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interviewRMC· 21 juin 2024

🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Mathilde Panot, présidente sortante du groupe LFI à l'As...

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

dire non à l'antisémitisme. Et l'un de vos alliés, au sein du nouveau Front populaire, Raphaël Glucksmann, a appelé à un sursaut collectif. Je cite, « Chaque espace politique doit prendre en charge la lutte contre l'antisémitisme et faire le ménage en son sein. » Vous avez fait le ménage, Mathilde Panot ?

Alors d'abord, je voudrais dire à quel point, moi aussi, je partage l'horreur de ce viol en réunion sur une enfant, par d'autres enfants, avec des insultes antisémites qui se sont joints à ce crime. Et la nécessité que nous avons collectivement de savoir comment ce crime ne puisse plus jamais se reproduire. Ça passe par deux choses.

Nous avons dans le programme du nouveau Front populaire un plan interministériel de lutte contre l'antisémitisme, mais aussi de prévention de l'antisémitisme, notamment à l'école. Et nous avons aussi dans le programme du nouveau Front populaire les 2,6 milliards par an qui sont exigés par les associations féministes pour mettre fin aux violences sexistes et sexuelles. – M.

Glucksmann dit qu'il faut que chaque espace politique fasse le ménage en son sein. – Alors je vais répondre à ça, mais juste j'en profite pour appeler toutes celles et ceux qui nous écoutent à venir à la manifestation qui est appelée ce dimanche par l'ensemble des organisations féministes, dimanche 23 juin, pour justement lutter contre l'extrême droite qui est l'ennemi des droits des femmes. Alors ensuite, vous m'interrogez sur M.

Glucksmann qui dit qu'il faut faire le ménage. Oui, l'antisémitisme doit être combattu partout et c'est ce que nous mettons dans notre programme. – Vous êtes sûr que vous étiez mieux placé pour lutter contre l'antisémitisme ? – Oui, je crois que oui, parce que je le dis, aucun des dirigeants du nouveau Front populaire n'a jamais été condamné puisque l'antisémitisme, je le rappelle, n'est pas une opinion mais un délit.

Et qu'aujourd'hui, l'antisémitisme est à l'extrême droite. Quand vous avez M. Zemmour qui explique que Pétain aurait été le sauveur des Juifs, quand vous avez le Rassemblement national qui a réinvesti M.

Bocaletti qui non seulement a été condamné pour violence en Réunion, mais en plus de cela, tenait une librairie négationniste. – Mathipano, et quand Jean-Luc Mélenchon écrivait il y a un peu plus de deux semaines, ouvrez les guillemets, contrairement à ce que dit la propagande de l'officialité, l'antisémitisme reste résiduel en France. Est-ce que là vous comprenez qu'on se dit à minima que vous n'avez pas pris la mesure de l'explosion de l'antisémitisme en France ? – Non, parce que nous nous disons que l'antisémitisme persiste et qu'il doit être combattu. – Alors pourquoi Jean-Luc Mélenchon disait qu'il était résiduel ? – Parce que, regardez la définition dans le dictionnaire. – Contrairement à ce que dit la propagande, la propagande de l'officialité, l'antisémitisme reste résiduel en France. – Il parlait à ce moment-là du fait des manifestations, du fait qu'il n'y avait pas de propos ou d'actes antisémites dans les manifestations, notamment en soutien à la cause palestinienne. – Mais l'antisémitisme, il explose en France ou pas, Mathipano ? – Comment ? – Il explose en France l'antisémitisme ou pas ? – Oui, je pense que l'antisémitisme est important, mais je crois aussi que amalgamer, – oui, mais laissez-moi terminer, je peux terminer, mais à mon propos ? – Amalgamer le soutien à la cause palestinienne, à de l'antisémitisme, comme c'est fait depuis des mois, nourrit l'antisémitisme. – Qui a parlé ici de la cause palestinienne ? – Je parle seulement de la phrase de Jean-Luc Mélenchon. – Non, cette phrase-là vient justement sur les manifestations sur la Palestine.

