Nicolas Dupont-Aignan invité de LCI (27 février 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse directe
Utile ce type de réunion ?
- 0:35OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous êtes totalement rassuré sur la volonté de transparence des autorités sur le coronavirus ?
- 2:27RelanceÉludée
Est-ce que vous n'êtes pas dans la situation du pyromane, celui qui met le feu et qui ensuite regrette l'incendie ?
- 3:13OuverteRéponse directe
Vous avez cité l'Italie en exemple, comme précaution prise dans les aéroports, et vous voyez la différence entre la propagation du virus en Italie et en France.
- 4:03FerméeRéponse directe
Donc vous ne demandez pas la fermeture des frontières.
- 4:10OuverteRéponse directe
Donc quand Marine Le Pen demande, elle, contrôle les mêmes fermetures, vous dites, elle a tort.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:37Invité politiqueFait
« Premier objectif dans cette crise, c'est limiter au maximum l'arrivée de personnes venant de zones contaminées. »
- 3:55Invité politiquePromesse
« J'avais proposé dès le 30 janvier un formulaire de traçabilité. »
- 4:45Invité politiqueFait
« Traçabilité, c'est-à-dire qu'on avait proposé un formulaire qui retrace, par exemple, tous les gens qui arrivent de Chine, retracer leurs 14 jours précédents pour savoir où ils ont été et où ils vont aller en France. »
- 5:02Invité politiqueFait
« Et deuxièmement, pour ceux qui viennent d'une zone à risque, test, et ils pouvaient rester 8 heures dans l'aéroport, 8 heures, il faut 8 heures pour avoir le résultat, en attendant. »
- 9:20Invité politiqueChiffre
« On a enlevé 800 millions, on a rajouté 300 millions, il reste moins 500. »
- 10:46Invité politiqueChiffre
« On a eu une augmentation moins importante de 800 millions. »
- 15:10Invité politiqueChiffre
« Le régime spécial des très hauts revenus, qui sort du régime général au-dessus de 10 000 euros, va coûter 4,7 milliards au régime général. »
- 16:54Invité politiqueFait
« Je crois que les Français ne veulent plus du duel Le Pen-Macron. »
- 17:32Invité politiqueFait
« Tous ceux qui défendent, en tout cas, l'idée que je me fais de la patrie, c'est-à-dire que ça irait du Rassemblement National, Marine Le Pen, Debout la France, et des Républicains... »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan67 %
- Présentateur22 %
- ?12 %
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–
Député de l'Essonne, bonjour Nicolas Dupont-Aignan, merci
d'être avec lui. – Bonjour,
Elisabeth Martichoux.
– Ce matin sur LCI, vous êtes chef ou patron de Debout la France, à ce titre vous serez tout à l'heure reçu, c'est à 11h30, par Edouard Philippe Amatignon. Utile ce type de réunion ?
– Oui, très utile,
très utile, je
pense, d'abord pour qu'il
y
ait une information unique, et puis j'espère qu'on pourra poser des questions et faire peut-être des propositions.
–
Vous avez semblé, parce que ça fait des semaines, depuis fin janvier que vous parlez du coronavirus en France, vous avez semblé à un moment douter de la parole des autorités et de leur souci de transparence. Est-ce que vous êtes totalement rassuré sur la volonté de transparence des autorités sur, pas l'épidémie, mais le coronavirus ?
– Sur la transparence, je n
'ai
pas douté. En revanche, dès le 26 janvier, parce que nous avons pas mal d'experts qui m'ont alerté dans notre parti sur l'importance de cette épidémie, j'ai en revanche, c'est vrai, et je maintiens, regretté un temps de, j'allais dire, de retard à l'allumage.
Et
j'ai fait des propositions, pas dans un esprit polémique, mais simplement de bon sens, dès le 26 janvier, dès le 30 janvier, très concrète.
