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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 2 décembre 2023 38 min

Anaïs Demoustier : "Je n'ai jamais eu de rôle de planteuse de fourchette"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

c'est l'heure de la seconde partie des midi de culture c'est l'heure de la rencontre midi de culture Nicolas herbau Géraldine mosna savoir place à la rencontre aujourd'hui notre invité est actrice vous l'avez forcément déjà vu sur les écrans immédiatement reconnaissable mais capable de passer d'une époque à l'autre d'une peau à l'autre de l'aristocratie à la comptesse de Ségure à une piste de danse des années 80 de femmes de ménage dans un hôtel à côté de l'aéroport de roissie un jeune philosophe missionné pour stimuler intellectuellement le maire de Lyon mercredi prochain vous la découvrirez dans la peau de Madeleine dans le dernier film de Catel kivé le temps d'aimer Anaïse de Mousti bonjour bonjour bienvenue dans les mie de culture merci alors j'ai essayé de defin j'ai voulu caractériser le personnage de Madeleine que vous interprétez donc dans ce film de Catel kilivéré c'est quelque chose qu'on peut faire pour la plupart de vos rôles on peut dire que ce sont des amoureuse on peut dire une philosophe mais pour le rôle de Madeleine c'est plus difficile comment vous la décririez-v an mous euh c'est vrai que c'est difficile parce que c'est un rôle qui est magnifique parce qu'il se déploie sur plusieurs années donc on suit c'est vrai un personnage on suit ce personnage de Madeleine très longtemps 30 ans à peu près on va dire à peu près ouis une vingtaine d'années quoi une grosse vingtaine d'années et moi je dirais qu'avant tout c'est une femme très forte qui qui reste vaillante malgré les épreuves il y a une épreuve qui est une très forte humiliation au début de sa vie parce qu'elle est tondue à la Libération parce qu'elle a eu un enfant avec un soldat donc ça on peut le dire déjà de ce film ça on peut le dire c'est ce sont les premières images du film donc je pense qu'on ne spoile rien VO par j'ai peur de de spoiler d'autres choses du film vous m'arrêtez tout de suite en faisant un geste si je vais je fais des grands gestes je je aucun problème là je je ne m'assurge pas on peut le dire en fait c'est ce que c'est très important disons parce que c'est le je dirais que c'est le point de départ du personnage c'est le point d'entrée dans le film déjà pour les spectateurs le film commence àvec des images d'archives de femmes tondu à la Libération et puis c'est ce lien le lien se fait des images d'archives à des images de moi euh jeune femme donc qui a été tendue et c'est comme ça qu'on rentre dans l'intimité du personnage et dans la fiction et et je dirais que le point de départ du personnage c'est ça c'est cette honte profonde cette humiliation cette blessure et à partir de ce moment-là elle va puiser une force immense en elle et et s'en sortir en fait et ne pas du tout rester une une éternelle victime au contraire donc on la découvre aussi cerveux c'est comme ça qu'elle rencontre François ça aussi je peux le dire interprété par Vincent Lacoste qui lui est un un étudiant un petit peu oisif en tout cas bourgeois pas du tout le même milieu social on la découvre amoureuse et puis on la suit on la découvre aussi mère et ça c'est vraiment un des un des grands aspects du film sa relation à la fois avec François et avec son fils donc effectivement ce personnage là on pourrait dire quoi que c'est c'est la vie d'une femme que complètement c'est vraiment c'est la première fois que j'ai à joué un rôle qui qui a une telle densité quoi j'ai vraiment eu l'impression d'avoir eu la chance là de de parcourir vraiment toute la vie d'une femme dans toutes ses dimensions quoi c'est-à-dire en effet la jeune fille Laam la mère c'est un rôle très très complet qui je trouve rend grâce à la à la variété de nos vies de femmes en fait et à nos à à nos multiples visages d'où cette impossibilité de l'enfermer juste dans un rôle ou dans une exactement c'est absolument pas un rôle clichesque ou ouais c'est c'est impossible à réduire comme ça quoi c'est c'est vraiment un parcours de vie on va tout de suite écouter la bande annonce Daniel [Musique] merci beaucoup [Musique] pas jamais s ai bien AC quelqu pas duré comment va faire pour retrouver [Musique] ch les G dans [Musique] suser je sais c'est toi Mo je pas uneemmeas épousé c'est une couverture qui son [Musique] nom je con pas que c'est vrai tout ça je ch bande annonce film le temp de Catel kiliv qui sort mercredi prochain avec vous anal des mous donc dans le rôle de Madeleine Vincent lacos dans le rôle de François et Paul be repère dans le rôle de Daniel votre fils mais quand il est plus âgé alors on l'a dit le synopsis c'est la rencontre entre Madeleine et François mais on peut se tromper en pensant en fait que ce film porte uniquement sur l'amour entre ces deux personnes dont le milieu social est complètement opposé c'est-à-dire que le film raconte d'autres choses que ça vous dit oui c'est pas un film romantique sur uniquement cette histoire qu'il est lit en tout cas c'est pas une histoire d'amour seulement avec des milieux opposés