Anasse Kazib après les annonces d'Edouard Philippe : "Il faut enfoncer le clou"
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Pour démarrer ce live déjà, je souhaitais à toutes et à tous vous souhaiter une bonne année parce que voilà, c'est le premier live de l'année 2020. Vous m'avez manqué aussi pour celles et ceux que je n'ai pas vus sur Révolution Permanente en manif ou autre. Donc voilà, un live important.
Pourquoi ? Parce qu'on vient d'avoir les annonces d'Edouard Philippe. On va essayer de décortiquer ce que ça veut dire, ces annonces d'Edouard Philippe, mais également discuter de la manifestation qui était importante, massive, mais également dans la continuité de la journée de manifestation de jeudi.
Et puis, on va parler de la semaine prochaine parce qu'aujourd'hui, on est le 38e jour de grève et tout ça doit être mis en corrélation, si je puis dire, avec ce qui va arriver la semaine prochaine. Bonsoir à tous. El soinitos, frérot, bonsoir.
Bonsoir à tous les camarades de la RATP, de la SNCF. Il y en a plein là qui sont en train de se connecter. Jamel de la ligne 3, Yahweh, Yahweh, voilà, connectez-vous, repartagez ce live.
Donc tout d'abord, pour démarrer sur l'information cruciale de la soirée, donc il a fait attendre ça comme s'il allait nous sortir le vaccin contre le sida. Donc vous avez vu Edouard Philippe, toute la semaine, il a fait du teasing, en fait, comme pour la sortie de Star Wars 10. Il n'arrêtait pas d'en fait de dire, il va vers des annonces, pas aujourd'hui, demain, pas demain, après demain, etc.
Au final, Edouard Philippe n'a pas eu le courage, bien entendu, de faire une annonce au micro. Pourquoi ? Parce qu'il recule.
Et puis, il nous a sorti un papier, un papier qu'au final, même les éditorialistes sont en train de dire qu'il peut le jeter à la poubelle son papier parce que ça ne change rien du tout. Enfin, c'est quand même incroyable. Donc, après 38 jours de grève, on a le deuxième recul important du gouvernement.
Il faut savoir que, par exemple, Gérald Darmanin, Gérald Darmanin, qui est un des ministres de l'économie, a dit mardi, on ne reculera pas sur l'âge pivot. Ils l'ont dit, ils l'ont réaffirmé, ils l'ont réexpliqué. Et mercredi soir, jeudi, on ne reculera pas sur l'âge pivot.
Et puis, patatras, ce soir, on a appris vers l'écoute 17h, à travers un courrier d'Edouard Philippe, que le gouvernement reculait sur l'âge pivot. Mais attention, parce qu'il y a la question de 2027, certes, certes, mais je la mets honnêtement en parenthèse, ça me rappelle en 1995, Juppé, la première prise de parole qu'il fait durant le mouvement de 1995, il dit qu'il va faire une commission pour discuter, justement, du système des retraites, qu'en fait, il n'attaquait plus le système des retraites, mais qu'il faisait une commission plus tard, etc. Qu'est-ce que ça veut dire, en fait, ce courrier d'Edouard Philippe ?
La première chose, c'est qu'il est obligé de reculer. Il n'a pas le choix. Pourquoi il l'attend aujourd'hui ?
Il ne l'a pas fait hier. Enfin, je ne sais pas, moi, il n'y a pas...
Qu'est-ce qui s'est passé entre jeudi, vendredi et aujourd'hui ? Qu'est-ce qui se passe d'exceptionnel pour sortir à 17h ? A 17h.
C'est que, chers camarades, il attendait de voir la gueule de la manifestation aujourd'hui. Et que la manifestation aujourd'hui, notamment sur Paris, était massive. Elle était extraordinaire, la manifestation d'aujourd'hui.
Je ne sais pas si vous avez regardé le nombre de cortèges de cheminots, d'agents de la RATP, le cortège des avocats, il était monstrueux. Le nombre de gilets jaunes qui se sont remis dans la bataille. Il y a eu énormément, énormément de monde, mais également des affrontements.
Et les affrontements pour le gouvernement, c'est mauvais. C'est-à-dire qu'en fait, la stratégie du pourrissement, elle est en train totalement de se retourner contre le gouvernement aujourd'hui. Et c'est pour ça que c'est un crève-cœur pour Édouard Philippe de faire un courrier à 17h un samedi.
Vous vous rendez compte s'il avait envie, si c'était une balade. Franchement, il pouvait l'annoncer, il n'y a pas besoin d'attendre le 38e jour de grève pour faire cette annonce-là, si ce n'était juste une balade qui baladait les gens. Certes, bien sûr, on le dit, on le répète, l'âge pivot a été amené de toute pièce par Édouard Philippe, certes.
Mais il y tenait. Et il faut savoir que dans les deux courriers qui ont été effectués de la loi au Conseil d'État, sur les deux courriers, ça a été mis au stabilo. L'âge pivot ne bougera pas, d'accord ?
C'est-à-dire que l'âge des 64 ans ne bougera pas. Donc aujourd'hui, c'est une victoire. Aujourd'hui, c'est une victoire.
Pas une victoire totale, mais c'est une victoire. Et cette victoire, elle ne doit non pas nous appeler à reprendre le boulot, mais elle doit nous appeler, comme le dit le titre de Slive là, à enfoncer le clou sur lequel on est en train de taper depuis 38 jours aujourd'hui et sur lequel les gilets jaunes sont en train de taper depuis plus d'un an. C'est-à-dire, à cette bataille contre le gouvernement, il va falloir les terminer, il va falloir les terminer et aller jusqu'au bout en fait.
Ça montre que même quand ils annoncent de la fermeté, même quand ils affichent de la rigueur, même quand ils disent qu'ils ne bougeront pas, on voit à quel point en fait la mobilisation, et notamment lorsqu'il y a du monde massivement dans la rue, on voit que ça devient de plus en plus compliqué. Et ce qui est encore en plus très drôle, ce qui est très drôle, c'est que tous les éditorialistes et l'ensemble des journalistes sont en train de dire que ça ne va pas arrêter le mouvement. Vous vous rendez compte ?
C'est-à-dire qu'en fait, c'est un aveu de faiblesse. Il annonce le recul sur l'âge pivot, et derrière, les propres éditorialistes sont en train d'expliquer que justement, ça fait une semaine, ils sont en train de faire un teasing en disant que le retrait de l'âge pivot, Laurent Berger l'a dit ça, Escure de l'UNSA a dit ça, etc. C'est bon, dès que l'âge pivot, il est retiré, ça va arrêter la mobilisation.
Mais même les éditorialistes aujourd'hui, malgré le courrier, sont en train de faire marche arrière en disant que oui, effectivement, de fait, ça ne va pas arrêter la mobilisation vu l'ampleur de la mobilisation aujourd'hui. Donc ça, c'est très important. Je fais une pause.
Chers camarades, bonsoir à toutes et à tous. C'est Anas Kazib, cheminot, militant Sudrail, cheminot gréviste sur le triage du Bourget, militant à Révolution Permanente. Vous êtes en live aujourd'hui, ce soir, sur Révolution Permanente, exceptionnellement par rapport aux annonces de Edouard Philippe, mais également par rapport à la manifestation massive d'aujourd'hui.
Et puis, on va essayer rapidement de débriefer cette semaine et puis également de voir ce qui va se passer la semaine prochaine. Donc voilà, connectez-vous. Bonsoir à toutes et à tous.
Repartagez ce live. On est quasiment 2800 connectés. Il est 19h34.
C'est formidable. Bonsoir à tous. Voilà, je le dis, je vois plein, plein de camarades de la SNCF, de la RATP.
Chers amis, profitez de ce live. Partagez vos cagnottes. Donnez de la force à l'ensemble des grévistes de tous les secteurs, du métro, du bus, du RER, des différentes gares SNCF.
Mettez vos pots communs, mettez vos caisses internet, s'il vous plaît. Vous avez vu, on a besoin non pas uniquement d'argent, on a besoin qu'il y ait de la grève partout, mais on a aussi besoin de pognon. Donc voilà, partagez vos pots communs.
