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InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 24 janvier 2012 15 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprises

Les Matins de France Culture - Dominique de Villepin.mpg

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Le ministère turc des Affaires étrangères a condamné le vote du Sénat français sur le génocide arménien. Que pensez-vous de cette décision ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Les menaces de sanctions de la Turquie vous semblent-elles crédibles ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué le retrait d'Afghanistan. Pourquoi cette position ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les institutions bloquent-elles votre place dans la campagne ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous distingue de François Bayrou ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le discours du Bourget de François Hollande vous semble-t-il réaliste ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Dominique de VillepinFait
    « ce qui est raté depuis des années c'est notre relation avec ce grand pays qui est la Turquie raté parce que nous n'avons pas pris en compte la montée en puissance de la Turquie »
  • 8:00Dominique de VillepinFait
    « le système majoritaire c'est parfait quand tout va bien quand tout va bien que 51 % des Français qu'un qu'une majorité puisse s'imposer et fixer sa ligne c'est très bien quand nous sommes en temps de crise on a besoin de tous les Français »
  • 10:00Dominique de VillepinPromesse
    « je propose de profonde réforme de nos institutions quand je dis di ministère 10 ministres c'est une révision complète des missions de l'État »
  • 14:00Dominique de VillepinFait
    « je veux savoir quel va être le chemin de la France face à la crise et dans le monde et j'estime que la France a des atouts »
  • 16:00Dominique de VillepinFait
    « c'est ça la véritable aventure du pouvoir vous savez que l'on soit élu président de la République en son palais demander à Nicolas Sarkozi s'il ne se sent pas seul à la nuit tombée »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

7h42es nous appliquons à la lettre au mot prè à la virgule prè les règles du CSA nous aurons deux invités politiques ce matin dans les matins de franceculture pour l'émission hebdomadaire que nous réalisons avec la rédaction de franceculture Hubert Huertas c'est dans le cadre de la campagne de présidentielle nous commencerons donc avec vous bonjour Monsieur Dominique de villepain à 8h5 nous attendons Noël ma mère soutien des VAS joli pour Europe Écologie les vers il sera question pour chacun de vous de votre programme de votre vision de l'État mais aussi des dossiers qui vous intéressent plus particulièrement entre actualité diplomatique ou débat pour l'utre sur le nucléaire peut-être une question d'actualité tout de suite Dominique de Villepin le ministère turc des Affaires étrangères a condamné fermement le vote lundi soir par le Sénat français d'une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien sous l'Empire ottoman dénonçant un acte irresponsable de la part de la France oui je suis pour ma part triste de de cette dérive parlementaire non pas qu'il n'y ait pas matière à évoquer le génocide arménien bien sûr la question n'est pas de fond la question c'est faut-il légiférer sur la mémoire sur le gécide arménien ou sur toute autre sujet de même ordre je crois que c'est une erreur je crois que nous rentrons dans la boîte à polémique et sur des sujets aussi grave nous avons à mon avis tout sauf besoin de polémique donc je regrette pour ma part ce matin cette décision du Sénat qui va devenir effective les les menaces de sanctions de la Turquie vers la France vous paraisse crédible réel c'est crédible et réel sûrement mais surtout c'est à resituer dans un contexte plus vaste ce qui est raté depuis des années c'est notre relation avec ce grand pays qui est la Turquie raté parce que nous n'avons pas pris en compte la montée en puissance de la Turquie nous n'avons pas pris en compte la capacité turque sur le plan diplomatique et c'est vrai dans toute la région le Moyen-Orient l'Afrique dans les relations internationales la Turquie s'impose comme un des pays capable de dénouer un certain nombre de crisees on l'a vu sur l'Irak on le voit y compris sur la Syrie ou sur d'autres enjeux la Turquie a un grand rôle à jouer sans compter même son sa force économique qui en fait aujourd'hui une puissance incontournable hber mertas on va parler de votre candidature Dominique de Villepin a priori vous n'avez pas des espace hein la majorité suit Nicolas Sarkozi le centre disons oppositionnel suit François Baayou on