Philippe de Villiers - Face à l'Info / 3 novembre 2025 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ce nouveau livre Populicide ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir si peur de l'effacement du peuple français ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quels sont les traits communs entre les populicides de l'histoire ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les élites ont-elles peur du peuple ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Vous parlez de la faillite de l'élite, pouvez-vous nous en dire plus ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Vous décrivez vos combats pendant 40 ans, pouvez-vous expliquer cela ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Philippe de VilliersFait
« Quand on tue un homme, cela s'appelle un homicide. Quand on tue un peuple, cela s'appelle un populcide. »
- 3:00Philippe de VilliersFait
« Nous sommes en train de changer de peuplement. Nous sommes en train de changer d'art de vivre. Nous sommes en train de changer de civilisation. »
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quelque chose de la France, de la soif des Français, de la soif de comprendre, de se souvenir et peut-être même de se relever. D'abord, lorsque vous publiez Populicide après Mémoricide l'année dernière, pourquoi ce nouveau livre Populicide ? Vous me permettrez Christine de vous saluer d'abord avec plaisir et de de saluer les mousquetaires [rires] et en réalité je suis tous les soirs avec vous.
Sauf que là, j'ai un verre d'eau et normalement c'est un verre de Ricard. [rires] Je vous regarde que tous les soirs vous dites que vous nous regardez. Tous les soirs je vous regarde et tous les soirs je vous admire parce que vous êtes vous êtes un moment euh de veille critique dis vite fait de veille critique fondatrice.
Euh métapitique, c'est tout à fait remarquable. Voilà. Et là, je suis très impressionné et intimidé.
Alors, je vais répondre. Vous en avez vu d'autres quand même. [rires] C'est nous qui le sommes.
C'est nous qui le sous la pression des des mousquetaires. [rires] Non, les mousquetaires sont très accueill. Je vais répondre à votre question.
Oui. Pourquoi ce nouveau livre ? Alors, euh, j'ai écrit ce livre avec une plume de feu la peur au ventre parce que j'avais peur d'être lâche et de ne pas tout dire.
Dans quel état d'esprit étais-je lorsque j'ai pris la plume ? Je j'avais peur j'ai peur que mon pays que notre pays meur c'estàd que nous sommes face à un crime perpétré par une gende politicienne qui échappe au jugement de l'instant. Nous sommes en train de changer de peuplement.
Nous sommes en train de changer d'art de vivre. Nous sommes en train de changer de civilisation. Quand on tue un homme, cela s'appelle un homicide.
Quand on tue un peuple, cela s'appelle un populcide. Nous y sommes et on nous le cache. Alors justement, ce mot populide interpelle, d'où vient ce mot ?
Est-ce que c'est une invention de votre part ? Alors, pas du tout. C'est c'est un un mot qui a été inventé par un révolutionnaire communiste en 1794 qui s'appelait Gracus Babuf.
Il a écrit un livre s'appelle le système de dépopulation où il désignait avec ce mot de populide l'extermination de masse des populations de l'Ouest. Ensuite, j'ai trouvé un projet euh qui était celui d'un député de Loise, un baron prussien qui s'appelait Anacarsis Clotz et qui voulait théoriser les droits de l'homme à l'échelle de l'humanité et donc fabriquer un seul peuple et donc se débarrasser du peuple français pour pouvoir parvenir à un bonheur, à un bien-être cosmique post-national. Mais surtout ce qui m'a inspiré la définition de Céser qui dit un populcite c'est un génocide par substitution.
Substitution de peuple concomitante avec l'effacement du peuple originel. C'est-à-dire qu'en fait depuis plusieurs années, depuis plusieurs décennies, on tente de fabriquer sous nos yeux distrait un nouveau peuple qui est un non peuple sans identité, sans langue et sans histoire. Qu'est-ce qu'on a fait depuis 50 ans ?
