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interviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 29 juin 2022 21 min

L'interview : Olivia Grégoire - 29/06

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Olivia Grégoire

Vous écoutez RMC. RMC, l'interview à Pauline de Valherbe. Il y a 8h33 sur RMC et BFM TV. Bonjour Olivia Grégoire.

0:16
Présentateur

Bonjour Apolline de Valherbe.

0:17
Olivia Grégoire

Merci de venir répondre à mes questions ce matin. Vous êtes la porte-parole du gouvernement. On va évidemment parler de toutes les mesures, les mesures pouvoir d'achat, mais aussi ce qui se passe à l'Assemblée. La Première Ministre a donc décidé de ne pas se soumettre à la décision, à la confiance, au vote des députés.

0:32
Présentateur

Aucune décision n'est prise. Un décret est paru au journal officiel ce matin, annonçant le programme au Parlement dans les prochains jours, où il y aura, comme vous le savez, la DPG, la Déclaration de Politique Générale. Il n'est pas spécifié dans le décret qu'il y aura vote de confiance. On n'a pas spécifié, il n'est pas écrit, il n'est pas fait mention de l'article 1049, qui stipule qu'il y aurait un vote de confiance. Mais je veux être très clair ce matin, ce n'est pas parce que ça n'est pas inscrit dans le décret que la Première Ministre ne pourrait pas le faire. Aucune porte n'est fermée. Et au moment où je vous parle, ce vote de confiance est tout à fait possible.

Elle n'a pas pris cette décision et c'est à elle de la prendre.

1:13
Olivia Grégoire

Alors je voudrais préciser vraiment les choses. Il y a un décret qui a été publié ce matin même au journal officiel, il y a quelques minutes, dans lequel il est inscrit noir sur blanc, que c'est donc l'article 51 de la Constitution qui a été choisi. Cet article ne mentionne pas, en effet, non seulement de vote de confiance, mais il ne mentionne pas non plus qu'il s'agit d'un discours de politique générale. Voilà ce qui est inscrit, une déclaration. Il ne s'agira, et on le voit d'ailleurs à l'écran sur BFM TV, il ne s'agira que d'une déclaration du gouvernement devant l'Assemblée Générale. C'est-à-dire le mot de déclaration de politique générale n'est pas mentionné.

Et ce n'est pas du tout anodin. Vous avez l'air de dire que toutes les portes sont ouvertes, elles le sont peut-être. Mais en tout cas, le choix de laisser la possibilité à ce qu'il n'y ait pas ce vote de confiance a été précisément choisi. Ce n'est pas un article au hasard, puisque lorsqu'on compare avec le même journal officiel de 2017, à l'époque, il y avait écrit noir sur blanc une déclaration de politique générale devant l'Assemblée Nationale, et c'était l'article 49 qui avait été choisi. Il y a donc un choix qui a été fait. Le choix, probablement, vraisemblablement, même si vous nous dites que ce n'est pas encore fait, de ne pas se soumettre à l'Assemblée Nationale.

2:23
Présentateur

Ma réponse est très claire ce matin. La Première Ministre n'a pas pris sa décision. C'est à elle seule de la prendre. Cet article, effectivement, que vous mentionnez ce matin, contrairement à 2017, et vous venez de le mentionner, ne précise pas votre confiance. Ça ne ferme aucunement la porte au fait qu'il peut y en avoir un. Mais qui a décidé de mettre ça dans le journal officiel ? Les autorités en charge. Il n'est pas tombé du ciel, ce décret ? Non, c'est assez rare que les décrets tombent du ciel. Mais c'est un choix qui a été fait et qui laisse toutes les portes ouvertes. Et dès le début de la semaine prochaine, au milieu de la semaine prochaine, on sera fixé.

Ce que je peux vous dire avec certitude, c'est que la Première Ministre n'a pas pris sa décision, et que ce décret n'engage en rien le fait qu'il y ait ou pas votre confiance. Quand vous me dites qu'elle n'a pas pris sa décision,

3:03
Olivia Grégoire

j'entends aussi qu'elle n'a pas pris la décision de se soumettre aux députés non plus. C'est bien. Aujourd'hui, elle se dit, potentiellement, je ne me soumettrai pas aux députés.