va savoir dans les prochaines he que le centre disons majoritaire le nouveau centre vient de quitter Hervé Morin qui pourrait rejoindre d'ailleurs Nicolas Sarkozi et ce centre majoritaire Maurice Leroi François sauvadé Jean-Christophe Lagarde suit Nicolas Sarkozi qu'est-ce qui vous reste comme créneau mais c'est pas mon problème monsieur non pas du tout c'est vous parlez en en homme politique professionnel chevronnet la question c'est qu'est-ce que j'ai à dire je vous entendais parler d'Afghanistan je suis une des rares voix en France qui depuis des années dit qu'il faut que nous organisions notre retrait d'Afghanistan et qui non seulement le dit mais l'a fait quand j'étais Premier ministre j'ai engagé avec Jacques Chirac le retrait des troues françaises d'Afghanistan sur la base d'un constat très simple c'est qu'aujourd'hui nous n'avons pas les moyens avec nos soldats de gagner cette guerre nos soldats sont perçus comme une force d'occupation nous n'avons pas su changer de stratégie substituer au milita une stratégie économique et sociale et nous n'avons pas su mettre en place une stratégie régionale le résultat c'est que la force d'intervention en Afghanistan est strictement une une force d'intervention occidentale alors que nous aurions besoin d'associer les grands pays de la région la Chine l'Inde la Russie l'Iran vous voyez bien qu'il faut être capable de faire bouger les lignes si nous voulons trouver des solutions et donc que la voix de l'expérience que la voix de la conviction soit aussi présente dans cette campagne ça ça me paraît la moindre des choses on peut bien sûr faire des grands discours au au Bourget ou ailleurs mais la politique elle a besoin aussi d'être d'être en permanence nourrie par des visions et des expériences c'est le rôle qu'elle bienent dans cette campagne mais mais mais quitte à insisté à continuer à parler comme un politicien professionnel comme vous dites la force de conviction que vous revendiquez il faut bien qu'elle trouve sa place dans nos institutions or nos institutions ne vous laissent pas cette place elles sont quand même bloquées et elles sont bloquées parce qu'elles sont ce qu'elles sont et parce que quelqu'un dont vous vous revendiquez tout le qui est Charles de Gaulle a voulu qu'elle soit comme ça oui mais c'est c'est la limite de nos institutions et et la faute n'en est certainement pas au général de Gaulle le général de Gaulle a pensé nos institutions pour un temps de paix or nous sommes dans un temps de crise le système majoritaire c'est parfait quand tout va bien quand tout va bien que 51 % des Français qu'un qu'une majorité puisse s'imposer et fixer sa ligne c'est très bien quand nous sommes en temps de crise on a besoin de tous les Français pas uniquement de 51 % et c'est pour cela que je le dis depuis longtemps nous avons besoin d'un gouvernement qui dépasse la simple majorité et quand le président s'appuie sur une majorité présidentielle on est vraiment dans le dévoiement de nos institutions et c'est pour ça que je veux en revenir à un président au-dessus des partis qui gouverne pour l'ensemble des Français qu'est-ce qui vous distingue de François Baou alors ce qui me distingue de François Baou c'est qui dit à peu près la même chose he union nationale moi ce qui me distingue de François Baayou c'est que je ne reste pas dans l'ambiguité je propose de profonde réforme de nos institutions quand je dis di ministère 10 ministres c'est une révision complète des missions de l'État c'est l'occasion de repenser les objectifs de l'État quand je parle de 8 ou 10 grandes régions métropolitaines je revois en profondeur la décentralisation et le rôle de nos régions en rapport avec le pouvoir exécutif quand je parle de la fin totale du cumul des mandats c'est aussi l'idée que il faut profondément changer l'esprit de nos institutions de la même façon mais là nous sommes d'accords avec François berou sous l'introduction d'une dose proportionnelle donc vous voyez bien que la refondation politique ça implique qu'on est enfin des leviers moi j'ai un avantage par François baerou par rapport à François Baou j'ai été pendant 7 ans secrétaire général de l'Élysée j'ai été à Matignon je sais à quel point l'État est impuissant je sais à quel point la question n'est pas aujourd'hui de changer le président de la République de droite par un président de gauche ou un président du Centre rien ne changera vous pouvez appliquer à la lettre le discours du Bourget de François Hollande est-ce que vous croyez qu'il y aura en profondeur un changement dans les résultats Cora notre pays vous savez c'était intéressant parce que c'était un discours habile c'était un discours qui avait même par moment des accents émouvants