La fin de l'arme énergétique russe?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Sébastien GobertFait
« le secteur énergétique russe il va survivre même si il connaît de sérieux problèmes en ce moment »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
hier 8 février les États baltes se sont déconnectés du réseau de transmission d'électricité qui les relié à la Russie au Bélarus et à l'enclave de ciningrad ce n'est pas exactement la région de la Mer Noire mais c'est un élément de plus qui démontre l'affaiblissement de l'emprise énergétique que la Russie avait sur le continent européen bonjour à tous c'est Sébastien et bienvenue dans cette vidéo où je vous propose un petit tour d'horizon pour expliquer ce déclin de l'arme énergétique russe donc d'ors et déjà il faut voir que le secteur énergétique russe il va survivre même si il connaît de sérieux problèmes en ce moment mais ce dont je veux parler dans cette vidéo c'est la manière dont l'Europe se découple progressivement des approvisionnements énergétiqu russe pour illustrer que mathématiquement et bien cela renforce la position politique de Bruxelles par rapport à Moscou donc pour ce tour deh horizon je vais parler de cette déconnexion des États baltes mais je vais aussi aborder les questions qui sont liées au transit par le territoire ukrainien que ce soit du gaz ou du pétrole et je vais terminer par la Transnistrie puisque demain 10 février il y a une deadline importante donc ce février l'Estonie la Lettonie et la Lituanie se sont déconnectés du réseau de transmission d'électricité qui les reliait à la Russie au Bélarus et à kalalinigrade donc un héritage de l'époque soviétique c'est ce qu'on appelle le Baltic synchro donc qui était prévu pour la fin 2025 mais qui a été avancé de 11 mois à cause de l'invasion de l'Ukraine et ça veut dire que désormais ce sont talin Riga et Vilnius qui gèent leurs approvisionnements en électricité et non pas Moscou il faut voir aussi que cette déconnexion et bien elle isole encore un peu plus cette enclave de lingrade qui est-elle passée en mode autonome et elle a suffisamment d'installations électriques pour subvenir à ses propres besoins mais donc elle est complètement déconnecté du monde extérieur et cette déconnexion d'hier elle a été suivie par la connexion aujourd'hui donc des trois étabales au uctti donc c'est le Union for coordination of the transmission of electricity aussi connu comme le réseau continental européen et donc concrètement ça veut dire que la fréquence de transmission de l'électricité sur le réseau des trois état Balt est maintenant synchronisé avec celle du reste de l'Europe continent et elle n'est plus à la même fréquence que celle de la Russie du Bélarus et de caliningrade et on voit sur cette carte que l'Ukraine et la Moldavie font déjà partie de ce uctti depuis le 16 mars 2022 la connexion et la synchronisation de ces deux pays elle avait été préparé en amont il y avait beaucoup de choses qui avaient été faites depuis 2015 mais en 2022 le passage s'est fait comme une mesure d'urgence après l'invasion russe de l'Ukraine les état baltes eux ils ont eu plus de temps parce qu'il y avait beaucoup de travaux d'aménagement à faire sur les lignes à haute tension sur les inter connecteur sur les centrales de transmission mais malgré ces préparatifs patients la déconnexion elle ne va quand même pas de soi puisque les trois pays ne sont reliés au reste du continent que par un seul interconnecteur entre la Lituanie et la Pologne et un deuxième est attendu pour 2030-231 ce qui veut dire queentre maintenant et 2030-231 les trois état baltes ils sont dépendants de la qualité de l'équipement de la météo et évidemment des éventuelles attaques hybrides russes en tous les cas ça a été salué comme une victoire géopolitique dans les trois États baltes mais aussi à Bruxelles car c'est un signe que cette emprise énergétique de la Russie sur le continent diminue et ça donc je reviens vers la région de la Mer Noire on l'a vu avec l'arrêt du transit de gaz russe par le territoire ukrainien le 1er janvier 2025 c'est un arrêt qui a créé un manque à gagner pour la Russie d'environ 6 milliards de dollars par an donc sur cette question du transit de gaz mais aussi de pétrole à travers le territoire ukrainien il y a plusieurs dimensions d'abord c'est celle de l'ajustement des consommateurs européens l'arrêt du transit de gaz par le territoire ukrainien il a été mal vécu par la Hongrie mais surtout par la Slovaquie qui dépendent massivement du gaz russe et qui n'ont pas fait beaucoup d'efforts depuis 2022 pour se diversifier et le Premier ministre Robert fitzo il est parti en guerre ouverte contre