Face à Face : Mathilde Panot - 18/05
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Benjamin Duhamel
Tout juste 8h33 sur RMC et BFM TV Mon invité ce matin dans le Face à Face C'est Mathilde Panot, la présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale Bonjour Mathilde Panot Alors on va bien sûr parler des débats Autour de la violence en politique De la proposition de loi Débattu le 8 juin pour abroger les 64 ans Mais d'abord un mot sur un de vos députés Vous êtes présidente de groupe, je viens de le dire Carlos Martins Bilingo Déjà sous le coup d'une enquête Notamment pour des soupçons de fraude fiscale Et de blanchiment BFM TV a révélé hier qu'il avait bénéficié D'un logement social jusqu'à fin 2022 Tout en étant propriétaire de deux appartements Depuis 2018, un logement social Qu'il aurait par ailleurs souloué à sa sœur Entre 2020 et 2022 Lui dit que tout est légal Mais sur le plan éthique, Mathilde Panot Est-ce qu'on peut être député insoumis Critiquer le mal logement Et garder un logement social Alors qu'on est multipropriétaire ?
Alors monsieur Duhamel Je vais commencer par mettre les choses au point Pour que tout le monde comprenne de quoi on est en train de parler Allez-y Donc il y a des fuites qui sont feuilletonnées Sur la personne de Carlos Martins Bilingo Avec des éléments dont la presse nous fait écho BFM et Le Parisien Mais sur lequel l'intéressé lui-même N'a aucun élément précis de ce qui lui est reproché Si ce n'est ce qui est dans la presse Qu'il dément Il dément les différentes informations
C'est d'ailleurs ce que j'ai précisé Les soupçons Là je vous parle de quelque chose Que Carlos Martins Bilingo a parfaitement confirmé
Je vais aller sur votre question juste après Non non, il ne confirme pas qu'il soulève sa sœur par exemple
Il n'en parle pas dans son communiqué de presse
Oui, il ne le confirme pas Je vais vous dire Une enquête préliminaire C'est une enquête qui permet de déterminer Si on ouvre une instruction ou pas Et moi je ne suis pas d'accord Avec le fait qu'il y ait des fuites illégales Qui permettent ensuite A ce qu'un intéressé Ne puisse pas lui-même avoir connaissance des éléments Et je vais vous dire Carlos Martins Bilingo est à disposition Pour répondre à toute question qui lui serait posée Et lorsque lui-même n'a ni été convoqué Ni mise au courant Je trouve ça problématique
Sur la question de son logement social
Ensuite, la deuxième chose Le logement social, de quoi parle-t-on ? On parle d'un logement familial Dans lequel il a habité A partir de 2013 Quand sa mère est morte Lorsqu'il avait 22 ans Il est resté dans le logement familial En toute légalité Et je vais vous dire Carlos Martins Bilingo Est un élu des quartiers populaires Qui a sorti du logement social Et a donc, oui, ensuite Été dans un appartement Pour libérer ce logement social Ce qui est tout à fait légal
Je ne me place pas sur le plan légal Je posais la question éthiquement, moralement En 2018, M. Bilingo achète deux appartements Et pour autant, il ne laisse pas son logement social Avant 2022 Quand on sait qu'il y a 2,4 millions de personnes en France Qui sont en attente d'un logement social Comment est-ce qu'on peut comprendre Qu'un individu qui a les moyens d'acheter deux appartements Ne laisse pas son logement social A quelqu'un qui en aurait besoin ? C'est ça la question que je vous pose
Alors déjà, je vais dire la première chose Ne nous faites pas croire ici Que ça serait parce que M. Bilingo Aurait gardé son appartement Que ça aurait réglé la question des 4 millions de mal logés Sur lequel il y a des politiques à faire
Il aurait permis à quelqu'un d'avoir un logement social Qui en a besoin
Et ensuite, sa sœur vivait avec lui dans le logement Et donc, il a essayé de voir avec le bailleur S'il était possible que sa sœur puisse continuer à vivre dans l'appartement familial Cela n'a pas été possible Il a rendu l'appartement social Et pour le coup, c'est exactement
Quand est-ce qu'il a rendu Mme Pano ?
