Aller au contenu
Tous les transcripts
DébatDavid Lisnard· 27 août 2026 25 minContradictoireMixteÉconomie & entreprisesBudget & impôts

Intégrale - David Lisnard débat face à Fabien Roussel à la Ref26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Si vous aviez une décision à prendre demain pour que dans 5 ans l'industrie française produise plus, quelle serait cette décision ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on veut améliorer ça si on veut produire davantage en France ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on veut diminuer certaines prestations sociales ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous iriez jusqu'à dire que la nationalisation pourrait être une solution parfois utile ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    La réponse de David Lissard sur les nationalisations, elle vous convient Fabien Roussell ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:30David LisnardPromesse
    « On va avoir tout le rapport au travail entre l'IA et la robotique. Tout va changer. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Hervé [musique] Geno qui vient prendre le cours central pour ce duel entre Fabien Roussell, le secrétaire [musique] national du parti communiste français et David Listard, le président de la Nouvelle énergie, maire de Cann et président de l'association des maires de France. Messieurs, soyez les bienvenus. Venez vous installer, je vous en prie, au micro d'Hervé qui va mener brillamment cette rencontre.

Cher Harvé, cher Fabien, Char David, vous imaginez bien qu'à Roland Garos, on attend le match entre deux joueurs de rang. Je vais laisser la presse immortaliser cet instant et inviter nos confrères et sœurs, photographe et caméraman à libérer l'espace dans un instant. Hervé, bienvenue.

Merci, merci, merci à tous. Merci à nos à nos deux joueurs surtout. Donc euh un débat euh débat de haute volet euh on l'espère sans trop de balles perdues, mais en tout cas sans filet, c'est promis.

Et dans le central de Roland Garos, c'est inhabituel. Pour poser le sujet, quelques mots. En 1960, la production industrielle représentait 28 % de notre richesse nationale.

En 2025, c'était seulement 13,5 %, c'était 22 % en Allemagne, 18 en Italie, 15 en Espagne. La la désindustrialisation, pardon, en France, ce n'est pas une menace, c'est une réalité et c'est un problème. Vous deux qui êtes là autour de moi, David Lissenard, Fabien Roussell, tout le monde le sait, vous n'avez pas beaucoup d'idées communes à priori, mais il se trouve que vous en partagez au moins une, c'est la nécessité pour la France de se réindustrialiser.

C'est sur les moyens de le faire que vous n'êtes pas d'accord. Donc pour débattre, il vaut mieux de débattre des choses sur lesquelles on est en désaccord. Donc ma première question à chacun d'entre vous et je vais commencer par vous Fabien Roussel parce que j'ai tiré au sort tout seul. ce matin euh pour l'ordre des des paroles.

Euh ma première question, mais je veux vous jouer la pause à tous les deux, si vous aviez une décision à prendre demain pour que dans 5 ans l'industrie française produise plus, quelle serait cette décision ? Fabien Roussell une seule he Oui, d'abord avant la mesure un état d'esprit vu l'état dans lequel est notre pays fracturé et divisé c'est qu'il faudra avoir un président et un gouvernement qui a le sens réel et sincère du dialogue et du travail ensemble. On a il faut arrêter de s'opposer, de fracturer le pays.

On a des gros défis, d'immenses défis à relever. On va devoir le faire ensemble. Et donc le dialogue, c'est le respect de la démocratie sociale, c'est le respect de tous les partenaires chefs d'entreprise, représentant des salariés et l'État.

Une mesure pour l'industrie. Les chiffres que vous avez énoncés sont édifiants. C'est la démonstration que ces 20 30 dernières années, moi j'avais les chiffres de ces 20 dernières années, on est passé de 19 % à 10 %.

Et quand je regarde les politiques de ces 20 dernières années et la réalité des chiffres de notre industrie, c'est que ça marche pas. Ce que l'on a fait ces 20 dernières années ne marche pas et notamment toutes les politiques de réduction du coût du travail d'aide publique aux entreprises. On va en parler.

