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interviewBFMTV· 31 janvier 2026 28 min

Colère des policiers: des milliers de manifestants en France pour alerter sur les manques de moyens

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Fanny, je vous le disais il y a quelques instants, on s'arrête à présent dans BFM Direct sur la colère des policiers avec le syndicat Alliance qui appelle aujourd'hui à de grandes mobilisations citoyenne. On va voir ce que ça veut dire partout en France pour, je cite, dire stop à l'abandon des forces de l'ordre. On est sur le terrain avec notre envoyé spécial Nicolas Dumas qui est à Paris.

Nicolas, cette mobilisation qui commence donc derrière vous oui c'est le rassemblement pour le moment ici au niveau de la place de la bastie des du syndicat alliance police Un rassemblement qui devrait prendre son départ aux alentours de 11h45, midi en destination de la place de la Nation. Et ici pour le moment il y a déjà plusieurs centaines de personnes qui sont venus notamment, on peut voir beaucoup de personnes âgées qui sont venues soutenir justement ces policiers ici qui dénoncent le manque de moyens de la part de l'Etat. Il y a plusieurs personnalités politiques qui sont également annoncées, pour le moment on ne les a pas encore croisés nous ici sur le terrain ce qui dénonce c'est notamment le manque de moyens dans les commissariats Le ministre de l'Intérieur lui a rappelé que dans le budget 2026, le ministère avait obtenu 100 millions d'euros en plus et que depuis 2017, il y avait quand même eu 12 500 embauches dans la police avec nous en studio, journaliste spécialiste des questions de sécurité et co-auteur également de Sécurité, notre bien commun aux éditions de l'aube.

D'abord Mélanie très factuellement, que réclament ces policiers qui sont en colère et qui ont appelé à une large mobilisation. Oui, ils appellent à une mobilisation dans une vingtaine de villes en France, dont à Paris, on le voyait il y a quelques instants, pour protester contre leurs conditions de travail insalubres du du mobilier dégradé, des conditions de travail indignes, un manque de moyens. Et d'effectifs, ils ont cette phrase un petit peu choc.

Ils disent que tandis que la criminalité s'organise, l'État lui recule. Et c'est vrai que ça fait des semaines qu'ils postent sur Par exemple, sur leurs réseaux sociaux, je ne sais pas si on peut voir quelques images des photos de leur commissariat où ils travaillent tous les jours. On voit par exemple dans le 18e au commissariat du mobilier très dégradé, des trous dans le plafond.

Dans le 11e, c'est un urinoir qui est cassé, des WC hors d'usage. À Lille, ce sont des lavabos qui se décrochent, des chaises de bureaux indignes. Tout ça, c'est pour montrer finalement un état des lieux de leurs conditions de travail qui sont effectivement totalement indignes, même s'il faut rappeler qu'il y a des nouveaux commissariats qui sont construits ces dernières années.

Et la nouveauté de cette mobilisation, parce qu'il y a déjà eu dans le passé plusieurs mobilisations, notamment d'Allianz, c'est qu'ils appellent les citoyens à se manifester. Et ce qui sera intéressant, c'est de voir effectivement si dans les cortèges, on est sur 95 % de nos policiers. Ou si des gens sont sensibles à leur appel à l'aide, parce qu'eux disent que c'est toutes les couches de la population qui doivent être mobilisés.

Il faut juste rappeler aussi qu'on est à quelques mois des élections syndicales professionnelles et évidemment qu'Alliance, qui est le principal syndicat gardien de la paix, qui est classé à droite, veut occuper le terrain et veut sensibiliser leurs troupes et on est aussi à quelques semaines des municipales. Donc il y a un contexte évidemment à avoir en tête, il n'empêche que leurs conditions de travail sur le terrain sont très difficiles. – Image en direct donc à gauche de votre écran à Paris, à droite nous sommes du côté de Marseille, à Nice également on le verra tout à l'heure il y a une mobilisation.

Jean-Marie Gaudard pour rebondir sur ce que disait Mélanie il y a quelques instants, là c'est un seul syndicat qui appelle à cette mobilisation, est-ce qu'au-delà de ce syndicat, la colère est bien plus globale pour prendre vraiment l'ampleur de la situation ? Alors il y a une colère globale qui ne date pas d'aujourd'hui, qui date d'il y a plusieurs années. Moi je côtoie beaucoup de policiers sur le terrain.

