Présidentielle 2027 : le grand entretien avec la candidate Nathalie Arthaud
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 46 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:16OuverteRéponse directe
Pourquoi vous ne passez pas plus dans les médias alors que vous avez les parrainages ?
- 3:00OuverteÉludée
Est-ce que ce n'est pas le moment pour votre projet politique de grandir face au plafond de verre ?
- 4:27OuverteRéponse directe
Le monde ouvrier est-il assez présent dans la révolte actuelle ?
- 5:11OuverteRéponse directe
Est-ce que cette convergence des luttes est possible malgré les divisions de la société ?
- 11:02OuverteRéponse directe
Si vous étiez demain à la place d'Emmanuel Macron, quelles seraient vos trois mesures ?
- 14:39OuverteRéponse directe
Pourquoi les grandes entreprises ne paient pas d'impôt sur les sociétés comme les PME ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 19:01Nathalie ArthaudChiffre
« Les quatre premières familles bourgeoises ont possèdent plus que 400 milliards. »
- 1:01:06Fait
« on avait jamais vu nulle part avec des ouvriers des ouvrières qui géraient les entreprises, la politique, qui prenaient les décisions au quotidien »
- 1:01:20Fait
« cette expérience, elle a montré quand même que la la façon d'organiser l'économie, elle avait quand même beaucoup d'avantage parce que justement les choses étaient planifiées »
- 1:02:50Fait
« même dans le capitalisme en fait il y a beaucoup de euh on voit que la société, elle est quand même de plus en plus collective »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Et bonsoir à tous. Bienvenue pour ce nouveau grand entretien pour la présidentielle 202. Et ce soir, j'ai l'honneur d'inviter Nathalie, porte-parole et candidate pour l'Ubrière. Bonsoir Nathalie. Et ben bonsoir. Bonsoir à tous. Et je précise Nathalie a vu mon visage avant l'émission bien sûr et je comme tous les invités qui passent sur cette chaîne. Alors aujourd'hui, on va faire un grand entretien. On va parler de tous les sujets de société, de la lutte des classes, du bilan de Macron, de la situation actuelle, hein, de du vent de révolte qui souffle sur le pays un peu hein avec cette jeunesse et euh et on va parler aussi ben de votre candidature, des médias aussi, un peu de de ce qui
comment ça se passe un peu au niveau des médias et pourquoi ben on vous voit pas plus alors que ben vous êtes l'une des rares candidates qui est assurée d'avoir ces 500 personnages. vous enfin c'est c'est quand même vous êtes quand même l'une des des principales qui peut les avoir. Voilà, j'y suis arrivé déjà trois fois. Voilà, vous y êtes déjà arrivé trois fois. C'est ça que je c'était dans ce sens là que je je voulais le dire. Euh donc bonsoir à tous. Merci à tous ceux qui sont déjà dans le chat avec nous. N'hésitez pas à réagir que ça soit sur YouTube, sur X ou sur Twitch. Et ben, on va commencer ce te tient. Euh donc euh ma première question avec tout ce qui se passe actuellement et ce vent de révolte qu'il y a dans le pays, euh est-ce que vous sentez que c'est pas aussi le
moment un peu pour votre projet politique qui est qui qui est cette des classes un peu en en définitif ? Est-ce que vous pensez pas que c'est un peu le moment aussi pour votre mouvement politique ben de de grandir et et peut-être de casser un peu ce plafond de verre qui que qui a eu les années précédentes à la présidentielle ? Alors euh l'enjeu c'est pas c'est pas du tout ça hein. L'enjeu c'est pas du tout euh que l'ut ouvrière casse le plafond de verre. Euh non, l'enjeu de cette de cette colère lycéenne étudiante qui est en train de monter euh c'est euh d'imposer un nouveau rapport de force euh et c'est même peut-être d'ouvrir une perspective d'une révolte générale. Moi, je pense
que c'est un moment effectivement très très important parce que ça veut dire sans doute des centaines de milliers de jeunes qui s'éveillent à la politique, qui découvrent leur capacité, je pense, de de peser dans la vie politique, d'agir, de de prendre des initiatives justement sans attendre d'avoir le droit de voter. Et et ça, je pense que c'est fondamental, c'est fondamental de découvrir que justement on constitue une force sociale. Donc pour moi, c'est ça l'enjeu, c'est que ces jeunes réussissent à s'organiser davantage et à pousser ce rapport de force plus loin possible
pour en effet arracher un certain nombre de choses au gouvernement. Et puis peut-être aussi, moi en tout cas je l'espère et c'est dans le sens que nous lutte ouvrière nous militons hein, j'espère que tout ça ça finira de convaincre euh le monde du travail qui a quand même bien des raisons lui aussi d'être en colère et euh de vouloir s'élever à la fois contre le gouvernement et contre le grand patronat. pas de s'y mettre en fait, de s'y mettre, de se lancer aussi dans le combat parce que moi je pense que si il y a si si il y a une force qui est vraiment capable de de tout changer, c'est le monde du travail en révolte. Hm h est-ce que est-ce que vous trouvez justement que le monde ouvrier comme
vous dites, est-ce qu'il est présent dans la situation où vous trouvez justement qu'il est pas assez présent par rapport à la situation que connaît le pays ? Non, pour l'instant euh pour l'instant euh l'écrasante majorité euh euh des travailleurs reste l'arme au pied et euh reste spectateur en fait hein, c'est là c'est évident mais en même temps quand on voit cette jeunesse euh qui euh c'est cette cet enthousiasme, cette volonté de changer, cette dénonciation, voilà, je pense que ça ça joue, ça change quand même l'ambiance. Je pense que euh justement les les jeunes, ils font la démonstration que euh bah ils acceptent pas les injusticees, ils acceptent pas
les inégalités, que que ils sont pas habitués à ça parce que justement ils sont jeunes et euh ils ont pas tout le poids des années et des années de de résignation finalement. Donc eux, ils vont de l'avant et ça ça peut changer l'ambiance politique. En tout cas, moi je je pense en effet que c'est ce qui s'était passé y compris en mai- juin 1968. En 68, c'est vrai que c'était cette jeunesse révoltée qui avait qui avait été un véritable aimant pour la jeunesse ouvrière, pour le monde du travail qui finalement était rentré dans la bagarre. Et si on se souvient tant de mai 68, c'est aussi parce qu'il y a eu il y
avait eu une grève générale de 3 semaines, un mois qui avait véritablement fait peur au gouvernement et au patronat en fait. Hm hm h. Donc voilà, moi je c'est un petit peu tout ça que j'ai en tête, c'est que on est peut-être oui dans une situation là euh de début de crise en fait, de début de crise politique et pour moi tout l'enjeu et et la clé de la situation là où véritablement on pourrait basculer euh dans une toute autre situation, c'est en effet si le monde du travail s'en mêle parce que lui bah voilà, il est au cœur du système hein, il est au cœur du système. C'est lui qui fabrique les profits, c'est lui qui fabrique les milliards de la grande bourgeoisie et c'est en se faisant craindre que en
effet il peut instaurer un tout autre rapport de force et ouvrir ouvrir bien des perspectives pour toute la société. Hm hm. Et est-ce que vous sentez que que ça c'est possible au vu de comment la société est divisée ? Parce qu'on voit bien la société, elle est divisée à tous les niveaux. Est-ce que vous vous pensez que cette convergence des luttes he donc les ouvriers qui rejoindraient la jeunesse et et tous les tous les autres finalement les agriculteurs, enfin tout le monde, est-ce que vous pensez que c'est possible sachant comment est le pays actuellement ? Oui, c'est des choses possibles si on compare avec d'autres périodes et bon ben moi je pense par exemple aux années 30 aux
années 30 y compris en France 32 33 34 il y avait le développement de tout un courant d'extrême droite fascisant en fait hein qui copiait les chemises brunes d'Hitler de Mussolini voilà qui Emmanuel Tod appelait ça le macro le pénisme. Je sais pas si vous aviez vu ce cette théorie d'Emmanuel Tod et il appelait ça un peu une sorte d'alliance entre le macronisme et le pénisme autour de l'état sécuritaire et tout ce ce genre de choses. Ouais. Bah là euh donc il doit il compare peut-être avec les années 30. Mais en tout cas ce que je voulais dire c'est que euh ces ces milices fascistes qui existaient aussi qui prenait euh euh