Donc vous pouvez relire la note de blog en entier, nous n'avons jamais nié qu'il y avait de l'antisémitisme. – Donc il n'y a pas la moindre ambiguïté dans les propos de dirigeants de la France insoumise – Écoutez, moi je vais vous redire ce que dit l'ancien président de Médecins sans frontières, le président d'honneur de la LDH et un collectif qui ont fait une tribune que j'invite à lire qui s'appelle « Instrumentaliser l'antisémitisme au lieu de combattre l'extrême droite » est indigne et dangereux, non seulement parce que ça dédouane l'extrême droite dont les racines sont dans l'antisémitisme, dans le racisme et la xénophobie, mais en plus de ça parce que ça ne vise qu'un but, essayer de diviser le nouveau front populaire. Et je le dis, nous serons intransigeants contre l'antisémitisme, contre tous les racistes, contre l'islamophobie et nous continuerons à porter un idéal humaniste. – Alors prenons un autre exemple si vous le voulez bien, je voudrais qu'on parle d'Ali Diwara que vous avez investi en Seine-Saint-Denis dans la circonscription de Raquel Garrido, Ali Diwara qui le 12 mai qualifiait Raphaël Glucksmann de « Candida sioniste ».

Ça ne vous pose pas de problème ça ? – Écoutez, c'était pendant la campagne des européennes. – D'accord, et qu'est-ce que ça change ? – Oui, ça change que depuis nous avons fait un accord et je crois que beaucoup sont dérangés par le fait que nous ayons réussi à nous unir et qu'il ne reste pas une seule alternative qui est soit le Rassemblement national, soit continuer avec le monde des malheurs d'Emmanuel Macron. – Il y a votre accord, quand vous investissez un candidat qui traitait Raphaël Glucksmann il y a un mois de candidat sioniste, est-ce que là précisément, on n'est pas dans des déclarations qui frisent avec une forme d'ambiguïté vis-à-vis de l'antisémitisme ? – Mais c'est pas vrai, mais arrêtez de prendre nos candidats les uns après les autres et de les salir. – Mais pourquoi je les salis ? – Attendez, je vous pose une question, ça ne vous pose pas de problème que Raphaël Glucksmann soit qualifié de candidat sioniste ? – En fait, je vous explique que nous avons des candidatures séparées aux élections européennes, ceux avec lesquelles nous n'étions pas d'accord puisque nous voulions des listes uniques.

Dans ce cadre des élections européennes, il y a eu des mots qui ont pu être prononcés des uns des autres, je ne sais pas de quoi vous parlez précisément. – Alors, il était le 12 mai sur les réseaux sociaux, ce candidat Alidiwara qui dit que Raphaël Glucksmann est un candidat sioniste. – Ok, eh bien, il se trouve que… – Ça ne vous choque pas ? – Mais écoutez, quand on dit, nous, nous avons fait une campagne pour dire, et nous continuons de le dire, il y a encore un rapport de l'ONU, il y a quelques jours qu'il dit qu'il y a une extermination du peuple palestinien. – Mais quel est le rapport avec le fait ?

Pardon Mathilde Panot, et on ne va pas passer l'interview là-dessus, mais juste pour que les choses soient précises. – Un de vos candidats, traite Raphaël Glucksmann, qui est juif, de confession juive, de candidat sioniste. – Non, mais ça n'a rien à voir.

Arrêtez de tout vouloir amalgamer. Nous ne sommes pas d'accord, nous ne serons jamais d'accord avec le soutien inconditionnel au gouvernement d'extrême droite de Netanyahou. Ce n'est d'ailleurs pas ce que fait M.

Glucksmann, puisqu'il a signé un programme avec nous, qui dit qu'il faut notamment rompre avec le soutien qu'on puisse. – Mais est-ce que c'est un candidat sioniste, Raphaël Glucksmann ? – Mais non, mais arrêtez avec des polémiques comme ça, c'est insupportable.

