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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 13 mai 2025 15 minFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

« Ça n’aurait pas de sens d’avoir des sacs Gucci italiens fabriqués au Texas », prévient F-H Pinault

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Êtes-vous d'accord avec le président Macron sur le patriotisme économique face aux États-Unis et à la Chine ?

  • 11:00RelanceRéponse partielle

    Reconsidérez-vous votre soutien à Mittal pour Arcelor au vu de la fermeture d'usines et du non-respect des engagements ?

  • 12:00OuverteÉludée

    Faut-il nationaliser Mittal si l'entreprise ne décarbone pas ses hauts fourneaux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Fait
    « On a une chute de la consommation aux États-Unis depuis quelques semaines qui est assez importante liée à ça. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Euh on est dans un secteur où l'effet de richesse a un impact direct sur notre activité. On l'a vu, nous avions des signa positif de consommation aux États-Unis sur les produits de luxe au fin du 4e trimestre. L'élection de monsieur Trump avait manifestement eu un effet positif sur le moral des ménages et pas uniquement des ménages modestes, mais aussi des gens plus fortunés.

Ça s'est retourné complètement depuis depuis 2 mois. Euh le c'est alors les États-Unis ont ça aussi de particulier que le le le les cours de bourse sont intimement corrélé au niveau de consommation dans tous les dans toutes les classes sociales aux États-Unis et on a une chute de la consommation aux États-Unis depuis quelques semaines qui est assez importante liée à ça. Donc on est plus inquiet au-delà des tarifs de l'impact des tarifs sur la consommation américaine et c'est ce qu'on c'est ce qu'on vit en ce moment.

Vous vous me parliez madame sur le la comparatifs entre pays. Alors donc pour revenir à notre spécifité, on est on est King a ceci de particulier. Ça répond en partie aussi à une question qui a été posée.

On est très italien nos grandes marques sont italiennes. Alors on a des grandes marques françaises Saint-Laurent, Balenciaga, Boucheron. Euh mais en terme de de taille et de de production, de grandes marques sont italiennes.

Et donc c'est vrai qu'on fait travailler en Italie, si je prends directement et indirectement au travers de la sous-traitance, plus de 100000 personnes en Italie. Donc on a un impact économique en Italie qui est très très fort. Euh et euh on a évidemment donc en Italie accès à des aides aussi spécifiques italiennes.

Alors le le crédit pour recherche ne concerne que les activités françaises, ne concerne pas des activités de recherche qu'on peut faire en Italie. En revanche, on bénéficie par exemple, l'Italie a une aide spécifique au métier du design et de la création euh dont on bénéficie al c'est limité à 2 millions d'euros par an et on est à peu près à ce niveau-là chaque année. On a bénéficié de d'une aide de ce qui s'appelle la pattern box qui était une aide à la au développement de la propriété intellectuelle et au revenus de la propriété intellectuelle pour relocaliser les propriétés intellectuelles en Italie.

Donc ça donnait des aides relativement importantes qu'on a bé jusqu'à 20 millions par an 19 millions en 2023 je il me semble euh en revanche ont été exclus récemment ayant les mêmes problématiques d'aide je suppose que que les que les pouvoirs publics français ont été exclus les tout ce qui touche aux marques et à la création et donc aujourd'hui la pattern box concerne que les brevets dit industriels et non plus tout ce qui touche à la à la la partie créativité studio de de studio de design dont on pouvait bénéficier. Donc les 19 millions vont retomber autour d'un ou 2 millions par an partir de 2024 depuis l'année dernière. Donc ça ça baisse beaucoup.

C'était essentiellement les deux niveaux d'aide dont nous bénéficions en Italie, hein. Je rajouterai quelques subventions d'investissement que dont on a pu bénéficier quand on a ouvert de nouvelles usines ou quand sur des des ouvertures aussi de de centres de recherche, ce qui a donné lieu à peu près à 12 millions d'aide sur la période 2020-2025. 12 millions nets puisque net d'impôts sur des italien ou non ?

Non italien. italien, c'est de l'aide sur des projets industriels de de d'usine ou de centre logistique qu'on a trois projet. Oui.

Euh alors vous vous parlez de la décolocalisation là effectivement nos métiers ne sont pas ou peu pardon excusez-moi peu ou pas délocalisables. Donc ça ça ne se pose pas dans ces termes. Ça se pose plus dans l'arbitrage entre con dans les deux pays entre la France et l'Italie. hein.

Euh et c'est vrai que par exemple le CIR euh faire les activités de recherche et les vents près des unités de production, c'est une cit une logique assez implacable. euh le fait que on a parce qu'on avait des difficultés aussi à la tanerie de Perrier et qu'on avait besoin de de donner de la charge de travail à la tanerie et qu'il y avait cette dispositif d'aide en plus, c'est pas pour ça qu'on l'aurait pas fait hein, nous a incité à le faire à la tanerie de Perrier plutôt que de le faire euh près de nos unités de production italienne par exemple. Donc ça ça a eu quand même un impact à ce à ce titre là.