Et puis, je compte sur l'ensemble des lecteurs et des personnes qui suivent ce live pour pouvoir donner une pièce 1 euro, 10 euros, 100 euros, 1 million. Donc voilà, je disais qu'il faut voir que la question du recul d'Edouard Philippe, ce n'est pas de gaieté de cœur qu'ils le font. D'accord ?
Ça, il faut le comprendre les camarades. Il n'y a aucun gouvernement qui...
S'ils sont si forts que ça, pourquoi il va reculer ? S'ils sont si forts que ça, si tout va bien de leur côté, s'il n'y a rien à craindre du mouvement. Ils n'ont même pas besoin de concéder quoi que ce soit.
Mais le problème, c'est que pour un gouvernement, d'afficher le recul, et on le voit, moi je l'ai vu, je suis fier d'être dans un certain nombre de groupes WhatsApp, la détermination des camarades de la SNCF et de la RATP, tout le monde est en train de dire la même chose, il faut les terminer. Tout le monde est en train de dire, il faut les terminer. Les gens ne sont pas en train de dire, ah bon, super, ça me suffit, je rentre chez moi, ou ah enfin, c'est bon, on peut reprendre le boulot.
Tout le monde est en train de dire au contraire, il faut les terminer. C'est un cadeau ce qu'ils sont en train de nous faire le gouvernement. Ils viennent de montrer un signe de fébrilité important.
Ils montrent un signe de fébrilité important et c'est pour ça qu'il va falloir taper très très fort toute cette semaine. Cette semaine, il va y avoir un certain nombre de dates clés, il va y avoir un certain nombre de journées de grève, mais moi je le dis et je le répète les amis, la grève par procuration ne marchera pas cette année. D'accord ?
On est face à un gouvernement qui a recul pour la deuxième fois. La première, c'était de faire en sorte que cette fameuse clause du grand frère, c'est-à-dire de faire en sorte que l'ensemble des secteurs, que ce soit du privé comme du public, à minima, ce soit les générations à partir de 75. D'accord ?
Ça, ça a été le premier recul qui a été concédé après une semaine de grève. Le deuxième recul important, c'est celui-là. C'est le recul sur l'âge pivot, même si on le dit, on le répète, personne ne se bat pour l'âge pivot, on se bat tous sur le retrait de la réforme.
Il faut voir que pour un gouvernement reculé, ce n'est pas facile et que c'est montré un signe de fébrilité. Sauf que le gouvernement, il y a quelque chose de très intéressant, chers camarades, c'est que ça me rappelle, même dans le recul, ils sont mauvais. Et ça me rappelle quoi ?
Ça me rappelle, si vous vous souvenez bien, de la hausse du taxe sur le carburant. Vous vous rappelez, lorsque Edouard Philippe recule la première fois, il annonce un moratoire de six mois, si vous vous souvenez. Il annonce un moratoire de six mois, en fait, où il dit que la hausse du taxe sur le carburant va faire un moratoire pendant six mois.
On ne mettra pas la taxe sur place. Et puis derrière, il a dû reculer définitivement, en fait, parce que ça a fait une levée de bouclier, en fait. Et ce qui est en train de se passer aujourd'hui, avec la reculade à moitié, en mode, je recule là, mais vu que je suis obligé de garder un peu, je suis obligé de garder un peu, comment dire, de crédibilité, etc., garder la face face à l'opinion publique et notamment face au bloc bourgeois, c'est-à-dire à leur soutien de droite, je dis qu'on va le mettre en 2027, sans avoir l'assurance moi-même d'être toujours dans le gouvernement, sans avoir l'assurance qu'Emmanuel Macron soit là.
Enfin, voilà, on le sait très bien que...
Enfin, voilà, c'est simplement pour garder la face. En réalité, il recule totalement. Sauf que le fait même d'avoir fait ça, ce qui est incroyable, ça ne satisfait pas encore totalement la CFDT et l'UNSA.
Parce que la CFDT et l'UNSA, notamment ESCURE, sont en train de dire que, ouais, il n'y a pas encore un retrait total. C'est-à-dire qu'en fait, ça ne sert à rien, sinon d'affaiblir encore plus le gouvernement face à la contestation sociale aujourd'hui. Ça sert à quoi de reculer, mais pas de reculer totalement ?
Si tu recules et que tu affiches de la fébrilité, autant aller jusqu'au bout. Parce que derrière, au final, il est encore en train de maintenir Laurent Berger dans la bataille. Enfin, dans la bataille entre guillemets.
Et ça, c'est important. Donc, en tout cas, cette annonce de Edouard Philippe, moi, je le dis, il faut la prendre comme une victoire. Il faut la prendre comme une victoire des grévistes.
Ça fait 38 jours que les gens, ils bataillent. Ça fait 38 jours que les gens se bagarrent dans les piquets, dans les lignes de métro, dans les gares, etc., etc.
Et dans les raffineries, à l'Opéra de Paris et autres. Et tout ça aboutit aujourd'hui au fait que le gouvernement affiche un recul alors que mardi et jeudi, Darmanin nous dit, nous, on est ferme, lâche pivot, on est intransigeant dessus, on ne reculera pas. Donc voilà, la preuve étant qu'ils peuvent dire quelque chose le lundi et être obligés de reculer le mardi.
La deuxième chose sur laquelle je voulais intervenir, c'est sur le tournant important qu'est en train de prendre la mobilisation. On avait toutes et tous un peu, on était très sceptiques notamment côté RATP, côté SNCF. Début de semaine, on va dire, autour du 6, du 6 et même avant, j'ai envie de dire.
Allez, on va prendre à partir de la rentrée du 2 janvier, 3 janvier, en fait, du mouvement vraiment après les fêtes. On était très sceptiques dans quel sens ? Dans le sens où en fait, on ne voyait pas de généralisation de grève arriver, on ne voyait pas réellement de secteur du privé arriver et ça notamment en début de semaine.
Et depuis le 8 au soir, en fait, il y a un bond important, je ne sais pas si vous avez remarqué, en fait, notamment dans l'éducation nationale, dans les raffineries, vous avez la totalité des raffineries qui sont à l'arrêt, qui sont paralysées, d'accord ? Il n'y a plus de produit qui sort des raffineries, ça, il faut le savoir. Pourquoi ça met du temps pour arriver ?
Il faut savoir que depuis la grève de 2010, si vous vous souvenez des scènes de 2010, moi, à l'époque, j'étais coursier. Enfin, je me rappelle, on avait des appels. Moi, j'avais des gens qui m'appelaient à 3 heures du matin pour me dire, Anas, ils viennent de mettre de l'essence là, mais ce n'est que 20 euros.
Et je sortais de chez moi à 3 heures du matin pour aller dans une pompe à essence à Pétaouchnock, je tapais des 30-40 bornes quasi en réserve en train de prier pour pouvoir mettre une goutte d'essence. Et en fait, après 2010, le gouvernement Sarkozy, Hollande et autres ont réussi à faire en sorte que les grèves, elles mettent plus de temps à avoir de l'impact, d'accord ? Mais depuis le début, ils sont en grève reconductible et depuis le début, en fait, ils continuent à maintenir la pression.
C'est-à-dire que la question des raffineries est en train de se voir de plus en plus. Il faut savoir qu'il y a plein de secteurs, notamment les secteurs du transport et autres, qui ont la nécessité, en fait, d'avoir du produit, d'avoir de l'essence et en fait, sont en difficulté aujourd'hui. Donc ça, ce sont des données qui sont ultra importantes et que le gouvernement sait.
C'est pour ça que le gouvernement, il a tout intérêt, en fait, d'essayer de déminer très rapidement parce qu'il sait qu'il va y avoir une pénurie très rapide qui va prendre tout le pays. Et on l'a vu notamment par rapport aux avocats. Il faut savoir qu'il n'y a plus aucune procédure dans aucun tribunal aujourd'hui.
Tous les barreaux sont en grève. Tous les barreaux sont en grève. Et c'est pour ça, vous avez vu ces scènes-là où, en fait, les avocats lancent leur tenue devant Nicole Belloubet.
Ils se sont mis au milieu du tribunal de grande instance il y a quelques jours. Enfin, voilà. C'est-à-dire qu'on est en train de voir qu'il y a tout un saut, en fait, il y a tout un saut très qualitatif de secteurs qui n'étaient pas là spécialement au début de la mobilisation.