Quand on parle des conditions de travail, c'est vrai. Alors il y a eu des améliorations de conditions de travail, il y a eu le renouvellement du parc automobile qui est en cours, qui a été lancé en 2020-2021 avec les Peugeot 5008 break mais il y a une alors je dirais il y a une colère mais il y a une lassitude aussi quand on parle des conditions de travail vous citiez quelques cas moi je me rappelle avoir vu à Marseille, de nuit, un rat qui se promène dans un distributeur de friandises et de boissons, voilà, dans le service. Dans un commissariat.

Dans un commissariat. Colère, alors, a pour plusieurs raisons. D'abord un sentiment de plus en plus qu'il y a une remise en cause, ne serait-ce que de l'action même des forces de l'ordre.

C'est-à-dire que l'usage de la force légitime dans un certain discours militant qui semble prendre dans une certaine partie de la population. Il y a un discours anti-flic qui fait qu'on remet en cause l'usage même de la force légitime, au point que moi je connais des policiers par exemple qui ont une certaine ancienneté. Je pense notamment à l'un d'entre eux qui après des années de bac de nuit est passé et est officier de police judiciaire, est passé dans un service enquête et qui fait aujourd'hui des enquêtes.

Une fois je lui ai dit « mais ça ne te manque pas le terrain, la rue ? » Il m'a dit « mais jamais j'y retourne parce que je trouve que les jeunes collègues prennent beaucoup trop de risques. Et moi, je n'ai pas envie de finir tué, blessé ou en prison. » Alors priorité au terrain bien évidemment, vous voyez juste en bas de notre écran, Ève Jouano qui est avec ce représentant syndical du côté de Nice.

Ève, là aussi on voit qu'il y a pas mal de monde déjà derrière vous à 11h09 à présent. Oui oui ils sont un peu plus de 200 sur la place Masséna au cœur de Nice et je suis avec Jean-Luc Bragateau, le délégué départemental du syndicat Alliance Police Nationale 06. On est avec vous ce matin.

Quelles sont concrètement vos revendications ? C'est vrai qu'on n'a pas l'habitude de vous voir manifester sur la place publique. C'est vrai, c'est une première en 30 ans de police, c'est la première fois que je vois ça.

En fait, la situation sécuritaire est tellement grave et les conditions de travail de nos collègues policiers sont tellement dégradés, que l'Alliance prend ses responsabilités et on a appelé à ce rassemblement citoyen, on a appelé non seulement les policiers mais les citoyens, les associations, les élus à venir nous soutenir et à dénoncer cette situation sécuritaire. Il faut vraiment que les choses changent, on est à un point où pour avoir les policiers dans la rue c'est que vraiment, vraiment la situation est dégradée. C'est un rassemblement citoyen, vous nous l'avez dit, concrètement vous appelez tout le monde à venir vous soutenir aujourd'hui.

On appelle tout le monde à venir, on a aujourd'hui, vous le voyez, on a des associations de commerçants, on a des associations de victimes aussi parce que voilà, nous Allianz le dit, il faut penser aux victimes, les associations de victimes sont là aujourd ça nous fait plaisir et on a la population qui est là, qui nous soutient aussi. On n'en doutait pas, on sait que la population est derrière nous mais il fallait le montrer et voilà, Allianz a pris un risque mais on prend nos responsabilités. Concrètement sur le terrain, quels impacts ont au quotidien les choses, le budget par exemple ?

Oui il y a des questions de budget, il y a des questions d'effectifs, il y a des difficultés de matériel, de conditions de travail, nos collègues sur Nice, on va voir un nouveau commissariat sur Nice mais il y a d'autres circonscriptions sur le département où les collègues travaillent avec vous, vous verrez le mobilier qu'ils ont, le matériel informatique qui qui est complètement obsolète. Et après, nos collègues interpellent, on fait notre travail, mais on réinterpelle toujours les mêmes. Donc à un moment donné aussi, il faut donner des moyens à la justice et il faut que la justice aussi prenne ses soins de sa responsabilité on ne peut pas toujours interpeller les mêmes personnes merci jean-luc bragato en tout cas voilà vous avez entendu les revendications du syndicat police alliance nationale 06 une marche va débuter la vers 11h15 et puis beaucoup de personnalités politiques sont attendus ici à nice notamment christian estrosi le maire de nice et eric ciotti candidat au municipal également à nice merci eve junot avec meli laveau derrière la caméra.