Je
vais vous donner un exemple sur la commande des masques, parce que j'avais été alerté par du personnel hospitalier, des infirmières, des médecins, des ambulanciers, sur le fait qu'en fait, il n'y avait rien. Et je regrette, c'est le seul regret que j'ai, et je ne
veux
pas rentrer dans la polémique, parce que l'enjeu aujourd'hui, c'est d'être tous ensemble pour éviter qu
'il
y ait des drames. Mais j'ai regretté un retard à l'allumage, ça c'est clair,
comme
s'il y avait une volonté de dire, « ça ne va pas nous passer dessus, on va réussir à y échapper ». Or, tous les experts reconnaissent que dans un monde ouvert, même si on aurait pu, je crois, notamment les vols de Chine, être un peu plus rigoureux, il est évident qu'il faut préparer aujourd'hui notre système de soins, qui est déjà très fragilisé, malgré les efforts des personnels, à faire face à une épidémie en France. Ça ne veut pas dire qu'elle va arriver.
Je veux bien préciser, je n'affole pas, je
veux un
principe
de précaution,
et
je pense
qu
'on a un
peu
tardé, maintenant,
il faut accélérer.
Est-ce que vous n'êtes pas dans la situation du pyromane, celui qui met le feu et qui ensuite regrette l'incendie ? Je vous cite le 30 janvier. L'inconscience du gouvernement n'est plus tolérable.
Vous dites aujourd
'hui, « non, non, ce n
'est
pas moi qui fais de la polémique
».
Mais parce que quand on arrête les vols Air France, d'ailleurs c
'est
Air France qui a arrêté, alors que dans d'autres pays ça avait été arrêté,
et
que les vols de Chine continuent,
et
qu'à Roissy, j'y ai été, j'y ai été voir, il y avait juste une affichette, alors même que je pense qu'il y
a
des mesures supplémentaires à prendre. Souvenez-vous aussi de ce reportage de cette femme qui arrivait à Lyon et qui cherchait ce qu'elle pouvait faire parce qu'elle venait de la zone infectée. J'ai dit, oui, qu'au fin janvier, il y avait un retard à l'allumage. L'enjeu aujourd'hui,
Elisabeth Martichoux... Vous avez même
cité l'Italie en exemple,
comme
précaution prise dans les aéroports, et vous
voyez la
différence entre la
propagation du virus en Italie et en France. Vous avez raison,
mais est
-ce que la
situation... Non, parce que la situation n'aurait pas été plus grave en Italie, on n'en sait rien. Il y a des pays qui se sont protégés. Je vois qu'Israël aujourd'hui a des mesures beaucoup plus fermes. Vous savez, il y a deux objectifs. Moi, je n'ai que deux objectifs, que j'ai dit dès le 26 janvier.
Et
si vous retrouvez ma vidéo, vous verrez qu'elle était, comment dire, très réfléchie. Premier objectif dans cette crise, c'est limiter au maximum l'arrivée
de
personnes venant de zones contaminées et quand elles arrivent, être vigilant sur le traitement et la traçabilité. J'avais proposé dès le 30 janvier un formulaire de traçabilité. Donc
là, vous parlez d'un contrôle aux aéroports, qui sont des frontières, et
aux frontières terrestres.
Et aux
frontières terrestres. Donc vous ne
demandez pas la fermeture des frontières.
J'ai demandé le contrôle toujours. Je n
'ai
jamais demandé la fermeture.
Donc quand Marine Le Pen
demande, elle, contrôle les mêmes fermetures, vous dites, elle a tort.
Je pense qu'entre la fermeture d'une boîte de conserve qui est impossible... Pourquoi
c'est
impossible
?
On ne va pas fermer toute la France et dire que personne ne rentre. C'est absurde.
En revanche...
Elle répond à ça, pardon,
Marine Le
Pen. On ferme bien, on confine bien des écoles, éventuellement des villes, si
ça devait être
nécessaire. Pourquoi pas un pays ?