3:15
Présentateur

Pour l'instant, elle finit ses concertations. On va en reparler. C'est le dernier jour d'échange, en tout cas de cette semaine, avec les formations politiques. Tout est possible. Les portes sont ouvertes. Et je veux être très clair, ça ne signifie en rien qu'il n'y aura pas de vote de confiance.

3:29
Olivia Grégoire

Mais s'il n'y a pas de vote de confiance, vous êtes bien d'accord quand même que c'est une manière de commencer ce qu'il y en a perdant ?

3:33
Présentateur

Vous savez, je trouve qu'on... Mais c'est aussi certaines périodes politiques comme ça. On accorde beaucoup d'importance à certains faits. Et c'est vrai qu'il y a beaucoup d'actualité au Parlement. On va y revenir. Rappelez quand même une chose. D'abord, je ne suis pas vraiment étonné. Mais c'est quand même un peu dommage qu'on ait des formations politiques qui, pour certaines, ont déjà déposé une motion de censure sans même savoir ce qu'il y aurait dans une déclaration de politique générale. Une motion de censure a été déposée, ça veut dire quoi ? Ça veut dire la réponse est non, quelque part, peu importe la question. La NUPES a déposé cette motion de censure.

Je ne suis pas sûr qu'avec ce type de posture, la réponse est non, peu importe la question, on fasse vraiment avancer les enjeux et le pouvoir d'achat des Français dans les quelques semaines qui viennent. Donc restons ouverts, c'est tout à fait possible qu'elle demande ce vote de confiance.

4:18
Olivia Grégoire

Vous le souhaitez, vous ? Vous vous dites quand même que ce serait plus solide ?

4:21
Présentateur

Je pense, moi je vais vous dire, je serai comme un seul homme ou en réalité comme une seule femme derrière la décision de la Première Ministre. Moi je la soutiendrai, quelle que soit sa décision, je vais être très clair. Je veux aussi rappeler à celles et ceux qui nous écoutent, parce qu'on accorde beaucoup d'importance à ce vote de confiance, que dans notre Ve République, par sept fois des Premiers Ministres, c'est juste une information, par sept fois, n'ont pas demandé la confiance. Ça n'est pas inédit si jamais ça devait arriver, c'est quelque chose qui a déjà été le cas.

J'espère que certains se rappellent, je pense à Jean-Luc Mélenchon notamment, qu'à l'époque ça ne leur avait posé aucun problème, puisque par trois fois, Jean-Luc Mélenchon appartenait à une majorité relative, dont les Premiers Ministres n'ont pas demandé le vote de confiance. Donc on verra, je pense évidemment à Mme Cression, M. Bérégovoy et M. Rocard.

5:05
Olivia Grégoire

Olivier Grégoire, vous dites que c'est elle qui prendra la décision, en solitude.

5:11
Présentateur

Non, elle n'est pas en solitude, elle est entourée.

5:12
Olivia Grégoire

Il y a quand même une forme de solitude. On est frappé qu'Emmanuel Macron, certes, a fait une déclaration à l'agence France Presse disant qu'il lui renouvellera sa confiance, mais il ne l'a pas citée lorsqu'il s'est adressé aux Français. Pas un mot pour sa Première Ministre.

5:26
Présentateur

Alors d'abord, elle a répondu avec un certain humour, et pour la connaître, elle en a. Alors, ça n'est pas permanent que le Président de la République cite les Premiers Ministres, et d'ailleurs les ministres tout court. J'en fais partie, j'en ai fait partie, et ce n'est pas forcément son obsession de nous citer nommément à chaque fois. Donc Elisabeth Borne n'est pas du genre à se braquer par des signaux comme ceux-là.