qui qui grandissait en fait euh les croix de feu euh euh j'en oublie euh et bien finalement elles ont eu l'herbe coupée sous le pied bah du développement du d'une d'une vaste grève générale. Donc tout est possible en fait vraiment tout est possible. Il faut bien, il y a beaucoup de divisions dans le monde du travail. Euh il y a vraiment vraiment euh euh oui beaucoup beaucoup de fractures, beaucoup d'émiettement, beaucoup de et du coup un sentiment d'impuissance quand même assez euh euh enfin très fort, ça c'est sûr. Mais en même temps, les choses elles peuvent changer tellement vite, tellement vite. On voit quand même qu'on est dans une une multiplicité de crises là en ce
moment, que ce soit euh bah les Oui, la guerre, la guerre, l'évolution guerrière, comment tout ça va tourner, hein. Euh mais même la la crise écologique, regardez quand même la canicule, ça a secoué. Ça a beaucoup secoué quand même et y compris dans les entreprises où c'était infernal. c'était infernal et où ça a vraiment tendu euh la lutte de classe. Il peut y avoir une crise politique majeure avec peut-être même une dissolution de l'Assemblée nationale avec peut-être des élections anticipées. Enfin, il peut se passer un tas de choses, un tas de choses. Donc il faut surtout pas imaginer que tout ça est euh stable, euh que finalement tout ce qu'on
constate depuis des décennies, ça va durer encore des décennies. Non, moi je je crois pas du tout. Euh je crois que euh la la le recul même matériel matériel du monde du travail, il compte aujourd'hui. Il y a quand même des millions de femmes et d'hommes qui euh sont obligés de faire euh de plus en plus de sacrifices et des millions d'autres qui sentent le déclassement. Ils le sentent. H il voit bien qu'ils sont en train de basculer finalement hein dans une dans une situation où euh euh il y a il y a plus rien de sûr pour eux. Voilà, il y a plus rien de sûr pour eux parce que parce qu'il faut qu'il commence à tout compter, parce qu'il faut qu'il se prive sur les sorties et
cetera et cetera. Donc bon voilà. Donc moi je pense qu'en effet dans ce genre de situation et bien la lutte de classe elle est là et elle est de plus en plus dure et de plus en plus féroce et oui oui le monde du travail peut absolument trouver le chemin euh le chemin des luttes. Hm hm. C'est très intéressant en tout cas ce que vous dites. Mais alors je je vais passer à la question. Si vous étiez demain à la place d'Emmanuel Macron, on imagine storytelling, on imagine que ce soir après notre live, Emmanuel Macron pose sa démission. Il dit qu'il a compris les Français. Euh demain, il y a une éir. C'est ça. Voilà, voilà. Voilà. Et demain et demain
il du coup il y a une élection, vous êtes élu. Quelles seraient les trois grandes mesures que vous ferez pour pour améliorer le pays ? Moi, je pense qu'il y a une mesure clé. C'est euh l'ouverture des comptabilités de toutes les multinationales, l'ouverture des comptabilités de toutes les grandes entreprises, des grandes banques, des compagnies pétrolières, des compagnies. Donc on parlerait des entreprises grosso modo qui font plus de 100 millions de CA par exemple, on mettrait leur compte sur la table vraiment à qui quels sont leurs coûts de production, combien ils revendent, quelles sont leurs marges, leurs bénéfices, ils vendent à qui, sur qui ? Ils se font
leurs fric. Euh voilà combien pèse soit-disant entre je mets plein de guillemets hein le coût du travail parce que moi je fais partie de ceux qui est que non faire travailler quelqu'un c'est pas ça ne coûte rien. Ça rapporte c'est l'exploitation en fait hein. Il y a aucun patron qui est Mère Teresa ou non si il embauche c'est précisément parce que ça l'enrichit hein c'est l'exploitation. Donc euh mais en tout cas avec l'ouverture des comptes, ben justement on verrait on verrait euh où va l'argent euh euh combien sont distribué en dividende, ça enrichit quelle famille et cetera. Et moi je combien de crédit d'impôt combien de crédit d'impôt al combien aussi ils reçoivent effectivement de la euh de
l'État ? Ouais, bien sûr. On verrait tout ça et et ça moi je suis sûre que les travailleurs ils en feraient quelque chose. Je suis sûre que ça serait un point de départ parce que ça permettrait de faire sauter un verrou. le verrou hein qui aujourd'hui euh fait que l'écrasante majorité des des gens bah il croit dans le fait que il y a plus d'argent. Voilà, il y a plus d'argent. Euh on euh la dette de l'État, elle est insurmontable de toute façon. Voilà, euh toute la France est dégradée. Enfin, vous voyez, on ferait sauter ce verrou là et on se rendrait compte euh des des richesses, hein, de de l'argent qu'il y a dans la société. Voilà. Et ça ça ouvrirait je pense
énormément de portes, énormément de fenêtres pour que les travailleurs et bien dans lesquels les travailleurs pourraient s'engouffrer pour justement faire valoir leur revendication toujours. Les augmentations de salaires, les embauches, enfin tout ce qui pourrait changer nos vies. Non, mais ça c'est très intéressant ce que vous dites parce que moi, vous savez, je suis euh je je je suis un peu de gauche et un peu de droite sur certaines choses, mais il y a des il y a il y a un truc que je comprends pas, c'est que moi, vous voyez, j'ai une société, hein, je paye 25 % d'IS et au-delà de 38120, si je dis pas de bêtises, je paye je paye 33, je crois, ou 31, je sais plus. Euh non, plus 33 maintenant, c'est fini ça. Ouais, je je crois 32 je crois. Je
merci Macron. Non mais bon voilà. Bref, je paye ça, mais quand je vois qu'on a des mecs qui sont quand même largement au-dessus de ma petite PME, euh je je veux dire, on est quand même dans un truc qui qui est complètement dingue, c'est que on a des grosses entreprises qui ne participent pas à l'impôt sur les sociétés de la même manière que des entreprises comme la mienne qui moi je bénéficie pas de crédit d'impôt recherche, je peux pas casser la cloison là, je peux pas la la casser et faire un bureau pour aller gratter un crédit d'impôt recherche. Je peux pas. Bah oui, ils savent faire. Ils savent faire. Voilà. Euh donc c'est ça, c'est des c'est des choses comme ça que je comprends pas que comment dans la population on narrive pas se dire il y a pas besoin d'être de droite ou de gauche
pour se dire ça. En fait, c'est une justice fiscale. Si aujourd'hui le la règle c'est c'est 25 % d'IS, et ben que tout le monde respecte la règle et que même les et que les surtout les plus grandes entreprises de ce pays respectent la règle. Et ça je pense pas vrai, je pense pas du tout que ça soit un truc de gauche quoi. Je veux dire, c'est un truc logique en fait. c'est que tout le monde soit dans un système égalitaire en fait. Bah si je peux me permettre, bah c'est c'est surtout un truc assez naïf. Mais oui, parce que c'est c'est croire que la loi est la même pour tout le monde. C'est croire que le gouvernement et l'État est au service de tous de la même façon. Mais non, mais non, c'est pas du tout comme ça que les choses se font. Mais non, mais vous voyez, c'est
c'est sur ce point là que c'est super intéressant notre notre débat là, je trouve c'est très très fort. C'est c'est simplement que l'État et l'appareil d'État et les gouvernants, ils sont d'abord au service des plus gros, des plus grands capitalistes, des grandes familles bourgeoises. Ils sont à leur pied en fait. Ils sont à leur pied. C'est c'est euh il faut réaliser que toute la société est à leur pied. Les juges, les médias, d'avoir les médias, ils sont pas que à leur pied. Les médias c'est le c'est leur chose. C'est leurs choses, c'est leur propriété, c'est leur Donc carrément, ils ont acheté les médias, mais ils ont acheté aussi la conscience des politiques, des juges, des des des haut fonctionnaires. C'est le même milieu et ils sont tous au pied de ces gens-là. Donc bien sûr que les
lois eux, ils peuvent les contourner. Eux, ils ont des dérogations, vous savez. Je suis convaincu que Total ne remplit pas sa petite feuille d'impôt comme vous et moi, hein. C'est pas comme ça que ça se passe. C'est un rendez-vous. C'est un rendez-vous avec les services fiscaux. C'est une négociation. C'est ça qui c'est comme ça que ça se passe. Qu'est-ce qui s'est passé pour Boloré Mais mais bien sûr, mais pour tous en fait, tous ceux qui ont vous savez la ligne directe avec l'Élysée et Matignon, et c'est c'est ça n'a donc ça n'a absolument rien à voir avec ce que nous nous vivons. Donc après le constat, moi je suis d'accord avec vous, c'est exactement celui-là. C'est-à-dire que en théorie l'impôt sur les sociétés, il est autour de 30 et puis à la sortie Total