et contre tout il s'aimerait euh oui oui non il y a ça évidemment c'est vrai que c'est deux personnages qui se rencontrent sur une plage on sent que ce sont deux personnages qui ont une forme de blessure la blessure de Madeleine on en a parlé François en a une autre il porte une sorte de secret et je pense que mon personnage décelle chez François un secret une honte un peu commune à la sienne et et à partir de cette rencontre euh va va être une très très grande histoire d'amour mais c'est vrai que c'est une histoire complexe ils apprennent en fait à à grandir ensemble à se sauver l'un l'autre et le couple le lieu du couple moi ce que je trouve très beau dans ce film c'est que le l'endroit du couple devient l'endroit de leur liberté c'est-à-dire que la société les empêche d'être pleinement ce qu'ils sont les rejettent d'une certaine manière c'est et ils sont tous les deux un peu marginaux et c'est à l'intérieur du couple qui réussissent à à être eux-même à travers le regard de l'autre sa tolérance et et et ils inventent une façon d'être ensemble qui raconte je trouve à quel point les couples sont complexes à quel point deux personnes qui décident de vivre ensemble c'est une multitude de choses c'est du désir certes mais c'est aussi une forme de fraternité d'amitié il y a une solidarité profonde entre ces deux personnages qui est très belle je trouve c'est un film qui fonctionne par ellipse on les on les suit vraiment sur plusieurs années et on on apprend à voir aussi à quel point parfois un déplacement géographique c'est un déplacement intime enfin il y a vraiment plusieurs pactes de de de nouveau au départ à chaque fois entre eux et donc voilà ce film c'est vrai raconte je trouve une quand même une très belle histoire d'amour et avec multiples facette mais si je vous dis ça anïse de Moussier c'est parce qu'il y a quand même ce ce troisième personnage qui est quand même le personnage de Daniel qui est donc le fils de Madeleine et qui aussi va construire une relation avec sa mère en même temps que sa mère construit une relation avec François qui n'est pas son père et je trouve que c'est presque l'histoire c'est pas pour dévaloriser la très belle histoire d'amour entre François et Madeleine mais c'est presque ce qui se joue entre la mère et le fils qui est qui est aussi déroutant voir des personnages que tout oppose dont le les les conditions les opposes des secrets les les rallyis c'est plus plus peut-être plus connu mais voir un rôle de mère comme ça avec son fils c'est plus inattendu est-ce que vous pourriez nous dire comment est cette mère justement à ou oui je suis d'accord avec vous c'est moi c'est un des aspects du film que je préfère aussi enfin en tout cas qui me qui m'intéresse beaucoup en tant que spectatrice et qui me touche énormément je suis toujours très très ému par ce rapport entre entre Madeleine et Daniel en fait au départ c'est une mère qui déjà échappe aux mèr qu'on a l'habitude de voir au cinéma parce que c'est une mère qui a du mal à aimer son fils qui a du mal à faire preuve de tendresse cet enfant lui rappelle en permanence cette honte cette humiliation qu'elle a eu quand elle a été tendue c'est le fils d'un officier allemand on imagine qu'elle l'a dit à personne à part à François et c'est de là conna est leur histoire d'amour mais c'est quelque chose qu'elle cache donc elle a du mal à être dans la dans la vérité avec cet enfant et elle il y a une forme de colère envers lui et et et donc déjà ça c'est c'est inédit enfin en tout cas on voit très peu de de mauvaise mère aussi ou alors c'est tout de suite des films on va dire un petit peu à à à prétenion sociale c'est de de presque documentaire ouais ouais ouais là c'est c'est c'est elle s'apesantit pas là-dessus mais en tout cas c'est sûr que c'est là quoi c'est pas une mère idéale et et en fait le temps du film je trouve le temps d'aimer c'est le temps pour Madeleine d'aimer son fils c'est-à-dire le temps pour elle de d'accepter de dire la vérité à Daniel de lui donner l'identité de son père pour qu'il puisse éventuellement aller le le le chercher le trouver euh voilà c'est c'est une des thématiques qui me qui me plaît beaucoup parce que je pense qu'en fait finalement la le trajet pour pour aimer son enfant c'est quand même le trajet vers une forme de vérité et les familles ont toutes des secrets il y a en permanence il a des choses qui sont mal dites on a on a tendance à idéaliser la vie des enfants leur leur venue au monde pour les rassurer alors qu'en fait d'Ille complètement on se on tout est fiction le couple la famille la naissance et en fait là lui vraiment cet enfant ce personnage du Fils est génial parce qu'il en permanence il la il la ramène à la réalité il la ramène à une forme de vérité il l'oblige à s'accepter telle qu'elle est elle il l'oblige à à à être en accord avec ce qu'elle a vécu en fait c'est très très beau oui ce qui est terrible c'est que il est face à un mur c'est c'est vraiment sa mère est un mur j'ai trouvé ça mais terrible je pense qu'en plus quand on est mère il y a quand même quelque chose où on a envie de dire à Madeleine mais tu vas lui faire un bisou avant de dormir on trouve ça vraiment elle est