Par ailleurs, quand il a pris la parole, notamment la semaine dernière, il l'a prise pour parler des institutions, des résultats des élections législatives, du message qu'il avait compris des Français, de cette attente de compromis qu'on doit bâtir, de ce qu'on doit faire et de ce que veulent les Français, il parlait en garant des institutions. Je ne suis pas choqué qu'il n'ait pas donné le nom de la chef du gouvernement, puisqu'il ne commentait pas l'actualité gouvernementale. Il était vraiment dans une peussure de Président, garant des institutions, qui s'exprime sur les institutions. Vous dites que je la soutiens ? Intégralement.

6:16
Olivia Grégoire

Elle a besoin de ce soutien aujourd'hui ? Comment vous la voyez ?

6:19
Présentateur

Elle ne m'exprime pas de besoin de soutien, mais je pense important de la soutenir. La situation est inédite, elle n'est pas forcément évidente, et d'ailleurs pas qu'au plan politique. Vous savez, ce qui nous préoccupe le plus en réalité, c'est la situation économique aujourd'hui, mais aussi dans les prochaines semaines. Faire en sorte que la rentrée se déroule bien, et que dès le mois d'août, les Français reçoivent sur leur compte en banque, sur leur bulletin de salaire, les augmentations prévues. Donc elle hérite d'une situation qui n'est pas évidente, notamment encore une fois au plan économique, mais aussi au plan politique.

Pour la connaître, c'est une femme extrêmement solide, c'est une femme qui est déterminée, qui n'est pas dans l'épanchement, qui est assez pudique, qui est au travail, qui consulte, qui bosse avec ses ministres, et qui a le soutien du Président de la République.

6:57
Olivia Grégoire

Olivier Grégoire, vous le dites justement, il va falloir avancer, et c'est toute la question. Pourrez-vous avancer ? Vous avez dit notamment que pour les Français, une des priorités, c'est de voir les augmentations sur la fiche de paye. Le point d'indice des fonctionnaires, qui va être augmenté de 3,5% le 1er juillet, vendredi, alors que l'inflation est de 5,2% officiellement, et qu'on le voit bien, elle pourrait atteindre 7%. Concrètement, le compte n'y est pas ?

7:21
Présentateur

Alors concrètement, 3,5% d'augmentation en plus, là au mois de juillet, annoncée par Stanislas Guérini, qui viennent s'ajouter au 1,5% d'augmentation individuelle annuelle des agents de la fonction publique. 3,5% plus 1,5% égale 5%. Nous sommes donc sur une augmentation pour les agents publics de 5% entre l'inflation et les augmentations classiques. Ça donne à peu près, pour vous donner une idée, pour une sage-femme, une femme qui est, après 20 ans de service sage-femme, c'est 110 euros net par mois de plus. C'est 1 300 euros de plus sur l'année. Ça n'est pas anodin. 700 000 agents de la fonction publique sont concernés. Et ça faisait 10 ans que c'était jeune.

Alors, ça faisait 10 ans et ça faisait même, on va aller plus loin, 37 ans qu'une augmentation pareille n'avait pas été prise. Et donc, elle est assez inédite et c'est bien normal compte tenu de l'inflation inédite. Mais l'effort, il est massif. Il faut donner les chiffres et être clair. 7,5 milliards de coûts pour l'État. Enfin, même d'investissement, je vais vous dire, puisque les agents de la fonction publique, c'est de l'investissement. Ce sont ceux qui font vivre nos écoles, nos hôpitaux et toute notre solidarité nationale. Donc, 7,5 milliards d'euros, c'est pour vous donner une idée puisqu'on fait souvent référence, par exemple, à l'ISF, notamment à gauche.

C'est plus de deux fois l'ISF ce qui est mis sur la table aujourd'hui pour augmenter les fonctionnaires. Donc, c'est un effort inédit. Il y a une chose qui me semble importante à dire. Il y a 700 000 agents de la fonction publique qui étaient à peu près juste au niveau du SMIC. Avec cette augmentation de 5 %, nous n'aurons plus d'agents publics au 1er juillet 2022 à compter de vendredi dont la rémunération sera uniquement le SMIC et je pense que ça mérite d'être souligné.