Quand on réfléchit bien en prenant de la hauteur, on a fabriqué une société où il y a deux sortes de déracinés. les déracinés de l'intérieur, les déracinés de l'extérieur, ils sont face- à face. Pour résumer, on pourrait dire c'est le migrant face à l'homme global, c'estàd c'est la rencontre des errants.
On a oublié que la victoire de la vie est toujours incertaine et précaire et que c'est la nature qui porte la civilisation comme l'abneme porte l'arche au-dessus d'un tombeau entrouvert. Philippe de Villier, les mots que vous écrivez sont exceptionnels, très bien écrits. C'est une parenthèse.
Pourquoi vous avez Philippe Devilier si peur que le peuple français disparaisse ? Pourquoi vous avez si peur de l'effacement du peuple français ? J'ai peur de l'effacement du peuple français parce que la terre de France est aujourd'hui en proie à un mal-être qui traverse toute la société, celle des héritiers et celle des arrivants. de sorte que côte à côte ces deux populations sont livré à une souffrance intime et voisine.
C'est-à-dire que il y a un peuple neuf qui sait d'où il vient mais qui ne sait rien de l'endroit où il arrive. Et un peuple héritier, un peuple sédentaire, un peuple millénaire, un peuple éberlué, exténué, agar qui ne sait plus où il habite et qui ne sait plus d'où il vient. Et donc en réalité, on a des héritiers qui se mettent à détester leur passé et des arrivants qui se mettent à détester leur présent.
C'est euh là encore la rencontre des erants. Et la question que je me suis posé tout l'été en écrivant est la suivante et que je vous livre. On voudrait s'adresser aux héritiers, aux arrivants qui ne savent plus rien de l'héritage.
On voudrait s'adresser au déracinés de l'extérieur, au déracinés de l'intérieur en leur proposant comme ciment, comme creuser pour devenir français l'hédonisme consumériste des valeurs de la République et la laïcité. Mais si on fait ça, le pays va sécher sur pied et c'est déjà le cas. Beaucoup de questions à vous poser si vous permettez.
On fait le tour. On est une équipe avec les mousquetaires. Mathieu Bocoté.
Alors vous connaissez peut-être cette formule de Louis Pawels, grand écrivain, grand éditorialiste qui disait "Lorsqu'on a qu'une vie, on est déjà mort." Alors, vous citez, je vous cite ici dans votre livre, on a qu'une vie, j'en ai eu trois, j'ai été gâté trois vies dans la même. Quelles étaient ces trois vies ?
J'ai la première vie, c'est la vie, une vie de créateur. C'est-àdire qu'à 28 ans, j'ai voulu déposer sur les flancs d'une colline de bois mort, de ruine et d'amnésie mes bonheurs d'enfance dans un esprit de gratitude pour dire merci. Et je c'était un rêve d'enfance.
En fait, j'ai inventé une formule que vous pouvez donner à Louis Powels. [rires] Une formule à Beau côté. La différence entre un adulte et un enfant, c'est le prix de ses jouets.
Donc, j'ai rêvé comme un enfant et j'ai accompli comme un adulte. Voilà. Et en fait, j'avais une deux idées.
La première, c'était de faire de la vendée, le mythe de la conscience dressée et deuxièmement de retrouver l'esprit de Ernest Lavis. Marc sera sensible à cette allusion qui avait inventé le roman national. Et je me suis dit bon, il faut réinventer un roman national sinon sinon on est perdu.
Ça c'est ma première vie, la vie du créateur. Ça a plutôt bien marché mais [rires] du coup je sais qu'elle est la différence entre moi et les députés c'est que moi je sais ce que c'est qu'un compte d'exploitation, un bilan et unda voyez parce que j'ai voilà j'ai je sais ce que c'est qu'une entreprise. H deuxème vie la vie du gouverneur territorial la vendé.
Je voulais faire de la vendée à modèle vendé au pôle vend des globes pour faire rêver la conquête du monde et cetera. Et en fait aujourd'hui la Vendée est un département où un taux d'emploi un taux de création d'emploi qui est très supérieur à la moyenne avec cette idée à laquelle je tiens beaucoup que la sphère publique est faible par rapport à la sphère privée. Donc les créateurs peuvent créer de de la de la richesse.
