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InterviewLes Entrepreneurs· 9 mars 2022 66 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieRetraites

#DebatCPME2022 | Présidentielle 2022 : Anne Hidalgo face aux PME

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 29:14OuverteRéponse directe

    Que faites-vous pour les entreprises face à la crise ukrainienne et au coût de l'énergie ?

  • 34:58OuverteRéponse partielle

    Comment justifiez-vous un impôt sur la fortune climat et biodiversité sans alourdir la fiscalité des PME ?

  • 45:52OuverteRéponse directe

    Quelles mesures proposez-vous pour améliorer la sécurité sur les marchés et espaces publics ?

  • 59:03OuverteRéponse directe

    Serez-vous prête à proposer un budget équilibré en tant que présidente, comme une chef d'entreprise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:19non_speechChiffre
    « la France est championne d'Europe des prélèvements obligatoires »

Temps de parole

  • ?94 %
  • non_speech6 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Non speech

[Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique]

4:10
Locuteur

non

4:13
Non speech

[Musique]

4:24
Locuteur

eh bien bon jour à tout bonjour à tous d'abord ceux qui sont présents dans cette salle chef d'entreprise la presse les journalistes je suis très heureux de vous accueillir et puis nous avons élargi notre audience à travers un facebook live donc bonjour à tous ceux qui nous regardent à travers ce facebook live alors comme tous les 5 ans lassé pme reçoit les candidats à l'élection présidentielle c'est l'occasion de parler des pme de ceux qui incarnent ces pme savoir les chefs d'entreprise vous le savez nous avons pour cela travailler sur un document de fonds à travers 76 propositions 1 pour tout simplement est bien placé au coeur du débat de l'élection présidentielle ce que nous représentons chef d'entreprise de pme et leur entreprise alors sans plus tarder je vous propose d'accueillir anne hidalgo

5:25
Non speech

[Musique] [Musique]

5:53
Locuteur

madame hidalgo merci d'avoir accepté notre invitation vous êtes maire de paris mais vous êtes ici en tant que candidate soutenue par le parti socialiste à l'élection présidentielle heureux de pouvoir ouvrir ce cycle de discussions qui nous permettra enfin d'aborder les questions économiques sociales et environnementales dans le cadre d'une campagne présidentielle qui en dehors de la question du pouvoir d'achat semble faire l'impasse sur des sujets aussi déterminant pour les années à venir vous êtes ici à la ceppm la confédération des petites et moyennes entreprises que nous sommes la première organisation professionnelle française en nombre d'adhérents avec 243 milles entreprises adhérentes vous êtes ici avec ceux qui font vivre l'économie et l'emploi à travers le pays sur tout le territoire national ce sont ceux qui prennent des risques y compris personnels pour développer leur entreprise ceux qui entretiennent une réelle proximité avec chacun de leurs salariés ce sont des pragmatiques ce pragmatisme nous fait dire et répéter qu avant de distribuer de la richesse il faut bien évidemment la créer et nous sommes impatients de vous entendre sur les moyens d'assainir des finances publiques car le niveau d'endettement de la france nous inquiète et je vois dans la salle la présence de l'ancien ministre du budget christian eckert je pense que ce sujet aussi peut-être l'inquiète ce pragmatisme nous fait dire aussi qu'il faut valoriser le travail plutôt que l'assistanat ce pragmatisme enfin nous fait dire que la sauvegarde de ce bien commun qu'est la planète est une priorité mais il faut qu'ils nous imaginent nous qui nous appartient de faire rimer écologie avec économies plutôt que de les opposer nous croyons au progrès plutôt qu'à la décroissance à l'innovation plutôt qu'au principe de précaution à une économie ouverte plutôt que refermée sur elle-même au dialogue social plutôt qu'est la lutte des classes nous croyons qu orientation et formation sont les clés de la réussite et nous pensons que la sphère publique occupe trop de place dans une france championne d'europe des prélèvements obligatoires notre objectif et c'est le sens des 76 propositions réunies dans le document intitulé cap france pme 2022 2027 est à la fois simple et infiniment complexe faire en sorte d'améliorer l'environnement quotidien de l'entreprise et notamment des plus petites d'entre elles la réalité c'est que nous avons trop souvent le sentiment que l'action publique est avant tout calibré pour les grandes entreprises je le répète matin midi et soir notre pays se porterait mieux si nous avions davantage de grands champions nationaux mais ce n'est pas pour autant qu'il faut considérer les pme comme des grandes entreprises en modèle réduit alors je vais tester une première il est avec vous chers d'algos avant de vous laisser la parole celle de mettre en place un test pme avant on a eu les tests pcr pcr maintenant je vous propose le test pme avant toute décision législative ou réglementaire les dirigeants de tpe pme sont heureux de pouvoir vous entendre sur vos propositions en matière économique sociale et environnementale maintenant madame je vous laisse rejoindre le pupitre pour votre intervention on vous laisse 20 minutes et puis ensuite nous passerons aux questions avec la salle merci

9:37
Non speech

[Applaudissements]