Vous nous avez fait la même polémique sur Raphaël Larnot, candidat antifachique pour lesquels étaient violents. – Mais là, je ne vous parle pas de Raphaël Larnot. – Oui, oui, sauf que vous avez fait la même avec Amal Ben-Doussi pour nous expliquer qu'elle aurait tenu des propos homophobes, ce qui était faux. – Mais attendez, là, moi, M.

Glucksmann, écoutez, je vous parle précisément d'un candidat qui a qualifié Raphaël Glucksmann de candidat sioniste. Donc pour vous, ce n'est pas rédhibitoire, ça n'empêche pas d'avoir une investiture à la France Insoumise. Les choses sont claires. – Mais écoutez, nous avons fait le nouveau Front populaire.

Le nouveau Front populaire a un programme, notamment sur la question de l'international, de l'Ukraine, de Gaza autour du cessez-le-feu en Ukraine et à Gaza. Et donc, nous sommes d'accord sur les termes que nous avons utilisés dans ce programme. Et le candidat dont vous parlez est aussi d'accord avec ce programme-là et le fait de faire Front populaire ensemble contre l'extrême droite.

Et maintenant, j'aimerais qu'on arrête de stigmatiser nos candidats les uns après les autres, comme si le problème était du côté du nouveau Front populaire. Nous avons un danger autour de l'extrême droite. Est-ce que vous parlez des propos sans cesse qui ont été dits par l'extrême droite ? – Oui, oui, on en parle. – Oui, vous les avez cités, ceux par exemple qui ont été désinvestis par l'extrême droite, ceux par exemple qui disent qu'on arrête de construire des mosquées, je suis OK pour les faire sauter.

Vous avez parlé du candidat qui est le maire de Cholet qui dit Hitler aurait dû tuer plus des ciganes. – Oui, Gilles Baudoulex, Mathilde Panneau, vous savez, cet exercice sur les candidats qui sont investis, on le fait depuis plusieurs années sur les candidats investis par le Rassemblement national. Simplement que quand il s'agit de regarder à la loupe vos candidats, ça vous pose un problème ? – Non, non, ça ne nous pose pas de problème. – Je vais vous dire même, je suis très fière, mais vous ne parlez jamais ni de Céline Verzeletti qui est une autre responsable syndicale, ni de Liesse Loufoque qui est un militant des droits des enfants, ni de Sabrina Ali Ben Ali qui est une médecin urgentiste qui a lancé l'alerte sur l'état de l'hôpital public, etc. – Mathilde Panneau, juste avant de parler de votre programme dans les colonnes du Figaro ce matin, Jean-Luc Mélenchon explique que, je cite, François Ruffin a choisi la rupture avec lui et non l'inverse. – Ça veut dire quoi, François Ruffin ?

C'est plus un insoumis ? – Ça sera à lui de le déterminer. Ça sera à lui de le déterminer, mais vous avez bien… – Mais elle est fondée sur quoi, cette rupture politique entre Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin ?

On a du mal à comprendre. – Vous lui demanderez. Nous, nous avons une ligne qui est celle de l'Union populaire que nous avons concrétisée d'abord dans la NUPES, que nous avons concrétisée ensuite dans le nouveau Front populaire et que nous continuons de faire, puisque, je le redis, nous sommes aujourd'hui la seule alternative à l'extrême droite et au monde de malheur d'Emmanuel Macron. – Mais vous êtes présidente sortant des députés insoumis.

Vous considérez qu'il ne fait plus partie de votre ensemble, de votre groupe, François Ruffin ? – Non, je ne considère rien. Et je le redis exactement de la même manière qu'a dit Jean-Luc Mélenchon.

Nous n'avons jamais dit du mal de François Ruffin. Ce n'est pas aujourd'hui que nous allons commencer. C'est donc à lui de répondre à cette question. – Il siégera avec vous ? – C'est à lui de répondre à cette question.

Je viens de vous répondre. – Même question sur les députés sortants qui ont été écartés. Alexis Corbière, Raquel Garrido, Daniel Simonnet.