très sèche c'est très dur elle est très sèche bon il s'approche de la mer de de de de la mer pour se baigner euh c'est comme ça qu'elle rencontre d'ailleurs François qui va sauver son fils qui se rapproche le fils de Madine qui se rapproche de l'eau pour pas qu'il se noit elle le dispute bon une mère qui dispute son enfant ça arrive mais là c'est presque du dédain de de du mépris et et et ça enfin je je je sais pas comment on arrive alors c'est votre métier d'être actrice mais de jouer ça c'est de jouer sécheresse alors qu'en fait spontanément il y a quelque chose d'autre qu'on aimerait montrer ou incarner c'est difficile oui c'est difficile c'est vrai et et moi-même je pense que je suis aussi bien encombrée de toutes les normes sociales parce que c'est vrai que j'avais du mal à j'avais du mal à être dur comme ça avec cet enfant je trouvais que c'était beaucoup quoi et je le disais à Catel mais là c'est quand même je suis très très froide quoi et elle m'a poussé elle faisait plus soit plus sèche ou ouais elle m'a poussé à à être fidèle à ce qui était écrit et je pense qu'elle a eu raison parce que c'est c'est pour ça que le film si émouvant je trouve à la fin c'est parce qu'il y a un trajet il y a une évolution et puis vous dites c'est un mur mais je pense qu'en effet c'est c'est c'est une immense forteresse qui est créé et qui est à la mesure de la l'immense souffrance qui qui qui a eu lieu au moment de la de la grossesse quoi en fait c'est c'est une chose qui est très profondément encré en elle et et je pense qu'elle aimerait je pense pas qu'il y a un défaut d'amour je pense qu'elle aime cet enfant ah oui oui j'en suis convaincu je pense simplement que le mensonge dans lequel elle est l'indiciible crée un un un un frottement qui fait qu'elle est elle peut pas être en en en totale sérénité avec luielle va y AR ah ouais j'en suis sûre bah elle l'a pas abandonné déjà il y a plein de femmes à l'époque qui abandonné leurs enfants elle elle l'a pas abandonné oui mais c'est une femme très droite aussi donc bon on peut faire la psychologie de Madeleine j'imagine que vous l'avez beaucoup psychologisé vous analise de Moustier mais moi je je je la vois pas aimant son enfant je la vois apprenant à l'aimer mais pas à à à à l'aimer comme ça je la vois pas comme mère et monre parce qu'il y a quelque chose de de l'ordre du de c'est c'est complètement cliché de dire ça mais de l'ordre de l'instinct maternel qui parfois dépasse ce moment là ça dépasse le mur et que et il y a rien chez elle qui ne trans qui ne laisse transparaître ça h bah moi je en tout cas je me suis raconter qu'elle l'aimait mais qu'elle arrivait pas à lui dire voilà vous avez parlé des des voilà moi j'ai dit que c'était un mur ce personnage de Madeleine il y a tout un ensemble de silence autant elle peut parler avec François elle va mettre des mots sur leur relation elle va lui dire qu'elle ne sait pas qui il est mais ils vont pouvoir quand même évoquer des choses même tranquillement mais il y a aussi tout ce moment de silence ce qui fait suite à l'humiliation au fait qu'elle ait été tondue comment on joue le silence et l'humiliation qui perdure comme ça à travers des scènes parfois banales c'est de de servir un verre d'eau je pense à des scènes du quotidien h c'est vrai que j'ai j'ai toujours eu en tête cette cette humiliation de base pour le personnage en fait pendant tout le tournage quoi c'est que je me disait que c'était vraiment un marqueur de son histoire et qu'il fallait que je l'ai en tête mais en même temps je trouve qu'il y a souvent chez les gens qui ont vécu des grands drames une très grande vitalité une espèce de dignité une ouais une force en fait et donc je je me suis dit que c'était pas une que c'était une femme qui prenait les choses avec courage et qui donc ne ne n'était pas du tout complaisante quoi donc oui elle est dans l'action de toute façon elle a cet enfant elle doit s'en occuper elle doit s'en occuper et en même temps elle doit travailler elle fait un métier physique puisquelle est sererveuse donc de nuit donc je me suis dit voilà en fait elle est enfin de nuit et de jours début c'est de jours quand même quand elle est dans le l'hôtel printanial ou mais c'est quand même le soir c'est qu'elle le met au lit et oui c'est vrai elle le couche et après vous avez raison bien sûr ouais c'est vrai c'est quand même le soir évidemment parce que je l'ai vu plus récemment que vous peut-être le film mais vous êtes beaucoup plus a taqué donc oui je sais pas je me suis dit c'est elle avance quoi elle avance elle est forte elle avance elle est droite et c'est cette rencontre avec François qui va à un moment l'arrêter et lui tout à coup là l'amener à se livrer on sait pas pourquoi tout à coup quand les histoires d'amour commencent souvent il y a il y a il y a un espèce espè d'élan vers la confidence et et c'est ça qui les qui les lit et qui l'arrête un peu va dire qu'elle est en mode survie un peu jusqu'au moment où il y a cette rencontre et là elle va peut-être se demander ce qui lui est arrivé et comment ressort sortir de de ce traumatisme aussi ah oui je pense qu'elle est vraiment en survie qu'elle est persuadée qu'elle est impossible à aimer