HÔPITAL PUBLIC : L'HEURE DE LA GRANDE COLÈRE | CONTRE-MATINALE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 47 %Attaque 29 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Arnaud Chich, bonjour. Vous êtes médecin anesthésiste, réanimateur et fondateur du collectif santé en danger. Merci infiniment d'avoir accepté l'invitation.
- 10:00ComplaisanteÉludée
Est-ce que vous m'entendez ? Ouais, je vous entends bien. Voilà, parfait. Je vous en prie. Vous m'entendez ? Oui, oui, c'est parfait. Je vous remercie. Vous m'entendez ? Oui. Ouais. Dans votre du coup, on vous entend plus. Il y a un petit souci de connexion ou de réseau.
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on arrive à avoir Arno Chich ? Ouais, je suis là. Je suis là. Je suis Ah, parfait. Mais vous nous avez manqué. Je sais pas. Il y a eu un il y a eu un trou noir de réseau.
- 20:00OuverteRéponse directe
À quelques mois des présidentielles, est-ce que vous pensez vraiment qu'on puisse complètement rénover justement le système de santé et même le révolutionner ?
- 25:00FerméeRéponse partielle
Quelles sont-elles Arnaud Chich ? Ces actions ?
- 5:00OuverteRéponse directe
C'est quoi les prochaines échéances pour toi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Arnaud ChichChiffre
« Selon le conseil scientifique, près d'un lit sur 5 serait fermé dans les grands hôpitaux publics de France. »
- 10:00Arnaud ChichChiffre
« 800 millions d'euros d'économie sur le budget de la santé et de l'hôpital l'année dernière et dans le même temps, un budget en hausse de la police de 900 millions. »
- 15:00Arnaud ChichChiffre
« 183 € net par mois. »
- 20:00Arnaud ChichFait
« Les infirmières ne n'ont plus les moyens de loger dans le centre-ville de Bordeaux, en tout cas à proximité du gros hôpital. »
- 25:00Arnaud ChichFait
« Les aidantes à domicile, celles qui permettent à nos personnes âgées de rester chez elles avec des soins et d'éviter de venir à l'hôpital. Vous savez qu'aujourd'hui, heureusement qu'elles sont là, hein, parce que sinon, on aurait encore plus de monde qui viendrait à l'hôpital et on pour on a'urait pas les moyens de s'occuper d'eux. »
- 4:00HassanFait
« on l'a pas fourni en 15 mois, on l'a jamais fourni. »
- 7:00HassanChiffre
« ils vont vous répondre la même chose à 99 % ils vont vous répondre que l'entretien n'est plus effectué dans ces dans ces dans ces véhicules. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Bonjour chers matinaux, j'ai le plaisir de vous retrouver pour la dernière contre matinale de la semaine au côté de Jil. Bonjour qui signe un nouvel édito mordant et mélodieux à la fois. Alors, tu as choisi de revenir sur le buzz de la semaine, le hashtag euh j'ai bloqué ces news.
Je n'en dis pas plus, mais on sait déjà que Éric Zemour n'est pas bien loin. Nous recevrons Arnaud Chich, fondateur du collectif santé en danger. Ce médecin anesthésiste réanimateur fustige une politique de santé dramatique, austérité, coupe budgétaire, mépris.
Selon le conseil scientifique, près d'un lit sur 5 serait fermé dans les grands hôpitaux publics de France. Faute de personnel soignant, une situation catastrophique qui mène Arnaud Chich et son collectif à envisager des actions dure dans les prochains jours. En fin d'émission, notre confrère et camarade Tahavou Hafs nous retrouvera pour évoquer le cas d'Assan en conflit avec la direction de la RATP suite à un accident de la route.
Depuis, le conducteur de bus en Île-de-France dénonce le harcèlement patronal qu'il subit au point de le pousser à entamer une grève de la fin. [Musique] Mais comme tous les matins, on commence avec la titrologie hein de Théophile qui passe en revue les unes de la presse française qu'elle soit mainstream ou alternative. Il est 7h16.
C'est parti. 6e conférence de l'ONU sur le climat autrement appelé COP 26 qui s'ouvre ce dimanche à Glasco en Écosse est omniprésente à la une de la presse quotidienne nationale aujourd'hui. climat l'heure des contes titre le quotidien catholique la croix pour lequel l'enjeu de la COP 26 est de passer des intentions aux actes accentuant la dramaturgie le quotidien économique les échos contrôlé par le milliardaire Arnaud Bernard Arnaud titre climat un sommet quit ou double les engagements des États les plus pollueurs restent très insuffisants pour limiter limiter le réchauffement à 1,5°gr précise le quotidien en parlant des états les plus polluees ou des États que le la mondialisation assigne au rôle de production donc de pollution.
L'opinion pose la question qui fâche peut-on sauver le climat sans la Chine s'interroge le le quotidien Proiness qui dénonce un jeu non coopératif dans la même tonalité le monde titre Chine la tentation du grand isolement le quotidien du soir contrôlé notamment par le mania des télécomavien pointe le fait que Xy Chimping le dirigeant chinois n'est pas sorti de son pays depuis 2 ans et ne se déplacera pas pour aller à la COP 26 ou au sommet du G20 à Rome qui commence demain. Le monde note que tout cela se déroule dans un contexte de regain de nationalisme en Chine et de contentieux autour de Taiïwan. Mais il n'y a pas que la COP 26 dans la vie hein.
Le Figaro et Libération consacrent leur grand titre à la politique politicienne et aux échéances électoral àir. Le plan Macron, le plan secret de Macron pour la campagne de 2022, écrit le Figaro, qui évoque des sujets comme l'association de soutien montée en vue de la campagne, la chasse au parrainage et la budgétisation des meetings. Libération de ce de ce côté compile des paroles d'électeur de droite.
On n plus de leader digne de ce nom. Cette citation résume selon Libé le désenchantement du peuple de la droite. Est-ce que est-ce pour cette raison qu'il est tenté par le vote de Zemour, ce fameux peuple de droite ?
Le débat est lancé. Du côté des médias indépendants en ligne, un article que je soumets à votre saga cité, il est de l'excellent site qui couvre le mouvement social, rapport de force. Le titre de cet article va droit au but.
Chômage, déficit entreprise, petit mensonge macroniste avant la présidentielle. De quel mensonge s'agit-il ? D'un élément de communication qui affirme que le taux de chômage en France descendu à 7,6 est au plus bas depuis 13 ans.
Rapport de force explique que ce taux était déjà était déjà descendu plus bas à 7,1 %. Une baisse purement mécanique he liée à des raisons administratives relatives au confinement. Plus profondément, rapport de force relativise la baisse de chômage actuel qualifiée de spectaculaire par le Figaro et les Échos d'hier.
Et je cite, "S'il est vrai que l'on observe une relative prise de l'emploi en cette fin de Kakena, on assiste également à un retour à la de la précarité. En effet, les récents chiffres du ministre du travail montrent que le nombre de de demandeurs d'emploi de la catégorie C, celle des chômeurs ayant travaillé plus de 7h 18 he dans le mois, augmente de 6,5 % au 3e trimestre 2021 et progresse de 7,4 % sur 1 an. Alors, tout comme celle de la catégorie 20 20 B.
Tout comme celle de la catégorie B, les personnes ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois qui est stable ce trimestre mais en hausse de 3,3 % sur 1 an. Un simple effet de vase communiquant entre différentes catégories de précaires. Toujours pour nuancer la prouesse.
Rapport de force indique et je cite Emmanuel Macron n'a pas réussi à inverser une tendance lourde de l'économie française à savoir que la grande majorité des emplois créés chaque mois sont des CDD de moins d'un mois. Au 3e trimestre 2021, c'est ainsi le cas de 63 % des 6,62 millions de nouvelles embauches, détail l'URSAF. Alors, on poursuit avec les petits mensonges macronistes, hein, pour reprendre l'expression de rapport de force.
Cette fois, c'est en matière de santé que le gouvernement édulcore la réalité. Selon le ministère des solidarités et de la santé, Olivier Verrand, 5 % de lit sont temporairement fermés, faute de personnel soignant. Bien, on est bien loin des 20 % annoncés par le conseil scientifique. [Musique] Arnaud Chich, bonjour.
Bonjour. Vous êtes médecin anesthésiste, réanimateur et fondateur du collectif santé en danger. Merci infiniment d'avoir accepté l'invitation.
Alors, c'est moi qui vous remercie. Bien sûr. Avant de commencer l'interview, je vous propose d'écouter un petit récap de la situation.
C'est un chiffre choc révélé par nos confrères de Libération. 20 % des lits des hôpitaux ne seraient pas utilisés. Faute de personnel soignant pour les ouvrir.
Ce chiffre vient d'une enquête flash réalisée par le professeur Delfresi qui est à la tête du conseil scientifique chargé de proposer des solutions à l'exécutif pendant la crise du Covid. Olivier Verrand, le ministre de la santé, ne nie pas l'ampleur du phénomène mais jure de tout faire pour y palier et rappelle les hausses de salaires décidées lors du séure de la santé. Beaucoup de nos soignants sont épuisés par la charge mentale et le rythme de travail de la crise.