C'est vrai qu'on a entendu également cette demande adressée à Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur. On va parler dans un instant, Mélanie, de sa présence ou non justement dans ces cortèges. Le temps de revoir une archive.

C'est l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau qui lui était sur le terrain aux côtés de ce syndicat Alliance. On le voit ici à l'écran. C'était devant l'Assemblée nationale le 4 février 2025 et Laurent Nunez alors aujourd'hui en 2026.

Et encore s'il remonte un petit peu encore avant, il y avait Gérald Darmanin en 2021 devant l'Assemblée nationale qui était aux côtés d'Allianz quand le secrétaire général avait eu cette phrase qui avait fait tant polémique « Le problème de la police c'est la justice ». Aujourd'hui non, Laurent Nunez ne sera pas sur le terrain. Il était à la radio hier, le ministre de l'Intérieur.

Il a expliqué que dans ce contexte d'élection syndicale dont je vous parlais, il était astreint à une forme de neutralité même s'il avait rajouté le mouvement des policiers aujourd'hui à tout mon soutien et toute ma compréhension. Alors le syndicat Alliance regrettait qu'ils ne viennent pas à minima les saluer. On verra s'il y a une petite inflexion du côté du ministère de l'Intérieur mais en tout cas hier soir, la position c'était de ne pas y aller même si on rappelle dans l'entourage du ministre de l'Intérieur effectivement que des choses ont été faites.

Vous parliez du parc automobile, son entourage nous disait, nous rappelait hier qu'en 2025 plus de 3000 nouveaux véhicules avaient été acquis, qu'il y avait eu 5 millions d'euros débloqués pour des équipements nouveaux et puis notre reporter le disait, pour le budget 2026 plus de 100 millions d'euros supplémentaires qui seront octroyés au monde à la police. Encore faut-il que ce budget soit définitivement adopté. Donc, il y a eu des choses qui sont faites, mais pour les policiers, ce n'est pas assez.

Alors ensuite, il faudrait les interroger sur ces choses concrètes qui leur sont destinées pour savoir si ça peut les aider dans les prochaines semaines. Alors réaction à l'instant sur les réseaux sociaux du président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Je cite face à l'explosion de la criminalité que le gouvernement a toujours minimisé.

Nos policiers sont en première ligne. Ils doivent composer, je cite toujours, avec une justice trop laxiste qui entretient le sentiment d'impunité, notamment chez les mineurs. Ils manquent d'effectifs et de moyens.

Ils exercent leur métier, poursuit-ils, dans des conditions indignes. Et au lieu d'être soutenus, ils sont trop souvent pris pour cible par une gauche toujours plus virulente. Il conclut, Jean-Anne Bardella, total soutien, etc.

On voit là que la question, elle est évidemment éminemment politique. On parlait d'un contexte d'élections syndicales et municipales. Il y a bien évidemment aussi, M.

Godard, un contexte d'élections présidentielles. Tout le monde a en tête cette échéance et ça précipite également certaines réactions. – Il y a le contexte d'élections présidentielles et évidemment que la question… Alors il y a la question de la police, il y a la question plus largement de la sécurité qui sera au cœur des débats de la présidentielle et évidemment que tous les politiques, tous les partis qui présentent des candidats vont se positionner sur la question des des revendications des policiers.

On voit l'image, je vous coupe, on parlait de politique à l'instant, la preuve par l'image puisqu'on voit M. Estrosi et Eric Ciotti, Christian Estrosi et Eric Ciotti, côte à côte, ce n'est pas une image qui manque de sens politique puisque je vous rappelle que ces deux hommes s'affrontent dans le cadre de l'élection municipale de Nice. On entend d'ailleurs quelques journalistes tenter de les interpeller, on verra si tout à l'heure une réponse nous parvient.