9:40
Locuteur

merci beaucoup à vous monsieur le président mesdames et messieurs merci de m'accueillir c'est un plaisir pour moi que de venir échanger avec vous et vous l'avez dit je suis très bien accompagné par christian eckert ancien ministre qui m'a aidé aussi dans l'élaboration du projet et jean-françois de baky et le maire de bourg-en-bresse votre propos sur le pragmatisme j'aurais pu faire le même en en fait je fais exactement le même type de propos lorsque je m'adresse à nos ministres et au pouvoir central parce que je pense que notre pays en effet souffre très profondément d'un excès de centralisme et de bureaucratie et d'un manque de confiance dans les acteurs dans les acteurs de la vie réelle de la vie économique de la vie sociale de la vie politique alors que bon nombre des solutions que je vais évoquer pour moi partent vraiment de cette mise en mouvement de la société française en faisant confiance à ses acteurs et nous avons vu ces derniers mois crise du coc vide oblige nous avons vu ces derniers mois une bureaucratie à l'oeuvre ou l'élaboration des normes la production normes le contrôle des normes devenait finalement la finalité d'une action publique qui pour moi n'est pas celle là puisque bien sûr je suis une femme de gauche républicaine je suis une femme de terrain pragmatique le fait que je sois maire je suis une femme d'action comme vous chefs d'entreprise tous les jours j'ai des décisions à prendre et dans les décisions que je prends évidemment je tiens compte des lois des règlements parce que je suis quelqu'un d'attaché à l'état de droit mais je suis aussi obligé de prendre des décisions faciles moins facile pour trouver des solutions qui permettent d'avancer et avancer c'est quoi c'est faire vivre l'économie s'est assuré de la justice et de la justice sociale assurer cet état de droit donner de la perspective et pouvoir se projeter dans un monde dans lequel nous en maîtrise aurions quand même les tenants et aboutissants plutôt que d'en subir les les difficultés et la violence je vous remercie aussi pour cet échange parce que vous l'avez dit aussi dans votre propos cette campagne présidentielle est une campagne un peu particulière nous sortons d'une crise qu vide qui a impacté qui a inquiété qui inquiète qui a fait beaucoup de morts beaucoup beaucoup de morts qui a mis aussi notre économie à l'épreuve des solutions ont été trouvées je les approuve ces solutions au niveau européen qui ont permis par exemple grâce à la mise en place du chômage partiel de soutenir de maintenir l'économie pour qu'elle ne s'effondre pas et puis pour pouvoir redémarrer derrière mais nous sortons éprouvé un c'est de cette crise sanitaire du coc vide et nous voilà aujourd'hui confrontés à une nouvelle crise une guerre une guerre sur le territoire européen là aussi je soutiens pleinement les décisions les initiatives qui sont prises au niveau européen au niveau national pour contrer les agressions l'agressivité de vladimir poutine je soutiens ces décisions économiques qui ont été prises les décisions politiques aussi les décisions disant armer nos amis ukrainiens des décisions profondément ancré dans l'idée que l'europe doit être une europe plus forte à la fois de la défense mais aussi sur le plan économique avec un modèle particulier que nous avons je suis profondément européenne et donc nous sommes dans ce contexte là où est ce que les choix que les français vont devoir faire pour eux mêmes dans ce monde d'interdépendance dans ce monde dans lequel l'europe nous protège et reste pour nous un espace démocratique politique et économique de premier plan est ce que les françaises et les français vont pouvoir s'intéresser à leur avenir et est ce que cette élection ne va pas être en jambes et les saints en suspens les choix sur lesquels finalement au lendemain de l'élection nous nous dirions bah finalement qu'est-ce qu'on a choisi en fait rien tout et son contraire pour se retrouver dans quoi dans un pays où on l'a vu et avec la crise des gilet jaune notamment mais aussi avec les conflits autour des retraites les conflits se règlent dans la rue en dehors des institutions en dehors du droit en dehors des processus de dialogue social et en dehors du consensus je pense qu'il nous faut recréer du consensus dans le pays on n'est pas parti pour en enjambant de cette façon-là cette élection présidentielle donc les auditions que vous organisez beaucoup d'acteurs économiques sociaux sont extrêmement importante parce que c'est le seul espace je vous le dis c'est le seul espace démocratique dans lequel les candidats que nous sommes peuvent venir présenter leur vision ma vision par rapport à l'économie par rapport aux entreprises et notamment aux petites et moyennes entreprises quelle est elle nous vivons des bouleversements et bien sûr qu'il faut nous appuyer sur ces bouleversements pour construire l'avenir et ne pas les subir un des éléments majeurs c'est la crise climatique et l'obligation pour nous de transformer profondément nos modes de vie et nos modes de production notre économie aller vers une économie dans laquelle le fait que nous essayons d'améliorer la situation des humains que nous sommes soit quand même la finalité pas dire qu'il ya pas de place pour les profits et les aventures d'entre eux près d'entrepreneurs qui prennent des risques je viens d'une famille alors certes j'ai été inspectrice du travail j'ai beaucoup travaillé au ministère du travail sur les questions de formation professionnelle c'est que vous aimez la formation professionnelle surtout la formation professionnelle sur tout mais je viens aussi d'une servi j'ai beaucoup d'entrepreneurs autour de moi qui ont pris des risques je les ai vus prendre des risques j'ai été alors côté quand ils ont pris ce risque et je sais ce que c'est je sais que l' aventure que l'état d'esprit d'un créateur d'entreprise ce quelqu'un qui va de l'avant qui ne s'en laisse pas conter qui voit le monde qui voit aussi son avenir en roulant le prendre en main donc j'ai un immense respect plus que du respect pour ça je pense que s'il n'y a pas cet esprit d'entreprise il n'y a pas grand chose qui peut se faire il n'y a pas d'innovation il n'y a pas de créatine ya pas de travail et donc moi je rentre dans ce sujet de la transition écologique que nous devons faire décarbonés l'économie en prenant ce sujet comme une opportunité une opportunité pour nos transformation dans lesquels bien sûr l'innovation le rôle des entreprises et 1er mai dans lequel les pouvoirs publics doivent poser leurs visions et inscrire à travers notamment les perspectives d'investissement ce qui doit nous permettre de porter cette économie de demain je rentre aussi dans mon programme dans mon projet par la question du travail voilà pour moi c'est par le travail que ça passe alors vous avez dit pas d'assistanat je le dirai pas comme vous parce que il ya des gens pour qui avoir le soutien des pouvoirs publics parce que les fragilités de la vie les accidents de la vie font que on sent surtout ce pas tous de la même façon mais pour moi la façon de vivre dignement