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interviewSud Radio (sur YouTube)· 3 juin 2026 20 min

Que dirait le Général de Gaulle de la France de 2026 ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face. Jean-François Aquili. Que dirait le général de Gaulle de la France de 2026.

C'est une vraie question [musique] que nous pouvons nous poser ce matin à l'occasion de la sortie dans les salles de la bataille de Gaulle, l'âge de fer. Un film, un long métrage, c'est le premier. Il y en a deux.

Signé Antonin Baudri, l'un des films les plus attendus du cinéma français. très gros budget avec Simon Abcarian pour incarner le général. Je crois que c'est 70 millions d'euros le budget.

Pour en parler ce matin, bonjour non pas du film seulement mais de du général en 2026. [musique] Bonjour Arnaudessier, bienvenue. Vous êtes historien esséiste, auteur du très remarqué Charles de Gaulle, l'angoisse et la grandeur aux éditions Timpus qui sort en poche m'a-ton dit.

Euh c'est une preuve du succès. Si quand un livre est décliné en poche, c'est que ça va bien. Euh bienvenue à notessier d'un mot et vous nous appelez au 0826 300.

Je prends vos appels dès que vous appelez. Arnaud Tessier. Vous avez vu le film en avant-première vous ?

Oui, je l'ai vu. Oui. Oui.

Euh vous l'avez critiqué dans le point. Oui, j'ai sur le site du point et j'ai fait une critique assez sévère. Euh et pourquoi ?

Parce que ce n'est pas de goal. Euh d'abord, il y a beaucoup de il y a des éléments historiques un peu curieux, mais je vais pas faire l'inventaire. C'est pas une histoire de bouton de guêre comme je dis he, c'est des choses quand même assez lourdes.

Et puis même un exemple de de de liberté avec l'histoire. Ah bah oui, c'estd que l'assassinat d'Arlan, c'est un jeune homme exalté alors qu'en fait il y avait un complot très élaboré. Il y a toute une histoire derrière l'assassinat d'Arlan.

Euh il y a des curiosités. Vous évoquez Churchy leur micro aussi. Oui.

Oui. Puis surtout on a l'impression que le le De Gaul, c'est un militaire qui déboule de nulle part euh en mai 40 alors qu'il a toute une existence avant. Il est connu, il a publié des livres, le milieu politique le connaît.

Euh, on ne voit pas du tout la période qui précède l'armistice où il s'oppose à l'arrmistice où il rencontre Churchill. Mais c'est surtout la vérité psychologique. Malgré le talent de l'acteur qui joue de Gaulle et qui par moment par moment Simoncarian, il on voit qu'il a travaillé son rôle.

Il y a des moments où il a la bonne intonation, le bon regard, mais le texte ne va pas parce qu'on nous présente de Gaulle comme quelqu'un, une sorte de don qui chotte. Euh alors c'est pas tout à fait des il se bat pas tout à fait contre des moulins à vent mais enfin euh on nous présente une sorte de donut alors qu'en fait de Gaul est quelqu'un de très réaliste qui croit sincèrement en 40 et c'est ça le sens du 18 juin 40 que la guerre sera gagnée par les alliés que les États-Unis entreront en guerre que la guerre sera gagnée mais il pense qu'il faut que la France fasse partie de ceux qui vont gagner donc il a une vision en réalité il sait il sait ce qu'il fait euh je prendre un premier appel mais tout d'abord première question à renoter C'est un peu le le propos ce matin. Que dirait le général de Gaulle de la France d'aujourd'hui ?

J'ai envie de vous dire si le revenait la tient pour une semaine en France là enfin il y est toujours. Mais quel serait selon vous son son premier diagnostic ? Qu'est-ce qu'il dirait le général de Gaulle ?