Avec inségure, je leur donne un cap et des raisons de tenir. De l'autre côté, j'active tout ce qui peut palier le manque d'effectif. Aux urgences de l'hôpital Neer à Paris, Patrick Pelou le constate chaque jour, il est de plus en plus difficile de trouver des lits pour les patients.
Quand je travaille au SAMU de Paris, bah vous passez une demi-heure, 1 heure pour trouver un lit pour un malade qui a une pathologie aigue grave. On sait que plus les gens attendent sur des brancards aux urgences, plus on aggrave leur espérance de vie. La colère, elle monte chez les soignants.
Alors, qu'est-ce que ça veut dire que la colère, elle monte ? Souvent, vous savez, on nous compare à la SNCF ou à Air France ou au routier. Ah, les soignants de toute façon quand ils sont en grève, ils vont mettre un bandeau noir.
Mais vous savez, des gens comme moi, on est très en colère. Je suis en train de réunir tous les syndicats et on est en train de réfléchir à des actions nationales dures, illimitées et je peux vous dire ce sera pas un bandeau noir. Et le problème si vous voulez c'est qu'on va en arriver là parce qu'à force de faire le sour euh et bien nous qui sommes les garants de la sécurité des patients, on en a marre d'être l'assurance low cost et d'apporter une garantie low cost à la santé des français parce que nos tutels ne nous écoutent pas.
Monsieur, si vous êtes journaliste, vous êtes journaliste, demain on vous dit "Écoutez, normalement vous avez besoin de 10 caméras, ce soir on va vous en donner qu'une, mais vous allez raller et puis on va et puis après vous allez dire "Je peux pas faire un journal de qualité." Bah nous, c'est pareil, on peut pas travailler sans infirmière. [Musique] Alors, ministère de l'intérieur nous a habitué à recenser deux à quatre fois moins de manifestants que les organisateurs, mais là, c'est le ministère des solidarités et de la santé qui crée la surprise en contestant les chiffres du conseil scientifique.
Une organisation consultative qui réunit d'éminents experts et qui l'a lui-même fondé. Alors pour Olivier Verrand, l'heure ne semble pas si grave, hein. Les Françaises et les Français ont besoin de savoir qui dit la vérité.
Arnaud Chich. Ouais, c'est c'est un peu c'est Ah ! Ah !
Archich, on vous a perdu. Est-ce que vous m'entendez ? Ouais, je vous entends bien.
Voilà, parfait. Je vous en prie. Je vous entends.
Vous m'entendez ? Oui, oui, c'est parfait. Je vous remercie.
Vous m'entendez ? Oui. Ouais.
Dans votre du coup, on vous entend plus. Il y a un petit souci de connexion ou de réseau. Bon, on va essayer de reprendre l'appel.
On fait on fait une nouvelle tentative. Alors, on rappelle que Arnaud Chich est médecin, anesthésiste, réanimateur et fondateur du collectif santé en danger. Ils ont prévu de mener des actions dures les prochains jours pour euh bah justement contester, dénoncer hein finalement le démantellement de l'hôpital public puisque c'est de c'est bien de cela dont il s'agit et qui n'est pas nouveau par ailleurs et qui n'est pas nouveau.
Effectivement, c'est un processus très long qui date de plusieurs années, qui est organisé par le gouvernement. Exactement. Et que ce soit des gouvernements plus de gauche ou de droite et qui vise finalement à privatiser la santé.
Tout à fait. Ouais. On pourrait rappeler aussi le chiffre de 800 millions d'euros d'économie sur le budget de la santé et de l'hôpital l'année dernière et dans le même temps, un budget en hausse de la police de 900 millions.
Donc de là avoir un petit transfert d'argent, il est facile de le voir. Ouais. On constate bien que c'est une absence d'une volonté politique manifeste.
Voà exactement il y a il y a une volonté politique mais pas celle-ci hein. Une volonté de la sécurité, volonté de l'économie et pas de de la santé publique. On fait des économies sur la santé des Français.
Exactement. Et je pense que notre invité nous confirmera cela si on arrive à leur avoir. Oui.
Est-ce qu'on arrive à avoir Arno Chich ? Ouais, je suis là. Je suis là.
Je suis Ah, parfait. Mais vous nous avez manqué. Je sais pas.
Il y a eu un il y a eu un trou noir de réseau. J'étais en train de vous dire que en fait c'est vrai que quand on écoute votre reportage, il y a un truc qui fait déjà, c'est contester finalement contester une analyse du conseil scientifique. Ça ça me paraît ça ça me paraît un peu fou.
Et en fait euh bon, le conseil scientifique, il est proche du président, mais forcément le ministre de la santé, il doit pas être très loin non plus du conseil scientifique. Et c'est très perturbant, je trouve que de d'entendre que finalement le ministre conteste les chiffres d'un travail euh d'un travail fait demandé par le professeur Delfi. Après, il est très intelligent et pertinent et scientifique aussi de dire "On va faire quand même une contreétude pour vérifier parce que si vous voulez, c'est vrai que l'ampleur est tellement énorme que finalement, vous savez en dans la en science et en médecine, on on essaie de confirmer les choses.
Bon, toujours est-il madame que dans le cadre de mon collectif, moi de toute façon je reçois les les lits qui ferment, les services qui ferment, les témoignages de soignant, il ne les invente pas. Et puis et je vais vous dire quelque chose. Hier, le ministre, il était à Blois pour visiter l'hôpital de Blois et il y a des gens de Blois qui m'ont appelé qui m'ont dit qu'en fait à Blois, ils étaient en grande souffrance également mais que le directeur de l'hôpital de Blois avait fait en sorte de visiter un service qui était bien pourvu en infirmière.
Je je je me doutais bien qu'il y avait quelque chose. Bon, alors là, j'ai un élément de réponse. La situation en France, elle est catastrophique parce qu'en fait il y a un processus qui est amorcé qui va être difficile à enrayer.
Il est là le problème. Mon collectif, il est il y a 18 mois mais vous savez les syndicats, ça fait 10 ans que ils hurlent dans la partout dans leur combat. Jeunes médecins, phare, les autres collectifs, collectifs interhpitaux, interurgence.
Nous, on est un peu les derniers nés voulez parce que moi je me prédestinais pas du tout à ça. Et moi, c'est le Séure qui m'a fait bondir parce qu'en fait quand le Séure de la santé est sorti, contrairement à ce que dit le ministre aujourd'hui, je me suis rendu compte de la catastrophe à venir parce qu'en fait le Séure, il est insuffisant. Il a fractionné la santé, il a oublié des professions, il a oublié madame quelque chose de dingue.
Vous savez qu'en France vous pouvez vous faire opérer jour et nuit, mais les tarifs de nuit, les tarifs de travail de nuit pour les médecins, les paramédicaux, ils sont juste insultant, indécent. Et bien le Sigure initialement avait prévu de revaloriser le travail de nuit et puis finalement les syndicats qui ont signé le Sigure qui ne sont absolument pas représentatifs réellement de de des soignants parce que ça c'est aussi un sujet si vous voulez. Il y a des gros syndicats qui avaient quitté la table du Ségure et d'autres petits syndicats qui pour se faire bien voir auprès du ministre ont signé.
Et bien justement, peut-être qu'au passage, on pourrait parler du monsieur du du Séure qui euh qui a permis 1,5 million de de professionnels de pouvoir s'exprimer et cetera, qui représente un peu ça, à recorder ces personnes-là, 183 € net par mois. Est-ce que pour vous c'est c'était suffisant comme chose mis sur la table ou pas du tout ? Mais mais non, regardez, je vais vous donner je vais vous donner un exemple très concret parce que si vous voulez, bon je connais pas trop, enfin si vous voulez aujourd'hui les infirmières par exemple qui travaillent dans des grands CHU de grandes villes, je vais vous prendre l'exemple de Bordeaux parce que j'ai eu au téléphone le le chef de service de la réanimation de Bordeaux.
Les infirmières ne n'ont plus les moyens de loger dans le centre-ville de Bordeaux, en tout cas à proximité du gros hôpital. Résultat, elles s'éloignent. Résultat, elles font du kilomètre et elles s'éloignent pour aller habiter plus loin parce qu'elles n'ont pas les moyens de payer les loyers.
Alors, je vous laisse répondre. Est-ce que vous pensez qu'avec 180 balles de plus, on va pouvoir payer un loyer ? Autre exemple, les aidantes à domicile, celles qui permettent à nos personnes âgées de rester chez elles avec des soins et d'éviter de venir à l'hôpital.
Vous savez qu'aujourd'hui, heureusement qu'elles sont là, hein, parce que sinon, on aurait encore plus de monde qui viendrait à l'hôpital et on pour on a'urait pas les moyens de s'occuper d'eux. Donc, les aidantes à domicile aujourd'hui qui sont les héroïnes de la société, je vous le dis, elles gagnent en moyenne entre 600 et 800 €. Bon, elles, elles ont pas été concernées par le Sure ou en tout cas quand bien même certaines ont été concernées, pas toutes, est-ce qu' avec 180 balles, on peut s'acheter une voiture ?
