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Podcast / conversationL'insoumission· 31 août 2026 24 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

🔴 A la Réunion, le maire LFI Alexis Chaussalet amorce la révolution citoyenne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la dynamique des amphis d'été de la France insoumise révèle ?

  • 6:18OuverteRéponse directe

    Peux-tu présenter les premières mesures du programme municipal ?

  • 16:53OuverteRéponse directe

    Qu'apportera la victoire de Jean-Luc Mélenchon à la Réunion ?

  • 19:21OuverteRéponse directe

    Le blocage des prix est-il suffisant à la Réunion ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:13Alexis ChaussaletChiffre
    « la ville du tampon était la 7e ville de France en terme de consommation des frais de représentation du maire. Plus de 22000 € par an »
  • 14:16Alexis ChaussaletPromesse
    « on a annoncé le doublement des effectifs de la police municipale au tampon »
  • 19:21Alexis ChaussaletFait
    « à la Réunion le blocage de prix est déjà une réalité puisque 170 produits sont déjà concernés par des prix bloqués »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour et bienvenue sur le plateau de l'insoumission aujourd'hui installé aux amphis d'été de la France insoumise à Valence. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau de l'insoumission Alexis Chaussalet, maire du tampon, 4e ville de la Réunion, 82000 habitants qui est un bastion tenu par la droite depuis 1945. Alexis, merci d'avoir accepté l'invitation de l'insoumission. Ben merci à vous pour cette invitation et d'être là, ça fait plaisir. Donc on est ici aux anfid d'été de la France insoumise. Plus de 7000 inscrits, un record d'affluence, 94 conférences, près de 200 invités extérieurs, sans compter les élus et parlementaires euh de la France insoumise. Finalement, qu'est-ce que tout cela dit de la dynamique autour de la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon ?

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Bah premièrement, j'ai envie de dire que c'est franchement impressionnant. On comprend que il s'agit là du rassemblement politique de l'université d'été le plus important de l'histoire de la 5e République pour une organisation politique. Donc forcément, on doit le noter de ce que ça dit en terme de mobilisation populaire. Moi ce que je note, c'est vraiment la diversité en âge aussi puisque vraiment, j'ai envie de dire ça va de 7 à 77 ans, mais certainement plus des deux côtés. Euh c'est vraiment impressionnant de voir cette ce niveau de mobilisation populaire et de se dire la diversité des parcours, des combats des euh organisations associatives, syndicales qui sont euh euh représentées ici. Vraiment, ça montre cette richesse de ce mouvement, ça montre sa diversité et ça

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montre bah en fait sa puissance pour gagner demain l'échéance principale que sont les élections présidentielles et voilà, je pense qu'on a là un premier jalon, une première pierre indispensable et quel plaisir d'y participer. On a vu aussi euh un défi logistique qui a été relevé parce que il y a une cantine qui a été euh ouverte, il y a un pôle médical qui est disponible, il y a aussi les insouminaux. Donc finalement, c'est un un défi euh assez assez puissant qui a été relevétique. Bah tout à fait. Tu sais, je vais vous confirme une petite chose. Moi, j'ai un un parcours avant d'avoir été élu maire où j'ai été euh un peu dans l'ombre, dans l'organisation, dans les les le fonctionnement de ce genre de rassemblement. Je travaillais pour attaque. Mon dernier fait en date,

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on va dire, c'était l'organisation du contre G7 où d'ailleurs, je retrouve des quelques camarades avec qui on avait porté cette organisation. C'était près de 20000 personnes. Bah voilà, il y en a une dont je viens je viens de parler qui qui est qui passe derrière [rires] en ce moment. Et en fait, c'est un un défi logistique énorme, c'est certain, mais en fait, ça démontre aussi une capacité, une agilité dans l'adaptation et en fait de savoir comment est-ce qu'on peut faire société ensemble. Parce que si on organise un grand truc cadré, qui est descendant, qui est imposé, qui est pas concerté, où il y a pas de de fonctionnement un peu participatif, ben on va droit dans le mur. Et quelque part, vous avez ici les prémises d'une nouvelle société qu'on est en train de