Ah je peux pas parler à sa place mais je dirais qu'il ne serait pas surpris parce que même dans les mémoires d'espoir c'est qu'il a quand il a engagé la rédaction peu de temps avant sa mort et qui n'a pas pu achever. Il dit que le danger d'un retour au vieux système politique est possible. Donc il dirait je pense qu'avez-vous fait de ma 5e République que j'ai mis tant de peine à construire et puis il dirait vous êtes très affaibli intérieurement donc comment pouvez-vous affronter les dangers extérieurs parce qu'il serait très frappé aussi finalement du monde un peu démodé dans lequel nous vivons.

Il dirait au français je ne vous comprends plus peut-être à l'inverse du discours d'Alger hein ou mais de Gaul n'était pas si sévère envers les Français. Il était sévère envers ceux qui les dirigeaient qui oublient que la politique d'un pays, le gouvernement d'un pays, c'est un réalisme sans faille. Il parlait souvent tout le temps de la grandeur de la France, le général de Gaulle.

Est-ce que ce mot a encore un sens aujourd'hui ou du moins dans celui que le général imaginait hein de ce pays qui était prospère, qui était capable d'être indépendant, de de défier le le l'oncle Sam, si je puis dire, de se dire que l'Europe non, ce n'est pas possible ou l'OTAN, enfin peu importe. Qu'est-ce qu'il dirait le général aujourd'hui ? La grandeur pour De Gaul, ce n'est pas une sorte d'exaltation rhthorique d'une puissance révolue.

Pour Deg, la grandeur c'est l'ambition. De Gaul considérait que les Français devaient être à la hauteur de la France, qu' n'étaient pas propriétaire de la France, qu'elle venait du des trèsfonds de l'histoire, qu'elle avait un avenir parce qu'il se projetaiit toujours dans l'avenir. Et c'était ça la vision de de Gaulle.

Il fallait être à la hauteur de la France, il fallait avoir une ambition nationale et tirer les Français vers le haut. C'était ça l'idée de de grandeur. C'était pas encore une fois une exaltation rhthorique et ça reposait sur le courage de désigner le réel.

Je crois que c'est surtout ça qui a fait la force de de Gaulle. C'est ce qu'il fait le 18 juin 40. C'est ce qu'il fait en 58.

Il nomme ce qu'il voit. Il voit ce qu'il voit. Comme disait Peggy, il suffit pas de de de désigner ce qu'on voit.

Il faut voir ce que l'on voit. Il voyait le monde dangereux dans lequel la France entrait, l'Europe entrait. Et pour cela, il voulait une Europe forte, politique et pas simplement un marché commun étendu aux politiques.

Et il voulait une alliance équilibrée avec les États-Unis parce qu'il savait qu'un jour ou l'autre les États-Unis étaient susceptibles de se désintéresser du continent européen. Donc c'est surtout, je crois, l'attachement au réel au réel et à la désignation du réel que qui fait la force de De Gaulle. De fait, je rebondis sur ce que vous dites à l'instant Arnaudessier.

Je vous dois pas un commentaire politique mais plutôt historique. Une sorte de transposition quand vous prenez le l'actuel et lointain successeur le président Emmanuel Macron confronté à des périls. Je pense notamment la crise sanitaire ou la guerre en Ukraine.

Vous diriez qu'il y a quelque chose de de comment dit-on gauliste golien dans dans Golien ? C'est mieux, c'est mieux, c'est mieux, c'est plus adapté d'ailleurs. Vous préf donc Colen dans l'attitude du président actuel, il y a quelque chose qui rappelle ce que fut la France du général de Gaulle où nous sommes dans un modèle complètement différent aujourd'hui.

Non, je je ne parlerai pas de de la posture du président de la République. Ce qui est certain, c'est qu'il a la chance, enfin, il a l'atout incroyable que n'ont pas ses collègues européens. il a l'atout incroyable d'avoir quelque chose qui reste des institutions, c'est-à-dire cette chaîne de décision très courte en matière militaire et diplomatique.

Ça c'est général ça. Et ça c'est le du général de Gaulle et c'est pour ça qu'on a adopté sous sa présidence la dissuasion nucléaire tous azimut. J'ai Emmanuel Macron, quels que soient les qualités ou les défauts qu'on lui prête, il est détenteur.

