Loi d’urgence agricole : Benoît Biteau appelle à changer de cap
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Benoît BiteauFait
« Ce n'est pas avec les recettes qui ont conduit à cette dramatique situation que nous pourrons trouver les réponses efficaces pour sortir de cette crise profonde »
- 0:30Benoît BiteauChiffre
« Les 6 % d'irrigants ou les 3 % d'éleveurs concernés par des démarches ICPE »
- 1:00Benoît BiteauFait
« L'agroécologie, est-ce que ça peut être le label HVE haute valeur environnementale qui utilise encore des pesticides et des engrais de synthèse ? »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Nous partageons le diagnostic l'état des lieux, l'urgence à agir pour l'agriculture, pour les agriculteurs et pour les sortir d'une crise qui n'est pas conjoncturelle mais profondément structurelle. Mais pour se faire, nous devons revenir aux fondamentaux. Ce n'est pas avec les recettes qui ont conduit à cette dramatique situation que nous pourrons trouver les réponses efficaces pour sortir de cette crise profonde, ni en s'adressant qu'à une infime minorité d'agriculteurs, une frange très faible comme les 6 % d'irrigants ou les 3 % d'éleveurs concernés par des démarches ICPE. et laisser donc la très grande majorité qui souffre sur le bord de la route.
Mal nommer les choses, c'est ajouté au malheur de ce monde, aurait dit Albert Camenu. Les détournements sémantiques sont une forme de récupération politique. L'agroécologie, est-ce que ça peut être le label HVE haute valeur environnementale qui utilise encore des pesticides et des engrais de synthèse ?
Est-ce que la souveraineté alimentaire ne devrait pas être cantonnée à sa définition intrinsèque qui consiste à dire qu'il ait le droit des peuples à définir leur propre système alimentaire et agricole ainsi qu'un accès à l'alimentation saine ? Cette définition confirme que quand nous parlons agriculteur agriculture pardon, nous parlons de l'alimentation de tout le monde. Nous parlons de l'eau que nous buvons tous les jours.
Nous parlons de l'air que nous respirons à chaque instant. Nous parlons de notre santé. Nous parlons aussi de beaucoup beaucoup d'argent public.
Un texte qui confisque donc aux citoyens les droits de recours, les espaces de de concertation ne fait donc pas référence à la notion intrinsèque de la souveraineté alimentaire. Ce qui menace d'ailleurs la souveraineté alimentaire, c'est le dérèglement climatique, c'est l'effondrement de la biodiversité. Un texte qui accélère ce dérèglement climatique, un texte qui accélère l'effondrement de la biodiversité, ne fait non plus pas référence à la souveraineté alimentaire sur l'eau.
Bien sûr que nous avons besoin d'eau pour réussir en agriculture, mais c'est profondément méprisant voire insultant de considérer que seuls les irrigants participent à la souveraineté alimentaire quand ils ne sont que 5 ou 6 % sur ce territoire. Comment recevons-nous cette affirmation quand on fait partie des 94 % d'agriculteurs qui produisent sans avoir recours à cette irrigation sur les mégabassines ? Une alternative simple qu'on doit absolument mettre en œuvre avant de commencer à engager de l'argent public sur ces mégabassines, c'est la restauration du cycle de l'eau.
C'est l'aménagement du territoire. Si on engloutissait autant d'argent public qu'on est prêt à en engloutir sur les mégabassines dans l'aménagement du territoire, on réglerait en même temps, et c'est la mode depuis 2017, le problème des inondations parce queon serait accueillir, j'adore ce verbe quand on parle d'eau, accueillir l'eau, la retenir, la ralentir, la laisser s'infiltrer, la laisser recharger les nappes souterraines et la laisser stocker dans des dans des zones humides qui pourraient relâcher l'eau au moment où on en a besoin. Et c'est ça engager l'argent public dans le bon sens en restaurant le grand cycle de l'eau et donc satisfaire 100 % des agriculteurs, 100 % des usagers de l'eau.
Quand on sait que l'évacuation de l'eau à la mer a été précisément organisée par ceux qui aujourd'hui à grand renfort d'argent public réclament des mégabassines, on voit bien à qui s'adresse ce texte ce texte de loi en direction des agriculteurs. Alors, nous devons reméandrer les cours d'eau, recréer les zones humides, repenser le la plantation des arbres pour précisément réussir le retour du fonctionnement de grand cycle de l'eau. Parce que oui, les zones humides sont stratégiques parce que un hectare de zone humide s'écreste autant de gaz à effet qu'un 1 hectare de forêt.
Oui, les zones humides sont stratégiques parce que la biodiversité y est présente et c'est cette biodiversité qui va visiter les fleurs, des plantes qui vont produire des grains, des des fruits et des légumes qui vont tenir la souveraineté alimentaire parce que oui, ces zones humides participent à une gestion de l'eau qui va permettre de fournir de l'eau potable en quantité et en qualité suffisante comme le réclame mon collègue Jean-Claub Dreot. et accompagner une agriculture qui serait respectueuse de cette eau, c'est la triple performance parce que on va fournir de l'eau potable de bonne qualité avec beaucoup moins d'argent public et accompagner les agriculteurs en difficulté économique dans la rémunération de services rendus à l'agriculture. Et donc je vais conclure en disant que ce texte de loi, contrairement à ce que vous dites madame Jeunevar, ne permet pas de réconcilier les agriculteurs et les mangeurs, ne permet pas non plus de réconcilier l'écologie et l'économie, ne permet pas non plus de réconcilier la nature et l'agriculture. Так.
Benoît Biteau