La réponse est non. Quand quand vous gagnez 183 € de plus, après vous allez à la pompe faire un plein he comme tout le monde parce que c'est bien gentil les voitures électriques mais qui a les moyens de s'en acheter aujourd'hui pas les soignants assurément. Ben 183 vous enlevez 100 € de plein il reste plus que 80 €.
Bon si vous voulez c'est bon. Et donc en fait ce qu'il faut comprendre c'est que entamer une procédure type SG, la démarche est bonne et nous la saluons. Mais intellectuellement et scientifiquement, il faut regarder ce qui se passe après le Séure.
Moi, je le savais parce que moi je suis un devin. Je savais que ce serait la catastrophe. 18 mois après, c'est la catastrophe.
Pourquoi ? Pourquoi les tutelles ne se remettent un petit peu pas en question ? Les soignants, ils ont besoin d'entendre un truc aujourd'hui.
Ils ont besoin d'entendre un truc. On va prendre soin de ceux qui sont en place premièrement pour les fidéliser pour pour arrêter l'hémorragie. Vous comprenez ?
Il faut arrêter l'hémorragie. Tout le monde arrête, tout le monde change de métier. Faut arrêter l'hémorragie.
Ça c'est le premier point pour une action immédiate. Ensuite action moyen terme parce que vous savez, il faut pas être bête non plus. On sait très bien que les choses elles vont pas mettre 6 mois à changer, mais les soignants, le monde de la santé et les Français ont besoin d'entendre qu'on va démarrer un New deal, un plan marchal de la santé, un peu comme certains le disent.
Oui, mais faut le faire sur 5 ou 10 ans pour faire en sorte que tout cela n'arrive plus jamais. Vous comprenez ? Parce que le souci c'est que écouter les information, est-ce qu'il est pas un peu trop tard en fait aujourd'hui, pardon monsieur, de dire cela ?
En fait, bon, on comprend bien tout ça, mais là il y a il y a quand même quelque chose de pas nouveau. On le disait quand on vous avait perdu au téléphone tout à l'heure, que c'est un c'est pas des choses qui arrivent par hasard. Tout ça est tout cela est politique, tout ça est des budgets sont votés chaque année.
On a encore rappelé tout à l'heure un budget de la santé qui a diminué de 800 millions qui même si on le touchait pas ne suffirait pas puisque chaque année la population vieillit, grandit, a besoin de plus de soins. Est-ce que c'est pas déjà bah je me fais la vocale du diable mais trop tard ou alors vous avez encore de l'espoir de changer les choses ? Est-ce que il faudrait pas une un sursaut de tous les personnels de soins et des Français en fait derrière et pas que les applaudissements ?
Alors oui, mais vous avez raison monsieur hein. Oui, il est trop tard. Euh, il est trop tard et c'est en fait le constat d'échec de de négociation syndical politique qui ont échoué pendant 20 ans.
C'est pour ça que les collectifs et les associations comme la mienne ont une place parce qu'en fait moi, si vous voulez, je suis une interface avec entre les syndicats et les politiques. Vous savez, j'ai eu le ministre de la santé hier au téléphone, j'ai le ministère de la santé régulièrement en ligne régulièrement. Si vous voulez, nous nous on est là pour l'interface.
Mais en fait, vous avez raison, c'est pour ça que c'est pour ça c'est pour ça que j'ai annoncé euh dans les médias euh cette semaine que j'étais en train de réunir toutes les corporations de soignant hm hm toutes les corporations syndicales, toutes les corporations associatives. Je les réunis toutes et on va voir ensemble ce qu'on fait. Mais il est bien évident que ce sera pas euh les ambulanciers seuls, les manipulateurs radio seuls, les techniciens de laboratoire seuls ou les aidantes à domicile seul.
Je pense que la seule manière la seule manière de de de d'être écoutée par euh le président Macron aujourd'hui, c'est de lui montrer qu'on est plus fort que lui. Alors euh la la SNCF effectivement, il bloque tout, les routiers bloquent tout. Je vous laisse imaginer ce que les soignants peuvent bloquer et s'il faut le faire, on va le faire.
Vous savez, c'est nouveau dans mon discours, hein. Je n'ai jamais dit ça. Ouais.
Parce que vous vous avez créé hein le collectif santé en danger, on le rappelle, en juillet 2020 euh alors que les conclusions he du séure de la santé sont annoncées qu'un protocole d'accord a été signé par certains syndicats et parmi vos nombreuses revendications, hein, vous demandez la réouverture immédiate des négociations trop vite entérinées du Séure de la santé. En fait, vous réclamez un Séure 2. Vous nous disiez, vous aviez assez régulièrement le ministère des Solidarités et de la santé.
Est-ce qu'ils sont ouverts à cette proposition ? Un insegure de en fait, vous savez. Oui.
Oui. Oui. En fait, vous savez, bon il faut, vous savez si on si on veut être sérieux, donc si on veut être sérieux, il faut si vous voulez une approche pragmatique des choses.
Moi je suis pas politique et je suis pas un syndicat. Je suis un médecin lambda. Je pourrais être boulanger, hein.
Je suis un médecin. Donc, je me dis pourquoi ça marche pas. Donc, je vais je vais j'essaie de comprendre le système mais j'ai compris le système et votre interlocuteur, il l'a dit juste avant.
Quand quand à chaque fois que j'ai le ministère au téléphone et que les sages-femmes elles sont dans la rue, je leur dis vous ne pouvez pas ne rien faire pour les sages-femmes. Ces filles-là, bah oui, ces hommes, il y a des hommes sages-femmes méritent qu'on fasse plus pour ell. Et vous savez ce qui on me répond à chaque fois ?
Vous avez raison. Vous avez raison. Mes demandes sont validées à chaque fois.
Oui, mais oui, mais comment ça se passe ? Olivier Verrand ministre de tutelle, il va négocier avec Jean Castex et c'est Jean Castex qui donne les millions ou les milliards, vous comprenez ? Et en fait Olivier Verran, il va voir Jean Castex mais tous les ministres vont voir Jean Castex.
Donc en fait là je mets le doigt sur la priorité à accorder les budgets. Alors maintenant on va un tout petit peu dézoomer. Moi je peux très bien comprendre que si vous voulez par exemple l'éducation ou la justice elle a aussi besoin d'argent.
Je suis pas idiot. Il y a pas que la santé dans la vie. Oui, mais madame ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi la fiscalité des grandes entreprises, elle est si avantageuse.
Bien sûr. Pourquoi ? Pourquoi on permet à des grandes entreprises de de de ne pas payer de l'impôt par milliard ?
Et il est là le problème. Donc moi, Google, Facebook, Amazon, même si je les utilise régulièrement comme tout le monde, c'est ces gens-là, je ne les plains pas. D'accord ?
Ces gens-là, je ne les plains pas. Et moi, ma vie demain, elle peut vivre. Moi, je peux vivre sans Google, Amazon et et Facebook.
Par contre, je sais que vous, madame, vous ne pourrez pas vivre sans hôpital et sans médecin. Donc, en fait là, je mets le doigt sur la priorisation à faire dans l'analyse des choses essentielles à la vie. Et ça, c'est au français de le faire parce que c'est bien gentil de voter Macron.
Évidemment, on va on risque en plus on risque d'être encore cocu, hein, parce que si Macron est face à une extrême et ben évidemment qu'on va tous on va tous essayer d'éviter l'extrême. Mais l'enjeu aujourd'hui, c'est que Macron, il soit en face d'un candidat qui ne soit pas une extrême pour qu'on puisse changer le logiciel. Vous comprenez ?
Et et en fait, ce qui me fout hors de moi, c'est que peut-être comme certains auditeurs, j'ai des enfants, ils vont à l'école, ils ont besoin de manger et ils ont besoin d'être en bonne santé. Mais est-ce que la situation justement n'est pas déjà, vous parlez d'extrême là, est-ce que la situation pour vous et pour vos collègues n'est pas déjà extrême d'avoir de des budgets qui réduit qui réduisent chaque année, de pas être écouté, d'être trahi ? Est-ce que c'est déjà pas dans l'extrême ?
Je devrais pas vous le dire, hein. Je devrais pas vous le dire. Là, vous avez au téléphone un médecin qui a travaillé nonstop, écoutez bien, de mardi matin à jeudi après-midi, jour et nuit compris.
Pourquoi j'ai fait ça ? J'ai pas fait ça de guetté de cœur et j'ai pas fait ça, je n'ai pas mis en danger les malades parce que du coup j'ai modifié mon activité. C'est-à-dire que mes activités de jours, je n'ai pas fait d'acte technique.
Je n'ai pas fait de si vous voulez parce que j'ai pas le droit de faire ça. Mais j'ai fait ça pourquoi ? parce que dans la nuit de mardi à mercredi euh dans un smur de ma région, il y avait pas de médecin.