Je ne sais pas Écoutez, je ne suis pas
Non mais si, moi je vais vous le dire En décembre 2022 Alors qu'il quitte son logement social en 2020 Ça veut dire que pendant près de 2 ans Il souloue cet appartement à sa sœur
Eh bien, écoutez M. Bilingo dément cela Non, non, il ne dément pas, pas du tout Nous verrons Nous verrons ensuite Avec une enquête Ou une convocation de M. Bilingo Comment il pourra répondre à ça Mais moi, je n'accepte pas Qu'on présente M. Bilingo en feuilleton régulier Comme quelqu'un qui chercherait En quelque sorte à truander Comme quelqu'un
Rien de tout ça ne vous choque Non mais juste pour que les auditeurs et les spectateurs Soient puissent comprendre
Rien ne vous choque En fait, je ne me prononce pas sur des fuites
Mais attendez, des fuites M. Bilingo a fait un communiqué de presse C'est des informations qui ont été confirmées Oui Le fait, encore une fois je le répète Et puis après on ne va pas feuilletonner On ne va pas passer toute l'interview là-dessus Mais c'est important D'avoir un logement social Et d'être en même temps propriétaire de 2 appartements Ça ne vous choque absolument pas
Mais en fait, vous présentez ça Comme si M. Bilingo aurait demandé un logement social Alors qu'il était propriétaire Attendez, on peut le rendre le logement social Il est devenu propriétaire Pour pouvoir quitter le logement social Ce qui je trouve est à peu près normal
Et pendant 4 ans on garde un logement social Alors qu'on est multipropriétaire Ça ne vous choque pas ?
Mais en fait, vous présentez la manière Dont ça a été fait Comme si M. Bilingo aurait cherché A cacher de l'argent Alors ça serait son fameux compte à l'étranger Mais non, attendez, attendez
Là je parle d'une question Sur laquelle M. Bilingo s'est prononcé lui-même Il a confirmé ces informations Le fait de garder un logement social Alors même qu'on est propriétaire de 2 appartements Ça ne vous choque pas ?
J'attendrai que la justice et la police Puissent faire son travail sur cette question Mais je le redis M. Bilingo, dès qu'il a pu Là je me place sur le plan éthique et moral Oui, moi aussi je me base là-dessus
Dès qu'il a pu, donc 4 ans C'est long 4 ans
Mais en fait, il a fait les choses dans les règles Je le répète Il a vu avec le bailleur S'il était possible de céder Enfin de mettre au nom de sa sœur Le logement dans lequel vivait sa famille Vous vous rendez compte de quoi on est en train de parler ? On tape sur les gens des quartiers populaires Lorsqu'ils sont en RSA Parce que soi-disant ils ne peuvent pas se débrouiller On ne supporte pas Mais quel est le rapport ? Le rapport il est que Oui, M. Bilingo a fait des choses Pour essayer de sortir du logement social Et a réussi à sortir du logement social Je ne vois pas en quoi est-ce que c'est un problème éthique
Et pendant 4 ans il l'a gardé Et pendant 2 ans il l'a souloué à sa sœur Ok
Non, non, je conteste le fait qu'il l'ait souloué En fait, M. Bilingo le conteste
Sa sœur y habitait Et il y avait des revenus locatifs C'est-à-dire sa sœur lui payait un loyer Je ne sais pas comment vous pouvez appeler ça Mais ça s'appelle de la sous-location
Nous verrons ce que donnera Mais non, il conteste le fait Qu'il y ait eu une sous-location sur cette question
Un socialiste anonyme cité dans Le Parisien Dit que ça va être le Cahuzac de La France Insoumise Est-ce qu'il peut rester au sein du groupe La France Insoumise ?
