L'intégrale d'Apolline Matin du mardi 6 octobre 2026 - 7h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 31 %Attaque 49 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:40OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il faut craindre un embrasement national comme le redoute le ministre de l'enseignement supérieur ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Est-ce que le budget de l'éducation nationale augmente ?
- 4:15OuverteRéponse partielle
La jeunesse veut se faire entendre dans la rue Acte 3 de la mobilisation lycéenne soutenue par les professeurs.
- 6:44OuverteRéponse partielle
Un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade policière hier à Lens. Comment analysez-vous cet incident ?
- 12:37RelanceRéponse directe
Pour vous Eric Delbecq, les méthodes violentes de l'ultra gauche ont pris le dessus dans ce mouvement.
- 14:01RelanceRéponse directe
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que pour vous, ce n'est pas un mouvement lycéen classique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16PrésentateurChiffre
« 62% des Français soutiennent les lycéens, même si bien sûr ils condamnent les violences. »
- 2:14InvitéChiffre
« Il y a bien 1 588 postes d'enseignants qui disparaissent dans le budget 2027. »
- 2:21InvitéChiffre
« C'est à cause de la diminution du nombre d'élèves, 180 000 élèves en moins. »
- 6:03PrésentateurChiffre
« 17 établissements de l'Académie de Créteil ont dû fermer leurs portes. »
- 6:12PrésentateurChiffre
« Depuis le début de la mobilisation, 215 lycéens ont été blessés. »
- 12:26PrésentateurChiffre
« 715 membres des forces de l'ordre ont été blessés depuis le début du mouvement. »
- 12:31PrésentateurChiffre
« 215 lycéens blessés également. »
- 31:22PrésentateurChiffre
« 715 policiers et gendarmes blessés, 215 élèves, 10 enquêtes de l'IGPN. »
- 37:11PrésentateurFait
« Comment il justifie qu'à un mouvement lycéen, ils sont d'abord répondu par des mesures de police. »
- 37:38PrésentateurFait
« Pourquoi la pratique des NAS avec les lycéens prime sur la recherche du dialogue, de la désescalade ? »
- 38:44PrésentateurChiffre
« 85% des personnes, des jeunes arrêtés sont mineurs. »
- 40:02PrésentateurFait
« La part de l'école dans les dépenses publiques a régressé. »
- 41:27PrésentateurChiffre
« 5 000 interpellations de lycéens. »
- 45:22PrésentateurFait
« Cette loi ne servira à rien. Il y a déjà un certain nombre de dispositifs légaux qui peuvent être activés. »
- 46:11InvitéPromesse
« Il faut absolument former l'intégralité des policiers et des magistrats. »
- 52:13PrésentateurChiffre
« 38 jours en moyenne d'absence pour un salarié du privé. »
- 57:34PrésentateurChiffre
« Absentéisme de 38 jours en moyenne par salarié. »
- 1:14:16PrésentateurFait
« Rien ne justifie les émeutes et les saccages. »
- 1:15:03PrésentateurChiffre
« C'est 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants. »
- 1:16:11PrésentateurFait
« Hier, un jeune a perdu la main. Il a eu la main arrachée avec l'usage d'une grenade de désencerclement par les forces de l'ordre. »
- 1:16:21PrésentateurChiffre
« Dix enquêtes de l'IGPN qui sont ouvertes. »
- 1:16:33PrésentateurChiffre
« Il y a aussi 300 policiers qui ont été blessés. »
- 1:21:49PrésentateurFait
« Le mineur 2026 n'est plus le mineur 1956. »
Temps de parole
- Présentateur65 %
- Invité15 %
- ?4 %
- Invité 23 %
- Invité 33 %
- Invité 43 %
- Invité 53 %
- Invité 62 %
≈ 23,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez
RMC.
RMC. 7h-9h. Apolline Matin.
Apolline de Malherbe.
Il
est 6h56. Excellent réveil à tous. Merci d'avoir choisi RMC. On est ensemble jusqu'à 9h. Nous sommes le mardi 6 octobre. Et pour mon plus grand bonheur, et j'espère le vôtre, je suis accompagnée comme chaque matin de l'historien Arthur Chevalier. Bonjour Arthur.
Bonjour Apolline. Bonjour tout le monde. De l
'économiste Emmanuel Lechypre. Bonjour Emmanuel. Et cette journée, ils promettent que ce sera l'acte 3 de leur mobilisation. Les lycéens qui appellent à des rassemblements un peu partout en France. Est-ce qu'il faut craindre un embrasement national comme le redoute le ministre de l'enseignement supérieur ? De plus en plus de voix s'interroge aussi sur la gestion du maintien de l'ordre. Après qu'un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade policière, ça s'est passé hier à Lens dans le Pas-de-Calais. Dans 10 minutes, l'expert en sécurité Eric Delbecq viendra nous dire comment les forces de l'ordre doivent faire pour gérer les casseurs. nombreux et souvent déterminés.
Et puis, lui réclame l'audition du ministre de l'Intérieur. Le député socialiste Boris Vallaud est l'invité d'Apolline Matin à 7h40. Arthur, vous notez que le mouvement des lycéens est globalement soutenu par les Français. Mais il faut retenir ce chiffre. 62% des Français soutiennent les lycéens, même si bien sûr ils condamnent les violences.
Ce
que ça veut dire quand même, c'est que même en voyant des lycées brûlés, les Français soutiennent ça. Traduction, ce pays est en situation d'insurrection, Apolline. D'insurrection, pas de pré-insurrection, Arthur ? Absolument, ils soutiennent les mouvements qui eux-mêmes sont violents, donc par nature. Et maintenant, on ne
pourra
pas dire qu'on ne savait pas. L'un des visages de la mobilisation sera en direct avec nous à 8h10 sur RMC. Pierre Sourzat, il est président de
l
'association Les Lycéens. Et il viendra nous dire comment sortir de la crise. Je vous attends évidemment pour venir témoigner, débattre au 32-16. Et puis vos messages sur le WhatsApp 0612 424 424. Il y a aussi une controverse, Emmanuel, sur le budget qui est alloué à
l
'éducation nationale.
Oui, alors on va faire un petit point. Est-ce que le budget de l'éducation nationale augmente ? Oui, 1,2
milliard de plus en 2027. C'est six fois plus quand même qu'en 2026, même si ça reste inférieur à l'inflation. Alors il
y
a la polémique aussi sur les postes d'enseignants créés. Oui, il y a bien 1 588 postes d'enseignants qui disparaissent dans le
budget 2027. Mais c'est à cause de la diminution du nombre d'élèves, 180 000 élèves en moins. D'ailleurs, et en fait, comme la suppression du nombre de profs est moins rapide que la baisse du nombre des élèves, le nombre d'élèves par classe va diminuer. Mais malgré ça, c'est la magie de l'éducation nationale. Vous avez bien noté, presque 1 600 postes de profs
en moins. Mais 3 257 postes en plus dans l'éducation
nationale. Les
sous avec Emmanuel, l'histoire avec Arthur tous les matins. On vous aide à y voir plus clair sur RMC. Voilà le programme. Je vous ajoute quand même une très bonne nouvelle du jour. C'est qu'on vous couvre de cadeaux. RMC vous offre une voiture, un SUV compact et un an de plein d'essence. Je ne
sais
pas ce qui fait le plus plaisir aujourd'hui. La voiture
pour le
plein d'essence.
Vous
connaissez cette blague soviétique ? Qu
'est
-ce qui double le prix d'une Lada ? Le plein d'essence. Le plein d'essence. Et bien là, on vous offre les deux. La voiture et le plein d'essence, c'est à l'occasion du Mondial de l'Auto. Pour gagner ce magnifique cadeau, il va falloir tirer au sort la bonne clé qui pourra démarrer la voiture. Quand vous entendrez ceci, ça voudra dire que vous avez 10 minutes pour vous inscrire et envoyer RMC au 732-16. Dans un instant de journal, mais tout de suite la météo. Bonjour Géraldine. Bonjour Raphaël. Encore beaucoup de soleil et de chaleur.
C'est le dernier jour de l'été aujourd'hui. Avec cette carte qui va être très ensoleillée aujourd'hui. On a encore un peu de pluie près du golfe du Lyon. Puis la nouveauté,
ce
sont les averses orageuses qui vont arriver cet après-midi près de l'Atlantique. Pas très bien organisées encore pour aujourd'hui. Et puis les températures qui restent très élevées pour l'instant. On va encore atteindre les 28 degrés cet après-midi à Bordeaux, à Biarritz, à La Rochelle. 27 à Marseille, à Lyon, il fera 25 à Paris. 22 degrés à Lille, températures qui vont dégringoler demain avec un temps nettement plus perturbé.
Excellent réveil à tous. Merci d'avoir choisi RMC. Il est 7h. RMC, Apolline Matin. Le journal de Thibaut Texer. Bonjour Thibaut. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. C'est une journée sous haute tension qui s'ouvre. La jeunesse veut se faire entendre dans la rue Acte 3 de la mobilisation lycéenne soutenue par les professeurs. C'est peut-être une réponse à la crise des carburants. Le carton du vélo électrique, 30% de vente en plus sur septembre. C
'est
une information que vous révèle RMC ce matin. Et puis Zidane reste un vaincu avec les Bleus. Patient, l'équipe de France, en balle. Le match sur la fin vainqueur de la Belgique, 4 buts 1.
La
colère dans la rue. C'est peut-être le début d'une convergence des luttes ce mardi avec l'acte 3 de la mobilisation lycéenne pour de meilleures conditions d'études. Rejoint dans leur mouvement par les étudiants, parents d'élèves et syndicats d'enseignants qui appellent les professeurs à manifester aux côtés de la jeunesse. Aujourd'hui, 14h à Nantes et Paris, 10h à Lyon. Et Marseille, ce sera un peu plus tôt du côté de Toulon. En direct du Var à Nageosar, vous êtes devant le lycée Bonaparte. Un rassemblement est prévu d'ici une demi-heure. Oui, alors pour l'instant, ils sont une petite dizaine de lycéens. Ils arrivent au compte-gouttes devant les grilles de leur établissement.
Des lycéens qui vont être rejoints par les professeurs qui répondent à l'appel de l'intersyndical de l'éducation. On pourrait aussi retrouver dans le cortège des agriculteurs puisque la Confédération Paysanne du Var lance un appel à rejoindre les lycéens aujourd'hui. Ce sont des soutiens importants, me souffle Nina, une élève de seconde dans ce lycée Bonaparte qui est mobilisée aujourd'hui pour ses conditions d'apprentissage.
On
est trop dans les classes. Genre on est 36 par classe et tout. Les profs, ils ne passent pas ses temps sur chaque personne. Il faut qu'ils réparent les fenêtres parce que ça ne s'ouvre pas ou bien l'hiver, ça reste coincé. Il fait froid et du coup, on n'a pas le droit de garder nos vestes aussi puisque c
'est
le règlement. Elle s'élancera ensuite à 9h dans les rues de Toulon. Le tout sous le regard attentif des forces de l'ordre. Un quart de gendarmerie vient d
'ailleurs
d'arriver sur place. Anna Jozar en direct de Toulon ce matin dans le Var pour RMC. C
'est
une contestation qui s'étend jusque dans les collèges.
C
'est une information qu'on vous révélait dès hier. 17 établissements de l'Académie de Créteil ont dû fermer leurs portes. 12 autres ont été bléqués ou perturbés en Seine-Saint-Denis. Reportage à suivre dans le journal de 7h30. Et depuis le début de la mobilisation, 215 lycéens ont été blessés. 10 enquêtes de l'IGPN sont ouvertes comme à l'Anse où un jeune adolescent de 15 ans a perdu sa main hier matin. Arraché par une grenade policière dans des circonstances qui restent à établir, ça s'est passé à proximité du lycée Auguste Béal. Sur place,
l
'ombre de choc est immense. L'établissement restera fermé ce matin. Reportage Cassandre Brault.
Ce lycéen a du mal à trouver les mots. Il était présent pendant la mobilisation devant le lycée hier. Il a assisté à toute la Seine.
Et à un moment, ça a pété à côté de celui qui a perdu sa main. Et sa main était en sang, sa peau, c'était lâché.
Selon
lui, la grenade ne visait pas délibérément l'adolescent.
Pour
moi, ça arrivait par hasard. C'était en l'air et ça explose à côté de sa main. Il n
'a
pas ramassé.
Avec son groupe d'amis, Baptiste aussi a participé au blocus. Il était à quelques dizaines de mètres quand l'explosion a retenti.
J'avais jamais entendu une déflagration pareille. Il y
a
aussi beaucoup de colère. Un jeune de 15-16 ans n'a aucunement besoin d'avoir la main arrachée pour défendre ses idées. À
côté
de
lui,
sa mère, Aurélie Aquiesse, elle est très inquiète.
Ça fait peur parce qu'il était à quoi ? 30 mètres de cet élève qui était grièvement blessé. Et ça aurait pu être lui. Alors que je sais que Baptiste est là de manière pacifiste en fait. Son fils ne sait pas encore s'il va
manifester aujourd
'hui.
Certains de ses amis ont déjà renoncé à participer au blocus suite à ce drame.
Et ne manquez pas notre invité à 7h40, Boris Vallaud, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Il veut convoquer le ministre de l'Intérieur pour qu'il s'explique devant les députés. Députés, 7h04 sur l'OMC. Et on est ce matin à trois jours du premier tour de la primaire sociale et démocrate. Et depuis hier soir, vous ne pouvez plus vous inscrire au scrutin. 140 000 électeurs sont appelés à départager les cinq candidats vendredi et samedi. Au-delà, Cyprien Pézeril, des prévisions du comité d'organisation. On a remplumé la volaille socialiste. Se réjouit un dirigeant du PS en découvrant le nombre d'inscrits. Un peu plus qu'escompté, mais loin, très loin.
Des près de 3 et 2 millions de votants des précédentes primaires de gauche. Les inscriptions ont connu des pics pendant les débats télé. Les conséquences logiques des bonnes audiences de ces moments de confrontation, souvent tendues entre les cinq candidats. Et justement, lequel va en profiter Raphaël Guzman, Olivier Force et Golen Royal ? Le principe d'une primaire, c'est que ça se joue toujours à l'aveugle, admet fataliste le proche d'un candidat. Les instituts de sondage ne sont d'ailleurs pas risqués. Après dire un résultat, il faudra attendre samedi soir et la fin du premier tour pour être fixé. Ce qui est sûr, confie un vieux briscard du PS.
Quand on regarde l'historique des primaires, c'est que pas une seule ne s'est passée comme on l'imaginait. Après Romain Bouvier, Loïc Lepriol fait appel de sa condamnation pour le meurtre du rugbyman argentin Federico Arambourou. Condamné à 19 et 26 années de prison, les deux militants d'ultra-droite auront droit à un second procès. De fortes explosions entendues hier soir à Riyad. L'aéroport de la capitale saoudienne aurait été visé selon les rebelles outils du Yémen qui disent aussi avoir frappé à l'aide de drones et de missiles une raffinerie d'Aramco dans le sud du pays. La crise au Moyen-Orient, la guerre là-bas et ses conséquences sur le quotidien des Français. Contraint de s'adapter.