8:49
Olivia Grégoire

Olivier Grégoire, dans un moment de pénurie où on le voit bien, il y a des postes non seulement dans l'hôpital, évidemment, on en parle tous les jours, mais aussi des postes de prof qui ne seront pas pourvus à la rentrée, des élèves qui vont se retrouver sans professeur. Est-ce que franchement, vous pensez que cette augmentation de 3,5, elle suffira à redonner une attractivité à ces jobs qui sont absolument nécessaires au fonctionnement de notre pays ?

9:11
Présentateur

Alors, un, vous avez raison et c'est d'ailleurs le gros sujet de ce quinquennat, le plein emploi et l'emploi. Aujourd'hui, on a hérité une situation que ce soit à l'hôpital ou dans l'éducation depuis plusieurs années où ces fonctions étaient complètement abandonnées, absolument pas bien rémunérées et moins bien que la moyenne européenne. Il faut être clair, nous étions en retard. C'est donc un rattrapage qui est mis en place depuis plusieurs années et d'ailleurs, par le précédent quinquennat, il faut continuer et faire plus pour que ces métiers soient plus attractifs. C'est ce que nous faisons mais il n'y a pas que la rémunération pour rendre attractif.

Il y a la rémunération, bien sûr, mais il y a aussi les conditions de travail, la façon dont aujourd'hui nos professeurs, nos cadres de santé, nos médecins travaillent. Vous avez des nouvelles du rapport par exemple sur l'hôpital ? Vendredi. D'accord. On tiendra nos dates, la mission flash sera rendue en fin de semaine ou peut-être au pire lundi mais on est en train de...

10:01
Olivia Grégoire

Et il y aura des sonnants et trébuchants

10:02
Présentateur

pour la réorganisation

10:04
Olivia Grégoire

à l'hôpital notamment.

10:05
Présentateur

Exactement. Et locales puisqu'en réalité l'hôpital Necker ce n'est pas l'hôpital de Dijon. Il y a des réalités qui sont très différentes à Paris, sur les territoires et donc on veut avoir des solutions par bassin de vie comme l'a dit le président. Mais ce que j'ai envie de dire pour bien connaître la santé c'est que notamment c'est que c'est des sujets très complexes. Il y a l'urgence, il faut tout de suite payer plus bien évidemment mais il y a aussi un sujet d'attractivité au long cours. Il faut former plus. C'est tout l'enjeu de l'investissement qu'on va continuer à faire. Vous savez qu'au précédent quinquennat on a beaucoup investi dans les compétences. C'est tout l'enjeu.

Moi je sors de campagne législative et de campagne présidentielle. Pendant 3-4 mois j'ai sillonné et j'y pars tout à l'heure je pars à Nantes tout à l'heure les villes de France avec des entrepreneurs. Je vais vous dire ce qui m'a frappé et qui est frappant c'est qu'on ne m'a pas parlé une seule fois de chômage. Un, ça c'est plutôt une bonne nouvelle. On a le droit de le partager. C'est grâce aux entrepreneurs c'est grâce à l'État aussi qui a fait ce qu'il fallait. Point 2 ce qu'on remarque c'est qu'on me parle à chaque boutique à chaque artisan de compétences de recrutement et de l'incapacité à recruter.

Il n'y a pas que la fonction publique c'est beaucoup plus large dans tous les secteurs dans tous les métiers. Donc on a un enjeu qui est de former très vite des gens qui puissent aller sur le marché du travail dans les prochaines années sur ces métiers en tension. C'est ce qu'on a l'intention de faire.

11:15
Olivia Grégoire

Et justement on est passé en gros de 10% de chômage à 7% de chômage. Est-ce qu'on n'est pas arrivé Geoffroy Roux de Bézieux qui était à ce même micro hier disait sa bute. Est-ce qu'on n'est pas arrivé à beaucoup plus difficile maintenant pour baisser c'est-à-dire passer de 10 à 7 ok passer de 7 à 5 beaucoup plus difficile. Vous continuez malgré tout à dire que l'objectif de ce quinquennat c'est d'arriver au plein emploi. On arrivera à 5% à la fin du quinquennat ?