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créer avec la possibilité ben finalement de comme tu dis l'espace pour les marmailles, enfin pour les pardon, c'est en créole pour les jeunes enfants pour les minos. Merci [rires] l'espace pour les pour les minox ici comme bah l'espace de la cantine et cetera de voir ce cette cet engagement à la fois de solidarité et tout. Moi je vais vous confier quelque chose aussi. Hier, nous on est très bien organisé donc on a une voiture pour se personnes dans notre petit groupe qui est venu ici et donc hier avec il y a eu des torrents de pluie. Bon, on est sorti en 2 minutes, on a trouvé quelqu'un qui nous a ramené. Voilà, il y a un espèce d'élan de solidarité, un esprit de solidarité de camaraderie qui est très très fort et franchement, disons-le honnêtement, je suis à peu près certain que ça se

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retrouve dans aucune autre organisation politique. Quand on voit le sourire, l'entraide et la solidarité qui se partage ici, c'est vraiment un sentiment très fort et le le l'organisation du service d'ordre, l'organisation de ces bénévoles, vraiment c'est c'est remarquable quoi. Donc franchement, un grand chapeau à LZE parce que je sais tout l'investissement que ça veut dire mais surtout c'est la condition syéquanon de la réussite d'un tel événement. Donc vraiment respect et merci à LS et eux. Puis en plus des mécanismes de solidarité que tu as évoqué à l'instant, on observe aussi une certaine dynamique d'autoorganisation avec des artistes qui déambulent dans les rues des amphies avec une guitare, des assauts, des collectifs qui se présentent dans le village des amphies. Donc finalement,

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c'est aussi un bon signe à 8 mois d'une élection présidentielle. Mais bien sûr, moi l'auto-organisation, c'est mon faire de lance. C'est ce que je je milite pour que ça devienne vraiment la matrice de notre engagement politique au quotidien. Et vraiment ici, on a la démonstration en acte de ce que veut dire l'autoorganisation et de la bienveillance collective. Parce que quelque part, comme tu le dis, l'artiste qui vient et cetera, il pourrait y avoir des frictions avec telle organisation à côté qui a son événement et cetera, mais tout se passe de façon extrêmement fluide, extrêmement collaborative, extrêmement en bonne intelligence. Donc vraiment ça donne des gages sur demain la société qu'on veut c'est celle-ci quoi. C'est une société de l'entraide, une société de la camaraderie, une

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société de la solidarité, une société de l'auto-organisation. C'est comme ça qu'on va pouvoir faire la révolution dont on a besoin et comme ça pourir qu'on va pouvoir construire le monde de demain. Alexis, tu as gagné euh la mairie du tampon avec une équipe nombreuse qui a fait la campagne et qui a abouti à une victoire historique. Tu es venu avec une délégation de la Réunion ? Ouais, ben je suis je suis très fier. Je suis entouré de militants de la première heure qui était là pour organiser les portes à porte le fonctionnement militant. Je suis avec la 5e adjointe de la ville avec le vice-président de la de l'intercommunalité avec des gens qui sont autour de moi dans dans l'organisation. vraiment bah c'est une famille en fait hein. Depuis le début, nous quand on a fait campagne, on a dit

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on n'est pas juste là pour euh bien sûr on avait notre programme et euh et évidemment les grands engagements qu'on voulait tenir, mais on a surtout cet esprit de camaraderie et de famille qui a fait corps du premier jour de la campagne jusqu'à aujourd'hui et qui dans l'exercice de l'action municipale continue à se déployer. Et je suis à peu près certain que tu peux mettre l'organisation que tu veux, les millions que tu veux, tout ce que tu veux en face. jamais tu n'arriveras à recréer des conditions de de d'entraide, de solidarité, de euh de mise en commun qui permettent en fait de de trouver les solutions, quoi. Parce que le sujet c'est ça, c'est trouver les solutions, montrer le monde de demain. Et moi, je suis intimement convaincu que la convivialité, la camaraderie,

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l'entraide, le partage sont des éléments indispensables de l'engagement politique qui un permett d'être moins blasé et de voir des perspectives et de permettent de trouver des solutions en se renforçant main dans la main pour construire le monde de demain. Alors, tu parlais justement du monde de demain et de l'exercice municipal. Est-ce que tu peux présenter à l'insoumission et à celles et ceux qui nous écoutent les premières mesures du programme que tu as réussi à mettre en route pour les habitants ? Je vous en veux pas si vous ne les connaissez pas parce que un petit adage qui dit loin des yeux, loin du cœur et je peux comprendre que la Réunion et le tampon en particulier paraissent très loin même si je je profite de ce de ce il est pas loin du cœur clairement je profite de ce moment