c'est par le travail avoir un travail qui rémunère qui vous permettent d'élever vos enfants d'avoir accès à un logement de pouvoir vous projeter dans l'étude les études que seront vos enfants dans leur vie c'est comme ça qu'on doit repartir et donc avoir un travail ça veut dire quoi ça veut dire réindustrialiser le pays on a fait des erreurs majeures tout on peut les commenter c'est trente dernières années quand enfin il ya trente ans plus de trente ans quand le tournant a été pris de dire que la france était un pays de services qu'il fallait arrêter l'industrialisation on a fait quoi on a sacrifié l'industrie on s'est mis dans des situations de dépendance extrême on a délocalisé en se mettant aussi dans des situations de finalement vulnérabilité parce que nous sommes dépendants des productions loin de chez nous et nous avons fragilisé quoi le tissu de pme parce que contrairement à l'allemagne qui elle au même moment maintient son ambition industrielle elle maintient aussi à côté de ces champions d'autres champions sur les territoires qui sont les pm et qui font que les gros champions arrive aussi à rester des champions c'est parce qu'il ya ce tissu de pme l'allemagne dans le même temps fait le pari de la formation professionnelle de l'apprentissage de cette formation tout au long de la vie où on ne lit hérarchie ce pas comme on le fait d'une façon outrancière dans notre pays entre l'apprentissage des connaissances théoriques et l'apprentissage par le travail par l'expérience et finalement se retrouvent trente ans après avec une crise qu vide qui a révélé ses fragilités qui nous a montré quoi que cette dépendance il fallait la traiter en ré industrialiser et pour réindustrialiser parce que je suis je vous dédie profondément décentralisatrice c'est pas un bureau de bercy qui va décider qui va aller où et quelles activités on va mettre où c'est vraiment à partir des territoires je pense qu'aujourd'hui les vrais ministre de l'industrie ils sont dans les régions c'est les présidents de région c'est là que avec des filières avec beaucoup de pragmatisme avec ce lien très fort qui se fait entre le monde économique le monde de la formation parce que finalement ce sont des compétences qu'on aujourd'hui nos régions et bien se tisse à ces endroits là des initiatives des inventions des projets des projets qui créent du consensus qui créent de la valeur critiquerait du travail qui crée de la perspective et qu'ils nous sortent de la dépendance et donc moi je veux vraiment m'appuyer pour cette ré industrialisation sur les territoires et sur ce qui se passe dans les territoires et donner ses opportunités aussi localement aux acteurs économiques sociaux et politiques de pouvoir décider ensemble donc votre idée de cette cette expérimentation enfin c'est pas de l'expérimentation mais c'est si c'est une forme d'expérimentation de cette façon dont nous allons pouvoir conduire notamment la transition écologique moi elle me va très bien parce que je pense qu'elle doit être pensé à partir et mises en oeuvre à partir des territoires et la question du commun comment on fait cette transition écologique elle est essentielle je crois qu'aujourd'hui tout le monde dit bien sûr on a compris que si on bouge pas et que déjà c'est un peu tard parce que le rapport du giec est là pour nous le rappeler si on ne bouge pas on va léguer une dette écologique à nos enfants qui ne leur permettra plus de vivre sur la planète d'avoir une quelconque perspective voilà de paix de prospérité donc nous devons agir ça je crois que tout le monde le sait la question c'est comment on ne peut pas et vous avez raison je suis d'accord avec vous opposez économie et écologie ça c'est pas possible et on ne peut pas non plus opposé écologie et social ça c'est pas possible le coût de la transition écologique ne pourra pas se faire sur les classes moyennes et sur les catégories populaires c'est pas possible parce que sinon ça ne se fera pas parce qu'il y aura trop de freins on voit bien que le mouvement des gilet jaune est exactement un mouvement qui est né de cette confrontation entre des catégories populaires qui voyait augmenter le prix de l'essence est et une transition écologique qui fallait faire à marche un peu forcé et donc ce n'est pas en les opposant c'est vraiment en les rapprochant moi je parle de planification alors pas au sens soviétique du terme bien sûr mais je parle de cette planification intelligente décentralisée dans laquelle on décide à partir des territoires à partir des histoires des opportunités industrielles des territoires de construire avec les filières avec les entreprises avec les pouvoirs publics avec de l'investissement public qui est absolument indispensable l'investissement public est indispensable pour accompagner justement cette transition écologique parce qu'elle doit se faire rapidement et je pense que dans les cinq ans qui viennent si on se donne cette méthode qui n'est pas une méthode normative un je vous le redis moi je suis atterré par le niveau de bureaucratie que nous devons subir dans notre pays hier encore je vous raconter cette anecdote quand j'ai visité un centre le centre d'accueil pour les réfugiés ukrainien on me dit correa met en place une plateforme nationale pour connecter l'offre de logements des particuliers et les besoins de logement des réfugiés ukrainiens j'ai dit s'il vous plaît à quoi s'il vous plaît laissez-nous faire à l'échelle locale je suis sûr qu'on va arriver à faire en sorte que l'offre et la demande se conjugue donc il faut sortir de cette vision centralisée ou les acteurs et les citoyens seraient finalement infantilisés et ça me paraît très important dernier point peut-être dans les propositions donc réindustrialiser programme est rentré par le travail valorisé le travail voilà ça on va pas pouvoir continuer avec les niveaux de salaires qu'on a aujourd'hui et d'ailleurs je suis soucieuse bien sûr qu'on soit à un niveau de coût du travail équivalent avec nos principaux partenaires mais mais nos principaux partenaires ont tous augmenté de façon significative 1 le niveau du salaire et du salaire minimum vous prenez la grande bretagne vous prenez l'allemagne vous prenez l'espagne tout le monde a augmenté parce que les niveaux de salaires ne permettent plus de vivre aujourd'hui et si on veut rentrer par le travail il faut absolument pouvoir aussi faire en sorte que le travail paye justement et permettent de vivre ça veut dire aussi bien sur des mécanismes vis-à-vis des pme pour accompagner les pme dans ses mécanismes l'a1 avec des systèmes de à la fois bonus malus mais pour notamment ceux qui pour qui la part des salaires dans la valeur ajoutée est importante il faudra bien sûr en tenir compte et les accompagner s'appliquera pas pour tout le monde de la même façon et enfin la formation parce que là je pense que pour notre jeunesse on peut plus continuer comme ça peut plus continuer avec une école qui est vraiment un lieu où l'égalité ne se fait plus ou les perspectives d'avenir pour nos jeunes sont totalement déterminées par leur origine leur origine sociale