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Discours / meetingNathalie Arthaud· 4 novembre 2024 3 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Noyés par des dirigeants assassins

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

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<b>Eh bien ils ont été reçus</b> <b>comme ils se doit !</b> <b>Parce que cette tragédie n'est pas</b> <b>« la faute à pas de chance ».</b> <b>De nombreux morts</b> <b>auraient pu être évités,</b> <b>si l'alerte rouge avait été déclenchée</b> <b>en temps et en heure.</b> <b>Or les autorités ne l'ont fait qu'à 20h,</b> <b>au moment même où les rues étaient déjà</b> <b>transformées en torrents.</b> <b>Pourquoi un tel retard ?</b> <b>Parce que l'alerte rouge aurait conduit</b> <b>à fermer les établissements publics</b> <b>et les entreprises</b> <b>et à renvoyer les salariés chez eux.</b> <b>Autrement dit, c'était un jour de gâché</b> <b>pour le commerce et les affaires.</b> <b>Il y a un an,</b> <b>la présidente de la région de Madrid</b> <b>avait été critiquée,</b> <b>parce qu'elle avait déclenché l'alerte rouge,</b> <b>alors que les précipitations avaient finalement</b> <b>épargné la capitale.</b> <b>Et les milieux patronaux l'avaient accusée</b> <b>d'avoir péché par excès de prudence.</b> <b>Et là, mardi dernier,</b> <b>les salariés ont effectivement</b> <b>travaillé toute la journée,</b> <b>comme une journée normale,</b> <b>et des dizaines d'entre eux sont morts</b> <b>noyés en essayant de rentrer chez eux.</b> <b>La même course au profit</b> <b>engendre le même aveuglement</b> <b>vis-à-vis du réchauffement climatique,</b> <b>qui est la principale source du problème.</b> <b>Cela fait 30 ans que les climatologues</b> <b>alertent sur les dangers</b> <b>du réchauffement climatique.</b> <b>30 ans que les chefs d'État négocient,</b> <b>comme des marchands de tapis,</b> <b>leurs engagements de réduction</b> <b>d'émissions de gaz à effet de serre.</b> <b>Et 30 ans qu'ils</b> <b>piétinent toutes leurs promesses.</b> <b>Aujourd'hui, le chaos climatique est là.</b> <b>Il a frappé à Valence en Espagne,</b> <b>mais comme on l'a vu en Ardèche</b> <b>ou dans le Pas-de-Calais,</b> <b>il ne nous épargne pas non plus.</b> <b>Et le pire est à venir,</b> <b>parce que les dirigeants politiques et économiques</b> <b>sont absolument incapables</b> <b>d'enrayer cette tendance.</b> <b>Les capitalistes considèrent les normes</b> <b>ou les contraintes écologiques</b> <b>comme une entrave à la rentabilité</b> <b>et à la compétitivité,</b> <b>comme un handicap insupportable</b> <b>dans la concurrence internationale.</b> <b>Et ils obtiennent toujours gain de cause.</b> <b>Aujourd'hui, les trusts de l'agrobusiness</b> <b>continuent la déforestation en Amazonie.</b> <b>Les TotalEnergies, Shell et compagnie</b> <b>regardent comment ils vont pouvoir</b> <b>extraire du pétrole dans les eaux</b> <b>libérées de la banquise.</b> <b>Les serviteurs et les profiteurs du capitalisme</b> <b>nous mènent au précipice</b> <b>parce que leur système</b> <b>n'a qu'un seul but :</b> <b>l'accumulation et la reproduction</b> <b>du capital</b> <b>au travers de l'exploitation forcenée</b> <b>des hommes comme de la nature.</b> <b>La perspective d'une organisation</b> <b>communiste de la société est l'unique</b> <b>espoir de s'en sortir.</b> <b>C'est elle qui donnera</b> <b>la possibilité de planifier,</b> <b>de rationaliser la production et l'échange</b> <b>en fonction des besoins</b> <b>de l'humanité toute entière</b> <b>et de la préservation de la planète.</b> <b>Le capitalisme n'est pas une fatalité</b> <b>ni une donnée naturelle,</b> <b>il a été construit et il est défendu</b> <b>par une classe sociale,</b> <b>la grande bourgeoisie, qui en profite.</b> <b>Le monde du travail, lui, a toutes les</b> <b>raisons de vouloir sa disparition.</b> <b>Alors aussi lointaine qu'elle puisse paraître,</b> <b>la révolution communiste</b> <b>est d'une urgence absolue.</b>