Matinale Sud Radio, lundi 7 avril 2025 | Laurent Wauquiez
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
Que répondez-vous à Donald Trump qui minimise la crise économique ?
- 2:54FerméeÉludée
Est-ce que vous êtes inquiet face à la crise économique ?
- 3:37FerméeRéponse directe
Marie-Christine d'Alose a-t-elle été candidate commune LR-UDI ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Pourquoi l'élection de Marie-Christine d'Alose a-t-elle été annulée ?
- 4:59OuverteRéponse partielle
Marine Le Pen est-elle victime d'une chasse aux sorcières ?
- 6:27OuverteRéponse directe
La PPL supprimant l'exécution provisoire en cas d'inéligibilité sera-t-elle votée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49Laurent WauquiezFait
« On s'est trop endormi. On a trop pris l'habitude d'acheter à l'extérieur plutôt que de produire chez nous. »
- 2:54Laurent WauquiezFait
« Si on réplique pas, qu'est-ce qu'on aura ? la défaite et le déshonneur. »
- 20:36Laurent WauquiezFait
« Voter et faire tomber un gouvernement, ça n'est pas notre choix. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Sud Radio, l'invité
[Musique]
politique Jean-Jacques Bourdin. Laurent Voquier notre invité ce matin. Bonjour. Bonjour. Laurent Voquier, député LR de la Haute Loire et président du groupe droite républicaine à l'Assemblée nationale. Je voudrais commencer avec la situation internationale. Encore une fois, ce matin, les bourses asiatiques dévisent 3 - 3 - 4 - 5 jusqu'à - 10 %. Euh, il faut prendre un traitement pour se soigner, dit Donald Trump. Que lui répondez-vous ? Bah, c'est que nous surtout, il faut qu'on fasse un traitement pour se protéger parce que vous avez raison de commencer par ça. C'est le chaos et ça dit quelque chose sur nous. Les États-Unis, qu'est-ce qu'ils disent maintenant ? C'est la loi du plus fort.
Et nous en France, nous en Europe, on s'est trop endormi. On a trop pris l'habitude d'acheter à l'extérieur plutôt que de produire chez nous. Euh, dans ma région, je me suis battu depuis maintenant 8 ans pour faire du médine France. On a relocalisé de la fabrication de paire de chaussures. On s'est battu pour amener de la fabrication de paracétamol. On s'est battu pour à nouveau faire de la fabrication de vélos français. Et là, dans cette guerre commerciale qui vient, oui, il va falloir se protéger parce que Est-ce que vous êtes inquiet là ce matin ? Est-ce que vous êtes inquiet ? Mon travail à moi, c'est pas d'être inquiet.
Mon travail à moi, c'est de me dire ça, pour nous, ça doit être un électrochoc. Hm. Et je sais pas si vous vous souvenez mais il y a 8 ans, j'avais écrit un livre sur l'Europe et j'avais dit attention à la naïveté commerciale, il faut mettre en place une préférence européenne. Et de la même manière, je vous le dis à ce micro aujourd'hui, face à Donald Trump, il faut opposer une préférence européenne. Mais la préférence européenne n'est pas facile à mettre en place, vous le savez bien, puisqu'il y a même au sein de l'Union européenne des divergences sur la politique à conduire. Pour l'instant, l'Europe n'a pas vraiment répondu au aux décisions de Trump. Que doit-elle faire ?
Que lui demandez-vous ce matin ? Il y a des choses qui sont déjà très claires parce que là au moins tous les pays européens vont comprendre parce qu'ils vont tous payer des droits douigné à cause de Trump. Et donc au lieu d'acheter des F35 avec des fonds européens, on achète du rafale. Au lieu de se retrouver à avoir des pneus qui viennent doigt. Oui. Au lieu d'avoir des pneus qui viennent de Chine, on achète des pneus Michelins. H Et je vais même aller au-delà.
Je pense que nous on a une réflexion à voir sur la taxation des gars femmes parce que on a quand même ce système qui est assez extraordinaire en France où on va surtaxer nos commerces, nos hôteliers, nos restaurateurs et on permet ensuite au grand gafa américain de récupérer tout cet argent sur notre économie en le remontant sans quasiment même payer d'impôts. Alors, il y a des débuts de taxes qui ont été mises. Bah, allons-y, répliquons. Et donc quelque part, est-ce que je suis donc taxon ? Bah répliquons, il faut répliquer parce que si on réplique pas, qu'est-ce qu'on aura ? la défaite et le déshonneur.