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pour remercier parce que j'ai pas pu le faire comme il se doit pris dans le bain euh de du cumulte après l'élection remercier les centaines et centaines de messages de soutien et de félicitations que j'ai reçu des camarades insoumis partout sur le territoire national vraiment ça fait chaud au cœur. Le soir de notre élection, on entendait notre nom cité sur tous les plateaux nationaux. J'ai reçu des messages, voilà, des quatre coins de l'Hxagone et vraiment les camarades, ça nous donne de la force, ça nous fait extrêmement plaisir et sachez que on est ensemble quoi. Euh donc maintenant, j'en viens à la question de savoir nos réalisations. Ça fait euh maintenant près de 5 mois qu'on qu'on est aux affaires comme on dit euh et 5 mois qu'on clairement on ne chôme pas, hein. On est vraiment à la

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tâche du matin au soir et du soir au matin. Et euh feu, les nuits et le sommeil, on a laissé ça de côté, mais c'est pas grave. que la cause en vaut bien la chandelle. Je sais pas comment on dit, mais le jeu en vaut bien la chandelle. Mais là, c'est la cause qui vraiment nous engage à à nous mobiliser. C'est la démonstration qu'en fait avec de l'engagement, avec de la volonté politique, oui, on peut réaliser des choses très concrètes qui changent la vie des gens. Il s'agit pas de vendre du rêve en disant "On a une baguette magique et croyez que la solution à tous les problèmes est soluble comme ça en 2 secondes." Mais par contre, il y a des choses qui parfois sont symboliques et parfois sont très concrètes pour changer la vie des gens. Je vais aller, je vais

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parler des deux choses dans le symbole. Il y a quelque chose de symbolique euh qu'on a assené pendant tout le long de la campagne et qu'on a fait dès le premier conseil municipal d'installation, là où dans l'immense majorité des des villes de France, on se contentit de faire un conseil municipal d'installation. On est lit le maire, les adjoints, on lit la charte des élus et ciao bye, rentrez chez vous, on verra pour le prochain conseil municipal. Nous nous avons tenu à ce que dès le premier conseil municipal, nous ayons, nous votions, nous adoptions une délibération forte, alors je vais le dire honnêtement, plus forte en symbole que qu'en acte, c'est celle de la suppression des frais de représentation du maire. Pourquoi cela ? parce que pendant la campagne Media Part avait

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fait une enquête et avait révélé que la ville du tampon aura l'occasion de revenir sur le contexte extrêmement particulier de la dynastie familiale qui existait et du fonctionnement quasi mafieux he clientéliste qui pouvait régner dans cette commune. Médiappart avait révélé lors d'une enquête que la ville du tampon était la 7e ville de France en terme de consommation des frais de représentation du maire. Plus de 22000 € par an qui était consacré au frais de représentation. Alors, j'en profite pour le redire quelques éléments parce qu'on sait pas toujours, il y a les indemnités du maire, c'est une chose, on pourra y revenir dessus. Mais les frais de représentation, c'est quoi ? C'est les chaussures, le coiffeur, les vêtements, les petits repas qu'on veut mettre hors cadre, on peut pas les

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déclarer parce que c'est du résotage et cetera. Et ben, on fait passer ça dans les frais de représentation. Nous, on a dit ben écoutez le taux de pauvreté qui a à la Réunion avec près de 40 % de la population qui est sous le seuil de pauvreté, le tampon qui fait partie des premières villes en matière de de taux de pauvreté, comment est-ce qu'on peut décemment dire aux gens on a plus les moyens et par contre on s'accorde 22500 € dans la poche qui sont libérés de toute justification. C'est vraiment tu consommes à la carte, tu as cette enveloppe et tu en il y a pas de compte à rendre, pas de contrôle. tu dois faire une justification sur l'année en fait en disant les grands ensembles que tu as consommé, mais tu es pas à la facture prêt au détail près, quoi. Donc

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vraiment, il y a une une espèce de tolérance là-dessus qui est qui est abjecte, hein, qui de mon point de vue est intolérable et absolument pas éthique. Et donc, on a dit ben on les supprimera ces frais de représentation et on les redistribuera au peuple. Et dès le premier jour du conseil d'installation, on dit euh 22500 € bah c'est quasiment le budget pour payer une ADSEM, une ADSEM supplémentaire, une aide pour les enfants dans les écoles maternelles. Et bien, on a aboli ces frais de représentation et alors qu'on le faisait, le précédent maire qui siège toujours au conseil municipal nous a interpellé pour dire "Ah, c'est bien beau, vous faites du symbole, mais en réalité quelle traduction concrète !" Je lui dis à ce moment-là, je lui réponds, "Bah, en fait, c'est déjà une adsè et