qu'elle pourra jamais qu'elle a pas droit au bonheur qu'elle pourra jamais être aimer puisque de toute façon elle est indigne aux yeux de tous qu'elle sera jamais dans un rapport de vérité avec quelqu'un puisque elle doit cacher cet l'origine de cet enfant donc donc oui oui je pense qu' elle elle survit et elle elle a du mal à faire avec elle-même et avec cet enfant et tout à coup le regard d'un homme qui entend son secret et qui lui dit pour moi ça ne change rien ça va être le départ d'une d'une grande histoire d'amour d'une grande ouais acceptation d'elle-même et de lui vous avez parlé du du titre analise de Moussier vous avez insisté sur le terme temps le temps d'aimer son fils le titre c'est le temps d'aimer c'est c'est c'est ça aussi qui peut prêter quand on voit la rencontre entre Anaïs de Mousti entre vous entre Madeleine donc que vous interprétez Anaïs de Moustier et et François on a l'impression que c'est après la guerre il y a le temps d'aimer mais en fait le temps a plusieurs sens dans ce film c'est le temps de se reconstruire le temps de l'a près-guerre évidemment mais aussi le temps très subjectif du pardon du fait de se pardonner elle-même exactement oui oui c'est vraiment j'ai tout dit alors non mais c'est vrai vous avez tout dit c'est c'est le c'est le temps pour je p pour Madeleine de de s'aimer de s'accepter d'aimer son fils en tout cas de lui dire son amour en lui donnant l'acès à sa vérité le temps d'aimer François dans la durée parce que c'est vraiment comme je disais un couple qui se déploie et donc on a le temps de voir ce que c'est qu'un couple qui dure et ce que ça implique et et les changements de vie aussi les déménagements voilà les changements de de lieu et puis tout à coup il rentre dans un mode de vie un peu bourgeois à la fin elle est au départ une femme très modeste qui Bos dans un hôtel sur une plage et à la fin elle est bourgeoise à Paris voilà donc c'est et les trajets des gens sont comme ça enfin il y y a quand même souvent des quand les gens racontent leur vie c'est passionnant parce qu'en fait il y a il y a plusieurs époques dans les vies des gens et ce film là enfin voilà nous nous montre ça nous permet de traverser comme ça la vie de ce couple et vous-même quand vous avez travaillé le rôle analisese de Moussier sur on l'a dit hein sur plusieurs années un peu plus de 20 ans vous vous êtes attaché à des transformations psychologique vous dire bon là j'imagine que maintenant mon fils a 18 ans euh dans quel état je vais être comment je lui parle comment je bois ce verre d'eau parce que j'ai en scène cette j'ai en tête cette scène qui est assez frappante où elle boit un verre d'eau normalement elle boit un petit peu du vin à un moment donné de sa vie et là c'est elle elle est repassée à l'eau et donc elle est elle est sur elle est vraiment en train de boire est presque devenue neutre d'une certaine manière oui oui c'est c'est benah en fait j'avais j'avais un peu d'appréhension par rapport à ce temps qui passe je je trouve toujours que ça enfin en tout cas en tant que spectatrice parfois moi on me perd quand le temps passe au cinéma tout à coup il y a une ellipse qui est mal gérée je me dis ah non mais l'enfant il était beaucoup mieux avant ce changement de comédien me fait complètement sortir du film ou alors qu'est-ce que cette actrice ridicule avec sa perruque qui prend une voix de vieille dame et puis quand même si deux trois chevex blanc pouvait suffire voilà parfois c'est vraiment très difficile à réussir je trouve donc je m'étais dit bon en fait le scénario est extrêmement bien construit vraiment Catel kivéré et Gilles torent avaient fait un travail génial donc en fait j'avais une grande confiance dans le Scario et je me suis dit après il y a une histoire d'incarnation on est extrêmement bien aidé par les les choix de direction artistique de Catel qui s'entourent très bien avec des techniciens super je pense à Rachel raou qui fait les costumes qui nous avait vraiment enin qui a fait un travail génial quoi pour le le la traversée des époques et donc au départ j'ai une espèce de figure comme ça de jeunes filles puis après quand on part à châteurou elle devient beaucoup plus femme beaucoup plus sensuelle et puis à la fin en eff fait cette femme bourgeoise tout ça ça dessine quand même le personnages et et les les coiffures les maquill donc on est aidé déjà visuellement et je me suis dit qu'il fallait que je fasse un travail très subti presque imperceptible en fait dans l'interprétation pour que le temps passe et je sais pas pourquoi je me suis dit que ça passait par le ralentissement j'ai une tendance à aller très vite dans la vie je parle vite je j'ai une énergie nerveuse disons et j'avais l'impression que la maturité de Madeleine pouvait passer par une forme de calme de ralentissement de et que ça allait pour moi avec l'espèce de de tranquillité qu' quelle à laquelle elle accède à travers le temps du film quoi le donc je voilà j'ai essayé de ralentir d'où le fait que j'ai bien vu ce verre d'eau sûrement que que vous buviez deux fois peut-être et ouais en fait c'est c'est vraiment très intérieur j'ai pensé à une sorte de poids de lourdeur comme si voilà le le