ou leur origine géographique et donc j'ai des propositions sur l'école mais je voudrais revenir sur ma proposition concernant plus tôt l'enseigne l'orientation est ensuite l'enseignement supérieur sur l'orientation il nous faut mettre en place un vrai système d'orientation bac moins 5 et bac + 5 vraiment un système d'orientation dans lequel on accompagne nos jeunes dans lequel il ya ce lien entre le monde professionnel le monde des adultes et le monde de l'éducation dans lequel l'orientation ne se fait pas par défaut parce qu'on ne serait pas bon vers des métiers manuels dont on a tellement besoin et qui sont pourtant des métiers dans lesquels il ya des vraies belles réussites d'entreprise donc il faut bien avant sur le bac et le lycée accompagner dans cette orientation et mettre en place ce service d'orientation qui n'existe pas aujourd'hui disons-le dans notre pays et puis je propose que il y à une généralisation des formations en alternance post-bac que l'on puisse vraiment proposer à tous les jeunes y compris pour des formations très théorique que l'on puisse ouvrir tout notre système d'enseignement supérieur à l'alternance c'est du gagnant gagnant pour tout c'est du gagnant gagnant pour les entreprises parce qu'elles auront les jeunes elles formeront il y aura cette connexion il y aura de la transmission de savoir-faire dans l'entreprise et il y aura aussi pour les jeunes évidemment ce contact avec le monde économique le monde professionnel le monde des adultes et ce lien entre le travail qu'ils feront pendant leur alternance et le diplôme qu'ils obtiendront à la fin de leur cursus d'ailleurs un cursus qui peut prendre le temps voilà qui peut prendre du temps et là aussi mon modèle pardon mais c'est l'allemagne nous sommes nous à 7% seulement deux formations en alternance après le bac et d'ailleurs quand vous regardez où sont ou se font des formations en alternance c'est plutôt dans les grandes écoles qui forment plutôt l'élite économique administrative c'est là que se fait l'alternance et vous voyez que dans tout l'espace de l'enseignement supérieur et notamment d'université il n'y a pas ça il passe et c'est un vrai problème pour les jeunes surtout aujourd'hui avec la sélection je supprimerai parcours tubes que je remplacerais par un système d'orientation mais cette sélection qui se fait aussi dans le passage vers les master où beaucoup de jeunes qui n'ont pas de place un master sortent à peu après trois années d'université où ils n'ont à aucun moment un contact avec le monde professionnel et pour eux c'est quelque chose de très très difficile c'est une forme de handicap dans la vie professionnelle en tous les cas dans leur poursuite professionnels donc je souhaite généraliser l'alternance au niveau du post bac pour cela bien sûr il y aura besoin de l'engagement mais je sais qu'il est là des entreprises je sais que la ceppm historiquement est vraiment une organisation engagée sur ces questions de formation professionnelle et de formation en alternance mais je pense que nous le devons à nos jeunes et aussi bien sûr un notre avenir merci à vous merci je vous invite à le rejoindre la survie de la côte est donc merci beaucoup pour vos propos introductif qui met en perspective voilà votre votre programme j'avais envie bien évidemment de tout de suite de parler d'un sujet que nous vivons une crise en pousse une autre nous connaissons aujourd'hui le problème de l'ukraine avec la russie et les conséquences sur les entreprises demain vous êtes à la présidence de la république que faites vous pour les entreprises à ce que vous rien plancher le quoi qu'il en coûte alors oui il faut bien sûr tout de suite là c'est pas demain tout de suite travaillé sur plusieurs aspects d'abord la question de l'énergie qui est une question qui pèse sur l'économie globale sur les particuliers sur les collectivités mais aussi évidemment sur les entreprises donc moi je propose un plan qui doit être d'ailleurs un plan européen ce que je pense que c'est le bon la bonne échelle et qu'en plus il y a aujourd'hui à l'échelle européenne des acteurs politiques de ursula von der leyen en passant par les différents présidents deux gouvernements pour beaucoup d'ailleurs des sociaux-démocrates pour beaucoup de ma famille politique qui sont convaincus qu'il faut mettre en place un plan d'accompagnement dans lequel un la question des énergies d'abord permettre aux entreprises aux particuliers de passer le cap de cette crise du coût des énergies ça veut dire des blocages de prix des énergies ça veut dire des baisses de tva qui profiterait à toutes et tous moi je propose depuis des mois avant même la crise ukrainienne que par exemple sur la question de l'essence on baisse la tva sur l'essence à 5 5 pour passer le cap parce que tant qu'on aura des systèmes dead qui sont des chèques aux particuliers ou des discussions by kobe avec des chefs d'entreprise on n'a pas des mesures générales qui permettent de passer le cap donc je suis pour des mesures fortes des mesures qui passe notamment par le blocage des prix de l'énergie ou la baisse de la tva un plan européen il faut aussi très vite sortir de la dépendance et notamment de la dépendance aux énergies fossiles et de la dépendance au gaz qu'on n'a pas fait même si bon ok 20 % de gaz dans notre mix énergétique c'est moins que l'allemagne mais quand même ces cinq dernières années on aurait dû passer à 32 % d'énergies renouvelables on est à 10 9% en france on est on est les derniers de la classe sur ce sujet là alors on nous dit elle nucléaire oui le nucléaire c'est vrai mais le nucléaire c'est pas non plus une énergie qui va nous permettre de sortir d'une dépendance parce que la dépendance à l'uranium il faudra la payer un jour donc il faut qu'on ait un mix énergétique dans lequel on puisse aller très très vite là aussi c'est une politique appuyé au niveau européen mais avec un fort volontarisme que j'aurais au niveau national pour qu'on a est très très vite dans un plan de rattrapage vraiment de rattrapage sur les énergies renouvelables qui passera par de l'éolienne par des éoliennes par du photovoltaïque qui peuvent êtres qui sont les secteurs de valeur ajoutée d'avenir c'est là dessus qu'on va avoir les marchés internationaux qui qui s'ouvre aujourd'hui et on va pas nous la france restait en retrait de cela on va pas dire non nous on reste complètement et à se mobiliser exclusivement sur notre nucléaire en laissant passer ce qui va se passer dans les autres pays et sur les marchés internationaux où la valeur ajoutée va se créer sur ses activités liées notamment aux énergies renouvelables donc il va falloir très vite mais c'est un plan un plan européen avec une déclinaison nationale je pense qu'il faut parce que je considère que ça ne peut pas se décider dans un coin dans un bureau pardon christian de bercy mais ça doit se décider avec les acteurs avec les acteurs des différentes filières les plus impactés avec les acteurs comme vos organisations professionnelles et ça doit se décider avec une programmation minutieuse pour sortir de cette crise et permettre