Puis la troisème vie c'est celle qui m'a valu les pires ennuis. C'est la la vie du lanceur d'alerte, du sonneur de Toxin. Et le moment le plus important de cette vie-là, c'est Maastrich.
Au moment de Maastriche où je me suis dit la France est en train de perdre sa souveraineté, la France est en train de perdre son identité. Et c'est à ce moment-là que j'ai commencé à comprendre qu'en allant dans les autres médias, ces news n'existaient pas, je serais obligé de revêtir une robe de bur tête cendrée et avec une crisselle de l'épreux. [rires] Et en fait, ça continue.
Et ce que j'avais compris comme lanceur d'alerte, c'est que le clivage droite gauche était était derrière nous. Le vrai clivage, c'est souveraineté européenne, souveraineté nationale parce que quand vous perdez la souveraineté, vous n'avez plus le rien. Alors, vous avez fait l'expérience de je je vous cite encore une fois, j'ai connu l'éclipse, la solitude, la déréion.
Autrement dit, vous avez fait l'expérience du paria. C'estàd celui qui dans une cité se permet de dire une vérité inadmissible, on le transforme en paria et on dit "Cet homme, on ne doit jamais lui parler. On ne doit pas lui tendre la parole sauf pour le maudire." Vous avez fait l'expérience du paria ?
Oui, en fait c'est à partir de 2005 parce que 2005 c'était trop. Par exemple, en vendait les entrepreneurs disaient "Non, c'est pas possible, il est contre l'Europe. Euh car il y a des tabous et et en fait j'ai compris très vite que la souveraineté et l'identité c'était deux mots tabou et qu'à vouloir utiliser ces deux mots, c'està-dire sauvegarder la souveraineté de la France, sauvegarder l'identité de la France pour pouvoir résoudre les problèmes des Français.
Euh c'était un sacrilège. Et donc à partir de cet instant, j'ai connu la déréiction jusqu'au moment où un breton est venu me chercher. [rires] Il m'a dit "On a besoin de toi.
Euh viens donc le vendredi pour parler au français." Et en fait le succès de l'émission il est dû au fait qu'il y a une double cohérence pour les Français qui nous regardent. C'est ce qu'ils m'écrivent.
Cohérence entre le verbe et l'action. C'est-à-dire le mec qu'est-ce qu'il a fait ? parce que beaucoup de parlementaires ou de candidats avec son présidentiel aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils ont fait avant ?
C'est des professionnels en fait attaché parlementaire. Et ça c'est embêtant, voyez, parce que pour gérer la France, c'est bien d'avoir fait quelque chose. Et deuxièmement euh est-ce que ce qu'il dit aujourd'hui le disait déjà il y a 30 ans ?
Et alors ce qu'il y a de merveilleux avec Iot et Jefroid, c'est qu'ils vont chercher les archives. Ils me mettent face aux archives. Ah voilà.
Et pour l'instant, il y a pas trop de problème. [rires] Gabriel Clusel. Alors, vous dans votre livre, vous nous expliquez comment les peuples meurent.
D'ailleurs, vous nous faites voyager, hein. Euh Byzance, Cartage, Rome, Toled. Euh et mais quels sont les les traits communs entre tous ces ces populicides qui ont jaloné l'histoire et est-ce que Un destin fatal nous attend ?
Ou ce que je voudrais vous dire, c'est que effectivement, je vais répondre à votre question. Je me suis dit mais au fond on est peut-être pas les seuls à mourir dans l'histoire. Comment comment les peuples meurent ?
Voyez et c'est c'est mon premier chapitre comment les peuples meurent. Et j'ai pris plusieurs exemples. Je vais pas revenir sur ces exemples.
Chaque peuple a sa manière de mourir. Mais les traits communs sont les suivants. Premier très commun, un peuple qui meurt ne sait pas qu'il est en train de mourir.