temps et les épreuves parce qu'il y a aussi quelque chose de très physique dans ce rôle euh j'ai j'ai j'ai pu aussi percevoir à quel point le le la vie d'une femme comme ça c'est c'est aussi le le temps pour le corps d'être éprouvé à plein d'égards quoi je je pense effectivement au au au tout début mon personnage est enceinte avec une croix gamée sur le ventre elle court pour fuir les les les hommes qui l'ont probablement tondu juste avant après elle est serveuse en même temps elle couche son fils c'est physique de s'occuper d'un enfant Petit et puis ensuite il a il y a il y a le film parle beaucoup de désir elle est elle est assez frustrée on en a pas parlé mais le personnage de joué par Vincent Lacoste a des désirs changeant il aime aussi les hommes et donc elle elle se sent pas assez désiré donc elle plore d'autres choses avec un un troisième personnage qui s'appelle Jimmy donc le corps il est à la fin il lui arrive d'autres choses encore que les gens découvriront voyant le film je pas tout raconter mais c'est vrai que c'est c'est assez passionnant je trouve de de de voir comme ça au cinéma et moi j'ai beaucoup pensé en en jouant ce personnage à quel point en fait le corps des femmes bah traverse 1000 épreuves quoi et est-ce que vous pensez encore à Madeleine aujourd'hui bon là vous êtes en promotion pour ce film mais est-ce que parfois vous pensez à ce personnage là parce que vous l'avez quand même habité pendant plus plusieurs semaines et vous avez quand même traversé 20 ans de sa vie oui c'est marrant parce que c'est un personnage c'est vrai qui m'a plus je dirais pas ébranlé mais qui enfin c'est vra j'ai vraiment l'impression d'avoir rencontré quelqu'un en jouant cette femme une amie non pas une amie une dame quoi une dame une dame ouais c'est alors c'est quand même elle est très inspirée de la grand-mère de la réalisatrice quiivéré donc je pense que ça joue aussi le film est dédié d'ailleurs à la fin voilà je pense que ça joue dans moi dans mon implication dans mon envie de lui rendre hommage enfin voilà c'est av une forme de respect c'est fallait évidemment donc je crois que j'ai dû peut-être y penser plus que si cétait un personnage purement de fiction mais aujourd'hui c'est vrai que je oui oui enfin même pendant le tournage je me suis sentie accompagnée quoi par cette femme je j'y pensais souvent et aujourd'hui je suis heureuse qu'elle soit sur l'écran franchement à chaque fois qu'on présente le film en en projection par exemple on est allé en France le présenter je suis allé à Renn à chaque fois j'arrive à la fin de la projection avant le débat avec le public et je revois la fin du film que je trouve très belle et et c'est un des rares rôles en fait où que j'arrive à voir quand même enfin c'est un des rares films que j'arrive à voir en vraiment en spectatrice parce que je me sens pas du tout moi-même enfin je vois vraiment un personnage je me sens vraiment je vois pas du tout Anaïs comme je peux le voir quand je vois par exemple Alice et le maire ou des films où je me ressemble un peu plus là c'est tellement loin de moi cette femmeagé qui un F qui a 20 ans enfin donc je j'arrive à apprécier le film et à et à avoir de la tendresse pour ce personnage vraiment non c'est ce que j'avais vous demandz cette différence effectivement sur qui vous voyez à l'écran et c'est ce que vous vous venez de dire effectivement c'est ça c'est un peu schizophrénique ou ça vous inquiète ou estce que c'est plaisant j'ai joué vachement bien et du coup je vois cette femme sur le quai avec j'ai une perruque courte c'est vraiment pas moi quoi c'est vraiment une femme plus âgée qui a l'air d'avoir vécu plein de choses moi j'aime bien puis moi j'ai pas connu mes grands-mères elles sont toutes les deux mortes avant que j'arrive et donc je sais pas j'ai un peu l'impression que c'est un ça me permet un peu de de de les apercevoir enfin voilà 12h 13h30 les midis de culture Géraldine mosnassavis Nicolas herbau [Musique] gruo TL repr son discours les Égyptiens les plus vertués les plus fidèles au roi étant les plus fablesvoyant le roi mort cont qu'est-ce qu'il y a can tu cherches ton dessert ouais ben cherche pas ma poule level si tu veux quelque chose la prochaine fois tu le demandes tuas vu ce qu'elle m'a fait cette [Applaudissements] [Musique] il faut vraiment avoir en tête le film de Claude Miller c'est un extrait de de la petite voleuse qui date de 1988 avec Charlotte ginsbourg qui interprète donc Janine Castan il faut avoir en tête très bien ce film puisqueà ce moment-là Janine plante une fourchette dans la main d'une de ses camarades de classe enfin plutôt de l'Institut dans lequel elle est elle est placée pour lui avoir volé une pomme pendant qu'elle récitait quelque chose à l'ensemble des des jeunes filles à tablé et je crois anise de Moustier que c'est une scène qui vous a par parulement frapp j'ai eu peur au début quand on vous diffusé l'extrait parce que je savais pas si vous reconnaissiez le film ah si si j'ai j'ai reconnu au bout d'un moment évidemment le fameux extrait de la fourchette la fourchette la fourchette c'est oui c'est un extrait qui enfin c'est c'est une scène qui m'a marqué surtout un film qui m'a marqué