Et ça, j'ai entendu François Hollande le dire aussi quand il a dit un jour je sais pas si tout le monde est ou a été ou sera golis mais tout le monde tout président de la République a été et ou seragoli à un moment donné parce que le président de la République en France a une capacité de décision dans les crises internationales qu'aucun autre chef d'état sauf sans doute le président des États-Unis n'a et ça c'est un L du général de Gaulle et ça reste même si nos institutions par ailleurs sont très abîmées. Si on prend un peu de recul quand François Mitteran accès de pouvoir en 1981, il est l'opposant historique général de Gaul et ses successeurs. On a l'impression qu'il qu'il épouse François Mterrand quelque part les codes euh du gaolisme dans sa gestion des affaires de l'État parce qu'au fond il est dans les pas du général et c'est la 5è ce sont les institutions de la 5e République.

Alors pas c'est les locataires hein. son projet politique n'était pas goien parce que il a fait la décentralisation d'une manière que qui n'était pas conforme il y a il y a il y a beaucoup de choses qui sont pas du tout goliennes et même très antigoliennes chez François Mitteran. Mais c'est vrai que par contre il a adopté notamment sur le plan international euh cette sorte de personnage qui est une grande force de nos institutions.

Il l'a montré d'ailleurs dans le soutien qu'il a apporté aux États-Unis notamment au moment de la crise des zomiciles ou au moment de la Première Guerre du golf. Donc François Mitteran avait parfaitement compris parce que c'était un homme de pouvoir les atouts que présentaient les institutions lorsqu'il s'agissait de prendre position sur le plan international. Vous diriez aujourd'hui parce que vous êtes un fin connaisseur, je rappelle vous êtes auteur de Charles de Gaul l'Anglois c'est la grandeur.

Vous le décrivez d'ailleurs dans dans votre essai il y a une forme de de sensibilité hein de de de presque de fragilité. Non, c'est pas le cas parce qu' il était capable d'affronter tous les périls. Mais il y a une forme de doute peut-être qu' qu'il manifeste enfin même si c'est un homme de décision quand même et de vision.

Oui. Alors, il il y a des moments où il hésite entre plusieurs hypothèses. Il le dit lui-même d'ailleurs, il dira "Il y a plusieurs moments de ma vie où j'ai j'ai hésité, j'ai failli partir et cetera." il le dira après mes 68 à propos de Baden Baden.

Donc il lui arrive [raclement de gorge] d'hésiter entre plusieurs partis mais la différence entre de Gaulle et beaucoup de politique hésitant c'est qu'une fois qu'il a pris son parti il dit comme il dit lui-même j'ai pris mes résolutions. C'est quelqu'un c'est pas quelqu'un et c'est là que le film aussi on voit une image fausse de de Gaulle. C'est quelqu'un qui peut douter, qui peut avoir des moments de de de doute et d'angoisse d'angoisse mais c'est quelqu'un qui ne désespère jamais. ni de la France, ni d'une certaine manière du destin de la France.

Euh, il y a une différence entre l'angoisse et le désespoir. C'est quelqu'un qui maîtrise son angoisse. Je vais vous poser une question après la pause.

C'est c'est maintenant l'heure de de de la pause. Qu'est-ce que à vous enfin beaucoup de responsables politiques se réclament aujourd'hui du gaolisme. Il y a eu le parti gauliste et ses avatars, si je puis dire, ou c'est ce qu' en reste aujourd'hui.

Est-ce qu'il y a encore des à vos yeux des héritiers aujourd'hui ? Allez, je vous pose la question de réfléchissez, vous avez le temps, c'est la pause. On se retrouve et vous nous appelez 0826 300, vous n'hésitez pas.

Euh pour la suite de la vérité en face, le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Aili [musique] avec Arnaud Tessier historien essayéiste, auteur de Charles de Gaul. L'angoisse c'est la grandeur aux éditions Timpus qui sort en poche.