Donc j'ai été prendre la garde. Ensuite, j'étais j'ai repris mon travail mercredi et mercredi soir, j'ai voulu mettre au repos un médit urgentiste qui était de garde aux urgences parce que la semaine d'avant, il avait fait quatre gardes et je l'avais croisé dimanche soir parce que dimanche dernier, j'étais dans tout le weekend et je l'avais vu et je le trouvais transparent, livide. Sauf qu'en fait, il a 10 ans de moins que moi.
Il a 35 ans et c'est un jeune médecin motivé euh qui a accepté d'être chef des urgences de de ma de mon établissement. Et quand je l'ai vu, je suis quand même docteur. Bon, alors j'ai un peu d'empathie pour les gens en général, mais je suis avant tout docteur.
Et quand je l'ai vu, je me suis dit ce garçon, il va tomber malade. Donc je lui ai dit mercredi soir, tu ne bosses pas. Donc, j'ai fait aussi la nuit de mercredi à jeudi et puis ensuite j'ai essayé de faire face à ma responsabilité jeudi pour essayer de rentrer pas trop tard jeudi après-midi et faire une petite sieste et puis ensuite passer la soirée avec ma fille qui est étudiante.
Bon ben voilà madame et monsieur, voilà les conséquences aujourd'hui de la situation dans les hôpitaux. Alors oui, vous avez raison, c'est déjà trop tard. Mais bon, on va pas encore une fois, on va pas laisser mourir les gens.
Mais on va pas mourir laisser les gens, on va pas laisser mourir les gens, pardon. aujourd'hui. Par contre, on se doit, moi c'est mon obligation de professionnel et c'est pour ça que je suis en ligne avec vous ce matin.
On se doit de prendre une plaque de marbre de quoi graver dedans et on se doit avec les associations, les syndicats, éventuellement ceux qu'on signé le figure s demande pardon, les syndicats, les associations, les collectifs, on se doit à de manière indispensable de décrire un système de santé innovant, réformé, intelligent É coresponsable avec de la prévention pour le 21e siècle parce que là parce que là on vit dans un système qui n'est plus viable. Voilà, c'est tout. À quelques mois des présidentiels, est-ce que vous pensez vraiment qu'on puisse complètement rénover justement le système de santé et même le révolutionner ?
Oui. Alors, écoutez, je vais vous répondre sans vouloir défendre ma chapelle, hein, madame, parce que vous avez compris que je suis pas dans le narcissisme et et moi, j'appelle à l'union de tous, hein. Et donc, mon cas personnel n'est pas avant.
Vous savez, il y a 1 an, moi j'ai juste ouvert une page Facebook et j'étais tout seul dessus. Un an après, on est 210000. Je suis en contact avec l'Élysée, avec le ministre de la santé, avec tous les sénateurs, tous les députés.
Je rencontre François Ruffin la semaine prochaine. Je je rencontre François Hollande dans 10 jours. Alors, qu'est-ce que ça veut dire ça ?
Ça veut dire que quand on se mobilise pour des combats justes, bien sûr, on peut faire de grandes choses. En parlant de grandes choses, justement raisonne, si on raisonne par l'impossibilité de faire des choses, on reste dans son canapé le soir, on s'ouvre une bière et on pleure. Bon, c'est pas c'est pas ma cam et je ne sais pas si on va y arriver mais en tout cas je vais tout faire pour.
Et vous savez quand j'ai ouvert mon collectif, bon c'était une idée de ma femme à l'époque qui aujourd'hui s'en mort les doigts. C'est une idée de ma femme d'ailleurs. Elle refuse elle conteste cette réalité-là.
À l'époque quand elle m'a dit "Tu dois faire un collectif", je lui ai dit "Écoute, si me demande si tu me demandes de faire ça, après c'est une histoire de personnalité de caractère." Je lui ai dit "Tu sais, j'irai au bout." Et madame, "J'irai au bout euh au bout du bout.
Euh bon, je vais pas me je vais pas je vais pas faire de conneries, mais j'irai au bout du bout dans le combat." Notre santé est éclopée. Notre santé est gravement malade, hein.
Ce constat que vous faites, c'est celui d'un hôpital public confronté à un démantellement féroce qui profite à la privatisation de la santé. La privatisation, la clinique privée, elle se porte à merveille, on imagine. Non, non, c'est pas vrai.
C'est pas vrai. Vous ne dites pas ça. C'est pas vrai.
C'est pas vrai. Moi, par exemple, je travaille dans une clinique privée d'intérêt général. Donc pour les gens, c'est comme un hôpital.
C'est pas vrai, madame. Les problématiques, il faut arrêter. Il faut Non, non, il faut pas fantasmer là-dessus.
Euh il y a il y a il y a effectivement des médecins qui quittent l'hôpital public pour aller en clinique pour mieux gagner leur vie. C'est vrai, mais il y en a aussi beaucoup qui sont pas à la noce. Non non, il faut pas fantasmer là-dessus.
Il faut pas opposer les uns aux autres parce que c'est pas constructif et c'est pas la vraie vie. Ah non, c'est juste décrire une réalité en fait et un état de fête, c'est qu'on on on finalement on démantelle l'hôpital public, on réduit les effectifs et les budgets et euh finalement en fait là où vous avez raison si vous voulez là où vous avez raison, c'est que là il y a une si vous voulez en fait il y avait déjà une hémorragie, vous savez le collectif interhôpitaux, SN PH, je médecin, les syndicats, vous entendez souvent Jérôme Marty, euh le collectif interbloc, collectif inter réanimation. Bon, tous ces gens-là, ça fait longtemps qu'ils se disent "Attention, il y a une fuite dans le système." Bon, le problème, c'est que le a ouvert a ouvert la brèche, a ouvert la plie en gros.
Bon et du coup avec le Covid tout s'est accéléré. Pourquoi ? Bah parce que pour les soignants ça a été l'enfer et en fait ceux qui étaient déjà pas très motivés, ils sont dit "On arrête." Bon, ça c'est le premier point.
Le deuxième point, c'est que le scandale sanitaire il est pas qu'aujourd'hui madame. Et ça et ça faut quand même faut quand même le reconnaître. Alors vous allez me répondre "Oui mais enfin ceux qui sont dans le gouvernement aujourd'hui, ils étaient dans les gouvernements précédents.
C'est pas faux. La Macronie, ça n'est quand même qu'à rassemblement de républicains, de socialistes et cetera. Donc faut pas nous prendre pour des cons, hein.
C'était les mêmes qu'avant. Mais qu'est-ce qui s'est passé avant ? Jean Castex, la T2A et cetera.
En fait, pour ils ont essayé de faire un hôpital rentable, mais qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait dans une entreprise pour qu'elle soit rentable ? On essaie de limiter les investissements de production et donc là on est au bout du bout du raisonnement.
On est au bout du bout. Alors là aujourd'hui Olivier Verrand enfin je veux pas je veux pas faire du Veran bashing. Bon, même si vous vous doutez bien que je suis pas en phase avec lui, hein.
Bon, mais Olivier Verrand me disait au téléphone, voilà, on a prévu des millions pour acheter des PES personnes, pour acheter du matériel, mais j'écouté ça et je me suis assis, hein. Et on doit applaudir aujourd'hui parce que on achète un un lève personne, un lève malade dans un service avec des gens qui sont pas capables de bouger. On doit aujourd'hui en octobre 2021, on doit se réjouir quand on est français quand on paye l'impôt qu'on paye.
He parce que des infirmière ont pu acheter un lève malade. Non mais on est où là ? Effectivement, on comprend bien votre colère et on imagine que système low cost.
On imagine bien que c'est partagé par le plus grand nombre autour de vous. Peut-être que tu veux rajouter quelque chose. Justement ce système lowcost parce que vous disiez on a basculé vers un système lowcost mais finalement est-ce qu'on était pas déjà depuis 10 15 ans dans ce système low cost.
On s'enfonce dans ça fait quelques années que je commence un peu à voyager de temps en temps. Vous prenez l'avion comme moi. Vous avez bien vu que quand on est sur du low cost, on a pas de petit déj, on a pas de repas et si jamais on veut une bière, on doit la payer.
Bon ben c'est pareil. Et or on a été habitué à prendre l'avion il y a 10 ans, 15 ans, 20 ans où en fait dès qu'on dès qu'on faisait un petit voyage en avion, on avait un plateau repas et c'était sympa et puis voilà. Bon ben moi j'ai connu ça moi et bah c'est pareil.
Voilà maintenant c'est du low cost. Ça veut dire que la bouffe la bouffe elle est pas très bonne. Ça veut dire qu'il y a du délai d'attente pour se faire opérer.
Ça veut dire qu'il y a plus de radiologue. Ça veut dire que vous avez entendu le le neurologue de l'hôpital de Pich hier. Oui.
Il avait plus de il a plus d'infirmière, il a plus de lit pour hospitaliser les gens qui font des AVC. Ça veut dire qu'en fait même les filières très spécifiques, cardiologie, prise en charge des prise en charge des infarctus, gastro-entérologie, neurologie, des filières que parfois les français connaissent un petit peu moins euh qui mais qui permettent de soigner des patients tout de suite de complications graves. Et ben même ces filières là en fait, elles n'ont plus d'infirmière.