11:40
Présentateur

On va tout faire pour c'est certain et peut-être qu'on a une forme de crédibilité ceux qui avons réussi quasiment 10% à 7%. Peut-être qu'on peut nous croire c'est comme sur les impôts quand on baisse 52 milliards d'impôts en 5 ans on est peut-être plus crédible que d'autres pour dire on va continuer à les baisser c'est qu'on est capable de le faire. Sur le chômage on l'a fait.

Vous le dites et d'autres parfois c'est pas le sens de votre propos mais ils me disent vous êtes passé de 10 à 7 ok mais enfin non pas ok il a fallu 15 milliards d'euros sur le plan d'investissement des compétences il a fallu du courage politique il a fallu les ordonnances travail il a fallu beaucoup de courage politique et beaucoup d'engagement des français et des entrepreneurs pour parvenir à ce résultat.

12:15
Olivia Grégoire

Mais il faudra quoi là pour passer de 7 à 5 ?

12:17
Présentateur

Ce qu'il y a de vrai et de très clairement vrai dans les propos de Geoffroy Droude-Bézieux c'est pas tant que ça bute c'est que je dirais pas plus facile mais c'est encore plus difficile de baisser de 7 à 5 que de 10 à 7.

Donc on va on a une seule solution investir massivement sur l'enseignement sur la formation sur l'éducation ce que nous allons faire et ce sera visible dès le projet de loi de finances qui arrive dans quelques semaines en septembre à l'Assemblée nationale il nous faut former plus pour permettre aux personnes aujourd'hui qui sont pas sur le marché de l'emploi de pouvoir aller pourvoir ces métiers sous tension comme on dit mais c'est vrai que la tâche est plus délicate mais raison de plus que pour motiver l'équipe gouvernementale.

12:56
Olivia Grégoire

Est-ce que vous diriez Olivier Grégoire vous qui êtes porte-parole du gouvernement

12:58
Présentateur

qu'on est au retour de l'austérité ? Est-ce qu'investir 7,5 milliards d'euros pour l'augmentation des salaires de nos agents publics ça ressemble à de l'austérité ? Est-ce que mettre 25 milliards d'euros entre octobre et mars sur le bouclier tarifaire sur le chèque inflation comme l'a fait Jean Castex précédemment ça ressemble à de l'austérité ?

Est-ce que comme l'a dit Bruno Le Maire hier investir à nouveau 25 milliards d'euros pour protéger les Français avec la poursuite du bouclier tarifaire avec le bouclier logement avec l'indexation des retraites On nous parle de surérité de cote d'alerte de la dette et de restricion On aura mis 50 milliards d'euros en 9 mois pour protéger le pouvoir d'achat des Français est-ce que ça ressemble à de l'austérité ? Non Est-ce que tenir les comptes est indispensable ? Oui Pourquoi ?

Et les gens vont vite le comprendre les ménages le vivent au quotidien Je vous donne un chiffre que je trouvais intéressant à partager avec vous ce matin qui est très concret En janvier, l'État a emprunté sur les marchés Le taux était de 0,3% En juin, l'État a emprunté Le taux était de 1,7% Vous avez aujourd'hui des taux d'intérêt qui remontent avec une inflation galopante Donc, il nous faut à la fois tenir les comptes et continuer d'investir Ça n'est absolument pas de l'austérité C'est de la responsabilité budgétaire principalement parce que les Français sont tous des idiots et qui savent très bien que ne pas être responsable budgétairement et dépenser sans gager sans cibler Ce seront les impôts de demain Donc, ça n'est pas une option pour nous Ni impôts ni dettes On a été clair

14:29
Olivia Grégoire

Olivier Grégoire, il y a plusieurs points que je voudrais encore voir avec vous notamment les aides au carburant Mais d'abord, un point sur les crèches parce qu'il y a de nombreux témoignages qui nous remontent depuis quelques jours un peu comme dans l'affaire des EHPAD d'Orpea Mais là, ça concerne d'autres dépendants qui sont les plus petits et la question des crèches et notamment la crèche les crèches du groupe People & Baby Un enfant est mort la semaine dernière à Lyon Est-ce qu'il y a aujourd'hui une faillite de l'État dans le contrôle de ces délégations de services publics ?