Encore une fois, je ne prends aucune décision pour le groupe Sur la base de fuite J'attends de savoir Première chose Deuxième chose, c'est quand même un peu oser Rappelez-vous, M. Cahuzac était ministre du budget Ce n'est pas du tout le cas de M. Bilingo Et on parle de sommes qui dépassaient des millions Ce qui, là encore, n'est pas le cas Donc, pas de sanctions, l'État ? Non, écoutez, vous avez une enquête préliminaire Moi, j'aimerais bien savoir Le nombre de députés qui ont des enquêtes préliminaires Et par ailleurs, je trouve tout à fait normal Que l'activité des députés soit contrôlée Mais juste, j'aimerais savoir Sur quoi est-ce qu'on se base exactement ?
Et si un manquement était avéré Là, à ce moment-là, vous pourriez effectivement Prendre une décision, une sanction ?
On verra, mais ce n'est pas du tout ce qui est en train de se passer pour l'instant
Mathilde Panot L'agression du petit-neveu de Brigitte Macron à Amiens A suscité une condamnation quasi unanime de la classe politique Et c'est dans ce contexte que Jean-Luc Mélenchon est accusé d'ambiguïté C'est le mot qui est utilisé Premier tweet avant-hier de Jean-Luc Mélenchon Des commentateurs indifférents aux tentatives de meurtre et agression racistes Me sommes de me prononcer sur l'agression à Amiens Contre le chocolatier trogneux Donc le petit-neveu Il exprime sa compassion, Jean-Luc Mélenchon Tout de suite suivi d'une demande à, je cite, Macron D'en faire autant pour nos amis agressés Pourquoi est-ce que Jean-Luc Mélenchon Ne condamne-t-il pas tout simplement Sans nuance, sans tout ramener A lui systématiquement ?
C'est d'ailleurs ce que vous avez fait Ce que François Ruffin a aussi fait Ce qu'Alexis Corbière a fait Pourquoi toujours ramener cela vers le 8 mai ?
Monsieur Duhamel, n'essayez pas d'utiliser Les éléments de langage du gouvernement Sur cette question Ils ne sont pas crédibles Je vais vous expliquer pourquoi Nous avons toujours condamné Toute violence qui atteint A l'intégrité physique des personnes Nous continuons de le faire Et donc nous condamnons De fait Sans aucun Mais après ou je ne sais quoi L'agression qui a été Pour le petit-neveu de Brigitte Macron Comme pour n'importe qui Nous ne sommes pas d'accord Avec la violence en politique D'accord ? Et nous condamnons tout aussi fermement Le fait que les condamnations Soient en quelque sorte A géométrie variable C'est-à-dire ?
Eh bien, lorsque vous regardez Par exemple, ce qui s'est passé Avec le maire de Saint-Brévin Qui, hier encore, dans une audition Expliquait qu'il avait prévenu le préfet Qu'il avait prévenu le gouvernement Et qu'il n'y avait rien eu derrière Et que ce maire Quitte aujourd'hui sa fonction de maire Et sa ville Parce que son domicile A été incendié par l'extrême droite Sans qu'il ne se passe rien Cela m'inquiète Quand je vois L'ambiance du pays général Vous avez des ratonnades Qui sont faites par l'extrême droite Dont un de nos collaborateurs insoumis A été victime Jusqu'à aller à l'hôpital Vous avez des gens d'extrême droite Qui défilent dans nos rues Encore hier à Annecy Face en milice Des militants insoumis Qui ont été agressés à Lyon
Madame Padeau On parle de tout ça D'ailleurs dans nos journaux Là, la question C'est pourquoi Jean-Luc Mélenchon Donne-t-il l'impression Quand il réagit A ce qui s'est passé à Amiens Au fond De dire qu'il est sommé De réagir De tout de suite expliquer Qu'il aimerait Qu'il y ait autant de célérité Dans les réactions Que quand il s'agit Il ne peut pas dire simplement On condamne C'est inqualifiable Ce que vous avez fait D'ailleurs
Parce que je vais vous dire pourquoi Jean-Luc Mélenchon a raison Parce qu'en quelque sorte On essaye toujours De nous faire passer Pour des violents Or les violents aujourd'hui Dans notre république Et dans l'histoire De notre pays C'est l'extrême droite Et je suis inquiète De l'inaction de ce gouvernement Voir des paroles De monsieur Darmanin Sur cette question Quand je vous explique La situation du pays Le planning familial Qui est sans cesse Attaqué par l'extrême droite Quelle est la réaction De madame Borne Face à cette situation générale Elle nous explique Que la France insoumise Est plus dangereuse Que le Rassemblement national Et bien je trouve ça Irresponsable Je trouve ça Dangereux
Madame Pano Quand on attend toujours La réaction de Jean-Luc Mélenchon A ce qui s'est passé Le 1er mai C'est-à-dire un policier Incendié par un cocktail Molotov Est-ce que vous comprenez Qu'on puisse se dire Qu'il y a parfois Des indignations précisément A géométrie variable Et qu'un ancien candidat A l'élection présidentielle N'ait toujours rien dit Là-dessus Ça peut interroger Vous comprenez Qu'on se pose la question ?