Il faut arrêter tout ça. Il faut oser avoir le courage de dire ça n'a pas marché, il faut changer. Et l'une des première mesure moi que je mettrai en œuvre, c'est euh justement de planifier la réindustrialisation de notre pays et d'arrêter le stop and go que nous vivons tous à notre niveau mais que vous aussi chef d'entreprise vous subissez.

Il faut avoir de la lisibilité sur le long terme. Il y a une mesure sur laquelle je donnerai de la lisibilité aux entreprises, c'est sur l'accès à l'énergie. Des chefs d'État font des guerres, je pense à Trump en mettant l'énergie, la bataille de l'énergie au cœur de leur guerre.

La France a des atouts immenses dans ce domaine. Il faut pouvoir donner aux Français mais aux entreprises, aux industriels une énergie abondante, décarbonée, stable [grognement] et sur le long terme. Et ça, ce serait un avantage compétitif énorme que nous aurions en Europe et par d'autres par rapport à d'autres pays pour reconstruire une industrie forte et utile pour le climat, pour les travailleurs et pour notre économie.

OK. Merci beaucoup. L'énergie pour Fabien Roussel.

David Lisnard, votre réponse. L'énergie, l'énergie c'est fondamental, c'est tout à fait exact mais on voit bien qu'il y a deux visions qui qui s'opposent he c'est-à-dire une attente de planification. Et moi, je pense que si l'industrie a régressé jusqu'à passer derrière l'Espagne depuis quelques mois, c'est parce que justement on a trop administré l'économie.

Donc on a deux modèles qui s'opposent. C'est pourquoi d'ailleurs le le vrai débat de la présidentielle, il est il est en ce moment à la reff Alors j'ai parce qu'on a vraiment deux modèle qui de de conception qui qui s'oppose et et c'est tout à fait sain en démocratie. J'ai entendu qu'il y avait un débat annexe cet après-midi.

Moi, je ne vois que des déclinaisons de la capacité de d'une forme de Je vois des communistes partout. C'est ce que j'avais dit la dernière fois à Fabien quand on s'est croisé. Je vois les communistes partout phobie mesure et donc ce qu'il faut pour relancer l'industrie c'est comme pour tout il faut libérer l'industrie.

Il faut libérer le foncier des obligations stupides telles que le ZAN. Euh on doit lutter contre l'artificialisation des sols par du bonus malus sur évidemment l'artificialisation ou l'étalement, mais ne pas administrer l'attribution du foncier qui est cher et rare si on veut des entreprises et des usines, il faut du foncier. Il faut évidemment libérer l'acte de création, c'est-à-dire que la fiscalité et les charges soient compétitives. des impôts de production en France aujourd'hui, c'est quasiment 4 points de PIB, 3,6 points de PIB la moyenne européenne de mémoire, mais vous pouvez vérifier c'est 1 2.

On va y venir. évidemment libérer l'industrie de la surbureaucratie et de la et de la surrégulation qui fait que pour ouvrir une usine, pour avoir l'autorisation pardon, de construire une usine, il faut au mieux 40 mois là où on peut être à 6 ou 7 mois en Allemagne ou en Italie ou en Pologne. Il faut évidemment libérer le capital, c'est-à-dire l'acte d'investissement.

Donc l'acte d'investissement soit rentable et une rentabilité normale. Or, il est moins rentable qu'ailleurs. Il faut libérer les facteurs de production.

Donc le capital et le travail évidemment le travail, le salaire net est beaucoup trop bas, le salaire l'extraburute est beaucoup trop haut. Donc il faut revoir tout le système social. Bref, il faut laisser faire les salariés et les entrepreneurs, ceux qui font du terrain, qu'on leur foute la paix et avoir une ensuite une fois qu'on a un système fiscal et social compétitif de l'assurer dans la stabilité.

