Benoît Hamon, Radio Classique, 18 janvier 2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Vous avez lu la lettre d'Emmanuel Macron et décidé de lui répondre. Pourquoi cette réponse ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le président évoque la transformation du Sénat. Vous y voyez une provocation ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous critiquez les certitudes d'Emmanuel Macron. Quelles certitudes en particulier ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Vous évoquez l'impunité du président. L'affaire Benalla est-elle une affaire d'État ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Martine Aubry appelle à l'unité de la gauche. Que répondez-vous ?
- 13:00FerméeRéponse directe
Vous êtes crédité de 2,5 % dans un sondage. Quel score visez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Benoît HamonFait
« le contraire de la connaissance ce n'était pas l'ignorance ce sont souvent les certitudes »
- 6:00Benoît HamonFait
« au point de départ de ce débat il pose des lignes rouges qui vont considérablement stériliser certaines questions »
- 8:00Benoît HamonFait
« il y a plus important que benala en ce moment »
- 12:00Benoît HamonPromesse
« il faut financer les retraites par une taxe sur les robots en gros la valeur ajoutée créée par les entreprises »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Radio Classique l'édito politique avec le Figaro pratiquement 8h12 sur Radio Classique bonjour benoî amont bonjour Merci d'avoir acceptter notre invitation c'est à vous dans un instant mais auparavant l'éditop poliitique de monsieur Guillaume Tabar Guillaume Gérard Larcher a lu attentivement la lettre d'Emmanuel Macron comme benoîam mon d'ailleurs on va en parler dans un instant et Gérard Larché n'est pas content ah oui c'est lui-même qui raconte la scène hier lors de ses vœux lorsqu'il a vu en tête à-tête le chef de l'État lundi il lui a lancé à la figure est-ce que vous voulez la peau du Sénat et il a prévenu je ne me ferai pas berner dans la bouche de quelqu'un présenté en général comme étant quelqu'un de je de débonir et de cordial les mots sont effectivement forts alors qu'est-ce qui explique la colère du président du cén et bien c'est effectivement l'une des 35 questions de la lettre d'Emmanuel Macron je vous cite cette question quel rôle nos assemblées dont le Sénat et le Conseil économique et social et environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile faut-il les transformer et comment alors quand on ditit cette question bien a priori on peut dire que c'est une question de bon sens qui n'a pas aucune raison de mettre le feu au poudre mais voilà tout est dans le détail de la formulation d'abord Emmanuel Macron a lié le Sénat et le Conseil économique et social et environnemental il n'a pas parlé de l'Assemblée or en France il y a quand même deux assemblées qui ont un rôle législatif c'est l'Assemblée et le Sénat et donc associer le Sénat qui sert à faire la loi et le Conseil économique social environnementale qui lui sert à je ne sais pas vraiment à quoi mais en tout cas qui existe et qui est reconnu dans la Constitution ça a été représenté reçu comme une provocation par les sénateurs et puis transformer le Sénat le verbe est important ça sous-entend que il peut y avoir une volonté effectivement de changer la nature même du Sénat vous savez comme général comme le général de GA l'avait essayé de le faire en 1969 comme Lionel Jospin l'avait également sous-entendu en 2000 dans aucun cas ça ne leur avait rendu service alors que jusqu'à présent c'est dans ses pro institutionnel Emmanuel Macron parlait de retoucher à la marge le fonctionnement du Sénat le rôle des navettes le le un peu le mode de scrutin mais pas de changer fondamentalement le rôle or Gérard arché là-dessus est très vigilant alors vous allez me dire on est quand même très loin des questions de pouvoir d'achat ou de questions existentielles qui sont au cœur de cette crise des gilets jaunes certes mais en même temps on est aussi au centre de ce débat sur la relation entre le chef de l'État et les corps intermédiaires on a beaucoup parlé de sa rencontre avec les maires mardi dans en Normandie et de celle qui va faire aujourd'hui dans lolot précisément il s'agit de retisser ce lien avec les élus locaux or le Sénat représente aussi les collectivités territoriales