Non je ne comprends pas Je ne comprends pas Parce que vous comprenez Qu'on puisse se poser la question Sur le fait que Enfin évidemment Que personne n'appelle ici A ce que quelqu'un Soit brûlé, blessé Qu'est-ce que vous ne comprenez pas Dans violence Sur l'intégrité physique Des personnes Quelles qu'elles soient Y compris les manifestants Et nous Nous ne faisons pas La différence entre les deux Et je vais même dire Plus loin Rappelez-vous De Didier Lallement L'ancien préfet de Paris Qui expliquait Qu'il y avait deux camps Et bien nous Nous ne sommes pas d'accord En République Il n'y a pas deux camps Et ce qui est fait aujourd'hui Dans les manifestations Mets en danger A la fois Les manifestants Et les policiers Du fait des ordres De M.
Darmanin Alors pourquoi font-ils Cela sur la violence ? C'est ça qui est intéressant Pourquoi nous ciblent-ils ? Parce qu'ils veulent faire Une opération grossière De diversion Sur la question des retraites Et on va en parler dans un instant
Mais j'aimerais juste rester Sur ce sujet Vous comprenez bien Que derrière tout ça Il y a la question De la responsabilité Des élus Dans ce climat de violence Quand un de vos élus M. Prud'homme Sous les fenêtres Du parti Renaissance Reprend un slogan Qu'on entendait Dans les manifestations Louis XVI On l'a décapité Macron on va recommencer Est-ce que vous comprenez Qu'on puisse se dire Ce type de prise de parole-là Désinhibe une forme De violence physique ?
Non Alors je vous le dis Parce que vous parlez Seulement d'un des élus Régionaux Mais vous auriez pu parler aussi Alors on nous parle D'un ballon de foot Qui aurait ensuite Déclenché une violence incroyable C'est vous qui en parlez Oui on peut aussi l'évoquer Mais là M. Prud'homme
Qui reprend ce slogan Quand ensuite On voit ce qui se passe On se dit qu'il y a une forme De Je ne sais pas si responsabilité Le mot est bon Mais du moins Qu'il y a une forme Que parfois la violence verbale Peut aboutir à la violence physique Vous comprenez Qu'on se pose cette question ?
Alors je vais vous dire Justement Peut-être Commencez-vous à découvrir Qu'il y a des formes Carnavalesques Que oui Il y a des caricatures Que oui Il y a des grandes marionnettes Et il y a toujours eu ça Dans les manifestations Pourquoi ?