Et donc face à Donald Trump, il faut une préférence européenne, il faut un sursaut, il faut refabriquer chez nous et si c'est ça quelque part, j'ai envie de dire ce sera un choc salutaire parce queon s'est trop endormi. levoquer. Avant de revenir sur les rassemblements ou autres meetings politiques du weekend, l'actualité politique du weekend, il y a une autre actualité politique dont on ne parle pas, c'est la victoire de Marie-Christine d'Alose dans le Jura, élu candidate de l'Union de l'Union Centre LR, elle est LR et elle a battu largement. Non, vous n'êtes pas d'accord. Elle n'est pas elle n'est pas candidate de l'Union. Non, elle était candidate des républicains réplains.
Mais elle n'avait pas contre elle au premier tour de candidat de centrist ou autrees. Vous vous connaissez l'histoire quand même ? Oui. Oui, je connais l'histoire. Oui, c'est Non, mais c'est elle et c'est bien de la rappeler. Donc, Marie-Christine d'Allose, député du Jura c'est un département que j'aime beaucoup. Ma femme est originaire du Jura. Marie-Christine d'allos, c'est une guerrière. Pourquoi son élection a été annulée ? parce que la le cand là je sais plus si c'était une ou une ou un candidat un candidat du RN était en réalité sous tutelle. Il était sous tutelle. Oui.
Ce qui était un homme complètement dingue euh ce qui est la dernière élection je crois que c'était une femme quand même. Mais et donc c'est complètement fou. C'est-à-dire le RN avait mis un candidat qui n'avait même pas le droit de se présenter à une élection. Et à cause de ça, alors que Marie-Christine avait avait respecté toutes les règles électorales, son élection a été annulée à cause de son de l'opposant du RN qui respectait pas les règles électorales. Bon bah voilà, elle a gagné, elle a fait un très beau score. C'est la récompense de l'enracinement des républicains sur le terrain. Et non, c'était pas une candidate commune, c'était une candidate républicain.
Monsieur Bourdin, bien Laurent Voquier, Laurent Voquier, vous parliez du RN il y a il y a un instant. Marine Le Pen a tenu meeting hier à Paris. Moins de monde que prévu dans dans ce meeting. Elle a parlé de chasse aux sorcières. Est-ce que vous êtes d'accord ? Est-ce qu'elle est victime d'une chasse aux sorcières ? Non, je suis pas d'accord. Et pourtant, je me suis exprimé et je me suis exprimé en disant tout de suite et de façon très simple et très claire les problèmes que posait sa condamnation de justice. Mais c'est quand même un peu trop facile là. Madame Le Pen est d'abord coupable.
Elle est d'abord coupable d'avoir fait du détournement de fond, même si elle a fait appel et si elle est prés présumé innocente. Bon oui mais bon à ce stade il y a quand même une première condamnation et on parle de millions d'euros. Donc c'est quand même une grosse opération, une grosse affaire. Et donc il faut quand même faire attention à pas à l'arrivée perdre de vue ce qui est d'abord à ce stade la vérité judiciaire avec une condamnation très étayée en terme de fait. Bon ensuite et je l'ai dit cette condamnation pose un problème ça fait pas une chasse aux sorcières, ça fait une condamnation qui pose un problème politique. Quel est ce problème ?
Je considère que rendre inéligible avec une exécution immédiate quelqu'un qui n'a pas pu faire son appel, c'est-à-dire pas aller au bout de sa présomption d'innocence que vous avez rappelé, c'est un souci. Voilà et ça c'est le sujet qui est posé. Mais pour autant, ça ne doit pas faire oublier que à la base, il y a quand même une affaire de détournement de fonds publics et les politiques ne doivent pas être des justiciables au-dessus des eaux justiciables. S'il y a du détournement d'argent, bah il y a une condamnation, c'est normal.