à notre économie de résister aux chocs qui va être le nôtre et que les pme ne soit pas la variable d'ajustement des grands groupes parce que ça on connaît aussi un la pme variable d'ajustement dans la chaîne de valeur du grand groupe on connaît aussi donc il faut de façon très très sérieuse se mettre là tout de suite autour de la table j'entends parler d'un plan de résilience je pense que c'est un plan d'avenir qu'il faut poser et que là aussi comme le co vide à donner finalement l'opportunité de se dire il faut engager rapidement la transformation de notre économie pour être moins dépendants parce qu'on a vu nos dépendances là cette crise liée notamment à la guerre en ukraine mais qui est une crise d énergie et comme toujours d'ailleurs beaucoup de guerres sont liés à cette question de l'appropriation des énergies et bien cette crise-là doit nous permettre aussi de nous projeter alors on va passer aux questions merci on va passer aux questions avec la salle je vais demander à stéphane voilà de nous poser la première question parce que vous avez remonter une question que tu voulais partager avec anne hidalgo si on peut amener un micro à stéphane ses fans quelques chefs d'entreprise que tu peux te présenter bonjour madame hidalgo franchement très honoré de pouvoir assister à cette réunion je remercie la ceppm de convier les les chefs de pme assister à ce genre de réunion parce que c'est important je m'appelle stéphane balshaw je dirige un restaurant à paris je suis maître restaurateur donc on fait du véritable fait maison on a une démarche développement durable qui est définitivement volontaires celle du tri du bio déchets aujourd'hui on n'est pas obligé de faire le tri budget mais nous on le fait ça représente 10 à 15000 euros de charges par an et on continue à payer la taxe sur les ordures ménagères soit mais on le fait je vous entends des parlé tout à l'heure de la formation vous avez évoqué ces grandes écoles s'ébattre plus simple c'est bac + 6 soit nous avons 45 salariés nous ce dont on a besoin cdc à pcd bac pro c'est des gens de terrain pour les postes j'ai besoin de cuisinier j'ai besoin de serveurs je n'ai pas besoin de manager de directeur pourquoi parce que ces futurs managers ses futurs directeurs c'est nous qui les formant son terrain c'est d'anciens capc d'anciens bac pro formé des jeunes des petits diplômés pour les petits postes et ses petits postes qui deviendront des grands de demain alors tout ça dans le contexte un petit peu de la question que je vais vous poser c'est que vous vous proposer la création d'un impôt sur la fortune climats et biodiversité soit n'est pas concerné par les ordures ménagères mais peut-être à ce jour non mais on veut faire ça serait bien pour vous ceci dit je suis conscient que ce qui va ce qui va nous coûter le plus cher dans les dix quinze ans à venir c'est ce qu'on appelle le développement durable on n'imagine pas le coût que cela va représenter néanmoins mais en même temps que ceux l'éventuel futur impôt climats et biodiversité vous prenez le statu quo fiscal pour les entreprises ce qui dit film maintient des impôts de production et notamment d'une fiscalité locale qui pénalise les pme et c'est impressionnant néanmoins alors que la france est championne d'europe des prélèvements obligatoires ne craignez-vous pas un décrochage de l'économie française par rapport à nos concurrents européens qui eux font les efforts nécessaires alors il ya plein de questions dans votre question la première sur la formation et sur des secteurs qui comme le vôtre sont des secteurs qui ont besoin de main d'oeuvre qui aujourd'hui ne trouve pas qui sont en difficultés de recrutement il faut bien sûr accompagné la formation des jeunes vers ces secteurs qui sont des secteurs qui recrutent mais il faut aussi se poser les bonnes questions pourquoi des jeunes ne veulent pas s'engager vers ce type de métier qu'elle travaille devons nous faire pour que les conditions de travail les conditions de rémunération les conditions de progression soit réelle je suis d'accord avec vous un beaucoup de ces jeunes qui vont rentrer par un ce est happé par un bep c'est ce que j'ai dit tout à l'heure une certaine façon vont pouvoir se projeter eux-mêmes peut-être comme créateurs d'entreprise ou tout simplement évolué parce que le travail qu'ils auront fait leur a apporté les conseillers les compétences nécessaires pour évoluer professionnellement mais tout ça ça ne suffit pas de leur dire comme ça vous voyez bien qu'il ya quand même une crise aussi des vocations il ya des métiers qui ont été des métiers qu'on a vu en première ligne pendant le coc vide et qui sont quand même des métiers très mal payé je pense aux métiers du soin à tous ces métiers très féminin d'ailleurs souvent où on a des gens extrêmement dévoués qui viennent mais qui quand même sont condamnés toute leur vie à un smic voire voilà des salaires je dirais pas inférieur au smic mais en terme au smic mensuel donc à des conditions de vie qui ne sont pas extrêmement désirable et qui n'entraîne pas des vocations donc si si on veut vraiment donner aux entreprises à la formation professionnelle à l'apprentissage bien sûr dès le ces apps et des perspectives qu'ils soient des perspectives enthousiasmantes pour les jeunes et pour les travailleurs de notre pays il faut aussi qu'on fasse bouger des choses au niveau de la rémunération est au niveau des conditions de travail et je sais que vous savez vous êtes des chefs d'entreprise de pme vous savez très bien que dans une entreprise si on ne crée pas des conditions qui soient des conditions favorables pour que tout le monde s'engage chacun son poste ça ne marche pas et que les conflits dans l'entreprise là c'est l'ancienne inspectrice du travail qui parlent les conflits dans l'entreprise en général ça révèle aussi des situations de difficultés de dialogue de difficultés de perspectives bref donc ça c'est la première chose mais je suis résolument d'accord avec vous sur le fait qu' il nous faut remettre la question du travail et et de la paix tissage par le travail au coeur et dans une valorisation qui n'existe pas dans notre pays parce qu'il ya cette hiérarchie toujours encore entre les savoirs théoriques et les savoirs pratiques j'ai été à l'époque conseillère de martine aubry quand elle était ministre du travail je m'occupais de la formation professionnelle à son cabinet et c'est moi qui ai rédigé avec vous d'ailleurs à l'époque le l'article de loi sur la validation des acquis professionnels je vous assure que ça a été un combat un combat un article ça a été un combat ça fait vingt ans ça reste encore un parcours du combattant ça veut dire qu'on n'a pas vraiment réussi à faire bouger les mentalités et les lignes sur sur cette question 2 oui on apprend aussi par le travail et par l'expérience et oui ça peut déboucher sur un diplôme ensuite sur la question de la fiscalité bien sûr qu'il faut qu'on soit à des niveaux comparables avec les autres pays je ne crée pas un nouvel impôt je rétablis l'impôt sur la fortune d'accord qui a été supprimé en 2017 et qui