Vous m'aviez dit c'est aujourd'hui. C'est demain. Demain je je dis c'est demain.

Oui oui bravo hein. Édition poche c'est plutôt la preuve du succès. Nous évoquons la bataille de Gaulle l'âge de faire le premier volet cinématographique signé à Antonin Baudric. vous avez critiqué parce que vous trouvez qu'il prend un peu trop de liberté avec la personnalité du général et quelques événements majeurs.

Euh peut-être un premier appel euh nous sommes avec Jean-Paul que vous appelez de Toulouse. Jean-Paul, vous voulez réagir ? Bonjour Jean-Paul.

Oui, bonjour Jean-François et bonjour à votre invité Arnaud Tessier. Arnaudessier. Euh on ne peut que on ne peut que réagir sur le comment dire sur de Gaul ce qu'a fait ce qu'a fait de Gaul qui était s'il revenait donc en voyant la France dans l'état où est la France donc il trouverait qu'on est en déliquence et on est cadence en cadence complète.

On a on a besoin [raclement de gorge] d'avoir des gens qui une certaine vision, une vision du pays, une vision de comment fonctionne le pays. Euh de Gaul, si Arnaud Tessier pourra donc euh me apporter des précisions, en avant la deuxème guerre mondiale, je crois que De Gaul avait publié unuscule sur la guerre sur la guerre future. Donc où il préconisait de mettre des divisions de de créer des divisions de blindé blindé.

Donc voilà, tout le monde lui a rayonné. En Allemagne, on a une communication un peu difficile. On vous entend pas très bien.

Vous disiez Jean-Paul, tout le monde lui a rayonné hein. C'est ce que vous voilà tout le monde lui a rayonné. Donc mais sauf les sauf les Allemands donc côté allemand les Allemands sont empressés de créer des des divisions de division de blindé.

Donc on a vu effectivement l'efficacité que ça a eu dans la 2è guerre mondiale. Mais après donc au niveau de on a besoin d'avoir effectivement des visionnaires, des gens qui regardent plus loin que la pointe de l'orgodasse. Euh de Gaul donc nous a quand même créé le le nucléaire civil, le nucléaire militaire.

Donc est allé dans l'aéronautique, est allé dans l'espace. Donc il y a eu tout un tas de de choses qui qui de raisonnement à long terme. Alors que nous effectivement tous nos politiques depuis 10 20 30 ans n'ont que des raisonnements à très très court terme.

Ce qui fait dire à la plupart des Français que nos politiques soit sont soit incompétent soit malhonnêtes. Ou les deux généralement hein. [raclement de gorge] C'est effectivement le raisonnement général du français maintenant sur les sur les politiques.

He ce qui explique que les gens ne vont plus aux urnes. Et dans à l'heure actuelle, des gens qui ont des certaines visions, il y en a pas. On a entendu, on a entendu des investissements énormes pour créer des data center en France, mais des data center, c'est de la poudre aux yeux.

C'est pas ça qui va réindustrialiser la France. la l'industrie a été démolie, complètement démolie et on continue de on continue de démolir effectivement ce qui reste. [raclement de gorge] Jean-Paul, je vais faire réagir Arnaud Tessier, je l'ai vu acquié à certains de vos propos.

Euh vous disiez à l'instant effectivement un homme qui avait des visions de long terme. Arnaud Tessier, je pense que vous êtes vous partagez ce point de vue avec tout à fait tout à fait. Et d'ailleurs, c'est frappant de voir déjà dans les débats autour de l'élection présidentielle que cette dimension est oubliée.

L'élection présidentielle, on est on ne choisit pas un programme politique. Ça c'est c'est les élections législatives. On choisit un candidat qui propose une vision, une vision de long terme, quelqu'un qui va désigner nommer le réel, c'est-à-dire l'état actuel de la société française et des problèmes très graves qui se posent à elle.