Alors, j'y je je vais revenir sur euh euh l'exemplarité euh des responsables euh politiques, mais le parti d'Éric Sioti euh déposera une PPL, les propositions de loi en juin euh supprimant l'exécution provisoire en cas d'inéligibilité. Euh vous en parliez, est-ce que vous la voterez ? Bon, d'abord, moi j'aime bien savoir de quoi on parle. Donc, je veux avoir cette proposition de loi sous les yeux.
Euh deuxièmement et là aussi pour moi c'est clair, il y a pas de loi spéciale pour Marine Le Pen et donc on va pas faire une loi surmesure pour Marine Le Elle est faite pour elle est faite pour lui donner une amnistie selon vous en tout cas tel que ça a été présenté tel que ça a été présenté par Eric Sioti ça ressemble beaucoup à une loi surmesure. Et je voudrais quand même rappeler que madame Le Pen n'a pas toujours eu les mêmes positions sur ce sujet. Moi, je me souviens que quand elle n'était pas concernée, elle plaidait pour une inéligibilité à vie.
Je me souviens que quand il y avait eu les affaires Fillon, ça avait été parmi les plus violentes et les plus critiques quand elle n'était pas concernée et que maintenant qu'elle est concernée, son discours sur le sujet a totalement changé. Moi, j'ai pas changé. J'ai voté contre cette loi2 dès le début parce que je pensais que ça poserait des problèmes. Donc, je suis en cohérence avec moi-même. Est-ce qu'il faut interdire euh d'élection à vie les responsables politiques condamnés ? Non, parce que je vous l'ai dit, je suis favorable à ce que des responsables politiques qui font des erreurs ou qui ont commis des infractions soient condamnées.
H mais je ne veux ni de justice d'exception pour les protéger. C'est pour ça que je suis quand même interrogatif sur cette idée d'une loi spéciale pour madame Le Pen. Mais il faut pas non plus sanctionner les politiques plus que d'autres. C'est des justiciair pas de casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection. Non parce que enfin au quel cas ça vaudrait pour tout le monde. C'estàdire voilà ça vaut parfois ça vaut parfois quand candidat dans une administration. Vous le savez bien. Monsieur Bour monsieur Bourdin vous le savez bien aussi. Oui. On peut faire des erreurs et on peut apprendre. et on a droit à une deuxième chance.
C'est une certaine conception aussi du pays et de la justice. Et moi, je suis quand même attaché à ça. Voilà, des politiques peuvent faire des erreurs, ils payent et ensuite ils ont droit à une deuxième chance. Et ça vaut pour tous les Français qui nous écoutent. Bien, on évoquait le cas Marine Le Pen hier. Il y avait aussi un meeting à Saint-Denis, un meeting autour de Gabriel Atal. Il y avait là Édouard Philippe, il y avait François Baouot. Vous n'y étiez pas ? Non. Pourquoi ? Parce que je ne veux pas. Bah, c'est très simple. La droite que je veux reconstruire, oui, est une droite qui doit être en rupture avec le macronisme et qui est pas là Oui.
Et qui est pas là pour s'a coquiner avec le macronisme parce que je considère que le macronisme nous a mis dans le mur. H et donc je veux pas d'une droite qui aille faire la bouée de sauvetage du en même temps euh parce qu'on a quand même vu ce qui s'est passé au cours des dernières années avec un petit bout de gauche, un petit bout de droite, on a eu beaucoup de rien du tout. Hm. Et donc moi ce que je veux c'est créer une droite qui soit une droite qui soit un projet de rupture. On a évoqué ce matin l'ampleur des menaces qui sont au-dessus de nous. On va pas faire des petites réformes à la marge, faut tout revoir dans le fonctionnement de notre pays.
Et donc moi ce qui m'intéresse, c'est de refonder une droite républicaine qui propose aux français un vrai projet de rupture avec le passé. Pas les recettes antérieures, pas l'application du système de la macronie. Pourquoi est-ce que vous ne censurez pas le gouvernement ? Parce que c'est un choix que j'assume totalement. Je ne censurerai pas. Je oui, je l'ai dit, je l'assume totalement. Je ne veux pas de chaos pour le pays. Donc vous ne vous êtes en en complet désaccord avec la politique conduite par Emmanuel Macron. Ah bah si non, j'ai en complet désaccord avec ce qui a été le projet depuis 8 ans. Oui.
