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Discours / meetingNathalie Arthaud· 16 mai 2017 7 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Faire entendre le camp des travailleurs aux élections législatives

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Nathalie ArthaudFait
    « Macron, son gouvernement, se mettront au service du grand patronat, et ils attaqueront ensemble, main dans la main, comme jamais, la condition ouvrière. »
  • 3:00Nathalie ArthaudFait
    « Macron ne l'a absolument pas caché. Quand il explique qu'il veut libérer le travail, il veut juste libérer l'exploitation. »
  • 3:30Nathalie ArthaudChiffre
    « ça va être la loi El Khomri grandeur XXL, ça va être la facilitation des licenciements, la fin des 35h avec les accords d'entreprise, la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires »
  • 6:30Nathalie ArthaudChiffre
    « On l'a vu dans l'élection présidentielle, y compris au second tour, qui a donné près de 11 millions de voix pour le Front national »
  • 7:00Nathalie ArthaudFait
    « Il faut se battre pour qu'ils renouent avec les seuls repères qui ont fait avancer leur combat. »
  • 8:30Nathalie ArthaudPromesse
    « C'est l'interdiction des licenciements, bien sûr à commencer par les entreprises qui font des bénéfices. »
  • 9:00Nathalie ArthaudPromesse
    « C'est l'augmentation des salaires, pas un salaire, pas une pension de retraite inférieurs à 1800 euros, leur indexation sur les prix. »
  • 9:30Nathalie ArthaudPromesse
    « C'est aussi cet objectif de supprimer le secret des affaires et de mettre sous le contrôle des travailleurs, de la population, tous ces dirigeants de grands groupes industriels et financiers »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Nathalie Arthaud

Chers camarades, Les élections législatives sont lancées. Il faut bien sûr continuer notre combat.Ce combat, nous le menons dans les quartiers populaires, dans les entreprises, en multipliant les discussions. Il est évidemment très loin de toute l'agitation politicienne qu'on constate. C'est vrai que l'élection de Macron a rompu l'équilibre du système qui était basé sur l'alternance gauche-droite.Avant cette élection, on avait droit alternativement au parti socialiste puis au parti de droite : la gauche, la droite, la droite, la gauche. Là avec Macron, on va avoir droit à la droite et à la gauche rassemblées.

Voilà, alors on a aujourd'hui évidemment droit à une décomposition-recomposition politicienne, ce sont des partis qui se déchirent, des individus qui veulent créer leur propre parti, ce sont d'autres, de vieux briscards, qui cherchent à se mettre au service de Macron, on a l'impression d'assister à une espèce de mercato politicien géant, mais tout ça, ce que ça va donner aux législatives, on n'en sait rien. Sur quelle majorité parlementaire cela va déboucher, on n'en sait rien, mais il y a une chose dont on peut être sûr, c'est que Macron, son gouvernement, se mettront au service du grand patronat, et ils attaqueront ensemble, main dans la main, comme jamais, la condition ouvrière.

Macron ne l'a absolument pas caché. Quand il explique qu'il veut libérer le travail, il veut juste libérer l'exploitation. Donc ça va être la loi El Khomri grandeur XXL, ça va être la facilitation des licenciements, la fin des 35h avec les accords d'entreprise, la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires ; ça veut dire des postes en moins dans les hôpitaux, dans l'éducation nationale, dans les transports ; la facilitation des licenciements ; donc oui, bien sûr, ce sont des attaques d'envergure, contre lesquelles il faut que le monde du travail se prépare à se défendre. Il faut donc bien sûr qu'il y ait une opposition ouvrière à la politique de Macron.

Il faut qu'il y ait une opposition basée sur le terrain des intérêts de classe du monde du travail.Aujourd'hui, on voit bien que le Front national, les Républicains, mais aussi la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, rivalisent pour la pole position à l'assemblée nationale, c'est à dire qu'ils veulent s'arroger le titre d'opposant numéro 1. Mais le problème, c'est qu'il va falloir une opposition non pas à l'assemblée nationale ; il va falloir une opposition dans les entreprises, dans les quartiers populaires, partout où nous serons attaqués.Parce que c'est là que le rapport de force peut se jouer, à la fois contre le grand patronat et contre ce gouvernement.

Il y aura des réactions de la part des travailleurs.Il y aura des grèves, il y aura des mobilisations, il y aura des manifestations. Tout le problème, c'est le problème de la conscience, des objectifs : pourquoi allons-nous nous battre ? Pour avancer sur quels objectifs ? On l'a vu dans l'élection présidentielle, y compris au second tour, qui a donné près de 11 millions de voix pour le Front national, nombre de travailleurs, de chômeurs, de retraités sont complètement désorientés. Ils se laissent piéger par la démagogue du Front national. Piéger par ce parti qui présente comme des ennemis les travailleurs immigrés qui sont nos frères de classe.

Qui se laissent piéger par les sirènes protectionnistes. Alors oui, le risque existe, que s'il y a des luttes, des mobilisations, elles soient détournées vers des voies de garage ; qu'elles se laissent dévier vers des impasses réactionnaires. Face aux démagogues qui viennent de l'extrême droite, ou d'ailleurs, il faut armer politiquement les travailleurs. Il faut mettre en avant dès aujourd'hui leurs objectifs de classe.

Il faut se battre pour qu'ils renouent avec les seuls repères qui ont fait avancer leur combat.Donc dans ce combat politique que sont les élections législatives, et bien sûr après, et bien il faut continuer de mettre en avant les objectifs qui sont à même d'inverser le rapport de force entre les travailleurs et le patronat. Ces objectifs, nous les avons défendus dans l'élection présidentielle. C'est l'interdiction des licenciements, bien sûr à commencer par les entreprises qui font des bénéfices. C'est la répartition du travail entre tous. C'est l'augmentation des salaires, pas un salaire, pas une pension de retraite inférieurs à 1800 euros, leur indexation sur les prix.

Et puis c'est aussi cet objectif de supprimer le secret des affaires et de mettre sous le contrôle des travailleurs, de la population, tous ces dirigeants de grands groupes industriels et financiers dont on sait pertinemment qu'ils poursuivent leur intérêt égoïste, particulier, et qu'ils sont prêts à emmener l'économie, toute la société, vers la catastrophe. Pour finir, nous proposons de mener ce combat politique dans les élections législatives en présentant des candidats dans toutes les circonscriptions. Clairement, le vote pour les candidats de Lutte Ouvrière permettra d'exprimer, sans ambiguïté, ces objectifs-là, de faire entendre le camp des travailleurs.

Et puis il affirmera aussi la continuité, la permanence d'un courant qui veut reconstruire un parti qui se place résolument du côté des intérêts matériels et politiques des travailleurs. D'un parti qui affirme la nécessité de renverser la dictature de la classe capitaliste sur l'économie, qui affirme les perspectives communistes. Ce combat là, il faut qu'on continue de le mener.