Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1 (sur YouTube)· 11 février 2026 10 min

A.de Montchalin/Cour des comptes : Macron cherche-t-il à verrouiller les institutions ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

13h 14h Europa info. Merci de nous rejoindre sur Europe il est 13h302. Vous écoutez Cali Mathias et ces deux chroniqueurs George Fenc et Jean-Claude on va revenir à la sur la révolution de la politique familiale qui est demandée par une mission parlementaire sur la natalité.

Mais juste avant quand même, on va parler de cette nomination à la Cour des comptes. Je le disais dans le journal permanent, le Oui. Mo de Brégon, elle en a parlé mais surtout Améline Monchalin va prendre ses fonctions en tant que première présidente de la Cour des comptes le 23 février prochain.

C'est rapide d'ailleurs comme nomination. Ça a créé la polémique. Je vous propose tout d'abord d'écouter Maud Brégon, la porte-parole du gouvernement qui a répondu ce matin à cette nomination et Henry Genot, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozi.

J'entends au fond une partie par exemple du Rassemblement national de la Francezoumise aussi pointer du doigt une nomination qui serait une nomination partisane. Or Amélie de Monchalin a toutes les compétences pour mener à bien cette mission là. Par ailleurs, le président de la République a eu un mot sur cette nomination et donc je me permets de vous le dire.

Il n'est pas inusuel d'avoir un responsable politique à ce poste. Confère ce que je viens de vous dire et il n'est pas inhabituel d'avoir des des ministres nommés. C'est arrivé par le passé.

On a jamais vu ça. C'est pas parce que le président de la République peut nommer n'importe qui qui peut se donner le droit de nommer quelqu'un de 40 ans à la tête de la Cour des comptes. Personne ne fait ça.

Ça veut dire qu'elle peut rester 28 ans. C'est un poste irrévocable. Alors, vous avez entendu Mot Bréon puis Henry Geno qui est défavorable.

Et vous alors cette nomination vous choque-t-elle ? Jean-Claude d'acier ? Non, non, non.

Je pense que d'abord il faut privilégier la compétence et nul ne peut penser que madame de Montchanin ne soit pas compétente en la question. C'est une évidence, même si elle a accouché avec son ministre d'un d'un budget qui ne faut pas grand-chose dans la situation politique que nous connaissons, je vois pas très bien comment on pouvait faire mieux. Maintenant, c'est vrai que la situation peut interroger, dire qu'elle va pouvoir rester 28 ou 30 ans en poste jusqu'à la retraite.

Je n'y crois pas trop parce que cette jeune femme a de l'ambition et qu'elle ne restera sûrement pas tout ce temps à la tête de la de la cour des comptes. Je m'interroge entre nous sur l'efficacité de la Cour des comptes. Je pense qu'un service dédié auprès du premier ministre serait largement suffisant dans la mesure où la Cour des comptes accouche régulièrement de plusieurs alors ça c'est c'est encore un autre débatre débat qui me paraît central et bon enfin centrale ça me paraît important c'est que de toute façon personne ne fait attention à part les médias de temps en temps sur le teneur des rapports mais il y a il y a à dire il y a à dire incontestablement mais bon tous les président tous les présidents écoutez Écoutez, c'est quand même extraordinaire que on entende l'opposition faire un certain nombre de reproches à Macron pour lequel je n'ai aucune sympathie particulière.

Néanmoins, tous les postes à l'heure actuelle où étaient il y a quelques semaines encore avec des socialistes à leur tête à condition à votre avis, ils ont été nommés par qui ? Tous les présidents de la République ont nommé évidemment leurs amis à la tête des grandes institutions de la République. C'est peut-être pas bien.

Moi, je préférerais le spoil système à l'américaine. C'est-à-dire que un président qui a envie d'appliquer une certaine politique a besoin d'avoir des des des gens qui comprennent l'esprit de sa politique à la tête des grandes institutions. Faisons ça si vous voulez.

Mais euh honnêtement, les la politique qui consiste à reprocher à Macron de nommer ses copains à la tête des grandes institutions me paraît pas très sérieuse. Tous les présidents ont fait la même chose et encore une fois, c'est le système dans son ensemble qu'il faut revoir. George Fenc, est-ce que cette nomination vous choque déjà ?

Alors, une fois n'est pas coutume, je suis en total désaccord avec mon ami Jean raison. Totalement parce que là, on parle pas des institutions comme vous dites, des institutions, on parle d'une institution judiciaire. qui est la cour des comptes.

Ce sont des magistrats, ce sont pas des politiques, mais elle va le devenir. Elle va le devenir puisquelle est non, vous comprenez. Et comme le dit très bien Henri Genot, moi je me mets à la place des magistrats de la Cour des comptes dont je rappelle c'est une juridiction, une juridiction d'appel de toutes les décisions des Chambres régionales des comptes.

C'est un statut d'indépendance. C'est pas un statut d'une institution révocable à Nutum qu'on va dans des agences. C'est la justice.

Là, on nomme pas par exemple un premier président de la C de cassation de cette manière-là à 40 ans. Il y a tout un cursus, il y a une prise de grade d'avancement, d'ancienneté. Moi, j'imagine les conseillers de la Cour des comptes quand on leur apprend qu'une femme politique dont la compétence n'est pas remise en cause par ailleurs va être à la tête de cette noble dame de la rue Cambon.