Peut-être que la solution c'est les vélos électriques. Les ventes ont bondi en septembre. C'est une information que vous révèle RMC, 30% de plus en moyenne chez Intersport et le groupe CycleLab par rapport à l'an dernier sur la même période. Illustration avec ce reportage dans un atelier Upway, vendeur de vélos électriques reconditionné à Gennevilliers près de Paris qui a vu ses chiffres grimper, Louis Salide, de 20% depuis la rentrée.
C'est sympa ça mais... Claudine habite un village près de 3 à 66 ans pour certains trajets du quotidien.
Elle
a décidé de remplacer sa voiture par un vélo électrique qu'elle est venue essayer. Surtout moi qui ai beaucoup de réunions, je suis maire de ma commune. C'est des petites routes, on consomme aussi pas mal. Je m'imagine bien pouvoir aller en vélo dans les villages voisins plutôt qu'en voiture. Je vais peut-être économiser au moins 70 euros par mois. Son vélo a tout de même un coût de 2400 euros, un investissement que réalise également son mari Sylvain. Pour aller à la boulangerie, pour aller à la pharmacie, ça va faire des économies. Donc la voiture je vais l'utiliser beaucoup moins que j'utilisais avant, elle va rester au garage.
Au sein du magasin, le directeur Jean-Adrien Monlot constate un afflux massif de clients qui veulent réduire leur consommation de carburant.
On constate un véritable engouement avec une hausse d'à peu près 20% des ventes depuis l'été sur la rentrée. On a à peu près effectivement un client sur trois qui vit en zone rurale aujourd'hui. Le vélo électrique remplace la voiture et n'est plus réservé à un usage exclusivement urbain par exemple.
Et d'après les groupes Decathlon et Cycle Lab, l'un des modèles dont les ventes progressent le plus, c'est le vélo cargo qui permet de transporter des charges ou des enfants.
Un
vélo cargo pour transporter une belle valise, celle des Belges qui ont pourtant cru l'emporter hier soir au Stade de France. Victoire des Bleus, 4-1, tout s'est joué dans le dernier quart d
'heure.
Valentin Germain avec un homme à la manœuvre, Michael Olysee.
Oui et le public a même fini par chanter Olysee Ballon d'Or. Deux buts et une passe décisive en une demi-heure. Comme au match allé, Michael Olysee a fait basculer la rencontre et chavirer les supporters.
Olysee, incroyable. Tout ce qu'il fait, il le fait bien. Que ce soit en passe, en but, construction de jeu, il est toujours présent, toujours là.
On
aime tout. C'est un crac absolu. Que ce soit sur coup franc, se frappe de loin, techniquement, il a tout. Il est excellent, c'est un magicien. Il
est arrivé,
on
savait
qu
'il allait
marquer.
Après une Coupe du Monde où il a d'abord été très bon, puis s'est éteint, Lely a illuminé ce rassemblement avec 4 buts et 2 passes décisives. Le défenseur Leni Jorot est admiratif. J'ai vu que ce type de joueur, c'est que du bien. Ce
qu
'il apporte à l'équipe à chaque fois, c'est impressionnant. On espère qu'il puisse continuer comme ça et franchement, on
va
passer bien, je pense. Et sans lui, les débuts de Zinedine Zidane sur le banc n'auraient pas eu la même saveur. Pour ce qui est obligé,
j'ai rien à dire. C'est juste exceptionnel ce qu'il fait. On termine nos 15 jours quand même avec une note très très très positive. C'est mérité sur l'ensemble de tout ce qu'on a fait.
Le joueur du Bayern Munich, ovationné hier, est impliqué dans 17 buts cette année en bleu.
Et
avec 3 victoires et 1 nul, les bleus sont leaders de la groupe en Ligue des Nations. Avec 3 points d'avance sur l'Italie que les hommes de Zidane retrouveront en novembre. C'était le journal de Thibaut Texer. Il est 7h08 sur RMC. Une journée qui promet d'être un mardi noir. Voilà ce qu'espèrent les organisations, les lycéens. Comment éviter de nouveaux affrontements entre lycéens et forces de l'ordre après 10 jours d'extrêmes tensions. Nouvelle journée d'appel à la mobilisation aujourd'hui. Bonjour Eric Delbecq. Bonjour. Vous êtes expert en sécurité intérieure. 715 membres des forces de l'ordre ont été blessés depuis le début du mouvement. 215 lycéens blessés également.
L'un d'eux, 15 ans, a perdu sa main hier après le lancement d'une grenade. Pour vous Eric Delbecq, les méthodes violentes de l'ultra gauche ont pris le dessus dans ce mouvement. On écoutera votre parti pris dans un instant. Et vous qui nous écoutez, vous êtes peut-être profs, parents, lycéens. Appelez-nous au 3216 pour témoigner et réagir. Il est 7h09. Il est 7h12 sur RMC et sur RMC Story. Les lycéens espèrent une journée noire. Les forces de l'ordre redoutent un embrasement des manifestations et des rassemblements aujourd'hui prévus un peu partout en France. Eric Delbecq, vous êtes toujours avec nous. Expert en sécurité intérieure, auteur de La trahison des élites.
C'est aux éditions Robert Laffont. L'appel à rejoindre le mouvement de plusieurs syndicats, des profs et même des parents d'élèves. Est-ce que ça peut calmer le jeu et éviter des débordements
? Je
ne suis pas très sûr. Je pense que dans une situation comme ça, plus il y a de participants, plus c'est dangereux. Et puis surtout qu
'il
n
'y
a pas grand-chose de spontané.
Dans
ce mouvement, on voit bien qu'il est préparé, encouragé. Quand vous regardez
les
modes opératoires des éléments les plus violents, ça n'a absolument rien d'immédiat. Et c'est toujours à peu près les mêmes modes offensifs que l'on retrouve. On les a retrouvés dans les émeutes en 2023. On les retrouvait quand les mouvements d'ultra-gauche ont pris possession des Gilets jaunes. Donc il y a quand même des récurrences sur lesquelles on devrait s'interroger.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que pour vous, ce n'est pas un mouvement lycéen classique ?
Non. D'ailleurs, je m'interroge beaucoup sur la temporalité, si vous voulez, que ce soit juste après la venue du pape, qu'on ait un segment totalement contraire. On a rassemblé une quantité industrielle de gens sans qu'il
y
ait d'incidents. Et
là, sur ce mouvement-là... Ça, c'était le
week-end précédent.
Voilà. Et sur ce mouvement
-là, vous avez du mal à faire le tri entre les revendications et puis à pousser les revendications pour voir un petit peu de quoi est constituée la violence. Vous avez un tout autre panorama qui est donné. Et la conclusion que j'en tire en termes de sécurité intérieure et de maintien de l'ordre, c'est que ce mouvement-là, il est très clairement opéré. C'est-à-dire qu
'il n'est pas spontané. Ça veut dire qu'il est
téléguidé, il est organisé, il y avait une volonté que
ça casse assez vite
? Oui,
oui.
Et puis, y
compris
quand vous regardez un petit peu les profils, moi, je suis allé sur le terrain voir ce qu'étaient les gens qui s'attaquaient aux forces de l'ordre. Et ça, c'était particulièrement intéressant parce qu'on en a rapidement conclu et en me documentant et en parlant aux forces de l'ordre, je me suis aperçu que certains, ils les connaissaient très bien. Et pourquoi ils les connaissaient très bien ? Parce que c'était une espèce de masse de manœuvre disponible dont certains, par ailleurs, avaient des activités dans le stup. Ils avaient de petites activités délictuelles. Donc, c'est intéressant. Alors, ils sont peut-être administrativement inscrits au lycée. J'en sais rien.
Mais je ne pense pas que leur première occupation quotidienne
soit le lycée. Alain Boer
hier disait qu'il y avait un certain nombre de narcos ou de petites mains du narco qui, parfois, se joignaient, en effet, au casse avec une idée aussi de guerre des territoires.
Emmanuel
?
On a l'impression que la mécanique a changé.
En
fait, d'habitude, les mouvements étudiants, c'était souvent un projet de loi. Du coup, les syndicats étaient mobilisés, appel national, etc. Là, en fait, ça part d'un lycée de Créteil. Et puis, tout de suite, il y
a
les réseaux sociaux.
Donc, ça, ça joue aussi quand même un rôle majeur. Et puis, effet d'imitation, etc. Et peut-être après ce que vous décrivez, mais on est dans une logique qui est quand même radicalement différente. Eric Delbecq ? Totalement. D'ailleurs, la note
des services de renseignement qui est parue, je crois,
notamment
dans le Figaro, est intéressante. Elle décrit bien les modes opératoires, l'usage de l'intelligence artificielle pour faire des visuels. Enfin, tout ça, objectivement, n'a rien de spontané. Et quant à ce que disait Alain Boer, il a raison, bien sûr. C'est exactement ça.
Se mêlent
différentes luttes,
différents
publics ?
Alors, se mêlent différentes luttes, je ne sais pas si elles se mêlent. Si vous voulez, quelqu'un qui est dans le narco, on ne
peut
pas dire qu'il mène une lutte. Il mène surtout un business. En revanche, le fait qu'on mobilise des éléments qui n'ont pas grand-chose à voir avec le sujet au départ, ça, c'est évident. Ça sent sa préparation et ça sent son round préalable de test des forces de l'ordre avant des échéances qui vont venir. En l'occurrence,
c'est présidentiel. Alors,
vous parlez d'une sorte de répétition générale, compris de la part de l'ultra-gauche ? Oui, et d'études, des modes opératoires, des forces de sécurité, parce que les modes opératoires des forces de sécurité doivent s
'adapter. Et on voit bien dans ce genre de situation que c'est compliqué, parce qu'on est toujours... Alors, ce ne sont pas au sens propre des black blocs, mais la technique du coucou, elle est toujours valable. C'est-à-dire
que vous avez des éléments... C'est
s'installer dans le nid préparé par la...
C
'est un bouclier humain.
Les lycéens.
Ce sont des boucliers humains. Les lycéens sont les boucliers humains de gens qui sont là pour pratiquer la violence.
Je voudrais qu
'on
donne la parole à Gérald, qui nous appelle de l'Essonne. Bonjour Gérald. Je
dis
Gérald, mais je sais que vous vous faites appeler Gégé. Mais je trouve que les conditions de ce matin ne permettaient pas forcément d'être dans cette spontanéité. Gérald, vous vouliez réagir, vous êtes fonctionnaire territorial. Comment on fait pour distinguer, c'est ça ce que vous vous demandiez, la légitimité des lycéens à avoir des revendications et ce qui est en train de se passer ? La légitimité, c'est qu'ils peuvent manifester, mais le blocus, donc empêcher les autres de travailler, c'était une entrave. Moi, à l'époque où j'ai manifester, je l
'ai
déjà fait. On n'arrivait pas en cours, on embêtait le monde comme ça, mais on ne bloquait rien. On ne cassait pas les plus au monde. On avait peut-être un respect un peu plus grand des institutions et de ce
qui nous entourait. Et on obtenait les choses sans pour autant que ça se transforme en bataille. Maintenant, il y a des profiteurs. Il y en a qui s'infiltrent dans les mouvements pour tout faire péter.
Mais
on les distingue.
Mais le problème, c'est que comme ils organisent leur blocus,
il
n
'y a
pas de service sécurisé parce qu'ils ne sont pas en capacité de le faire.
Alors, il y
en
aura peut-être un petit peu plus aujourd'hui puisque les syndicats rentrent dans la danse. C'est un peu plus cadré, un peu plus organisé. Peut-être un certain nombre de parents. Mais effectivement, comment distinguer les lycéens de ceux qui viennent pour casser ? Arthur ? Oui,
et
d'ailleurs, Éric Delbecq a quand même un fait ce matin. Un lycéen a une main arrachée par une grenade de désencerclement. Il y
a
plusieurs lycéens blessés par la police. Les enquêtes diront quelles sont les responsabilités. Mais enfin, entre nous, la jeunesse a toujours été politisée. Casseurs, pas casseurs, les lycéens sont dans la rue. La police ne peut pas employer ce genre de méthode si elles aboutissent à de telles blessures. On ne
peut
pas vivre dans une démocratie comme la France avec des lycéens qui ont des mains arrachées. Est-ce qu'on doit apprendre à gérer ça différemment ? Alors, Arthur
Chevalier,
entre nous et pas entre nous, la question des méthodes des forces de l'ordre, elles ne vont pas varier en fonction de la manifestation des gens qui y participent. On confond deux choses. Un cadre légal. Le cadre légal, il ne bouge pas en fonction des gens qui manifestent. On est dans un état de droit, donc le cadre légal ne bouge pas.
Donc,
comme
le disait Gérald, on n
'a
pas le droit de bloquer. Normalement, officiellement, donc on est censé débloquer.
C'est le parallèle. Ensuite, dans ces cas-là, ce qu'on demande, c'est aux éléments des forces de l'ordre de faire preuve d'un discernement particulier. Après, moi, avant tout commentaire, j'aime bien regarder ce qu
'il
y a dans les dossiers. Je veux savoir déjà
si
la personne en question a ramassé ou pas la
grenade.
Deux récits sur concurrence pour l'instant sans qu'on ait vraiment le fin mot de l'histoire. Un certain nombre de forces de l'ordre font savoir que la grenade serait tombée à terre et que le jeune l'aurait prise dans sa main. D'autres, et on a entendu notamment le témoignage de camarades qui étaient présents sur place qui ont témoigné au micro DRMC, qui disent que la grenade, certes, ne visait pas le jeune homme, mais que pour autant, il ne l'a pas ramassée. On n'a pas encore le fin mot de
l
'histoire. Et évidemment, l'IGPN a été saisie et mène son enquête.
Voilà,
donc on va attendre que l'IGPN fassent son travail. Généralement, elle le fait bien, malgré les critiques, à chaque fois, ça en court. Donc, encore une fois, on ne
va
pas changer les méthodes de maintien de l'ordre à chaque fois qu
'il se passe un événement. L
'expertise, on essaie de comprendre...
En
fait,
on a l
'impression
de
revenir au gilet jaune dans les pires moments.