C'est extraordinaire. Alors que en fait la différence entre un homme et une civilisation, c'est que dans le cas de l'homme, la décomposition suit la mort alors que dans le cas d'une civilisation, elle la précède. Donc on devrait le voir.
Ben non. Deuxème caractéristique, la trahison des élites. 3è caractéristique, ça c'est partout comme ça.
Et troisème caractéristique, elle a été très bien définie par l'historien grec Polib. Aucune civilisation ne cède à une agression extérieure si elle n'a pas déjà cédé à un mal qui l'arronge de l'intérieur. Voilà.
Gabriel Clausel. Oui, vous racontez donc vos vos combats pendant pendant 40 ans. Vous vous décrivez tous les assauts successifs contre le peuple français et vous dites que les élites ont peur du peuple.
Est-ce que vous pouvez expliquer cela un peu ? Alors, j'ai compris ça en 89 quand quand j'ai commencé à écrire d'ailleurs mon premier livre et à parler avec François Milteran que je connaissais bien puisque j'avais été secrétaire d'État à la culture dans un gouvernement de cohabitation. Donc j'avais décrypté la mitérandie et en fait les quatre combats que j'ai mené concerne une manière de changer le peuple.
En 89, en 1989, le 14 juillet 1989, François Hamilteran a donné la consigne à Jean-Paul Goud de faire le défilé des tribus planétaires. C'est quoi le défilé des tribus planétaires ? C'est pas moi qui qui invente le mot, c'est venez comme vous êtes.
C'est-à-dire qu'en fait on n'est plus au temps de Robespierre qui disait la table rase. Vous savez la phrase de Robespierre ? Quand j'ai vu à quel point l'espèce humaine était dégradée, je me suis convaincu moi-même de la nécessité de créer un nouveau peuple.
Donc c'était un peuple tabula razap. Il y a rien avant. Il y a pas le des souvenirs.
Bon mais là c'est bien pire. Là euh on dit "Venez comme vous êtes". Et d'ailleurs très vite, il va être obéi Militérant puisque il y a le voile à Crayille H le fameux voile à Crille.
Et donc dans la même année, dans quelques mois, on a les tribus planétaires, le voile de Crille. Et donc en fait c'est quoi ? On veut changer de peuple, c'est on veut un peuple a historique à privatif.
Ensuite 1992, on nous explique non le peuple français c'est fini maintenant faut un peuple européen. Citoyenneté européenne citoyenneté européenne et en fait on fait un peuple à politique c'estd qu'il aura plus le droit de vot parce que de toute façon c'est la commission qui décide avec une Europe sans tête une Europe sans corps, une Europe sans âme. Et puis ensuite 3è étape 3è combat l'islamisation de la France les mosquées de Roisie.
Alors nous explique il faut un peuple à national parce que c'est multiculturalisme. Il faut que le peuple soit le peuple français soit un Liban de l'Occident. Souvient de cette expression donc à national et enfin la dernière étape c'est le Covid où là on fait un peuple asservi.
Là c'est pas privatif le A. Asvi par le biopouvoir à servi par l'hygiénisme d'État. Voilà.
Donc c'est les quatre combats que j'ai mené avec cette idée que le pauvre peuple français est malmené, tuméfié euh mais vivant Marc Menant. Alors c'est un livre qui savoure. Vraiment le verbe flambois, on est dans l'appétillance, ça vous emporte et c'est d'une grande puissance.
Dans ce désert de livre aujourd'hui où on est dans le secrétariat, on a enfin une plume qui s'exprime et ça m'a fait un bien fou. Pardon, je fais le flagorneur mais je vous jure que ça me fait du bien. Non mais de vous ça me fait plaisir. [rires] Alors la faillite vous parlez de la faillite de l'élite, vous parlez du Covid aussi.
Et alors j'aime bien parce que il y a les arcanes. On vous suit par exemple à côté de Chiraak. Oui.
C'est désolant. On vous suit à peu près [rires] à côté de Macron, c'est pitoyable. Et on vous voit à côté d'Edouard Philippe.