volodimir Zelenski en plus de la question gazière il a aussi accusé keV de faumer un coup d'État pour renverser son gouvernement et entre deux accusations plus ou moins fumeuses il est allé plaider sa cause à Moscou et à Bruxelles mais pour l'instant sans grand succès depuis le 1er janvier Robert on a l'impression qu'il s'énerve un peu tout seul dans son coin alors que son pays ne connaît pas de pénurie de gaz déjà elle avait des stocks et ensuite elle a renégocier des contrats d'approvisionnement sur les marchés européens et finalement ça n'a posé aucun problème d'autant que les autres États européens ils se sont eux adapté depuis 2022 et donc l'arrêt du transit de gaz par le territoire ukrainien le 1er janvier ils ne l'ont presque pas senti et d'ailleurs on voit que les prix du gaz sur les marchés européens sont restés très stables voire même en diminution par rapport à 2024 et 2023 cette adaptation des pays européens c'est parce qu'ils ont diversifié leurs approvisionnements donc auprès d'autres pays comme la Norvège l'Azerbaïjan le Qatar les États-Unis mais aussi parce que il continueent à consommer du gaz russe que ce soit par le gazoduc turkstream donc à travers la Turquie mais aussi sur la forme de gaz naturel liqufié le GNL parce que à travers l'Europe les terminaux de GNL donc qui est livré par bateau et bien il tourne à plein la France est un des principaux importateurs de GNL russes et l'année 2024 a d'ailleurs marqué un record pour les importations européennes puisque les 27 ont importé à peu près 18 millions de tonnes de GNL russe c'est-à-dire environ 20 % de leurs importations totales à partir de 2022 Bruxelles a été très proactif pour se désolidariser des approvisionnement en gaz naturel russe et le pétrole russe a aussi été placé sous sanction mais par contre le GNL pas du tout et donc là-dessus la Russie continue à avoir une emprise énergétique très forte sur l'Europe même si 20 % des importations ça n'a absolument rien à voir avec les dépendances majeures qui préexistaient en 2022 donc en ce qui concerne le gaz la Russie a perdu de l'influence et elle n'a pas réussi à compenser les rentrées financières européennes par d'autres marchés notamment le marché chinois et c'est pour ça que dès 2023 Gazprom donc le géant d'État russe des hydrocarbures est devenu une entreprise déficitaire et ça donc c'est sur la question du gaz à travers cette dimension du transit par le territoire ukrainien mais il faut voir que par contre le pétrole lui il continue à couler dans l'oléoduc drougeba et donc à travers le territoire ukrainien et en 2024 11,5 millions de tonnes de pétrole sont passés par le territoire ukrainien Kief y a gagné 250 millions de dollars donc en droit de transit mais la Russie a gagné pas moins de 6 milliards de dollars en vendant son pétrole et donc ça reste une rentrée conséquente le volume de pétrole qui passe par l'Ukraine il diminue d'année en année comme vous pouvez le voir sur ce graphique et donc ça fait moins de rentrée financière mais ça reste quand même quelque chose ce pétrole il est à la destination de la Hongrie de la Slovaquie et la République tchèque ces trois États membres de l'Union européenne qui ont obtenu une exemption quand Bruxelles a interdit les importations de pétrole russe pourquoi cette exception parce que ces trois pays sont enclavés ils n'ont pas accès à la mer et donc c'était un peu plus difficile pour eux de trouver des routes alternative mais donc l'idée de cette exemption c'est qu'elle est temporaire le temps de trouver une alternative Prague a cherché à diversifier ses approvisionnements par contre Budapest et Bratislava n'ont fait aucun effort dans ce sens et donc ça continue à faire des rentrées financières appréciables pour la Russie et ça évidemment on peut imaginer que ça ne dérange ni Victor Orban ni Robert fitzo de financer Vladimir Poutine et de son côté Kief a déjà exclu d'interrompre le transit de pétrole par son territoire puisque cet accord il court jusqu'en 2029 et keV ne veut pas prendre le risque de violer les termes de ce contrat et de se mettre en porte à faau avec les pays européens et aussi avec le droit international là déjà dans tout ce que j'ai dit on voit bien que l'emprise énergétique de de la Russie sur le continent européen elle a diminué depuis 2022 encore une fois ça ne veut pas dire que le secteur énergétique russe ne va pas survivre mais ça découple l'Europe des approvisionnements russes et donc ça donne plus de marge de manœuvre à Bruxelles pour résister à l'invasion russe de l'Ukraine les Européens de même que les ukrainiens et les Moldaves ils ne dépendent plus de la Russie pour leurs approvisionnements en