C'est ce qu'elle dit. Moi, je dis qu'on ne peut pas confiner un pays. En revanche, j'ai demandé un contrôle aux frontières
pour
faire deux choses. J'insiste dessus. Traçabilité, c'est-à-dire qu'on avait proposé un formulaire qui retrace, par exemple, tous les gens qui arrivent de Chine, retracer leurs 14 jours précédents pour savoir où ils ont été et où ils vont aller en France,
de
manière à les repérer. Et deuxièmement, pour ceux qui viennent d'une zone à risque, test,
et
ils pouvaient rester 8 heures dans l'aéroport, 8 heures, il faut 8 heures pour avoir le résultat, en attendant. Ce n'était pas un drame. Vous
savez combien de personnes traversent les frontières
? Mais je le sais. Non, mais juste un chiffre.
Est-ce que vous
savez combien de personnes ? Attendez, je n'ai pas demandé qu'on
arrête toutes les personnes qui passent une frontière de France. Donc, des
contrôles aléatoires.
Non. J'ai demandé que les gens qui viennent de zones à risque, je prends
l'exemple des vols de Chine,
ce qu'ont fait les États-Unis, ce que font d'autres pays, avec plus ou moins de résultats. Je n'ai jamais dit que ça permettait d'éviter tout. Mais le discours que j'ai entendu,
fin
janvier, disant « ça ne sert à rien, on est un monde ouvert, on ne peut rien faire », je trouve que c'est dommage.
Ce
sont
les
épidémiologistes qui le
disent. Mais peut-être, mais les épidémiologistes…
Non, mais les
épidémiologistes, est-ce que vous doutez de la parole des experts ?
Mais les experts, ils changent souvent d'avis, et j'estime
que le rôle politique… Donc vous doutez de la parole des experts
? Non, je ne doute
pas de la parole des experts. Vous êtes de ceux qui
disqualifiaient les experts ? Non,
mais
pourquoi
passer
de
l'un à l'autre ?
Vous dites les épidémiologistes, c'est pas tout.
Non, c'est pas tout. Il y a des experts, et il y a des hommes politiques, et il
y
a des responsables d'État. Je dis que s'il
y
a des pays qui ont été plus rigoureux dans la fermeture, c'est bien parce qu'il
y a
une raison, c'est qu'il faut éviter au maximum l'arrivée sur notre sol de personnes qui ensuite diffusent le virus. Donc je dis
qu'on aurait pu faire mieux. L'exemple de l
'Italie, c'est intéressant, puisqu'ils ont effectivement contrôlé les
vols en provenance directe
de
Pékin, et aujourd
'hui, on voit ce
qui se passe. Peut-être, attendez, attendons. Déjà, je dis ça. Deuxième point, par exemple, le match, c'est du bon sens, le match d'hier, on
n
'aurait pas dû accueillir les supporters de Turin. Parce que le ministre, par exemple, vous voyez, pour éviter
les polémiques,
le ministre de l'Éducation nationale a
pris de bonnes mesures
de confinement pour les élèves qui revenaient d'Italie. Peut-être que c'est injuste, peut-être que c'est excessif, mais moi, je préfère une mesure qui peut paraître excessive aujourd'hui et qui évite la propagation dans nos écoles d'un virus. C'est une mesure de précaution. En revanche, le stade,
parce
qu
'on
n'a pas voulu arrêter une manifestation sportive...
Pourquoi ?
Je ne sais pas, parce qu'il y
a
toujours la pression, la peur de mécontenter. Moi, je dis aux Français que le rôle d'un gouvernement, c'est plutôt de dire, je préfère un gouvernement en excès de précaution qu'en peur de gêner.
Il fallait faire jouer le match
et
empêcher les supporters
de venir.
Oui,
les gens qui viennent d
'Italie. On avait des
joueurs italiens sur le terrain, mais pas les supporters.
Peut-être, oui. Il fallait une mesure de précaution. Maintenant, on
ne va pas polémiquer. Est-ce que vous êtes là ? C'est
intéressant, parce que c'est intéressant.
En tout cas, moi, si j'avais été au pouvoir... Est-ce que les
rassemblements, aujourd'hui, en
France... Oui, doivent être, je pense,
doivent être... Tous
annulés, quels
qu'ils
soient,
quels qu'ils soient, de quelque nature. Ça
dépend. S'il y
a
une manifestation où il n
'y a
pas de gens de Chine et d'Italie,
on
peut accepter ce risque. C'est pas... Il
n
'y
a
pas une science exacte.