Alors là c'est l'effondrement. J'aimerais que vous nous parliez de cette élite qui n'est qu'une un monde de pleutre en réalité. Mais je raconte tout, vous avez vu euh raconte comment j'ai fait sauter Édouard Philippe [rires] ou et comment Chirak m'a dit non, il faut faire rentrer la Turquie parce que la Turquie est européenne et cetera.
Et votre courage parce que les uns et les autres on les voit en boutiquier tandis que non, on vous dit Tiaquet, tu auras un ministère et vous rentrez chez vous. C'est oui Sac me dit il faut que tu sois ministre après le succès des européennes en 94 et je dis d'accord à une condition si vous fassiez pas la monnaie unique. Il me dit non on s'en fout la monnaie unique c'est un truc de banquier je dis ah bah pas du tout non non la monnaie unique c'est déterminant d'ailleurs c'est la monnaie unique qui nous plombe en ce moment parce que ça ça permet aux hommes politiques de faire n'importe quoi.
Voyez c'est la la lampe électrique qu'on met sous l'oreiller comme ça il y a il y a pas de lumière et la faillite des élites. Alors la faillite de l'élite, je vais vous dire, je vais être très dur mais je vais essayer de rassembler mes idées sur ce sujet pour vous répondre. En fait, nos élites mondialisées, comme on dit, ça c'est le mot de chevinement, euh nos élites euh sont sont écartelé entre l'okistan et l'islamistan et elles sont dans la dimitude et la diminude euh incapable de désigner le conquérant, encore moins l'ennemi.
En fait, je pèse mes mots. Les élites aujourd'hui composent une branchitude avachie qui ne se sent plus capable de porter le rit fondateur, qui rêve d'un autre soi, qui rêve de s'abolir dans une histoire nouvelle, qui rêve de se donner à une civilisation extérieure virile. Et donc et donc l'hédonisme consumériste achève là sa trajectoire en venant par une sorte de ruse hypnotique se fondre dans son exacte contraire.
Passons à la partie peut-être plus positive du livre Marc Menant. La partie positive, c'est extraordinaire parce que là encore on reprend le verbe et vous dites si demain à nouveau il y a des français c'est parce que nous serons de nouveau un peuple littéraire que ça m'a fait plaisir un peuple littéraire alors qu'on est avec l'écriture inclusive. Et là donc vous vous nous dites, c'est par le mot, c'est [rires] par cette musique que nous renflammerons nos âmes.
C'est drôle ce que vous dites, Marc, parce que je vous ai souvent entendu parler de la langue française et en fait euh pour un français de désir, quelqu'un qui n'est pas français, qui a envie de devenir français, la langue est souvent la porte d'entrée côté cœur. Pourquoi ? parce qu'on devient cousin par les mots, voisin par les mots, voisin ensuite par les romances.
Voilà. Et donc effectivement, c'est la partie la plus importante de mon livre. Le titre est terrible.
La réponse à la populide, ce sont les trois cordes de rappel qu'on peut lancer au peuple français pour qu'il s'accroche à la paroi et qui retrouve le goût de l'ascension et des Sims. Et ces trois cordes de rappel, je les énumère euh je les développe longuement dans mon livre. Premièrement, le peuple français est un peuple littéraire.
Effectivement, en effet, les Français ne savent plus, mais ils doivent savoir que la France est née d'un acte littéraire. C'est un cas unique dans l'histoire du monde puisqu'elle est née d'une chanson de geste. Elle est née au moment où il y a un preu qui dit à son compagnon d'arme, il est en train de mourir, tu tourneras ma tête vers France la douce.
France la douce. Et ça y est, c'est fait. Et donc en fait, il suffit d'un seul français, d'un seul lecteur dans une seule bibliothèque pour garder le contact charnel avec l'épopée, la prosopée et le panache.