Pour rebondir sur cette présence ou non, on le disait du ministre de l'Intérieur, c'est un élément capital pour les policiers de voir si oui ou non, un représentant comme celui de la place Beauvau est ou pas dans une mobilisation comme celle-ci ? Alors en fait les policiers attendent pas forcément que le ministre vienne sur le terrain enfin peut-être Allianz attend que le ministre revienne sur le terrain mais je pense surtout qu'ils attendent des actes ils attendent des budgets ils attendent des réponses à toutes les questions qu'ils posent et ils attendent des déclarations de soutien mais pas forcément une présence sur le rassemblement au milieu d'autres politiques parce que effectivement il y a ce contexte électorale qui vient en plein milieu. Et toutes les parties, y compris les personnalités issues de la majorité, sont en campagne par rapport à 2027. – Alors vous le voyez désormais sur la gauche de votre écran, on ne vous mentait pas quand on nous disait que tout était politique.

Sarah Knafo avec ce manteau jaune, candidate reconquête à la mairie de Paris. Marion Maréchal qui est elle à gauche, on la voit là au centre de l image, Nicolas Dupont-Aignan également sur la droite de Marion Maréchal et Thierry Mariani candidat au rassemblement national également à la mairie de Paris. Il s'agit en fait si je résume pour ces candidats de droite ou de droite radicale qui crante sur des sujets sécurité qui sont très haut dans leur dans leur programme d'être présent dans ces moments là pour se faire voir apporter leur soutien sur des problématiques qu'ils considèrent évidemment comme très important, c'est une image qui a beaucoup de sens.

C'est intéressant de voir par exemple à Paris s'il y a d'autres candidats aux municipales qui sont présents dans les dans les cortèges. Frachida Dati pour l'air, Thierry Bournazel pour Horizon, Emmanuel Grégoire pour la gauche mais oui et au delà du soutien aux policiers justement de toutes ces personnalités politiques qui viennent c'est ça veut dire que certes les policiers sont un électorat mais au delà de ça, au travers des images et de la communication que ça peut donner aujourd'hui c'est aussi se positionner pour chacune des organisations qui vont être présentes et chacun des partis qui vont être présent aux côtés des policiers, c'est se positionner sur la question de la sécurité très clairement. Et ça c'est par rapport à la population.

Il y a quand même une question qui me vient à l'esprit à chaque fois que je vois ces images et qu'on est amené d'ailleurs à couvrir ce type d'actualité des mobilisations des manifestations auxquelles ça rime des hommes et des femmes politiques c'est évidemment la récupération de ces thèmes comment c'est perçu par les policiers aujourd'hui c'est bah en fait en fait Très franchement, les policiers moi que je connais n'ont pas trop confiance aux politiques et regardent ça un peu de loin. Après, à partir du moment où vous êtes une organisation syndicale, quelle meilleure période qu'une période électorale pour faire valoir des revendications et réussir à les faire aboutir ? Donc chacun joue un peu sa partition aussi.

Oui, hier sur Twitter, sur X, on voyait Franck Alizio qui et candidat RN à Marseille, qui a porté son soutien et qui disait qu'il serait présent. Et c'était salué par l'un des cadres haut placés d'Allianz. Je pense que toute forme de soutien leur sera important.

Pour l'instant, on voit uniquement des personnalités de droite ou d'extrême droite qui sont présents dans leur cortège. On verra si ça s'ouvre à l'autre bord de l'échiquier. Jean-Marie Godin ?

Les policiers, en tout cas sur le terrain, ils disent que c'est sympa mais c'est de la charge bien sûr et nous on verra il ya les mobilisation à l'appel du syndicat de police alliance un peu partout en France alors ça commence au moment où on se parle sur la gauche de votre écran cette mobilisation dans le centre de Paris à droite nous Nous sommes à Nice notamment. On notait il y a quelques instants ces différentes images politiques qui avaient du sens, notamment à Nice ses deux adversaires qui s'affrontent très durement et on sait que les tensions d'ailleurs sont particulièrement fortes entre Christian Estrosi et Eric Ciotti, refaisons peut-être un point également Mélanie sur ce contexte également, les agressions de policiers qui sont en hausse et qui peut être sont à prendre en compte aussi dans cette mobilisation ? Oui ça participe à leur sentiment de ras-le-bol, d'être en première ligne face à des problématiques tous les jours très difficiles et d'avoir finalement pas le reste qui suit en termes de conditions de travail indignes, de commissariats insalubres dont je parlais tout à l'heure.