qui vraiment allit dans le sens d'une des grandes traditions politiques françaises celle de l'égalité sociale et ça fait du bien quand on a été pendant longtemps à l'écoute de cette autre tradition qui est la tradition libérale mais est-ce que ce discours intégrait la réalité d'aujourd'hui est-ce que ce discours nous a parlé des efforts qu'allit devoir faire les Français est-ce que ce discours nous a parlé de la crise est-ce est-ce que ce discours nous parlait du monde je trouve fascinant de voir à quel point on peut faire de la politique en vase clos la politique en France reste une bulle alors les bulles c'est comme les ballons ils peuvent être de couleur on peut y croire le malheur c'est qu'à un moment donné ces bulles crèvent et qu'on revient à la triste réalité je n'aimerait pas qu'une nouvelle fois les Français soient menés en bateau le président lui a bien l'intention de parler de la crise ind dit-il et de dire la vérité au français au bout du compte et tant pis si ma question est basique il n'en restera qu'un de duquel des deux éventuels vous sentez-vous le moins loin vous allez me dire que c'est vous qui serez au second tour mais au cas où vous ne le seriez pas mais euh monsieur euh vous vous vous parlez vraiment comme un un homme politique chevron ah je cherche à obtenir des réponses de la part d'un homme politique chron mais mais à des questions à des questions qui relèvent d'un d'un professionnalisme partisan vous parlez à un homme qui n'a pas l'esprit partisan et qui ne l'a jamais eu je crois que la politique c'est d'être capable euh de bousc culer un certain nombre de de Carcans et donc ce qui est important aujourd'hui c'est de savoir comment nos hommes politiques d'une manière générale dans cette campagne vont être capable de sortir de leurs habitudes sortir du jeu de rôle dans lequel notre système politique les maintient donc je crois que il faut enrichir ce débat politique enrichir cette vision politique ce qui est certain c'est qu'il faut imposer dans cette campagne la réalité et c'est pour ça que ce jeu traditionnel des hommes politiques je vais vous dire la vérité oui la vérité si on le connaît parfaitement et c'est à chaque fois la même chose chacun détient la vérité sa vérité et c'est ma vérité contre la vôtre moi je dis ce petit jeu là ne m'amuse pas j'estime qu'il y a une vérité aujourd'hui c'est celle d'un pays qui souffre d'un pays qui fait face à des menaces inexorable et je veux savoir je veux savoir quel va être le chemin de la France face à la crise et dans le monde et j'estime que la France a des atouts c'est cette idée làà que je veux défendre d'une France optimiste enthousiaste cette chape de plomb qui pèse sur la politique française je trouve qu'elle est éprouvante une France optimiste dont tout de même on dit que elle serait prête à autour de 18 20 % à voter pour le Front national je voudrais vous soumettre à la réflexion en la raccourcissant très vite de Laurent Bouvet professeur à Scien Po qui signe dans le tout nouveau F post l'article présidentielle la clé du peuple retrouver le sens du peuple comme le disait le Général de G en 62 Laurent Bouvet écrit c'est entre injonction populaire et menace populiste que se joue une bonne partie de la campagne présidentielle de 2012 et voici comment il termine quoi qu'il arrive l'élection de 2012 marquera la fin du système politique mis en place depuis plus de 20 ans celui qui a tenu le Front national à sa lisière ce qui lui a permis de prospérer voici qu'aujourd'hui le Front national se banalise queune partie de la droite se leupénise de ce double mouvement pourrait nêtre à l'élection du printemps un casse-tête politique bien plus doulourux encore pour la gauche que l'échec national qu'elle subit depuis des années c'est c'est un des risques c'est de savoir si nous sommes définitivement déconnectés de la réalité est-ce que la politique a encore quelque chose à voir avec la réalité du monde la réalité quotidienne des Français et on voit bien que cette banalisation elle montre bien qu'il y a plus de limite la vie politique française elle est comme le Saur camber nous sommes en dehors des limites bah comment on revient en limite tout simplement par l'expérience à partir du moment où chacun peut dire n'importe quoi faire n'importe quoi on le voit encore ce matin et bien les Français n'ont plus de repèr n'ont plus de référence tout est possible malheureusement la politique c'est extraordinairement contraint et il faut être capable en permanence de d'utiliser les leviers les faibles leviers du pouvoir pour avancer ça suppose rassemblement des Français ça suppose de l'imagination ça suppose sur saxuset d'être capable d'inventer quelque chose on voit à l'évidence