C'est parce qu'en fait, si vous voulez le peu d'infirmière qui reste et ben euh et ben le peu d'infirmière qui reste euh et bien si vous voulez euh on enfin il y a il y a pas assez d'infirmière et donc et ben forcément on est dans de la pénurie et de la carence. Moi j'ai dit au ministre, j'ai dit au ministre par exemple, il me semble urgent de faire un grand recensement des forces en présence. Ce à quoi il m'a répondu, vous inquiétez pas, on le fait déjà.
Bon d'accord, très bien. Austérité, coupe budgétaire. Austérité, coupe budgétaire, mépris, votre collectif santé en danger, dénonce à une politique de santé catastrophique et annonce des actions dures dans les prochains jours.
Quelles sont-elles Arnaud Chich ? Ces actions ? Madame, vous comprendrez bien que pour la sécurité de ces actions là qui sont en cours de programmation euh je ne peux pas les révéler ce matin.
Vous vous rendez bien compte que je dois je dois obtenir d'accord d'abord l'accord des partenaires. L'accord des partenaires, ça veut dire se rencontrer. La rencontre est prévue.
La date est organisée. La rencontre est prévue avec tous les partenaires. Mais vous savez, c'est un monde délicat. ces gens-là, tous les partenaires que j'essaie de rassembler, il faut bien comprendre que ça fait 30 ans que chacun lutte de son côté parce qu'en fait si vous voulez, on s'est amusé à séparer les différents maillons de la chaîne de la santé et donc en fait si vous voulez chaque maillon se défend un peu pour sa paroisse et il n'est pas habitué à se dire "Venons venez venez tous ensemble." Alors, ce que j'essaie de faire très vite, c'est-à-dire rassembler tout le monde et n n'est n'est pas très n'est pas une chose aisée, mais j'y vais doucement, j'y vais avec mes moyens, j'essaie d'y aller avec ma force de persuasion et assurément quand bien même il manque du monde, je peux vous dire qu'il y aura les ambulanciers, les sages-femmes, les IADes, les Ibodes, les médecins, les infirmiers libéraux, il y aura les aidants à domicile, il y aura les techniciens de labo, il y aura les manipulateurs de radio.
Bon ben écoutez, s'il y a que ces gens-là, ça ira. Merci Arnaud Chich. En tout cas, nous on va suivre tout ça de très près et on espère qu'on pourra cet échange avec vous après avoir lancé ces ces actions.
En tout cas, madame, je voudrais juste que vous notiez une chose et vous savez, je ne suis pas dans le je ne suis pas dans l'autosatisfaction, hein, pas du tout. Mais il y a une chose fondamentale, c'est que la désunion, le gouvernement et les tutelles se nourrissent de la désunion des acteur. C'est-à-dire que les gens qui se battent par corporation, ça ne marchera pas.
Je respecte les syndicats des corporations, mais ça ne marchera pas. La seule manière de leur tordre le coup, c'est d'être unis. Et ce qu'on ce qu'on essaie de faire et ce qu'on essaie de faire, c'est pas une une bannière, hein.
Vous savez, nous on demande pas aux gens de venir dans le collectif. On demande aux soignants mais ceux qui sont structurés, les autres collectifs, les syndicats, on leur dit pas "Venez chez nous." Non, on leur dit "Venez à côté de nous.
Venez à côté de nous." Et ça dans l'histoire de la santé et de la lutte et du militant dans la santé, ça ne s'est jamais fait dans l'histoire. Alors, je sais pas si on y arrivera, mais en tout cas, on essaye.
Euh et on on doit ça à nos enfants, à nos parents et à nos grands-parents. Et on doit ça aux génération de demain. Merci.
Merci à Arnioshi d'avoir répondu à nos questions. Bonne journée et on vous souhaite une excellente journée et une fois de plus, on suit de très près hein euh tous les travaux, les actions et les réflexions que vous menez autour de cette réforme de l'hôpital public. On a parlé du drame, du démantellement de l'hôpital public.
Alors avec toi Jamil, on va parler d'un autre drame et bien le règne de la médiocrité soutenu par ces vassaux dénommés clash et buzz. Effectivement alors comme toute chronique, je commence par te redire bonjour. Bonjour Nadia, bonjour à toutes et tous.
Ça fait tellement longtemps. Mais oui, tuava mais c'est avec grand plaisir de te retrouver. C'est rare qu'on se voit sur ce plateau.
C'est vrai mais c'est toujours un plaisir. Toujours un plaisir. Alors aujourd'hui, je de revenir sur un buzz internet qui s'est déroulé en début de semaine et qui est loin d'être anodin.
C'est d'ailleurs comme trop souvent le cas, ça a commencé par un ce coup d'état médiatique par un une séquence télévisée, celle d'Éric Zemour. Éric Zemour sur l'indice sur C News où le polémiste était mise en scène avec une femme présentée comme musulmane et voilée. Ouais.
Zemour voilé c'est news islam tout ça le grand chlem toutes les casses sont cochées pour faire un max de bruit ça n'a pas manqué l'émission est toute nouvelle son nom est face à la rue promet donc de la confrontation et du spectacle les caméras tournent Zemour demande à une femme de prouver qu'elle est libre en lui annonçant l'injonction d'enlever son tissu. Elle s'exécute, l'image fait sensation et le tour des réseaux c'est le fameux buzz tu l'as sans doute vu. On l'a tous vu. qu'on apprendra plus tard, peu importe qu'on apprendra plus tard que cette femme n'était pas du tout ce qu'elle prétendait d'être.
Elle était pas habitante lambda croisée dans les rues de Drancy comme le vendait l'émission he le prince de l'émission. Non, mais une personne choisie par la production portant tout récemment le voile et ayant travaillé des années pour le compte du groupe Boloré, lui principal actionnaire de la chaîne. Mais peu importe, peu importe, même s'il faut mentir, manipuler et mettre en scène, le buzz est fait, quoi qu'il en coûte, hein.
La suite est comme toujours sur Twitter et c'est là que ça devient intéressant. Ça se passe donc sur les réseaux sociaux et sur Twitter où les hashtags modè en français, c'est le signe du truc, tu vois, flamb à chaque fois c'est la boucherie entre anti et pro. des milliers et des milliers de personnes s'écharpent à coup de violence au bout des pouces à taper des petits mots et et des noms d'oiseaux sur des claviers et autant de d'écran tactiles.
Puis de ce brouis à de ce bourdonnement comme on dit buzz en français engendré par du coup ses tweets dont son régal Zemour et ses news, ben un nouvel hashtag est né. Ça ne finit jamais, ça continue. Alors si cette fois-ci enfanté par le camp des Antes, le hashtag j'aibloqué c news invite alors à bloquer le compte Twitter de Cs.
Bon, c'est assez simple à comprendre. Le mot di gramme très vite en tendance utilisé par des milliers d'internautes qui du coup mettent en scène leur propre blocage, capturent d'écran à la pluie, ce qui alimente la machine infernale des échanges polarisés entre anti et pro encore et encore comme une guerre bête et méchante d'une cours d'école. Bon voilà pour le décor anxiogène.
Mais mais toi dans tout ça et ben moi dans tout ça, moi devant je suis je suis là et je regarde le spectacle, tu vois, j'essaie de comprendre le sens de toute cette énergie investie de décortiquer si tu veux ben la stratégie opérée. Alors je relis le hashtag j'ai bloqué ces news. L'objectif même si symbolique, on verra pourquoi juste après, est de boycotter la chaîne la chaîne sur Twitter, de la faire sortir de nos fils d'actualité, de l'extraire de notre champ de vision.
OK, pourquoi pas ? Alors, avant de vous expliquer pourquoi je trouve cette chose contre-productive, euh un mot sur l'aspect symbolique, donc sans conséquence, de l'action sur Twitter. Alors, faut comprendre le truc, hein, c'est que sur Twitter, un compte bloquer un compte n'a de sens que si ce compte vous suivait déjà préalablement, ce qui n'est ce qui n'est pas le cas avec ces news qui ne suivaient pas les milliers d'interrout en colère juste avant.
Donc, que ces derniers viennent bloquer le compte du premier n'a aucun intérêt ni sens particulier. Et puis quelques milliers de tweets énervés contre un géant médiatique agressif et omniprésent à la télévision, sur internet et physiquement distribué chaque matin, tu sais les trucs gratuits. Euh ben ça n'a pas tellement de sens en fait.
Sérieusement. Bon l'opération apparaît alors comme un coup d'épée dans l'eau et devient évidemment ben objet de moquerie sur internet. Alors quelques exemples de tweet celui-ci euh ceux qui pensent que bloquer ces news leur permettra de faire oublier les idées nationalistes.
Vous êtes mignon. tweet un une internaute agacée plutôt de gauche. Un autre dit "Le monde d'après le monde d'après le hashtag j'aibloqué c news vous faites pitié les gauchot et créer un autre lui plutôt réa et partageant du contenu raciste." J'ai vérifié.