On a les chiffres pour 2024 on ne les a pas encore pour 2025 mais pour 2024 c'est 6213 policiers agressés par un tiers ça veut pas dire qu'ils soient blessés en opération ça veut dire vraiment agressé par quelqu'un quand ils sont sur le terrain. 6200 ça veut dire 17 policiers chaque jour qui sont pris à partie, qui sont blessés alors ça peut aller d'un simple je mets des guillemets crachat à une agression physique à des coups, à des blessures, à des hospitalisations. Mais toujours est-il que ce chiffre, il est quand même très significatif et c'est plus que l'année précédente en 2023.

C'est une hausse de 13 % sur 2024. Ce qui veut dire que leurs conditions de de travail du quotidien, quand ils franchissent le pas de leur commissariat pour se rendre sur le terrain. Oui, il y a des conditions difficiles.

Moi j'ai pu suivre en immersion des policiers, tout simplement de police secours, qui sont vraiment les urgentistes de la police, qui se déplacent dans chaque situation compliquée, ça peut être des violences intrafamiliales, ça peut être des fugues de mineurs, ça peut être des personnes alcoolisées, des rixes, tout ça. La nuit, c'est vraiment un travail d urgentistes vraiment à la fois de psychologues de policiers de soutien médical par moment et à chaque moment la situation peut dégénérer ce chiffre je trouve qu'il est important 17 policiers chaque jour et c'est au ça participe aussi de de la raison pour laquelle ils sont dans la rue aujourd'hui, parce qu'il y a cette violence qui augmente envers la police. Alors bien sûr qu'on traite ici très souvent des cas où les policiers eux-mêmes sont mis en cause, mais leurs conditions de travail intrinsèques sont difficiles.

Je voyais acquiescer ce que disait Mélanie Bertrand Jean-Marc Daudard. Oui, tout à fait, mais c'est très intéressant sur police secours, ce que vous dites, parce que c'est vraiment ça, c'est la comparaison avec les urgentistes, elle est très bonne, parce que c'est le service de police de première ligne en fait c'est celui qu'on voit tous les jours et c'est une police qui fait du social en fait aussi et à laquelle justement on demande peut-être un peu trop aussi de régler tous les problèmes de la société, ce qui est impossible. Laurent Nunez le disait il y a quelques semaines.

La police ne pourra pas régler tous les problèmes de la société. Notamment Police-Secours, qui est vraiment en première ligne. et c'est ça qui est compliqué c'est aussi peut-être que l'ensemble de la société se positionne sur quelle place pour la police quelle place pour la police, quelle place pour la sécurité un mot qui est très important, enfin moi qui m'a frappé tout à l quand vous en parliez, c'est le mot de lassitude.

C'est-à-dire qu'en fait ces images que l'on voit ici à l'écran, tout à l'heure on a vu cette archive avec Bruno Retailleau devant l'Assemblée nationale mais Mélanie évoquait aussi Gérald Darmanin en 2021, on a quand même l'impression. On a quand même l'impression. On a quand même l'impression. de mobilisations qui se répètent, qui sont un peu toujours les mêmes avec des demandes et puis elles semblent insatisfaites en quelque sorte ces réponses.

Et d'ailleurs il y a quelque chose qui est très intéressant dans cette mobilisation c'est que moi quand j'ai vu arriver les revendications, j'ai eu l'impression d'entendre des revendications qu'on entend toujours depuis des années et des années et des années. C'est toujours les mêmes en fait et on a l'impression que c'est il n'y a jamais de solution en fait c'est Et moi ce qui m'intéresserait dans la mobilisation d'aujourd'hui, alors après c'est alliance donc c'est assez marqué mais c'est le positionnement de la gauche aussi sur la police et sur la sécurité. Pourquoi juste une question assez générale peut-être Mélanie, les autres syndicats ne se sont pas greffés à cette mobilisation ?

Est ce qu'on a des explications ? C'est rare d'avoir une manifestation intrasyndicale dans la police. Ce sont deux syndicats, unité et alliance qui sont en conflit.