Ensuite, la France, le peuple français n'est pas qu'un peuple littéraire, c'est déjà beaucoup. Il est un peuple politique au sens fort du terme, pas au sens le corps nu. [rires] au sens fort du terme, c'est-à-dire un peuple politique, c'est-à-dire la frontière, l'État et l'instinct.
Et on sait par expérience que à chaque fois que la France était au bord de l'abîme, elle s'est arrimé à deux mles qui n'ont pas vacillé le tronçon de l'épée, la pensée française. Et enfin, enfin Marc, attention, le peuple français est un peuple métaphysique. [rires] Il est né il est né d'un acte métaphysique.
C'est c'est la c'est l'onction. baptismal de Clovis et je pense que même aujourd'hui, il reste un petit filet de Saint Crè qui qui coule encore dans la trame et qui manifeste pour toujours tant que la France vivra l'éruption de du surnaturel dans l'ordre naturel. La France, le peuple est un peuple métaphysique et la preuve c'est que euh il a vécu avec la métaphysique.
Qu'est-ce que la cathédrale ? La cathédrale c'est une pierre suppliante. Un peuple métaphysique.
Je me souviens quand j'étais petit, mon père, il m'emmenait dans les villages de Corè et d'ailleurs il me disait "Regarde ces villages, les artisans qui sont là." En fait, c'est des artisans de la métaphysique. Pourquoi ?
Il dit "Parce qu'ils ont mis de l'éternité dans la précarité." En fait, un peuple métaphysique, c'est un peuple qui met de l'éternité dans l'instant. Et d'ailleurs, je vais convaincre définitivement Marc, je vois que c'est fait. [rires] Euh la preuve, c'est un peuple métaphysique, c'est quand même l'état providence.
D'où ça vient l'état providence ? Ça vient de la clamide, c'est-à-dire de ce soldat qui une nuit de fraîcheur se tourne vers un pauvre parmi les pauvres et lui tend la moitié de sa clamide. Et en fait, c'est la fondation des charités euh de la de la métaphysique française.
C'estàd l'acte initial de la France, c'est un acte de miséricorde. Et donc c'est de là que vient l'État providence. Et donc on aura beau aujourd'hui, alors je sais ce que je dis c'est un peu original mais c'est la vérité.
Un peuple métaphysique né avec la métaphysique qui s'est développé avec la métaphysique la la preuve. Regardez les Grecs qui disent "Nous, ce qui nous résume c'est le parton". Bien les Romains, "Ah ben nous ce qui nous résume c'est le forum.
Nous qu'est-ce qui nous résume ? C'est les cathédrales. C'est les vaisseaux renversés pour aller à la croisade.
Bon voilà, c'est pas la peine de renier ça. C'est pour ça que la France est pas foutue. Pourquoi elle est pas foutue ?
Parce que en réalité un un pays quand il est très vieux euh va chercher dans les repli secrets de ses anciennes sagesses une force insoupçonnable pour se relever. Hm. C'estàd que moi, je sens physiquement euh l'énigme des sédimentations invisibles qui font qui sont des recharges de ferveur et qui font que dans chaque petit français, même s'il l'ignore et surtout s'il l'ignore, sommeil, veille, murmure, un français millénaire qui s'adresse à lui et qui se rappelle à lui et qui le rappelle aux plus hautes vertus distinctives.
Et c'est ce français des hautes nefes immémoriales qui donnera demain une conscience dressée et c'est pour lui que j'ai écrit ce livre. Charlotte Dorelas. Philippe donc vous venez de nous décrire les trois cordes de rappel, ce que vous appelez les cordes de rappel du peuple pour sa survie et vous parlez beaucoup de francisation.
La survie au popules, c'est la francisation et vous êtes passé un peu mais comment est-ce que pour vous on refait des français ? On comprend bien par où on pourrait redevenir français, les erant de tout bord si je reprends vos mots. Mais comment est-ce qu'on refait des Français ?