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excusez-moi de vous dire, on va pas le défendre, se défendre. Nous, on assume cet argent-là, on le redonne au peuple parce qu'il doit servir au peuple et point final. Et si ça vous dérange, vous voulez vous moquer de nous, allez-y. Mais le l'histoire nous a donné raison, j'ai envie de dire un peu, puisque ce thème des frais de représentation est devenu un thème qui s'est euh généralisé à la réunion où tout le monde en a parlé parce qu'on l'a mis sur la table et les maires étaient bien mal assis derrière pour dire "Bah, en fait, moi je vais les garder parce que je veux mon petit confort et je vais le dire maintenant." Même dans mon propre camp politique, j'ai des gens qui m'ont dit "Alexis, tu vas peut-être un peu loin, peut-être que tu devrais pas faire ça quand même." Et

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parce que eux-mêmes sont installé dans cette logique de pouvoir et et venez à nous dire "Il faut peut-être faut peut-être pas trop chatouiller les habitudes en place." Ben en fait, on l'assume, on les chatouille. Donc, pardon, j'étais un peu long là-dessus. C'est un peu symbolique mais vous voyez quand même que c'est une Oui. Ça s'inscrit parfaitement dans la révolution citoyenne, c'est-à-dire la fin des privilèges et un nouveau contrôle populaire sur les élus de la République. Donc, exactement. Exactement. C'est tout à fait cohérent avec la notion d'exemplarité et de remise sous contrôle citoyen du politique. Donc là-dessus, moi je l'assume et ça dès le premier jour du coup première réalisation de quoi avoir une adsè supplémentaire. Exactement. Et on nous a dit bah ça va

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me permettre de faire le lien avec la l'autre réalisation concrète que que je veux que je veux présenter, celle du déploiement de une adsè dans chaque classe d'école maternelle. En fait je vous avoue que moi-même je me disais symboliquement ces 22500 € mais comment est-ce qu'on les réaffectera ? Et bien figurez-vous que lorsque j'étais en réunion d'arbitrage budgétaire pour trouver les marges de manœuvre pour nous permettre de dégager la création de ces ADSEM qu'il manquait pour garantir dans les 161 classes d'école maternelle au tampon 161 ADSEM bah vraiment on est allé chercher les lignes budgétaires budget par budget chapitre par chapitre et on était très content de pouvoir soustraire ces 22500 € de cette ligne frais de représentation et de les basculer sur la ligne éducation RH et de

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déployer une adsème supplémentaire et au final nous avons pu ouvrir cette rentrée parce que vous vous avez encore la chance d'être en vacances, même si aujourd'hui c'est la rentrée. Mais moi, avant de venir à Châtonu sur Iser, j'ai fait la rentrée des écoles et à ce moment-là, j'ai pu annoncer et venir garantir, confirmer que nous avons bien tenu nos engagements et qu'il y avait bien 161 ADSEM déployés dans les 161 classes d'école maternelle. Et donc parmi les cinq mesures prioritaires que nous avions mises dans notre programme et bien déjà une qui est tenue à peine 100 jours après notre élection et ben voilà en fait on dit on fait on a une on a une expression pardon à la Réunion qui dit nous l'a dit nous l'a fait ben voilà c'est on dit on fait et c'est devenu un adage des maires

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insoumis Bali Bakayoko elle a aussi utilisé comme formule on fait ce qu'on dit on dit ce qu'on fait et quelle est la prochaine étape en terme de mesures parmi les cinq qui étaient prioritaires dans le programme bah ouais il y avait cinq mesures prioritaires. première donc c'était effectivement le le déploiement de une ADSEM dans chaque classe d'école maternelle. Il y en avait une donc sur le le déploiement d'un pass culture parce qu'on voit des inégalités d'accès à la culture dans notre ville qui est pourtant alors tu as dit la la 4e ville de la Réunion. En réalité depuis les les nouvelles études de l'INC, on va être la troisème ville la plus peuplée de la Réunion. serait pas grave, je ne t'en veux absolument pas. [rires] Mais pour dire voilà, c'est l'importance