parce que je l'ai vu assez jeune c'est mon frère Stéphane de Moustier qui a 10 ans de plus que moi et qui me montrait des films assez généreusement enfin voilà il il m'invitait à regarder des films qui est quand même sympa et j'ai vu ce film de Claude Miller la petite voleuse et je me rappelle d'avoir eu vraiment un espèce de de choc parce queil y a eu je me suis très fortement identifié à Charlotte ginsbourg et je me rappelle que c'était très organique que j'avais vraiment envie de de d'être à sa place quoi j'avais vraiment l'impression que c'était très agréable ce qu'elle faisait j'avais l'impression que c'était très libérateur de jouer et j'avais envie de d'entrer dans la télé de faire comme elle je trouvé fascinante je me souviens de son de sa révolte de son regard noir elle était très insolente très impertinente parce que j'étais absolument pas quand j'étais jeune et donc je crois que en a fait cette espèce de transgression de de violence assumée d'insolence ça m'a beaucoup inspiré et puis surtout ça m'a fait comprendre en fait qu'on pouvait être jeune et jouer dans des films enfin c'est comme si d'un coup ça m mais ça eu un déclic pour avoir envie de jouer c'est vraiment de vous avez pris après des des cours de théâtre peut-être prenais déjà je sais plus trop quand je l'ai vu mais jerois j'en prenais déjà quand même parce qu'on peut avoir aussi un déclic plus de cinéphil c'est se dire c'est catartic je vois ça à l'écran je moi j'avais vraiment envie de le faire à sa place de planter la fourchette de non non mais de de jouer ouais d'être quelqu'un d'autre du coup ouais d'être quelqu'un d'autre exactement et est-ce que vous trouvez que on on vous avez joué dans dans beaucoup de films une cinquantaine de films est-ce que vous avez eu des des des rôles comme ça libérateur à ce point-là on vous a fait jouer des choses avec cette violence là parce que je pense au personnage de Madeleine dans le temps d'aimer il est plutôt il est en colère mais ça passe de manière presque percepti par de l'indifférence à son fils ou par des phrases un petit peu sèches mais elle va pas planter une fourchette non j'ai jamais eu de rôle de de planteuse de fourchette je ouais ça manque non mais c'est vrai ça manque d'un rôle peut-être en effet avec une une violence plus sortie ou un le seul qui me l'a proposé et que j'ai avec qui j'ai adoré travailler c'était Robert gedigan sur gloria mundi dans Gloria Mundy joue un personnage vraiment d'une fille très négative très pessimiste qui est très dur avec son mari c'est Robin son stevennin qui joue mon mari et je me rappelle de de vraiment de scènees où je le où je le je lui dis de façon hyper directe à quel point on a une vie de merde à quel point notre télé est nulle parce qu'elle ressemble à un timbre et qu'on a pas d'argent et que rien ne va je suis très dure avec lui c'est peut-être le rôle où j'ai était la plus violente quoi ouais on est on est loin du on est loin de la fourchette n est pas mais ce qui est quand même paradoxal parce qu'à ce moment-là vous avez un un est-ce que c'est est-ce qu' déjà on peut parler de déclic avec ce film ou ouou oui oui non il y a eu plusieurs films comme ça avec avec Charlotte ginbourg elle a été importante parce qu'il y a eu aussi les fronté et il y a eu aussi às amours depisala avec Sandrine Bonner c'était des jeunes femmes libre voilà et et assez insolente he je crois que en fait le cinéma pour moi c'était quand même la transgression disons que le mon rapport au jeux je pense mon plaisir du jeu est venu de façon très liée à la transgression parce que quand j'ai voulu prendre des cours de théâtre parce qu'à l'école on a fait une pièce de théâtre et qu'il fallait monter sur les tables pour jouer c'est aussi bête que ça mais pour l'enfant très sage que j'étais j'ai trouvais ça génial et extrêmement punk de monter sur la table pour jouer et c'est suite à ça que j'ai dit à mes parents j'aimerais beaucoup prendre des cours de théâtre et après voilà le film que j'ai fait en premier c'est le film d'an que qui est un film quand même assez sombre je sais pas 2003 en 2003 j'ai l'impression que là oui voilà j'été attirée par ces ces films qui sont quand même des films très sombres je me souviens aussi de l'enfer de Claude Chabrol avec Emmanuel Béard et François Cluset qui est assez violent donc une filmographie quand même assez assez pessimiste assez assez intense je dirais que je pense que j'étais j'ai grandi dans un milieu où les émotions étaient pas très formulé nommé et sorti et donc tout à coup je pense qu'en même temps j'étais ultra attentive aux émotions de tous et que tout à coup voir des gens qui sortaiit des émotions à travers des films et pouvoir moi m'en libérer à travers mes cours de théâtre c'était c'était exceptionnellement agréable quoi mais ça a eu vraiment cet effet parce qu'on a on a un tout petit peu évoqué votre filmographie anaïise de Moustier euh il y a beaucoup de personnages aussi qui vous ressemblent euh vous l'avez dit quand je vois Madeleine à l'écran euh à la fin de sa vie je me dis que je regarde vraiment quelqu'un d'autre alors que j'ai fait beaucoup de rôles où je pouvais me reconnaître à savoir de de de jeunes femmes