Alors,
bon, déjà, il
n
'y a pas 40 techniques de maintien d'ordre, il n
'y a
pas 40 techniques de mode opératoire. Donc, on va forcément voir se dérouler les mêmes schémas. Après, la question, c'est qu'il faut toujours offrir aux forces effectivement un nombre suffisamment conséquent, une capacité de mobilité. Est-ce qu'ils en ont toutes les capacités ? Ce n
'est
pas certain. Et encore une fois, avec des adversaires qui apprennent. Et vu que ceux, je le répète, qui sont les plus coriaces, ne sont pas des lycéens, on a affaire à des gens qui sont extrêmement apprenants. Alors, qu'est-ce qu'il nous faudrait faire en termes de maintien de l'ordre ? On devrait faire des bons offensifs réguliers. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est-à-dire se projeter sur les éléments qui sont problématiques et les extraire de la masse et puis ensuite judiciariser. De la même manière, c'est intéressant ce que vous dites en disant, on a l'impression de toujours revoir la même séquence. Mais il faut aussi expliquer que si on revoit la même séquence,
c
'est parce que les gens qu'on a vus une fois,
on
ne les a pas traités judiciairement. Je vous parlais tout à l'heure et vous me faisiez part de ce que disait Alain Bauer sur cette question. Ces petits narcos qu'on voit dans les manifestations et qui deviennent violents, ils ne sont pas traités judiciairement. C'est-à-dire qu'il ne
se
passe pas grand-chose. On
les arrête, on les relâche.
qui ne sont pas vraiment sanctionnés.
Ils recommencent. Ils recommencent.
Merci beaucoup Eric Delbecq d'être venu ce matin. Vous êtes expert en sécurité intérieure, auteur de La trahison des élites. C'est aux éditions Robert Laffont. Deux rendez-vous à avoir en tête. Le député socialiste Boris Vallaud sera notre invité à 7h40. Lui, il demande à ce que le ministre de l'Intérieur rende des comptes et soit convoqué devant l'Assemblée nationale. Et puis à 8h30, une voix forte, le deuxième personnage de l'État, Gérard Larcher, répondra à mes questions dans le face-à-face. Il est 7h21, on remonte le temps. Arthur, vous vouliez revenir sur l'Argentine qui va faire ses adieux à son héros, champion du monde 2022, Lionel Messi.
Merci,
merci, merci, merci,
merci,
merci, merci, merci.
Il mène, merci.
Et oui, l'attaquant
argentin dispute son dernier match avec son équipe nationale. Réussir son départ après avoir été l'idole d'un peuple, c'est un défi et c'est souvent raté, Apolline. A tout de suite.
RMC,
Apolline Matin. 7h23 sur RMC et sur RMC Story. Arthur,
on
continue à remonter l'histoire avec vous. Et la nuit prochaine, Lionel Messi dispute son dernier match avec l'équipe nationale d'Argentine. Il affronte le Bénin à Buenos Aires. Oui, un programme X-XL est prévu pour la dernière de Lionel Messi. Alors, il y aura bien sûr une cérémonie avant le match. Les joueurs argentins porteront aussi un maillot collector dans les gradins. Il y aura tous les joueurs qui avaient remporté la fête du monde au Qatar en 2022. Et de leur côté, les joueurs du Bénin ont multiplié les galères. Ils ont enchaîné les vols pour rallier l'Argentine avec un total de 25 heures d'avion. Dans leur hôtel, il n'y avait pas d'eau.
Donc là, ils sont bien crevés pour jouer contre l'Argentine. Donc,
c
'est déjà un match légendaire.
Les derniers
matchs des stars avec leur équipe nationale,
c
'est toujours un événement. Oui, et parfois, ils ne sont même pas au courant, ces stars, que c'est leur dernier match. C'est ce qui était arrivé à Johan Cruyff, l'iconique joueur des Pays-Bas. Le 26 octobre 1977, il remporte un match contre la Belgique. Un match important, puisqu'il qualifie les Hollandais pour la prochaine Coupe du Monde en Argentine. A priori, rien de si intéressant, sauf que c'est son dernier match à Johan Cruyff. Mais personne ne le sait, même pas lui. Au dernier moment, il refuse
?
De partir à la Coupe du Monde, effectivement. Et là, les rumeurs vont bon train. Que s'est-il passé ? Alors, toutes les rumeurs circulent. Il dit même que sa femme l'a interdit d'aller en Argentine. Mais la vérité, il va la donner 30 ans plus tard. Alors, lui et sa famille avaient en fait été victimes d'une tentative d'enlèvement. Ce qui l'avait traumatisé. Donc, il n'a pas voulu abandonner sa femme et ses enfants. Donc, il a renoncé à la Coupe du Monde. Et ça avait été la fin de sa carrière par la petite porte. Les adieux de Maradona à la sélection argentine. Alors là, un autre registre. Un trait Maradona. Nous sommes en 1994. Maradona joue la Coupe du Monde aux Etats-Unis avec l'Argentine.
Et ce n'était pas gagné. Parce que pour être présent, Maradona a dû se remettre à niveau. Il a fait une cure de désintoxication à la cocaïne. Il a perdu du poids. Mais finalement, il est bel et bien là. Et les débuts de la compétition se passent bien. On croit même à la résurrection du champion. Jusqu'à un match fatidique en phase de groupe contre le Nigeria. À la fin de la partie, devant les caméras du monde entier. Une infirmière vient chercher Maradona sur le terrain. Elle le prend par la main pour l'emmener au contrôle antidopage. Et ce qui devait arriver, arriva. Maradona est testé positif à l'effet de réiné. Un stimulant totalement interdit. Du coup, il est exclu de la compétition.
C'était son dernier match avec l'Argentine. J'espère que la sortie de Messi sera plus glorieuse, Apolline. Merci Arthur. Toutes vos chroniques à retrouver évidemment à tout moment en podcast sur l'appli RMC. 7h25 Arnaud Demanche. RMC.
Demanche Pirate, le face-à
-face. Salut Arnaud. À 8h30 tout à l'heure, je reçois Gérard Larcher, le président du Sénat.
Ah
oui, c'est un monument historique. C'est Gérard Larcher, réélu président du Sénat comme depuis 2014. Et il est au Sénat depuis ? Je ne
sais
pas, depuis toujours. 86. Voilà.
J
'avais 4 ans
et je m'en souviens encore. Moi, c'était le plus beau jour de ma vie. J'étais devant la télé. Gérard Larcher entre au Sénat. J'ai tout de suite compris que tout allait changer. Voilà. Et après, j'ai regardé la plémette de Colaro. Et là aussi, j'ai compris que la vie allait changer. En tout cas, c'est bien de l'avoir ce matin. Qui d'autre pour nous parler des aspirations des lycéens qu'un homme de 77 ans, de droite et président du Sénat ? Pour faire jeune, il va arriver avec un skate et une casquette à l'envers en faisant «
Je
comprends la colère des jeunes. Vous avez vu ce qu'ils mangent à la cantine ? J'ai vu les menus. Aucun gibier. Et ils boivent de l'eau, les pauvres lapins. C'est pour ça que je me mettrai à leur service lors de mon sixième mandat. Six-seven !
Calmez-vous, monsieur Gérard.
Non,
non,
mais six-seven, c'est ma tension. J'ai un peu de cholestérol. D'ailleurs, Gérard Larcher, il était bien tranquille jusque-là au Sénat. Et vous avez vu, poum, les dernières sénatoriales. Il voit débarquer chez lui un groupe du Rassemblement National et même un sénateur de la France Insoumise, Gabriel Amart. On le rappelle, c'est le gendre de Jean-Luc Mélenchon. Vous imaginez ?
Jean
-Luc Mélenchon, c'est ton beau-père. Le super repas de Noël. Bonjour l'ambiance. Bon, papa, je vous ai fait un cadeau. Papa, moi ! Profiteur ! Bourgeois ! Monsieur croit quoi que le peuple a les moyens de lui acheter des cravates pour aller au Sénat ? Mais bon,
ben,
joyeux Noël. Vous voulez que j'ouvre une bouteille de champagne ? Oh, du champagne ! Louis XIV est parmi nous. Depuis qu'il est au Sénat, il a honte de boire de l'eau de pluie, tout simplement, comme les travailleurs. C'est trop bien pour sa majesté. Non, mais je vais aller me laver les mains. Mais bien sûr, princesse ! Qu'on apporte du lait d'Anais pour le bar de Cléopâtre et des serviettes
en
soie pour pas abîmer ces mimines de sénateur qui a jamais vu un outil de sa vie. Pauvre Gabriel Abart. En attendant, pardon, rendez-vous avec Gérard Larcher.
À 8h30, par exemple.
À 8h30,
désolé. À tout à
l
'heure.
À tout à l'heure, Arnaud.
Il
est 7h28. On se retrouve dans un instant pour la Météo et le Journal. Remettez-vous. Oui.
7h30, beau et chaud, Géraldine. Mais beaucoup de soleil sur le pays. Alors, on surveille quand même encore les pluies sur le golfe du Lyon. C'est surtout à partir de la nuit prochaine qu'elles vont se réactiver. Mais on est déjà en vigilance orange pour le Gard et l'Hérault. Et puis, cet après-midi, on a des averses rageuses qui vont arriver par l'Atlantique. Les températures qui restent encore très élevées pour aujourd'hui. On ira jusqu'à 28 degrés à Bordeaux. On fera 27 à Marseille. À Lyon, on aura 25 à Paris. Ou encore 22 pour Lille. 7h30 sur RMC.
RMC, Apolline Matin. Le journal de Victor Pochet. Bonjour Victor.
Bonjour Apolline et bonjour à tous. 11 ans est mobilisé. C'est une information que vous révélez, RMC, hier. Des collégiens ont bloqué leurs établissements. solidaires du mouvement des lycéens, tout comme des agriculteurs et les syndicats de travailleurs. Une pluie de chiffres pour noyer la polémique. Le Rassemblement National présente son contre-budget. Ce matin, en pleine affaire, Jordan Bardella, accusé d'avoir écrit des messages antisémites. Et l'Argentine attend le départ de Messi. Un demi-million de fans ont tenté d'obtenir des billets. Pour la dernière sous le maillot de l'Albi Céleste, de la légende du foot ce soir.
Des manifestants toujours plus jeunes.
Même plus des ados, mais des enfants. Le mouvement des lycéens s'étend à leurs cadets. C'est une information que vous révélez, RMC, dès hier. Des collèges ont été bloqués. Au moins 17 dans l'académie de Créteil, qui regroupent la Seine-et-Marne, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. Exemple à Montreuil, où vous vous êtes rendu pour RMC, Victor Girard.
Des débris
de pétards, des pancartes, des palettes de bois et une longue rangée de poubelles. On essaye de se faire entendre, en fait. Clam Loucheyn et son ami Myriam, 12 ans, qui listent leurs revendications à proximité de leur collège fermé hier. Un emploi du temps, trop chargé, avec plein de devoirs tout le temps. Si je veux aller aux toilettes, pas dans les horaires, c'est fermé. Il y
a
des lavabos que je n'utilise pas parce que je sais qu
'ils
ne vont pas marcher. Ce n
'est
pas normal. On doit travailler dans des bonnes conditions, en fait.
Des
collégiens qui dénoncent aussi, comme les lycéens, des professeurs non
remplacés. Les
revendications, elles n'attendent pas. Malo, j'ai 11 ans. Son collège a, lui aussi, été bloqué, puis fermé hier pour la première fois toute la journée. Ce matin, tu vas te mobiliser, toi ? Oui, je pense. Les buts, c'est
que
personne ne rentre parce qu'on ne nous entend pas. Il y
aura
des poubelles. Si tu as envie de te faire entendre, tu fais ça dès maintenant, dès ton âge. Petit, c'est pour une raison. Pourquoi faire ? Tu n'as pas peur pour ta sécurité ? Non. L'élève, en classe de 6e, réclame du changement. Et vite, il n'est pas prêt de baisser les bras, il prévient.
S
'il ne nous écoute pas, on continue. S'il nous écoute, on arrête. On reprend les cours normalement. Ce n
'est
pas pour le plaisir, les blocs qui font. Déterminé, Malo prévoit de se rendre ce matin avec ses amis devant son collège à Montreuil.
Et deux premiers rassemblements sont en cours ce matin à Paris ou encore à Toulon, où nous serons en direct dans le journal de
8h. Vont rejoindre ce mouvement également des agriculteurs de la Confédération Paysanne qui les appellent à venir avec leur tracteur. Une vaste intersyndicale doit manifester aussi des soutiens qui font espérer un regain de mobilisation aux lycéens. Une mobilisation que Matignon exige pacifique. Alors que ses réponses aux revendications peinent à convaincre Sébastien Krebs.
Oui, encore hier soir à Matignon, les ministres de l'Éducation et de l'Intérieur étaient réunis autour du Premier ministre. La jeunesse dans la rue, c'est toujours politiquement périlleux. On est sur une ligne de crête, reconnaît un conseiller. D'un côté, la fermeté et l'ordre en évitant absolument l'incident qui ferait tout basculer. Et de l'autre, l'ouverture au dialogue. Sébastien Lecornu tente d'inventer des réponses qui ne soient pas que sécuritaires. Témoigne l'un de ses proches avec un mot d'ordre. Surtout pas de mépris. Hier, le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, saluait, je cite, la grande sincérité des lycéens.
D'où cette plateforme ouverte en ligne, sorte de cahier de doléances avec la promesse que toutes les contributions seront exploitées. Et l'engagement d'organiser des temps d'échange dans les lycées au retour des élèves que le gouvernement souhaite enclencher progressivement. Dès demain, façon de se projeter sur une sortie de crise. Encore faut-il que les blocages soient levés.
Et
ces réponses aux revendications, elles sont insuffisantes selon Pierre Sourza, le président de l'association Les Lycéens, qui sera notre invité dans Apolline Matin à partir de 8h10.
Je
vous donne aussi les derniers chiffres. 715 policiers et gendarmes blessés, 215 élèves, 10 enquêtes de l'IGPN. La police des polices sont en cours. Dernière en date à Lens. Hier, ce lycéen dont la main a été arrachée par une grenade policière. La politique. Ce sont aussi ces chiffres pour faire oublier des mots polémiques. Le Rassemblement National présente son contre-budget ce matin, prévu de longue date. Bien avant donc l'affaire Jordan Bardella, le patron du parti auquel Mediapart attribue des
écrits antisémites datant de 2013. Alors pour Marine Le Pen, c'est l'occasion de tenter de reprendre la main Sonia Gobry.
Oui,
Marine Le Pen veut se montrer imperturbable. Jordan Bardella sera bien à ses côtés. Elle lui a renouvelé toute sa confiance ce week-end. Nous souhaitons toujours qu'il soit Premier ministre, insiste une cadre du RN, pour convaincre que le tandem est toujours solide et il sera clairement mis en scène. Jordan Bardella, dans la perspective de Matignon, détaillera le premier budget en cas de victoire. Marine Le Pen, dans son rôle de candidate à la présidentielle, portera la vision avec l'enjeu de gagner en crédibilité auprès des milieux économiques. On va parler de fond, pas des sottises de Mediapart, lance remontée.
Un cadre du RN qui compte sur cette conférence de presse pour clore la polémique. En attendant, la stratégie ne change pas. Serrer les rangs, faire bloc en espérant que le travail de dédiabolisation ne volera pas en éclats.
