Philippe de Villiers : "Ode aux Français éclaireurs"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Philippe de VilliersFait
« Nous sommes devant un crime. Le crime, il est sous nos yeux, il est devant nous. »
- 0:25Philippe de VilliersFait
« Nous sommes en train de changer de peuplement. Nous sommes en train de changer de mœurs. »
- 0:35Philippe de VilliersFait
« Quand on tue un homme, cela s'appelle un homicide. Quand on tue un peuple, cela s'appelle un populcide. »
- 3:00Philippe de VilliersPromesse
« La France a besoin de héros. »
- 5:00Philippe de VilliersFait
« La grandeur aujourd'hui, c'est comme l'atome, c'est la combinaison contradictoire de l'infiniment petit, de l'infiniment puissant. »
- 5:30Philippe de VilliersPromesse
« La France a besoin de ses intelligences de l'improbable. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je vais vous parler avec mon cœur mais sans faire de détour. D'abord, si je suis là, c'est pour une raison simple. Je veux pas que le pays meure. J'ai souvent dit le pronostic vital est engagé. Nous sommes devant un crime. Le crime, il est sous nos yeux, il est devant nous. Le crime se cache derrière l'utopie. Ce crime, il est perpétré par une gende politicienne qui échappe au jugement de l'instant. Comment qualifier ce crime ? Nous sommes en train de changer de peuplement. Nous sommes en train de changer de mœurs. Nous sommes en train de changer d'art de vivre. Nous sommes en train de changer de civilisation. Quand on tue un homme, cela s'appelle un homicide.
Quand on tue un peuple, cela s'appelle un populcide. Nous y sommes et on nous le cache. Nous assistons impuissant à un populide mémorable mais toujours innommé, le popul français. Et la question que je me suis posée pendant ces deux années, chaque vendredi et la suivante en reprenant l'expression des Moscovites ou Stalines. Y a-t-il un raid de lumière sous la porte ? Et ma réponse est oui. Et ça de lumière, j'ai le privilège de l'apercevoir, de le lire entre le vendredi et le vendredi à travers l'abondant courrier que les téléspectateurs et les auditeurs m'adressent. En effet, je lis qu'il y a deux Frances.
La France qui volait fermé est entrée en dormission et la France de l'aurore qui se lève Luciolle à la main et qui ouvre un chemin de lumière en nous invitant à prendre d'une main ferme la petite main de la petite fille Espérance de Pegy. Alors oui, après l'ode au français de souche, après l'ode au français de désir, j'ai envie de m'adresser à ce français-là, le français éclaireur. En fait, il appartient ce français éclaireur à une petite minorité active qui a compris que lorsque la tectonique des plaques se déplace et nous emporte dans son vertige, il suffit d'un doigt, d'un petit doigt, d'un seul doigt pour faire levier. Il suffit d'un doigt pour déblacer des bouts de rance.
Il suffit d'un doigt pour montrer au aux regards en tension là-haut le passage du chariot dans la Voie lactée. Je pourrais citer des lettres des lettres des milliers de lettres qui m'arrachent des larmes. par exemple cette lettre d'un professeur qui tout qui a tout quitté et qui crée son école. On y trouve euh la levée des couleurs, l'uniforme, l'exigence, l'excellence et il m'écrit seulement avec les mots de Victor Hugo, j'ai voulu faire fabriquer des têtes épiques. Et moi, j'ai pensé, je lui ai répondu, la France a besoin de héros. En fait, chaque lettre est une manière française euh de disposition de l'esprit et du cœur singulière dans notre pays.
Je dis ça parce que je pense à cette lettre si simple d'une aide soignante et qui me config en fait elle consacre toutes ses économies pour aller voir chaque soir une vieille dame dans un épade près de chez elle. Elle lui sert la main, elle lui parle, elle échange un sourire puis elle repart et elle m'écrit "Oh monsieur, ce n'est pas grand-chose, c'est si peu." Et moi, je le réponds "Mais madame, la voilà l'esthétique de la miséricorde. La France a besoin d'offrandes invisibles qui sont des petits coins de ciel qui viennent vers nous.
Et puis euh et puis il y a ce policier lui aussi qui me fait pleurer en me en me disant voilà le matin quand je passe dans le vestibule que je récupère mon gilet par bal, j'embrasse ma femme et mes trois filles et je leur dis en partant sans me retourner à ce soir, mes chéries et j'entends derrière moi ma femme qui meur en mure à ce soir peut-être. Et moi je lui réponds monsieur le policier, ce peut-être est sacré car il y a dans ce peut-être toute la grandeur française. Il y a le sacrifice consenti par une femme, par une famille pour plus grand que soi. Il y a l'impôt du sang, il y a l'oblation française. La France a besoin de ces hommes qui portent la livré des hautes préoccupations.
Et puis il y a cette lettre précieuse de mon cher Institut Curich qui soigne et qui guérit. cette lettre d'une équipe de chercheurs qui vient de créer une molécule miracle pour éliminer les cellules métastatiques. Découverte française, invention française. En fait, on a là la démonstration que le nouveau monde dans lequel on est entré, le monde de la miniaturisation, relève les petites nations et donne une chance aux nations moyennes. Pourquoi ? Parce que la grandeur aujourd'hui, c'est plus la taille, la puissance comme du temps de village de la blâche. La grandeur aujourd'hui, c'est comme l'atome, c'est la combinaison contradictoire de l'infiniment petit, de l'infiniment puissant.
La France a besoin de ses intelligences de l'improbable. Et puis il y a ce jeune homme qu'on connaît bien ici dans cette maison. Ce jeune homme qui a fait le Tour de France des cathédrales et qui muni de sa foi et d'un sac à dos a provoquer la fuite d'un terroriste qui était en train de tuer des enfants dans leur landau et en fait qui me dit j'ai pas fait exprès, c'est l'instant, j'ai pas eu le choix. C'est comme Bayard, chevalier sans proche et sans sans peur et sans reproche. La France a besoin de ses chevaliers qui en fait mettent du vitraille dans nos vies.
Et puis il y a cet étudiantien brillantissime qui chante le Vin Créator et qui et qui m'écrit "Après 3 jours de marche, il est accablé, épuisé, arrassé. C'est la première fois qu'il fait ce plerinage et il m'écrit "J'ai compris pour la première fois ce que vous avez dit un jour dans un de vos livres, que le mot France rime avec le mot souffrance." Et moi je dis ceci, la France a besoin de ces pénitons qui qui mettent du reposoir dans leur vie et aussi dans la nôtre. Et puis et puis à cette lettre si touchante un chartreux retiré dans sa montagne qui crie d'une plume tremblante à l'encre hors d'âche parce que nous sommes là depuis 1000 ans.
Les monastères où monte l'ultime supplication sont peut-être les derniers refuge français. Nous, monsieur, notre métier, c'est de garder intact l'âme de la France. La France a besoin de ces hommes qui se sont éloignés du monde pour le sauver. M.
Philippe de Villiers