Et le troisième nous dit enfin à tout le monde parce que Twitter c'est ouvert à tout le monde tant mieux que vous bloquiez ces news. C'est intéressant il y aura moins de commentaires imbéciles de gauchistes sous leur tweet ajoute cette jeune fan assumée de Zemour. et elle n'a pas vraiment tort puisque déserter le terrain et laisser leur champ libre, est-ce que c'est vraiment pertinent ?
Mais au fond, pourquoi appeler à boycotter ces news Zemour et compagnie et à tes yeux une idée contre-productive ? Et ben, c'est simple, j'ai suivi l'évolution du nombre d'abonnés du compte Twitter de la chaîne qui était visé là, tu vois, la chaîne l'extrême droite, faut le dire, faut dire ce hier. Et tout au long de cette période, le compteur n'a cessé de croître.
Il atteindra bientôt les 2 millions de personnes qui suivent ce compte. C'est désespérant mais en rien étonnant. Et je vais expliquer pourquoi.
Car à quel moment faire l'autruche ? regarder ailleurs a-t-il fait bah disparaître le problème en question ? Jamais.
Et pourtant, c'est une stratégie commune depuis des lustres en fait, faire comme si le monstre n'existait pas et miser sur le fait qu'il allait s'autétruire par lui-même. Mais c'est tout le contraire qui s'est produit, hein. Euh l'extrême droite est plus forte que jamais là aussi, pas que dans les urnes, mais dans dans l'espace médiatique.
Et rien d'étonnant là encore. Tant les idées fascisantes sont compatibles avec les attentes du capitalisme. Ce modèle promeut l'instantanée, le clash, l'émotion et car cela génère finalement de l'attention à Bakou et qui rapporte gros.
Alors comment ? Bah c'est simple, plus le scandale est sale, plus il attire de l'audience, plus celle-ci est vendu cher aux annonceurs. Un peu comme sur YouTube d'ailleurs, ce sur TF1, comme sur C News, un spot publicitaire peut coûter plusieurs centaines de milliers d'euros la seconde et plus le buzz est gros, plus la tension est forte, plus la seconde vaut de l'or.
Voilà où réside finalement le nerf de la guerre le socle justificatif de la création d'un monstre comme Eric Zemour. Ben donc c'est finalement positif de boycotter ces canaux, non ? Et ben non.
Non, je le pense pas. sans remettre totalement en question le pouvoir hein du boycotte organisé avec sérieux et de manière massive par exemple ben sur un produit de consommation dans un magasin. Mais c'était pas la même chose là en fait avec les médias et la politique.
On ne peut pas faire comme si quelques milliers de gauchot euh justement en colère pouvait faire le poids euh face à une grosse machine comme C News détenue par le groupe Canal. Lui propriété du groupe Vivindice, lui-même possédé majoritairement et donc contrôlé par Vincent Boloré. Voilà voilà voilà l'ennemi, lui et cet autre 7 ou h autres milliardaires qui possèdent à eux seuls 90 % des médias français.
C'est énorme. Médias pour la plupart bah pas du tout rentable financièrement. Donc c'est que l'intérêt réside ailleurs dans la fabrication et le contrôle de l'opinion publique.
Et nous là en face on fait des hashtags. On appelle nos semblables à regarder ailleurs. On croit quoi en fait au juste ?
Je ne comprends pas que ces news et Zemour vont bouder se taire d'eux-même si la gauche la plus radicale refuse de de les écouter ou de ou ce suffit de les insulter pour ce qu'ils sont he des racistes et xénophobes tout ce que tout ce qu'on connaît et que le problème va ainsi se réduire à néant et puis se résoudre par lui-même. Non mais en même temps la question aussi elle est là. Comment combattre le court le facile médiocre le spectacle démagogique qui bride 1 fait sur les plateaux ?
C'est ça la question. Il faut du temps, de l'énergie et de l'intelligence pour combattre ce que représentent ces gens qu'on a plus. C'est exactement ce qu'on nous ce que le capitalisme, je pense que c'est ce que tu as voulu dire.
Le capitalisme nous interdit finalement. Et voilà ce qui semblait naître qu'un néem est unin hashtag sur Twitter. Ben qui n'en est pas un, qui pose de véritables sujets de société sur la table. l'indépendance, le financement, le contrôle des médias, euh leur rôle dans la dans la construction du débat public et donc de l'orientation ben des décisions politiques du pays.
L'absence de pluralisme sur les plateaux de pluralisme politique réel et la prolifération des propos fascistes sous couverts de liberté d'expression comme à chaque fois he tu le sais. Non, le racisme n'est pas une opinion. Le racisme est un délit justifié.
Bref, les sujets les plus sérieux sont ceux-ci hein. Ils sont nombreux, ne manquent pas d'intérêt, bien au contraire. Je pense d'ailleurs que euh sincèrement que l'abstention massive trouve aussi sa source-là dans le nivellement par le bas euh du débat public gangriné par la haine et la et la culture du ressentiment.
D'ailleurs un exemple he l'enquête de l'Institut Aris Interactive fait cet été réalisé sur 42 mesures mesures ISU je recommence pardon 42 mesures issues du programme des insoumis dont certaines de ces mesures qu'on retrouve aussi ailleurs à gauche montrent bien que le peuple français est bien plus intéressé par la justice sociale et écologique que pour aller qu'aller faire contrôler les prénoms et la longueur des jupes des femmes et cetera. Non, c'est là en fait qui est notre rôle à nous éditorialistes, journalistes, chroniqueurs, acteur et actrices de la vie médiatique, de faire écho à d'autres récits politiques en phase avec la réalité vécue par la majorité écrasante d'entre nous, des Françaises et Français dans le pays, sans nier bien sûr l'existence de problématiques plus localisées mais à traiter avec sérieux, pas avec démagogie. Alors, mais aussi c'est aussi votre rôle à vous qui nous regardez derrière votre écran là à cet instant, de ne pas tomber dans le piège de la surréaction du brouis continu.
Non, non, soutenez plutôt les médias et journalistes indépendants, soutenez les choix euh éditoriaux des voix dissonnantes. Coucou, c'est nous les voix dissonnantes aux yeux des puissants bien évidemment qui s'efforce ces puissants à nous faire terre à faire terire partout ceux qui parlent comme c'est à tel violemment Vincent Bolloré hein et en attendant de pouvoir le faire terre lui et le virer à son tour bonne journée quand même. Merci Jamil bonne journée à toi aussi.
On va essayer de passer plutôt une bonne après-midi car pour la matinée c'est un peu loupé là. C'est vrai. Bon, au rappel, hein, vous pouvez soutenir le média.
Mais oui, mais oui, on parlait de médias indépendants, on parlait de soutien et donc vous savez que vous pouvez retrouver la cagnotte en description de la vidéo. Euh, d'ailleurs, faudrait peut-être penser à prévoir une chronique qui cuit les petits oiseaux là parce que l'ctu, elle est un peu déprimante en ce moment. Gons sourire quand même.
Et surtout qu'on va poursuivre avec la chronique de ta qui n'est pas forcément aussi très gay. Voilà. Ça c'était une belle entrée dans la discrétion.
C'était c'était top. Saluta, comment vas-tu ? Bah ça va bien et toi N ?
Ben ça va. Ben toi tu vas nous parler de lutte sociale et ça se passe à la RATP. Ouais.
Alors Hassan est conducteur de bus RATP euh en juin 2020 euh il va avoir un accident avec son bus. euh lui euh dit que c'est un un accident voilà qui est dû euh à un un défaut, à euh une défaillance de son bus qui avait été signalé par les conducteurs avant lui, un défaut de frein. La RATP, elle de son côté dit euh que c'est de la responsabilité de Hassan.
Euh il se trouve que voilà, il a eu un excellent de travail, il a eu une hernie disc euh euh la RATP lui demande de revenir euh travailler alors que son médecin euh lui de son côté dit que euh il n'est pas apte à revenir au travail et donc ça fait 15 jours qu'il est sans salaire, qu'il n'est pas payé par la RATP. Et donc il a entamé une grève de la fin et on est allé voir du côté de son dépôt dans le 18e arrondissement, le dépôt de Béliard. Il est soutenu par les délégués du personnel.
Écoutez. Oui. Bah, je soutiens Hassan depuis le début de l'histoire qui date de il y a que maintenant 15 mois.
Je soutiens parce que déjà d'une bah c'est un agent qui fait partie de mon centre bus et deuxièmement voilà l'injustice qu'il a subi suite à l'accident c'est pas un Odin parce que c'est aujourd'hui on parle d'assan mais c'est c'est pas un cas isolé. C'est vraiment euh l'arbre qui cache la forêt parce que beaucoup de collègues sont dans ce cas-là où derrière des indices de responsabilité lors d'accident sont attribués aux agents à tort et que l'agent lui derrière il a il a pas beaucoup on va dire de possibilités pour contester hormis 15 jours. Mais le problème c'est que c'est le service jurédique qui décide et que la direction a une influence aussi sur l'indice de responsabilité quand il y a un accident.