Et puis proposer une voix. C'est ça. C'est ça tout à fait ce que ce que de Gaul proposait.

C'est le sens de l'élection présidentielle. J'entends souvent, j'ai croisé un certain nombre d'hommes politiques dans ma vie. J'entendais toujours, y compris de gens qui se serait dit plutôt golien que leur propos c'était d'améliorer la vie quotidienne des Français.

C'est vrai que c'est important d'améliorer la vie quotidienne des Français, mais dans un monde qui est le monde dans lequel nous vivons, j'ai pas besoin de vous le décrire ce ne serait-ce que sur le plan international. Sur le plan intérieur, je n'ai pas besoin de vous le décrire non plus. Il s'agit plus d'améliorer la vie quotidienne des Français.

Il s'agit d'assurer le destin de la France, d'assurer à la France un destin qui soit à la fois sûr et prospère. Oui. Oui, absolument.

Et et là-dessus, je voulais vous poser la question tout à l'heure que ceux qui se réclament du gaolisme Arnaud Tessier, ils [grognement] existent vraiment les héritiers du général de Gaulle, il y a eu le parti gauliste officiel RPR devenu l'UMP, devenu le Républicain. Tout ça change de de sobriquer à chaque fois. Mais les héritiers sont là.

Bah écoutez parce que beaucoup réclament font des bons de cabri pour se réclamer du goisme. Moi j'ai plutôt d'impression que c'est un peu un travail à les découpes. On pioche dans ce qui est censé être l'héritage golien. telle chose, telle chose, telle chose et puis tel autre et puis on laisse de côté le reste.

Non, je pense que si on veut se dire gaolien aujourd'hui, je n'ai pas je vais pas distribuer des brevets de gaulis ou gaolien, mais si l'on se dit gaolien aujourd'hui, il faut d'abord avoir la conviction que d'abord faire un diagnostic courageux sur l'état du pays, mais vraiment courageuse sous tous ces aspects. Ensuite, il faut avoir une vision ambitieuse de l'État. Alors, souvent à droite, j'entends critiquer l'État, l'excès de norme, l'excès de bureaucratie.

Il faudrait voir d'abord d'où viennent les excès de normes et de bureaucratie. Je suis pas sûr qu'ils viennent de l'État. Donc, il faut un état fort et dynamique et planificateur.

Il faut la volonté d'avoir une société réconciliée avec elle-même, ce qui suppose un état social. Certes, pas un état obèse, ni un état qui va à volot, mais un état qui prend en charge la cohésion sociale de la société. Et puis il faut un état souverain, un état souverain qui a qui s'exprime comme un état souverain en Europe et dans le monde.

Et pour cela, il faut être fort intérieurement. C'était la grande idée de de Gaulle. La force du dedans conditionne la force du dehors et je pense qu'il y a un travail de réforme intérieure énorme à faire.

Mais j'assins beaucoup sur ce côté rôle de l'État et assumer la cohésion sociale du pays. Un discours politique qui fait l'impasse sur ces deux sujets ou qui passe son temps à dénigrer l'État ou euh à renier euh les fondements, je dis pas l'état actuel, il y a des défauts bien sûr, il y a des dérives, mais qui ren de l'état social gaolien ne peut pas se dire gaoléen. Le gaolisme social, c'est une expression qui date un peu déjà.

Certains s'en réclament toujours Xavier Bertan et autres. Ça prend de son sens aujourd'hui ou c'est presque redondant d'ailleurs ? Philippe Sging j'ai bien connu disait mais le gaolisme social, je sais pas ce que ça veut dire, il disait le gaisme est social.

Il est par essence. Il est par essence. Je je tiens à remercier Jean-Paul pour son intervention depuis Toulouse, son regard sur sur le le gaolisme aujourd'hui.