Maintenant, on a fait deux choix simples et moins en désaccord avec la politique conduite aujourd'hui. Monsieur Bourdin, je vais vous répondre simplement et très et directement. Pourquoi est-ce qu'on s'est engagé dans ce gouvernement pour éviter le chaos ? Oui, j'ai trop vu ce que ça a donné quand on a cherché pendant des mois et des mois un gouvernement. Donc, on a assumé nos responsabilités. De on ne soutient ce gouvernement qu'au cas par cas. Oui. En mettant de la pression et j'espère qu'on abordera tous les domaines où je suis en profond des accords avec François Baou et Emmanuel Macron sur l'Algérie, sur le port du voile.
Et donc mon travail avec le choix que j'ai fait de rester un homme libre, c'est-à-dire je ne dois rien François Baot, Emmanuel Macron, je ne suis pas allé au gouvernement pour rester un homme libre et j'exerce parce qu'on vous a pas proposé ce que vous vouliez aussi peut-être. Non, pas du tout. Michel Barnier m'avait proposé un poste Non, Michel Barnier m'avait proposé un poste de ministre de l'économie. Pourquoi est-ce que je l'ai refusé ? parce que la proposition c'était de porter un projet d'augmentation d'impôts. J'ai pas augmenté dans ma région au Verne Ronald pendant 8 ans les impôts. Je ne vais pas au gouvernement pour faire l'inverse de ce à quoi je crois.
Donc j'ai fait le choix de rester un homme libre et ça me permet d'exercer la pression et ça me permet de vous dire que la droite que je veux ne sera pas la béquille du macronisme. Je veux une droite qui rassemble tous les gens qui partagent les valeurs de droite quel été leur vote par le passé. C'est ça mon projet. Vous dites "Je ne dois rien à François Baï, ni rien à Emmanuel Macron". C'est ce que vous dites, hein. Oui. Bon, ce n'est pas le cas de votre rival euh pour la présidenceellaire Bruno Rotaillot. Je n'ai pas de rival. Bon, bon, je dirais votre concurrent, ça vous va ?
Votre concurrent, votre adversaire, je ne sais pas quel mot employer parce que vous êtes tellement prudent l'un et l'autre. L'un l'un et l'autre l'un et l'autre. Vous ne voulez pas surtout pas vraiment qu'on dise que vous êtes adversaire. Tant mieux. Vous êtes adversaire quand même. Non, on est en compétition sur une élection. J'ai tout fait pour éviter ça. Vous savez quand on est en compétition, on a un adversaire hein. Mais bon, j'essaie j'essaie d'éviter que ce soit ça. Et personnellement, j'ai tendu la main jusqu'au bout. Oui. Et je vous redis ce matin que je veux un duo et pas un duel.
Et j'ai même dit que mon premier geste quand je serai président des républicains, c'est de proposer à Bruno Rotaillot le poste le plus important pour que nous puissions travailler ensemble. Lui ne l'a pas dit. Non. Non, je suis obligé de le constater mais moi je le dis et je le redis. Bon, d'accord. Et et oui et et surtout je crois la complémentarité. Alors Bruno a fait un choix qui est d'aller au gouvernement avec l'explosion de l'insécurité de l'immigration. C'est un travail à temps plein qui ne permet pas de faire autre chose. Moi je Il le fait bien. Il se bat pour avoir le maximum de résultats. Est-ce qu'il le fait bien ?
Je vous réponds, il se bat pour avoir le maximum de résultats et c'est très difficile et on le voit par exemple sur le dossier algérien. Très difficile d'avoir des résultats. Et moi de mon côté, j'ai fait un choix qui est d'avoir une parole libre et qui me permet aussi de faire entendre la différence de la droite et c'est fondamental pour notre famille politique. Est-ce que Bruno Rotaillot doit tout à Emmanuel Macron aujourd'hui ? Non, mais quand vous êtes dans une équipe, il doit sa popularité. Il est populaire. Bruno Rota. Non, vous avez vu vous avez vu dans tous les sondages, je vois sa popularité grimper et et tant mieux. Grimper, pourquoi non ?