Euh sur les activités de messena. Alors effectivement, c'est l'essentiel des aides. C'est 75 % de nos aides.

Et là, je crois que vous avez raison madame, c'est que ce c'est Marie Claire qui gère notamment tout ce qui touche à à la fondation Kering pour qui lutte sur les violences faites aux femmes. Chaque fois qu'on prête de l'argent, qu'on prête, on prête pas parce qu'il y a pas de retour à meilleure fortune. Chaque fois qu'on donne de l'argent à une organisation, c'est sûr en général 3 ans.

Et il y a un suivi, un contrôle de gestion très précis qui est fait de chacun des projets avec une partie des équipes de Mariclerc qui vont sur le terrain vérifier l'utilisation des fonds que nous donnons à ces associations et on fait un état des lieux tous les de ou 3 ans pour ou continuer ou arrêter les aides en fonction de leur efficacité. Donc effectivement, on est très vigilant là-dessus parce qu'on fait ça pour avoir des résultats. On fait pas ça pour distribuer l' on fait on fait vraiment ça par conviction euh et on veut mesurer l'efficacité que ce qu'on fait.

Et donc on est on est effectivement assez précis sur l'efficacité des aides que l'on donne dans ce domaine. Alors l'ancrage territorial, ça j'ai répondu un petit peu par notre tropisme italien malheureusement, mais est pas exclu que le développement de nos maisons puisse se faire un jour à à compétitivité identique avec l'Italie. Il y a des il y a des savoir-faire en France sur la maroquine le prête à porortter tout à fait au niveau de ce qu'on peut trouver en Italie.

La vraie différence est un coût du travail qui était qui est assez assez différent. J'ai cité 20 % mais on vous donnera des détails plus précis là-dessus qui fait que les des choix sont faits entre les deux pays mais pas avec d'autres pays. Le le dans le luxe le problème ne se pose pas délocalisé en Asie ou ailleurs.

Euh sur les partenariats publics privés. Alors c'est vrai que comme on fait beaucoup de messenas c'est en réalité c'est déjà c'est déjà le cas. Mais c'est vrai, je c'est le complément de réponse que je faisais à madame au travers nous.

L'état démultiplie ce qu'on fait quand on on on décide d'une enveloppe parce qu'il y a les 40 ou 60 % de déduction fiscale sur le M Sénat, on prête plus. On redonne ça, on le fait pas pour nous. C'est pas ça, ça va rien changer dans notre compte d'exploitation.

Donc parce qu'on a cette aide-là, on en donne un peu plus mais on est très très vigilant et très exigeant sur l'efficacité de ces aides parce qu'on a tellement de demandes, vous savez, il y a tellement d'organismes. Donc on a sans doute au travers des entreprises privées la possibilité pour l'État de d'atteindre cette efficacité qui qui est recherchée. Euh le pardon oui.

Ah pardon. Euh l'autre élément, c'est que même s'il y avait pas ces déduction, on ferait ces aides. Faut être très clair.

On comme disait monsieur le président, on ferait de l'apprentissage, on continuera à faire du messenat. Mais c'est une démultiplication du travail de l'entreprise. Parce qu'il y a ces aides, on en fait plus.

Enfin, en tout cas, c'est la vision qui a toujours été la nôtre. Euh et et dans ce à ce titre-là, ces partenariats-là sont très très efficaces. Je sais pas si j'ai répondu à toutes vos questions, mais j'ai pas de question.

Est-ce qu'on a fait le tour des questions par les différents membres de la commission ? Merci beaucoup. Merci monsieur le président directeur général.

Je crois qu'il Ah non non mais je ne vais pas annuler notre tradition de la dernière petite question du rapporteur. Moi je après une dernière question technique mais très rapide. Bon, j'hésite parce que j'en ai tellement.

Non, non, mais j'en aurais beaucoup à vous poser, mais je vais me concentrer sur peut-être une question d'actualité, enfin peut-être deux. Allez. Euh, est-ce que dans la guerre commerciale qui nous oppose à aux États-Unis et à la Chine, est-ce que vous êtes plutôt d'accord avec le président Macron lorsqu'il parle de patriotisme économique ? et de fait que de grandes entreprises doivent pas céder aux sirènes de Donald Trump.

Et la deuxième, c'est complètement quelque chose de différent, mais c'est parce que j'ai lu un article du monde hier soir qui parlait rien à voir avec vous, qui parlait de notre commission d'enquête et qui rappelait, je m'en rappelais pas que vous avez été un des grands pratons à soutenir Mital euh pour acheter Arcelor, notamment, il cite même Anne Méo, célèbre agence de communique. qui d'ailleurs il paraît qu'elle prépare aussi aux auditions de cette commission d'enquête. Je sais pas si elle vous a préparé pour cette commission d'enquête.