Et
je n'ai jamais dit qu'il y avait une science exacte. Je demande simplement
qu
'entre le libre-échange total, la libre-circulation totale et la fermeture totale, le curseur aille un peu plus vers le contrôle. Pour
éviter...
Oui,
mais vous savez qu'en matière... Mais
je ne vous dis pas que c'est facile, Elisabeth Martichoux... Quand on met en œuvre
une préconisation aussi vague que celle-là, c'est compliqué quand on est
responsable. Non, ce n'est pas
si compliqué. On a un exemple très précis sur les vols de Chine. Maintenant, c'est fini, puisque c'est en Italie. J'ai regretté, au mois de janvier, qu
'on
ne soit pas plus rigoureux. Deuxième point, qui me paraît beaucoup plus important aujourd'hui pour l'avenir. Ça ne sert à rien de parler du passé.
Pour l'avenir, ce qui me paraît
important. Et il y a eu une audition au Sénat très intéressante hier, de professeur de médecine, d'épidémiologistes, et j'ai lu le compte-rendu.
Ce
qui me paraît très important, et là, tous les personnels hospitaliers vous le diront, c'est qu'on a un système hospitalier avec un personnel d'un dévouement incroyable,
mais
qui est dans la saturation. Déjà, vous savez ce qui s'est passé, la démission des professeurs de médecine, la grève perlée, le ras-le-bol de nos personnels qui n'en peuvent plus.
Et
je dis au gouvernement, solennellement, et je le dirai à Édouard Philippe,
on
est à la veille, peut-être, peut-être, et je souhaite qu'elle n
'ait
pas lieu, d'une épidémie. M. Pelou des urgences, le célèbre syndicaliste des urgences, a très bien indiqué que si on ne débloque pas massivement des crédits,
et
si on continue la politique d'asphyxie de l'hôpital public, comme elle est au budget 2020, malgré les 300 millions de Mme Buzyn, parce qu'on a enlevé 800 millions, on a rajouté 300 millions, il reste moins 500. On aura un souci. Et moi, je dis au gouvernement,
il
y a urgence...
J'ai dit que
c'est
l'occasion de débloquer des fonds plus importants que prévus encore,
parce qu'il y a eu plusieurs plans d
'hôpitaux.
Oui, il y a eu un fonds, mais qui sont des fonds sur un tiers de l'endettement, qui vont mettre du temps à faire leurs effets. Il y a eu une urgence à recruter, il y
a
eu une urgence à rouvrir des
vies. Mais vous
pensez que l'hôpital, soyons clairs, pensez qu'aujourd'hui, l'état actuel des hôpitaux
ne
permet pas de faire front à une épidémie, si elle se précise ?
Alors,
cela dépend
des endroits, cela dépend de la force de l'épidémie, mais ce que disaient les experts hier, les fameux experts, en tout cas des gens qui sont sur le terrain, c
'est qu'ils ont...
Parfois
vous les croyez, puis parfois vous ne les croyez pas. C'est
normal, en tant que responsable politique,
je n'ai pas à croire... Mais vous pensez qu'ils ne savent pas mieux
que vous,
les politiques, la réalité ? Non, excusez-moi,
je pense qu'un responsable politique doit écouter les experts
et
ensuite prendre des décisions. Et il n'y a pas à les suivre tout le temps ou à les rejeter tout le temps, il y
a
à faire sa propre opinion dans l'intérêt du pays. Et je maintiens cela. Donc, moi j'écoute et je prends mes responsabilités comme responsable politique. Et ce que je dis, c'est que si j'étais au pouvoir aujourd'hui, je débloquerais des crédits,
j'accélérerais les recrutements.
Ce que j'avais proposé à l'époque, c'est qu'on ne fasse pas la réduction que le nouveau ministre de la Santé en tant que rapporteur avait proposée de 800 millions. On a supprimé... Enfin, on n
'a
pas supprimé, on a eu une baisse moins... Enfin, on a eu une augmentation moins importante de 800 millions. Et on a remis 300 millions...