Est-ce qu'il y a une volonté extérieure qui peut s'imposer justement à ces petits français qui ignorent eux-mêmes qu'ils sont en train d'aérer ? Je vais vous répondre en croisant à nouveau le regard de Marc. Je me suis dit comment on peut refaire une France française sans se faire gauler sans [rires] au sens gaulois [rires] excellent et en fait un de mes amis professeur d'histoire Jean-Pierre Descott me dit euh il y a un mot qui existe et qui qui irait très bien pour ce que tu veux dire c'est le mot des doigts aério.
En dans les années 20, la francisation Edward c'est la francisation ou la mort. À l'époque c'était une immigration purement européenne, il y avait pas perru à la demeure. C'était la même culture, la même civilisation.
Et donc je réponds maintenant à la question de Charlotte. En fait euh franciser, c'est faire des petits français héritiers, enraciné, propriétaire, voisin. Et pour ça oui.
Pourquoi ? parce qu'aujourd'hui on a fabriqué un monde de nouveaux venus, un monde d'office de personne. Et donc il faut franciser, c'est refranciser l'école qui est l'école des petits Dimi aujourd'hui à cause du nombre.
Il faut refranciser l'État, il faut réfranciser les médias de force, il faut réfranciser l'espace public. C'estàd qu'il faut dire la France est en France, ça c'est nouveau. On va pas se planquer, ça suffit maintenant.
On a le git et le couvert, on est chez nous. Bon et qu'est-ce que ça veut dire refanciser concrètement ? Il faut refranciser le pouvoir parce que le pouvoir il est parti, il est plus français. le pouvoir, il y a l'autoritas qui est parti chez les au prêtoir et la protestas qui est partie à Bruxelles, la République des commissaires.
Donc il faut rapatrier le pouvoir. Voilà. Et donc il faut sortir de la broyeuse sinon on est foutu.
Et deuxièmement franciser les âmes. Et franciser les âmes, qu'est-ce que ça veut dire ? restituer à chaque petit français le récit fondateur parce que qu'est-ce qu'une nation ?
Une nation c'est un lien amoureux un lien amour il faut il faut refaire un peuple amoureux encore trois questions et 5 minutes. Charlotte Dornellas alors vous avez indiscutablement vous alterner on va dire entre le créateur et le lanceur d'alerte. Donc il y a il y a une lucidité qui est désespérante et puis une créativité qui est lumineuse et pleine d'espérance en permanence entre vous.
Et vous avez un peu lier les deux dans votre livre par un chapitre qui est intitulé "Ils ont du sang sur les mains, ce qui est assez peu réjouissant et vous racontez la venue de la famille de Philippine au puit du fou." Et c'est quand même une accusation grave que vous portez là contre les élites qui n'ont pas simplement failli mais qui ont du sens sur les mains. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus justement sur cette accusation ?
Juste avant de venir, j'ai vu mon courrier de la semaine. Et dans mon courrier de la semaine, la lettre, la première lettre, c'est la lettre de Sylvie Pétard. C'est la maman de deux petites de deux jeunes filles quand il a assassiné au Bataclan.
Et elle m'a dit, "Est-ce que vous pouvez lire ma lettre vendredi prochain ?" Et la lettre, elle est poignante, elle est déchirante et je vais la lire vendredi prochain. J'ai rencontré cet été au pu du fou des victimes.
C'est c'est ainsi. Harmonie commune qui avait dit "La France a tué mon mari." Elle voulait dire l'État a tué mon mari.
Et puis la famille de Philippines. La maman de Philippine s'est penchée vers moi et elle m'a dit "Vous rendez compte ce qu'on fait les juges ? C'était le 8 septembre, non le 8 août, pardon, le 8 août dernier.
Le 7 août, le Conseil constitutionnel avait décidé de casser la loi et de refuser l'allongement des délais de rétention. Alors maintenant, je réponds à votre question. J'ai fait une conférence de presse le 12 mars 1995 avec mon ami George Bertu, mon ami Dominique Schoucher.
Je crois bien qu'il devait y avoir aussi mon porte-parole de l'époque Bruno Retaillot. Et euh et là je me suis adressé à la presse en disant voilà Shengen, Schengen, ceux qui font Schengen auront du sang sur les mains. C'était en 1995.