C'est ce qu'on peut dire, en tout cas. Il y a eu trois secteurs primordiaux au début. C'est les transports publics, d'accord, RATP, SNCF et également l'éducation nationale.
Et aujourd'hui, il y a d'autres secteurs, en fait, qui sont en train d'arriver, notamment avec les avocats, qui donnent un tournant vraiment important. Les avocats, c'est une dimension, c'est la justice, c'est la magistrature, etc. C'est un secteur qui est différent.
Ce n'est pas un secteur ouvrier, mais c'est un secteur qui, en fait, dans l'opinion publique, pèse énormément. Et notamment les médecins, également libéraux, qui sont de plus en plus en grève dans les secteurs de la santé. On est en train, aujourd'hui, de commencer à se mobiliser également pour faire en sorte, en fait, que le collectif Interurgence, en fait, il mène la bataille, aujourd'hui, dans le système des retraites et non pas uniquement sur la question des salaires et des moyens dans la santé.
Donc, voilà, il se passe quelque chose de très important. Pareil pour les routiers. Je suis obligé d'en parler parce qu'il y a plusieurs camarades routiers qui m'ont dit à Nas, il faut que tu arrêtes de dire que les routiers ne sont pas rentrés dans la bataille, d'accord ?
On m'a dit qu'en fait, ce sont simplement les bureaucraties syndicales de certains secteurs des routiers, notamment de la CFDT, qui ont négocié un peu la régression sociale à droite et à gauche, mais qu'il y a beaucoup, beaucoup de secteurs chez les routiers qui maintiennent des blocages importants, qu'il y a plein de secteurs, de grosses entreprises, en fait, qui sont paralysées au niveau des routiers. J'ai eu confirmation hier, on était devant le commissariat du 8e, on était devant le commissariat du 8e, et puis il y a un patron qui est venu très sympa, qui est venu discuter avec nous, etc., qui est dans le prêt-à-porter, et enfin voilà, il est venu vraiment en mode, il voulait comprendre un peu mieux c'était quoi les revendications, est-ce qu'on ne se battait pas que pour nos gueules, etc., etc.
Vraiment très sympa. Et il nous a fait une confidence, il a dit qu'en fait, il n'avait quasiment plus de marchandises, en fait, qui est arrivé chez lui depuis le début de la grève, en fait. D'accord ?
Il nous a dit qu'il a perdu 500 000 euros depuis le début du conflit. Donc, il y a, et ce qui est assez important, et je pense que ça, c'est un fait qui est pour moi important à retenir, pas uniquement la question de, est-ce que le commerçant, il perd du pognon ou pas, mais il m'a dit, il faut vivement qu'on en termine avec Emmanuel Macron, parce que ce n'est plus possible. D'accord ?
Et le moment où vous avez un secteur important de...
Parce que pour moi, je considère qu'un patron du prêt-à-porter et qu'il perd 500 000 euros, enfin, ce n'est pas la classe ouvrière, c'est la petite bourgeoisie ou la bourgeoisie, peu importe, en tout cas, c'est la classe moyenne supérieure. Lorsque vous avez un secteur qui pourtant est plutôt à droite, plutôt en faveur de la politique de Macron, et qui aujourd'hui, en fait, à travers l'impact des grèves, à travers l'impact du mouvement des gilets jaunes, parce que c'est ça qu'il a dit. Il a dit, nous, on n'en peut plus, parce que ça fait un an, on a mangé un an de gilets jaunes, et aujourd'hui, on a des grèves, et en fait, Emmanuel Macron, la manière dont il préside, c'était ça un peu son discours, c'était la manière de gouverner de Macron, en fait, elle empêche, en fait, ceux qui sont en faveur du libéralisme, du néolibéralisme, en fait, de faire de l'oseille.
Et c'est là, en fait, où lorsque vous avez une partie des soutiens de Macron qui commence, en fait, à le lâcher, qu'il est obligé, il est contraint, en fait, de reculer totalement. C'est ça qui est important. C'est-à-dire que le moment, en fait, pour lui, les élections, elles sont pliées, et qu'il se dit, en fait, tous ceux qui me soutiennent d'habitude sont en train de me lâcher, ils me laissent tomber, que l'opinion publique, 75% des Français, sondage au DOXA, sont soit pour la réforme complète du système des retraites, soit pour le retrait total de cette réforme des retraites. 61% considèrent que le mouvement de grève, il est légitime et il est justifié après plus de 33 jours de grève. en fait, tout ça, ce sont des indicateurs au vert.
Tout ça, ce sont des indicateurs au vert. Et il faut voir, chers camarades, notamment que ce qui se passe à travers la manifestation de jeudi qui était, enfin, je ne sais pas pour vous si vous étiez là dans la manif, mais enfin, si je peux essayer de vous montrer une petite photo assez symptomatique du monde qu'il y avait, enfin, c'était juste incroyable. c'était juste incroyable.
Tac, tac, tac. J'essaie de vous montrer ça. Regardez, regardez le monde.
Regardez le monde, chers camarades, le monde qu'il y avait. Ça, c'était jeudi. C'était le cortège de tête.
D'accord ? Il faut savoir que cette rue-là, la rue Lafayette, elle fait quasiment 2 km. Sur 2 km, sur 2 km de long, 50 de large. 2 km de long, 50 de large.
Si on partait, ne serait-ce que du principe qu'il y ait une personne par mètre carré. Vous vous rendez compte, ça, c'est juste le cortège de tête. Les ballons, les ballons de la CGT et autres n'étaient même pas encore arrivés boulevard Magenta.
Pour dire le nombre et la masse de gens qu'il y avait jeudi sur Paris, mais partout, partout, j'ai des camarades de Lyon, de Toulouse, de Bordeaux, de Strasbourg, de Nancy et autres. Une camarade à Nancy m'a dit le cortège de tête à Nancy, c'était la première fois où il faisait plus de 2000 personnes en cortège de tête à Nancy. Il y a eu énormément de monde ce 9 janvier et si on a fait en sorte qu'il y ait un 9 janvier, il ne faut pas se mentir, chers camarades.
C'est parce que le secteur RATP-SNCF à travers la coordination Île-de-France et SNCF-RATP a fait en sorte de maintenir le mouvement. Parce qu'il ne faut pas se mentir. Ce n'est pas les directions syndicales qui ont permis qu'il y ait un 9 janvier massif.
Parce que derrière, quand ils nous ont dit rendez-vous le 9 janvier d'un côté pour Martinez, de l'autre côté Escure, Berger et compagnie qu'ils ont dit faites une trêve, si la coordination RATP-SNCF qui se réunit depuis le début maintenant depuis quasiment fin septembre n'a pas décidé un calendrier avec les actions à la maison de la RATP à Gare de Lyon, l'action La République En Marche, la manifestation du 26, les piquets tournant dans les différents dépôts de bus pour faire en sorte que les dépôts de bus n'aient plus aucun bus qui sortent. Si tout ça en fait n'avait pas eu de réalité, les gens auraient repris le boulot. Les personnes n'auraient attendu 20 jours dans son piquet attendre 20 jours une manifestation du 9 janvier.
Donc tout ça, c'est important. Il y a un réveil de la base qui est important et qui est énorme. Et aujourd'hui aussi, la manifestation, alors que les gens ont manifesté il y a deux jours, sont revenus massivement et j'ai...
Moi par exemple, je n'étais pas en manif aujourd'hui. J'étais tellement crevé, je pense que vous l'entendez au son de ma voix. c'est le seul jour où j'ai pu me reposer parce que la semaine a été très intense.
Mais il y a énormément de camarades, de grévistes, de la SNCF et de la RATP qui n'étaient même pas dans la rue aujourd'hui. C'est dire en réalité le nombre de gens mobilisés en fait. Parce que les gens qui étaient là aujourd'hui, c'est beaucoup de gens qui étaient là jeudi mais une masse de personnes qui n'étaient pas là jeudi et qui sont venus aujourd'hui le samedi manifester.
C'est quand même incroyable ce qui est en train de se passer. Donc ça, ça doit nous donner du moral chers camarades, ça doit nous donner du moral pour la suite. Donc voilà, il va falloir continuer à taper.
Je répondrai après à quelques questions. Juste je termine très rapidement et désolé parce qu'il y a énormément de commentaires. Bonsoir à toutes et à tous.