Il y a eu un plan hôpital d
'Agnès
Bourgne. Voilà,
mais qui est très confus. Et tous les personnels hospitaliers demandent quoi ? Des choses simples. Ils demandent des tenues
qui
ne sont pas arrivées.
et
demandent des commandes de masques de professionnels
plus rapides. Olivier Véron, vous l'avez
entendu hier,
le
nouveau ministre de la Santé
a des millions
de masques.
Mais je sais,
mais j'aurais aimé
que ce soit
fait il
y
a un mois et qu'ils arrivent maintenant. Ils vont arriver le plus vite possible. J'ai proposé, par exemple, qu'on relocalise la production de masques. Vous savez que ça, c'est à plus long terme, mais il faut en tirer les leçons. On a délocalisé les productions de médicaments
et
notamment de masques aussi en Chine, en Inde. Cette mondialisation nous met en état de fragilité. Ça fait dix ans que je demande qu'on relocalise les productions de médicaments en Europe, pas seulement en France. Puissions-nous le faire
?
En un mot, j'aimerais que, si vous voulez, face à une crise dont on ne connaît pas tout,
et
il faut être humble face à ça, un gouvernement ne dise pas toujours, tout va bien, « ça va arriver, mais ça ne
va
pas nous toucher, c'est ouvert ». Non, j'aimerais
qu'on agisse un peu plus vite. Et
alors, vous regrettez un retard à l'allumage
? Maintenant, c'est
fait. On va parler de la suite. Je ne voudrais pas qu'il y
ait
un nouveau retard à l'allumage, Elisabeth Martichoux. C'est-à-dire, je ne voudrais pas, pour être très clair, qu'on prenne les mesures maintenant qu'il fallait prendre il y
a
15 jours et qu
'on
ne prenne pas les mesures aujourd'hui qu'on prendra dans un mois si l'épidémie arrive. Pour
être
en face à cette crise sanitaire, est-ce que le plan de santé publique a été opérant ? Oui ou
non ?
Oui.
D'accord. Donc là, c'est un
satisfait site
sur le système français. C'est un satisfait site
sur le système français. On a des gens, attendez, on a des experts remarquables, on a un personnel de santé adapté, on a, heureusement, nous sommes un grand pays de santé publique, et c'est bien, simplement, les acteurs, les ambulanciers, les infirmières, les médecins
demandent
des éléments de protection, demandent des ouvertures de lits, demandent des moyens, et c'est l'occasion inespérée de le faire.
S
'il
n'y a pas d'épidémie, ça sera toujours utile, et s'il y en a
une...
Vous remisez vos critiques, vous
dites... Non,
je ne remise
pas, ce n
'est
pas la question, je ne
suis
pas dans un
dialogue. Je veux contribuer aux biens publics.
Mais
nous voulons,
vous voulez, pardon, que l'hôpital soit mieux doté, que ce soit l'occasion de renforcer les moyens hospitaliers,
cette
crise. Et il y a besoin. Hier, Olivier Véran, dans son point quotidien qu'il fait sur l'épidémie, il disait, il faut l'Union Nationale.
Il
appelle à l'Union Nationale. Mais
bien sûr, l'Union Nationale, écoutez,
l'Union Nationale dans les
actes...
Bien sûr,
quand on entend l'opposition monter au front, lui dit, peut-être qu'il a tort. Je vous pose la question.
Je vais vous dire,
l'Union
Nationale, ça veut dire quoi ? Si l'Union Nationale,
c
'est ne plus avoir le droit de faire une proposition, ne plus avoir le droit de s'étonner que les ambulanciers n
'aient
pas de masque aujourd'hui, ne plus avoir le droit de dire, il faut renforcer les moyens, et pourquoi pas rouvrir des lits ? Tiens, je passais devant l'ancien hôpital des armées... Vous
voulez dire Val-de-Grâce ?
Val-de-Grâce,
qui
est fermé. Voilà l'occasion de rouvrir un bel hôpital au cœur de Paris, qui serait utile.