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de cette ville et pourtant il y a une offre culturelle qui est quasi inexistante. Donc on a un véritable impératif alors qu'il y a une université, il y a une c'est une ville étudiante mais sans vie étudiante. Donc on a un vrai sujet pour faire rentrer la culture comme priorité de développement du développement de cette ville. Donc le déploiement d'un d'un pass culture qui garantirait aux jeunes en particulier l'accès à tout types de culture hein, l'accès à d'acquisition de d'instruments de musique ou des cours de danse, de théâtre, ce que ce qu'ils veulent. Euh il y a un sujet sur la mobilité qui a un grand wagon de retard sans mauvais jeu de mots euh avec le la garantie que les quartiers enclavés notamment les hauts de la ville soient relié toutes les 15

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minutes avec le centre-ville. Il y a euh euh démocratie la le déploiement de 30 cases de quartiers. Donc ça c'est vraiment un fer de lance de notre organisation, de notre engagement. c'est le déploiement en fait de on sait pas si on les appellera comité de quartier, assemblée de quartier, mais vraiment ce sujet de rinverser la pyramide et faire en sorte que les citoyennes et les citoyens dans leur quartier prennent leurs affaires en main et soient à même de décider des orientations prioritaires dans leur quartier avec des espaces qui leur seront dédiés. Et ça, je crois vraiment que c'est euh le le nœud central de la révolution citoyenne qu'on veut accomplir à l'échelle communale. Et la dernière chose, et c'est un sujet au combien important et de le dire ici en

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particulier, c'est celui de la sécurité. Alors, sur la sécurité, on a tout un programme euh qui euh vient à renforcer le déploiement de médiateurs dans les quartiers, à créer de l'animation dans les quartiers, toutes ces choses-là. Mais il y a aussi autre chose sur la police municipale. Et je le dis vraiment très tranquillement et très sereinement. On a annoncé le doublement des effectifs de la police municipale au tampon. Certains nous ont dit "Putain, pour des insoumis, vous êtes un peu bizarre quoi. Est-ce que vous êtes sûr que vous voulez assumer ça ?" Mais plus que jamais, j'ai envie de vous le dire plus que jamais parce que on veut redéployer mais ce n'est pas qu'une question d'effectif, c'est avant toute chose une question de méthode et d'approche. Et je suis

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intimement convaincu que dans un territoire aussi éclaté que le nôtre parce qu'il faut se rendre compte que le tampon, c'est un territoire qui va de plus de 2000 m d'altitude à 400 m d'altitude où il y a 30 quartiers qui sont explosés avec vraiment des reliefs et des réalités complètement différentes où il peut faire 30°gr et 5°gr un autre le même jour. Donc vraiment, il faut avoir cette approche là où il y a une singularité dans dans chaque quartier. Et qui de mieux que une police de proximité pour connaître réellement les problèmes des habitantes et des habitants et surtout de faire de la prévention, de la désescalade, de la médiation. C'est bien de cela dont on a besoin. Parce que souvent quand on parle de sentiment, d'insécurité, d'un de cette obsession un peu sécuritaire qui

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habite de plus en plus certaines personnes, je parle bien d'obsession parce que quand on la corrobore à la réalité, on voit bien qu'il y a un grand décalage entre les faits euh euh et enfin les chiffres et le le ressenti et la perception. Donc pour nous, c'est bien d'être à ce premier niveau, ce niveau humain entre voisins, entre voisines, entre voisins, entre habitantes et habitants du quartier. Donc je crois qu'avec des maisons de quartier, on apprend à se connaître et à faire société et à faire quartier. Mais je crois qu'avec une police de proximité, on apprend à créer lorsqu'il le faut des espaces de dialogue et de médiation. et une et un policier municipal, il habite le tampon, il connaît le tampon une fois sur deux, il connaît les voisines et les voisins du

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coin et donc il est extrêmement mieux habilité que quiconque pour venir faire de la prévention à la condition d'avoir bien évidemment une formation et une approche pédagogique constructive plutôt qu'une approche sécuritaire ou répressive quoi. Donc voilà, on a lancé aussi ce chantier du doublement des effectifs de la PM. Donc ce changement de doctrine policière de la police municipale est déjà en cours de de travail. On a lancé là six recrutements d'agents de la police municipale d'ici à la fin de l'année. Donc on va tout de suite faire rentrer des nouveaux effectifs et la sortir, l'accompagner d'un volet de formation et d'un volet de de transformation des pratiques sur le territoire communal. Bah ça fait une parfaite transition avec une question que je voulais te poser, c'est