Merci pour les soutiens. Merci pour la force que vous nous donnez. À Révolution Permanente mais également moi-même je reçois plein plein de messages.
Voilà, merci pour la force. Ne vous inquiétez pas. On tient bon.
Même si on a la voix cassée, on ne va rien lâcher. Bonsoir à tous les camarades de la RATP, de la SNCF, tous les grévistes qui sont connectés sur ce live-là. La dernière chose que je voulais dire, c'est la semaine prochaine.
La semaine prochaine, ça va être une semaine qui va être une semaine décisive. Mais j'ai envie de dire, ça on le répète, chaque semaine, chaque semaine est décisive. Mais plus on avance et plus, on va dire, elle devient de plus en plus décisive par rapport à la semaine d'avant.
Et la semaine prochaine, il va falloir clairement en fait, que ça soit une semaine de remobilisation importante. En fait, on l'a vu, la fin de semaine est formidable. Mais il va falloir que la semaine prochaine, ça soit une semaine noire.
Moi, j'appelle réellement une semaine noire dans l'ensemble des secteurs, du public comme du privé. Chers camarades du bus, du métro, de la SNCF, remettez-vous en grève. Si vous n'êtes plus en grève, remettez-vous en grève.
Tenez bon, celles et ceux qui étaient en arrêt maladie ou en congé, remettez-vous dans la bataille. C'est aujourd'hui, on le voit, le gouvernement a reculé sur l'âge pivot. Il a reculé sur l'âge pivot, ça veut dire qu'il peut reculer sur la réforme des retraites et il sera obligé de reculer sur la réforme des retraites parce qu'il n'aura pas le choix.
Il n'aura pas le choix parce qu'il y aura encore la grève et la grève, elle va durer. Et donc, c'est comme ça qu'en fait on les tient. C'est comme ça qu'on les tient.
Donc, il va falloir se mettre en grève celles et ceux du privé ou du public qui n'ont pas fait un seul jour de grève depuis le début. Mettez-vous en grève, putain. Mettez-vous en grève.
Généralisez cette putain de grève qu'on en termine un bon coup. C'est important. C'est important.
Ne nous regardez pas, rejoignez-nous. Voilà, on le scande, on le chante, mais c'est pour de vrai. Il faut se mettre dans la bataille ou se remettre dans la bataille si on a été et qu'on est parti un temps parce que c'est normal.
Il ne faut pas, moi je suis contre le fait d'insulter des gens qui ont fait grève et qui ont repris le boulot. Il faut respecter les gens à hauteur de ce qu'ils ont pu faire. Moi je respecte également les gens qui, ben voilà, c'est leur première grève, il y a un peu de fatalisme, on se dit ah ouais, putain, là c'est le 38ème jour, qu'est-ce qu'il fait, ça, ça, machin, on ne sait même pas comment on va payer notre loyer, etc, etc.
On ne sait pas ceci, ce n'est pas cela. Je respecte moi ces camarades-là. C'est normal, c'est normal de se poser des questions.
Celui qui ne se pose pas des questions après 38 jours de grève, c'est un fou. C'est un fou, il n'y a que des fous qui ne se posent pas de questions après 38 jours de grève. C'est normal, c'est sain, c'est sain de réfléchir, de se dire mais tiens, comment on va faire pour la caisse de grève ?
Mais il faut un peu plus de monde, il faut remettre les gens en grève, etc. C'est sain, mais par pitié, je vous en conjure, chers camarades, celles et ceux qui n'ont jamais fait grève, par pitié, mettez-vous dans la bataille. Mettez-vous dans la bataille.
Si en fait, ils voient qu'après 38 jours de grève, les taux de grévistes remontent, que les manifestations sont de plus en plus massives par rapport à décembre, s'ils voient qu'en plus de ça, il y a de la radicalisation et ça, ils en ont peur en fait de radicaliser des salariés, des travailleurs, des travailleuses et notamment, on va leur faire payer politiquement à partir de lundi ce qu'ils ont fait à la camarade Irène. La camarade Irène, c'est une déléguée UNESA qui est conductrice de la ligne 9 du métro. Mère isolée de deux enfants, d'accord, qui travaille en horaire décalé pour essayer de nourrir ses gamins, qui se retrouvent au final pour récupérer son téléphone portable.
Elle l'a dit justement dans une vidéo, elle a dit, c'est mon erreur, vous imaginez, pour récupérer son portable, elle se sent même coupable. C'est dire le niveau. Mais elle a dit, je voulais récupérer mon téléphone pour mes loulous.
D'accord ? Donc, elle s'est mangée. Elle s'est mangée une patate dans la gueule.
Si vous n'avez pas vu ces scènes-là, excusez-moi. Si vous n'avez pas vu ces scènes-là, j'essaie juste de les retrouver très rapidement. Mais c'est quand même… Enfin, moi, ça m'a choqué.
Je vous la remets, chers camarades, si vous ne l'avez pas bien vue. Je fais avec la technique que j'ai. Voilà, chers camarades, ça, vous avez vu rapidement cette vidéo, c'est Irène.
Irène, force à toi, soutiens-toi de la part de l'ensemble des grévistes, de l'ensemble des personnes qui regardent ce live-là. Voilà, on est derrière toi, on est derrière, devant toi, sur les côtés. On ne te lâchera pas et on va leur faire payer ce qu'ils t'ont fait, mais également aux camarades qui s'est mangé une balle de LBD à même pas un mètre.
Vous l'avez vu cette vidéo, vous savez, moi, j'ai mis quasiment une heure à capter le truc du LBD parce que j'avais regardé la vidéo plein de fois mais en fait, je ne m'étais arrêté que sur les coups de matraque. Je ne l'avais même pas vu le tir de LBD sur le mec tellement il a été discret. Il a fait ça en loose dé et je pense que même lui, il espérait que ça passe incognito.
J'ai dû la revoir, re-revoir en fait mais parce que je ne croyais pas. Il y a quelqu'un qui m'a dit ici, il prend une balle de LBD. Je me dis, mais n'importe quoi, il n'y a pas de balle de LBD.
Les mecs sont en train de tirer. Comment tu veux qu'ils se mangent une balle de LBD ? Et en fait, j'ai dû re-regarder plusieurs fois le replay pour voir ça.
Et donc, à partir de lundi à 18h sur le parvis de la gare du Nord, on va appeler à une conférence de presse pour dénoncer la répression de ce jeudi, de cette manifestation sur la camarade Irène, sur Damien qui a été coffré et relâché, sur le camarade Stéphane du lundi mais également sur l'ensemble des manifestants pour dénoncer parce qu'il ne s'est rien passé. Il n'y a même pas eu l'ombre d'une vitre pétée ni d'une poubelle brûlée jeudi et ils se sont fait un plaisir à mettre des coups de patate. Il faut savoir qu'elle s'est faite taper avec une matraque télescopique.
Ce n'est même pas avec un tonfa parce qu'un tonfa à la limite c'est moins dangereux qu'une matraque télescopique. Une matraque télescopique, le bout est en fer. Elle s'est mangé ça sur le crâne.
Il faut savoir qu'elle a quasiment un hématome important fait au bras. Elle a des points de suture sur la tête sur l'arcade sourcillaire. C'est une mère de famille et on lui a défoncé la gueule parce qu'elle voulait récupérer son portable.
Donc nous lundi soir à 18h on appelle l'ensemble des soutiens mais également l'ensemble des grévistes à être là. On est en train d'appeler un certain nombre de politiques. Il va y avoir Olivier Besancenot du NPA il va y avoir Eric Coquerel mais j'ai également demandé qu'il y ait Jean-Luc Mélenchon et les députés de la France Insoumise.