Il y aura bien un nouveau procès à Rambourou après Romain Bouvier. Loïc Lepriol, l'autre militant d'ultra-droite condamné pour le meurtre de cet ancien
rugbyman en plein Paris, a fait appel hier, ils avaient respectivement écopé de 19 et 26 ans de prison. Une mesure de Donald Trump sur les carburants. Il vient de signer un décret pour autoriser
tous les Américains à acheter du GNR. Ce carburant, moins taxé, réservé habituellement aux machines agricoles par exemple. Le président américain en campagne, son camp en difficulté avant les élections de mi-mandat le mois prochain. L'équipe de France en mode diesel, hier soir les Bleus l'ont emmené 1-0 par la Belgique, mais qui ont fini en beauté. Score finale 4 buts à 1 grâce au but de Douai, Cherki ou encore Olysée. La France est seule en tête de son groupe de Ligue des Nations. Le monde du foot aura les yeux rivés sur Buenos Aires. Ce soir, l'Argentine rend hommage à son héros. 208ème match et le dernier de Lionel Messi sous le maillot de l'Albi Céleste contre le Bénin.
Edgar Grolo, envoyé spécial de RMC dans la capitale argentine, c'est presque un pèlerinage pour les supporters avant la retraite du champion du monde.
Oui,
les supporters n'ont qu'une hâte, chanter et rendre hommage à Lionel Messi. L'émotion est partout.
Alejandra est en larmes rien qu'en parlant des adieux de son idole.
Ça va être très touchant pour tout le monde, parce que c'est le dernier tango de notre Messi. Que ça
vous plaise ou non, c'est le plus grand joueur de tous les temps.
Seuls les plus chanceux ont réussi à obtenir des billets pour la dernière de Lionel Messi. Comme Ricardo, il a fait 20 heures de route depuis le nord de l'Argentine pour venir à Buenos Aires.
Je vais garder ce souvenir toute ma vie. C'est un privilège que beaucoup aimeraient avoir. Sentir l'ambiance de son dernier jour, sa dernière danse, c'est magnifique.
Une admiration de tout un pays pour Lionel Messi, expliqué par l'ancien international argentin Sergio Goycochea. On vit le foot de manière très passionnelle. Une génération entière a grandi avec Messi. C'est notre ambassadeur argentin. Je crois que ça va être très émouvant. Plus d'un demi-million d'Argentins ont tenté d'acheter les billets pour la grande dernière de Lionel Messi en sélection. Ce soir, ils seront 85 000 au stade monumental.
Et
pour vivre
ce
moment historique,
il
faudra rester réveillé tard. Ce sera coup d'envoi vers 1h du matin chez nous en France. Le quintet, ce sera plus tôt. Ce sera à Auteuil à 13h55.
Les pronostics de la Dream Team des courses RMC, sa favorite, le numéro 9, Passial est là. Son outsider, le numéro 8, Falcon Jet, le 9 et le 8.
C'était le journal de Victor Pourchet. Il est 7h38 sur RMC. Il y
a
le quintet, mais il y
a
aussi RMC. Et sur RMC, on vous offre une voiture. C'est le moment, vous l'avez entendu. C'est le moment de vous inscrire pour jouer et gagner. Non seulement, on vous offre une voiture, mais on vous offre surtout un an de plein d'essence. Un an de plein d'essence, je crois qu'aujourd'hui, honnêtement, c'est particulièrement appréciable. Elle est à gagner tout de suite, cette voiture, dès la fin de ce jeu. Avec le plein dans le réservoir et un an d'essence, vous envoyez tout de suite RMC au 732 16. RMC au 732 16. C'est à l'occasion, évidemment, du Mondial de l'Auto. Vous avez 10 minutes pour vous inscrire. RMC au 732 16. Bonne chance à tous. 75 centimes par SMS, 3 SMS maxi.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline
Matin.
On
ne répond pas à des revendications lycéennes en lançant des grenades. Voilà votre indignation. Boris Vallaud, bonjour. Bonjour. Vous êtes le président du groupe socialiste à l'Assemblée, vous-même député des Landes. Vous demandez l'audition du ministre de l'Intérieur, qu'il s'explique devant la commission des lois à l'Assemblée nationale. Vous voulez qu'il s'explique sur sa gestion du maintien de l'ordre, évidemment. Alors qu'un lycéen de 15 ans a eu sa main arrachée hier par une grenade policière,
c
'était à Lens. Vous nous le dites dans un instant. Vous-même qui nous écoutez sur RMC, appelez-nous au 3216. Venez réagir et témoignez. On vous attend.
RMC
jusqu'à 9h. 7h42 sur RMC, le ministre de l'Intérieur doit s'expliquer. Voilà ce que vous demandez, Boris Vallaud, bonjour. Vous êtes le président du groupe socialiste à l'Assemblée, vous êtes député des Landes. Vous demandez donc l'audition de Laurent Nunez. Il semble qu'il ait répondu favorablement. Cette audition aura lieu devant la commission des lois ce mercredi. Vous allez lui demander quoi
? Je
vais lui demander comment il justifie qu'à un mouvement lycéen, ils sont d'abord répondu par des mesures de police.
Pourquoi
face à des mineurs, à des enfants, les opérations de maintien de l'ordre sont souvent d'une grande brutalité ? Comment il justifie que la doctrine du maintien de l'ordre n
'ait pas évoluée, qu'elle ne soit pas à
l
'identique de l'Allemagne, une doctrine de désescalade ? Pourquoi sont encore utilisées dans les manifestations des grenades de désencerclement quand il s'agit de mineurs, de jeunes et des LBD ? Pourquoi la pratique des NAS avec les lycéens prime sur la recherche du dialogue, de la désescalade
? Je suis très inquiet, je dois vous dire. Vous êtes très
inquiet
? Oui, je suis très inquiet de ce que j'observe. Je suis très inquiet des blessures graves que l'on a été. On
a parlé de ce jeune
lycéen de 15 ans, c'est le dernier épisode. Il a eu sa main arrachée hier matin devant son lycée, c'était à Lens.
Vous
savez, ni l'Allemagne, ni bien d'autres pays de l'Union Européenne n'utilisent ces moyens en matière de
maintien de l'ordre. Ces grenades de
désencerclement,
comme on le dit,
ne sont pas utilisées par nos voisins. A fortiori quand il s'agit de manifestations lycéennes. Et je dois vous
dire que c'est une des inquiétudes et une des questions, une des interpellations anciennes que nous formulons à l'endroit du gouvernement et l'endroit de M. Nouniez en particulier, puisqu'il est le ministre de l'Intérieur. Garant, non seulement de l'ordre public, mais de la possibilité d
'exercer un certain nombre de libertés publiques. Et non seulement nous interrogerons M. Nouniez, mais nous déposerons une proposition de loi pour que lorsqu'il s'agit de manifestations lycéennes avec une majorité de mineurs, ce que vient de confirmer le profil de ceux et de
celles qui ont été interpellés...
85% des personnes, des jeunes arrêtés sont mineurs. Eh bien, nous voulons une proposition de loi qui, comme en Allemagne, comme en Belgique, comme dans les pays nordiques, fait que quand il y a des manifestations, je parle de manifestations de lycéens, c'est-à
-dire
pour l'essentiel de mineurs, il n'y ait pas d'utilisation de grenades de désencerclement, de LBD,
et que des pratiques qui sont des pratiques brutales, comme l'entranglement, ne soient pas utilisées.
Mais Boris Vallaud, il y
a des pratiques brutales en face. C'est-à-dire que les manifs lycéennes, on a eu d'ailleurs de nombreux auditeurs depuis ce matin qui disent « mais moi j'ai manifesté quand j'avais 15 ans, 20 ans », mais on ne cassait pas.
Alors
d'abord, il y
a
toujours eu malheureusement des casseurs, et il faut évidemment condamner toutes les formes de violences. Et les lycéens eux-mêmes, devant leurs établissements, quand il
y
a des blocus, réclament que ces manifestations soient pacifiques pour faire entendre leur message. Parce que c'est d'abord leur message qu'il faut entendre. Ceux d'une angoisse face à l'avenir, de la dénonciation de conditions de travail qui sont inadmissibles, enfin du temps surchargés, il y a besoin d'une
réponse à ces lycéens. Et aujourd'hui, je ne l'entends pas. Moi aujourd'hui, je souhaite que les manifestations soient pacifiques, que ce soit un moment d'expression des revendications, et surtout qu'elles soient entendues par un gouvernement qui
est
aux responsabilités depuis 10 ans, 10 ans durant lesquelles la situation de
l
'école n'a cessé de se dégrader. Et la part de l'école dans les dépenses publiques a régressé. Et Boris
Valo,
ça
ne vous
inquiète pas que des collèges, c'est-à-dire des enfants de 11 ans, soient bloqués ? C'est quand même une question de société ça, il n
'y a
pas un problème là quelque part ?
Des
collégiens, des enfants de 11 ans, qui bloquent
à un lycée ?
Et vous demandez à la police de vous adapter à cette situation
?
Mais pourquoi vous suggérez-vous qu'ils lancent
des
grenades de encarclement devant
les collèges ? Je dis juste
que compte tenu de la nature de ces
mobilisations
avec des enfants,
il faut que la doctrine de le maintien de
l
'ordre corresponde à la nature
de la manifestation. Mais vous ne pensez pas qu'on doit aussi s'interroger
sur ce qui se passe dans cette société
avec les enfants
? Bien sûr, est-ce que l
'on
peut aussi s'interroger sur ce qui se passe en Allemagne ou en Belgique en matière de maintien de l'ordre ? Ça ne se passe pas de cette manière-là. Par ailleurs, vous avez raison, oui il y
a
un problème avec l'éducation dans
la
société. Oui, il y
a
un problème d'angoisse,
d
'une jeunesse qui se dit « Mais finalement, on m'envoie dans une école dont
le niveau régresse, qui accroît les inégalités, avec des conditions de
travail qui sont dégradées. » C'est-à
-dire, Boris Valo, est-ce qu'on ne parle pas de deux choses différentes ? C'est-à-dire que lorsqu'on écoute Éric Delbecq tout à l'heure, Alain Boer hier, qui était lui-même l'ancien président de l'UNEF, vice-président de l'UNEF, qui a bien connu des manifestations, il dit « Aujourd'hui, nous avons deux groupes distincts, qui en réalité d'ailleurs, même physiquement, sur les trottoirs des lycées, ne se mélangent pas. Les
lycéens au
pied de leurs écoles et des groupes de casseurs qui sont parfois même plus nombreux. »
Vous
évoquiez le nombre des interpellations, des interpellations de mineurs, des interpellations
de lycéens. Considérable, 5 000 interpellations de lycéens,
qu'il y ait des casseurs et que, je ne dis pas qu'il ne
faut
pas qu
'il
y
ait
de maintien de l'ordre, je dis « Oui, il faut qu
'il
y
ait
du maintien de l'ordre, mais il faut qu
'il y ait
un maintien de l'ordre qui doit être adapté à la nature des manifestants.
»
C
'est ça qui est important. C'est-à
-dire,
c'est nos enfants, c'est nos gamins qui sont devant leurs
états. Est-ce que vous appelez aussi
les
parents
à se mobiliser ? Je voudrais qu'on donne la parole à Christelle, vous allez pouvoir lui répondre. Bonjour Christelle. Bonjour. Christelle,
vous
nous appelez de Seine-et-Marne. Vous êtes vous-même, d'ailleurs, je crois, enseignante et, par ailleurs, maman de trois enfants.
Oui, tout à fait, oui. Et c'est vrai que
ce
mouvement, je le trouve légitime. Je comprends, en fait, les revendications des lycéens. Ce que je ne comprends pas, c'est la violence, en fait, des deux côtés. Parce qu'on parle beaucoup de la violence policière. Mais il y a aussi, il ne faut pas oublier, des enseignants, des personnels de l'éducation qui ont été touchés. Et pas par des lycéens, du coup, souvent de l'établissement, mais d'autres groupes qui viennent et qui perturbent le mouvement lycéen pacifique. Et c'est à ce
niveau
-là que je souhaite intervenir. Parce qu'en fait, il y
a
une peur en tant que parents pour nos enfants. Vous
avez,
je crois, parmi vos enfants, un lycéen et un étudiant
?
Oui, tout à fait. Et c'est vrai que jusqu'à présent, c'était relativement calme. Là, comme le mouvement s'étend, ils sont impactés. Et
vous leur dites quoi ? De
rester chez eux ou alors,
au
contraire, d
'y aller ? Alors là,
au niveau du lycée, les courses sont en distanciel. Mais pour l'instant, au niveau de l'université, c'est encore en présentiel.
Mais
vous dites « j'ai peur
». Oui.
Alors, en tant que lycéenne, je me souviens avoir manifesté, pour défendre nos droits. Là, j'ai peur parce que franchement, c'est ultra-violent. Mon fils est rentré choqué hier, suite aux élèments qu'il a pu y avoir devant son lycée.
Choqué par les autres
jeunes ou choqué par la police ? Des deux côtés, en fait. Par les jeunes qui n'étaient pas de son établissement et qui sont nus, clairement, pour casser, pour frapper.
Boris Vallot,
je voudrais que justement, vous puissiez réagir à ce que dit Christelle. Au fond, est-ce qu'on n'est pas devant deux phénomènes, des manifs lycéennes et des violences urbaines
?
Peut-être. Moi, je ne suis pas ministre de l'Intérieur. Je le dis avec netteté. On ne s'en prend pas aux établissements scolaires, on ne s'en prend pas aux personnels enseignants, évidemment, et d'évidence.
Ce qui est compliqué, Boris
Vallot, c
'est
qu'il
n'y a
pas de loi à retirer
pour calmer la colère. Monsieur, est-ce
que vous me parlez de revendications lycéennes ce matin ? Non, elles sont étouffées.
Alors, vous-même, Boris
Vallot, votre objet aujourd'hui et ce qui vous intéresse, c'est la question du maintien de
l
'ordre.
Votre mobilisation aujourd'hui, c'est pour demander aux ministres de l'Intérieur. Donc, n
'inversez pas les choses.
Je
veux dire, c'est important.
Parce que la cellule
de
crise face au mouvement des lycéens, elle s'organise place
Beauvau et par rue de Grenelle au ministère de l'Éducation nationale. Et je souhaite que la réponse, elle soit d'abord, évidemment, une réponse éducative. Je veux qu'il y
ait
un dialogue qui s'engage non seulement au sein du ministère, mais au sein des académies, au sein des départements, établissements par établissement, que la démocratie lycéenne puisse s'exprimer, que les
moyens soient mobilisés.
On sera en soutien de cette
mobilisation. Et puis, vous le savez, les services d'ordre, je crois, des organisations syndicales, des partis politiques, seront là pour encadrer, parce que nous souhaitons toutes et tous, pour nos enfants, pour l'avenir, que les choses se passent bien. Et je
crois que cette préoccupation, elle doit aussi être celle du gouvernement. C'est ce que nous attendons. Une dernière question pour Esvalo. Je reçois tout à
l
'heure Gérard Larcher, le président du Sénat. La loi Casseur-Payeur, qui a été accélérée pour être examinée par le Sénat dès le 27 octobre. Ça, c'est une des réponses que vous
pouvez tout à fait déclamer. C'est
un hochet. Moi, je veux bien qu'on fasse plaisir. Mais cette loi ne servira à rien. Il y
a
déjà un certain nombre de dispositifs légaux qui peuvent être activés. Par ailleurs, vous avez bien compris le principe de cette loi. Vous pouvez être dans une manifestation de façon parfaitement pacifique et finalement payer la facture pour les autres. Non, le principe,
c
'est que quand on est responsable, d'abord de ces actes. Merci beaucoup, Boris Vallot, d'être venu sur RMC ce matin. Vous êtes le président du groupe socialiste à l'Assemblée. Vous êtes à l'origine de cette convocation à laquelle, semble-t-il, le ministre de l'Intérieur a décidé de répondre oui. Et d'une
proposition de loi que nous déposons.
Et votre proposition de loi, effectivement, pour une désescalade face à des manifestants mineurs. Il est 7h51. Cécile Duflo est avec nous. Bonjour, Cécile. Chaque matin, proposition de droite ou proposition de gauche. Et ce matin, c'est vous, la proposition de gauche. Vous vous attaquez aux violences sexistes et sexuelles. Vous voulez qu'on aille plus vite ?
Oui, il faut absolument former l'intégralité des policiers et des magistrats. On sait bien que c'est une des clés pour réussir à lutter efficacement contre ces violences. Et cette nuit, lors de
l
'examen de la loi intégrale, il y
a
eu un détricotage et pas une bonne nouvelle.
Vous allez nous le dire dans un instant, 7h52. Dans un instant, la proposition de gauche met d'abord le bonus. Mathieu, un pot de départ à la retraite ? Oui, c'est
assez
rare dans le bonus, oui. Mais c'est un événement dans la scène pop française. Le bassiste historique d'Indochine qui annonce prendre sa retraite. Il a 68 ans. Ça devrait vous plaire, il veut tourner la page. Moins que la main on est rame. Marc Eliard, 34 ans dans le groupe. C'est le plus ancien membre du groupe derrière le chanteur, Nicolas Sirkis. Nicolas Sirkis qui le remercie ainsi que toutes les équipes. Bref, c'est un vrai pot de départ. Bassiste jazz à l'origine, il suit Indochine depuis 92. S'en sont suivis trois décennies des tournées, des stades, des albums, notamment l'Arena Tour. Tournée XXL de 110 dates, dont 12 Bercy. Indochine a rempli 12 fois l'accord Arena.
La tournée qui fera l'objet d'un film en novembre prochain, avant trois dates finales à la scène musicale pour conclure la tournée pour de bon. MC, Apolline Matin.
Proposition de gauche, proposition de droite.
C'est mardi, c'est la gauche, c'est Cécile Duflo. Bonjour Cécile, votre proposition ce matin, elle concerne la loi intégrale pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Vous proposez de ne pas attendre cette loi pour former les magistrats et les policiers.
Oui, c'est très intéressant. Dans la loi avait été prévu un dispositif de formation obligatoire assez détaillé. Le ministre de l'Intérieur l'a fait retirer. Un amendement a été adopté cette nuit et c'est une erreur. Mais c'est une double erreur. Parce qu'en fait, ce n
'est
pas normal d'avoir à mettre dans la loi cette obligation de formation. Le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice peuvent mettre en oeuvre cette formation sans avoir besoin de la loi. Mais si on en est arrivé à le mettre dans la loi, c'est que ça traîne. Et qu'est-ce que ça pose comme problème ? Ça pose comme problème que les policiers et les magistrats sont souvent pas du tout formés, accueillent les victimes de violences sexistes et sexuelles, qui peuvent avoir des réactions très particulières liées au psychotraumatisme de la mauvaise manière. Ce qui aboutit à rajouter de la souffrance à la souffrance.
Donc là, vraiment, le ministre de l'Intérieur qui a dit qu'il allait lancer un choc de formation qui n'est pas à la hauteur, il faut absolument mettre ce sujet sur la table maintenant. Mais on forme à quoi exactement ? Et on les forme quand ? Parce qu'on nous dit les magistrats, les policiers... On les forme déjà lors de la formation initiale, pour tous les nouveaux, et de manière plus... Donc le mettre
de manière systématique
dans la formation initiale ?
C'est ce
que demandait la loi, à la fois sur l'accueil des victimes, sur la formation. Je parlais du psychotraumatisme, c'est très important. Une femme qui est victime de
violences,
et notamment si c'est son compagnon, elle peut continuer à interagir avec lui, elle peut avoir l'air très détachée, elle peut être dans une position très ambiguë, c'est documenté par les scientifiques. On sait que c'est normal. Et il y a plein de policiers qui disent, ça va, c'est bon, elle lui a reparlé, vous avez vu, elle lui a dit qu'elle l'aimait, etc. C'est aussi parce qu'il
y a
un manque de formation qu'on traite mal judiciairement, ces affaires, et que lors des procès, les femmes sont exposées à des situations très difficiles. On connaît l'histoire des procès pour viol. C'est aussi parce qu'elles savent qu'elles risquent ça, qu'une partie des victimes ne porte pas plainte.
Oui, et puis il
y
a une question aussi de délai en général entre le temps judiciaire et le temps de... En fait, simplement, comment est-ce que les juges et les policiers appliquent la loi ? L'écrire, c'est bien, l'appliquer, c'est une autre affaire.
Et
donc, moi,
je
suis tout
à fait d'accord.
Accélérer sur la
formation.
Exactement, je suis d'accord avec Cécile, parce que ça va permettre de mettre tout le monde en ordre de marche à peu près au moment où la loi sera votée et décrétée.
Parce que le vrai sujet, c'est la difficulté de traiter ces affaires, mais c'est aussi le fait que beaucoup de femmes ne portent pas plainte parce que ça ne
sert
à rien ou parce qu'elles n
'ont
pas envie de s'exposer. Moi, j'ai porté plainte une fois pour diffamation contre Éric Zemmour, qui avait expliqué que l'affaire Beaupin, c'était un complot organisé par moi. Je suis allée au tribunal, je faisais confiance à la justice. Il n'était pas là, on ne
lui
a posé aucune question. En revanche, moi, je me suis retrouvée sur le grill, interrogée de façon très brutale sur mes positions, sur plein de sujets, parfois même intimes. Et je me suis dit, je suis repartie en
disant, plus jamais, plus jamais je fais ça. C'est terrible. Oui, ça date et je n'en ai pas
reparlé depuis toute cette époque. Depuis, il y
a
eu le procès.
C
'est
-à-dire que face
à la justice, vous avez eu l'impression, vous, victime, de devoir plus se rendre des comptes que celui que...
Et
ça arrive souvent, ça arrive souvent, les victimes de viol. Et on sait aussi que cette difficulté qui
a à porter plainte, c'est que les femmes savent d'instinct, parce qu'elles se le sont partagées...
Et
vous-même, femmes publiques, vous ne
vous
êtes pas senties suffisamment préparées ? Pas du tout, je ne m'attendais absolument pas à ça. J'avais un avocat, les choses étaient quand même, pour
moi, assez évidentes. D'ailleurs, l'histoire l'a montré et je me suis retrouvée dans cette situation et ça m'a vaccinée. Et donc, je le dis souvent, je ne l'ai plus fait. D'ailleurs, j'ai reporté plainte une fois et je ne suis pas allée au tribunal parce que je me suis dit, en fait, c'est trop, trop violent. Et c'est normal que la justice s'exerce, c'est normal qu'on puisse poser des questions, mais je pense que la manière de le faire est très importante. Et pour le faire avec la bonne manière, poser les bonnes questions, il ne s'agit
pas d'empêcher les magistrats d'agir. Il faut qu
'ils
soient formés à l'impact que ça a sur les victimes, ce qui est
une
situation dramatique. Et je voudrais le dire, surtout, un euro investi
pour ça, dans la lutte
contre les violences, ça
rapporte de 30 à 87 euros, selon les études. Donc, en plus, c'est une dépense utile. Il le faut, moralement, c'est un principe, et on doit vouloir éradiquer la violence contre les femmes. Merci, Cécile. On est un peu en retard, mais ça valait la peine. On a senti que votre témoignage, en plus de votre proposition, vous tenez à cœur. 7h58, à tout de suite pour la météo et le journal.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin. 8h passées de 1 minute. Très belle journée sur RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet. Bonjour, Quentin. Bonjour, Apolline. Bonjour à tous. C'est donc l'acte 3 de la mobilisation lycéenne qui démarre ce matin, avec le premier blocage, le premier rassemblement. Ils seront rejoints, les lycéens, par les enseignants, par leurs parents, les agriculteurs même. Pour cette journée, il
y a
des manifestations qui sont prévues dans une trentaine de villes. On va faire un point complet. On vous révèle un chiffre ce matin sur RMC, celui de l'absentéisme encore à la hausse. 38 jours en moyenne d'absence pour un salarié du privé. Et puis, on va dresser un premier bilan, des premiers matchs, des bleus de version Zinedine Zidane. Les bleus qu
'ont
battu la Belgique, 4 buzins.
C'était
hier soir. Des lycéens se rassemblent déjà ce matin. Oui, ils seront rejoints, vous le savez, dans leur mouvement par les enseignants, appelés à se mobiliser par les syndicats. Aujourd'hui, même par les plus jeunes du collège et par les agriculteurs qui voient une convergence des colères. Ce qui fait dire aux lycéens que c'est l'acte 3 de leur mobilisation. Ils se rassemblent déjà ce matin à Toulon, devant le lycée Bonaparte, avant d'aller manifester en centre-ville. Ce sera à 9h. Écoutez-les, il y a quelques minutes, au micro, notre correspondante Anna Jauger.
Ce
sera une des premières manifestations de la journée. Je pense que ça peut faire bouger les choses parce que là, on fait blocus en deux jours à Bonaparte. On a eu le préfet, la maire, le rectorat. Donc, je pense que c'est bien et qu'il faut continuer.
Ça
fait
quand même quelques années qu'on parle de ce qui se passe, qu'on demande du changement de façon pacifique, que ça n'a pas bougé, que rien n'a été fait et rien n'a été changé. Maintenant, on a décidé d'agir, de faire en sorte qu'on se fasse entendre. C
'est
de l'espoir.
Ce
qu'il me dit, c'est
que
si on est énormément à tous revendiquer les mêmes choses et tout ça, ça ne peut que faire ouvrir les yeux sur la situation actuelle. On
va manifester pacifiquement car c'est notre rôle aujourd'hui, tout simplement. On n
'est
pas là pour incendier, casser ou blesser les gens. Donc, si les parents m'écoutent aujourd'hui, je peux vous le dire. Laissez-les venir, vos enfants. On a une organisation, on est structurés. On n
'est
pas là pour casser incendier.
À
Paris, les prestigieux lycées Louis-le-Grand et Henri IV sont bloqués, c'est l'info ce matin. Tous les campus de l'Université Paris 1, dont fait partie la Sorbonne, sont fermés par prévention car c'est à 14h qu'est prévue la manifestation parisienne. Ça va se passer place de la République comme bien souvent au moins 20 000 personnes sont attendues avec évidemment dans le cortège ces enseignants en grève que Solène Leroux a rencontrés pour RMC.
L
'établissement de Thomas Ben-Simon, professeur d'art appliqué à Paris, est ouvert aujourd'hui, mais lui a décidé de se mettre en grève pour aller manifester. Ça me semble indispensable que des adultes puissent encadrer cette manifestation lycéenne puisqu'en fait on a évidemment des revendications qui sont communes en termes de bâtis, en termes d'effectifs, en termes de conditions de travail.
Indispensable aussi d'être là pour protéger les élèves, c'est ce que pensent beaucoup de ces collègues. On
a besoin d'être à leur côté.
Lucas Marchand enseigne l'histoire-géographie en Seine-Saint-Denis.
On a bien vu lors des blocus dans nos lycées que lorsque les adultes étaient là, ça se passait mieux, on pouvait à la fois écouter les élèves et puis ça permet aussi de désamorcer des possibles conflits avec la police justement.
D'autres craignent
les casseurs. Pour Aurélie Liubé, professeur de SES dans les Hauts
-de
-Seine, la présence des profs est primordiale.
Le fait que les enseignants, les personnels, les soutiennent et leur permettent de s'extrimer, je pense que c'est quelque chose d'important pour apaiser les relations. De quoi
permettre, elle l'espère, de donner une suite constructive au mouvement.
2000 policiers et gendarmes seront déployés aujourd'hui à Paris. La justice administrative a suspendu dans plusieurs départements, à ces dernières heures, des interdictions de manifestés qui avaient été prises devant les lycées de Bayonne, de Valence, de Strasbourg aussi, en estimant, comme dans la Drôme, que ces interdictions n'étaient pas proportionnées. Vous savez que 10 enquêtes ont été ouvertes par la police, des polices depuis le début du mouvement lycéen, comme à Saint-Ouen-Lomone, où la famille d'un jeune de 14 ans blessé au visage va porter plainte pour tentative d'homicide volontaire.
Les parents de ce jeune, prénommé Eden, ont raconté ce qui était arrivé à leur fils touché par un tir de lanceur de grenades lacrymogènes, Maxime Clier-Rusa. Après avoir été emmené à l'infirmerie de son lycée par ses camarades, Eden a été transféré à l'hôpital, puis opéré. Encore en pleurs, sa mère raconte son quotidien depuis le drame. Eden a alors l'âge par scellé. Il ne peut pas s'alimenter autrement qu'avec une paille de façon utile. C'est un processus qui va durer plusieurs semaines, plusieurs mois. Ses dents du haut, elles se sont cassées, mais les dents du bas ont été complètement arrachées. Et je le répète, mon fils n'a que 14 ans. Moutil n
'a
pas fini sa croissance. Ce qui est duré, c'est de la veille constante, mais il dort très mal aussi. Il fait pas mal de cauchemars et il ne peut pas parler. Donc on essaye de communiquer un maximum à l'écrit. Son
père, lui, se remémore les mots que lui a dit son fils avant de se faire opérer.
Qu'est-ce que je vais faire ? Ils ont gâché ma vie, ils ont gâché ma vie. Moi, je fais en sorte de le rassurer sur ce point en disant que la médecine d'aujourd'hui a beaucoup évolué. Maintenant, le vrai combat sera un combat mental.
Le père de famille appelle les autres parents à protéger leurs enfants et à ne pas les laisser participer aux manifestations.
Avec toutes les manifestations, il y
a
énormément de conséquences dans les transports en commun ce matin, surtout dans les grandes villes. Souvent des arrêts de bus qui sont non desservis. Les réseaux de bus, il y
a
une quinzaine de lignes qui sont touchées à Paris, Toulouse, une trentaine à Marseille, même une cinquantaine et une soixantaine à Lyon. En fait, quasiment toutes les lignes qui sont touchées par ces perturbations liées à cette mobilisation lycéenne. La politique, c
'est
le Parti Socialiste qui annonce 140 000 participants pour sa primaire vendredi et samedi. Le premier tour, primaire avant la présidentielle, c'est plus qu'espéré, mais c'est nettement moins que lors des dernières primaires de gauche. C'est ce matin que le Rassemblement National va dévoiler son contre-budget pour 2027. Des contre-oppositions en fait, en opposition à celles faites par le gouvernement. On est à quelques mois de la présidentielle. Mais surtout une semaine après les révélations de Mediapart concernant Jordan Bardella. Alors, puisqu'on parle de budget et de la chasse aux économies, on vous révèle donc ce matin sur RMC les chiffres de l'absentéisme dans le privé.
Absentéisme de 38 jours en moyenne par salarié. 5% quasiment du temps travaillé qui en fait ne l'est pas. Chiffre en hausse pour la deuxième année de suite. Qui explose même chez les cadres selon la mutuelle WTW. Un exemple écouté avec Martin Lange pour RMC. Et Léonore est juriste dans une PME en pleine expansion. Depuis un an, elle a vu sa charge de travail et son stress considérablement augmenter.
Toujours le sentiment de travailler dans l'urgence. Toujours le sentiment qu'un dossier allait m'échapper. J'avais des angoisses tous les dimanche soir. L'incapacité de se reposer, de déconnecter.
Une situation qui a contraint un médecin à l'arrêter au printemps dernier.
Ce
qui m'a fait imploser, au-delà de cette charge mentale, c'est le management qui n
'a
pas suivi de mon boss. Où lui a commencé à avoir des sautes d'humeur, des consignes contradictoires.
Un cas loin d'être isolé selon Philippe Beau, secrétaire national de la CFE-CGC, le syndicat des cadres. Depuis des années, les cadres sont moins bien considérés, plus pressurisés. Quand on regarde le motif de leur absence, les pathologies liées à la santé mentale, donc le burn-out, etc. est la première cause très, très largement. 44% des arrêts de travail, selon le syndicat, qui note que les évolutions récentes, notamment le recours accru au télétravail, participent à compliquer la vie des personnels encadrant. On est au lendemain de la victoire des Bleus, 4-1 contre la Belgique. Il ne fallait pas rater la fin hier soir sur RMC.
Les Bleus ont marqué leurs 4 buts dans le dernier quart d'heure. Jean-Louis Tour, c'est vous qui avez commenté ce match pour RMC. On vous retrouve en direct ce matin. Ce qu'on retient des 4 premiers matchs de Zinedine Zidane, c'est cette volonté de jouer et même de prendre des risques chez les Bleus. Exactement. Le bilan au niveau du jeu de Zidane est réussi, car à peine arrivé, il a réussi à imposer certaines idées en parlant de 15 jours de qualité au niveau du travail. Il s'est félicité après le match hier soir, même si, a-t-il dit, il y
a
des choses à améliorer, comme la présence devant le but pour se créer plus d'occasions. Car la fin de match hier, ces 4 buts embellissent un peu le bilan d'un secteur offensif parfois ronronnant, sauvé par Michael Olysee. C'est d'ailleurs lui le grand bonhomme du rassemblement. 4 buts, 2 passes décisives pour le joueur du Bayern, qui a pris le costume de sauveur, laissé momentanément par Kylian Mbappé blessé. Désiré, doué, passeur et buteur hier, a aussi marqué des points, là où le ballon d'or parisien, Ousmane Dembélé, en a perdu. Car même si Zidane a apprécié son match hier, il ne sera pas parvenu à marquer sur 4 rencontres.
Autre élément à retenir, le sélectionneur n'a pas peur de chambouler son équipe, d'utiliser tout son effectif, et de lancer de nouveaux visages sur ce plan-là. Luka Dacuna, Jérémy Jacquet, ou hier Leni Yoros sont mis en évidence.
Et
le prochain rassemblement des Bleus, ce sera mi-novembre contre l'Italie et contre la Turquie. Et alors ça,
ce
sera l'événement de la nuit prochaine. Lionel Messi qui va faire ses adieux avec la sélection argentine, avec un tout dernier match international, match de gala, on peut dire, contre le Bénin. C'était le journal de Quentin Vinet. Moi, hier soir, je me suis couché désespérée, je me suis réveillée très heureuse. Effectivement,
je me suis couché en
été 0-1.
Mais
il y
a
un 0 jusqu'à la 77ème minute, en effet. Les 4 buts, notamment le doublé d'Olysée dans le dernier quartier. Heureusement, le réveil était plus joyeux. Il est 8h09 sur RMC. Vous en parliez aussi, Quentin. Lycéens, parents et syndicats d'enseignants sont appelés à la mobilisation aujourd'hui. Mais que demandent vraiment les lycéens ? Dans un instant, nous serons en direct avec Pierre Sourzat, le président de l'association Les Lycéens. Il nous expliquera les revendications, ce qu'il réclame et comment sortir de la crise. 8h10.
RMC,
jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Apolline de Malherbe.
Il est 8h13 et vous êtes bien sûr RMC. Et RMC, souris comment ? Faire retomber la colère des lycéens et en même temps accéder à leurs revendications. Pierre Sourzat, bonjour. Vous êtes le président de l'association Les Lycéens. Point d'exclamation. Vous êtes en direct de Toulouse. C'est là que vous habitez. C'est là que vous manifesterez aujourd'hui
? Oui.
Est-ce que vous craignez des débordements
?
Écoutez, nous, on vient pour manifester pacifiquement. Donc, des débordements, a priori, il n'y
en
aura pas lieu.
Il
n'y
en
aura pas lieu. Vous vous dites qu'aujourd'hui, c'est une journée d'ailleurs à laquelle sont appelés aussi les syndicats, sont appelés également les parents. Est-ce que vous pouvez nous expliquer exactement vos revendications ? Et si vous deviez dire les trois priorités, ce serait lesquelles ?
Les
trois priorités, d'abord sur les enseignants, et ces deux
revendications qui vont ensemble, c'est d'abord recruter davantage d'enseignants et baisser les effectifs par classe. Pourquoi recruter davantage d'enseignants ? Parce qu'on vient en classe, c'est pour être devant des professeurs. Il y a des classes à examen où on n'a pas de prof pendant la moitié de l'année et à la fin, on passe les examens dans les mêmes conditions. Donc ça, c'est la première chose. Ensuite, la deuxième chose, ça va être sur tout ce qui est sur les bâtis scolaires.
Donc nous, on demande un plan d'urgence sur le bâtis scolaire, notamment pour adapter justement les lycées au réchauffement climatique, puisqu'on l'a vu l'année dernière, des élèves de terminale ont passé leurs grands euros dans des garages. Donc ça,
ce
n
'est
pas possible. C'est exactement. Et après, c'est tout ce qui est autour de la pression. Ça passe par les emplois du temps, la charge scolaire. Il y a eu la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant qui avait été lancée par le président de la République, qui a été rangée dans un coin du bureau à Matignon. On n
'a
pas vu de suite. Pourtant, tous les rapports montraient qu'il fallait travailler sur l'emploi du temps français. Et aussi, on demande une réforme importante de Parcoursup. Alors moi, j'ai une question d'abord sur la première. C'est-à-dire la question du nombre de profs. Vous dites qu'il
y a
des moments où pendant six mois, on n
'a
pas de profs. J'aimerais comprendre une chose. Est-ce que ça veut dire qu
'il
n
'y a
pas de profs qui vous sont attribués ? C'est-à-dire qu'il y a vraiment un prof qui manque ? Il n'y a pas de profs. Ou est-ce que c'est qu
'ils
sont en arrêt, qu'ils ne sont pas remplacés ? C'est quoi ? C
'est
un problème
de l
'éducation nationale ?
Les profs sont
moins absents que la moyenne des salariés,
globalement.
Alors comment est-ce que vous pouvez expliquer ça, Pierre Sourza ? Est-ce que ça veut dire qu'il y a des classes où on n'attribue pas de profs d'entrée de jeu ? Ou est-ce que ça veut dire qu'ils sont en arrêt au bout d'un mois et pas remplacés pendant six mois
? En
fait, ça dépend. Très concrètement. Eh bien, il y en a. Moi, je peux vous le dire, parce que les deux cas me sont arrivés. Puisque moi, je suis en classe préparatoire. Je suis dans un grand lycée à Toulouse. Mais avant, j'étais dans un petit lycée de campagne. Donc, j'étais vraiment touché par ça. Mais, alors oui, ça nous est arrivé de ne pas avoir de profs. Et on a eu un prof, un contrat actuel. C'est-à-dire que c'est un prof qui est recruté avec un contrat d'embauche à durée déterminée comme dans le privé. Donc, c'est des gens qui n'ont pas le diplôme, qui n'ont pas le CAPES, qui ne sont pas certifiés. Et donc, eux, ils arrivent en cours d'année.
Voilà, donc il y en a, ils arrivent en classe. Ça
veut dire que vous avez fait votre
rentrée sans prof ? Ce n
'est
pas un prof qui est tombé malade et qui n
'a
pas été remplacé. C
'est
que vous avez fait votre rentrée sans prof. Ça m'est arrivé, oui, bien sûr, ça m'est arrivé. Sur la question des effectifs des profs, je voulais cette précision, effectivement, pour qu
'on
comprenne de quoi on parle. Il y a aussi, évidemment, la question de la pression et la question des bâtiments. Et Arthur ? Moi, j'ai une question pour vous. Vous savez qu'il y
a
plus de 60% des Français qui soutiennent ce mouvement. Ça n'est pas si fréquent dans les mouvements lycéens. Moi, j'aimerais savoir ce que ça vous fait. Est-ce que vous vous sentez soutenus ? Parce qu'on a l'impression, dans vos revendications, que vous vous sentez abandonnés. Mais la vérité, c'est que les Français vous soutiennent. Qu
'est
-ce que ça vous fait ? Comment vous ressentez ça
?
Écoutez, c'est une très bonne chose. Et on le voit sur les réseaux sociaux qu'on a beaucoup de soutien. Ça vous touche ? Oui, évidemment, ça nous touche. Ça nous touche parce qu'on le voit encore aujourd'hui. Il y en a certains, certaines figures politiques, certains médias qui essaient de décrédibiliser ce mouvement. Et
donc, voir des gens...
Non, mais je le dis, je peux vous le dire. Hier, je suis passé à la télé, je me suis fait attaquer. Voilà. Donc, ce n
'est
pas évident. Mais ça fait plaisir de voir des gens sur les réseaux qui nous soutiennent et qui prennent
encore
au cercle la jeunesse. Attaquer par qui ?
Pardon, mais vous dites, je me suis fait attaquer. Ça veut dire quoi, attaquer
?
Je suis passé hier à la télé. Je me suis fait attaquer
par un représentant d'un syndicat de police. Il fallait absolument que je dise que toutes les violences étaient commises par les lycéens. On m'a brandi les chiffres du ministère de l'Intérieur. Puis après, on m'a dit... J'ai répondu à une personne qui avait fait des déclarations scandaleuses par rapport au mouvement lycéen. Et il m'a pris de haut en disant que j'étais la preuve que l'école allait mal. Alors, en effet, Pierre Sourzat, je comprends que ça vous mette hors de vous. Mais je vais quand même vous poser encore une question. Depuis ce matin, on a l'impression qu'on parle de deux choses différentes.
D'un côté, les revendications des lycéens, dont vous faites partie, avec des revendications en réalité de plus en plus claires, même si elles viennent effectivement parfois de théâtres, j'allais dire, différents. Pour les uns, ça va être plutôt le problème des nombres de profs. Pour les autres, ça va être le problème du bâtiment. Ça, c'est pour les lycéens. Et puis, on a l'impression qu'on parle d'un autre groupe qui parfois est tout à fait étanche au premier groupe, qui sont décasseurs, parfois politisés ou ultra-violents. Est-ce que vous comprenez qu'on est parfois du mal à comprendre que c'est la manière dont un des groupes vient en quelque sorte phagocyter l'autre
? Bien
sûr, je le comprends
totalement.
Après, je voudrais dire, évidemment, on ne peut pas légitimer la violence. Ça, c'est sûr. Moi, je peux vous le dire parce que, comme je suis encore lycéen, je suis allé dans des blocus. J'ai fait la tournée des blocus à Toulouse. Et on a vu des lycéens qui manifestaient. J'ai reconnu plein de gens de mon lycée, des amis à moi, qui avaient des pancartes, qui, eux, manifestaient pacifiquement. Et d'autres qui arrivent, qui sont habillés en noir, qui sont cagoulés. Donc, c'est interdit. On n'a pas leur identité. Qui sont arrivés et qui ont cassé le portail de mon lycée. Vous voyez, c'est eux qui ont des mortiers, des fumigènes. Ils n'ont pas de pancartes. Ils n
'ont
pas de revendications. Et en fait, c'est dommage parce que c'est ça qui vient tout casser. Merci beaucoup. Merci d'avoir répondu à nos questions ce matin. Pierre Sourza, je rappelle que vous êtes le président de
l
'association Les Lycéens ! Vous étiez en direct de Toulouse.
Il
est 8h20. Arnaud Demanche.
RMC. Apolline Matin.
C'est tous les jours Demanche. Et bonjour les amis. Bonjour à tous. J'espère que vous allez
bien. Et alors, tiens, avant de parler d'actu et des lycées, je voulais vous parler un peu de culture. Parce que c'est important de se culturer. Et ce week-end, c'était les journées du patrimoine économique. Vous saviez ça ? Ça existe vraiment. C'est comme les journées du patrimoine. Allez visiter les usines. Voilà ! Mais oui,
tu peux faire ça. Il y en a un ici qui le savait. Oui, Manu. Je me doute qu'il y était. C'est incroyable.
Tu visites donc des usines d'agrafeuses et des fabriques de poutrelles, etc. Et donc, Manu Le Chypre n'était pas sur BFM Business avec Edwige Chevrillon ce week-end. Alors, il en a profité à fond. Il nous l'a dit à l'instant. J'ai passé un week-end de ouf dans les bureaux de la compta de la Socorève
des Bricon-Couronnes.
Ils ont un outil qui permet de piloter en temps réel le suivi de la trésorerie.
Tiens, c
'est moi en photo avec Marie-Christine.
C
'est la contrôleuse de gestion.
Chouminou, c'est qui cette Marie-Christine
?
Edwige, c'est pas ce que tu crois, Moumoune. Vas-y, je t'écoute, Chouminou.
C'est qui cette petite traînée ? On les connaît, les contrôleuses de gestion,
ces souillons et compagnie.
Elle t'a fait des avances ? Une avance de trésorerie, mais je le savais. Tu es un mufle. Tu m'as menti, j'y croyais. Il me dit que je suis belle.
Et
qu'il n
'a...
On vous laisse régler votre truc à tous les deux.
Et
on va parler un peu de politique. Raphaël Glucksmann poursuit sa tournée médiatique. Après cette vidéo polémique où on le voit dire, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, je leur pisse dessus.
Il était chez nous
dans
les grandes gueules.
En face de Charles Consigny. Monsieur Glucksmann, je suis désolé, mais vous, président, j'y crois pas. Vous saurez pas vous opposer à Trump, monsieur Consigny. Mon
dieu, ce dialogue va être
fou. Avec tout le respect que je vous dois, je te dévisse la tête, je te défèque dans ton petit coup de poulaire. Zarma, je n'ai pas peur de Trump. Je l'ai appelé hier. Je lui ai dit, si je suis président, je t'urine dessus.
Et
Trump m'a répondu, oh super, ça me rappelera mes vacances en Russie, j'adore. Voilà, le monde est prêt pour Raphaël Glucksmann. Au top.
Mon dieu, le mouvement lycéen, Arnaud, se poursuit aujourd'hui.
Oui,
c'est pas un mouvement, c'est une révolution, Apolline.
Bien sûr.
Et
on en parlera dans Secret l'Histoire. Nous sommes
en l'ordre de grâce
2026. Et alors que la révolte gronde, notre bon roi Emmanuel Ier se terre dans son château.
Mais
que diable me veulent ces hordes de sauvageons ? Eh bien, ils veulent plus de professeurs. Je les comprends, c'est normal à leur âge d'avoir une forte libido. Moi aussi. L'Iran a critiqué...
Pardon. L
'Iran a critiqué
la réponse policière
française
face aux lycéens. Critiqué par l'Iran maintenant.
Franchement, ça craint. C'est Patrick Bruel qui te dit, doucement écla masseuse, tu vas la traumatiser. Et pour que ça se calme un peu, Jean-Luc Mélenchon demande aux parents d'accompagner leurs ados. Et d'encadrer les manifs avec un casque, un casque blanc ou un brassard blanc. Eh bien, avec ça, dans deux jours, le mouvement est terminé. Si vous avez des ados, vous
le savez très bien,
qui ne supportent déjà pas qu'on les dépose devant le lycée.
Alors, va faire une
manif avec tes parents. Théo, tu fermes bien ta veste. Tu vas attraper froid. Mais maman, c'est bon. Laisse-moi faire la révolution. Ça va ? Eh bien, bravo.
Tu
préfères la révolution à ta mère. Bravo la reconnaissance. Moi, j'ai dû faire une rééducation du périnée pour t'avoir mis au monde. Et les potes à côté. Eh, la mère a un Théo, elle a un périnée. Ça va, maman. Elle n
'est
pas devant les copains avec ton vieux périnée. Théo, c'est elle, la fille dont tu es amoureux ? Tu me la présentes ? Mais c'est bon, arrête. Tu sais, si tu préfères les garçons, il n
'y a
pas de problème. Les pauvres ados. Courage, courage.
C'est
gênante, maman. La gênance ultime. Tout le temps, t'es gênante, maman.
Bon,
le parti animaliste a présenté sa candidate à la présidentielle. Il s'agit de Myra Markovic.
Et
une de plus ! On en est à mille candidats pour le poste. Vous vous souvenez de Myra Markovic ? C'est elle qui avait dit les surmulots.
C'est celle-là, voilà. C'est pour vous
situer. Donc, elle est candidate pour le parti animaliste. Donc, le parti où sur les affiches, il
n'y a
pas de photo de candidats. Il y a un chien,
il
y
a
un chat, il
y a
un canard. Et souvent, c'est mieux d'ailleurs. C'est plus sympa. C'est beaucoup sympa. À des candidats, la photo, elle est bien, mais elle n'envoie pas du rêve, tu vois. Je ne
veux
pas balancer les noms, mais tu remplacerais Edouard Philippe par un labrador. Là, il se passe un truc.
Là, il y
a du fun. Là, il y a de la joie. Donc, il va falloir la recevoir d'ailleurs dans le face
-à-face, Myra Markovic.
Bonjour, Myra Markovic. Vous êtes la candidate du parti animaliste. Pourquoi vous frottez contre ma jambe comme ça ? Parce que
je suis
content de m'être là. Je suis super content. Je suis super content. A beau, à beau,
à beau.
Allez, lance-moi une baballe. Je te la ramène. Est-ce que Mediapart va sortir des dossiers ? Est-ce qu'on va découvrir que Myra Markovic, la candidate du parti animaliste, aurait écrit dans un forum « Quel shampoing antimite pour mon berger allemand ? » Et voilà ! Elle aussi, elle est antimite et elle aime les Allemands. Et on ne dit rien. Décidément, cette campagne ne nous épargnera rien du tout. Je vais m'en sortir. Et à demain.
Merci,
merci
Arnaud. Non, il est 8h25 sur RMC, dans un an sur le CBFM TV. Je ne
vais
pas réussir à les calmer. Ils sont dans un état.
Mais vous avez un vétérinaire dans pas longtemps. Oui, et justement,
je passe au vétérinaire. Parce que mon invité, c'est Gérard Larcher. Merci Mathieu pour cette belle transition. Gérard Larcher, le président du Sénat, qui répond à mes questions dans un instant dans le face-à-face. A tout de suite.
Il
est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Gérard Larcher. Bonjour Apolline de Larcher. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes président du Sénat. Félicitations d'ailleurs, puisque vous venez d'être réélu, confortablement réélu. Et c'est pour la sixième fois consécutive. Votre voix porte. Vous êtes le second personnage de l'État. Et dans le contexte actuel, mobilisation, aujourd'hui, qui promet d'être massive. Les lycéens qui promettent un mardi noir. Le gouvernement qui craint l'embrasement. Et vous, que craignez-vous ?
Écoutez,
d'abord,
je
dois dire que cette crise
doit
nous rappeler que rien ne justifie les émeutes et les saccages. Mais qu'en même temps, elle révèle
une
crise de l'autorité de la transmission des savoirs.
On
n
'a
pas vu de manifestation quand le classement Pisa nous a mis dernier en français et en mathématiques.
Et
c'est quand même la crise de transmission des savoirs. Et je suis certain que, même de manière subliminale, ça doit inquiéter les jeunes par rapport à leur avenir. Arrive aussi, je l'entendais il
y a
un instant sur votre antenne, la question des générations, la chute de la démographie, l'apparition de l'intelligence artificielle avec
ce
qu'elle conduit comme incertitude sur l'emploi demain.
Et
puis, le rôle et la place des réseaux sociaux
qui
jouent un rôle dans cette mobilisation. Mais aussi les manques de moyens, les manques de professeurs, les bâtiments vétustes, les emplois du temps à trou. Ça nous emmène à quelques demandes qui existent. Premier sujet, par le manque de professeurs, c'est 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants. Ça, c'est une première réalité sur laquelle, me semble-t-il, il faudra que s'engage un vrai dialogue. Nous l'avons déjà souligné, notre commission de la culture au Sénat. Le second des sujets, c'est
l
'absence d'accompagnement, le caractère chaotique de Parcoursup. Là aussi, ça fait partie des observations que nous avons faites. Tout ceci peut inquiéter. C'est sans doute la base. Une fois qu'on aura rétabli
l
'ordre... Ainsi
de
ce climat d'angoisse, vous comprenez donc que la mobilisation est prise.
Je
pense que la mobilisation aurait dû s'exprimer d'une autre manière. Il faut des interlocuteurs, il faut dialoguer,
il
faut négocier. Ce qui est insupportable,
ce
sont les émeutes.
C
'est le saccage et la violence. Il faut donc rétablir l'ordre. Rétablir l'ordre, vous l'avez vu, Il y a effectivement des débordements et des scènes de blocage, d'incendies parfois, de véritables émeutes. Le gouvernement parle d'émeutes urbaines. Il y a aussi des blessés. Hier, un jeune a perdu la main. Il a eu la main arrachée avec l'usage d'une grenade de désencerclement par les forces de l'ordre. Dix enquêtes de l'IGPN qui sont ouvertes. Le ministre de l'Intérieur, qui a d'ailleurs été convoqué par la Commission des lois pour s'expliquer sur le maintien de l'ordre, est-ce qu'aujourd'hui, la réponse des forces de l'ordre est proportionnée ?
Écoutez, il y a aussi 300 policiers qui ont été blessés. C'est aussi la réalité. C'est naturellement dramatique, ce jeune avec une grenade. Peut-être, on ne sait pas encore les circonstances. Est-ce qu'il a renvoyé la grenade ou pas ? On verra ce
que... Une enquête est ouverte. Le
IGPN. Mais tout ça est dramatique. Voilà pourquoi ceux qui attisent la violence, ceux qui attisent ce type de manifestation et de saccage ont une responsabilité. C'est qui ?
Vous
voyez bien qu
'il
y
a
un certain nombre de forces politiques. Je pense à la France Insoumise qui joue un rôle. Quand M. le maire de Saint-Denis parle...
Eh
oui, oui. Quand tu parles, d'une violence légitime... D'une violence qui peut être légitime, dit-il. Écoutez,
quand
vous voyez un certain nombre de députés avoir été au premier rang, je crois que sur tout ça, il faut qu'on agisse en responsable. Ça veut dire que vous considérez aujourd'hui que, vous avez commencé par le dire, les revendications des lycéens, elles prennent leurs racines très profondément.
On
va y revenir. La question aussi peut-être de la responsabilité du gouvernement et des dernières années. Mais vous considérez que la manière dont se déroulent aujourd'hui ces manifestations et la manière dont elles ont dégénéré, c'est un fait politique ?
C'est un fait politique inacceptable. Voilà pourquoi, j'allais dire, il faut rétablir l'ordre.
Mais
c'est justifié pour vous la manière dont il y a des confrontations, des forces de l'ordre avec les lycéens
?
Écoutez,
c
'est le rôle. C'est le rôle de l'État d'assurer l'ordre public. C'est le rôle de l'État de défendre des bâtiments publics. C'est le rôle de l'État.
Regardez cette enseignante poursuivie. Vous avez vu aussi ces images. Il faut la tuer. Et donc, c'est le rôle de l'État de défendre l'état de droit. Gérard Larcher, l'une des premières réponses. Vous dites qu'il faudra du dialogue. Il y a eu d'abord beaucoup de temps avant que le ministre de
l
'Éducation nationale Oh, quand même, vous n'avez pas l
'impression, honnêtement, que ça a téné. C'est le 21
septembre. Nous sommes, nous sommes...
Première
rencontre
avec les
organisations
syndicales, vendredi après-midi dernier. Nous sommes le 6 octobre. Vous
considérez que c
'était normal ? Écoutez,
je ne
vais
pas vous dire que... J'ai considéré que sur ces 10 ans, 7 ministres successifs, ça soit l'idéal en matière de gestion de l'Éducation nationale. Il y a ces réalités-là. Mais je dois dire que le temps est venu.
Et
le Premier ministre a bien fait du dialogue. Dialogue, mais d'abord, rétablissons l'ordre. D'abord l'ordre, puis le dialogue. C'est le propre, d'ailleurs, du dialogue social. Gérard Larcher, l'une des réponses également du gouvernement, ça a été d'accélérer l'examen de la proposition de loi dite casseur-payeur, avec la première étape au Sénat, puisqu'elle sera examinée, je ne sais pas si vous allez nous le confirmer, le 27 octobre prochain ? Écoutez, nous avons une conférence des présidents demain.
Ce texte qui était prêt dès le mois de septembre, donc ce texte, il avait poursuivi son chemin, examen par le Conseil d'État, la conférence des présidents demain dialoguera avec le gouvernement pour un examen avant la fin du mois. Avant la fin du mois, ça veut dire aussi que vous considérez qu'une des réponses à tout cela, même si vous le dites, c'était dans les tuyaux depuis un certain temps, depuis plusieurs émeutes déjà qui ont eu lieu, c'est la question de la responsabilité collective, c'est
-à
-dire que ce ne sera plus une responsabilité
individuelle.
On
a déjà la loi Riposte,
qui a été adoptée et publiée le 18 août dernier, qui par exemple réprime le transport, l'usage des mortiers d'artifices et autres explosifs, nous avons déjà la loi Riposte. Aujourd'hui, posez la question de la responsabilité collective du groupe, posez la question de la responsabilité des parents, parce qu'il y
a
une responsabilité des parents pour les jeunes mineurs. Tout ceci mérite d'être posé, c'est le cas de ce texte. Naturellement, la réponse doit
être
proportionnée avec l'exercice
du
droit à manifester, paisiblement, mais du droit à manifester, et nous examinerons à la Commission des lois ce texte, mais qui s'inscrit dans une démarche qui existait déjà dès la loi de 2019, qui a été la suite aussi d'un rapport du Sénat début 2024, vous savez, après le drame de Naël et les manifestations qui avaient eu lieu. Gérard Larcher, vous êtes président Les Républicains du Sénat, le candidat Les Républicains, Bruno Retailleau, demande à abaisser la majorité pénale à 15 ans. Aujourd'hui,
on
le voit, 85% de ceux qui ont été arrêtés, qui ont été placés en garde à vue, sont des mineurs. Ça veut dire qu
'il
n'y aura pas de comparution immédiate, et ça veut dire que le jour où ils seront jugés, ils auront l'excuse de minorité. Est-ce qu'il faut revoir la justice des mineurs ? Nous l'avons déjà revu. Je vous rappelle, c'était d'ailleurs une proposition de Gabriel Attal. Tout à fait. Et cette proposition de Gabriel Attal, nous en avons débattu les deux assemblées. Le Conseil constitutionnel a considéré que la réponse qui a été proposée ne s'inscrivait pas... Il a censuré une grande partie de cette loi. ... ne s'inscrivait pas dans cette notion de proportionnalité, et notamment dans ce code de la justice des mineurs qui date de la libération. Est-ce que vous pensez que le mineur,
qui
passe, pour beaucoup d'entre eux, plus de 4 heures par jour, sur les réseaux sociaux, il est comparable à un mineur des années 50 ou des années 60 ? La réponse est évidemment non. Et donc, il va falloir que nous adaptions. Que nous adaptions, et donc, il va falloir que nous réexaminions. Et remettant sur le métier...
Vous allez
abaisser... En écoutant ce que nous a dit le Conseil constitutionnel, et en marquant la volonté du législateur, le mineur 2026 n'est plus le mineur 1956. Vous êtes inquiet
?
Écoutez, toutes ces crises, on ne sait jamais comment elles peuvent évoluer. Et ça conduit, pour moi, bien sûr, à des interrogations, mais aussi à la détermination.
Voilà pourquoi il faut rétablir l'ordre.
Lorsque vous entendez un ministre, le ministre de l'enseignement supérieur, en l'occurrence, à qui on demande s'il craint un embrasement national, et
à lui
répondre, oui, il craint un embrasement national. Est-ce que vous le craignez aussi
?
Écoutez, l'embrasement national, il faudrait qu'il y
ait
une forme de conjugaison avec d'autres forces.
Le
5 novembre prochain, il y a un appel à ce que la grève soit... J'allais dire, on ne peut pas utiliser l'expression de grève générale, mais une grève large, massive, des manifestations... L'ancien ministre du Travail connaît bien ce genre de sujet. Vous avez une grève qui porte sur les salaires, une grève catégorielle qui porte sur le pouvoir d'achat. C'est une grève, j'allais dire, qui s'inscrit dans la préparation budgétaire. Mais aussi, il faut le dire, vous avez des élections syndicales à la fin de l'année, dans la fonction publique notamment, à la SNCF. Qu'il y ait ces mobilisations, c'est l'occasion, me semble-t-il, de donner au dialogue
social, mais on n'a pas d
'argent en plus. On va y venir, parce qu'évidemment, je vais vous interroger sur le budget. Le contexte, effectivement, fait qu'il n
'y a
pas beaucoup de marge. Mais Gérard Larcher, comment on en est arrivé là
?
Je pense que nous avons une forme de déficit de dialogue dans ce pays. Vous savez, j'ai dit dans mon discours au Sénat, juste après avoir été élu, que je sentais le pays tendu. C'était jeudi, que je sentais la démocratie à la peine. Je crois que c'est
parmi
ces sujets qu'il nous faudra, j'allais dire, axer les réflexions pour l'élection présidentielle. Je l'ai peu entendu jusque-là, dans les débats préparatoires à la présidentielle, notamment sur des débats que vous avez eus il
y
a peu de temps. J'imagine que vous faites référence au débat de la primaire de la gauche qui avait lieu dimanche soir. Gérard Larcher, Bruno Retailleau, estime qu'il faut se poser la question de l'interdiction du parti LFI, considéré par lui comme un parti séditieux, fasciné par la violence. Est-ce que cette question, vous vous la posez aussi ?
Écoutez, la France insoumise a une responsabilité, aujourd'hui, de souffler sur les braises.
Il faut, j'allais dire, se poser la question par rapport au code de la sécurité intérieure. Mais en même temps, c'est un parti politique qui exprime la
sensibilité d'une partie de la population, et notamment de la jeunesse. Et l'article 4 de la Constitution prévoit que les partis politiques contribuent à
l'expression de la démocratie. Il faudrait vraiment des motifs majeurs qui relèvent d'un article du code de la sécurité intérieure. On l'a appliqué pour la jeune garde, M. Raphaël Arnaud. On l'a appliqué à l'extrême droite pour génération identitaire. Je pense que, sur ce sujet, c'est au gouvernement de se poser la question. Je suis assez prudent.
Vous vous sentez bien ? Vous vous sentez beaucoup
plus prudent que Bruno Retailleau sur cette question
-là ? Oui, je suis
prudent parce qu'article 4 de la Constitution, c'est aussi mon rôle de président du Sénat. Par contre, j'appelle les responsables politiques à faire preuve du sens des responsabilités, à cesser de souffler sur les braises et à regarder l'intérêt du pays. et en même temps, la protection des jeunes.
Il
est toujours votre candidat, Bruno Retailleau ? Bien sûr. Je le
soutiens sans réserve. Il est aujourd'hui avec deux autres candidats, Gabriel Etal et Édouard Philippe.
Et il
doit développer
son projet et le proposer. Ça veut
dire
quoi ? Il est avec les deux autres ? Je n
'ai
pas l'impression qu
'ils
soient tellement ensemble ? Non, parce que chacun est dans son couloir. Je reprends une formule comparable à l'athlétisme. Mais vous aimeriez qu
'il
soit dans le même couloir ? Non, pour
être présent au deuxième tour, chacun sait qu'il faudra en début d'année se poser la question.
Ça veut dire quoi, Gérard Larcher ? Pardon, mais c'est important. Vous parliez d'un débat de la primaire de la gauche. Il n
'y a
pas eu de primaire, effectivement, pour ce centre qui irait de Gabriel Attal à Édouard Philippe ou Bruno Retailleau. Comment vous allez faire, là ? Pour qu'à un moment,
il
n'y
en
ait plus qu'un
?
Écoutez, ce sera le sujet de la responsabilité d'un certain nombre d'entre nous. Ce sera le sujet de la responsabilité des trois. Je leur fais confiance pour être responsable. Vous leur faites confiance pour être responsable ? Vous êtes bien optimiste, non ? Non, je suis réaliste. Et je pense qu'ils ont, tous trois, le sens de l'État. Et en tous les cas, pour Bruno Retailleau, je suis sûr de son sens de l'État. Mais ça veut dire sur quels critères ? C'est-à
-dire
que si Bruno Retailleau, en janvier, c'est le timing que vous donnez, est derrière les trois autres, il faudra qu'ils renoncent.
Écoutez,
nous verrons la situation. Il nous reste, aujourd'hui, trois mois. Trois mois de débat. Trois mois pour présenter leur projet. Moi, je suis aux côtés de Bruno Retailleau. Vous êtes aux côtés de Bruno Retailleau, sans réserve. Sans réserve. Mais si, en janvier, il y a un problème, vous
prendrez votre
responsabilité.
Nous verrons le si. J'ai du mal juste à comprendre ce que ça veut dire. Je
prendrai mes responsabilités. Écoutez, vous le verrez. Je vous donne trois mois pour le voir. Et vous avez vu qu'au Sénat, nous sommes capables de nous retrouver, de nous rassembler. Dans le même temps, il y a le projet de budget. Il y a la dette qui explose. Un Premier ministre assez inaudible sur cette question-là, mais qui régulièrement fait des tribunes, des alertes, des tweets, pour dire, attention, il est minuit moins une. Les taux d'intérêt n'ont jamais été aussi élevés. La France qui emprunte à des prix terribles. Comment est-ce que vous voyez la discussion budgétaire ? Et surtout, comment est-ce que vous voyez la situation de la France ? C'est vrai que nous
sommes
au bord de la crise financière.
Ça,
c'est une réalité. Quand vous êtes à
près de cinq points de taux d'intérêt, et que l'écart, notamment avec l'Allemagne, ne cesse, vous allez dire, de grandir, vous vous dites
que, pour
les finances publiques, l'heure est venue, enfin, enfin, de retrouver une trajectoire de réduction de la dépense publique. Dans le budget qui nous est présenté aujourd'hui, on voit qu'il
y a
une part de trajectoire de réduction de la dépense publique,
et
il y a aussi une part d'impôts en plus, et ça, c'est un vrai sujet, parce que quand on nous annonce des chiffres, regardez ce que dit le Haut Conseil des Finances Publiques, il
y
a plus de 17 milliards
d
'impôts en plus, il y a 11 milliards de diminution de la dépense publique liée au gel budgétaire. Cette réalité-là, nous allons l'examiner, essayer de trouver les bons équilibres entre un projet de loi de finances, mais surtout,
aussi
un projet de loi de financement de la sécurité sociale. Quand vous dites, Gérard Marché, on va rentrer dans le détail sur la question aussi des retraites, sur la question du pouvoir d'achat, des impôts, dites-vous, mais vous dites, on est au bord d'une crise financière. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que vous avez en tête ? Ça veut dire quoi, une crise financière ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à un moment, le FMI ou d'autres vont devoir venir nous sauver, en quelque sorte ?
C
'est quoi ?
Début
d'année.
Quelles sont les conséquences pratiques
? On avait prévu, charge de la dette,
un
peu plus de 60 milliards.
On va terminer l'année plus proche de 80 milliards. En 2028, on est à 100 milliards. Quand la charge de la dette en
intérêt
devient supérieure à tous les budgets, vous vous dites, et notamment supérieure aussi, j'allais dire,
à
la ressource qu
'est
l'impôt sur les personnes physiques, l'IRPP, et bien vous vous dites qu'on a
un
vrai sujet. Pardon, mais si vous dites, une crise
financière, c'est quoi ? C'est des taux d
'intérêt qui montent à 6%, qui sont insoutenables, et que la signature de la France ne devienne pas crédible. Est-ce que le mot de faillite, il avait été prononcé par François
Fillon il
y a des années,
est-ce que vous vous dites que la France
est au bord de la faillite ? Non, j'espère que non. Je ne veux pas être non plus hyper alarmiste, mais
en
2023, nous avons proposé,
au
Président de la République, une trajectoire de
retour à l'équilibré. Je m'en souviens très bien, vous étiez venu la défendre
ici même.
Il
a refusé. Nous n'en serions pas là aujourd'hui. On ne
va
pas pleurer sur le lait qui n'a pas été récolté, mais on va se dire qu'il est temps de revenir. Ou qu'il est au minimum renversé. Gérard Larcher, vous dites qu'il est temps de revenir. On fait comment ? Sur quoi est-ce qu'on coupe dans les dépenses ? Toutes les dépenses, à mon avis. Il reste des dépenses sur lesquelles il faut être attentif dans la situation internationale, sur les dépenses de défense. On
a
une loi de programmation militaire. L'éducation ? Puisqu'on parle d'éducation, le projet de budget prévoit une croissance du budget de l'éducation. Il a été cette année autour de 64 milliards. Il va avoir cette année 1,2
milliard
en plus. Mais sur les autres budgets, nous n'avons pas d'autre choix.
Et
il faut, dans le budget de la sécurité sociale, passer d'un déficit... Je rappelle qu'on a été quasiment à l'équilibre
en
2008,
qu
'on a aujourd'hui un déficit qui dépasse les 22 milliards et qu'il faut réduire à 12 milliards. Et vous faites comment là
-dessus ? Ça veut dire
qu'il y a des médicaments qui seront moins remboursés ? Ça
veut dire qu'il y a des gens malades qui vont avoir des journées
de carence en plus ? Non, non, mais il y a bien sûr un certain nombre d'évolutions sur l'endame, sur l'indexation des retraites. C'est un sujet qui
compte. On va parler de la retraite, mais sur les arrêts
maladies,
et
c'est un chiffre qu'on révélait sur l'OMC ce matin,
les arrêts maladies qui explosent,
et notamment
dans le privé.
Sur les transports, certains...
Oui,
mais est-ce que vous considérez que les arrêts maladies qui explosent, c'est parce que... Et ça rejoint ce qu'on disait au début, parce que la société française, elle va mal, elle est inquiète, elle
a du mal à se projeter ?
Oui,
mais
il y a aussi, à mon avis, un certain nombre de fraudes, d'abus, de situations. Et ceci nécessite vraiment une reprise en main. On ne peut pas continuer à laisser aller et à considérer qu'il y
a
une espèce de fatalité au déficit. De toute façon, on n'arrivera plus à le financer. Les retraites, Edouard Philippe propose 65 ans et 45 ans d'annuité, ainsi qu'une part de capitalisation. Quelle est votre position ? Ma position, elle l'est... Il y a trois paramètres, vous savez, pour les retraites.
C
'est très simple. Il y a le nombre d'années travaillées, et l'âge de départ. La deuxième, c'est soit vous baissez les pensions, soit vous augmentez les cotisations et vous tapez sur le pouvoir d'achat.
Il
y a une réalité incontournable. Le gouvernement a abdiqué l'an dernier
en
suspendant la réforme des retraites, qui était sans doute la seule véritable réforme
du
deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron. Donc il ne restera rien du macronisme ? Pas grand-chose, en tous les cas. Aujourd'hui, il faut se dire, face à la vérité, que nous devons retrouver progressivement un équilibre de notre
système de retraite. Et poser la question
de la capitalisation
pour les jeunes
générations. Elles,
elles
sont inquiètes. Bruno Retailleau, il dit 63 ans. Edouard Philippe, il dit 65 ans. Écoutez, c'est 63 ans et
évolutif. Pardon, il y a une grosse différence.
Non, il n
'y a
pas de drôle de différence. Ah bon
? Quand vous regardez... Non, le seul différence vrai est avec Gabriel Attal, qui supprime l'âge légal.
Et c'est pas mal, ça, cette idée,
de supprimer
l
'âge légal ? Non, c'est une erreur. Je
pense qu'il faut une borne,
qu'il soit clair. Donc, il faut une borne entre 63 et 65
ans
? Oui, voilà. Et la réalité nous conduira... Regardez nos voisins en Europe. Ils sont plutôt à 67 ans. Mais ça viendra avec le temps. Ah, donc il faudra sans doute aller jusqu'à 67.
Bien
sûr, mais
je
note que les deux proposent
de
suivre l'augmentation de
l
'espérance de vie et réalité démographique. Ça même,
François Hollande. Il faut se dire la
vérité.
Et
la capitalisation ? Oui, je viens de vous dire que
j'ai été favori. Mais la
capitalisation, ça veut dire quand même aussi, parfois, une inégalité, y compris face au retournement éventuel du marché, un risque, non ? Bien sûr, mais voilà pourquoi il faut sauver le système par répartition, qui doit rester le sous-bassement de notre système de retraite. Gérard Larcher, les propos attribués à Jordan Bardella par le journal Mediapart, il nie, mais Mediapart affirme ses preuves. Quel regard vous portez là-dessus ? Écoutez, je vois bien les preuves. Je vois la négation. Je pense que ça devrait être tranché par la justice. Ce sont des propos, s'ils ont été tenus, qui sont strictement inacceptables.
Et
qui, à mon avis, s'ils sont confirmés, disqualifieraient Jordan Bardella d'exercer des responsabilités politiques. Je pense qu'on est
à
la veille du 7 octobre, ça nous rappelle quand même des choses extrêmement claires. L'antisémitisme, c'est insupportable.
C
'est insupportable.
De même que le racisme. Merci Gérard Larcher d'avoir répondu à mes questions ce matin. Président du Sénat, à nouveau élu président du Sénat. Donc il est 8h50 sur RMC et BFM TV.
Dans
un instant, les GG sur RMC. Jusqu'à midi, vous allez pouvoir débattre de l'actu. Quel est le programme Alain Marchand ? Eh bien, nous allons en venir, bien sûr, sur cette nouvelle journée de contestation lycéenne. Alors, les profs seront avec les lycéens. Il y aura les étudiants aussi. La CGT qui a appelé à encadrer le mouvement. Cet acte 3, est-ce qu'il peut et est-ce qu'il va bien se passer ? Voilà, vous venez en discuter avec nous au 32-16. On reparlera de cette adolescente de 15 ans qui a eu la main à une partie du bras arrachée par l'explosion d'une grenade de désencerclement. Est-ce que les moyens utilisés par la police sont disproportionnés ?
Il y a un phénomène, et là, on va sortir du conflit social. Il y a un phénomène que l'on constate aussi. C'est une vague de vol dans les parcelles des agriculteurs, des maraîchers. On vient leur voler les fruits et les légumes. Est-ce que c'est vraiment lié à la situation sociale et économique du pays ? Et puis, nous recevrons aussi Ségolène Royal, la dernière candidate à la primaire socialiste. Mais puisque nous avons tous reçu, c'est Ségolène Royal, la cinquième, qui passe aujourd'hui par le grand oral des GG, par son face au GG. Allez, à tout de suite en direct sur RMC, RMC Story.