que les hommes politiques français détiennent chacun une part de vérité mais ça ne fait pas la vérité Hubert vertas il y a un un message médiatique qui vous accompagne à tort ou à raison et je vais vous le le soumettre il y a 5 ans vous étiez Premier ministre et pendant 10 ans auparavant quasiment 10 ans vous aviez été secrétaire général de l'Élysée donc vous étiez réellement au cœur du pouvoir aujourd'hui vous passez pour être seul les sondages vous donnent 3 % comment vivez-vous cette solitude Dominique de villeepin très bien parce que c'est c'est ça la véritable aventure du pouvoir vous savez que l'on soit élu président de la République en son palais demander à Nicolas Sarkozi s'il ne se sent pas seul à la nuit tombée que l'on soit candidat de la gauche on est seul et à l'évidence toute la question c'est c'est c'est à partir de là de trouver ses repères si on n'est pas solide dans sa tête solide dans ses convictions on ne peut pas avancer la question c'est comment on peut faire de cette solitude quelque chose d'utile comment on peut se dégager des intérêts particuliers des intérêts communautaires et on voit bien que le drame français au-delà de déclarer la guerre à la finance c'est de se dégager des intérêts particuliers c'est pas uniquement la grande finance internationale qui pèche sur la politique française c'est tous ces groupes tous ces lobbies tous ces intérêts qui fait qu'on oublie ce qu'est l'intérêt général et c'est pour cela qu'à mon sens la réhabilitation de l'État la capacité de l'État à retrouver le sens de sa mission le sens du service public on le voit pour nos paysans on le voit pour ceux qui habitent dans les zones rurales ils se sentent bien exclus des services publics et il rêverait de pouvoir retrouver un certain nombre de services là où ils habitent donc c'est ça le rôle de l'État à réinventer à réimaginer et on voit à quel point c'est difficile Raphael anoven oui juste une question vous vous avez parlé tout à l'heure des de ces hommes politiques qui parlant à gauche ou bien parlant à droite prétendent détenir la la vérité et vous faites valoir contre ces ces discours là ces figures obligé hein de la des campagnes présidentielles une parole libre et et et non partisane donc mais monsieur c'est aussi une autre figure obligée des campagne présidentielle chaque élection a ses icones clastes alors François baayrou ou vous-même en l'occurrence chaque élection a ses ses ces solitaires insoumis comment échapper au cliché d'un discours partisan qui se prendrait pour la vérité sans tomber dans le cliché d'une d'une parole non partisane qui serait là aussi malgré tout un lieu commun domque de Villepin ce qui me paraî important c'est de garder en peut-être la question et c'est en ça qu'il faut réhabiliter le citoyen le grand absent du débat politique français c'est le citoyen un citoyen actif un citoyen engagé c'est pour cela que j'avais conçu le revenu citoyen comme un moyen de se réapproprier une activité c'est-à-dire la dignité nous sommes aujourd'hui on peut retrouver vous êtes philosophe et vous le savez parfaitement cette vieille distinction d'Ana arent on retrouve aujourd'hui un peuple français bourgeois pas un peuple de citoyens et moi je pense ce qu'il faut c'est réactiver le citoyen on voit à quel point dans l'histoire de France depuis la depuis la Révolution la liberté a capitulé devant la nécessité aujourd'hui il faut retrouver cet esprit de liberté cet esprit capable de réinventer la politique donc bousculer les habitudes bousculer les idées reçues questionner les propositions des politiques se différencier moi je ne crois pas que les Français a vocation à devenir un peuple de groupie de tel ou tel homme politique les Français l'ont été pour la majorité d'entre eux de Nicolas Sarkozi il l'ont été de Chirac vont-ils l'être de François Hollande et où cela nous conduit-il je demande plus de lucidité plus de raison plus de questionnement et au bout du compte plus d'amour de la France vilp nous arrivons au terme de cette partie d'émission je vais me risquer à une question qui avait valu un regard absolument noir de Jacques Chirac à celle qu' avait posé vous vous souvenez vous irez jusqu'au bout vous vous rappelez du regard noir oh oui mais bon c'est c'est du talent en radio euh bien sûr oui bien sûr jusqu'au bout de mon combat jusqu'au bout de mes convictions c'est ça la dignité d'un homme vous savez le le combat politique n'a pas de sens si l'on s'arrête à mi-chemin ça montre la détermination de celui qui porte le message un moi encore vous avez acheté le tome 2 de la bande dessinée dont vous êtes le héros écoutez j'ai eu la chance on me l'a envoyé

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