J'ai contacté Yann Brossa, j'ai contacté Esther Benbassa, j'ai contacté le comité Justice et Vérité pour Adama, j'attends le retour de Assa Traoré. Enfin voilà, on a contacté un certain nombre de politiques mais on va appeler également l'ensemble des organisations syndicales à participer à cette conférence de presse et également les secteurs qui subissent la répression au quotidien notamment je pense aux camarades dans les dépôts de bus je pense également aux camarades Yacine, Patrick et François qui passent en conseil de discipline lundi à Vitry à qui on demande également de faire partie de cette conférence de presse on invitera également Irène si elle a la force de venir Damien, Stéphane et les autres on va leur faire payer politiquement ce qu'ils ont fait jeudi on ne va pas les laisser sortir comme ça je félicite également les camarades de l'UNSA Paul Traction parce qu'ils ont sorti un communiqué mais malheureusement c'est les seuls j'ai l'impression d'avoir fait un communiqué pour dénoncer la répression c'est quand même incroyable de voir des syndicalistes des travailleurs des travailleuses se faire matraquer et ne rien faire ne même pas être capable de sortir un communiqué c'est les grévistes de la base de la coordination SNC-FR-ATP qui sont obligés de penser à passer à la contre-offensive sur la question de la répression c'est quand même incroyable que ce soit nous qui sommes obligés de faire un rassemblement devant le commissariat du 8ème arrondissement sinon personne ne le fait personne ne fait un rassemblement devant un commissariat on en a fait un la semaine dernière pour un camarade de Paris Nord on a dû en refaire un on est tout seul et s'il n'y a pas la base s'il n'y a pas les militants de la base qui viennent les Escur et Berger et compagnie ils n'en ont rien à foutre Escur il a fait un tweet il a fait un tweet il ne cite même pas le prénom de Irène il dit pour nos délégués syndicaux et le mec il est chez Edouard Philippe il est en train de négocier la régression sociale sur le dos des gars de l'UNSA-RATP qui en bas à la base ils sont en train de demander le retrait lui il est en train de discuter avec Edouard Philippe alors qu'il y en a ils sont en garde à vue et une elle est à l'hôpital avec l'arcade sourcilière pétée c'est quoi ces dirigeants syndicaux qui ne servent à rien du tout ils demandent des trêves ils négocient la régression sociale sur les gens et puis en plus de ça c'est nous qui sommes en train de manger des coups des coups de matraque finir en garde à vue et lui il est en train de faire des tweets il n'a pas honte ou quoi ? à quoi tu sers ?
à quoi ça sert d'avoir des syndiqués avoir des adhérents si les adhérents les dirigeants syndicaux ne sont même pas là à leur côté lorsqu'ils sont en garde à vue ou à l'hôpital à quoi ça sert ? ça ne sert strictement à rien ça ne sert strictement à rien donc enfin voilà à un moment donné c'est juste c'est juste trop ce qui est en train de se passer et qu'on est obligé de le dénoncer ça on est obligé de dénoncer la régression sociale il y avait un rassemblement prévu devant les locaux de la CFDT mais pour nous il était inconcevable qu'on aille devant les locaux de la CFDT alors qu'on a nos camarades qui sont en garde à vue c'est la base c'est la base la solidarité la fraternité c'est la base et ça a été une victoire ça a été une victoire parce que nos camarades sont sortis pendant les rassemblements et ça moi pour en avoir fait un certain nombre je vous le dis ils n'aiment pas lâcher les gens de garde à vue quand il y a des rassemblements pourquoi ? pour la même chose c'est à dire ne pas donner l'image en fait que ben voilà on a cédé à la pression du rassemblement qu'in fine et ben oui la solidarité la fraternité ça marche et vous savez je pense le plus beau truc dans tout ça chers camarades il y a une camarade gilet jaune qui était là devant le commissariat du 8ème et elle est venue me voir en me disant franchement désolé si je m'énerve ouais c'est vrai il faut que je pense à ma santé et au fait c'est parce que il y en a plein qui me le demandent mais je crois on n'en vend plus c'est un t-shirt de Fred Sochard c'était par rapport aux jeunes de Mante-la-Jolie du Mantois big up au lycéen de Mante-la-Jolie qui était 150 par terre rappelez-vous à qui la police a dit voilà une classe qui se tient sage il ne sait même pas parler en plus donc enfin voilà et du coup Fred Sochard qui est un dessinateur vous pouvez aller sur sa page voilà il a fait des super des super dessins et on en a fait des t-shirts pour révolution permanente qu'on avait vendu pour financer l'université d'été de l'année dernière donc enfin voilà et je disais cette gilet jaune elle a dit quoi ? elle a dit Anas franchement c'est merveilleux ce que vous êtes en capacité de faire parce qu'elle a dit nous les gilets jaunes lorsqu'on avait des camarades qui se faisaient embarquer etc. en garde à vue on n'a jamais pensé à faire ça à faire des rassemblements devant les commissariats ou devant les tribunaux et ça c'est vrai que c'est un truc qui est mais ça c'est dans notre ADN c'est à dire c'est l'organisation on laisse pas tomber les gens et si au moins ça ça peut servir aux camarades gilets jaunes en fait de batailler systématiquement à chaque fois qu'il y a un des leurs qui se fait embarquer qui se fait matraquer ou autre d'aller tout de suite devant un commissariat d'aller tout de suite appeler au rassemblement d'appeler les politiques et autres il faut le faire si on peut vous transmettre ça si vous vous nous avez transmis de la détermination de la radicalité si nous les délégués syndicaux on peut vous transmettre un peu de notre savoir-faire c'est à dire le minimum d'aller devant les commissariats c'est vrai que moi j'avais pas pensé à ça et moi je pensais qu'elle me disait non effectivement nous les gilets jaunes malheureusement on a beaucoup des nôtres qui se font embarquer dans chaque manifestation mais on pense jamais à faire des rassemblements et elle disait qu'effectivement c'est vrai qu'en faisant des rassemblements peut-être qu'ils s'amuseraient pas à encoffrer comme ça si on les dérangeait systématiquement ils s'amuseraient pas à le faire donc ça c'est important ça c'est important ce qui se fait et donc la dernière chose que je voulais dire c'était de dénoncer donc la suite d'accord il y a un communiqué qui est sorti qui est magnifique de l'UNSA c'est l'UNSA ferroviaire l'UNSA ferroviaire il dit quoi tac tac tac j'essaye de vous retrouver le lien enfin bref on reçoit tellement de photos ah voilà un tweet de l'UNSA je vous le lis il a écrit l'UNSA n'est pas demandeuse d'une réforme et ne soutient pas un système par points c'est quand même incroyable alors que Escur il est venu il a dit tout à l'heure on est favorable à un système par points ça montre quoi chers camarades que la base elle est déterminée elle est déterminée au retrait qu'on a des bureaucrates d'accord on a des bureaucrates là-haut qui sont en train de négocier la régression sociale qui sont en train de négocier le poids des chaînes et on les laissera pas faire d'accord parce que ce système par points c'est un poison pour les travailleurs du privé comme du public mais pour les générations futures ne l'oubliez jamais les annonces qui sont faites n'avancent en rien sur le système par points c'est toujours les mêmes données pour 10 euros cotisés vous aurez la valeur du point à 55 centimes d'accord François Fillon disait il ne faut pas mentir aux français le système par points il sert à dévaluer les pensions de retraite je vais essayer de vous retrouver ce petit passage qui est formidable où il dit ça en fait parce que c'est la réalité parce qu'il ne faut pas oublier que le système par points ça sert à ça ça sert à faire dévaluer de droiter des réformes j'y suis favorable mais il ne faut pas faire croire aux français que ça va régler le problème des retraites le système par points en réalité ça permet une chose qu'aucun homme politique n'avoue ça permet de baisser chaque année de même façon il y a des hommes politiques qui expliquent qu'en donnant les régimes de retraite en faisant en sorte que public privé soit au même niveau on va combler les déficits des régimes de retraite c'est totalement faux il faut le faire pour des raisons de justice sociale si le secteur public payait des cotisations au même niveau que vous et si les âges de départ en retraite étaient équivalents etc vos régimes de retraite seraient équilibrés c'est complètement faux c'est arithmétiquement faux voilà c'est le meilleur tract syndical