la trentaine qui avec son compagnon qui est institutrice qui a fait de la philosophie qui sort des études qui est en province enfin quelque chose qui pourrait être assez proche de vous oui euh ça c'est aussi un goût d' enfin d'interprète quoi c'estàdire que moi j'aime bien quand même quand l'acteur euh s'effacee peu à travers le rôle et quand même temps l'acteur est le rôle enfin disons que je je suis pas forcément très fan des performances d'acteur qui se voi beaucoup c'est pas ça qui m'intér transformations physique avec non moi ce qui m'intéresse c'est vraiment de de d'être une sorte de page blanche et de me fondre et de brouiller les pistes sur ce qui est le personnage et ce qui est ce que je suis moi et de de tout à coup d'être le vecteur d'un réalisateur qui va raconter quelque chose mais disons j'ai pas le goût du jeu comme ça pure sans ça ça m'excite pas beaucoup quoi de me transformer je c'est pas ça qui m'amuse c'est quoi alors bah c'est de parler avec un metteur en scène comprendre qu'il a une vision qui m'intéresse être observé avec grande précision par un cinéaste et et de me et de plonger dans la croyance de la fiction du film quoi de de de de croire à ce que je joue c'est la fiction en fait c'est pas le jeu au sens de performer c'est vraiment jouer une histoire ouais exactement c'est amusant parce que souvent on peut parfois entendre des des des acteurs et des actrices dire je joue toujours les mêmes rôles du coup parce que les réalisateurs voient en moi toujours le même personnage ou en tout cas toujours la même personne donc c'est c'est c'est agréable d'entendre qu'en fait vous assumez ça et vous vous dites bah moi je joue aussi en confiance avec la personne qui me demande de jouer quelque chose jou oui et surtout j'ai absolument pas l'impression moi de jouer tout le temps la même chose c'estàd que j'ai j'ai l'impression qu'en étant comme ça en' aant pas une nature trop présente a priori je pense que je peux me fondre dans tout un tas de de personnalités et que les les personnages que je peux jouer les rôles que je peux jouer sont hyper varié et et je peux aller d'un genre à l'autre et et je peux jouer des femmes autoritaires et des femmes timides enfin je sais pas j'ai j'ai il y a des gens qui ont une nature tellement forte dans la vie un charisme tellement énorme qu'en fait c'est écrasant et qu' vont jouer tout le temps eux-mêmes dans tous les films et voilà leur musique va va va imprimer le film moi c'est plus sournois non c'est vraiment actrice sournoise oui c'est mais c'est vraiment ça c'est vraiment le le paradoxe du comédien c'est de de jouer le maximum d'émotions en en ressentant aucune c'est vraiment une sorte de P blanche ouais exactement et ça le mot page blanche je me rappelle que c'est la directrice de casting du film d'an que donc qui est une des premières personnes du cinéma que j'ai rencontré elle s'appelle Chris portier de bire je me souviens qu'elle m'avait parlé de ça m'avait dit c'est important quand tu vas un casting de d'être une page blanche et ça m'a pas du tout paru difficile de l'être parce que je crois vraiment que j'ai ça dans ma nature enfin je pense que Blanche je pense que j'ai ouais non mais je pense vraiment que je suis actrice on dit souvent les acteurs sont complètement gonflés d'eux-même ils sont obsédés par eux-mêmes et tout moi je crois vraiment que je suis très intéressée par les autres et que je me nourris énormément de ce que je vois de ce que je ressens des autres c'est pas du tout une qualité enfin je ve dire c'est pas il y a pas s'inventter he mais je crois que c'est vraiment dans ma nature et il y a des enfants qui sont comme ça aussi qui sont très perméable aux émotions des uns des autres et tout je pense que j'étais une enfant comme ça et que ça s'est ça s'est développé ça a pris le chemin de ça m'a rendu actrice ouais voilà c'est ça ça m'a permis d'être [Musique] actrice we love each other so much we love each other so much we scing at logic this wasn't [Musique] the [Musique] c'est un extrait d'Anette de lo cararx qui est un film qui vous a aussi marqué alors beaucoup plus récemment Anaïse de Moustier c'est un film qui alors je ne l'ai pas vu moi donc j'avoue tout de suite que je ne l'ai pas vu mais qui est extrêmement stylisé avec des moments chantés avec aussi des des marionnettes qui est extrêmement beau et c'est typiquement le genre de film que vous aimez euh oui enfin le genre je sais pas vous pas un genre spécialement non j'ai pas du tout un genre spécialement mais ce film là c'est vrai ma ma profondément marqué m'a énormément ému j'ai l'impression que c'est un film qui provoque soit une grosse adhésion soit un rejet enfin je connais vraiment des gens qui sont sortis de la salle et et je me sens vraiment très éloigné de ces gens ça a créé des disputes entre amis ouais un pe j'aime pas ça ça me ouais ça me ça me plaît pas du tout mais bon c'est un film qui oui qui a une sorte de pour moi de de de de gestes totalement Virtuos formellement quoi qui qui s'autorise énormément de choses vous l'avez dit il y a des passages avec des marionnettes il y a de la chanson euh c'est un film qui ne ressemble à aucun autre d'un point de vue esthétique