S'ils sont élus, ils sont dissidents, il y a des candidats du nouveau Front populaire face à eux. Est-ce qu'ils pourront siéger avec vous à l'Assemblée nationale ? – Ce sont effectivement des candidats dissidents.

Et je le rappelle, un mouvement politique est libre de ces investitures. Et notamment lorsqu'il a d'ores et déjà été annoncé qu'il siégerait dans un autre groupe, c'est normal. – Mais par qui ?

Qui a annoncé ça ? – Eh bien, à la fois, nous le savons à la fois par des déclarations qui ont été faites dans la presse. J'invite à lire notamment un article qui explique bien la manière dont on essayait de construire un Front populaire qui était excluant de l'AFI. – C'est-à-dire qu'en fait, vous virez des députés sortants sur la base ? – On ne vire pas, vous savez, l'investiture… – En tout cas, vous leur retirez l'investiture sur la base d'un article alors qu'ils n'ont jamais officiellement affirmé qu'ils voulaient quitter le groupe de la France Insomite. – Si, si, si, sur la base des accords stratégiques et politiques… – Mais où est-ce qu'ils l'ont dit ça ?

Franchement, j'ai bien regardé attentivement, je n'ai pas trouvé la trace de déclarations expliquant qu'ils voulaient quitter la France Insoumise. – Oui, oui, mais moi j'étais dans les négociations du nouveau Front populaire et je sais qu'il était question à un moment d'exclure la France Insoumise de ces négociations et donc que nous avons fort heureusement réussi à faire Front commun. Donc je ne crois pas, même s'ils sont élus, qu'ils siégeront dans notre groupe et j'invite tout le monde à voter pour les candidats du nouveau Front populaire. – Donc c'est clair, ils ne siégeront pas avec vous.

Mathilde Panot, je voudrais comprendre dans le détail du programme du nouveau Front populaire sur les mesures économiques d'abord. Jean-Luc Mélenchon donne un chiffrage aujourd'hui, 200 milliards d'euros de dépenses à horizon de 5 ans pour 230 milliards de recettes, dit-il, et page 15 dans la partie « Les transformations ». Vous proposez de soumettre à cotisation les heures supplémentaires.

Ça veut donc dire qu'avec vous, les deux tiers des ouvriers qui font des heures supplémentaires paieront des cotisations dessus alors qu'ils n'en payent pas aujourd'hui. Ça veut donc dire pour ces ouvriers du pouvoir d'achat au moins ? – Eh bien non, puisque si vous prenez le programme dans son ensemble, nous avons une augmentation de salaire qui vient quasiment immédiatement, si vous avez bien lu notre programme.

Nous arrivons à Matignon, nous faisons d'abord l'augmentation des salaires, l'augmentation de 10% des points d'indice des fonctionnaires. – Là je ne parle pas de fonctionnaires, là je parle d'ouvriers salariés du privé. – Et donc les cotisations qui sont indispensables, notamment pour avoir une sécurité sociale digne de ce nom, eh bien nous les remettons sur les heures supplémentaires, mais peut-être qu'il y a beaucoup de gens qui font aujourd'hui des heures supplémentaires qui ne seront plus obligés de le faire.

Et je vais même aller plus loin. – Mais attendez, je pourrais être très très précis, Mathilde Panot, parce que là je pense aux auditeurs d'RMC, téléspectateurs de BFM TV, qui font ces heures supplémentaires, parce que ça leur permet de joindre davantage les deux bouts, ils paieront des cotisations sur ces heures supplémentaires, alors qu'aujourd'hui ils n'en payent pas. – Oui, nous disons, nous disons que puisque nous augmentons les salaires, beaucoup de gens n'auront plus besoin de faire ces heures supplémentaires. – Donc au fond ils vont gagner d'un côté et perdre de l'autre. – Mais non, mais arrêtez, ça n'a rien à voir en termes de… Oui, enfin excusez-moi, mais gagner du temps de vie, ça peut être un peu utile pour des gens aussi.