d'ailleurs ça ne posait pas beaucoup enfin il n'y a pas eu beaucoup d'échos sur la suppression de cet impôt personne n'a dit mais quand même y'a pas de contrepartie à saab et qu'est ce que je fais de cet impôt là c'est grosso modo 4 milliards d'euros par an c'est que cet impôt là doit servir pour moi à accompagner les mesures sociales de la transition écologique mais qui ont quand même un rapport avec le monde économique par exemple si on veut accélérer le changement de la mobilité un aller vers une mobilité électrique ou à hydrogène on sait qu'aujourd'hui le coût d'une voiture électrique est prohibitif que nos concitoyens qui va augmenter le prix de l'essence beaucoup d'entre eux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler ne peuvent pas acquérir un véhicule électrique et donc je propose par exemple financé par ce rétablissement de l'impôt sur la fortune un leasing sociale mettrait le la location d'un véhicule électrique au prix d'un véhicule thermique pour permettre à nos concitoyens je pense aux classes moyennes catégories populaires de pouvoir faire cette mutation vers un véhicule électrique autre proposition très intéressante notamment pour tout le secteur du bâtiment et des travaux publics le fait qu' il nous faut aller très très vite là aussi ça doit être une des conséquences du plan là de c'est pour cette la résolution de cette crise énergétique qu'on aille très vite sur la rénovation thermique des bâtiments pas à petit pas comme le fait le gouvernement actuellement qu'il ne traite absolument pas la question des passoires thermiques elle ne le traite pas du tout même moi je propose qu'il y ait un système d'avant ce qu'ils soient faits par la caisse des dépôts pour que les particuliers puissent engager sans avoir de restes à charge prohibitif qui fait qu'aujourd'hui beaucoup de nos concitoyens sont dans des passoires thermiques je pense à des petits propriétaires je pense pas à des gens dans le parc social le parc social on s'en occupe c'est c'est la vocation des pouvoirs publics de s'en occuper mais qu'il puisse avoir une avance des frais pour pouvoir faire les travaux et remboursés au moment de la succession ou de la vente de l'appartement voilà à quoi ça servirait et ça viendra bien sûr parce que vous avez raison ça va coûter très très cher cette transition écologique c'est pour ça qu'il faut de l'investissement public de l'accompagnement social mais de l'accompagnement économique aussi auprès des entreprises pour qu'elles soient en situation de passer à cette économie décarbonée et qu'on ait la création de valeur la création de richesse des nouvelles activités qui vont naître de cette transition écologique merci alors oui que stephen wallace et première partie sa question qui était une question de témoignages un résident dit aux jeunes que les patrons de pme les aime c'est un peu ça en résumé voilà elle est une femme bonjour à tous nadine villiers fédération nationale des marchés en deux parts dont marseille a reçu voilà arnaud arnaud bonjour madame idéal jour là je voudrais aborder le problème de la sécurité sur l'espace public et notamment sur nos marchés je pense que effectivement nous avons vécu des événements très compliqué les commerçants avec les manifestations des idées zone est maintenant de plus en plus on s'aperçoit dans nos grandes villes que nous sommes confrontés à une augmentation mais exponentielle des incivilités des ddd des vendeurs à la sauvette de cigarettes ou autre d'ailleurs et en fin de compte ils font de la rue et des marchés un terrain de prédilection pour écouler tous leurs produits est licite et ça génère bien entendu des conflits et les agressions et bien entendu pour les commerçants c'est s'éteint c'est très dommageable parce qu'il y à une violence permanente qui nuit totalement à nos activités et surtout à la sécurité de tous quelle décision prendre et vous pour assurer vos missions de prévention de contrôle et de répression afin de protéger la tenue des activités sur les espaces publics de nos commerces de nos entreprises et de notre clientèle et des touristes très bonne question parce que on l'a vécu dans nos grandes villes et paris a été quand même particulièrement concernés quand il ya des crises sociales quand il ya des choses qui ne se règle pas là où ça doit se régler dans des cadres démocratique de dialogue social ou dans le cadre des institutions ça se règle comment dans la violence et dans la rue et je vous le dis hein si cette élection présidentielle se fait sans débat sans que les françaises et les français pensent que va être leur vie après ça va être malheureusement les gilet jaune puissance 10 ce que nous allons vivre ce que nous allons vivre donc il faut quand même se préoccuper aujourd'hui des choix que nous faisons pour demain est une société trop fracturé une société dans laquelle il ya trop d'inégalités elle génère cette violence là moi je suis une femme de consensus je pense qu'on peut créer le consensus autour d'objets d'objectifs on en a parlé la réindustrialisation l'avenir de nos jeunes la formation etc la sécurité bien sûr la sécurité c'est un élément majeur on a vécu des mois et des mois à parler sécurité essentiellement sous l'angle du maintien de l'ordre avec des forces de police de gendarmerie mobilisés semaine après semaine on n'aurait jamais vu un conflit aussi long que le conflit des gilet jaune sans discussion sans négociation sans rien un pourrissement du conflit sur lequel le gouvernement a essayé de jouer pour aboutir à quoi à venir demander au maire qu'on sauve la mise en faisant des débats dans nos mairies pour essayer de recréer du lien du dialogue entre les français ou les français ont joué le jeu pour beaucoup d'entre eux ils ont rempli des cahiers de doléances vous savez où ils sont les cahiers de doléances dans des cartons dans les préfectures voilà la parole des français qui a été libérée qui a été là avec des gens qui ont joué le jeu pour essayer de retrouver le chemin du dialogue dans le pays voilà comment ça a été réglé et donc ça c'est l'état des lieux sur la sécurité j'ai une vision très claire d'abord il faut plus de policiers et de gendarmes parce que franchement on peut pas dire après le gouvernement de françois hollande est d'ailleurs bernard cazeneuve avait contribué à augmenter considérablement le nombre de policiers là c'est plus tout à fait la même chose qui s'est passée donc il faut des policiers et des gendarmes mais il faut un continuum un continuum avec les municipalités les polices municipales c'est pour ça que j'ai créé une police municipale à paris c'est une femme de gauche qui a fait en sorte que le tabou qui était de ne pas créer de police municipale à paris a été levée c'est une femme de gauche qu'il a fait c'est moi je les fais même contre ma majorité parce que du côté du pc et des verts chez moi ils ont voté contre voilà et j'ai réussi à le faire parce que j'ai un groupe solide un groupe social démocrate solide qui m'a accompagné pourquoi parce que évidemment que dès lors qu'il y avait moins de policiers qu'ils étaient essentiellement occupé