Et par exemple, il faut aussi libérer l'innovation. L'innovation en supprimant de la Constitution le principe de précaution et en lui substituant un principe de responsabilité. Ça me paraît évident.

Voilà, quelques pistes. OK. Alors, rentrons dans le fond du sujet.

Le principal obstacle, vous l'avez un peu dit tous les deux, surtout vous, David Lissnard, c'est le coût du travail en France. Produire en France, ça coûte plus cher qu'ailleurs objectivement. Euh donc est-ce qu'on veut euh comment est-ce qu'on veut améliorer ça si on veut produire davantage en France ?

Euh David Lissard, vous venez de dire qu'il faudrait baisser les impôts de production. Est-ce que c'est raisonnable dans la situation de nos finances publiques ? Et est-ce que ça ne veut pas dire forcément et puisque le thème c'est le courage, avoir le courage de dire que il faut diminuer certaines prestations sociales ?

Est-ce que c'est ça que vous voulez dire ? Alors, il y a deux choses. D'abord, il faut bien comprendre que la dégradation des comptes publics, elle vient précisément de la dégradation de l'acte de production.

Avant de distribuer, il faut produire, il faut créer de la richesse et de la valeur. Et je me réjouis qu'on se retrouve là-dessus, enfin en tout cas en partie là-dessus parce que vous faites pas partie de de cette gauche de la décroissance qui est qui est qui est masochiste à mon sens. Ça c'est vraiment essentiel.

Ensuite, l'impôt de production, c'est pas lui qui alimente le système social. Ça c'est c'est certain. Ce qu'il faut, c'est que le le social redienne à des solidarités locales.

On a aujourd'hui toute la capacité de pouvoir localement avec les communes, avec les associations pouvoir permettre à ceux qui sont le plus en galère, qui souffrent le plus de s'en sortir. Mais en revanche, on ne peut pas avoir un système qui repose sur des cotisations sociales qui sont les plus élevées du monde, qui redistribue plus de 930 milliards d'euros et qui crée de la pauvreté. C'est que défendre aujourd'hui les plus précaires, les plus en difficulté, c'est relancer la production, c'est permettre de revaloriser le travail, c'est permettre donc de cotiser moins pour gagner plus.

C'est la seule façon saine de concilier la création de richesse, l'assainissement des comptes publics et des destins individuels positifs. OK. Mais si on cotise moins, on réduit la voilure sur le plan social ou pas ?

Bien sûr. Moi, je dis que oui. Évidemment, bien sûr, il faut réduire la voilure sur le plan social.

La France a le record du monde. Il faut bien voir que c'est pas simplement des corrélations, sont des causalités. Plus on a augmenté les dépenses sociales bien Rousell appelle appelle les soigneurs là.

Mais c'est bien, on n'est pas d'accord. Plus on a augmenté les dépenses sociales, plus on a de pauvreté. On n jamais autant dépensé d'argent social, on n jamais autant eu de SDF dans les rues.

Donc à moi, il faut regarder ça en face. C'est que ce système qui est un système qui pénalise l'acte de création à la fin crée de la pauvreté. Donc il ce qu'il faut c'est réduire la pauvreté et ensuite accompagner les plus pauvres et les plus précaires.

Je suis maire d'une ville qui a un taux de pauvreté très élevé historiquement 22 %. Bien cela on on le fait avec vraiment l'associatif, la commune. On connaît les individus, on les met dans des parcours individuels d'insertion.

On ne fait pas de la distribution de l'argent de l'argent de nos enfants. Parce qu'aujourd'hui le système social, il est financé par la dette. qui peut être assez cynique pour dire "Allez, j'achète la paix sociale ou j'achète des voix ou je me fais bien voir, je dépense l'argent des enfants et des petits-enfants." C'est inadmissible ce qui se passe aujourd'hui là-dessus.