C'est du carnaval de dire Louis XVI on l'a décapité Macron va commencer
Oui et ça s'appelle Même un exutoire À la colère populaire Et je vais aller même Un peu plus loin Parfois nous avons des mots Très âpres Y compris dans l'Assemblée Ou dans la manière Dont nous parlons Sur ce qui se passe Dans le pays Et la responsabilité Qu'a Emmanuel Macron Dans la situation De tension dans le pays Parfois nous avons Des mots très âpres Mais c'est ça la démocratie Parce qu'en démocratie Les conflits doivent Justement Se régler de manière pacifique Et nous Parce que nous exprimons Cette colère Justement nous permettrons Est-ce que vous canalisez
La colère Ou est-ce que vous l'attisez Non On permet de Des gens entendent Ce genre de choses Ils se disent au fond Comment dire Les mots sont tellement violents Que peut-être que ça désinhibe Une forme de violence physique
Eh bien je ne crois pas Et je crois même Je vais aller plus loin Que nous sommes les seuls À prendre réellement au sérieux La crise démocratique Dans laquelle est notre pays Que nous sommes les seuls Que nous sommes les seuls Qui depuis le début Proposons des sorties par le haut Sur la question du référendum Du retour devant le peuple Du référendum d'initiative partagée De la proposition de loi Du 8 juin Que nous avons co-signée Pour l'abrogation De la réforme des retraites Eh bien ça C'est des manières De sortir par le haut Des conflits Voilà ce que nous faisons Et oui Nous sommes une alternative politique À ce gouvernement Et donc nous n'attisons pas Les violences Nous ne croyons pas À la violence en politique Nous croyons à le fait Que nous puissions Prendre le pouvoir Le peuple puisse reprendre le pouvoir Sur son destin Par les urnes Je vais le redire encore une fois Par les urnes
Mathilde Panot L'entreprise Verbaudet Traverse un conflit social Très tendu Une partie des salariés Sont en grève Pour demander des augmentations De salaires Et la section CGT De l'entreprise A dénoncé des violences À l'égard d'un délégué CGT Je vais citer Leur communiqué de presse Copieusement gazé Frappé Expédition punitive De type fasciste Le Parquet de Lille A ouvert une enquête Même si ce délégué syndical Ne souhaite pas porter plainte En l'état Est-ce que vous avez D'autres informations Sur ce qui s'est passé Notons également Qu'une autre gréviste A porté plainte Elle dit qu'un policier L'a étranglé L'aurait étranglé Sur un piqué de grève
Bon déjà Je veux apporter Évidemment mon soutien Bon à ce syndicaliste Gréviste agressé A cette gréviste Qui elle est à l'hôpital Suite à l'opération policière Pour enlever le piqué On parle d'ouvrières Principalement des femmes Qui depuis 60 jours Sont en grève Pour avoir 150 euros nets D'augmentation de salaire Qui ont des salaires Qui sont inférieurs A 1500 euros Et qui font du travail A la chaîne C'est juste pour replacer Et qui en quelque sorte Exprime la volonté générale De ce qui se passe dans le pays De gens qui n'en peuvent plus Et qui se battent Pour que les salaires Augmentent dans ce pays Puissent relancer La consommation populaire Aident les petites Et moyennes entreprises Bref Qui se battent Pour l'intérêt général
Vous êtes satisfaites Que le parquet de Lille A ouvert une enquête Parce qu'il y a parfois Cette idée au fond Qui est une sorte de De sous-estimation Hier Jean-Luc Mélenchon Dit Cet homme n'est pas chocolatier Mais délégué syndical CGT D'une boîte en grève Comme si au fond Il y avait un deux poids deux mesures Là le parquet de Lille C'est saisi
Oui mais heureusement Enfin vous vous rendez compte Parce que là vous avez cité Un point du communiqué Mais je vais quand même Redire ce qui s'est passé Cet homme a été enlevé Dans une camionnette Devant son fils Il a ensuite été séquestré Il a été tabassé Il a été gazé Il a été dépouillé Et ensuite rejeté A plusieurs kilomètres De chez lui
Et d'ailleurs puisque vous citez Le communiqué Jean-Luc Mélenchon dit Par qui deviner Silence des grandes consciences Et rappelons que ce communiqué De la CGT évoque Des policiers en civil Est-ce que vous avez Des éléments permettant De dire que c'était Des policiers en civil
Non nous n'avons pas D'éléments pour dire Que c'était des policiers