Le mot est faible, qui ne sont pas d'accord sur certains points, qui travaillent ensemble quand il le faut évidemment dans un commissariat, mais sur le plan des syndicats, c'est vraiment alliance et devant. Il y a quelques années, c'était unité à quelques centaines ou milliers de voix près. Mais c'est vraiment deux syndicats qui ne sont pas d'accord sur la conception du métier, si, mais sur les revendications syndicales, ce serait enfin je suppose assez inédit de les voir défiler côte à côte.

D'autant plus que la dernière fois qu'ils ont fait un, que les syndicats de police ont fait quelque chose en commun qui était en 2021 justement devant l'Assemblée nationale. Je peux vous dire que dans d'autres syndicats, la phrase du secrétaire général de Alliance, le problème de la police et la justice a laissé des traces. Il y a plusieurs autres responsables syndicaux qui ce jour-là étaient furieux et qui ont eu l'impression de s'être fait piéger par Alliance lors de cette manifestation.

Même derrière des enjeux assez communs, en quelque sorte, je me mets à la place des gens qui nous écoutent ce matin dans BFM Direct. Une sorte de consensus quand même, on en parlait tout à l'heure, qui semble être là sur le manque de moyens, sur des conditions de travail difficiles. Malgré ça, ça ne permet pas de converger, d'avoir des cortèges communs entre syndicats policiers ?

En fait, il y a certains syndicats qui reprochent justement à Allianz de faire de la politique et les autres organisations disent nous on ne veut pas faire de la politique. Mais c'est vrai que si on regarde en tout cas les thématiques de revendications elles sont communes à ces organisations voilà je vous rappelle donc que nous sommes en direct de paris et cette image évidemment a beaucoup de sens désormais à quelques quelques semaines maintenant des élections municipales vous voyez Sarah Knafo la candidate recontlète. Juste à côté c'est Fabien Vanemelry qui était sur notre plateau hier avec le blouson noir qui est le secrétaire général du syndicat Alliance et on distingue Frédéric Pechenard si je ne me trompe pas juste derrière lui et Sarah Knafo à sa droite.

Voilà avec ce manteau jaune et sur la droite on va dézoomer vous allez voir donc Thierry Mariani également qui est candidat lui alors il n'est pas là mais il était là tout à l'heure on l'a vu RN à la mairie de Paris Nicolas Dupont Aignan Marion Maréchal qui sera d'ailleurs l'invité de BFM politique demain à midi invité de Guillaume Darais et on va partir du côté de Nice pour retrouver Eve Jounot puisque vous suivez sur le terrain pour notre antenne, cette mobilisation. Et vous êtes aux côtés justement des manifestants. Oui, oui, à Nice, ils sont un petit peu plus de 200 là.

Ça y est, le cortège est parti de la place Masséna, du centre ville de Nice et va faire un petit tour. Là, je suis avec Hugo, il est policier adjoint à l'aéroport de Nice. Aujourd'hui, Hugo, pourquoi vous êtes là ?

Pourquoi vous prenez part à la manifestation Alors aujourd'hui je prends part à la manifestation parce que je trouve ça important de se mobiliser face à l'insécurité en France, le manque d'effectifs partout et je Je trouve que c'est très important d'être là, de représenter la police nationale. Justement, quelles sont vos revendications ? Pourquoi vous êtes dans la rue aujourd'hui ?

Revendication, c'est manque d'effectifs partout, partout en France, manque de moyens. Au quotidien vous le ressentez ça ? Oui au quotidien on le ressent.

Comment ? Des exemples ? Nous à l'aéroport de Nice par exemple, on est très peu pour énormément de passagers de plus en plus et on travaille dans des conditions où des fois on a deux pour faire contrôler quatre vols qui arrivent avec des centaines et des centaines de passagers là c'est un rassemblement citoyens, on voit qu'il y a quand même du monde ici à Nice.