Grimper et tant mieux pour notre famille politique. Oui, mais il a fait un choix. Oui. Quand vous êtes dans une équipe gouvernementale, il y a la solidarité gouvernementale. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous ne critiquez pas le premier ministre. C'est la règle. Et d'ailleurs, il ne le critique jamais. Moi, j'ai des désaccords forts avec François Payou. Mais vous ne censurez pas. Vous avez désaccordez pas. Ouais. Mais on peut le comprendre. Oui, parce que vous vous les Français qui nous écoute parce que il y a peut-être une certaine ambigué quand même dans cette position. Le choix c'est simple, libre mais pas de chaos.
Pas de chaos pour les Français parce que vous-même vous avez dit à quel point le contexte était dangereux. Donc c'est clair, on ne fait pas le choix de Marine Le Pen de faire tomber un gouvernement. Mais la liberté parce qu'il y a des domaines où je suis pas d'accord. Prenons des illustrations. Oui. J'ai appris la semaine dernière que François Baou ne voulait pas de loi pour interdire le voile dans le sport. Non non, il a précisé les choses après. Il a dit "Je ne veux pas, je veux une loi pour interdire le sport, le voile dans les compétitions sportive." Voilà ce qu'il a dit.
Monsieur les compéts Bourin, vous êtes quand même suffisamment expérimenté pour pas vous faire Berner par les jeux sur les mots. Fait Berner ? Non, j'essayé de faire Ber, je vous le dis, monsieur, c'était moi j'étais à cette réunion, c'est moi qui fort pour Ber tout le monde. Non mais pas vous particulièrement, je parle de la classe politique dans son ensemble. Ben ben allons allons au bout des choses. Bah tiens, allez-y. Oui, vous avez raison. Oui, ils sont forts pour berner les gens. Hm. Parce que qu'est-ce qu'il y a eu ? Vous avez tout à fait raison. Il y a eu cette polémique soi-disant sur le voile dans le sport. Tous nos auditeurs ont compris.
C'est bon, le gouvernement a adopté une ligne de fermeté. Ils vont interdire la pratique du voile dans le sport. Il y a même une proposition de loi. Oui, mais je connais trop la façon dont ça fonctionne. On vous fait un boss, vous le savez très bien, pendant quelques jours et puis après on oublie. Dans ma région, j'ai une obsession, avoir des résultats. Et donc quand j'étais face à François Beou la semaine dernière, je lui ai dit "Didon, maintenant que le BZ est fini, quand est-ce que vous inscrivez la loi ?" Et c'est là où il m'a dit, "Je ne suis pas favorable à une loi d'interdiction du port du voile dans les pratiques sportives et ça c'est ma liberté. Je suis radicalement contre ça.
Il faut une interdiction du port du voile dans toutes les pratiques sportives et pas compétition ou pas et pas que les compétitions sportives parce que sinon, c'est ce que vous avez dit, sinon c'est un gouvernement qui perd les gens. dans lequel on a fait croire qu'on allait faire quelque chose et il y a pas de résultat. Moi, je veux qu'on passe des paroles aux actes. H très important dans ce qui est devenue la politique aujourd'hui et on le voit sur le dossier algérien. Bah, on promet les choses à l'arrivée, on capitule. Euh le ministre des affaires étrangères était hier en Algérie, il a rencontré le président algérien.
Euh, nous allons reconstruire un partenariat d'égal à égal avec l'Algérie a-t-il dit. Euh que lui répondez-vous ce matin, Laurent Vquier ? Que c'est une honte, que c'est une humiliation. Hm. Que la France a donc décidé de capituler, qu'on nous avait expliqué que ce serait une riposte graduée. J'avais bien compris que ça allait être très gradué, mais il y a même plus de riposte. Hm. Euh, juste reprenons un peu les faits. On a donc un gouvernement algérien qui a mis dans son hymne un couplet pour humilier la France.
un président algérien qui a expliqué que la France n'avait fait qu'un génocide en Algérie, un gouvernement qui a refusé de prendre ses OQTF et qui porte donc la responsabilité du sang de l'attentat de Mulouse. Soit-disant, on a fait croire qu'on mettait la pression. Quelques semaines après, on va là-bas pour expliquer qu'on a des échanges très amicaux, très cordiaux et il n'y a aucun résultat. Est-ce que hier l'Algérie s'est engagé à reprendre ses EQTF ? Rien. Est-ce qu'il y a eu un discours sur la libération de Bohem sans salle ? pas un mot dans le communiqué et avec une un cruel effet de contraste.