Je vous explique
C'est parce que nous avons Eu contact avec ce gréviste Qui est dans un état De choc profond Comme vous pouvez l'imaginer Et effectivement Ces gens qui l'ont enlevé Séquestré J'espère que nous déterminerons Extrêmement vite qui c'est Se sont présentés Comme des policiers Ces gens avaient des armes Ces gens avaient des menottes Sur eux
Et donc cela permet D'attester avec certitude Comme le fait le communiqué De la CGT Que c'était des policiers en civil
Je ne sais pas Je ne sais pas C'est ce que permettra Déterminer l'enquête
La CGT ne se pose pas la question Elle affirme Que c'était des policiers en civil
Oui la CGT relaie ce que dit Le syndicaliste Avec des gens
Et donc vous avez des preuves Que c'était des policiers en civil
Non je viens de vous expliquer Que en fait La question n'est pas là Enfin en fait C'est important De savoir qui est à l'origine De cette agression Le plus important C'est de comprendre Comment est-ce possible Qu'un représentant syndical Dans notre république Soit aujourd'hui A ce point là Agressé Avec des méthodes Qui rappellent Les pires heures Des dictatures Dans l'histoire du monde Enfin c'est ça qui est important Alors après on verra Qui a fait ça Et j'espère qu'en l'enquête
Et donc juste Contrairement à ce que dit Le communiqué de presse De la CGT verbodé Relayé par Jean-Luc Mélenchon Vous n'avez pas de certitude Qu'il s'agissait De policiers en civil
Non Ces gens ont dit Qu'ils étaient des policiers Qu'ils avaient des armes Qu'ils avaient des menottes Sont-ils policiers ou pas L'enquête le déterminera
Un tout dernier mot Sur ce sujet des violences Mathilde Panot Après la démission Du maire de Saint-Brévin Dont la maison a été incendie Rappelons-le Le gouvernement a dit Vouloir alourdir Les sanctions pénales Quand il s'agit de violences Contre les élus Au même niveau Que les atteintes Contre les policiers Est-ce que vous soutiendrez Cette initiative Si la loi doit être changée ?
On verra ce qu'il y a Exactement dedans Parce qu'on a l'habitude Des surprises Avec la Macronie Mais je ne crois pas Que c'est ça qui règle La question au fond Alors on verra Quelle sera la position du groupe Mais regardez sur Saint-Brévin Où d'ailleurs J'invite tout le monde A se rendre à Saint-Brévin Le 24 mai En soutien au maire de Saint-Brévin La question n'est pas La sanction derrière La question est Qu'a fait l'État Pour protéger ce maire Et c'est là où l'État Et le gouvernement A failli sur cette question Et je vais vous dire Je suis présidente D'un groupe Dans lequel il y a Beaucoup de députés Qui sont sous menace Constante de l'extrême droite Je pense à Ercilia Soudé Qui a été agressée Dans la rue récemment Par quelqu'un d'extrême droite Je le dis Très solennellement Il se passe quelque chose De très grave dans ce pays Alors le gouvernement Peut continuer A pointer la France insoumise Comme il le fait Vous demandez des protections
De la part du ministère de l'Intérieur A l'égard de ces élus Mais vous avez vu
Ce qui s'est passé récemment Sur la question Du projet d'attentat Qui visait Jean-Luc Mélenchon Médine Le CRIF Et des mosquées
Il y a eu des interpellés Ils passeront devant la cour de 6
Mais à l'époque Ils n'ont été ni informés Ni protégés Et c'est la deuxième fois Que ça arrive Et je pose sérieusement La question Est-ce que le gouvernement Est-ce que le gouvernement Est-ce que le gouvernement Est-ce que le gouvernement Est-ce que le gouvernement Est-ce que le gouvernement Est-ce que le gouvernement Est-ce que le gouvernement est en train De régler ses comptes politiciens Pour décrédibiliser L'alternative politique Que nous sommes Ou est-ce qu'il prend en compte L'ampleur du problème Dans ce pays Et l'état de tension Dans lequel il met ce pays
Mathilde Panot Un tout dernier mot Le 8 juin On sera donc discuté A l'Assemblée nationale La proposition de loi Liot Pour abroger les 64 ans Hier soir Elisabeth Borne A déclaré que cette proposition De loi était inconstitutionnelle Elle fait référence au fait Que passer de 64 à 62 ans Cela créerait une dépense Qu'elle estime à 18 milliards d'euros Qu'est-ce que vous répondez À Elisabeth Borne ?