qui existe d'accord moi j'aimerais François Fillon j'aimerais le ramener sur les piquets de grève si quelqu'un a le numéro de téléphone de François Fillon vous lui dites Anascazib l'invite sur le triage du bourget c'est formidable vous tapez chers amis pour la vidéo vous tapez Fillon retraite par point vous tapez Fillon retraite par point et vous l'avez c'est le meilleur tract syndical il n'y a même pas besoin d'expliquer quoi que ce soit vous avez quelqu'un de droite un libéral pur souche qui vous explique que le système par point c'est une douille phénoménale donc c'est pour ça qu'on est pour le retrait total de la réforme ni amendable ni négociable comment mais c'est la honte Laurent Berger si tu entends cette vidéo Escure si tu entends cette vidéo la honte je vais la remettre rien que pour toi mon ami la honte parce que même François Fillon il est plus radical que toi tellement vous êtes une bande de toccards vous êtes une bande de toccards à aller lécher les fesses de Edouard Philippe chaque matin alors qu'ils ne vous donnent rien du tout ils ne vous calculent même pas la CFDT à la RATP elle pèse 4,90 la CFDT à la SNCF elle pèse 11% ils ne valent même pas un copec dans le transport public et ils voudraient négocier la régression sociale sur le dos de l'ensemble des salariés de la RATP et de la SNCF qui sont mobilisés depuis 38 jours donc rien que pour mettre un petit coup pour vous montrer que François Fillon est plus radical que vous favorables mais il ne faut pas faire croire aux français que ça va régler le problème des retraites le système par points en réalité ça permet une chose qu'aucun homme politique n'avoue ça permet de baisser chaque année la valeur des points et donc de diminuer le niveau des pensions voilà François Fillon est plus radical que Laurent Berger la théon la honte la honte François Fillon il est mieux capable d'expliquer la système des retraites que le premier patron du premier syndicat de France en termes d'élection et du patron des syndicats de l'Europe d'accord du CESE je ne sais pas quoi je ne sais pas comment ils appellent leur connerie de l'Europe de machin président des syndicats européens qui est plus naze que François Fillon qui est un homme de droite depuis le début qui magouillait avec sa femme à l'Assemblée Nationale le mec qui magouillait à l'Assemblée Nationale il est plus radical que Laurent Berger si ce n'est pas la honte du siècle ça quand même enfin je ne sais pas ce que c'est de plus donc voilà juste chers camarades pour vous dire de maintenir le cap chaque matin il y a plus d'une 21 dépôts de bus d'accord 21 dépôts de bus à aller voir à aller aider à les renforcer au niveau des piquets notamment les camarades du métro il y a des piquets dans chaque ligne de métro d'accord en bout de ligne allez les voir le matin d'accord allez leur donner de la force donnez-leur de l'argent aidez-les financièrement mais généralisez s'il y a des camarades étudiants s'il y a des camarades lycéens la jeunesse la jeunesse par pitié on parle de vous on parle de vous perpétuellement à chaque fois on le dit dans nos interventions on ne fait pas ça pour nous on fait ça pour les générations futures on fait ça pour les générations futures j'étais lycéen moi pendant le CPE j'en avais rien à taper du CPE j'étais lycéen pourquoi on est sortis parce que pour nous c'était la régression peu importe si en fait on savait qu'on allait avoir du travail ou pas nous aussi on nous disait à l'époque on n'allait pas avoir de boulot mais on est sortis pour le CPE moi j'étais au lycée Jacquard dans le 19ème arrondissement il y avait au moins 4 lycées il y avait 4 lycées autour de nous je vous assure on remplissait mais on a déjà on manif... avant d'arriver au métro on était 4000 déjà avant d'arriver au métro on était 4000 dans la rue dans le 19ème on se retrouvait tous les lycéens mais je vous raconte même pas la massivité on arrivait on arrivait même pas on était obligé de prendre je sais pas combien de rames de métro rien que dans notre secteur avec 4 lycées tellement on était mobilisés il faut vous mettre dans la bataille il y a eu parcours sub il y a eu la réforme blanquer venez avec vos revendications si la réforme des retraites pour vous c'est pas suffisant venez avec vos revendications comment ça se fait qu'il y avait des vendredis pour le climat attendez je suis obligé d'en dire un mot c'est pas possible quand même je vais à peine d'y penser mais comment ça se fait qu'il y a eu des vendredis pour le climat chers camarades il y a des koalas qui sont en train de crever en Australie depuis je sais pas combien de temps on a jamais vu ça au mois de janvier des gens qui te disent ils étouffent ils meurent asphyxiés tellement en fait ils ne savent même pas par où sauver des koalas qui se cachent dans des bagnoles mais pourquoi il n'y a pas de truc pour le climat comment ça se fait qu'il n'y a pas de jeunes qui viennent qui sortent pour le climat et Greta Thunberg et compagnie c'est pas possible venez avec vos revendications si c'est le salaire si c'est la fusion des facs si c'est parcours sub si c'est la réforme blanquer si c'est le climat mais c'est pas possible qu'il y ait eu des fois des manifestations rien que sur Paris à 80 000 lycéens dans les rues de Paris des grosses manifestations pour le climat et qu'aujourd'hui il n'y ait rien ce n'est pas normal que les camarades de nous toutes les secteurs féministes qui se mobilisent autour de la question des violences faites aux femmes mais également pour les secteurs plus à gauche sur les violences économiques faites aux femmes vous ne pouvez pas contenter cantonner pardon cantonner le mouvement féministe à la question du 8 mars et du 25 novembre ce n'est pas possible le mouvement des femmes ce n'est pas le 8 mars et le 25 novembre de chaque année par pitié le mouvement des femmes c'est tout le temps c'est notamment lorsque on retire 8 trimestres de validation dans cette réforme des retraites c'est notamment lorsqu'on a 25% d'écart de salaire entre un homme et une femme c'est notamment lorsqu'on a 82% des emplois à temps partiel qui sont occupés par des femmes 84% des familles monoparentales sont une femme avec un enfant c'est là qu'on doit sortir parce que cette réforme des retraites par point elle ne va rien donner elle ne va rien donner s'il ne serait-ce que les mouvements féministes se mettaient dans la rue aujourd'hui en disant nous on vient juste avec une revendication égalité salariale homme-femme il y a 5 milliards d'euros qui rentrent chaque année dans les cotisations retraite 5 milliards chaque année dans les cotisations retraite on serait excédentaire on pourrait même reculer l'âge de départ à la retraite si ne serait-ce qu'il y avait l'égalité homme-femme au niveau des salaires mais par pitié par pitié chers camarades du mouvement féministe LGBT et autres il faut vous mettre dans la bataille d'urgence c'est aujourd'hui c'est pas que le 8 mars c'est le 25 novembre sinon vous pouvez toujours attendre ça fait 38 jours de grève on a du mal à avoir le retraite la réforme des retraites vous imaginez bien que c'est pas avec une manifestation le 8 et une manifestation le 25 novembre que vous allez obtenir quoi que ce soit sur la question féminine j'espère que ça vous vous en doutez que vous pouvez sortir tous les ans le 8 et le 25 novembre vous allez rien obtenir si nous même les secteurs les bastions du mouvement ouvrier il nous faut 38 jours face à ce gouvernement néolibéral donc il faut vous mettre avec nous et c'est pareil je refais le même appel pour les camarades des quartiers populaires arrêtez de demander dans chaque grève ils sont où les quartiers populaires et quand les quartiers populaires ils sont massivement mobilisés vous êtes là vous n'êtes pas là vous n'êtes pas là avec eux ils sont où les je m'énerve excusez-moi parce qu'il y a un truc qui m'énerve il y a un truc qui m'énerve là dessus sur cette question des quartiers populaires je vous raconte même pas le nombre d'invitations le nombre d'invitations que j'ai eu d'accord de camarades de groupes politiques antiracistes d'accord des quartiers populaires etc qui m'appellent à intervenir pour parler de la réforme d'expliquer ouais est-ce que tu peux nous expliquer c'est quoi le mouvement là les gens de quartier etc mais venez mais venez mettez les quartiers avec nous au lieu de venir m'inviter moi dans 10 jours pour venir parler d'une analyse mais pourquoi vous n'êtes pas là à quoi ça sert à quoi ça sert d'avoir un courant politique ou un collectif des quartiers populaires