C'est-à-dire de ceux à qui on confie les plus dépendants dans notre société les enfants comme les personnes âgées ?

15:07
Présentateur

Je n'irai pas jusqu'à employer le mot que vous avez employé parce que je pense à toutes celles et tous ceux qui font un travail formidable sans qu'il n'y ait jamais de problème et dont on ne parle jamais sur les plateaux télé et comme souvent et c'est normal on parle des drames et j'ai un peu d'émotion et vous m'en excuserez parce que je ne suis pas maman depuis longtemps et c'est vrai que le drame de la semaine dernière dans la crèche par mégarde de cet employé de crèche Il ne s'agit sans doute

15:33
Olivia Grégoire

pas de mégarde

15:33
Présentateur

C'est une drôle de mégarde entre nous Je ne m'exprimerai pas plus mais pour aller donner un produit pour déboucher des éviers à un enfant il faut avoir un vrai problème quand même

15:44
Olivia Grégoire

Faut-il renforcer les contrôles ?

15:47
Présentateur

Il y a un sujet en amont en aval Il y a d'abord et avant tout je crois aussi un sujet de formation on vient d'en parler sur l'éducation sur la santé on a un sujet de formation et de compétence il faut mieux former plus former plus de monde il faut plus d'entourage plus d'accompagnants que ce soit dans les EHPAD Et puis au moment où on se dit ça

16:02
Olivia Grégoire

l'État vient de laisser la porte ouverte parce que ces micro-crèches qui jusqu'à présent n'avaient le droit d'accueillir que 9 enfants pour un certain nombre d'encadrants finalement vont pouvoir en accueillir 12 Donc c'est exactement l'inverse de ce que vous nous dites

16:13
Présentateur

Oui mais dans les micro-crèches pour le coup il y a aussi un financement pour avoir inscrit la mienne il y a quelques semaines un financement supplémentaire des parents parce que ça coûte plus cher une micro-crèche et que la CAF ne prend pas intégralement en charge la micro-crèche ce qui permet normalement de pouvoir recruter des encadrants pour 3 enfants de plus on doit pouvoir recruter un encadrant de plus puisque les micro-crèches pour le coup sont plus chères et les parents payent plus et sont moins soutenus par le crédit impôt famille mais c'est pas c'est pas la bonne réponse à la question que vous venez de poser il y a un sujet à la fois sur les plus âgés et sur les plus jeunes il y a une réalité qui est qu'on doit aujourd'hui investir beaucoup plus former beaucoup plus qu'on a une société qui bouge énormément on a peut-être moins d'enfants mais on a de plus en plus de personnes âgées et il est vrai et vous l'avez dit que des EHPAD au crèche on a un problème en amont de formation en aval de contrôle et il va falloir qu'on s'y attelle

17:06
Olivia Grégoire

147 nouveaux cas de Covid en 24 heures plus 147 000 nouveaux cas en 24 heures plus 56% en une semaine et pourtant aucune mesure n'a été prise ce sont uniquement des incitations est-ce que si vous aviez vraiment le pouvoir politique à l'Assemblée si vous aviez vraiment les moyens vous le feriez vous décideriez là comme le fait l'Italie par exemple de l'obligation du port du masque