Euh vous me répondrez c'est un de nos c'est un de c'est enfin pas que l'assemblée générale du groupe oui oui image 7 et fait partie de nos fournisseurs de services. Bon très bon fournisseur de service et qui expliquait d'ailleurs à l'époque Mital ne fermerait jamais d'usine. Bonital lorsqu'il a pris harcelor il y avait 22 au fourneau en Europe. aujourd'hui à plus 11, il a pas tenu et il a trahi ses engagements à Florenge, d'ailleurs aidé par le président de la République à l'époque qui a laissé les bras ballants et je pense qu'il ne tiendra pas ses engagements de décarboner les deux hauts fourneaux et donc l'engagement qu'il a signé avec Bruno Lemire de l'an de l'an dernier ne tient que ceux qui croient cet engagement.

Donc est-ce que vous révisez votre jugement ? Et on peut se tromper, ça arrive à tout le monde. Évidemment, moi ça m'arrive tous les jours.

Donc ça peut arriver à tout le monde. Euh est-ce que vous révisez votre jugement quand vous voyez cela ? Et est-ce que vous pensez comme un certain nombre, je pense que l'acier est stratégique pour la réindustrialisation du pays et on a auditionné et monsieur Montbourg et monsieur le maire.

Alors, chacun avait des styles différents. Euh, monsieur Montbourg, lui, s'est déclaré très favorable à la nationalisation, monsieur le maire en disant en dernier recours en dernier recours, mais déjà pour lui, c'était une grande étape. Donc je veux saluer ce ce Donc est-ce que vous vous pensez là aussi que si Mital ne veut pas décarboner les deux au fourneau, il faut potentiellement en dernier recours là aussi nationaliser parce que c'est une question stratégique pour le pays.

C'est pas c'est pas la question la plus simple de la de l'après-midi. Pour ça qu'elle arrive en dernier. D'autant plus que j'étais j'étais pas tout à fait au début de ma carrière mais pas loin.

Donc c'est pas tout à fait moi dont vous parlez mais mais j'assume. Mais je vais assumer parce que mais vous savez c'était plus euh le respect d'un entrepreneur visà d'un autre entrepreneur qui avait donné lieu à ce soutien de de monsieur LMI Mital par mon père pour être très clair. Euh après, on est tellement loin des métiers qui sont ceux du groupe Mital que je peux pas me permettre de vous donner un avis sur la décormation, par la décarbonation.

Euh plus généralement euh quand on bénéficie du net projet spécifique euh avec des critères d'attribution, avec des obligations de moyens comme je l'ai cité, euh moi je serais d'avis qu'à ce qui est quand l'entreprise réussit ce projet là qu'il y a des retours à meilleure fortune. Je vois pas en quoi si les résultats sont bons et si c'est pér pérenne dans le temps évidemment. Mais bon là, je parle en général des aides projet parce que celles-là, elles sont très ciblées, très mesurables euh et et encore une fois, je vois pas pourquoi une aide qui aurait réussi sur un projet ne devrait pas donner lieu à des à des retours sur sur investissement pour l'État aussi, hein.

Mais je peux pas vous donner d'avis sur le le métier spécifique de de l'acier, des conf et sur la guerre commerciale. Alors, comme je l'ai dit à madame tout à l'heure, le le la délocalisation pour moi est pas un sujet. Donc on peut faire non mais c'est plus les déclarations de du président Macron qui appelle dans plusieurs discours à du patriotisme économiqueou à ne pas investir encore une fois des projets.

On ouvre ce qu'on fait à l'étranger, c'est des ouvertures de magasin compte tenu de de de l'environnement économique aujourd'hui on est plutôt en train de rationaliser nos réseaux de distribution que les que les étendre aujourd'hui. Donc on n'est pas face à des problématiques d'investissement ni aux États-Unis ni en Chine. On est plutôt en train de rationaliser tout ça.

Par ailleurs entre le le champ des sirènes pour délocaliser de la production aux États-Unis ou en Chine pour on vend on vend de la culture française on vend la culture italienne. Ça n'aurait pas de sens pour moi d'avoir des sacs Gucci italiens fabriqués au Texas. Je c'est c'est c'est ça pas de sens pour mes clients.

Je peux pas expliquer ça. En revanche de mettre en avant le le niveau d'artisanat qu'il soit français ou italien dans mes produits Saint-Laurent ou dans mes produits Gucci, ça ça fait du sens. Donc on on a cette problématique pour moi est pas franchement une une réalité pour l'industrie du luxe.

Merci monsieur le président directeur général. Après, on peut quand même rajouter une chose, c'est que le monde des affaires n'est pas le monde de la politique. Et dire aujourd'hui à des chefs d'entreprise, "N'investissez pas aux États-Unis, faites du patri patriotisme politique", je suis désolé, on n'est pas en guerre contre les États-Unis, on est en concurrence forte économique, concurrence commerciale très forte, voulue notamment exacerbé par le président des États-Unis.

Mais on peut quand même pas comparer une situation. On a demandé, on a obligé les entreprises à ne plus investir en Russie, à retirer leurs avoirs en Russie et faire la même chose aux États-Unis. D'un côté, on a un agresseur qui a déclaré une guerre, de l'autre côté, c'est de la guerre commerciale.

Mais ça reste de la guerre commerciale. Ça reste commercial. Donc voilà, moi je je il je faut faire attention à la communication même si elle a une vocation politique.

Ok. [Musique]