Vous voulez rouvrir
l'hôpital du Val-de-Grâce
? Oui,
parce que j'ai
toujours pensé que la fermeture du Val-de-Grâce était un gâchis incroyable. Donc, vous savez, en Angleterre, M. Johnson rouvre 40 hôpitaux. Donc, il serait peut-être temps...
On ne va pas
comparer... Si ?
Vous savez combien de lits on a supprimé en 20 ans en France ? Vous savez combien de lits on a
supprimé
en 20 ans en
France ? 100 000. Bon. Dans une population qui vieillit, on a un vrai problème de santé publique en France. Vrai problème.
Et c'est ce que vous direz tout à l'heure
au
Premier ministre. Pas d'inquiétude sur la tenue des élections municipales ? Non, bien sûr.
D'accord.
Certains peuvent imaginer que s
'il y a... Alors, on
autoriserait 3 000 supporters à Lyon et on refuserait des élections où il n
'y
a pas de... Enfin, là aussi, un peu de mesure.
On en parle moins, Nicolas Dupont-Aignan. Vous êtes très actif à l'Assemblée dans le cadre du débat
sur la
réforme des retraites. Il est temps d'en finir avec ce débat
? Il
est
temps que le gouvernement
dégaine son 49-3 ?
Non, il est temps d'en finir avec ce projet de loi car la discussion a été très intéressante. J'ai siégé toute la semaine dernière de manière continue et ce qui m'a impressionné, c'est qu'on nous fait débat d'un projet alors que le gouvernement lui-même n'a pas les réponses sur des questions clés. Et il n'est pas simplement... Ce n
'est
pas simplement un projet dangereux, c'est un projet incompétent.
Et
je vais vous donner un exemple très précis pour ne
pas
être long. Très bref. Le régime spécial des très hauts revenus, qui sort du régime général au-dessus de 10 000 euros, va coûter 4,7
milliards
au régime général, c'est
-à
-dire à nous tous. Et donc, d'un côté, on nous dit qu
'il y a
un déficit et de l'autre, on creuse un trou.
Et
j'ai posé, vous pouvez retrouver les débats, 15 fois la question au ministre
et
il n'a jamais voulu répondre. Et à la fin, il a répondu de manière confuse. Et les amendements
répétés
ont eu le mérite de montrer que le gouvernement n'avait pas les réponses. Cette réforme est très dangereuse. Et je crois que la raison, ce serait de suspendre les débats,
que
la conférence de financement se termine avec les syndicats, pour qu
'on
sache ce qu
'on
va avoir comme argent. Et une fois qu'on saura les données financières, de reprendre un débat après les municipales sur des bases cohérentes. Ça, c'est non. De bon sens.
Le Premier ministre a répondu dans l'hémicycle. Oui,
mais c'est dommage parce qu'il
fera le 49%. Troyes, les Français jugeront. Mais vous savez,
c'est un projet... Et s'il le fait, s'il le fait... S'il le fait, moi
je vais être très clair. L'élection présidentielle de 2022 se jouera en partie là-dessus.
Et
moi, je ferai partie de ceux
qui
demandent aux Français de choisir un candidat qui annonce clairement qu'il annulera la réforme Macron dès son arrivée. C'est ce que vous ferez
dans votre
campagne. Je ne sais pas si je serai candidat. Mais en tout cas, ce sera un thème fort. Car si nous ne pourrons pas bloquer le projet aujourd'hui, nous pourrons le bloquer à la présidentielle grâce au suffrage des Français, puisque le projet ne s'appliquera qu'à partir de début 2022 et surtout 2025, il sera temps de l'annuler à la présidentielle.
Vous ne serez pas candidat
?
Mais peut-être, mais je n'en sais rien encore.
Ma
décision n'est
pas prise. Pourquoi
?
Mais parce que c'est trop tôt.
Marine
Le Pen a déjà annoncé sa candidature. C
'est son choix.
Pourquoi elle l'a
fait si tôt ? Je
n
'en
sais
rien. Vous lui posez la question.
Mais vous,
à votre avis ?