mais pour moi la forme peut pas suffire enfin si je vois un réalisateur qui s'amuse avec plein de moyens à faire un film original ça ça peut pas me suffire mais là il y a une je sais pas ce qui s'est passé en tout cas le film a raisonné de façon très intime et quand tout à coup la forme est au service du fond et que ouais ce film raconte une une histoire d'amour et tout ce qu'elle contient aussi de violence de enfin c'est un film très noir et en même temps qui donne énormément envie de vivre enfin c'est ouais c'est j'aimerais beaucoup le revoir parce que je l'ai vu qu'une fois et après j'ai marché super longtemps dans Paris pour pour digérer ah pour ouais ouais vraiment il fallait que je redescende enfin le film a fait beaucoup beaucoup d'effets c'est intéressant parce que vous vous vous insistez sur le fait que la forme n'est jamais suffisante alors que certains cinéastes vont être vraiment des créateurs de génie de manière formelle sur des plans sur des choses vous quand vous découvrez un film soit pour pour jouer dedans ou soit à à l'écran il faut qu'il y ait un sens qui est vraiment quelque chose qui se se ENF que ça dise quelque chose qui est presque une analyse un message euh non un message je trouve ça un peu trop pédagogique et ça réduit un peu le cinéma un truc qui me plaît pas beaucoup mais en tout cas disons que la pure forme ça me suffit pasfin je sais pas je pense par exemple à West Anderson qui est un mteur en scène qui est que les gens aiment beaucoup et moi je c'est me parviennent pas parce que j'ai l'impression de voir trop de forme et et et les histoires me me me me m voilà je sais pas ouais me touche pas ass et si W Anderson venez vous voir en même temps fantastique mister fox c'est exceptionnel oui il y en a certains qui sont quand même c'est plutôt sur la les les derniers c'est que ouais les derniers qui sont dans les purs films de de de fiction là je mais oui en fait je sais pas ce que c'est qu'un qu'un film qui non mais oui il faut qu'un cinéaste il est une recherche esthétique il est un une vision mais parfois la la mise en scène ça peut être très puissant mais aussi très subtile quoi je ve dire qu' y a pas forcément de gros effets de manche pour que un cinéaste ou un grand cinéaste et parfois des plans fixes c'est beaucoup plus parlant beaucoup plus original que que des des des grues et des travelings donc ce qu'il faut c'est une forme de cohérence et et ce que je trouve magnifique c'est quand enfin le geste parfait c'est quand la mise en scène est totalement au service des acteurs et de ce que raconte le film je pense par exemple à François oson avec qui j'ai travaillé quand on est acteur chez Fran sooson on on ressent vraiment ça parce qu'on on a la sensation que la caméra est toujours à l'endroit où il faut on sent que ce qu'on fait que vous for pas que c'est ouais voilà on sent qu'il y a une chorégraphie entre la technique et les acteurs qui est merveilleuse parce qu'on a l'impression que tout ce qu'on fait est pris en charge au bon endroit au bon moment ça rend c'est une sorte de balai génial quoi enfin c'est c'est assez génial par que la mise en scène c'est quand même mystérieux quoi il y a quelque chose de c'est c'est c'est un rapport à l'espace c'est un rapport à au vivant à l'organique aux acteurs en même temps il faut je pense avoir très en tête l'histoire qu'on veut raconter enfin c'est et ça vous intéresse la mise en scène ah oui ça m'intéresse beaucoup ça m'intér mais d' faire d'en faire oui ça m'intéresserait beaucoup mais pour l'instant j'ai pas d'histoire à raconter j'ai pas de manque fond exactement ouais exactement merci beaucoup anal pourra vous voir mercredi prochain c'est le 29 novembre sur les écrans dans le temps d'aimer de Catel qui les veréré avec Vincent Lacoste également vous allez choisir une musique pour terminer cette u en oui je suis pas je je vous suis galdine on a choisi deux chansons pour vous une chanson de Dalida ou une chanson de Barbara en référence à deux de vos films laquelle voulez-vous écouter Barbara [Musique] [Musique] évidemment [Musique] si je t'écris ce soir de vn j'aimerais bien que tu comprennes que j'ai choisi l'absence comme dernière chance notre ciel devenait si lourd si je t'écris ce soir de V que c'est beau avine c'est que sans réfléchir j'ai préféré partir et je suis avine sans toi je marche je rêve d'env sur tro temps de Vals lointain il semble que des ombres tournent et se confondent qu'ils étaient fa les soirs de V ta lettre va dû croiser la Melle non je ne veux pas que tu viennes je suis seule et puis j'aime être libre pour que im cet exil Vienne sans toi vienne de Barbara votre chanson préférée anaïisese de Moustier merci à vous d'être venu dans les midi de culture et un grand merci à l'équipe des midi qui sont préparés paratou and do anissisber Cyril marchand zur viignier Laura duutech Pérez et Manon de la selle réalisation Nicolas berger prise de son Anthony Thomasson vous pouvez réécouter cette émission sur le site de France Culture ou sur l'application Radio France merci beaucoup Nicolas à demain à demain merci

Anaïs Demoustier : "Je n'ai jamais eu de rôle de planteuse de fourchette" — Thomas Ménagé · Pourquijevote