à faire du maintien de l'ordre il fallait que dans l'espace public on puisse déployer des forces de police municipale pour faire vivre quoi la tranquillité publique qui ne se substitue pas à la police nationale à chacun son rôle la police nationale elle est indispensable cette police républicaine elle est indispensable sur la lutte contre les trafics de drogue quand même pourrissent nos villes et nos quartiers sur lesquels pour l'instant je vois pas beaucoup de résultats la lutte contre le terrorisme sur lequel heureusement après les attentats de 2015 il y a eu une refonte complète de la façon dont on surveille notre territoire par rapport aux risques terroristes qui est toujours présent mais donc les polices municipales elles ne sont pas là pour se substituer à la police nationale d'ailleurs je propose que quand des polices municipales secret qu'elle ne se fasse pas avec une baisse des effectifs de la police nationale et je propose aussi pour l'ensemble dans ce continuum de sécurité qui va de la sécurité jusqu'à la tranquillité publique qu'il puisse y avoir aussi bien sur un une formation de nos policiers et de nos gendarmes qui soit une formation plus importante qui rétablissent ce lien police population qui est un lien absolument indispensable qu'on aille plus vite aussi dans la chaîne pénale parce que dans la chaîne pénale on sait qu'il ya une partie du problème qui se situe à cet endroit là et qu'il faut des peines qu'ils soient des peines des vrais peine on parle de peines de substitution à la prison mais c'est pas des peines de substitution ou open c'est bien des sanctions qu'on veut mais des sanctions qui permettent aussi de ramener vers je dirais la vie commune et le respect des règles des gens qui si on les envoie directement dans la case prison vont sortir parfois avec un état d'esprit encore plus féroce contre la société donc il nous faut et je le propose donner les moyens à la justice pour que la justice puisse agir vous savez qu'aujourd'hui on manque de greffiers on manque de magistrats et que l'on puisse aussi bien sûr parce que plus de magistrats plus de greffiers pouvoir prononcer des peines qui sont des vraies sanctions mais qui peuvent être des alternatives à la prison dans lesquels il y à du travail qui est demandé aux personnes qui ont fauté contre la sécurité de leurs concitoyens donc la sécurité pour moi est un élément essentiel et vous le dites c'est à la fois un élément essentiel par exemple dans nos quartiers les plus populaires parce que c'est un droit et souvent c'est l'endroit où il n'existe pas ce droit là et puis c'est un droit essentiel pour que la vie économique la vie sociale la vie culturelle la vie politique même puisse se dérouler la vie démocratique puisse se dérouler de façon respectueuse mais là aussi posons nous les bonnes questions qu'est ce qui s'est passé ces cinq dernières années ces cinq dernières années ces sujets là n'ont pas été traités je suis désolé ils n'ont pas été traités ils ont été traités de façon très théorique avec beaucoup beaucoup de paroles mais ils n'ont pas été traités dans les actes pourquoi parce que on part toujours de cette vision extrêmement centralisatrice d'un gouvernement qui a une vision très infantilisante des françaises et des français est très éloigné de la vie réelle des françaises et des français et donc 50 + 50 plus vraiment je crois que il faut que chacun ait conscience on est dans un moment de gravité dans un moment où bien sûr notre esprit est tourné vers ce qui se passe en ukraine et cette guerre cette guerre sur le territoire européen mais il ne faut pas perdre de vue que aj + 1 après l'élection tout peut repartir comme ces cinq dernières années en pire vous imaginez une réforme des retraites qui est déjà prête la dent voilà et qui veulent pas c'est qu'ils veulent passer au pas de charge avant novembre ce sera fini avant novembre passé dès l'été là dès l'été vous imaginez ce que ça veut dire comme fracture nouvelle dans le pays conflits sociaux vous vous ne réformez pas les retraites alors je la réforme aurait pas de cette façon-là d'abord parce que je lis je sais dire les rapports du corps et les rapport du cor ne nous disent pas qu'ils aient un problème de soutenabilité des retraites ils nous disent que bien sûr il faut être sérieux dans la gestion de ce pan de notre protection sociale qui est un indispensable mais ce que dit le rapport du cor c'est qu'il ya quand même aujourd'hui des inégalités flagrantes et qui a un problème de niveau des pensions est que à l'avenir c'est le niveau des pensions qui va être vraiment le sujet et que donc nous devons travailler l'évolution de notre système de retraite par exemple je propose pas de revenir à 60 ans jeudi 62 ans je sacralise je pense que la réforme qui a été fait autour notamment des trimestres supplémentaires est une réforme qui permet finalement de plutôt bien intégré le fait qu'on rende plus tard sur le marché du travail et ça ça me paraît une bonne chose je ne reviens pas là dessus en revanche selon les critères des brunes oui en fait sur yeux ce que je conserve en revanche ce que je remets c'est sur la pénibilité parce que il y a des gens qui effectivement et puis parce que ça a été supprimée par emmanuel macron un les critères quatre critères de pénibilité que je rétablis et puis je pense qu'il faut que notre système de retraite s'intéresse à ces petites pensions à cette situation aussi des femmes et notamment alors c'est voilà les pensions de réversion c'est un vrai sujet on en parlait tout à l'heure avec christian eckert ces pensions notamment qui concerne les femmes qui ont eu des carrières hachées des carrières où elles ont dû s'arrêter de travailler qui ont été dans les emplois les moins bien rémunérés qui n'ont pas eu d'évolution de carrière qui fait que en fait votre retraite elle dépend quand même complètement de votre situation au travail et de la carrière que vous avez eue donc c'est à cela qu'il faut s'attaquer c'est à ces inégalités à ses injustices plutôt que à brandir comme un totem la question de l'âge je vous assure que 65 ou 67 ans ça veut dire quoi ça veut dire que beaucoup de gens qui ont eu des métiers pénibles plus dur n'arriveront pas à l'âge de la retraite ils seront pas vivant ils pourront pas bénéficier de ce droit essentiel et qu'on n'aura pas réglé du tout la question des inégalités dans les pensions et notamment des situations qui sont des situations les plus fragiles de nos concitoyens savait que sur ce sujet là madame hidalgo là ces pme bien évidemment on est pour la prise en compte des métiers qui physiquement sont plus exposées que d'autres mais une façon collective et non pas le retour à la fiche individuelle riches est d'accord c'est pas sais pas c'était une catastrophe c'est pas cette fiche là mais je pense qu'il y a des métiers il y a des caractéristiques des professions des filières des expositions qui sont des expositions à des risques qu'il faut prendre de façon collective et je pense qu'il faut le faire comme toujours dans le dialogue et dans le dialogue social moi je crois que