Je n'en sais rien. Moi, je crois que les Français ne veulent plus du duel Le Pen-Macron. Et j'ai proposé une primaire, notamment pour ceux qui sont opposés à Macron, pour qu
'on
choisisse le meilleur candidat, la meilleure, le meilleur. Et car l'enjeu, pour moi, c'est de tout faire
pour
qu'on évite Macron à nouveau, qui serait un drame pour le pays.
Alors, Emmanuel, puisque vous n'êtes pas candidat, je vais vous parler de la candidate, donc Marine Le Pen, qui a donc...
Je n'ai pas dit que je n'étais pas candidat.
Eh bien, pas encore.
J'ai dit que je voulais une primaire pour qu
'on
choisisse le meilleur candidat pour affronter Macron.
Et vous appelez qui à se présenter à cette primaire ?
Tous
ceux qui défendent, en tout cas, l'idée que je me fais de la patrie, c'est-à-dire que ça irait du Rassemblement National, Marine Le Pen, Debout la France,
et des Républicains... C'est mal parti pour Marine Le Pen.
Mais vous savez, les choses évoluent dans la vie. Et des Républicains qui ne veulent pas coopérer avec Emmanuel Macron. Il y en a beaucoup qui soutiennent Emmanuel Macron en douce, mais il y en a aussi qui en ont assez de ce soutien ambigu.
Juste un mot. Louis Alliot, à Perpignan, pour ses municipales. Vous êtes vous aussi candidat, d'ailleurs, à hier, en troisième position de votre successeur dans l'Essonne. Louis Alliot a décidé de ne pas afficher la moindre appartenance à un parti, et notamment le sien, Rassemblement National, évidemment. Sur ses affiches, il se dit candidat sans étiquette. C
'est ce que j'ai toujours fait dans ma vie. Qu'est-ce que vous pensez,
un, qu'est-ce que vous pensez de cette stratégie ? Et deux, est-ce que Marine Le Pen pourrait être tentée, dans une logique de rassemblement, de le faire
?
Une forme d'effacement des partis
?
Pour une commune, ça justifie.
Oui.
Parce qu'une commune, honnêtement, moi j'ai toujours dit, et je n
'ai
jamais mis debout la France quand j'étais candidat comme maire. Parce qu'une commune, le trottoir n'est pas de gauche ou de droite, pour moi. Donc, pour moi, j'ai toujours pensé que l'élection municipale n'était pas politique, fondamentalement. En revanche, une présidentielle, après, chacun fait ce qu'il veut, Marine Le Pen fera ce qu'elle veut. Moi, je pense que l'enjeu,
les
Français ne veulent pas du duel Le Pen-Macron, parce qu'ils se disent,
on
va retrouver Macron. Et j'ai proposé une sorte de juge de
paix... Parce que
Marine Le Pen, elle ne serait pas élue, il
y a
un plafond de verre ?
En
tout cas, je pense qu'il ne faut pas rééditer. J'ai vécu, puisque j'étais le seul, et je peux le dire, j'étais le seul à la soutenir au deuxième tour. Donc, j'ai vécu ce qui s'est passé. Je n
'ai
pas envie de revivre la même chose. Et je
pense que le meilleur juge de paix... Est-ce que vous pensez qu'il y a
un plafond de verre pour Marine Le Pen
encore aujourd'hui ? Je pense,
en tout cas, qu'Emmanuel Macron instrumentalise la
candidature de Marine Le Pen. Non, mais c'est quand ma question. Est-ce que vous pensez qu'il y a encore... Oui, mais
c'est bien de répondre aux questions. Mais
je réponds ce que je veux.
Est-ce que Marine Le Pen peut encore affronter un plafond de verre ? On verra.
En tout cas, je pense qu'il faut la légitimité de notre électorat et choisir le meilleur candidat pour battre Emmanuel Macron.
Et
on est encore loin de
la présidentielle. Nicolas
Dupont-Aignan, qui ne répond pas toujours aux questions
qu'on lui pose, et dit, c'est mon
choix. Merci beaucoup à vous
d'avoir
été ce matin sur LCI. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan