Émeline K/Bidi : conférence de presse du groupe Gauche Démocrate et Républicaine - 27/05/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et à tous. Désolé pour ces quelques minutes de retard. Euh pour la la conférence de presse du groupe GDR, vous annoncez tout d'abord les deux questions au gouvernement qui seront posées euh par nos députés.
Cet après-midi, c'est Stéphane Peu, le président du groupe, qui posera une question euh concernant le référendum euh et euh et donc le somme à l'anniversaire du référendum sur la Constitution européenne, référendum dont vous vous souvenez très bien du résultat qui n'avait pas été suivi par les gouvernements et la question portera donc là-dessus Et puis nous aurons demain une question qui sera posée par le député de Guyane des Viiriman sur l'avenir institutionnel de la Guyane. Suite là aux annonces et aux accords de 2017 qui n'avait pas été suivi des faits et qui fera sûrement un petit peu écho à l'actualité en Guyane de la semaine dernière avec les propos de Gérald Darmanin. Nous devions avoir avec nous ce matin notre député de la commission des affaires sociales Yannique Monet pour nous dire un mot sur le texte fin de vie dont le vote solennel aura lieu cet après-midi.
Et vous le savez, c'est un texte sur lequel il n'y a pas véritablement de position de groupe quels que soient les groupes d'ailleurs. Ce sont des positions individuelles des députés qui primermeront. Il y aura au sein du groupe GDR une majorité de votes en faveur du texte sur la fin de vie et une unanimité sur le texte qui concerne les soins palliatifs.
Mais pour laisser à Yannick le temps d'arriver, je vais laisser la place à Julien Brugerol qui va nous dire un mot sur le texte du plan et le sort qui lui a été réservé. Merci. Bonjour à tous.
Effectivement, quelques réactions suite à la l'adoption de la motion de rejet hier. qu'on a évidemment dénoncé parce qu'elle crée euh un précédent euh sur un texte qui avait été examiné en commission où il y avait eu y compris un certain nombre d'avancées en commission euh et où il n'y aura donc pas d'examen en séance en séance publique sur un sujet fondamental qui est celui de l'avenir de notre agriculture et surtout de notre modèle agricole. Et ce qu'on a dénoncé hier assez fortement, c'est que derrière cette motion de rejet, il y avait la volonté de de ne pas aller au fond des sujets qui étaient portés dans ce texte.
Alors évidemment la question notamment de la réintroduction des néoticotinoïdes, de l'assouplissement du de certaines mesure de protection environnementale et pour la santé humaine, mais plus globalement, il y avait la volonté de ne pas aborder des sujets de fonds qui concernent nos agriculteurs qui sont ceux des prix et des revenus agricoles, ceux de la protection globale par un système public contre les aléas climatiques, sanitaires et environnementaux et celui aussi de l'absence de mesures politiques pour interdire l'importation de produits qui ne respectent pas nos normes sanitaires, environnementale et et social. Donc derrière cette cet artifice de procédure, il y avait pour nous la volonté de ne pas aborder ces sujets de fond dans le débat public alors que c'est ceux-là qui aurait dû être abordé en réaction aux mobilisations agricole. Voilà ce que je voulais dire sur le sur le texte.
Merci Julien. Vous rappelez également que cette semaine euh il y aura en commission le passage des textes euh du groupe pour sa niche. Euh on va donc voir passer en commission notamment un texte qui concerne le versement de la location familiale dès le premier enfant.
Euh un texte concernant l'encadrement du prix des loyers en Outre M qui passera euh en commission des affaires économiques. Il y aura euh le texte qui concerne la fibre, le texte d'Emmanuel Morel. Nous aurons un texte également sur la réforme des conditions de remboursement euh de laallocation de solidarité aux personnes âgées.
Euh et donc tous nos textes qui font l'objet d'un passage en commission seront cette semaine entre aujourd'hui et demain. Et puis nous avons un certain nombre de textes qui ne passeront pas en commission. C'est le cas notamment de notre proposition de résolution sur les retraites qui elle ne sera examinée que le 5 juin, jour de la niche.
Euh puisque les résolutions ne font pas l'objet de commission. Euh est-ce que vous avez des questions ? Pas de questions.
Oui. Est-ce que vous avez été contacté par LFI pour la motion de censure sur le sur le texte de la loi du plan ? Alors effectivement elle fil l'avait annoncé dans la presse et ils ont commencé à faire le tour des groupes concernant cette motion de censure.
