 4 en début d'année puisqu'elle était de 8 centimes, elle est passée à 17 centimes hors taxe, ce qui fait à peu près 20 centimes pour des entreprises de taxi qui roulent entre 100000 et 150000 km à l'année, vous comprenez bien que s'il y avait un gel de cette taxe qui autofinance la prime qui d'ailleurs aujourd'hui la prime de la transition écologique où les taxis devraient être éligibles sur une partie où le portail n'est pas encore ouvert depuis le 1er septembre. Je pense que je maîtrise mes propos tout à l'heure. Effectivement, j'avais dit que c'était effectivement une première
ébauche d'approche pour les taxis mais par contre nous sommes très loin du compte. Merci. Merci Dominique Buisson, Paul Vanier et Arthur Pac Arthur Piezac, on vous a on vous a moins entendu. Allez-y. Voilà, il faut c'est c'est Noël, il faut donner de l'argent à tout le monde, aux lycéens, aux agriculteurs, aux taxis, aux routiers. On fait comment ? Moi je pense qu'on est quand même les rois de la dépense publique et les rois de la taxation. Donc on adore on adore faire ça. Je pense que simplement il faut penser à l'envers, donc peut-être supprimer certaines normes. Dans le projet de Bruno Taillo, on est en train de construire un projet économique bien sensé et pragmatique sur le fait de supprimer déjà 100 taxes et sans normes à l'arrivée de B taille au pouvoir. Donc
je pense qu'il faut penser à l'envers et plutôt supprimer certaines taxes inutiles comme on le voit actuellement sur le certificat d'énergie qu'à l'envers redépenser, retaxer les Français. Oui, je vous laisse terminer. Très bien. Je je le temps le temps nous est compté. On va accueillir nos éditorialistes. Dans un instant, j'aurais une dernière question euh à nos deux députés avant de avant vous laisser repartir. Euh rarement le pays a été confronté à autant de crises en même temps. Euh vous allez à la crise budgétaire peut-être déclencher une crise politique en cas de censure. Lfi veut veut censurer. On a une potentielle crise financière. On voit les taux d'empr s'envoler. On sort d'une crise climatique avec les canicules cet été. On a une crise de la jeunesse qui peut se transformer en
crise sociale. On a vu que les publics pouvaient s'agréger. Euh on attend les élection où on tombe dans la crise nationale qui pourrait même précipiter les les scrutins. Quelle est la température politique que vous du pays que vous que vous mesurez ? Elle est incandescente. Il y a il y a un système qui est épuisé. Il y a une aspiration très forte à la rupture. C'est ce que avec Jean-Luc Mélenchon, nous allons proposer. Rupture institutionnelle. Vous l'a proposé dans les urnes en avril 2027, il faut attendre au moins les urnes. En nous adressant au Bay mais en même temps les insoumis l'ont toujours fait un pied dans les institutions et un pied dans la rue dans avec le mouvement social, avec celles et ceux qui se mobilisent dès lors que nous partagons leur revendication.
Celui qui a précipité les élections, c'est Emmanuel Macron. Jusqu'ici, nous nous sommes plutôt respectueux des usages et du calendrier démocratique. Voà rendez mon avril pour le premier tour évidemment et nous pouvons gagner cette élection présidentielle, les Français le savent. Pierre Cazu qu'est-ce que vous sentez ? On a l'impression que oui, le pays est au bord de la rupture. Oui, je pense que ça appelle enfin au bord de la rupture, je ne crois pas parce qu'on a un pays qui a aussi énormément de ressources, de talent, de richesse, il faut faire attention aussi à pas tomber dans un défétisme ambiant. Et vous l'avez dit, on fait face à énormément de crises. Il faut avoir l'humilité de le connaître, essayer au mieux euh d'y répondre, que ce soit sur les crises budgétaires, les crises
sociales et et et surtout combattre ceux qui en jouissent et ceux qui pensent en en profiter politiquement. puisqu'on voit bien que derrière que ça soit la France insoumise ou le Rassemblement national surf sur cette colère, surf sur ces crises qui malheureusement se multiplient avec des solutions évidemment très simplistes si attrayantes de bloquer des prix de donner des milliards et des milliards à des lycéens pour répondre à des crises sociales et qui sont complètement décorrélés de la réalité du pays, de la réalité de ce monde. Et donc à nous d'assumer aussi une part de de complexité dans la réponse qu'on va avoir, de convaincre les Français que on tient une part de la solution, qu'il faudra se serrer l'écoute, qu'il faudra être pragmatique et la première des
réponses, ça commence par avoir un budget et si on et ça a été rappelé par le premier ministre, non mais ça a été rappelé par le premier ministre ce soir et je pense que c'est extrêmement important et que l'attitude responsable quand on est attaqué sur les marchés, quand on a ce niveau de crise et d'endettement, c'est de doter la France d'un budget et pas de censurer avant même d'avoir eu la copie. Yeah.
Sébastien Lecornu