Donc je le dis, nous bloquons les prix sur l'alimentation, les carburants qui permettent aux gens de respirer, nous augmentons les salaires, et savez-vous, M. Duhamel, que 50% de l'activité économique de notre pays est faite par la consommation populaire et que donc lorsqu'on augmente les salaires, lorsqu'on permet aux gens de respirer et d'avoir enfin la possibilité de finir leur fin de mois sans se demander s'ils payent leurs factures, leurs cantines ou autres, et bien justement on relance l'économie, notamment pour les très petites et moyennes entreprises. – Comment est-ce que le… – Donc c'est le meilleur programme économique pour le plus grand tissu économique du pays. – Le chiffre de Jean-Luc Mélenchon m'interpelle, 230 milliards d'euros de recettes, encore une fois à horizon 5 ans, vous les trouvez où ces 230 milliards ? – Eh bien justement, alors on a beaucoup de choses, on a un renforcement de l'impôt de solidarité sur la fortune qui rapporterait 10 milliards, on a l'impôt sur les gros héritages qui rapporterait 17 milliards, la taxe sur les super profits, plus de 10 milliards, etc. – Vous dites, j'ai bien lu Mathilde Panot, à partir de 4 000 euros, on paye plus d'impôts avec votre programme, c'est bien ça ? – Nous avons dit que 92% des Français, puisque nous répartissons l'impôt sur 14 tranches pour qu'il soit plus juste, donc pour 92% des Français, ils paieront moins d'impôts que ce qu'ils payent aujourd'hui. – Et c'est à partir de 4 000 euros qu'on en paye plus ? – Exactement. – 4 000 euros bruts, nets ? – Je crois que c'est net, mais je vais à vérifier, de toute façon vous allez avoir… – Pour une personne, pour un foyer fiscal ? – Vous allez avoir un chiffrage, non pour une personne, vous allez avoir un chiffrage qui est fait avec des économistes très sérieux qui soutiennent notre programme, vous avez Esther Duflo qui est prix Nobel d'économie qui soutient le programme du Nouveau Front Populaire, vous avez Mickaël Zemmour qui est un économiste très reconnu qui lui aussi soutient le programme du Nouveau Front Populaire, nous sommes en train de faire ce que nous faisons tout le temps, nous sommes en train de le chiffrer et dedans vous aurez des réponses très précises, mais je le dis juste, contrairement à ce qui est dit partout, ce programme est finançable, il est possible et je signale juste que nous sommes les seuls aujourd'hui à avoir un programme et à le chiffrer actuellement. – Je voudrais qu'on avance sur votre programme, toujours sur les décisions très concrètes que vous prendriez si vous arrivez au pouvoir. – Quand le gouvernement a interdit les abayas à l'école, vous dénonciez une mesure, vous-même Mathilde Panot, islamophobe, arbitraire et contraire à la laïcité, ça veut donc dire que vous reviendrez sur cette interdiction si vous arrivez au pouvoir. – Alors vous le savez, nous ne sommes pas seuls, nous avons donc un nouveau Front Populaire dans lequel il y a à la fois différents partis politiques, il y a aussi des associations qui nous soutiennent comme le Planning Familial, Faits Historiques, la CGT qui appelle à voter pour nous, la Confédération Paysanne et beaucoup d'autres attaques.