Nous sommes en discussion à l'heure où je vous parle, j'ai quitté le groupe pour venir à cette conférence mais il y avait un débat entre nous sur l'opportunité de déposer une motion de censure qui ne ferait pas suite à un 493 et qui donc nécessite d'obtenir un certain nombre de votes qui qui puissent dépasser un seul groupe. Donc ça nécessite bien évidemment que d'autres groupes que la LFI puissent signer cette motion de censure. À ce stade, le groupe est encore en discussion et donc j'aurais du mal à vous dire la décision qui sera qui sera la nôtre puisque c'est une décision qui doit être collective et que nous ne pouvons pas prendre seul euh puisque les conséquences sont évidemment très très importantes. une motion de censure sur le texte du plomb si elle est votée par une majorité de députés feraiit tomber le gouvernement.
Donc ça n'est pas une décision que nous pourrons prendre à la légère. Est-ce qu'il y a d'autres questions ? Bonjour, excusez-moi, je suis arrivé en retard.
Ellisabeth Pinot d'agence RER sur le conflit des taxis qui n'en finit pas, est-ce que c'est symptomatique des économies qui sont impossibles à faire dans ce pays ? Vous avez vu le rapport de la Cour des comptes concernant les dépenses de santé. Le taxis sont en grève et leur mouvement est légitime puisque il a été décidé par le gouvernement de s'attaquer au taxis conventionnés en diminuant leur leurs tarifs mais également en décidant de tout un tas de mesures de mutualisation. sous prétexte de bonne gestion, on s'attaque en réalité euh à la santé euh des Françaises et des Français.
Et je crains que ces économies, on les retrouve finalement un peu dans tous les secteurs. Ce ne sont que les prémisses, la grève des taxis, les prémisses d'une longue série de mécontentements puisque la santé semble être dans le le collimateur du gouvernement et et nous euh nous avons toujours dénoncé le fait que le problème de notre système de santé, ça n'était pas les dépenses mais c'était les recettes. Et nous avons d'ailleurs défendu cette vision lors du PLFSS. et nous continuerons de le faire.
Par si vous en avez déjà parlé sur la fin de vie, comment votre groupe va-t-il voter ? Est-ce que le vote est complètement libre ? Est-ce qu'attendez-vous comme direction de vote chez vous ?
Alors, au groupe GDR, par définition, le vote est toujours libre puisque vous connaissez la composition du groupe et sa singularité, mais sur le texte fin de vie en particulier, le vote sera particulièrement libre puisqu'il s'agit là pas de consigne de vote ni d'un groupe, ni même de partis politiques. Chacun votera en son âme et conscience et nous avons pour le moment recensé une majorité de votes pour au sein du groupe. Alors, une je disais sur le texte concernant les soins palliatifs, une majorité de votes favorables sur la fin de vie, mais chacun pourra exprimer son vote de façon tout à fait libre.
Premier ministre a évoqué euh la possibilité d'un référendum sur le budget. Est-ce que vous pensez que c'est possible ? Il en avait évoqué un également sur les retraites puis euh il avait euh évoqué euh différentes euh différents référendum.
Justement, vous vous verrez avec la question de Stéphane Peu cet après-midi, on fera le lien avec les référendums. Évoquer un référendum et vouloir s'en remettre au peuple, nous ne pouvons qu'en être favorable. Nous avons vous nous-mêmes déposé à un certain moment une demande pour un référendum d'initiative populaire.
Donc nous sommes très favorables au référendum. Maintenant, s'il s'agit euh simplement d'annonce jamais suivi des faits ou de référendum euh dont on ne respecte pas euh le résultat, euh là, il y a un autre un autre sujet et nous ne pouvons euh pas être favorable euh à ces à ces idées qui consistent à jeter en l'air l'idée d'un référendum comme pour apaiser la la vindicte populaire dès lors qu'il y a un véritable sujet. Et nous ne sommes pas du tout favorables non plus à cette méthode qui consiste à invoquer le référendum uniquement pour faire obstacle au parlement et empêcher les députés de débattre.
On évince un sujet, on évince les députés, on évoque le référendum et puis finalement il ne vient jamais. C'est ce qui s'est passé avec les retraites et je crains que ce soit la même chose concernant les finances. On fait passer le budget au 493, on empêche les députés de voter et puis lorsqu'il y a un sujet, on dit qu'on fera appel euh on fera appel au peuple pour voter.
Or, vous savez très bien qu'un référendum sur le budget, c'est quasiment impossible. C'est extrêmement technique, c'est très diversifié et donc je vois mal quelle pourrait être la question véritablement posée au français. S'il n'y a pas d'autres questions, nous vous remercions et nous laissons la place au groupe suivant.
Bonne journée.
Émeline K/Bidi