électricité ce qui évidemment n'a jamais été vrai pour la France et l'Europe occidentale en général mais ce qu'il a été pour les pays d'Europe centrale et orientale pour le gaz les européens continuent a consommer du gaz russe mais ça a baissé énormément à part évidemment les importations de GNL ce qui met par ailleurs en lumière une grosse hypocrisie des Européens sur le sujet et pour le pétrole l'influence russe est marginale puisque elle ne concerne plus que trois pays et potentiellement deux pays si jamais la République tchèque réussit à effectivement diversifier ses approvisionnements ça c'est quand même très dur pour le secteur pétrolier russe qui a souffert ces derniers temps de beaucoup de destruction à la suite de raid de drone ukrainien et qui a aussi souffert des sanctions occidentales contre sa flotte fantôme et donc ses possibilités d'exporter du pétrole malgré les sanctions il reste beaucoup d'interaction et une dépendance européenne dans le secteur du nucléaire mais c'est un secteur très spécifique donc je n'entre pas là-dedans et je parle de mon dernier cas d'étude qui montre la perte d'influence énergétique de la Russie en Europe et bien c'est la Transnistrie je ne reviens pas sur tous les détails de l'affaire vous pouvez regarder ma dernière vidéo sur le sujet mais demain 10 février c'est la fin d'une période d'urgence pendant laquelle du gaz subventionné par l'Union européenne a été livré à Tiraspol donc la capitale de la Transnistrie pour éviter une crise humanitaire et à partir de là la Transnistrie a deux options soit utiliser de l'argent européen pour acheter du gaz sur les marchés européens sachant qu'il y a des conditions qui accompagne cette aide notamment sur le respect des droits de l'homme mais aussi sur l'augmentation progressive des prix du gaz en Transnistrie et là-dessus il faut mentionner que la Commission européenne aide beaucoup kichino et voudrait aider tiras Paul Bruxelles a prévu un paquet d'assistance de 250 millions d'euros et donc il y a une véritable solidarité européenne qui se met en place avec ce pays candidat mais donc ça c'est la première option et la seconde option c'est que la Transnistrie achète elle-même son gaz avec une aide russe et visiblement depuis 2 jours il y a un accord qui se noue avec une compagnie hongroise qui va se charger des approvisionnements en gaz pour la transistrie mais cette deuxième option elle se fait quand même sur les marchés européens donc il n'y a plus d'approvisionnement direct entre la Russie et la Transnistrie et en plus de ça kishino veut avoir avir un droit de regard sur les conditions du contrat pour être sûr que celui-ci respecte les règles moldaves et européennes donc dans les deux cas Moscou a perdu son influence directe sur la Transnistrie et il n'y a pas de scénario qui prévoit qu'elle puisse la rétablir à part si cette question du transit de gaz pour la Transnistrie et bien elle s'inclut dans un deal dans un accord de cesser le feu qui pourrait être négocié dans les semaines dans les mois qui viennent mais ça ça reste vraiment à voir puisque ça serait considéré comme une sorte de capitulation par les Ukrainiens en fait sur donc en fait sur sur tous les plans on constate cette tectonique des plaques qui fait que depuis 2022 les européens se sont peu à peu dégagés de l'emprise russse ça n'est pas linéaire il y a des hypocrisies et des exemptions il y a des contournements de sanctions et des dépendances qui demeurent et puis j'essaie pas non plus de vous vendre un scénario tout rose puisque la dépendance aux hydrocarbures russes elle a été remplacée par d'autres dépendances donc notamment aux États-Unis au Qatar à l'Azerbaïdjan et en plus le fait que l'Europe importe moins d'hydrocarbures russe ça n'a absolument pas du tout aidé à respecter ses engagements environnementaux mais il n'empêche que cette rupture elle est historique puisqu'elle met fin progressivement à une relation énergétique qui date des années 1970 et cette rupture elle est probablement de longue durée il y a beaucoup de gens en Europe qui souhaiterait rétablir une relation constructive avec la Russie mais ce qu'il faut voir c'est que après le traumatisme de l'invasion de l'Ukraine il y a plus rien qui va de soi et si l'on parle des conditions d'un éventuel accord de cesser le feu Donald Trump lui il est très intéressé devant vendre du GNL et du pétrole aux Européens et donc il fera probablement tout pour que cette relation énergétique entre l'Europe et la Russie ne soit pas rétabli comme avant 2022 donc ce que l'on vit est véritablement historique voilà je m'arrête ici merci de m'avoir regardé jusqu'au bout je file et je vous retrouve très vite