Ça va les réveiller, c'est bien. Mais non, mais non, c'est pas ça. C'est pas le principe d'être réveillé.

C'est le principe d'avoir une une sérénité, une indépendance de la justice financière. Mais oui, mais ça peut vous dites sa compétence n'est pas remise en en cause quand même. Oui, mais c'est contraire c'est contraire à toutes les traditions et à à tous les principes mêmes des nominations dans la justice.

C'est la première fois que c'est une femme une jeune femme aussi. Ça peut peut-être que ça peut voulez pas me comprendre. Mais si je veux bien par de la même chose.

Je suis aussi je suis aussi pour les jeunes femmes les compétences mais là il s'agit d'une institution séparation des pouvoirs. C'est la justice. C'est pas autre chose que la justice.

Je je n'ai mis aucun aucun on ném metettra aucun aucune critique quand un ministre est nommé à 25 ou 28 ou 29 ans. C'est pas le sujet. Mais là, on est dans une institution indépendante de l'exécutif, c'est une instion judiciaire.

Donc c'est du jamais vu. Et en plus, il y a effectivement ce problème de conflit d'intérêt qui me paraît mais totalement évident. Était la ministre du budget, elle va bientôt être saisie de ce que elle-même a fait.

On nous dit "Mais elle va se mettre en retrait." C'est ce qui nous expliqué. Elle va mettre mais ça va être très compliqué mais elle se remettra pas en retrait de sa fonction de premier président.

Et vous avez les conseillers de la Cour des comptes dont dépend de la carrière de qui ? De madame la première présidente. Ils vont quand même pas aller à l'encontre je dirais comme ça naturellement sans qu'aucune instruction leur soit donnée.

À l'encontre des des visions de de la la première présidente va influer. J'écoute ce que tu dis mon cher George, c'est pas possible. J'écoute ce que tu dis et je suis prêt à à à en tenir largement compte. simplement qu'est-ce que tu fais pour monsieur Ferrand qui a été nommé il y a quelques semaines à la présidence du Conseil constitutionnel qu'est-ce que tu fais du Conseil d'État qui est évidemment dirigé par les anciens de François à l'améine le conseil const pareil et le conseil d'état ce sont des juridictions va être nom s'il vous plaît George Fecla chacun à votre tour promis je vous donnerai la parole c'est n pas normal de nommer comme vice-président du Conseil d'État, président de la section du contentieux quand même, donc de toutes les jistes, l'ancien directeur de cabinet Jean-Marc, c'est pas fait encore pour l'instant.

Non, non, je non. Oui, oui, mais le vice-président du Conseil d'État va de nouveau va devoir être nommé aussi. On parlait pas du même le conseil constitutionnel qui est peuplé d'homme politique, c'est pas normal.

C'est pas normal que tous les anciens premier ministres deviennent membres du conseil ou président du conseil constitutionnel. quand il y a pas de poste dans les grandes institutions que tu connais et bien on nomme au conseil économique et social. Je me souviens encore d'un président fameux qui a mis oui peut-être mais qui a élu mis sur place une ancienne chanteuse de ces relations.

Bah tout ça n'est pas sérieux. Il serait temps de mettre un terme à cette fraie. On dit que ces nominations seraient aussi pour Emmanuel Macron une manière de verrouiller les principales institutions, les principaux contrepouvoirs.

C'est évident parce que là ce sont des statuts d'inamovibilité, on ne pourra plus les toucher. Donc en 2027, il y aura une élection présidentielle, il y aura un nouveau président ou une nouvelle présidente qui pourra pas faire passer les lois voulues par le peuple parce qu'elle sera barrée par ces juridictions qui sont tenues par des politiques et non pas par des magistrats. Vous savez ce que disait Robert Binter ?

Il disait "J'ai un moment où on est nommé à ce poste, il y a un devoir d'ingratitude." Je trouve l'expression d'ailleurs par ailleurs assez jolie. exagérer.

Franchement, est-ce que c'est est-ce que vous ne pensez pas que ces gens-là qui sont nommés euh auront peut-être je j'ai la clairvoyance d'avoir ce devoir d'ingratitude ? Vous savez, l'important c'est l'apparence. Est-ce que il a l'apparence d'un quelqu'un d'indépendant par rapport au pouvoir exécutif ?

Quand vous êtes nommé par le pouvoir exécutif de cette manière-là au moment où je dirais c'est la course aux abris en ce moment on assiste à la course aux abrisou mais qu'est-ce touche pas aux institutions inamovibles. On ne touche pas just pareil pour Ferand et le Conseil constitutionnel par cétait déjà un scandale. Il faut finir peut-être avec cela.

Il faudra proposer aux Français dans un référendum sans doute de réfléchir à la manière dont on pourrait travailler à l'avenir est en train de nous imposer le fait du prince. Mais il est pas le premier, il est même le dernier sur la liste. Ils ont tous tous tous pratiqué était un grand spécialiste effectivement à ce niveau, ils ont tous des milliers de nominations où ils mettent leurs copains c'est lamentable.

J'aurais préféré Henry qui lui est magistrat de la Cour des comptes et qui s'est exprimé en connaissance de côte, il sait très bien comment cette institution fonctionne. An Henry Guena par exemple, on était un très grand premier président, pourquoi pas lui ? Pourquoi madame Amélie Monchal ? dépendamment du fait que j'aime bien ce prénom.