Donc les décisions seront prises en commun sur ce type de décision. Donc je ne sais pas vous répondre sur cette question précisément maintenant. – Là je pense peut-être à ceux qui vous soutiennent et qui vous ont entendu dénoncer avec autant de virulence. – Oui mais je suis toujours… – Vous dites si on arrive au pouvoir, on verra. – Mais non mais vous savez, quand vous faites comme ça le nouveau Front Populaire, quand vous faites une alliance, vous continuez à garder vos propres convictions et je ne changerai en aucun cas mes propres convictions. – Vous soutiendrez l'idée d'abroger cette interdiction ? – Bien sûr, on la soutiendra, mais ce que je dis, c'est que ce que nous avons mis dans le programme, c'est que dès la rentrée, l'école sera réellement gratuite, ce qui représente 8 milliards d'euros si vous vous intéressez au chiffrage et qui permettra d'avoir la cantine gratuite, les transports scolaires gratuits, les fournitures gratuites. – Toujours sur votre programme, si vous arrivez au gouvernement, c'est votre ministre de la Défense qui aura la capacité de signer ou pas l'envoi d'avions Mirage en Ukraine, promis au président Zelensky, est-ce que un ou une ministre de la Défense du nouveau Front Populaire signera l'envoi de ces avions à la résistance ukrainienne ? – Eh bien je vais vous dire, nous commencerons, et nous n'avons pas honte de ça, nous voulons reparlementariser la vie politique française, vous nous avez déjà entendu à plusieurs reprises dire cela, donc nous commencerons par faire un débat et un vote au Parlement sur cette question. – Et vous, votre position ? – Bah nous, notre position… – Puisque vous avez vocation à gouverner, donc je crois que là, pour le coup, c'est intéressant pour ceux qui nous regardent et nous écoutent de savoir très concrètement… – Est-ce que porterait un gouvernement nouveau Front Populaire ? – Nous, notre position, c'est du nouveau Front Populaire, c'est de soutenir et d'aider le peuple ukrainien, mais d'avancer vers une solution négociée, diplomatique. – Est-ce qu'un ministre de la Défense du nouveau Front Populaire signe l'envoi d'avions Mirage ? – Eh bien nous verrons avec le Parlement, voilà. – Et la France Insoumise qui a vocation à être le principal groupe en termes de répartition, vous le dirigez, qu'est-ce qu'il soutiendra alors ? – Eh bien nous, nous sommes, je l'ai dit, opposés à ce qu'on envoie des troupes en Ukraine, ce qui n'est pas le cas. de tout le monde et nous sommes opposés à devenir co-belligérants – Mais donc sur les avions Mirage ? – Eh bien, je le dis, nous verrons avec le Parlement.

Vous voulez que je vous répète ça combien de fois ? – Non mais donc vous ne savez pas, en l'État ? – Non, ce n'est pas qu'on ne sait pas, c'est que nous verrons avec le Parlement.

Et que, excusez-moi, mais nous sommes le nouveau Front Populaire et que nous avons vocation à gouverner ensemble. Donc je ne vais pas raconter n'importe quoi en disant des choses qui sont ma propre position, que je peux vous expliquer comme vous voulez, mais qui visent à faire en sorte que nous puissions gouverner ce pays, encore une fois, en étant la seule alternative au monde de malheur d'Emmanuel Macron et à l'extrême droite qui arriverait au pouvoir dans ce pays. – Dernière question sur le programme et sur votre arrivée au pouvoir avant de parler de Matignon.

Est-ce que Rima Hassan ferait une bonne ministre des Affaires étrangères du nouveau Front Populaire ? – Je crois que Rima Hassan vient d'être juste élue au Parlement européen, qu'elle est très heureuse de pouvoir représenter la France au Parlement européen et qu'elle a vocation à travailler à la paix alors que, je le rappelle, le génocide est toujours en cours. – Donc ne pas faire partie d'un gouvernement ? – Écoutez, je ne crois pas qu'elle l'ait demandé spécifiquement, après on verra, vous savez, tout est possible dans la vie.

Mais là, pour l'instant, ce que nous voulons faire, dès notre arrivée au pouvoir, c'est reconnaître l'État de Palestine pour faire avancer la paix au Proche-Orient, pour la paix et la sécurité du peuple israélien et du peuple palestinien qui est toujours en voie d'extermination. C'est l'ONU qui le rappelle. – Mathilde Panon, on ne sait toujours pas qui sera le Premier ministre si le Nouveau Front populaire obtient une majorité le 7 juillet, son majeu d'Oxa pour le Figaro.

Pour 79% des Français, Jean-Luc Mélenchon est un handicap pour votre coalition de gauche. Est-ce que ça le disqualifie pour Matignon ? – Je trouve qu'un handicap qui a fait 22% aux élections présidentielles est un handicap plutôt fort pour nous.