Euh est-ce qu'on peut être gauliste euh Arnaud Tessier dans une société qui est marquée par c'est la modernité, les réseaux sociaux, la vitesse, l'accélération, l'immédiateté et cette défiance envers les institutions qui existait jadis de son vivant hein. Oui, bien sûr. Et les institutions de la 5e de Gaul a dû les installer à la force du poignet, si j'ose dire. il a fallu il lui a fallu des années puis quand même eu 68 qui a ébranlé les institutions encore toutes neuves.

Oui, bien sûr, mais je pense que la défiance des Français envers les institutions vient du fait que les politiques eux-mêmes depuis 30 ou 40 ans se sont écartés de la logique institutionnelle de la 5e République. Et il y a en particulier quelque chose qui est fondamental, c'est que dans l'esprit des institutions et dans la lettre des institutions, le peuple s'exprime par l'élection de ses représentants et par le référendum. Or, depuis 20 ans, on a complètement laissé tomber le référendum.

On vous parle tout le temps de démocratie directe, comment rétablir le contact avec le peuple. Ben, il y a une il y a des dispositions constitutionnelles très claires que Deg a voulu et c'est le recours au référendum. Or, il y a 20 ans, le référendum n'a pas donné ce qu'on attendait dans les cercles dirigeants.

Donc, on en fait plus. Oui, c'est vous savez, c'est la fameuse phrase de Giscar. Le référendum sait très bien quand la réponse est oui. [rires] Qu'est-ce qui dans la pensée du général demeure le plus actuel ?

Ce sera notre conclusion. Et à l'verse, qu'est-ce qui appartient définitivement au 20e siècle ? D'ailleurs, le général est-il un homme du 20e siècle, pas du passé hein, mais d'un siècle révolu.

Il est l'homme un peu de tous les siècles, vous savez. Il disait toujours, ça fait c'est une blague, il disait ça fait 2000 ans que je me tue à le répéter. Je pense qu'il est un peu de tous les siècles.

Ce qui fait la l'actualité terrible de ce que disait De Gaulle, c'est que de Gaulle pensait que les démocraties étaient des régimes fragiles, qui évoluaient par nature dans un environnement dangereux et que les périodes de paix et de prospérité n'étaient que des parenthèses. Et donc il pensait démocra il avait pas tortit pas tort quand on voit depuis sa mort depuis 70 et il pensait donc une démocratie comme la France qui était un grand pays devait avoir des institutions fortes et une armature morale puissante et donc pour se protéger pour pouvoir être respecté et se protéger dans un monde dangereux. Et donc pour lui, ce qui était essentiel c'était d'entretenir les Français non pas dans une angoisse permanente, mais de leur dire qu'il y avait des raisons d'être angoissé, mais qui avait la volonté aussi de dominer cette angoisse.

Aujourd'hui, les peuples sont un peu poussés au désespoir et n leur donne plus d'horizon véritable. Et ce sera le mot de la fin. Merci à vous Arnaud Tessier, historien, essayée.

Vous pouvez aller vous procurer Charles de Gaulle, l'angoisse et la grandeur aux édition Timpus en poche. Ça veut dire vous pouvez l'amener à la campagne, à la plage. Très bonne lecture hein.

Merci à vous. Merci. pour ce regard réactualisé, si je puis dire, du général de Gaulle.

Et bonjour Valérie Expert. Bonjour Jean-François. Mettez-vous d'accord sur quoi ?

Et bien écoutez, on va commencer avec c'est quoi le problème ? Avec le coup de gueule du docteur Amont à propos de ces pseudo thérapeutes qui sont sur Doctolib. Donc il il estime qu'il ne devrait y avoir que des médecins sur cette plateforme.

Donc on va on va en parler. Et puis euh et puis et puis bah le PSG euh toujours la suite des émeutes avec euh le Premier ministre qui dénonce l'inversion des valeurs qui consistent à incriminer les forces de l'ordre et puis c'est ces condamnations qui n'en sont pas pour beaucoup de d'entre nous euh à savoir euh très peu ont été condamnés à de la prison ferme malgré des casiers judiciaires longs comme le bras. Voilà.

Allez bonne émission.