si vous n'êtes pas là sur les piquets de grève dans les quartiers populaires c'est pas possible allez à Béliard allez à Béliard allez enfin ils sont là les quartiers populaires les amis regardez les tronches ils sont là les quartiers populaires les amis allez les aider donnez leur de l'argent faites des collectes autour de chez vous allez demander des thunes aidez les les quartiers populaires sont là ils sont là il y en a qui parlent je vous assure il y a des camarades qui ont vécu les émeutes de banlieue enfin la révolte des banlieues en 2005 tout ce qui s'est passé ils l'ont vécu et ils sont aujourd'hui ils sont machinistes à la RATP ils sont conducteurs de trains à la SNCF aiguilleurs commerciaux et ils ont vécu la révolte des banlieues en 2005 ils sont là les quartiers populaires ce sont devenus simplement des pères de famille et des mères de famille qui sont là qui sont mobilisés aujourd'hui sur la question de la réforme c'est important c'est important chers camarades gilets jaunes pour terminer il va falloir massifier il va falloir massifier on a besoin de vous on a besoin de vous nous ne sommes rien sans les gilets jaunes c'est vous qui avez ouvert le bal depuis un an sur cette question de bataille de bataille générale contre le gouvernement on a besoin que vous soyez là les gilets jaunes qui étaient là depuis le départ remettez-vous dans la bataille si la réforme des retraites n'est pas suffisante venez avec vos revendications il n'y a pas de limite il n'y a pas de limite moi je serai fier demain de continuer la grève pour la hausse des minima sociaux pour la hausse des salaires pour la hausse des pensions d'invalidité etc etc je serai fier de continuer le mouvement et tous les camarades on sera fier de continuer le mouvement venez avec vos revendications mais venez ce n'est pas dans 6 mois pas dans 1 an parce que si le mouvement de grève s'arrête le samedi malheureusement sinon on est au boulot le mouvement pour vous va être beaucoup plus compliqué les samedis ça va être beaucoup plus difficile et vous le savez très bien donc c'est important de se remettre dans la bataille d'urgence chers camarades j'essaye de m'arrêter là et puis je réponds à quelques questions s'il y a des questions en particulier excusez-moi pour tous les commentaires je n'arrive pas à lire parce que je parle en même temps et les camarades si vous avez des questions allez-y faites-vous plaisir parce qu'on m'a dit Anas ça ne se fait pas tu ne réponds pas aux questions les autres ils font des lives ils répondent aux questions pourquoi toi tu ne réponds pas aux questions merci Lysiane merci merci oui on a rejoint le mouvement des gilets jaunes enfin le problème c'est que les syndiqués de la base ont rejoint le mouvement des gilets jaunes ils y étaient sauf que le problème c'est que c'est que en fait les appels il n'y a pas eu d'appel des confédérations c'est ça le problème mais sinon tiens Lysia je vais te montrer un truc je vais te montrer un truc et ah mince ça ne marche pas je ne sais pas pourquoi je ne l'ai plus mais on était on était dans le mouvement des gilets jaunes on était dans le mouvement des gilets jaunes simplement que que malheureusement et bien il a fait que les directions syndicales comme d'hab et bien elles ont elles ont pris panique elles n'ont pas voulu généraliser elles n'aiment pas généralement ce qui les dépasse et ça c'est connu c'est connu la fameuse la fameuse radicalisation le débordement de la base etc ils n'aiment pas ça donc c'est normal que malheureusement ça ne se soit pas vu comme ça les piquets de grève les gilets jaunes ils sont les piquets de grève il y a plusieurs dépôts enfin vous pouvez taper sur google vous tapez dépôt de bus RATP normalement vous les avez d'accord il y a Aubervilliers Saint-Denis Carrefour-Pleyel Flandre à Pantin Béliard dans le 18ème arrondissement à côté de Clignancourt vous avez Ivry-sur-Seine Bordemarne Malacov enfin voilà tapez dépôt de bus et allez leur donner de la force ils y sont tous les jours à 4h du matin c'est hyper important d'aller les soutenir d'aller leur donner de la force justement pour montrer que vous êtes là et les aider ça c'est primordial c'est primordial on a besoin de vous on a besoin de vous et c'est pareil pour les têtes de métro vous allez dans les têtes de métro vous demandez ne vous inquiétez pas il n'y a personne qui va vous manger vous demandez est-ce qu'il y a un piqué là est-ce qu'il y a des grévistes pour aller les voir les soutenir ne serait-ce que leur acheter des croissants des pains au chocolat leur offrir un café etc ne vous inquiétez pas vous serez bien reçu il n'y a personne qui vous dégagera de n'importe quel piqué essayez de lire en même temps excusez-moi tac tac tac voilà juste enfin c'est à peu près les mêmes c'est à peu près les mêmes questions qu'il y a ouais non mais je comprends enfin juste pour synthétiser oui effectivement dans ce que disent les gilets jaunes il faut différencier c'est ça chers camarades il faut différencier la base nous on a été dans le mouvement des gilets jaunes d'accord nous on a été dans le mouvement vous allez sur ma page vous regardez les vidéos il y en a comme ça des vidéos de comment dire je vais même vous en montrer une si j'arrive si j'arrive à trouver je peux vous en montrer plein je peux vous en montrer plein franchement regardez voilà je peux vous en montrer je peux vous en montrer d'autres écoutez ce que je raconte c'est l'acte 2 le 24 novembre à chaque fois qu'on me dit Anas pourquoi vous rejoignez pas les gilets jaunes vous machin le 1er décembre je peux vous en montrer plein les camarades moi j'ai pas besoin de me justifier est-ce que j'étais avec les gilets jaunes ou pas avec les gilets jaunes j'ai toujours été avec vous et c'est pour ça que je me permets de vous solliciter avec les gens d'en bas nous on a été là dès le début et contre vents et marées parce que je peux vous dire le 24 novembre lorsqu'on a dit aux gens on va aller manifester etc il y a que des fachos les gilets jaunes c'est que tout ce que des fachos et nous on est parti avec les cheminots de notre collectif intergare mais également avec le comité justice et vérité pour Adama on a mis les 24 novembre dans l'avenue des chances c'était des fachos nous on a ramené les gens des quartiers avec nous dans le mouvement des gilets jaunes donc moi j'ai pas trop de leçons à recevoir là dessus chers camarades mais il va falloir que ces images là du 24 la massivité il va falloir revenir moi j'ai essayé de faire ce que je peux mais que à mon petit niveau malheureusement je peux pas j'ai pas la possibilité d'appeler plus largement donc voilà chers camarades et puis juste pour terminer je voulais qu'on fasse un petit big up de la ligne 6 ensemble des grévis semaine noire la ligne 9 déjà annonce une semaine noire dans la ligne 9 cet appel là de la ligne 9 ça soit l'appel de tout le monde tout le monde doit appeler à généraliser la grève avec un seul mot d'ordre ni négociable il n'y a plus rien à négocier il n'y a rien à négocier il n'y a aucune chaise vide ou pleine à occuper il faut que tout le monde se mette dans la bataille rassemblement au dépôt de vitry pour les camarades François et Patrick à midi au dépôt de vitry d'accord taper dépôt de bus vitry dans le 94 à midi rassemblement pour des camarades 18h parvis de la gare du nord grosse conférence de presse sur la question de la répression lors de la manifestation de jeudi mais de manière générale autour de la répression massive qu'on connait depuis 38 jours dans les différents dépôts de bus à 18h avec un certain nombre d'organisations politiques de personnalités politiques syndicales et autres il y aura par exemple Olivier Besancenot Eric Coquerel Esther Benbassa il y aura notamment si elle me confirme très rapidement Assa Traoré du comité justice et vérité pour Adama j'attends le retour de Yann Brossat du PCF etc enfin voilà on va appeler un certain nombre de personnes mais également des grévistes des salariés tout le monde à venir sur le parvis de la gare du nord et puis il y aura des temps forts des actions importantes des mobilisations importantes et on va essayer de faire en sorte que les prochaines manifestations la prochaine manif si c'est jeudi qu'il y a un appel national à monter sur Paris il va falloir que l'ensemble des secteurs de province notamment de la SNCF nos camarades cheminots on refasse un 22 mars 2018 qu'on soit massif dans la rue donc voilà et puis il va y avoir un certain nombre d'actions donc je vous invite chers camarades à arrêter la grève par procuration