Alors Fabien Roussell, [applaudissements] Fabien Rousell, ça y est, vous vous êtes remis de vos émotions. Donc qu'est-ce qu'est-ce que vous lui répondez à David Lissenard là-dessus ? Ça ne m'étonne pas du tout.

Et d'ailleurs, les propositions qui sont en débat dans cette rentrée, c'est pas la première fois que je viens aux universités d'été du MEDF. Merci Patrick Martin pour l'invitation faite au Parti communiste français de venir plancher devant vous et devant les entrepreneurs, mais j'allais dire c'est la même rangaine que nous entendons tous les ans. Euh, on demande aux Français de travailler plus et de gagner plus.

Et là, j'entends encore une fois les chefs d'entreprise qui veulent gagner plus sans produire plus. Et le vrai enjeu pour moi, mon cher Patrick, le vrai enjeu pour moi, on en parle à chaque fois, le vrai enjeu pour moi, c'est effectivement de produire plus dans notre pays, de créer les conditions d'une croissance utile, socialement utile, écologiquement utile et bénéfique à la nation, à la France, afin qu'elle retrouve son indépendance et qu'elle ne dépende plus de pays étrangers, que ce soit les États-Unis, la Chine ou d'autres pays reconstruire une France forte, industriellement forte. Or, excusez-moi, mais je le disais tout à l'heure, je vais vous redonner quelques chiffres.

Ça fait 20 ans qu'on applique ces mêmes recettes qui font que l'on on tape sur le coût du travail qui serait excessif. Dans l'industrie, 1 heure de travail coûte 47,7 € en France contre 49,8 € en Allemagne. Et ça n'empêche pas l'Allemagne d'avoir une industrie plus forte qu'en France parce qu'ils ont une politique, une stratégie préservant notre industrie.

Il n'y en a pas en France. Nous avons un pays ouvert aux quat vents et nos usines partent à l'étranger. Mais donc la vre votre stratégie part à l'étranger malgré toutes les les mesures qui ont été exigées et mises en œuvre ces 20 dernières années.

Exonération de cotisation sociale, ça coûte 70 milliards d'euros à l'État aujourd'hui. Baisse des impôts de production entre 10 à 15 milliards d'euros par an. Baisse de l'impôt sur les sociétés de 33 % à 25 %.

Ça coûte là aussi 10 milliards 10 milliards d'euros par an. Je pourrais les aligner comme ça. Il y a une commission d'enquête qui l'a fait et les chiffres sont pharaoniques. 200 milliards d'euros euh de d'aide publique accordé aux entreprises.

Nous ne sommes pas contre les aides publiques accordées aux entreprises. Nous ne sommes pas contre. Il y aura toujours besoin d'accompagner nos entrepreneurs mais avec des conditions des garanties que l'on relocalise la production en France, que l'on crée des des emplois en France, que l'on arrive enfin à reconstruire une base industrielle forte.

Or, ce n'est pas ce qui s'est fait ces 20 dernières années. Ça nous a coûté beaucoup d'argent à l'État et ça n'a pas créé d'emploi. Au contraire, nous en avons perdu plus d'un million dans l'industrie.

C'est pour ça qu'il faut changer la tendance. L'argent de l'État, l'argent de nos impôts aux entreprises doit servir à créer des emplois et à relocaliser l'activité. Donc il faut mettre des critères à chaque fois que l'on donne de l'argent public.

Il peut pas avoir un guichet ouvert comme ça. Et puis encore une fois, on moi je je ne me retrouve pas dans ce discours où d'un côté l'État serait un ennemi et en même temps une vache allée dans laquelle il faut puiser pour payer les exonérations de cotisation sur les salaires. Et de la même manière, je ne dis pas que les entreprises sont des prédateurs et elles aussi des vachés qui devraient tout payer.