c'est ça qui a été mal pris par le président du Sénat et puis enfin si cette grande consultation doit aussi déboucher sur des avancées institutionnelles et bien là Emmanuel Macron aura bien besoin de trouver le Sénat qui devra voter aussi ses réformes et de manière conforme à l'Assemblée ça n'est pas en braquant le Sénat qu'il va y arriver forcément Guillaume est-ce que Gérard Larcher n'apparaît pas aujourd'hui à droite comme le principal opposant Emmanuel Macron ben écoutez le statut et puis le la personnalité de Gérard Larchet euh et particulier effectivement au sein du paysage politique car c'est quelqu'un qui est clairement de l'opposition le Sénat est à droite il préside donc cette assemblée il est lui-même membre des républicains en même temps c'est un homme de dialogue savez au point qu'il y a quelques jours on disait qu'il négociait avec Richard Ferran Emmanuel Macron une sorte de gouvernement d'union nationale euh pour pour sortir de la crise alors renseignement prix tout ça c'était de la pipe he pour parler comme Emmanuel Macron mais il nempêche que Gérard Larcher a ce profile assez consensuel et mais il n'aime pas que l'on touche au préogatif du Sénat et là clairement Emmanuel Macron l'a un peu braqué alors là le chef de l'État lui a donné des assurances qu'il ne voulait pas remettre en cause le bicamérisme mais vous savez Gérard Larcher est prudent il se tient sur ses gardes merci Guillaume Tabar lesdit au politique avec vous comme tous les matins sur l'antenne de Radio Classique 8hcart tout de suite mon invité Radio Classique l'invité de Renault blanc avec le Figaro bonjour boî amont bonjour vous avez lu vous aussi très attentivement la lettre d'Emmanuel Macron et vous avez d'ailleurs décidé de lui répondre hier oui lui répondre parce que d'abord c'est une lettre importante il ouvre le débat même s'il y a été contraint il faut pas oublier que sans ce mouvement des gilets jaunes et le large soutien qu'il a reçu dans l'opinion public il n'y aurait pas eu de débat et le président de la République serait peut-être resté cloîré dans son palais comme il l'était éit depuis maintenant quelques mois mais ce débat est ouvert et il me semble important puisque ce débat est ouvert d'abord de saisir l'occasion de se parler de se parler dans la rue en famille dans l'entreprise mais aussi de se parler dans le débat démocratique et politique parce qu' aujourd'hui on a plus de polémique que de dialogue politique pourquoi l'écrit et qu'est-ce que vous lui avez dit bonoî mais je lui ai dit d'abord qu'il me semblait très important qu'il sorte de cette position qui était la sienne souvent trop souvent les certitudes j'ai commencé ma lettre ainsi en lui disant que le contraire de la connaissance ce n'était pas l'ignorance ce sont souvent les certitudes et qu'il en a trop et je le lui ai dit parce que ce que je regrett c'est que au point de départ de ce débat il pose des lignes rouges qui vont considérablement stériliser certaines questions comment est-il possible aujourd'hui de penser l'avenir de nos services publics la redistribution des richesses si on ne touche pas à la fiscalité ou surtout si on ne pense pas une manière différente de répartir la richesse produite par que c'est l'après en fait qui vous fait peur beno entre guillemets parce qu'on va parler les les Français vont vont s'exprimer donc ils vont parler de tous les sujets ce qui vous inquiète finalement c'est l'après débat c'est ce qu'on va faire de ces de ces propositions j'espère surtout que ell seront entendus quand elles toucheront à des sujets essentiels comme celui que je viens d'évoquer l'argent frais la redistribution des richesses le fait qu'on lutte contre des écarts de salaires incroyables et des écarts de richesse qui choquent le le point un des points positifs de de de ce mouvement c'est que ça faisait des années que finalement il y avait une forme une partie des élites françaises entretenait cette jalousie sociale qui a amène quelqu'un qui a un petit salaire à se retourner contre celui qui n'en a pas et qui serait un assisté cette fois-ci la colère elle s'est ajustée elle s'est tourné vers le haut c'estd vers ceux qui concentrent la richesse concentrent aussi le pouvoir politique pour leur demander mais que faites-vous vous quel sacrifice consentez-vous au moment de financer la transition écologique pourquoi nous demandez-vous à nous qui avons peu de payer plein pot sur un plein et pourquoi total est-il exonéré de sa responsabilité de pollueur pourquoi les fin les banques qui financent les grands projets d'extraction fossile ne sont pas responsabilisé je crois que ça c'est un point positif si le président de la République ne va pas chercher en clair l'argent frais là où il est et là où il peut contribuer à transformer notre modèle de développement et servir l'intérêt général on passe à côté d'une demande fondamentale de ce mouvement plus de justice sociale vous allez vous personnellement participer au débat vous allez aller dans une mairie vous allez vous exprimer d'abord j'ai répondu au président de la République je lui ai soumis un certain nombre de propositions parce que ce qui est plutôt intéressant c'est de savoir quelle solution on peut mobilisé pour essayer de de se sortir de l'orniir collectivement mais moi je je n'ai aucun problème à ce que les citoyens s'engagent les membres de mon mouvement dans ce débat mais personnellement je le fais à cette à cette antenne comme partout je et je j'essaie de participer euh en tout cas au débat démocratique il ne se résume pas à un exercice dans lequel on va mettre sa contribution sur le site du gouvernement pratiquement toutes les oppositions parlent d'en fumage vous c'est quand même beaucoup plus nuancé beaucoup plus mesuré si je vous entends bien ce matin je je je redoute que ce le soit à la fin parce que si on ne touche pas à la redistribution des richesses si on évoquait le rôle du Sénat alors je vois que Gérard Larcher soudain se transforme en gilets jaune dès qu'on parle du Sénat bon il y a d'autres sujets que la question du bicamérisme dans ce pays notamment quand on parle de l'avenir des institutions j'observe que le point le sujet sur lequel le président de la République n'ouvre pas le débatcher défendre le Sénat c'est pas complètement job mais mais mais bon c'est que le seul sujet qui énerve un sénateur aujourd'hui le Sénat quand on l'entend un peu plus haut que que que que d'habitude mais ce que je je reviens au président de la République et l'ffaire benala éventuellement va y revenir oui peut-être la question que le Président de la République n'évoque pas concernant l'avenir des institutions c'est son propre rôle c'est le rôle du président de la République dans les institutions de la 5èe République qui l'amène par l'impunité qui qui caractérise la fonction du président de la République par cette forme d'irresponsabilité au sens qu'on n'est plus responsable devant personne sauf le peuple 5 ans après son élection on se retrouve dans une situation o voilà la nation confie à un seul ou une seule mais ça a toujours été un homme c'est pas la responsabilité pardonnez-moi d'Emmanuel Macron c'est ça depuis la 5e République est-ce qu'on voit pas que la démocratie est asphixé aujourd'hui qu'elle ne fonctionne plus et que le génie d'un seul ne résout rien on on a aujourd'hui pas de croissance toujours le même niveau de chômage les inégalités président après président ça n jamais changé sur le référendum d'initiative citoyenne vous êtes vous êtes pour pendant l'élection présidentielle je défendais le 493 citoyens ou le 493 citoyens c'était la possibilité pour 1 % du corps électoral de de saisir le Parlement et de l'obliger à examiner un texte ou d'obtenir qu'un texte soit voté par référendum donc moi je suis favorable à la possibilité pour les citoyens de reprendre du pouvoir par le référendum d'initiative citoyenne encore faut-il l'encadrer moi j'ai jamais dit quand de lors de l'élection présidentielle que tous les sujets étaient ouverts aucun aucun aucun droit garanti par des traités internationaux signés par la France ne pourrait être remis en cause par ce référendum d'initiative citoyenne ça me paraîtt une évidence on va pas faire un un une respiration démocratique pour qu'à la fin on ait moins de liberté et moins de droit mais pour autant je pense que cette question du 493 citoyens comme je l'appelis ou du référendum d'initiative citoyenne elle ne suffira pas à euh finalement redémocratiser la République ce dont on manque c'est de l'assurance ou de la garantie que les citoyens ont un véritable pouvoir en plus du fait de mettre tous les 5 ans un bulletin de vote dans Lorne pour choisir le meilleur d'entre eux l'affaire benala l'excseiller de l'Élysée est une nouvelle fois en garde à vue c'est une affaire d'état pour vous ou pas non j'hésitera à dire affaire d'état ça caractérise cette ce sentiment d'impunité de toute puuissance qui existait dans l'entourage du président de la République et qui à mon avis relève de son propre comportement à lui d'abord d'avoir laissé cela se développer après ce je je je note que il est mis en garde à vue qu'il pourrait faire l'objet d'une information judiciaire ou de mise en examen à la suite et que du coup la commission d'enquête sénatoriale ne pourra pas l'entendre en tout cas sur les faits sur lesquels elle voulait l'entendre puisque dès lors que les c'est fait la FR l'objet d'une pas vraiment au hasard dans cette histoire non je crois guerre au hasard dans dans ce genre de de situation mais qu'il va dire au policiers oui mais moi honnêtement je pense que il y a pardon de le dire comme ça mais il y a plus important que benala en ce moment quoi alors justement peut-être le plus important pour vous c'est l'unité de la gauche vous allez être vous allez mener votre votre liste aux Européennes vous vous faites taper dessus depuis 24 heur notamment par Martin auri qui appelle à l'unité qui dit finalement il faut essayer de s'unir avec jado avec Olivier fort elle dit ce n'est pas le problème c'est pas d'avoir sa bobine en tête de liste qu'est-ce que vous répondez à Martine aubr qui parle d'unité et c'est vrai qu'on est quand même très mal parti pour les les les les gens qui sont à gauche il voit encore une multiplication des listes écoutez Martin je crois comme beaucoup elle est attachée à l'Europe elle est attachée à la construction européenne et même si j'imagine qu'elle est comme moi très déçu par ce que fait l'Europe aujourd'hui elle ne veut pas jeter l'Europe avec le libéralisme on peut vouloir contester les politiques libérales sans jeter le le contenant c'est-à-dire l'Europe une fois ceci dit je note quoi euh on ne reconstruira pas euh une offre politique claire à gauche sur la confusion stratégique je m'explique aujourd'hui vous avez une social déémocratie européenne qui cogouverne cogogère au niveau du conseil comme elle l'a fait au niveau du Parlement européen comme elle le fait parfois dans un certain nombre d'États membres cogère avec la droite européenne l'Europe pour des résultats qui sont des résultats mauvais de surcroix la social-démocratie européenne s'est choisi comme candidat à la présence de la commission un libéral à tout craint qui défend les politiques d'austérité qui sera son candidat donc le cap stratégique elle l'a fixé moi je pense aujourd'hui que ce cap là est mauvais et qu'il faut redonner à la gauche européenne un sens sur la transition écologique l'harmonisation fiscale la volonté de mobiliser les instruments de politique monétaire en direction du pouvoir d'achat des ménages européens toute chose que ne défend pas aujourd'hui la social déémocratie dès lors qu'elle se choisit un champion libéral Martine au Bril elle parle de la gauche en France vous parlez de la gauche européenne aujourd'ui d'abord c'est une élection européenne je suis d'accord avec vous mais enfin on va beaucoup parler de la France là ce qu' ce qu'elle dit après vous pouvez ne pas être d'accord avec elle elle dit en gros se joue la survie de la gauche française mais je pense que la survie de la gauche française d'abord moi je ne confonds pas la gauche et les appareils et je ne ferai pas une liste de partis panique est stressé à l'idée de ne pas passer le cap de la prochaine élection ce que je veux faire c'est une liste des combats de la gauche dans la clarté c'estàdire des questions que nous voulons mettre au cœur du débat en France mais européen sur la question de des solidarités en Europe sur la transition écologique comment mobilise-t-on le continent européen pour interdire le glyphosate interdire les perturbateurs endocriniens basculer vers un modèle de développement plus propre ils sont pas un peu perdus les sympathisants les gens qui ont toujours voté à gauche ils voient une liste àont une liste jade une liste socialiste une liste communiste aux européen il y aura je veux le dire avec beaucoup de sincérité s'il y a pas de clarté sur la stratégie et sur le programme si on fait une liste de bobine justement jusque pour que chacun sauve sa peau ça n'a aucun sens nous n'apporterons aucune aucun élément nouveau à cette absence totale de crédibilité de la gauche qui quand vous la regardez aujourd'hui mais quelles sont les solutions dont on nous parle parce que moi j'écoute ce que dit le le Parti socialiste mais mais quelle solution met-il sur la table de quoi parle-t-on moi quand j'évoque les débats sur les retraites je dis par exemple il faut financer les retraites par une taxe sur les robots en gros la valeur ajoutée créée par les entreprises parce qu'il y a de moins en moins de salariés donc moins en moins de gens qui contribuent au financement des retraites quand je quand j'évoque la question du pouvoir d'achat j'avais mis en débat la question du revenu universel parce que je pense que nous n'aurons plus de plein emploi et que à partir du moment où il n'y a pas de négociation salarial que les salaires n'augmentent pas il faut poser la question d'un complément au salaire par le revenu universel qui parle aujourd'hui d'une stratégie en matière de transition écologique qui s'appuyerait sur un traité de l'énergie qui solidarise et la Pologne et la France et l'Espagne autour des approvisionnements du mix énergétique du renouvelable nous nous mettons des solutions au débat et et demain je je le dis moi je me positionnerai en faveur d'un impôt sur la fortune européen et la question des migrants c'est un gros mot pour pour la gauche ou pas pas pour moi ouais et et j'ai j'ai observé qui était sur la digue au moment où ces migrants étaient mis en cause au moment où la France fermait ses portes ils n'étaient pas nombreux les f FM et les hommes de gauche il y avait des ONG il y avait des associatifs il y avait des figures emblématiques de ce combat là comme Cédric erou mais ils n'étaient pas nombreux les responsables politiques et c'est la raison pour laquelle encore il faut que faut regarder la réalité en face sur les politiques migratoires sommes-nous d'accord avec le Parti socialiste et avec le parti socialist social-démocrate européen je ne suis pas sûr en tout cas pas au regard du bilan du dernier quinena alors peut-être que et je vais faire une ouverture là-dessus si le Parti socialiste dit effectivement le groupe dans lequel nous avons milité le Parti socialiste européen est inefficace sa stratégie a été stérile nous le quitterons et nous n'irons pas demain dans un groupe qui est un groupe qui pourrait travailler avec la droite s'il décidait sur sur les les projets politiques qui de notamment sur la question migratoire mais d'autres de prendre une ligne qui est une ligne claire on pourrait discuter mais c'est pas du tout le cas aujourd'hui et moi j'ai pas envie écoutez de passer les ponges et de considérer que voilà il y a mauvaise élection on fait comme s c'était rien passé pendant le dernier quinena on dit pas un mot de François Hollande et on continue comme avant alors une dernière question vous êtes crédité de 2,5 % dans dans un sondage qui vient de d'être publié justement sur ces européennes quel est pour vous le le score que vous souhaitez faire et qu'est-ce que vous pensez justement de C 2 et5 % après vos 6 % la présidentielle il nous reste 10 secondes ouais mais c'est c'est génération qui est crédité génération c'est le mouvement que j'ai créé qui est à cette étape c'est vous la tête de l inconnu non oui mais pas dans le sondage pas tel qu' est noté donc pour l'instant je les Français le savent même pas que je suis Têtre de liste franchement je suis pas inquiet nous nous saons et je le dis la liste de gauche parce que nous n'avons abandonné ni les valeurs ni les idées ni les programmes de gauche la liste de gauche aux élections européennes proeuropéenne écologiste ce sera l'alliance citoyenne que je porterai et Mélenchon n'est plus la gauche mais Jean-Luc c'est Mélenchon lui dit lui-même il veut unifier le peuple contre l'oligarchie il pense que le clivage droite gauche ça n'en est plus une partie de la social-démocratie gouverne avec Macron les ver revi à une époque où il considérait que ni la droite ni la gauche ù et la droite et la gauche pouvait être acceptable mais il faut bien qu'il y ait une liste de gauche et bien cette alliance citoyenne qui sera faite des combats de la gauche nous la porterons et je m'y engagerai merci Ben d'avoir mon invité ce matin le fondateur du mouvement génération l'invité de Radio Classique [Musique]
Benoît Hamon