La direction a a jugé nécessaire de fournir tous les tous les éléments, notamment la vidéo de l'accident de Hassan pour retirer sa responsabilité de cet accident. Donc cette vidéo là a pourtant été vue. Il doit avoir un compte-rendu écrit qui stipule clairement que Hassan criait "J'ai plus de frein au moment de l'accident".
Donc à l'instant à l'instant T où il y a eu l'accident, Hassan criait clairement qu'il y avait plus de frein. Donc on peut comprendre que il y avait un défaut, une défaillance au niveau du système de freinage à ce moment-là. Et malheureusement à l'heure d'aujourd'hui, on a toujours pas le compte-rendu écrit de de du visionnage de cette vidéo.
La direction a a caché ces éléments-l, notamment le visionnage, ce qui a permis derrière au service juridique de rendre responsable Hassan pour l'accident. Et aujourd'hui Hassan, voilà, lui ce qu'il veut c'est que justice soit rendue, que tout simplement sa responsabilité soit dégagée de cet accident-là. Car bien au contraire, par ses manœuvres, il a réussi à à sauver des voyageurs qui étaient dans le bus qui a pas eu de blessé.
Malheureusement, lui a été a été blessé suite à à cet accident. il a eu des problèmes au niveau du dos, au niveauin des lombaires et aujourd'hui au lieu de récompenser l'agent pour euh son professionnalisme et les manœuvre qu'il a utilisé pour éviter un accident pour éviter de rentrer rentrer frontalement euh sur un autre véhicule, il a fait une manœuvre en déviant euh à droite pour revenir à gauche pour pas arriver frontalement. Et aujourd'hui, Hassan se retrouve bah tout simplement euh voilà accusé euh enfin responsable de cet accident et sans salaire effectivement euh ça fait depuis le 15 octobre qu'il est sans salaire.
Voilà. Donc aujourd'hui, il se bat pour que il récupère ses droits, que ses indemnités journalières soient soient rétablies pour pouvoir tout simplement assumer ses charge et sa vie de famille parce qu'il a quand même deux enfants. [Musique] Donc, on vient d'entendre Annie, hein, qui est le délégué du personnel au dépôt de Béliard.
Et euh, on a Hassan qui est en ligne avec nous pour nous expliquer un peu la situation parce qu'en fait, il a eu un entretien euh avec la direction, avec la CCAS euh et euh il va nous tenir un peu un peu un peu au courant. Hassan, est-ce que tu nous entends ? Oui, bonjour à tous.
Vous m'entendez bien ? Bonjour Hassan. Bonjour Hassan.
Déjà, comment comment allez-vous ? Comment vous sentez-vous ? Ça ça peut aller.
Ça peut aller toujours un petit peu, on va dire ça peut aller. Alors, est-ce que tu peux nous expliquer ce qui s'est passé ? Tu as fait une grève de la fin, tu as été emmené à l'hôpital.
Voilà, il y a c'est c'est c'est un combat la humaine depuis depuis quelques jours. Est-ce que tu peux nous expliquer ce qui s'est passé ? Alors déjà, il faut savoir que lundi 18, je me suis rendu au dépôt pour entamer ma grève de la fin et suite à ça, le lundi, on m'a fait des propositions afin de discuter avec eux.
J'ai j'étais pas accompagné. Malheureusement peur que je sois seul face à eux. Donc j'ai demandé que ça soit reposé à mardi 19h.
Mardi 19 à 9h, j'ai été euh Juste, est-ce que tu peux revenir d'abord sur sur sur l'accident qui te reproche ? Oui. Alors, ce qui me reproche, c'est l'entière responsabilité.
Il me ils disent que c'est moi qui a commis en vérité cet accident, je l'ai voulu moi-même. Donc, j'ai pris le but, je je l'ai renfoncé contre les véhicules volontairement d'après d'après eux. Mais maintenant c'est une autre version qui a été donnée le 19 donc ça c'était tout t début pendant ces 15 mois m'a fait croire que c'était moi.
Oui. Ta version c'est quoi alors ma version à moi ? Oui.
Alors moi il y a eu un défaut de freinage. Donc j'ai essayé d'appuyer sur la La était dure donc du coup elle ne répondait plus. Euh, j'écris à plusieurs reprises pour que les pour que les clients se se tiennent et s'accrochent que j'avais plus de frein.
Euh, chose qu'ils ont fait. Mal grâce à ça, bah les gens n'ont rien eu. Euh moi, j'étais tellement crispé que au moment du choc, ça m'a créé une hernie disc euh suivi par euh le kiné et par les médicaments.
Et au niveau psychologique, c'est pareil. Je ne dors plus depuis cet accident là. Je suis dans un état où je ne dors plus.
Je fais des cauchemars et euh c'est mon premier accident à savoir qu'en en 11 ans de régie, bientôt 12, je n'ai jamais eu d'accident, j'ai jamais eu de constat ni rapport et j'étais pendant 7 ans à Créteille, j'ai jamais eu de problème ni avec la direction ni avec les collègues. Et aujourd'hui, bon, un petit accident qui que je ne suis pas du tout responsable et je me retrouve Ça implique quoi justement ? Ça implique quoi justement pour toi par dans pour dans ton travail, dans ta carrière le fait que tu portes la respons que tu portes la responsabilité de cet accident ?
Bah cette responsabilité me freine simplement dans mon dossier. C'est c'est noter que j'ai eu un accident. Moi, j'ai essayé de de d'être propre depuis le début de mon entrée à la régie.
Euh aujourd'hui, on avec c avec cet indice de responsabilité déjà premièrement, on perd les primes d'accident, on perd euh bah la crédibilité pour pouvoir partir au métro, pour pouvoir faire plusieurs choses. Même si aujourd'hui la le la direction de la RATP, je parle bien du dépôt de Belliard, euh m'ont fait un courrier me disant que je n'ai rien commis. et que par rapport à à tous les documents qu'ils ont en leur procession et ils disent que je n'ai je n'ai je n'ai fait aucune faute professionnelle mais le problème c'est que eux aussi disent il n'y a eu pas eu de problème dans leur véhicule donc en fait eux ils sont pas responsables.
Je ne suis pas responsable mais dans ce caslà qui c'est le responsable donc alors alors justement justement Hassan pourquoi est-ce que selon toi la direction de la RATP veut te faire porter la responsabilité de cet accident ? Alors, je dis bien la direction, pas la RATP en général, hein. Je dis bien que c'est le dépôt de Belliard, ils veulent me faire porter le chapeau étant donné que déjà il faut savoir que en 2019, enfin euh 8 mois avant mon accident, il y a eu un contrôle de la CSS CT qui a été effectué au dépôt de Belliard et euh et ce qui s'est passé, c'est que il y a eu plus de la moitié des véhicules, ils étaient et qu'ils étaient non conformes euh à la remise en en circulation.
Donc euh il y a il y a beaucoup de de de véhicules au dépôt de Belliard qui sont très très euh qui sont vraiment pas entretenus. Donc moi euh ce qu'ils ont peur au jour d'aujourd'hui, je pense c'est que simplement euh que les les gens euh que les médias ils veulent ils veulent masquer la faute de l'employeur quoi. Exactement.
Donc à partir de là, il vaut mieux la il vaut mieux mettre la faute sur un petit comme moi que de la mettre sur eux quoi. Mais Hassan, j'imagine qu'une expertise est est possible. On peut très vite déterminer l'origine de l'accident.
Tout à fait. Mais le problème c'est que tous ces ces choses-là se font en interne. Donc moi j'ai un véhicule.
Si je veux que le véhicule passe au contrôle technique, je l'emmène chez un ami ou bien un frère. Et c'est ce qui se passe. Il l'emmènent, ils le font par eux-mêmes.
Donc moi, si je l'emmène chez un inconnu, il est sûr que que le véhicule ne va pas passer vu que je sais déjà qu'il y a des défauts dessus. Donc voilà ce qui se passe aujourd'hui en fait. Il y a il y a il y a une vidéo aussi dont tu m'avais euh parlé euh tu sais Nadias dans dans les dans ces véhicules, c'est ce qu'on appelle une une alarme.
Euh euh Oui, tout à fait. On peut faire une alarme discrète. Il y a une alarme.
On appuie sur le bouton et à ce moment-là, ça enregistre tout ce qui s'est passé dans dans le véhicule. Au départ, pendant 15 pendant 15 mois, ils ont ils me disaient que la vidéo, elle a été écrasée sous 72 he après mon accident. Donc chose que j'avais pas compris vu qu'il y avait eu un corporel.
Et maintenant depuis que j'ai entamé ma grffe de la fin, on là on me dit tout le contraire. Donc c'est 15 jours qu' après 15 jours qu'elle a été écrasée mais qu'elle a bien été visualisée. Donc ce jour-là j'étais en compagnie de Annie ainsi que Fatma.