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celle de la victoire prochaine de Jean-Luc Mélenchon et savoir qu'est-ce que cette victoire amènera comme transformation de la vie quotidienne pour les habitants de la Réunion. Et on sait que euh la refonte de la police de la cave au grenier est l'une des propositions de Jean-Luc Mélenchon. Et est-ce que tu peux nous dire sur les différents aspects, est-ce que changera la victoire de Jean-Luc Mélenchon à la Réunion ? La victoire de Jean-Luc Mélenchon, elle changera énormément euh la vie des rayonnaises et des Ronnais parce que un maire, il ne peut rien sans un pouvoir euh central, un pouvoir étatique qui est à ses côtés pour notamment développer les services publics. Il faut être très clair. La seule politique gouvernementale qui est à même de soutenir l'éducation,

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l'hôpital public, le développement des infrastructures de mobilité, d'aménagement du territoire, c'est une politique massive d'investissement pour les services publics et pour la transition écologique. Quand on est dans un territoire insulaire comme le nôtre, qui a des inégalités structurelles de développement, qui a des inégalités euh environnementales prépondérantes, indispensablement, il faut une politique qui vienne au plus haut niveau lutter contre ces inégalités. Ce dont on aura besoin, c'est d'un président à l'écoute de ces territoires qui souffrent en premier lieu de taux de pauvreté qui sont absolument insupportable. Mais ce dont on a besoin, c'est d'un changement d'approche, de méthode. Moi, je crois beaucoup en ça. On l'a dit tout au long de notre campagne et je crois que les

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gens ont adhéré sans forcément être des partisans de la France insoumise, mais ils ont compris qu'il y avait des gens qui faisaient autrement. premièrement qui disent et qui font, on a la preuve aujourd'hui, mais qui en plus, y compris dans leur méthode de campagne, venez était à l'écoute, venez sur le terrain, était dans les quartier en permanence, euh venez se confronter, on continue à le faire en en ayant pas peur de si je peux me permettre l'expression, de prendre des coups parce que moi, je prétends pas avoir la vérité absolue. Par contre, je prétends juste avoir être doté de deux oreilles et être capable d'écouter les gens et de comprendre des sensibilités différentes et de mettre notre service, notre ingénierie comme on pourrait l'appeler parfois, au service

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de la médiation sociale et de la société. Donc finalement l'approche quand je te parle des assemblées de quartiers dans dans nos quartiers, c'est à l'image de la révolution citoyenne qu'on veut, à l'image de la constituante, à l'image de cette 6e République dont on a besoin. C'est vraiment une un changement d'approche radicalement différente pour faire euh la politique autrement, quoi. Donc vraiment, il faut que les Ronnaises et les Rignonnais entendent que de par la méthode, de par l'approche politique et de par des mesures d'urgence telles que celle du blocage des prix sur les produits de première nécessité. Alors, j'allais y venir justement parce qu'il y a quelques semaines, tu étais interviewé par l'insoumission et tu parlais de cette urgence de mettre en place le

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blocage des prix, la taxation des super profits, la hausse des salaires, la hausse du SMIC à 1700 € net et à la Réunion le blocage de prix est déjà une réalité puisque 170 produits sont déjà concernés par des prix bloqués. On en parlait avant le début de l'entretien. Tu disais que cette mesure donc certes elle prouve que légalement c'est possible à mettre en place après le code du commerce et son article L432 je crois mais c'est insuffisant c'est bien ça comme dirait dans la cité de la peur c'est bien mais pas top [rires] parce que le BP c'est donc un peu plus 70 produits qui sont dans ce bouclier qualité- prix [grognement] c'est évidemment utile euh c'est important mais ça va pas assez loin et c'est là

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qu'on va voir l'importance de transformer notre modèle économique. parce que un blocage des prix, il le faut, c'est indispensable, il faut le revoir à la baisse. Donc c'est une mesure d'utilité sociale, hein, clairement. Mais il faut aller beaucoup plus loin parce que si on bloque les prix pour enrichir les mêmes, c'est le serpent qui se mort en l'accueil et on sortira jamais de cette logique d'accumulation du capital. Si on veut faire en sorte que la redistribution des richesses soit une réalité, il faut faire en sorte qu'on crée ces conditions pour que elles puissent exister. euh à la Réunion le les grandes surfaces euh le le groupe Bernard Rayotte que vous connaissez certainement, j'imagine, je l'espère, enfin je l'espère dans un certain sens pour le critiquer parce que