Mais je le redis et je le redirai autant qu'il le faudra et chacun des dirigeants et des membres du Nouveau Front populaire vous le redira autant de fois qu'il le faudra. nous proposerons un Premier ministre, ceux qui sera issus du plus gros groupe parlementaire à l'Assemblée. – Il y aura un vote ?

Parce qu'Olivier Flore, le patron du Parti Socialiste, demande un vote. – Écoutez, là, notre enjeu c'est d'avoir la majorité absolue, ce n'est pas un petit enjeu dans le pays en ce moment, donc je propose qu'on regarde les problèmes de méthode après. – D'accord, mais en tout cas, là, ce rejet qui apparaît de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, ça ne le disqualifie pas ? – Mais non, écoutez, à chaque fois, on nous fait la même histoire.

Donc non, nous nous proposerons et nous verrons, mais je vous le dis, encore une fois, nous avons la possibilité de tout changer dans ce pays dans trois semaines, c'est la question qui est posée au peuple français, et à la fin, ça sera entre eux, l'extrême droite et nous, voilà le choix qui doit être fait, et y compris que les macronistes doivent faire en toute conscience lorsqu'arriveront des seconds tours entre le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national. – Et alors justement, dans ces seconds tours, vous, qu'est-ce que vous ferez si c'est le Rassemblement national contre le bloc central, la majorité sur France ? – Mais nous l'avons toujours fait, M.

Duhamel. – Donc vous prévarez au RN ? – À chaque fois, nous avons appelé à ne pas voter l'extrême droite, à ne pas donner une seule voix à l'extrême droite. – Donc là, vous appellerez clairement à voter pour la majorité présidentielle. – Par contre, M.

Duhamel, vous pouvez poser la question à la majorité présidentielle, puisqu'il se trouve qu'il y avait, la dernière fois en 2022, quand la NUPES avait gagné le premier tour des élections législatives, 62 second tours, et seulement dans 8 seconds tours sur ces 62 second tours, où il y avait une NUPES contre le Rassemblement national, ils ont appelé à voter pour la NUPES. – Et donc vous appellerez à voter pour la majorité sortante ? – Nous appellerons à voter contre le Rassemblement national, oui. – Pour la majorité sortante ? – Eh bien, on verra comment ça s'exprimera pour les uns et les autres, mais oui, c'est ce que nous avons toujours fait. – Toute dernière question, il y a quelqu'un en tout cas qui a fou en vous, notamment c'est Jean-Luc Mélenchon, qui dans les colonnes de 20 minutes il y a quelques jours, disait la chose suivante, quand Léon Blum devient chef du gouvernement en 36, il n'est pas au niveau de Manuel Bompard, ni de Mathilde Panot, ou de Clémence Guettet.

Vous êtes au-dessus de Blum en 36, Mathilde Panot ? – Oui, il parlait de l'expérience parlementaire que nous, nous avons, que Blum n'avait pas à l'époque. – Attendez, Léon Blum avait été patron du groupe SFIO à l'Assemblée entre 1919 et 1936. – Oui, donc… – Donc pourquoi vous dites que vous avez plus d'expérience parlementaire que Léon Blum ? – Ah oui, écoutez, et du fait que pour le Front populaire, contrairement au Front populaire de 36 et au nouveau Front populaire aujourd'hui, nous avons, nous, réussi à faire un accord dès le premier tour, ce qui est historique, qui n'était jamais arrivé avant. – Mais attendez, juste, vous n'avez pas plus d'expérience parlementaire que Léon Blum ? – Non, je ne sais pas pourquoi j'ai chopé cette info. – Vous ne connaissiez pas l'histoire de Léon Blum ? – Comment ? – Vous ne connaissiez pas l'histoire de Léon Blum ? – Si, je l'ai même écoutée à vélo quand je faisais 1000 km, tout cet été.

Donc si, si, je vous assure que je la connais bien. – Sous-titrage Société Radio-Canada