C'est bien la raison pour laquelle je dis, je le redis ici, nous avons des défis immenses à relever dans notre pays. La le défi climatique, la transition écologique quand on voit les ravages que ça a fait cet été est un des défis les plus importants. Mais celui aussi de la formation, je vous parle à vous qui êtes chef d'entreprise.

Si on veut le relocaliser l'industrie ici, si on veut avoir une industrie compétitive, nous allons avoir besoin d'ouvriers qualifiés, de soudeurs, d'électromécaniciens, mais aussi de chercheurs, d'universitaires, de mathématiciens, il faut les former. La formation est un enjeu immense. Or aujourd'hui, il y a des dizaines de milliards d'euros mis dans la formation, mais c'est un puissant fond.

On voit bien que nous avons un problème de formation dans notre pays. C'est ces grands rien que ces défis-là vont coûter des centaines de milliards d'euros sur plusieurs années. C'est donc un choc d'investissement massif qu'il faut faire pour pouvoir relancer notre industrie, la reconstruire et on ne le fera pas et je le dis clairement et d'ailleurs à gauche, c'est une voie différente que je porte.

On ne payera pas ces investissements colossaux pour notre pays en taxant seulement les grandes fortunes, en allant mettre des impôts supplémentaires sur les dividendes. Ça c'est pour le fonctionnement de l'État. Donc pas seulement donc je j'entends pas le faire quand même un petit peu faut nous annoncer des hausses d'impôts massives pour chacun doit contribuer à la hauteur de ses moyens et c'est normal.

Or aujourd'hui, ceux qui ont vu les impôts et la fiscalité le plus baisser sont ces 10 dernières années les grandes entreprises et les grandes fortunes. Et donc, il est normal qu'il y ait une contribution supplémentaire qu'il soit supportée par cela. Mais ça ne suffira pas.

C'est pas les 20 à 30 milliards d'euros supplémentaires que nous pourrons récupérer qui permettront de financer ce plan de relance. C'est pour ça que je parle de planification. Vous avez vous avez beaucoup planifié mais il faut que vous laissiez David Lis.

Oui mais il avait un temps de parole, il avait il a pris du temps tout à l'heure hein. Vous savez, on marche au chrono tous les deux, on est des deux fois donc on fait attention. David Lisnard dans certains secteurs très stratégiques, on l'a vu depuis quelques années avec la pandémie, avec la crise de l'énergie dans certains secteurs très stratégiques, est-ce que vous iriez jusqu'à dire que la nationalisation pourrait être une solution parfois utile ? vous le libéral.

Non, mais je vais répondre très clairement à la question mais il faut ce qui se fait depuis 20 ans c'est la socialisation de l'économie hein. C'est-à-dire que c'est pas ce que j'ai entendu, c'est que il faut quand même regarder, on a le record du monde de la dépense publique, on a le record du monde des impôts et des charges. C'est c'est ça c'est vraiment c'est la réalité.

Et parallèlement, on a un taux de pauvreté qui augmente et on est passé du 11e rang de création de richesse par habitant au 27e rang. et on a plus de déterminisme social qu'avant. On a des records, ça s'améliore, vous savez bien Roussell vient d'annoncer plus d'impôts et on a on a des jeunes qui qui ont très peu d'espoir selon l'endroit où ils sont nés et cetera.

Donc il faut absolument apporter la mobilité à la société et apporter de la liberté. C'est le premier élément. Le deuxième élément dès moi je suis contre les aides publiques aux entreprises.

Voilà, je suis contre, je l'ai déjà dit ici, je le répète et en plus j'aime pas du tout le discours qui va avec. Pourquoi ? On va faire des économies.

Ouais. Oui, bien sûr. Mais je vais vous dire pourquoi.

On va je vous dire pourquoi on fait les économies parce que les aides publiques aux entreprises créent des bureaucrates et créent des contrôleurs, créfas et cré parasitent l'activité. toute une économie parasitaire autour de ça. Et en plus ce que j'aime pas, c'est le discours qu'on entend qui les entreprises en France une fois reçu toutes les aides qui sont très souvent des exonérations hein, des déductions fiscales, les aides en subvention, les premières entreprises qui reçoivent, ce qu'oublie de dire très souvent les gens à gauche, c'est la RATP et la SNCF et EDF.