La même semaine, un algérien sous OQTF était condamné pour avoir fait des attouchements sexuels et pour avoir fait des vols un algérien sous OQUTF et nous on va en Algérie. En plus, c'est nous qui nous déplaçons pour participer à cette mascarade. Moi, je pose une condition très simple. avant toute reprise du dialogue avec l'Algérie, il faut que le gouvernement algérien s'engage sans condition à reprendre tous ces OQTF. Sinon, tout le reste, c'est une France qui ne se fera pas respecter parce qu'elle ne se fait pas respecter. Mais qu'est-ce que vous ferez si si l'Algérie ne qu'est-ce que vous ferez si le gouvernement ne change pas de ne change pas de politique ? Qu'est-ce que vous ferez ?
Mais on n'est pas condamné à la soumission. Mais non mais je Non mais on n'est pas condamné à cette humiliation quand même. Des moyens de pression vous en voulez ? Non mais il y en a. On achète Ben alors et pourquoi on les utilise pas ? Quelle honte. Pourquoi est-ce qu'on a pas pris cette ligne de fermeté ? On achète chaque année autour de quoi ? 4 milliards d'euros de gaz algérien. Qu'est-ce qu'on attend pour arrêter ? On a les accords de 1968. Qu'est-ce qu'on attend pour les dénoncer ? Pas les renégocier, les dénoncer.
Et là aussi, vous le voyez, c'est pour ça qu'il faut une parole d'une droite qui soit libre parce que moi, je vais pas faire semblant de me retrouver au conseil des ministres et puis ensuite de dire "Tout est parfait." Non, ça ne va pas. Ça ne va pas. Oui, c'est Bruno Rotaillot, lui, il se retrouve au conseil des ministres. Oui, il est obligé de il est obligé de dire tout est parfait. Il est obligé il est obligé d'accepter cette politique. Non, non, mais pas vous. Non mais c'est votre différence avec lui. C'estd que lui c'est une forme de traître quoi. Il est il pactise il pactiser non sur ce dossier qu'est-ce qui s'est passé monsieur Br allez au bout Laurent allez au bout.
Vous avez deux conceptions différentes retaillot à la sienne et vous vous avez la vôtre. C'est pour ça qu'elles sont complémentaires et c'est pour ça complémentaires. Non pas du tout parce que je vais vous donnerou Bruno Rotaillot s'est battu pour une ligne de fermeté face à l'Algérie. Oui. Et il a raison. Il a été désavoué franchement sauf qu'il n'a pas été écouté et est-ce qu'il a été désavoué ? Bah enfin vous avez les résultats très clairement Emmanuel Macron Emmanuel Macron et François Byrou n'ont pas choisi cette ligne de fermeté. Donc il a été désavoué, dites-le. Non mais le le sincèrement mais et je vous le dis, il n'a pas été écouté. Voilà.
Et donc nous, qu'est-ce qu'on doit faire monsieur Bourdin ? Bah nous ce qu'on doit faire exercer de la pression. Oui. Pour faire en sorte que ça bouge. Et c'est pour ça que c'est intéressant de ne pas être au gouvernement parce que cette pression je peux l'exercer. Hm. Est-ce que je veux Bruno veut des résultats, je veux des résultats aussi. Pour l'instant, il n'y en a pas. Et c'est pour ça que ce matin, je peux vous dire clairement, le choix qui est adopté par la France en ce moment sur l'Algérie n'est pas le bon. Voilà.
C'est-à-dire que vous désavouez la politique de gouvernement, vous désavouez finalement la posture de enfin la la la l'implication de de Bruno Rotaillot dans ce gouvernement. Euh mais vous ne votez pas de censure mais vous ne je comprends pas très bien votre positionnement. Les français ne le comprennent pas. Vous savez ce qui est parfois parfois les français vous reprochent se disent leur voquer brillantissime mais où est sa sincérité ? Et et c'est arrivé c'est arrivé. Vous le savez bien monsieur Bourdin vous me blessez en disant ça et je vais vous dire pourquoi.