17:29
Présentateur

chaque pays et on a deux ans et demi de recul et vous l'avez bien vu a pris les mesures moi je respecte et je ne suis pas d'ingérence sanitaire les Italiens font ce qu'ils veulent et la France fait ce qu'elle veut on a eu une expression très claire de la ministre de la Santé il y a quelques jours nous on fait confiance au moment où je vous parle en vigilance à la responsabilité collective des Français vous voyez j'ai eu une nounou on en parlait il y a deux minutes j'ai pas eu besoin de lui dire le matin quand elle arrive il faut mettre ton masque dans les transports elle l'a fait d'elle-même moi-même quand je me déplace là on part en train à Nantes tout à l'heure je vais mettre un masque même si c'est pas une obligation ce que j'ai envie de dire c'est qu'on est un peuple aussi responsable qu'on a eu beaucoup de Français qui ont été parfois lassés fatigués pour pas dire plus des obligations et que là au moment où je vous parle on fait confiance à la responsabilité des Français mais je profite de ce moment en fin juin pour rappeler à toutes celles et ceux qui ont autour d'eux autour d'elles un grand-père une grand-mère un papa qui a plus de 60 ans qui est ce qu'on appelle immunodéprimé qui a donc un problème immunitaire de fragilité de maladie chronique à aller prendre sa deuxième dose de rappel nous avons un vrai sujet à Pauline de Mallard c'est qu'un quart seulement de ces personnes qui sont fragiles même si on n'est pas fragile à 61 ans mais il faut absolument qu'ils aillent se faire vacciner sur la deuxième dose de rappel auprès de leurs professionnels de santé les autorités régionales de santé vont adresser des messages à toutes les personnes concernées je pense notamment au départ aux vacances aux petits-enfants qui vont chez les grands-parents aux grands-parents qui s'occupent des petits faites-vous vacciner la deuxième dose de rappel elle est disponible ça prend 5 minutes vous avez parlé

19:04
Olivia Grégoire

de la responsabilité vous avez dit vous-même dans le train vous metterez le masque

19:08
Présentateur

est-ce qu'il faut envisager et encourager les Français à le mettre également au travail ? il faut encourager les Français à le mettre dans toute situation où ils s'estiment en promiscuité forte et que ce soit dans les transports que ce soit dans les festivals que ce soit dans certains concerts fermés qui ne sont pas à l'air libre oui on a le droit de se prémunir de prévenir et donc de soi-même de se protéger

19:29
Olivia Grégoire

et de protéger les autres vous avez dit pas plus pas plus d'impôts mais il se dessine quand même une taxe spécifique sur les entreprises qui ont fait des gros profits on a entendu votre collègue Clément Beaune ce matin le ministre délégué en charge de l'Europe qui dit les entreprises du secteur de l'énergie qui font des profits supplémentaires devront participer de manière supplémentaire à l'effort collectif c'est quoi ça ?

19:50
Présentateur

alors il me semble que vous aviez un monsieur qui est le ministre de l'économie il y a quelques heures même hier je crois sur votre plateau ou avant-hier pardonnez-moi d'abord un aucun arbitrage n'est pris ok ?

donc on est en train de regarder et ça fait typiquement partie des choses qu'on discute avec les oppositions en ce moment même deuxièmement moi je suis très sensible à l'argument de Bruno Le Maire sur on veut que ces ristournes et ces réductions aillent directement à la pompe sur le prix du litre plutôt que de passer par l'Etat par une taxe qu'il faut ensuite redistribuer et sur lequel entre nous l'Etat pourrait gagner des intérêts c'est plus long plus complexe et moins direct pour les français donc moi je suis assez raccord en un mot avec la position de Bruno Le Maire sur le fait que oui il faut un effort supplémentaire mais directement sur le prix à la pompe

20:36
Olivia Grégoire

donc pas sous forme de taxe si j'ai bien compris pas de taxe supplémentaire sur Total

20:40
Présentateur

ça n'est pas au moment où je vous parle la position que je préfère en revanche qu'en plus des 18 centimes de ristourne dont on va demander qu'il soit poursuivi jusqu'à la fin de l'année pour tous les français qu'il y ait un geste supplémentaire comme certains géants de l'énergie l'ont déjà fait nous l'appelons de nos voeux pour que ça baisse encore le prix à la pompe c'est ça qu'on doit entendre derrière effort collectif participation davantage à l'effort collectif pas sous forme de taxe c'est bien compris je crois que c'est assez clair que ce soit sonnant et trébuchant vite à la pompe pour les français

21:09
Olivia Grégoire

merci Olivia Grégoire d'avoir répondu à mes questions ce matin porte-parole du gouvernement 8h54 sur AMC BFM TV