mais à vous mettre dans la grève totale et inconditionnelle jusqu'au retrait total de cette réforme l'argent ça va ça vient mais l'essentiel c'est le retrait total et c'est le maintien de nos acquis et puis derrière je vous assure que si on gagne cette bataille mon dieu ce n'est pas juste l'histoire d'une réforme par points d'un système de retraite chers camarades c'est l'histoire de la lutte des classes qui est en train de se jouer c'est nous contre eux la bourgeoisie contre les ouvriers et c'est les ouvriers qui doivent gagner et tout le monde nous regarde au Chili en Équateur en Argentine au Brésil au Soudan au Liban ils regardent ce qui se passe en Angleterre en Allemagne tous ils sont en train de se dire est-ce que les ouvriers vont gagner contre le gouvernement Macron l'opinion publique est en train de se demander est-ce que les cheminots vont gagner est-ce que la RATP va gagner est-ce que la Raffinerie va gagner mais surtout ce n'est pas ça qu'il faut regarder mais il faut qu'on gagne tous c'est pour ça qu'il faut généraliser la grève si vous êtes en train de nous attendre comme des spectateurs d'un match de foot entre le Barça et le Real Madrid voilà il n'y a ni le Barça ni le Real Madrid on a besoin que vous veniez avec nous d'accord ne soyez pas spectateurs rejoignez-nous de toute urgence c'est important en tout cas la manifestation de jeudi vous l'avez démontré et aujourd'hui encore grosse mobilisation premier recul ou deuxième recul de Edouard Philippe du gouvernement qui n'avait pas envie de reculer sur l'âge pivot jeudi encore il disait que l'âge pivot on était intransigeant dessus il n'y aurait pas de recul ils ont reculé chers camarades c'est le 38ème jour de grève ça continue la grève est reconduite à minima partout dans tous les secteurs jusqu'à lundi et je vous l'assure la semaine prochaine la mobilisation va être importante n'écoutez pas ce qui se dit dans les médias les métros qui réouvrent c'est de la flûte d'accord c'est sur 5 ou 6 stations de 6h30 à 9h et après il n'y a plus rien d'accord allez demander aux usagers si le métro ça va bien ou les trains ça va bien c'est que du pipeau donc lâchez rien continuez soutenez-nous donnez de l'argent dans les caisses de grève et puis mettez-vous en grève aussi généralisez et dites-leur voilà il faut y aller il se passe quelque chose d'important et vous le raconter à vos enfants moi c'est juste ça que j'attends j'attends de pouvoir me la raconter dans 10 ou 15 ans et comme parce que moi j'ai vécu qu'avec 95 qu'avec le spectre de 95 ouais tu sais Anas en 95 nanana on faisait ça en 95 ceci cela moi j'ai envie de dire j'étais là en 2019 en 2020 on a continué et on a gagné ils ont reculé il faut les plier il faut aller jusqu'au bout donc chers camarades force à tous gardez le moral transmettez de la joie et de la bonne humeur à tout le monde et voilà reboostez tout le monde lundi ça repart de plus belle il faut une semaine noire il faut une semaine noire il faut que ça soit la semaine du retrait total de la réforme des retraites d'accord il faut lui dire lâche pivot tu le jettes à la poubelle nous c'est le retrait total ou rien du tout sinon il n'y a plus aucun train qui va continuer à rouler ni un métro donc voilà on continue et puis lâchez des thunes s'il vous plaît on en a bien besoin après 38 jours de grève on en a bien besoin merci à toutes et à tous merci d'avoir suivi ce live un samedi soir merci d'avoir été aussi nombreux merci d'avoir partagé massivement ce live merci d'être sur révolution permanente merci de liker la page merci de parler de nous voilà on n'est pas qu'un média on est aussi un courant politique on est une tendance du NPA donc voilà on fait également de la politique mais de la politique de classe de la politique révolutionnaire c'est à dire celle qui pense mais également celle qui agit celle qui est au front celle qui est sur le terrain et celle qui pense le mouvement et qui essaye de faire en sorte de mettre toutes ses forces dans la bataille pour gagner donc voilà soutenez révolution permanente lisez nos articles renseignez-vous sur ce qu'on fait et puis voilà et puis je l'espère un jour chers camarades qu'on est un parti révolutionnaire massif avec l'ensemble de l'avant-garde des ouvriers des travailleurs des travailleuses des gilets jaunes j'ai envie d'un parti révolutionnaire avec tout ce beau monde en fait avec toutes les personnes qui sont dans les dépôts de bus les lignes de métro les gares les gilets jaunes qui ont conscience en fait qu'à un moment donné ce n'est pas possible d'avoir comme seul choix Marine Le Pen ou Macron en 2022 que ce n'est pas possible d'avoir comme seul choix la régression sociale que ce n'est pas possible d'avoir comme seul choix 6 millions et demi de chômeurs que ce n'est pas possible d'avoir comme seul choix 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté que ce n'est pas possible d'avoir comme seul choix 200 000 SDF et 600 qui sont morts l'an dernier que le seul choix qui s'oppose à nous c'est celui du pouvoir et du pouvoir des travailleurs c'est à dire de la classe de la classe ouvrière à l'avant-garde la classe ouvrière qui moi je l'espère à un moment donné décidera de prendre son destin en main après cette réforme des retraites et qu'on passe à l'offensive et qu'à un moment donné qu'on dise aux capitalistes aux patrons aux bourgeois celles et ceux qui se gavent sur notre dos qui font en sorte de nous mettre la tête plus bas que terre et bien de leur dire à un moment donné on a relevé la tête on vous a montré que lorsqu'on ne travaille pas lorsqu'on fait grève et bien l'économie c'est nous qui la faisons vivre c'est nous qui la faisons tourner et que vous là qui prenez des milliards vous ne servez à rien du tout si les travailleurs sont à l'arrêt si les travailleurs ne font rien les patrons ne servent à rien la preuve étant que Carlos Ghosn pendant qu'il fait des va-et-vient en jet privé entre le Japon et l'Iran ou je ne sais plus quel pays ou le Liban d'accord lorsque Ghosn est en train de se balader Renault tourne il y a des smicards il y a des intérimaires chez Renault chaque matin chaque soir qui se réveillent qui mettent des pare-chocs de Clio qui mettent des capots de Scénic et ça va très bien pour eux sauf qu'eux ils sont au smic pendant que l'autre il est parti se cacher dans une malle entre le Japon et le Liban et il a une conférence de presse en grande pompe pour dire que tout va bien et le mec il est millionnaire il est encore patron de Renault et il prend des thunes à Renault alors que le gars n'a même pas mis un pied dans une usine Renault depuis je ne sais pas combien de temps il est la démonstration Carlos Ghosn que le patronat ne sert à rien mettez Carlos Ghosn en prison et laissez les ouvriers on voit le résultat mettez les ouvriers en prison et mettez Carlos Ghosn dans Renault et on va voir combien de voitures il est capable de sortir lui on va voir combien Carlos Ghosn il est capable de créer de richesses dans une journée qu'on rigole 5 minutes mettez Bernard Arnault tout seul dans un magasin Dior ou dans une usine de confection Louis Vuitton on va voir combien de sac à main Louis Vuitton le grand Bernard Arnault l'homme d'affaires combien il est capable de sortir de sac à main ils ne servent à rien sans nous et on est en train de le démontrer c'est pour ça qu'ils répriment sévèrement et c'est pour ça qu'ils font en sorte de ne rien donner dans la grève sinon lorsqu'ils sont contraints de tout perdre d'accord et c'est parce qu'on est en train de leur démontrer que sans les travailleurs sans les travailleuses le monde ne tourne pas donc il va falloir que derrière la seconde étape ça soit de se dire à nous de décider à un moment donné à nous de prendre le pouvoir et pour ça chers camarades ça ne peut pas se faire avec des beaux discours ça ne peut pas se faire avec de la spontanéité ça ne peut pas se faire avec de l'incantation ou quoi que ce soit ou des tracts syndicaux ça peut se faire uniquement avec un réel parti révolutionnaire un réel parti révolutionnaire qui rassemble l'ensemble des travailleuses des travailleurs des militants les plus conscients les plus offensifs en fait les grands stratèges il va nous falloir ce parti là et j'espère de toute urgence parce qu'il est hors de question que moi en 2022 je vote entre Macron et Le Pen ou que je fasse blanc et que pendant 5 ans je retourne dans des grèves à galérer donc voilà force à tous et merci à tous je vous embrasse et à très bientôt on lâche rien ciao on lâche rien on lâche rien
Anasse Kazib