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ce groupe Bernard Rayot fait la pluie et le beau temps dans les outresemers. Je parle à la Réunion, mais c'est le même cas à Martinique ou à la Guadeloupe. Bernard Rayotte, c'est vous achetez votre voiture, vous payez Bernard Aot, vous achetez la la pioche à monsieur bricolage, vous achetez Bernard Aotte. Vous achetez un produit d'entretien, vous achetez Bernardot. Vous achetez un meuble, vous achetez Bernard Aotte. vous allez faire vos courses, vous achetez Bernard Rayotte et Bernard Rayotte euh bah lui il dit bah il a des prix qui sont bloqués. Bah super mais rassurez-vous ces marges à lui ne sont pas bloquées. Et donc clairement ce qu'il faut c'est bloquer les marges, c'est taxer les super profits parce que on ne peut pas décemment envisager que ces personnes en situation de monopole

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ou d'oligopole pour être plus juste puissent toujours s'enrichir sur le dos de la misère humaine. Parce que c'est bien de ça dont on parle, c'est de la misère sociale qu'il y a aujourd'hui à la Réunion. Donc, il faut bloquer les prix à la baisse en étant plus euh efficace. Il faut développer des services publics euh de l'énergie euh euh renforcée, de la transition euh écologique et agricole parce que c'est un sujet extrêmement fort. Euh euh la Réunion a un modèle, enfin on pourrait en parler pendant 3 heures qu'on en aurait pas assez, mais je vais je veux juste dire euh deux mots pour vous expliquer que il y a un pivot dans le modèle agricole, c'est la canne à sucre qui a des vertus et des défauts. Le la vertu, c'est que on peut en faire à peu près tout. euh faire de l'énergie, faire

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du sucre, faire du RH, faire des produits transformés, ça c'est bien. Ce qui est pas bien, c'est que ça serve euh les marges d'une entreprise qui n'est pas réunionnaise et que ça paye euh une multinationale qui est internationale et que ça paye euh des gens qui sont ailleurs qu'à la Réunion et surtout qui fixent le prix de la loi du marché comme on l'appelle au gré de comme ils l'entendent. Et pendant ce temps-là, vous avez des agricultrices et agriculteurs qui peinent à vivre de leur production, mais surtout vous avez des une agriculture vivrière qui est en perdition. Alors moi, je le dis avec d'autant plus de tranquillité que mon territoire, excusez-moi le l'objectif possessif, mais notre si belle ville du tampon, c'est le berceau du maréchage à la Réunion. Donc en d'autres termes,

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c'est l'endroit où on produit pour manger. Et aujourd'hui, il y a plein d'agriculteurs qui disent "Mais en fait, j'ai pas d'accès à l'eau. Euh je gagne moins en en terme de subvention européenne que si je fais de la canne à sucre. Donc finalement, je vais abandonner cette production maréchère. à nous puissance publique à l'échelle de la mairie, à l'échelle de l'intercommunalité de faire mieux pour leur permettre de vivre de leurs revenus mais surtout au service public national, à l'État de permettre et à l'Europe d'accompagner ces productions maréchèr et d'arrêter d'engraisser un modèle qui finalement ne nourrit pas les habitantes et les habitants. Voilà le l'espoir et le modèle que j'espère pour demain. C'est une agriculture de transition vivrière, saine, écologique et qui

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permett aux agricultrices et agriculteurs de vivre de leur travail. Alexis, merci beaucoup pour tes réponses. Est-ce que tu as un dernier mot à dire à celles et ceux qui nous écoutent ? On arrive à la fin de l'entretien. Mon dernier mot, c'est camarade insoumis, ne lâchez rien. La victoire est au bout. Et quand on nous dit que c'est difficile et que c'est impossible, ne les écoutez jamais parce que nous on nous a bassiné ça pendant un an et à la fin dans un territoire de droite qui était impossible à gagner et bien 40 élus qui n'ont jamais été élus de leur vie sont aujourd'hui au pouvoir et comptent bien mener cette révolution citoyenne jusqu'au bout. Merci à tous d'avoir suivi l'insoumission. Restez connectés à nos réseaux et abonnez-vous Twitter, site,

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Instagram, TikTok et Facebook. Merci à tous.