Ça vous fait plaisir que les citoyens vous soutiennent ? Oui c'est bien de se mobiliser Aujourd'hui on est très peu soutenus en France et là aujourd'hui on voit qu'il y a du monde quand même qui se mobilisent merci hugo en tout cas voilà vous l'avez entendu ici à nice il y a du monde il ya des citoyens et il ya également des personnalités politiques on a vu notamment christian estrosi le maire de nice et Eric Ciotti, un candidat au municipal pour la mairie de nice. Merci beaucoup Eve, on va revenir évidemment dans quelques instants en direct plus que jamais sur le terrain pour suivre évidemment ces mobilisations un peu partout en France.

Nous voilà de retour à Paris avec cette image que l'on va vous montrer, différents candidats aux élections municipales de la capitale mais aussi des personnalités politiques que l'on vient de On le faisait remarquer évidemment, il y a quelques instants Jean-Marie Godard avec Mélanie Bertrand, surtout des personnalités de droite ou d'extrême droite. Vous qui suivez ces mobilisations, c'est rare d'avoir des personnalités de gauche du centre dans ce type d'action bah je pense que cela ça va être compliqué du fait que ce soit alliance parce que c'est quand même assez marqué et d'ailleurs les personnalités qui qui ont pris le haut du pavé on va dire aujourd'hui il suffit de regarder les gens qui sont autour d'eux ça va être compliqué après la gauche elle est sur la sécurité à l'a a quand même fait des choses. Quand vous voyez depuis 1981 la première loi JOX qui a modernisé la police, la gauche a fait avancer aussi les polices municipales, enfin au niveau législatif, à développer le renseignement.

Donc ils ne sont pas complètement absents non plus sur la question de la sécurité. Là où il y a peut-être un discours qui manque, c'est sur justement la problématique des policiers au quotidien, je pense qu'il y a des revendications qui sont posées. Priorité au terrain évidemment toujours sur BFM, Nicolas Dumas vous suivez donc cette mobilisation que l'on voit ici toujours à Paris, elle s'était lancée il y a maintenant une petite demi-heure.

Combien de personnes, on est sur des centaines de personnes derrière vous ? Oui plusieurs centaines de personnes qui sont présents ici encore Place de la Bastille puisque le cortège avance vraiment, il a avancé de 5 mètres au maximum pour le moment. C'est surtout les personnalités politiques qui sont à l'avant du cortège, comme vous le disiez en plateau des personnalités des politiques plutôt de la droite et de l'extrême droite qui sont présents.

Là, moi je me trouve dans le cortège avec notamment tous ces drapeaux Allianz Police Nationale qui sont levés. Et on se trouve avec Christelle, Christelle, vous, vous êtes venue soutenir les policiers. Pourquoi vous êtes venue les soutenir ?

Alors c'est très simple, j'habite une place dans le 12e qui est juste la gare de Lyon, qui est très problématique. On a toutes sortes de personnages qui toute la journée et toute la nuit nous empêchent de vivre correctement. On appelle la police, elle vient, elle nous libère de toutes ces personnes et elle vient constamment, elle nous reçoit au commissariat et on peut leur expliquer nos soucis et ils nous soutiennent tout le temps.

Là, parmi leurs revendications, c'est notamment la vétusté dans les commissariats. Vous me dites que vous y allez de temps en temps avec eux. Ça, vous l'avez constaté, vous, au quotidien Je confirme, les locaux sont vraiment...

Personne n'aurait envie d'y travailler. Franchement, c'est dégradé. Ils ont des conditions de travail et de vie.

Franchement, je ne les envie pas du tout. Et justement, parmi leurs revendications, ils appellent à avoir plus de moyens humains. Ça, vous comprenez aussi cette revendication ?

Alors oui, je le comprends parce que parfois quand on les appelle, il n'y a pas de véhicule disponible parce que malheureusement, il y a des problèmes par tout dans le 12e, pas seulement chez moi. Et quand on appelle, on est obligé d'attendre qu'une voiture soit disponible pour qu'il vienne sur la place. Merci beaucoup Christelle d'avoir témoigné à notre micro et effectivement là il y a un petit départ de manifestation.

Le camion de tête a pris la route et vous voyez c'est plusieurs centaines de manifestants avec beaucoup de gens qui sont venus les soutenir, soutenir les policiers qui sont présents ici place de la bastille merci nicolas nicolas dumas avec tanguy tricouard donc en direct de ce cortège parisien on y reviendra toute la journée sur bfm tv et je vous renote ce rendez-vous marion