notre pays ne peut plus continuer à avoir ces fractures à avoir cessé 2 3 vitesses qui font que beaucoup de nos concitoyens je peux finir là-dessus parce que je pense que c'est la fin du siècle à la question sur balles tu en voilà je finirai après voilà quelque chose je tiens à vous dire une question stéphanie adam hidalgo bonjour donc stéphanie posage suis chef d'entreprise dans les services dans la propreté je suis à la tête d'un groupe d'environ 5 en personne et je suis aussi vice présidente déléguée de la ceppm vous êtes une des rares candidates à budgéter votre programme et vous proposer une règle d'or climatique dans votre programme est ce que cette forme de vertu budgétaire vous l'appliquerait en tant que présidente nous en tant que chef d'entreprise on a des années difficiles on a des années où on fait des résultats négatifs et on se fait un point d'orgue de mettre en place des décisions pour redresser la barre pour les années suivantes seriez vous prête vous si vous êtes élue présidente de la république a voté à proposer un budget qui soit équilibrée voilà ma question alors d'abord bien sûr qu'il faut tenir compte de la question de la dette de la dette financière et que je ne suis pas de celles qui vient vous expliquer ici que demain on rase gratis que la dette financière n'existe pas et qu' il faudra voilà passé par dessus tout cela je suis profondément européenne il nous faut revoir les critères de ce qui a été le pacte de stabilité qui à l'évidence n'est plus du tout applicable et appliquée et il nous faut revoir des règles qui soient des règles communes à l'ensemble des pays européens pour qu'évidemment il n'y ait aucune distorsion de concurrence et qui est de l'égalité au niveau européen et qu'il nous faut revoir des règles dans lesquels on tienne compte à la fois de la question de la dette mais aussi d'une autre dette qui est que je n'oppose pas d'accord je dis pas qu'il y en a une qui remplace l'autre ou qui efface l'autre mais de la dette climatique parce que la dette climatique c'est tout ce que nous ne faisons pas aujourd'hui que nos enfants devraient faire demain mais qu'en fait ils ne pourront pas faire parce qu'ils n'auront plus du tout ni les marges de manoeuvre financières budgétaires ni les marges de manoeuvre en termes de temps pour agir et donc cette dette climatique il nous faut l'intégrer c'est à dire que les décisions que nous prenons aujourd'hui elles doivent tenir compte de l'impact est-ce que ça résorbe dette climatique que nous avons vis-à-vis de nos enfants ou pas et c'est en cela que le plan d'investissement le programme d'investissements parce que pour résorber cette dette climatique il faut un plan d'investissements publics massifs privé aussi mais public pour donner l'impulsion et il doit être à l'échelle européenne d'ailleurs les européens des dirigeants européens aujourd'hui sont convaincus de cela quand sur la question du quoi qu'il en coûte ils ont voilà il ya eu ces possibilité donnée à chaque pays de pouvoir faire voilà des mesures sociales d'accompagnement etc qu'est ce qui s'est passé l'europe a dit il y a deux domaines dans lesquels il faudrait anticiper et dans lequel il faudrait injecter une partie de cet argent européen de domaines essentiels la transition écologique et la transition numérique il ya des pays qui ont joué le jeu en espagne j'ai demandé au premier ministre espagnol comment ils ont fait avec cette manne européenne liée au co vide il m'a dit voilà nous on a pris 50 % des sommes européenne pour venir remplir compenser la dette qu vite c'est à dire tout ce que l'état espagnol avait engagé pour répondre aux qu'ovide 50% de ces sommes elles ont été mises justement sur un plan sur la transition écologique et sur la transition numérique est décidé à l'échelle des régions avec les acteurs économiques et les acteurs politiques à l'échelle des régions en france on n'a pas fait ça du tout hein cet argent là il sait voilà il sait voilà déversé comme ça on sait pas trop où d'ailleurs dans le budget de l'état il ya eu des appels à projets à les appels à projets extraordinaires une façon d'amuser la galerie 1 alors vraiment parce qu'alors vous avez tout ce qu'on voit là vous avez sûrement tous répondu nous aussi les collectivités à des appels à projets qui disait voilà on a mis de l'écologie et on a mis du numérique à l'arrivée rien du tout ça n'a rien entraîner du tout c'est à dire qu'on n'a pas utilisé cet argent là de façon intelligente et de façon active très proactive pour engager cette transition écologique notamment qui nous permettrait de résorber cette dette notamment vis-à-vis des générations futures donc bien sûr que moi je hais je gère aussi une ville avec un budget de 8 milliards d'euros je suis soucieuse de cette question de la dette j'ai une règle d'or j'ai une règle d'or - à paris puisque je ne peux pas m'en d'été pour autre chose que de l'investissement et c'est une très bonne règle d'or je pense qu'à l'échelle européenne il faudrait qu'on ait une règle qui distingue dans la dépense publique ce qui est du domaine de l'investissement et de l'investissement pour la transition écologique par exemple ou pour le numérique de ce qui est tout simplement venir assurer des dépenses de l'état en fonctionnement donc je suis pour qu'il y ait ce type de règles que nous puissions les inventer des décidé à l'échelle européenne et les appliquer bien évidemment et c'est pour ça que je pense qu'il faut une programmation une planification des cinq années qui viennent la question du comment et décisive comment on va faire avec les moyens qui viendront de l'europe pour aussi répondre à la crise du crédit yens comment nous allons faire pour que les cinq milliards par an qu'il reste encore aujourd'hui deux disponibles par rapport aux landes relance européens soient mis vraiment à profit d'une transformation de notre économie qui accompagne les entreprises qui accompagnent des territoires qui accompagne nos concitoyens aussi avec des mesures individuelles de justice sociale pour accompagner la transition écologique voilà je le ferai de cette façon là avec le souci bien sûr de au bout de cinq ans ne pas laisser une dette à nos enfants ni financière ni écologique qui ne leur permettent pas d'envisager leur propre avenir eh bien vous avez parlé de la règle d'or moi j'ai la règle du temps respecter il est épuisé en tout cas nous avons été ravis de cet échange avec toujours cette ce côté frustration parce que je sais que beaucoup d'entre vous me sollicite pour poser des questions et j'ai pas pu donner la parole à tout le monde j'en suis désolé en tout cas écouter merci voilà de votre de votre prestation on peut vous souhaiter le meilleur pour la suite maintenant ce qui vous concerne c' était quelque part aussi aujourd'hui la journée de la femme puisque beaucoup de femmes ont posé des questions et j'avais à ma droite une femme et qu'une autre femme va arriver après vous d'ailleurs heureusement qu'on est là voilà merci à vous merci beaucoup merci merci

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Non speech

[Musique]