Voilà, il faut quand même le rappeler mais simplement, on a les entreprises une fois toutes ces déductions, toutes ces niches et cetera qui sont toujours les plus taxées de la zone euro, hein. Ça c'est une réalité factuelle. C'est comme si dans la rue on vous pique 50 € 50 balles, le mec il vous rend 100 5 € il vous dit "Tu pourrais me remercier de te filer 5 € quand même he ?" Non non non, tu m'as pris 45 €.

Donc là-dessus, je suis contre aussi parce que tous ces dispositifs d'aide d'exonération qui génèrent la bureaucratie amplifient la fracture entre les entreprises qui ont de l'ingénierie, qui ont accès, c'est comme pour les collectivités hein, comme pour les communes et j'ai connu ça dans le petit commerce, moi je viens de la petite entreprise si vous voulez qui ont accès à des services pointus et qui peuvent les payer et les autres ensuite elles favorisent les entreprises déjà en place donc elle pénalise toute la vitalité entrepreneuriale. Et puis regardons l'avenir en face. On va avoir tout le rapport au travail entre l'IA et la robotique.

Tout va changer. On va avoir en 2050 peut-être 50 millions de robots en France. 20 millions dans l'industrie et les services.

On en aura 20 millions dans les ménages et 100 millions pour les personnes en difficulté. Le coût moyen de robot, si on regarde aujourd'hui serait 5000 €. 250 milliards de chiffres d'affaires.

Est-ce que on veut avec une planification d'état dire toi tu fabriques des robots ou est-ce que l'on veut que les entreprises de robots que l'on a en France qui sont des pépites puissent accéder au capital ? Pour ça que je propose de moins en moins seul la retraite par capitalisation obligatoire en plus d'un étape d'un étage de répartition pour qu'on puisse financer les entreprises pour que on puisse maîtriser nos facteurs de production et la nationalisation. Moi on peut même imaginer des réquisitions.

Je je parle très sérieusement quand il y a des périodes de crise de guerre les États-Unis n'ont pas hésité à à faire une réquisition de loquide. Mais à quoi servirait par exemple que dans l'armement d'assaut appartiennent à l'État ? que l'État passe commande qu'il passe commande puisqu'il y a que lui qui peut passer commande d'armement et vous verrez qu'on aura pas de difficulté sur le l'industrie du médicament stratégique.

À quoi sert-il que l'État soit actionnaire propriétaire de de l'industrie pharmaceutique ? Rendons la compétitivité à l'industrie pharmaceutique veille que l'État qui est très important. Moi je suis très attaché à l'État d'ailleurs c'est nous qui allons rétablir la force de l'État notamment sur le régalien et sur le stratégique mais que l'État fasse les stocks de molécules essentiels.

Ça c'est le rôle de l'État vous voyez. Mais vous rendez compte qu'aujourd'hui à force ce délire de régulation euh les instances européennes quand c'est l'Institut Montenne qui l'a sorti récemment, c'est dans les écho. Lorsque les instances européennes homologuent un nouveau traitement médical, un un un médicament, c'est c'est c'est faramineux.

Le délai, c'est 120 jours. Donc il y a 120 jours après l'autorisation, il y a un délai de carence ou 120 jours pour voir si le médicament est vraiment et cetera. La France d'elle-même ajoute 580 jours et en plus l'État fixe un prix d'achat du médicament en dessous du coup de revient et on et on vient de constater que 40 % des traitements innovants n'arrivent plus jusqu'aux gens malades.

Et les gens riches eux ils vont à l'étranger, il y a pas de problème. C'est pour ça que c'est nous qui sommes des des promoteurs de la liberté qui allons permettre aux gens pauvres de retrouver une espérance, un espoir. On va restaurer l'école.