Franchement ce que pense je vous dis ce que pense p moi je vais aussi vous dire franchement les choses parce que là ce que vous cherchez c'est pas ça. Vous m'écoutez pas. Écoutez-moi. Est-ce que un on est d'accord que c'est pas bon de plonger notre pays dans le chaos ? Oui ou non ? Non mais moi j'ai pas posé cette question. Vous vous dites moi je d'accord pas d'accord. Moi je vous dis ça n'est pas bon de plonger notre pays dans le chaos. Très bien. Et donc voter et faire tomber un gouvernement ça n'est pas notre choix. C'est plutôt à notre honneur. Non. Vous préférez ce qui s'est passé quand on a fait tomber Michel Barnier ? Je ne pense pas que c'est ce que les Français préfèrent.
Deux deuxième choses, j'ai fait le choix de pas aller me vendre au gouvernement. Ah bon ? C'est un problème de sincérité ça. Il y a tellement de gens qui vont au poste. Il y a tellement de gens qui vont à la soupe. Ça n'a pas été mon choix. Il est allé à la soupe j'ai fait le choix moi de rester libre. Allé à la soupe. Je suis pas là pour commenter à chaque fois. Mais ce que vous cherchez c'est Non, je cherche pas. On cherche pas les petites phrases. Bah la clarté, elle est simple. Je ne suis pas allé à la soupe, je n'ai pas voulu aller au gouvernement. J'ai voulu rester libre. Troisème chose, je soutiens l'action de nos ministres au gouvernement pour faire en sorte qu'ils réussissent.
Qui réussissent sur la sécurité, qui réussissent sur l'immigration. Et quand ils ne sont pas entendus par le Premier ministre ou par le président de la République, j'exerce ma liberté, ma pression pour faire en sorte qu'on ait des résultats. Et ben, c'est pas clair. Vous avez besoin d'autres choses en terme de sincérité. L'envoquer, vous voyez, j'ai appris aussi. J'ai appris aussi parce que je sais que c'était un reproche que j'avais.
Mais oui, c'est pour ça c'est pour ça que je sur ce plateau et sur ce plateau, je vous réponds toute franchise parce que j'ai mes blessures, j'ai mes cicatrices, ça m'a blessé parfois comme quand vous me le dites, mais j'ai essayé d'apprendre et donc maintenant je dis très clairement simplement directement ce que je veux et ce que j'essaie de construire.
J'essaie de porter pour notre pays le projet de rupture dont il a besoin parce qu'aujourd'hui notre pays est en décadence, que ça ne marche pas, qu'on a face à nous la menace des États-Unis et de la Chine et donc que notre pays a pas besoin d'appliquer les recettes du passé, il a besoin de préparer ce projet de rupture fondamental pour le redresser. C'est ça qui m'intéresse. Le président LR sera candidat à la présidence de la République. C'est possible mais ce sera pas automatique. C'est-à-dire que là on choisit notre président pour les républicains. Oui. et dans un an, on choisira notre candidat et on choisira le meilleur. Et si ça n'est pas moi ? Le meilleur comment ?
Parce que candidat unique de la centre du centre et et et des républicains. Candidat portant les valeurs de la droite, pas un candidat de la gauche, du centre et de la droite en même temps. Et donc pour moi, et là c'est une différence avec les soutiens de Bruno Rotaillot, je suis contre la primaire. Oui, la primaire c'est un système dans lequel des électeurs de gauche sont venus choisir à la place des adhérents de notre famille politique. Donc ça, je n'en veux pas. Voilà. Merci Laurent Voquet d'être Merci à vous de cette interview musclée. Mais comme toujours, c'est comme ça que c'est bien monsieur B mais je n'ai aucun problème avec ça. C'est pourquoi ?
Parce que pour aller chercher la vérité, la sincérité, on parlait de la sincérité. Il faut des questions musclées sinon on la pas et c'est comme ça que vous l'avez eu ce matin et j'en suis très heureux. Merci à vous. Merci beaucoup. Merci le renvoqué. Il est 8h58.