Donc lorsqu'on s'est rendu à l'entretien avec le patron, il nous dit que ils ont bien visualisé la caméra, que je n'ai commis aucun aucun aucune faute professionnel. Donc euh tout ce que j'ai mis dans de dans de mon rapport ressort bien au niveau de la caméra. Et quand je leur dis mais pourquoi dans ce cas-là vous avez pas communiqué ces ces documents euh auprès de auprès de jure ceux qui ceux qui vos nomme responsable ou non responsable, ils ont dit que ils en voyaient pas l'utilité.
À partir de là, j'ai vu flou. Euh pourquoi dans ce cas-là ça ça pouvait me couvrir ? Pourquoi vous l'envoyez pas ?
Et là ils ont pas répondu à ma question. Donc et au jour d'aujourd'hui j'attends toujours le rapport de cette vidéo là que que je n'ai pas. Donc je je l'ai demandé à plusieurs reprises mais on l'a pas fourni en 15 mois, on l'a jamais fourni.
C'est quoi les prochaines échéances pour toi ? Bah les prochain les prochaines échéances malheureusement avec le dépôt que ça va aller euh au tribunal voir au pénal et voir Prudom parce que franchement je au jour d'aujourd'hui ils m'ont s ils m'ont s clairement. Ils m'ont salive face à mes collègues.
Euh je me suis affiché face à mes collègues. Je suis venu, j'ai laissé ma famille. Euh j'ai j'ai perdu toute ma dignité face à ce problème-là.
Euh c'est une accusation qui est très grave pour moi à mon sens. Même si c'est eux pour eux c'est banal, ils reprennent une vie normale. Mais aujourd'hui, moi je suis très très touché par tout ça.
Donc c'est quoi le message tu voudrais faire passer à la direction ? Comment c'est quoi le message aujourd'hui que tu voudrais faire passer à la direction ? Moi le message c'est je souhaiterais simplement que tous les véhicules soient bien entretenus et conformes pour que la sécurité des conducteurs et des voyageurs vraiment euh ça soit un confort total car on transporte pas des des sacs de pommes de terre, on transporte des clients et ça c'est il faut qu'il le sachent que l'entretien c'est c'est c'est il faut que ça soit obligatoire même si ils disent que c'est été effectué.
Je sais, on sait très très bien que vous allez poser la question à tous les machinistes de Billiard, ils vont vous répondre la même chose à 99 % ils vont vous répondre que l'entretien n'est plus effectué dans ces dans ces dans ces véhicules. Mais je sais pas si c'est par rapport à l'ouverture à la concurrence ou autre, mais en tout cas nous on a tendance, c'est nous qui subissons. J'ai une dernière petite question.
Est-ce que vous avez des collègues dans d'autres dépôts qui ont un peu la même expérience que la vôtre ? peut-être pas un accident comme celui-là comme de de la route, mais des dysfonctionnements qui ont été observés et une responsabil responsabilité qu'on leur voudrait faire reposer sur leurs épaules à eux. Est-ce que c'est finalement un quelque part un peu un système au sein de la RATP où pour se dédouiner, on on impute complètement les responsabilités aux machinistes ?
Bah à vrai dire, moi j'ai entendu beaucoup de choses mais j'ai toujours dit que c'est euh bon, tant que ça nous arrive pas en fait, on pense toujours que les collègues peut-être ont commis une faute. Donc moi, j'ai été un petit peu naïf mais euh c'est vrai que j'avais déjà entendu beaucoup de beaucoup de choses par rapport à ça dans d'autres collèges, dans d'autres dépôts. Sauf que moi le dépôt de Créteille où j'étais, franchement, j'ai j'ai jamais entendu ces ce genre de pratique.
Et bon à Créter à Béliard, apparemment ça a été déjà par rapport j'ai été suivi par Annie et ainsi que Fatma et toute l'équipe de FO et de la CSS CT, ils me disent que il y a déjà eu ce genre de problème. Donc je suis pas le premier et j'espère être le dernier simplement. En tout cas, on suivra ça et puis on suivra avec vous vos différentes espéances avec la RATP et on viendra sur le dépôt de Belliard s'il faut.
On vous souhaite beaucoup de courage. C'est super. En tout cas, merci à toute votre équipe de nous avoir quand même soutenu et d'avoir essayé de de faire un petit peu savoir la vérité.
Merci. Merci à vous Hassan. On vous souhaite aussi beaucoup de de repos et un un prompre établissement.
On espère. Vous avez en tout cas tout le set de l'équipe du média. Taha, est-ce que tu veux le mot de la fin ?
Je Non, ben non. Bah c'est non, c'est Hassan qui va avoir le mot de la fin. On vous écoute.
Hassan. Bah merci à toute votre équipe, merci à Tara qui m'a qui a cru en moi dès le début. Merci à toute l'équipe de la CSSCT qui ont cru au moins ainsi que faut et les collègues du métro, les collègues de bus et tous les autres dépôts qu'ils ont été solidaires et merci à à Naza et aussi à Mathieu qui ont endormi avec moi pendant toutes ces nuits passé au dépôt et franchement pour moi c'est vraiment j'ai et désolé encore et vraiment désolé pour tous les collègues que j'ai pu choquer par cette cette manière de de m'exprimer mais malheureusement j'avais pas le choix et si j'avais le choix je l'aurais pas J'aurais fait autrement mais ils m'ont pas laissé le choix.
Donc je m'en excuse pour ceux que j'ai choqué. Voilà le mois de la fin c'est vraiment je m'en excuse à tous ceux que j'ai choqué. Je je m'excuse auprès d'eux.
Ben écoutez, on espère que ça sera la RATP la direction qui qui finiront par vous présenter des excuses plutôt dans ce sens-là. Hassan Tara, merci hein d'avoir mené cette investigation et de mettre la lumière sur des histoires qui sont silenciées. Euh ouais parce que c'est c'est aussi c'est c'est vraiment important.
Peut-être ce genre d'oire peuvent paraître minim elles peuvent paraître mais souvent on est désarmé quand on est face à une direction face à un patron face à un responsable hiérarchique et en fait rien que de savoir que voilà il y a de la solidarité il y a du soutien comme l'a dit Hassan qui est des gens qui viennent avec lui qui soutiennent dans son action des gens qui sont de la RATP mais pas forcément de son service et aussi des gens qui sont pas de la RATP du tout ça peut être des auditeurs, des sociaux, ça peut être des journalistes et dire bah voilà aux salariés aux ouvriers ben en fait vous êtes pas seul et si un jour vous avez un pépin et je passe je passe le message ici si vous Là, il y a des sociaux ou des auditeurs ou des spectateurs qui nous écoutent qui un jour voilà ont une difficulté par rapport avec leur patron. Il y a une injustice au travail. N'hésitez pas à nous contacter.
Nous, on est aussi là pour être voilà pour donner de la voix même si le combat peut paraître minime, bah en fait c'est déjà ça de gagner face au patron et et voilà. Donc je passe ce message. N'hésitez pas à nous contacter hein contact@lemediatv.fr faire euh si vous avez une injustice à à voilà à mettre en lumière dans le monde du travail, même si elle peut paraître ridicule, bah voilà, ça reste quand même important, non ?
Elle raconte aussi beaucoup de choses, hein. On a parlé du démantellement du service de l'hôpital public. Bah voilà, je je fais tout de suite voilà, je je et la la transition se fait très bien.
C'est effectivement c'est ce service public qui est complètement affaibli, qui n'est plus au service précisément euh du public et qui va plutôt même d'ailleurs servir des intérêts privés. Et là, on le voit aujourd'hui avec la RTP, on est dans et on le vit même au quotidien. Je veux dire, au-delà de l'affaire de Hassan, on voit bien la dégradation de des transport.
Bien sûr, bien sûr. Et ça et puis en fait finalement on peut faire le lien avec tout que ça soit les services publics de du transport mais aussi du soin. Mais en fait, finalement, tout est géré comme une entreprise depuis un moment et finalement bah toutes ces histoires se recoupent et c'est très bien qu'on puisse ici en faire l'écho.
Donc effectivement, je je soutiens ce que tu as vient de de dire à l'instant. Contactez-nous si vous avez des choses à raconter. Finalement, les gens peuvent aussi créer l'agenda euh médiatique avec nous.
Euh c'est cet ensemble qu'on est plus fort. Il est préférable que ce soit même dans ce sens. Exactement.
Merci de nous avoir suivi. Là, c'est le weekend. Tenez bon.
Enfin encore enfin quoi que la journée commence en vérité, il est 8h14 exactement. Euh écoutez, vous pouvez retrouver bien évidemment cette émission comme toutes les contre matinales en replay. Le podcast est également disponible.
Messieurs, vous voulez dire quelque chose ? Non. D'accord.
OK. Oui, j'ai repris la parole. Et donc vous vous disez he vraiment le média est un média indépendant, alternatif.
On essaie vraiment de justement de faire porter d'autres narratives comme tu le disais, d'autres récits dépendant de vous en fait. Et voilà. Exactement.
Votre vos soutiens sont notre unique source de financement et nous permettent d'innover au quotidien pour une information toujours plus qualitative. Qualité. Très bon weekend à vous et merci de nous avoir suivi.
À très bientôt. [Musique]