Je suis d'accord avec vous sur la formation. On va restaurer une espérance par la liberté et non pas par la planification parce que le soviétisme ça n'a jamais marché quoi. C'est comme ça. [applaudissements] [applaudissements] C'est du courage aussi pour vous de venir affronter ça.

Mais vous avez l'habitude. D'ailleurs, je voudrais là maintenant c'est à lui quand même. Ai je remercie Martin de son invitation.

Merci beaucoup. J'aimerais être invité à la fête de Luma pour tenir très [raclement de gorge] sérieusement. Alors, je sais pas si tu les si vous les connaissez monsieur Roussell, mais je suis très sérieux.

En plus, je suis très preneur pour pour venir tenir ce discours là à la fête de l'U. Voilà la réponse [applaudissements] Hervé pour les 40 secondes qu'il vous reste. La réponse de David Lissard sur les nationalisations, elle vous elle vous convient Fabien Roussell ?

Très vite, très vite et après un mot de la fin. Alors là il y a Je veux parler autant que lui hein. Mais vous avez parlé autant que avant monsieur.

Vous avez parlé autant que lui. Je non je vous assure. Temps de parole hein.

Sinon je reviens l'année prochaine pour le reprendre. Et vous reviendrez sûrement mais tous les deux. Il vous reste 20 secondes.

D'abord je je parlerai autant que David Lissenard. Mais vous avez parlé. D'abord, je tiens à dire que je me suis exprimé de la même manière qu'il a pu le faire avec ses mots concernant le temps qu'il faut en France et en Europe pour avoir des brevets qui soient officialisés.

C'est inadmissible par rapport au temps qui existe notamment aux États-Unis. Ça pénalise la recherche, ça pénalise l'innovation et ce temps, il faut le raccourcir, c'est indispensable. La deuxième chose où je suis pas du tout d'accord avec David Lissard et notamment où je voudrais pointer sa contradiction, il dit "Je ne veux plus que l'État subventionne les entreprises.

Il va même au-delà de ce que nous-mêmes nous disons. Mais quelle contradiction ! Parce que si l'État ne subventionne plus les entreprises, mais comment vous financez ces suppressions de cotisation sociale, cette fiscalité que vous dénoncez sur les salaires ? proposition du MDF, c'est de rapprocher le net du brut et de compenser ça par une hausse de la TVA de deux points que supporteront pas seulement les travailleurs, mais aussi les retraités, la consommation, l'économie et cetera.

Mais sans Non, mais supprimer les cotisations, la fiscalité sur les salaires, les cotisations sociales, c'est 140 milliards d'euros que ça coûte. Il y en a déjà 70 milliards aujourd'hui et on en rajouterait 70 milliards. Vous voulez doubler la mise ?

Mais qui va payer à la sécurité sociale ces 140 milliards d'euros qui manquera demain pour financer les retraites, l'accès à la santé à nos hôpitaux publics quand on doit soigner un cancer, une maladie chronique ? Qui va financer la politique familiale ? Qui va financer la dépendance et la prise en charge des personnes âgées ?

Donc c'est la double peine. C'est bien la raison pour laquelle c'est bien la raison pour laquelle cette proposition par autant que Fabien Russel cette proposition ne peut pas tenir debout. Ça va représenter un gouffre financier pour le budget de l'État.

Et si ça doit être compensé par une hausse de la TVA qui est l'impôt le plus injuste, ça veut dire que vous donnez d'un côté mais vous reprenez de l'autre en faisant payer à tous les Français la baguette plus chère, les produits de consommation plus cher. Ça va pénaliser les entreprises parce que les Français Merci cher merci infiniment cher Harvé Go, directeur de la rédaction de radio classique. Merci Fabien Roussel, merci David Lis.

Applaudissez-les s'il vous plaît. [applaudissements] [musique]