Si on avait pas fait Schengen, on aurait pas le problème des OQTF. La Elias serait en vie, Philippine serait en vie, Dominique Bernard serait en vie, Samuel Pat serait en vie. Et pourquoi ils ont des du sang sur les mains ?
Vous savez, il y a une phrase de euh Mathieu Boucoté qui dit euh notre star dire [rires] une attention d'autre euh Non, en fait en fait c'est [rires] Richelieu qui a dit ça pareil. On se connait, on se connaît très bien. Chelieu, [rires] qui a dit qui a dit euh il y a des gens qui euh se sauve comme personne privée qui se fusent d'années comme personne publique.
Voilà. Et si voulez quand vous êtes à la tête de l'État et que vous décidez de d'abattre les frontières au moment juste au moment où on assiste, où on va assister à l'implosion démographique au nord et à l'explosion démographique au sud, c'est plus qu'une faute, c'est un crime. Dernière question Charlot Donella.
Oui, dans l'ordre des accusations, on va dire, pour accéder à la lucidité et retrouver la lumière. Il y en a une autre qui est assez grave, on va dire, qui pèse cette fois-ci sur l'Union européenne. Vous dites qu'elle s'inspire de la Chine communiste, notamment pour museler ses citoyens.
Qu'est-ce que vous entendez par là et quels exemples ? On va dire ? Alors, Van Derleyen et cetera, la présidente de la de la banque de la Oui. de la banque, la bancaire là, voilà, et cetera.
Ils sont tous allés en Chine. Ils sont fascinés par la Chine. On comprend pourquoi.
Et en fait, ils sont en train de préparer un système de flicage de masse. Je crois d'ailleurs que vous en avez parlé ici. Oui.
Vous avez été les premiers à en parler. C'est l'identité numérique flanqué de l'euro numérique. Qu'est-ce que ça voudra dire ?
Ça voudra dire que vous Charlotte, vous aurez un profil algorithmique euh sous la fule de l'algocratie et donc on saura tout sur vous. On se dira tiens tiens, elle est allée en pèlerinage au pu du fou. [rires] Elle a elle a elle a lu tel livre et cetera et à un moment donné c'est que c'est le système du crédit social à la chinoise.
Vous connaissez ça par cœur mais les français découvrent. Vous allez voir, ça va changer la vie. Comport civique, comportement écologique, comportement financier, évidemment, comportement culturel et politique.
Donc là, vous Marc, vous allez devoir rester chez vous. [rires] Philippe Devilier, on a plus beaucoup de temps. On avait tellement d'autres questions.
Peut-être il nous reste quoi ? 40 secondes. J'imagine que vous n'avez pas beaucoup de temps.
Pourquoi vous faites tout ça ? parce que je je suis hanté par la disparition du peuple auquel j'appartiens. Je pense souvent au mots de château brillant à propos de foucher et de Taléran.
Je vois venir appuyer sur le bras du vis le crime et appuyer sur le bras des lâches la complaisance. Nous avons perdu la matrice et et moi je voudrais transmettre avant de partir transmettre à tout prix et dire ceci si vous m'accordez quelques instants qui est la chose la plus importante de de mon livre. La France est un être vivant.
Il faut apprendre à voyager en son âme. L'histoire euh n'est pas une un tissu de drame sans suite, une mêlée, un chaos dans laquelle l'intelligence ne discerne rien. Non.
Euh il y a un fil conducteur qui peut nous guider si nous considérons chaque chaque strophe du long poème comme ayant son utilité en son temps et comme ayant déposé dans la conscience du peuple français une harmonique singulière qui désormais raisonnera toujours. Dans un instant l'heure des pour deux. et poustoufflant.
Merci infiniment de livres à tr livres vendus par minute. C'est en dilon de la France. Excellente de programme.
Merci Philippe de Viller pour votre confiance. Merci Christine.
Philippe de Villiers