énergie paye zéro d'impôt sur les sociétés. Le cas qui m'avait le plus scandalisé, Nathalie, c'était Gemini à Paris qui qui qui s'était gavé d'un crédit d'impôt recherche comme ça. Ils avaient fait des bureaux de partout. Il s'étaient gavé de crédit d'impôts recherche. Là où ils auraient dû payer normalement des millions d'euros d'impôts, ils se sont retrouvés avec un crédit en leur faveur. Ils ont demandé un remboursement d'impôts. On est dans un truc, c'est Et oui, et oui, et oui. Donc en fait c'est il faut comprendre que l'État, le gouvernement il est d'abord et avant tout au service de ceux qui règne qui domine toute la société et il règnent et dominent toute la société avec leur
mago, avec leurs dizaines, leurs centaines de milliards. Dans mon dernier meeting, j'ai relevé quand même une chose, c'est que le budget de l'État, je parle bien le budget de l'État, je n'inclus pas le budget de la sécurité sociale si on prend que le budget de l'État, c'est-à-dire des ministères, c'est-à-dire l'argent pour développer la la politique économique, hein. Et bien, on est à 400 milliards le budget de l'État, mais à quatre familles bourgeoises, hein. Bernard Arnaud, Betancours, les Vertimer de Chanel et puis le le 4e je me souviens plus mais les quatre
premières familles bourgeoises ont possèdent plus que 400 milliards. C'est-à-dire que rien qu'à quatre familles bourgeoises, si vous voulez, il brassent plus d'argent que l'État lui-même. Hm hm. Donc euh ils ont un pouvoir, ils ont ils ont un contrôle sur l'économie et sur la société qui est sans commune. Ce sont euh les les grandes familles bourgeoises, ce que j'appelle moi la classe capitaliste. Euh ils emploient des des des millions de femmes et d'hommes à travers le monde entier, hein. et et donc déjà là il pèse sur enfin ils tiennent la la la vie de de de millions de travailleuses et de travailleurs, mais ils la tiennent aussi parce que de toute façon on va consommer
chez eux et que presque les 90 % de notre salair que parfois il nous verse, on on le consomme dans leur magasin euh dans leur commerce, dans leur magasin de sport, dans leur euh dans leur concession et cetera. Voyez, voyez. Donc euh voilà, il y a un pouvoir. Vous pensez pas Nathalie ? Nathalie, vous pensez pas que ce discours, tout ce discours, moi je je l'entends ce discours, je comprends et je sais faire la part des choses. Je suis quelqu'un qui qui qui est pas binaire et que je sais faire la part des choses. Mais vous pensez pas que la plupart des gens, les gens qui ont des petites PME, qui ont un peu réussi leur vie, qui vont gagner entre 10 et peut-être 15000 € par mois,
ils se sentent visés par votre projet politique alors que est-ce que vous Non mais est-ce que vous pensez pas qu'il se sent Non mais est-ce que vous pensez pas qu'il se sentent visé par votre projet politique ? C'est ça que je veux vous dire parce que c'est c'est ce qui c'est ce qui ressort un peu. Des fois les gens ont l'impression ont l'impression que vous les vous attaquez à toutes les richesses de tout le monde. Vous voyez ce que je veux dire des plus riches euh c'est ça peut alors qu'on parle alors qu'on parle essentiellement de de milliardaires. Voilà, ça ne peut être qu'une impression parce que jamais là de de tout ce que j'ai dit, je ne les ai visé. Et non mais je parle du discours, vous savez du discours en général. Vous pensez pas que ce discours en général,
ben il y a beaucoup de gens qui pensent que vous voulez les attaquer alors que bon, ils sont pas milliardaires, ils auront aucun souci si demain vous passez, ils payeront pas plus d'impôts ou peut-être même moins. Alors moi, c'est sûr déjà quand quand j'explique, il y a un pouvoir hein qui pèse sur nos vies, c'est le pouvoir patronal en fait. c'est le pouvoir de la classe capitaliste, du grand patronat, de ces grandes banques, de ces multinationales qui draînent en fait hein finalement les les richesses créé à à tout à tous les niveaux dans de la société. Quand je dis ça, je pense que c'est assez très bien compris de la part des salariés, de la part euh des ouvriers, de tous ceux qui euh vont tous les jours bosser euh donc comme salariés
et qui ont vraiment ce sentiment euh d'être à la mercie finalement d'un patron. Ça c'est quand même quelque chose. Je pense que voilà c'est c'est c'est même physique. Enfin moi je je me souviens d'une discussion avec un jeune qui bossait à Safran. Alors, ça France, c'est pas c'est une usine donc qui euh euh fabrique de de de l'armement euh euh y compris dans la région parisienne. C'est pas des les plus bas salaires, hein. C'est pas les plus bas salaires. C'est parfois des métiers même assez euh c'est des ouvriers professionnels. C'est pas il y a pas que du travail à la chaîne, il y en a un petit peu, mais c'est pas essentiellement le travail à la chaîne. Donc c'est pas le plus comment dire le plus aliénant, on va dire. Et je me souviens très bien d'un jeune qui me dit "Mais moi pour moi
quand je rentre ici tous les tous les matins, bon c'est quand même travail d'équipe et cetera, j'ai l'impression de rentrer en prison. J'ai l'impression d'être en prison en fait. Voilà. Et euh je pense que c'est le vécu quand même de de de millions de femmes et d'hommes. C'est-à-dire que toute leur vie, elle est sous le contrôle comme ça, hein, de ben du patronat. Alors euh moi je dis le grand patronat parce que je pense que tout le système fonctionne pour que le grand patronat ramasse la mise et c'est organisé pour que y compris il parasite et il prélève la dîme euh sa sa sa dîme sur finalement tous euh les aidages intermédiaires. Je suis convaincu que bien des petits artisans, bien des petits commerçants, bien des petites PME
en fait et bien elle bossent aussi pour eux, ne serait-ce que par leur endettement auprès des banques par exemple hein. Et c'est cette grande bourgeoisie qui contrôle énormément de secteurs et qui a des intérêts dans les assurances, dans les banques, enfin un peu partout. En effet, il draî richesses que tout le monde produit, que ce soit qu'on soit salarié, qu'on soit euh entrepreneur à son compte et cetera. Voilà. Donc euh ça c'est moi c'est je vois je pense que la société fonctionne comme ça. Après queil y ait des petits des petits patrons qui rêvent de devenir gros et qui quand on entend quand on parle de patron, ils sentent ils se sentent concernés. Bah voilà, c'est comme ça, c'est la vie. Moi je
pense qu'il se trompe. Je pense que s'il croi que ils peuvent un jour atteindre hein. Euh mais moi voulez que je je vous raconte une anecdote Nathalie. Alors c'est que du off. Moi, j'ai parlé avec quelqu'un qui qui qui est très riche, hein, quelques plusieurs dizaines de millions d'euros, hein. Euh, j'ai parler avec lui un jour, je dis "Mais ça te dérange pas toi que que que tu payes 25 33 % d' sur tes sociétés puis que tu as des mecs tout en haut là-haut, il payent pas ton taux d'imposition ?" Et vous savez ce qu'il m'a répondu ? Il m'a un répondu, "Ouais, mais bon, vu que je suis plus proche de devenir comme eux que devenir comme en bas, je vais pas je vais pas taper dans mon camp et et c'est vrai que c'est ça rejoint un peu ce que vous disiez. C'est c'est c'est souvent on a
des gens on a des gens alors que il est pas comme ça. Mais en fait c'est je pense c'est l'instinct euh c'est l'instinct de la c'est la société comment les gens ont évolué. La plupart des gens pensent comme ça. En tout cas, en tout cas, voilà ce que je sais, c'est que quand on est bah du côté du monde du travail, du monde ouvrier, c'est quand même quelque chose qu'on ressent profondément, que finalement toute sa vie, son sort, il est entre les mains d'un patron qui va décider qui peut décider et d'ailleurs il le fait, hein, peut décider du jour au lendemain, bah de fermer sa boîte, euh de te licencier, hein, parce que parce que voilà, remplacé par Lia ou je sais pas quoi. Et en réalité voilà, il peut complètement
changer et même faire s'écrouler ta vie en fait. Et ça c'est c'est du quotidien là en ce moment quand même il y a les de dernières usines d'assemblage automobile de la région parisienne qui sont en train de fermer Flin l'usine de Flin Renault Flin et l'usine de Stellantis à Poissie. Et c'est dans le même coin et ça veut dire des plusieurs milliers de travailleurs d'intérim qui vont plus avoir de gagne pain dans le coin. Ils vont faire quoi ? Hm hm. Ils vont rejoindre J'ai connu ça dans mon village moi. Voilà. Et il va se passer quoi après ? Alors les gens ils vont déménager, ils vont ils vont migrer comme le font déjà des des centaines de millions de femmes et d'hommes sur cette planète.
Moi, je crois qu'on est dans ce système. Il faut bien se dire qu'on est tous des migrants en puissance en fait. H parce que voilà, quand on est travailleur et ben on va là où on trouve de quoi gagner sa vie. Voilà, ça ça fait partie aussi de de de ce que je pense et de pourquoi d'ailleurs nous lutte ouvrière nous sommes foncièrement internationalistes et pour euh qu'il y ait plus de frontière. Donc vous êtes au niveau de l'UE, vous êtes totalement d'accord avec le processus de l'Union européenne ? Ah bah c'est-à-dire non non mais ce que je veux dire qui a un grand un plus grand ensemble par rapport à que qu'on soit plus seulement les frontières de France mais un plus grand ensemble. C'est ça
c'est ça. Oui. C'est ça. Est-ce que vous êtes vous vous vous vous êtes plus pro Union européenne que pro Frexit quoi ? Non, moi je suis pas Union européenne, je suis pour faire sauter les frontières. Donc quand il y a une frontière qui saute, je vais pas pleurer, je vais pas sortir mon mouchoir. Mais ce que je vois c'est qu'aujourd'hui l'Union européenne, c'est devenu une forteresse contre les peuples bah d'Afrique, du Moyen-Orient qui voudrait qui qui qui voudrai pouvoir venir et ça moi je l'accepte pas. Voilà, ça c'est quelque chose, ça fait partie de des choses qui me révoltent. Voilà. Mais après non, moi je suis moi je pense que de toute façon l'avenir de l'humanité c'est d'aller de l'avant. Et aller de l'avant c'est quoi ? Bah c'est c'est
qu'on c'est qu'on circule. On a les moyens de circuler, on a des moyens pour communiquer. On est de plus en plus proche, on est de plus en plus voilà. Donc de toute façon, l'avenir de l'humanité, c'est en effet que qu'elle continue euh ce mélange euh qui qui existe depuis que que l'humanité existe en fait, hein. Voilà, tout simplement. Et ceux qui croient pouvoir mettre des frontières et pouvoir arrêter ça, moi je je pense qu'il se vraiment ils se mettent le doigt dans l'œil. D'accord. Euh alors pour moi, c'est pas une mauvaise chose. C'est une bonne chose parce que justement bah oui, parce que je crois qu'on on s'enrichit des différence. On
s'enrichit des différences. Voilà. Et euh et c'est donc et le et le monde du travail de toute façon, il avancera quand il touchera vraiment du doigt sa puissance. et sa puissance, c'est le fait d'exister dans absolument tous les pays. Dans tous les pays du monde, il y a des ouvriers, il y a des employés, il y a des travailleurs comme vous, comme moi qui partageons les mêmes aspirations et cetera, qui ont les mêmes combats à mener. Et quand on réalisera qu'on forme un même camp, bah je peux vous dire et qu'on prendra la direction des luttes collectives, je peux vous dire qu'on sera une force irrésistible pour changer le monde en fait. Hm hm. Par contre, vous m'avez pas répondu. On est allé loin dans la discussion là. Ouais, on est allé un peu loin dans la
discussion. Vous avez dit votre première proposition que vous ferez si vous étiez élu, c'est je précise si demain Macron on démissionne hein. Et euh et quelles seraient les deux autres du coup euh mesure ou Oui. Alors la la première d'abord, je voudrais convaincre sur l'objectif de la première parce que justement par rapport à la gauche, par rapport à LFI ou par rapport qui explique que c'est juste un problème d'inégalité qu'il faut corriger avec plus de justice sociale. Nous nous pensons que le problème il va au-delà. Enfin, le problème c'est le pouvoir que la bourgeoisie elle a sur euh le monde du travail et sur toute la société en fait. Et euh et et nous nous disons que le le but le but ultime que le euh que
les travailleurs doivent avoir et bien c'est de prendre entre leurs mains les entreprises, d'exproprier la grande bourgeoisie, de faire en sorte que ce qui a été créé de façon collective, c'est multinational, c'est le fruit du travail de génération et de génération d'exploités. Ça devrait être des biens communs depuis fort longtemps et on devrait pouvoir les planifier, les organiser, faire qu'on produise pour répondre aux besoins de tous. Donc voilà, ça pour nous c'est la perspective communiste, c'est la perspective internationaliste que nous défondons. Et euh vous êtes euh c'est dites-moi si je me trompe hein, mais lo c'est vous êtes trosquiste un peu. On est trquist, c'est ça. Voilà. C'est ça parce qu'on pense que effectivement le stalinisme c'était un
dévoiement des perspectives communistes et que finalement il a participé à l'enterrement de de de de la vague révolutionnaire, enfin la des possibilités de transformation qui avaient été portée par la révolution russe. Donc ça a été une dictature sanguinaire que que le courant trotskiste a combattu euh a combattu et et nous on reprend ce drapeau-là euh ce celui du trotskisme. Bon, donc pour nous c'est en réalité notre combat politique, notre combat politique c'est pas celui de la gauche d'un peu plus de de justice fiscale, d'un peu moins d'inégalité, d'un peu plus de de redistribution. Pour nous, le combat c'est que il y ait plus d'exploitation de l'homme par l'homme.
C'est que les grands moyens de production ils soient collectivisés et que ensemble on décide de ce qu'on en fait et que enfin on fasse en sorte qu'il répondent d'abord aux besoins de tous les êtres humains de cette planète parce qu'on en a la possibilité parce que parce que aujourd'hui on a toutes les richesses, on a toutes les connaissances, on a toutes les possibilités techniques de le faire. Moi, j'ai j'ai dit dans mon dans mon meeting he de lancement de la campagne parisienne que la fin dans le monde, mais la fin dans le monde c'est un assassinat de masse de la classe capitaliste parce qu'en fait il y a de quoi nourrir plus de pour pour plus de 10 milliards d'êtres
humains. Pourquoi la classe capitaliste qui dirige ne le fait-elle pas ? parce que il y a que ses profits qui comptent parce qu'elle se moque littéralement de répondre aux besoins humains. C'est pas son problème. Son problème c'est d'accumuler, c'est que son capital de départ il soit multiplié par deux, par 3, par 4. Voilà. et et donc oui euh euh nous nous nos aspirations, notre ambition, notre perspective, c'est que véritablement on prenne en main euh cet appareil productif, le pouvoir politique, que les travailleurs collectivement le prennent normal puis qu'on le réorganise, qu'on planifie, qu'on organise rationnellement les moyens de production, qu'on produise ni trop peu, ni trop moins ni ni trop.
Voilà, qu'on et qu'on fasse attention à cette planète parce que là on est en train de la rendre juste invivable en fait pour les prochaines générations, la planète avec le réchauffement climatique. Donc nous nous disons que que il faut viser le renversement du capitalisme et c'est ça qui nous distingue fondamentalement de la gauche. Je tenais quand même à le dire parce que là on discute élection mais c'est vrai parce que beaucoup de gens vous se demandent pourquoi vous rejoignez pas Jean-Luc Mélenchon parce que forcément vous avez c'est des discours qui sont sensiblement mais il y a il y a un profond comme vous dites il y a un profond des il y a il y a il y a un profond il y a quelque chose qui c'est pas pareil sur le front bah on a on a bien sûr qu'on partage une
même sensibilité et sans doute une même révolte par rapport à un tas de choses mais nous nous pensons à la différence de Mélenchon et de la gauche que si on n'exproprie pas la classe capitaliste, si on renverse pas le capitalisme, si on n'en finit pas avec le marché, la loi de l'offre et de la demande, le la concurrence, cette guerre économique hein complètement aveugle, et bien on aura droit aux guerres parce que ça va de les guerres, on aura droit au réchauffement climatique, on aura droit à ces inégalités parce que de toute façon l'exploitation c'est Ça c'est la fabrique des inégalités. Euh les riches prospèrent en euh en approfondissant la
misère à l'autre pôle en fait de la société. Donc si on veut vraiment s'élever contre ces fléaux qui sont en effet une une survivance barbare du passé euh et bien il faut viser euh le renversement du capitalisme, l'expropriation des moyens de production et la prise du pouvoir par les travailleurs eux-mêmes, c'est-à-dire par nous tous en fait la fin des classes sociales. Donc ça c'est notre perspective. Alors après, il y a ses perspectives communistes, révolutionnaires internationalistes. Et puis après bah il y a comment comment on y vient ? Bah nous ce qu'on pense c'est qu'on y viendra au travers des luttes collectives comme au travers des révoltes et en faisant en sorte que les
travailleurs quand ils ont effectivement la possibilité de faire reculer et le gouvern gouvernement et la bourgeoisie et bien qu'il avance qu'il avance sur ce chemin de de prise de de contrôle de la société. Voilà, c'est pour ça que moi j'en reviens à cette histoire de contrôle ouvrier sur les comptes des entreprises. Cette cette nécessité que les travailleurs ils puissent tout dire de ce qu'il voit, comment on fabrique les richesses, où passe l'argent et cetera et et euh et qui se sentent légitimes dans le fait de dire "Ah bah nous on veut que la société elle soit elle soit organisée tout autrement en fait." Voilà. Donc euh voilà, je voulais quand
même resituer parce que ça moi ce qui ce qui ce qui va me distinguer par rapport aux autres candidats, c'est même pas tellement les mesures que je vais mettre en avant, mais euh c'est euh euh l'appel que je vais faire aux travailleuses et aux travailleurs euh qu'il réalise, qui constituent une force sociale dans cette société, qu'ils ne sont pas euh qui ne sont pas voués à obéir, à être écrabouillés, à être humiliés, à être méprisé. Ils ont une force une force dans cette société parce que leur force bah c'est de faire tourner tout simplement la société et c'est de On l'a bien vu pendant le Covid. C'est
ce que vous dites ce que vous dites, c'est vrai parce qu'on l'a bien vu pendant le Covid. On a vu que que quand même le pays tournait majoritairement grâce grâce aux salariés grâce aux salariés et aux ouvriers. Et ça a été vraiment une leçon de chose. En tout cas pour nous politiquement, ça nous a aidé à faire comprendre et compris à nos camarades de travail que on savait faire le boulot. En fait, on sait faire le boulot, hein. Alors, de toute façon, les actionnaires, on les voit jamais. Les actionnaires, les vrais propriétaires, les vrais maîtres. Les vrais maîtres, hein, ceux qui disent que sans eux, rien ne se ferait. On les voit jamais. Euh ceux qui ont placé leur pognon dans telle ou telle entreprise, est-ce qu'ils savent même où ils l'ont placé leur argent ? J'en doute. J'en
doute en fait. Et ils savent sûrement pas comment se déroule le processus de production et ils savent sûrement pas tous les secrets de fabrication. Ça, ce sont les travailleurs euh à tous les niveaux qui qui connaissent tout ça et qui maîtrisent tout ça. Et nous nous savons que ces actionnaires, ils sont complètement inutiles sur le le plan de la fabrication, sur sur le plan de de la production de richesse. Ils sont inutiles, ils ne servent à rien. Voilà. Et que les ceux qui sont utiles, ceux qui sont indispensables, c'est le monde du travail. Alors, on est dans cette situation complètement aberrante où finalement les inutiles et les parasites décident de tout et ceux qui sont les plus utile et indispensable décident de
rien. Et dire que c'est au travailleur de diriger et pas la classe capitaliste, et bien ça veut juste dire pour moi restaurer la vraie démocratie en fait. Euh que que je je Qu'est-ce que vous pensez du coup euh de de bah de cette campagne de votre candidature ? Vous l'avez annoncé là, il eu votre meeting il y a pas très longtemps he je crois. Euh et qu'est-ce que vous pensez aussi bah de vos passages dans les médias ? on voit que vous êtes passé pas beaucoup alors que comme je l'ai dit en intro hein, vous êtes quand même l'une des des rares qui qui a eu qui a quand même rassemblé des parrainages trois fois de suite. Donc bon, normalement vous devriez
arriver une 4rième fois. Euh je veux dire, pourquoi vous passez pas plus dans les médias ? Est-ce que vous sentez ben que votre discours plaît pas forcément parce que c'est des c'est des médias qui sont détenus par des milliardaires et et forcément ce que vous dites ça va pas dans leur intérêt. Euh donc est-ce que comment ça se passe ce début de campagne ? Oui, ce début de campagne c'est comme toutes les autres campagnes, hein. C'est-à-dire que bah je suis invisibilisé comme mais comme d'autres hein. À l'extrême gauche, il y aura peut-être d'autres candidats et c'est exactement pareil. En fait, il faut savoir quand même que euh dans cette campagne euh il y a une stricte égalité du temps de parole uniquement
les 15 derniers jours. Uniquement les 15 derniers jours. Voilà, 5 semaines, c'est donc en fait euh la campagne, elle est déjà jouée les 15 les 15 derniers jours. Voilà, là il y a une égalité stricte du temps de parole. Et puis euh c'est 5 semaines avant l'élection, il y a ce qu'on appelle l'équité du temps de parole. Alors l'équité du temps de parole, c'est voyez euh c'est c'est à leur sauce, mais il faut un peu apparaître, il faut un peu qu'il mettent un peu de Nathalie quand même dans leur truc. Alors ça peut être à minuit, ça peut être le dimanche, après-midi, ça peut être voilà mais il faut quand même que j'apparaisse, voilà, que je fasse un petit coucou. Mais en tout cas, pendant les mois et les mois avant, effectivement, je n'ai jamais jamais la
possibilité de m'adresser à en longueur d'expliquer en longueur euh bah les perspectives politiques de lutte ouvrière. Voilà pourquoi moi je parle du camp des travailleurs. Euh pourquoi je pense que effectivement il y a jamais rien eu de plus utile pour le monde du travail que de se battre, que de se révolter, que de euh de de voilà de de bah de mener la lutte de classe. J'ai j'ai jamais cette possibilité là. Moi des interviews de de 1 heure, bah là merci, vous me donnez la possibilité d'en faire. Voilà. Mais c'est c'est extraordinaire pour moi. Vous êtes la bienvenue et c'est un plaisir de faire cette émission avec vous. Et je voyait qu'en plus en fond,
on a un super livre qui de Paul Antoine Martin que j'ai reçu avec qui j'ai déjà fait des émissions et je trouve que le titre de son livre et la photo va très bien avec le sujet dont on parle ce soir, le temps des pervers et voilà, c'est donc c'est c'est c'est pas mal, je trouve. C'est pas mal dans le thème. J'ai c'est pas fait extrême pervers. Après, je sais pas si ce qu'on met dans dans pervers. Moi ce que ce que je pense c'est qu'il y a une logique dans ce système capitaliste, c'est la logique d'accumulation. Et cette logique d'accumulation aveugle et illimitée, oui, elle pervertit tout. Elle pervertit tout quelque part. Elle elle faose tout. Enfin, elle fausse tout. En tout cas euh
euh elle elle euh encore une fois, on a un système économique qui n'est pas fait pour répondre aux besoins des femmes et des hommes qui pourtant le portent, qui le font tourner. C'est quand même voilà, c'est ça le capitalisme en fait. Hm hm. Ouais. Mais euh mais du coup euh pour au niveau de la campagne et de comment vous comment vous voyez les les autres partis politiques ? Qu'est-ce que vous pensez de ben de cette primaire qui a OPS ? Qu'est-ce que vous pensez ? Ben du des sondages qui donnent largement le RN en tête. Euh qu'est-ce que vous pensez aussi de de Mélenchon qui qui qui est quand même plutôt bien placé d'après les sondages pour arriver au second tour face à Marine Le Pen ? Qu'est-ce que
vous pensez de cette situation politique au niveau des autres partis ? Bah d'abord euh bon, je répondrai peut-être à à votre question, mais euh j'ai surtout envie de d'expliquer que moi, l'inverse de tous les autres candidats, je ne pense pas que ce soit l'élection présidentielle qui soit le moment le plus important euh de la vie politique. Voilà, ça ça me distingue déjà, ça me distingue déjà pas mal. beaucoup même du système politico-médiatique dans son ensemble pour le voilà tout le monde nous explique voilà présidentiel ça va être le moment où tout peut changer où finalement voilà on peut changer le cours de l'histoire mais
c'est pas vrai c'est pas vrai vous pouvez me citer une seule élection qui a changé le cours de l'histoire il y en a pas une seule ce qui a changé le cours de l'histoire ça a été les révoltes ça a été les mobilisations de masse les grèvres ça a été l'éruption des opprimés et des révoltés sur la scène politique. C'est ça qui a changé le cours de l'histoire. Et moi, j'ai envie de dire que il faut changer le cours de l'histoire parce que en fait la société telle qu'elle est dans le cadre capitaliste qu'on considère comme intangible, enfin qu'on considère que les autres considèrent comme intangible, ce cadre capitaliste dans lequel tous les autres candidats se placent, y compris la
gauche, y compris Mélenchon, il se place dans ce cadre de l'ordre capitaliste. Et bien dans ce cadre-là, on ne peut aller que vers la guerre. On ne peut aller que vers la destruction de la planète uniquement. C'est on peut aller que vers encore plus de sous-développement, encore plus d'inégalité, de barbarie dans toutes ces régions qui s'enfoncent dans la misère. C'est ça. C'est c'est l'évolution, je dirais normale d'un capitalisme qui est en crise depuis déjà des décennies. C'est-à-dire qu'il a atteint ses limites. Vous savez, le capitalisme, il a eu un début. Ah, il a eu un début. Il a eu une jeunesse. Une
jeunesse hein euh où évidemment ben il était euh comment dire euh il il pouvait courir, il pouvait il pouvait renverser des obstacles, euh faire un tas de choses, des progrès et cetera, hein. Oui, le capitalisme, il a développé beaucoup les les les moyens de production et il a donné la possibilité même à l'humanité de plus être confronté. bah à la famine, à un tas de maladies, hein. Ça a été un progrès par rapport à à la société du Moyen-Âge et au mode de production du Moyen-Âge. Mais ce capitalisme, il n'a pu se développer que en semant aussi euh ben euh la destruction, la dévastation parce que ce capitalisme, il
s'est développé, comme disait Marc, dans le sang et dans la boue de l'esclavage, des conquêtes coloniales, ensuite de l'impérialisme. Mais il se développait, il se développaient, il se développait, il ouvrait des marchés, il trouvait des des consommateurs et cetera jusqu'à ce qu'il atteigne une limite, jusqu'à ce qu'il ait colonisé justement toute la terre, hein. Et et on est nous dans les limites là du capitalisme. Le capitalisme, il a atteint l'âge de la vieillesse. Il est sclérosé, il a de l'arthrose, voyez. Voilà. Et euh et ça pète de tous les côtés en fait. On en est là, vous voyez, on en est dans c'est un capitalisme vieillissant en fait. Alors, les fortunes, elles continuent de se faire mais elle continue de se faire avec un avec un gâchi innommable en en en
faisant basculer une partie de la planète encore plus dans la barbarie et on est au 21e siècle. Là, il y a un nouveau génocide quand même en Palestine. Donc euh voilà, le capitalisme euh dans dans dans son âge là, dans son stade euh suprême, hein, l'impérialisme et et dans cette période de crise, et bien il y a une logique de euh bah une logique destructrice en fait, destructrice de l'homme et de la nature et tous ceux hein. Alors extrême droite droite. Et là de ce point de vue, je les mets dans un dans dans un dans un dans le même sac. En fait, tous ceux qui veulent nous faire croire qu'ils vont gérer cet ordre social he d'une meilleure façon et bien
il nous trompe en fait. Il nous trompe. Ce système il est aveugle et vous savez on peut avoir n'importe qui à à l'Élysée. Vous croyez que le PDG total ça va l'empêcher d'aller forer partout où il pourra dans le monde, de trouver de nouveaux puits et puis accumuler encore plus de milliards ? il est pas marié à la France, il fait ce qu'il veut, hein. Euh et puis c'est pareil de absolument de tous les capitalistes, hein. Et puis de toute façon, en fait, ils imposeront leur loi à tout prochain président de la République. C'est ça qu'ils feront. Les Arnaud, les Bolorés, les Musques et cetera, ils imposeront leur loi comme Arcormital. Alors, c'est l'orbital. Il y a eu une un moment où Hollande avec
Montbourg voulait taper du point sur la table pour qu'il ferme pas Florenge. Bah, Arcor Mital, il est il a déboulé dans le bureau du euh euh je sais pas, je crois c'est à Matignon ou à l'Élysée et puis il a dit "Oh, vous vous calmez hein, moi je je j'emploie 20000 personnes ici, je fais travailler 40000 personnes. Vous allez pas m'emmerder hein." Il y a après il était plus question d'imposer quoi que ce soit. Alors c'est l'orbital tout le monde lui serait les pompes et cetera. Voilà mais c'est ça qui va se passer en fait. Donc voilà. Donc moi je je c'est pas seulement que que je suis sur les chiquers politiques un peu plus c un peu plus ça. C'est que je pense que Ah c'est pas ma question hein. C'est
c'est je vous ai demandé juste un un avis un avis sur sur ces parties hein. Je je me doutais que vous étiez pas. Du coup, un avis, c'est qu'en fait il il concourent tous au même poste, le poste de majord d'homme de la classe capitaliste. Voilà, pour euh pour faire le service le service des capitalistes, tous. Alors, il y en a qui l'assument complètement, qui le revendiquent, la droite, l'extrême droite. Enfin, l'extrême droite, il cache un peu leur jeu, mais mais quelque part, bon, quand même, ils expliquent que ils sont très attachés au capitalisme, il y a pas de problème. Donc, il y en a qui le revendiquent, il y en a qui le cachent un peu. Voilà, c'est sûr que Mélenchon va pas se présenter. Voilà, je je vais
me mettre au service de Dasso, de de Bernard Arnaud et cetera. Mais c'est quand même ce qui va ce qui ce qu'il fera une fois qu'il sera à l'Élysée s'il arrive à passer par son trou de souris. Voilà. Donc voilà, moi le regard que je porte, c'est que finalement il ils aspirent tous au même poste mais moi c'est j'aspire absolument pas à être le majord d'homme de la classe capitaliste. Moi je pense que ce système il faut le renverser. Voilà. Donc moi, je ne dirai jamais que j'ai une politique pour faire mieux tourner ce système et surtout pour que ce système respecte davantage les travailleur ou la planète parce que ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Ce système, il a il y a il y a au-delà de la démocratie et du jeu du
vote, finalement, on vote pour des pour des sous-fifres, on vote pour des serviteurs. Il a il y a il y a des lois qui s'imposent dans ce système capitaliste. C'est la loi du profit, c'est la loi du fric. Voilà. Et cette loi, elle est très simple hein. C'est je fais mon fric et après moi le déluge. Voilà. Et moi, je trouve qu'on est en plein dedans. Hm hm. regardz y compris parce que j'ai pas parlé de la catastrophe financière et vers laquelle du macronisme après mais on y va dans la catastrophe financière en ce moment. Il y a non seulement la crise de la dette mais il y a pas que ça. Il y a aussi cette spéculation effrainée autour de l'intelligence artificielle
et et ça il y a il y a une bulle bulle spéculative. Il y a plein d'experts qui nous expliquent que tout ça ça va nous péter dans la figure. Donc et le capitalisme c'est ça aussi. On leur laisse les mains libres à ces gens-là. On leur laisse les mains libres de faire ce qu'ils veulent de leur Ils sont même dépassés pour le coup sur le sujet de Lia, ils sont même dépassés par leur outil he parce qu'on voit que qui ralentissent leur modèle que qui que de tr jours ils sont tous pris la parole pour dire que donc on voit bien queas ils avancent même trop vite en fait par rapport à leur à leur idée de départ je pense. Ouais, ben voilà, c'est eux-mêmes, je sais pas s'ils le croient, je sais pas, je sais pas ce qu'il y a de comment dire
de calcul dans tout ça, hein, dans ce genre de dans toutes ces déclarations. Mais allez, prenons-les euh hein au mot, hein. Disons que euh ils sont euh disons que ils ne mentent pas, hein. Ils disent eux-mêmes qu'ils sont des apprentis sorciers. Hm hm. Ils disent eux-mêmes qu'ils sont des apprentis sorciers. Ils disent eux-mêmes qu'ils vont, ils sont en train de faire un truc qui maîtrisent pas et qui peut-être peut se retourner contre l'humanité tout entière dans quelques années. Bon et on les laisse faire. Et on les laisse faire. H et on leur dit "Bah écoutez, on continue de faire confiance, faites pour le mieux hein, essayez quand même de pas faire péter la planète s'il vous plaît." Non mais c'est ça qu'on leur dit. Mais moi je trouve ça grave. Hm hm.
Eux-mêmes expliquent qu'ils contrôlent plus le truc. Ben moi, j'ai envie de leur dire "Oh, stop. vous nous laissez faire. Voilà. H concernant du coup le bilan du macronisme, qu'est-ce que vous retiendrez d'Emmanuel Matron ? J'ai posé la même question au premier invité de ce format. Vous êtes la deuxième invité. Euh le premier invité euh m'avait dit traître euh qui était François Séino. Euh donc pour vous, quel quelle est la meilleure définition de de Macron ? Et qu'est-ce que vous retiendrez pour pour dire que le bilan du Macronisme ? Moi je je suis pas du tout d'accord avec ça. Traître à à la cause de qui ? Macron
à cause de la nation. À la cause d'une de la nation. Mais mais la nation ça n'existe pas. la nation. Hm hm. C'est c'est justement euh c'est aussi la grande du prix. On veut nous faire croire qu'on est une nation, voilà, que vous moi, on a les mêmes intérêts que Bernard Arnaud, que Bétancour, que Mulier, que euh Peugeot, euh que que toute cette bourgeoisie richissime, hein, euh que on est bras dessus, bras-dessous, hein, et ensemble hein, vers Non, mais ça n'existe pas la nation. Hm hm. Il trahit quoi ? Il a rien trahi du tout. Macron, il a été choisi, c'était quand même l'homme politique de la bourgeoisie. Bah, il a gouverné pour
la bourgeoisie. Voilà. Point barre. Point barre. Donc bourgeoisie, vous retiendrez-vous ? Bah, mais bien sûr. Mais président des bourgeois du coup. Bah de la grande bourgeoisie. Ouais, bien sûr. Des financiers. La grande bourgeie, des financiers, il a beaucoup fait pour eux. Euh alors, ils sont pas très contents parce que en plus, il s'est planté politiquement avec la dissolution, ça l'a affaibli et il a pas pu aller jusqu'au bout de tout ce qu'il voulait faire, de tous les coups qu'il voulait dans la figure euh du monde du travail avec la retraite et puis avec d'autres choses, hein. Ça l'a affaibli politiquement pour faire le sale boulot. Mais euh sinon quand même la bourgeoisie, bon euh elle serait quand même un peu gonflée de lui en vouloir beaucoup hein, parce qu'il a
quand même beaucoupé pour elle. Donc non, il a toujours été très fidèle à son camp. Euh moi j'ai pas traité voilà, c'est c'est un ennemi, c'est un représentant politique de la bourgeoisie. Il a jamais été dans mon camp. Je veux pas dire qu'il est trahi, voyez. H voilà, c'est Est-ce que vous avez senti ça ? Parce que vous pour le coup, vous avez débattu déjà avec cette personne en 2017. Est-ce que vous pensiez qu'il allait autant détruire notre pays ? Alors attention parce que bon, il faut quand même aussi euh rendre à César ce qui appartient à César, hein. Hm hm. Euh ce qui a détruit alors pas le pays d'ailleurs parce que c'est pareil, vous vous raisonnez le pays mais
franchement euh non mais oui, il y a deux fois plus de euh euh non les les grandes fortunes hein, les 500 plus grandes fortunes ont vu leur leur fortune multipliée par 2 en 10 ans. Il y a euh je sais pas combien de C'est ma phase droite ça Nathalie. C'est ma phase droite ça. Voilà, il y a il y a plus de millionnaires, il y a plus de milliardaires. Donc euh on peut pas dire que la que que voilà, ça veut rien dire. La nation a reculé, ils se sont enrichis. Il y a une fraction, une la classe capitaliste, c'est enrichie. C'est tout, c'est c'est le reste de la population qui a en France comme à l'échelle du monde, il y a il y a des
classes sociales, il y en a deux en fait. de voilà la grande bourgeoisie qui euh prospère parce que c'est capitaux travail pour elle hein euh qui euh euh possède tellement d'argent hein que cet argent et ben effectivement il attire l'argent et euh au travers l'exploitation et puis il y a il y a ceux qui ont que leur force de travail manuelle intellectuelle pour vivre voilà le monde du travail il y a deux classes sociales et autant le monde du travail a reculé autant la grande bourgeoisie elle s'est enrichie voilà donc je ne peux pas je suis pas d'accord D'accord. Pour présenter les choses, la nation s'est effondrée. Pas du tout du tout du tout. Les financiers mais ils sont super contents. Le marché de l'immobilier pourquoi il a grimpé ? Mais parce qu'ils ont des millions et des millions à
mettre dans la pierre. Donc voilà. Donc il a fait la politique pour eux. Et moi ce que je pense c'est que si on a beaucoup reculé, c'est parce qu'il y compris cette classe capitaliste dont Macron est le représentant politique et je dirais un peu le paratonaire. Et bien, elle a continué sa lutte de classe féroce contre les travailleurs, contre ceux qu'elle mettait au chômage, contre la jeunesse, contre les retraités et cetera, en reprenant euh énormément de droits en fait au monde ouvrier. Voilà, c'est mais mais ça a été autant une politique de la bourgeoisie que que de Macron. Ils sont
ils sont ils sont autant et et même plus en fait. Moi je je attention parce que euh tous ces licenciements là en rafale aujourd'hui avec la crise pétrolière, on dit "Ah ouais mais il y a plus de raffinerie en France. Nous avons fermé les raffineries." Ah bon ? Mais moi j'ai pas j'ai fermé aucune raffinerie moi perso. Je sais pas vous mais moi j'en ai pas fermé. Et quand les raffineries ont fermé, est-ce qu'on nous a demandé notre avis à nous ? Qui a décidé de ça ? Et c'est même pas Macron qui a décidé en fait. C'est total. total qui a décidé en fonction de ces calculs de rentabilité. Voilà. Donc euh c'est il faut pas croire hein, mais dans nos notre niveau de vie et dans dans la situation actuelle, c'est les choix et la politique de la bourgeoisie d'abord et
avant tout. C'est euh c'est son bilan à elle et c'est pas seulement le bilan de Macron. En fait, Macron c'est un petit joueur par rapport à ça, par rapport au dégâts que la classe capitaliste elle a pu faire. Et dans les commentaires, c'est très varié. Comment c'est très varié. Il y a de tout hein. Il y a il y a des gens qui seront pas du tout pour votre projet politique. Il y a des gens qui sont plutôt favorables pour le coup et il y en a plus que ce que je le pensais. Vous voyez, c'est c'est pas mal. Euh mais bon voilà, il y a est-ce qu'il il y a des gens qui disent par exemple, ça c'est revenu un peu euh est-ce que vous avez
déjà vu du communisme marcher quelque part ? Je suppose que vous avez déjà entendu ce genre de phrase. Euh donc voilà, ben je vous laisse répondre. Alors moi surtout j'ai quand même déjà envie de dire que je n'ai je n'ai vu nulle part le capitalisme marcher pour les exploiter nulle part. Et pourtant le capitalisme il s'est étendu à toute la planète. Il a eu plus de 200 ans pour faire ses preuves. Il a eu tout. Il a eu accès à tout. Absolument à tout. Le capitalisme. Donc le capitalisme, on peut en faire le bilan. Et le bilan même dans un pays comme la France, 7e puissance mondiale, nous
dit-on. C'est quoi ? Au moment où on se parle là, il y a peut-être des enf il y a des dizaines de milliers de femmes d'hommes qui cherchent un endroit où dormir dehors ou sous un pont derrière un buisson. Aujourd'hui là, aujourd'hui h ça marche. On a des maintenant des travailleurs, je pense. On est quel jour aujourd'hui ? On est mardi. On est mardi. Bah, il y a peut-être des ouvriers, des jeunes qui dorment dans leur voiture sur le parking de de l'usine parce qu'ils veulent pas faire 40 km, 50 km et
revenir le lendemain parce qu'ils veulent économiser 10 balles, 15 balles. Voilà, c'est ça. Aujourd'hui, on a des femmes et des hommes qui ont bossé toute leur vie, qui sont à la retraite, qui doivent encore trouver des heures de boulot. Ça marche. Ce système, il marche alors que au moment où on est en train de discuter là, il y a peut-être des bourgeois qui en sont en train de claquer 5000 5000 € dans un dans un resto. Ça marche ça ? C'est ça la société qu'on veut. Donc moi, le capitalisme, si vous voulez, il y a pas photo. Après, on me dit et ben le communisme, bah le communisme, il y a eu une tentative où les travailleurs vraiment ils ont été en situation de prendre le pouvoir et de construire autre chose. Ça a été en Russie. une seule une seule parce que là
il y a eu vraiment une révolution ouvrière avec un un état nouveau du du d'une d'une sorte que euh qu'on avait jamais vu nulle part avec des ouvriers des ouvrières qui géraient les entreprises, la politique, qui prenaient les décisions au quotidien et cetera. C'était en Russie. Bon, alors cette expérience révolutionnaire, elle a donné naissance à un état qui ensuite a été confisqué finalement par une par une dictature, une dictature stalinienne et bien sûr politiquement et ça a été une catastrophe. Mais en même temps, bah cette expérience, elle a montré quand même que la la façon d'organiser l'économie, elle avait quand même
beaucoup d'avantage parce que justement les choses étaient planifiées. On essayait de raisonner en fonction des besoins quand même euh des euh bah des habitants en fonction des besoins des villes. Et malgré tout, bah ce pays, la Russie qui était quand même sous-développé par plein d'aspects, qui avaient été en plus extrêmement affaibli par la Première Guerre mondiale, bah quelque part économiquement, il a réussi à se développer. Alors tout ça dans le cadre d'une dictature, infemme qu'il fallait combattre et que le courant trotskiste a combattu. Et c'est pour ça que nous nous revendiquons nous du trotskisme. C'était parce que nous pensions que en effet he cette expérience ouvrière, ce pouvoir ouvrier,
il fallait absolument qu' et bien qui sorte vainqueur de cette lutte contre contre la dictature et qui puisse continuer de trouver des alliés dans les autres pays et impulser d'autres révolutions et cetera. C'était ça la perspective. Alors voilà, on peut dire que le communisme n'a jamais marché, que c'était une horreur et cetera, mais moi quand je fais la comparaison entre la le capitalisme partout dans le monde sur 200 ans et cette expérience en Russie d'un état ouvrier et paysan dirigé démocratiquement par les opprimés, bah pour moi, il y a pas photo en fait. Les possibilités et les perspectives d'une autre société, c'est du côté des perspectives communistes. Hm
hm. Donc voilà la réponse de Nathalie. Un peu longue, un peu longue mais bon. Non, pas de souci, pas de souci. Et donc ben Nathalie, je vais vous laisser le le mot de la fin. Vous avez Ah, on est déjà à la fin et on a déjà passé 1 heure. Waouh ! OK. Vous avez pas l'habitude de ça, hein ? Non, ça ça bouleverse au début. Donc, je vous laisse le mot de la fin. Vous avez 2 minutes pour euh pour nous dire pourquoi ben il faut vous soutenir et pourquoi il faut voter pour vous à la prochaine élection présidentielle. Et bien d'abord, enfin c'est en prolongement aussi de ce que je disais, c'est qu'en fait même dans le capitalisme en fait il y a beaucoup de euh on voit que la société, elle est quand même de
plus en plus collective, même c'est multinational. Regardez comment c'est une forme d'organisation collective à l'échelle même du monde entier. Euh parce que euh finalement c'est des des des structures, des entreprises où on fait travailler des dizaines et parfois même des centaines de milliers de femmes et d'hommes ensemble qui parlent des langues différentes, qui sont au quatre coins du monde et cetera. Bon et et ça pour moi bah c'est c'est la preuve que que il y a des tendances communistes. Forcément on y vient, on y vient parce que c'est ça aussi l'humanité elle elle est une et indivisible en fait et et les forces productives sont tellement immenses que l'idée de mettre de de faire ça ensemble de faire ça en commun quand vous pensez
qu'il y a une usine deux usines de puce électronique qui approvisionnent le monde entier. Bah regardez donc en fait on on a à la fois cette poussée là collective où on fait les choses et il faut les faire le le plus collectivement possible à grande échelle et en même temps on a cette poignée hein quelques milliers de grands capitalistes qui dirigent qui dominent et qui sont un obstacle hein qui qui se qui se considère comme les comme les rois en fait comme les rois les les les seigneurs des temps modernes voilà qui les musqu les t tous ces tous ces capitalistes voilà qui qui Voilà qui qui sont qui sont les euh qui qui constituent en fait une dictature sur
l'ensemble de de la planète. Donc voilà, moi je suis convaincu que on fera sauter ce verou tôt ou tard. Je suis convaincu qu'il y a tellement d'inégalités, tellement d'injustice, tellement de de de barbarie dans cette société qu'il y aura des révoltes. Des révoltes. Alors pas qu'en France hein, à l'échelle du monde et que ces révoltes et bien elles feront tâche d'huile et que tôt ou tard les les travailleuses et les travailleurs se rendront compte que les forces vives ce sont eux et que eux possèdent de l'ors. C'estàd la possibilité de de faire fonctionner la société et que leur aspiration c'est de la faire fonctionner au service de tous. Donc c'est de prendre les choses en main eux-mêmes. Voilà, moi je suis convaincu qu'on qu'on va qu'on va euh dans ce dans
cette direction-là et c'est pour ça que je ferai tout pour me battre pour qu'il y ait un parti communiste révolutionnaire internationaliste qui naisse, qui prépare ça, qui réfléchissent à ça, qui arme politiquement euh le plus de femmes et d'hommes et à l'échelle du monde parce que nous notre perspective, elle est bel et bien internationaliste en fait. De toute façon, pour moi, il y a pas photo hein. C'est on se sauvera si on change la société capitaliste à l'échelle du monde. On est tous désormais liés les uns aux autres. Tous, absolument tous. On peut imaginer personne vivre en autarsie. Absolument personne. C'est pour ça que le souverainisme, c'est une bêtise. C'est une utopie réactionnaire pour moi. Donc il faut aller l'avant. Euh la bourgeoisie, elle s'est beaucoup
battue. Elle a fait une révolution pour prendre les reines de la société. Bah maintenant c'est au monde du travail, c'est au camp des travailleurs de se battre et de prendre les reines de la société pour construire une autre société collective. Voilà, une société communiste. Ben merci beaucoup Nathalie Arto. Alors, je précise hein, bien sûr, je je ne souscris pas à tout ce que vous dites, mais euh ça permet au moins de de vous donner la parole parce que je pense que vous méritez d'avoir la parole comme euh comme beaucoup de monde et qu'on vous la donne pas assez dans les médias et que on voit bien que que que ce que vous dites ne plaît pas au médias de milliardair. Donc voilà et je trouvais cette émission importante et c'était important de vous
inviter pour ce format présidentiel 2027 le grand entretien. Donc merci beaucoup Nathalie, merci beaucoup pour l'invitation. Merci à tous ceux qui sont dans le chat, vous êtes presque 400 à toute plateforme confondue. Donc merci à tous ceux qui qui nous ont suivi et tous ceux qui nous ont rejoint en cours de live, ben n'hésitez pas à aller sur la chaîne YouTube pour revoir l'émission en replay. Merci à tous les amis et on se retrouve jeudi soir. Ciao ciao.
Nathalie Arthaud