J'alerte solennellement Si le gouvernement décide Que notre De mettre la pression Sur l'Assemblée nationale Pour que La proposition de loi Soit déclarée irrecevable Et donc qu'elle ne puisse pas Être examinée le 8 juin Alors ça aura un effet Aussi déflagrateur Que le 49-3 l'a eu Et je vais vous dire Un des gros problèmes
C'est-à-dire un effet déflagrateur ?
Eh bien vous avez vu Quand il y a eu 49-3 Il y a eu Des jeunes Qui sont sortis Par milliers Pour dire Nous ne sommes pas d'accord Avec cette manière Autoritaire de continuer
Vous dites si Cette proposition de loi Est déclarée irrecevable Il y aura des violences Il y aura des manifestations
Je n'ai pas dit des violences Je dis des jeunes Qui manifestent Ça n'a rien à voir Avec des violences
Après le 49-3 On avait vu en l'espèce Des violences
Enfin oui Et puis on a vu aussi 97% des gens Qui ont été arrêtés Qui ont été relâchés Sans poursuite Donc des arrestations arbitraires Mais ce que je dis C'est que ce n'est pas possible D'avoir un gouvernement Qui bouche l'ensemble Des issues démocratiques Jusqu'à nous empêcher Ce qui serait un précédent Extrêmement grave Pour notre démocratie De discuter d'un texte Alors on vous explique Que ça va coûter cher Enfin qu'est-ce qui va coûter cher ? Elle vient d'être votée Elle n'est même pas appliquée Ça ne coûte absolument rien
C'est surtout qu'en réalité Au-delà de la question De la recevabilité ou non Vous vendez des illusions aux Français Même si cette loi Était votée à l'Assemblée nationale Vous savez pertinemment Qu'entre le Sénat Qui ne votera pas pour Les allers-retours La question de la commission Mixe paritaire De l'inscription à l'heure du jour La réforme des retraites Ne sera pas abrogée Elle rentrera en vigueur Le 1er septembre Donc au fond Est-ce que vous ne vendez pas Un peu du vent aux Français En leur disant Vous vous rappelez du contrat Première embauche en France ?
Contrat première embauche 2006 Votez à l'Assemblée Votez au Sénat Promulguer Donc vous croyez encore Que le président de la République
Puisse reculer
Sur la réforme des retraites ? Je vais vous dire Cette réforme des retraites Empoisonne le quinquennat D'Emmanuel Macron Vous croyez qu'ils peuvent Continuer encore 4 ans comme cela ? Vous croyez que les gens Vont tourner la page Sur ce qui constitue leur vie Ce qu'ils vivent dans leur chair ?
Quand on parle de gens Qui vont devoir travailler Deux ans de plus Avec parfois 15 000 personnes Qui ne vont pas avoir leur retraite Parce qu'ils vont mourir avant Avec des gens qui vont être En retraite en mauvaise santé C'est hors de question Et je vous le dis Il faut être très nombreux Et nombreuses Le 6 juin Dans la rue A l'appel de l'intersyndical Et le 8 juin Il y aura un vote Et ce vote sera Un point d'appui Dans notre rapport de force Extrêmement important Et je rappelle Que c'est l'Assemblée nationale Qui a le dernier mot Dans notre démocratie parlementaire
Merci Mathilde Panot 8h53 sur RMC et BFM TV
Mathilde Panot