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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 1 mars 2022 14 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalImmigration & asileInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan au micro de "La Matinale" sur CNEWS 01/03/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse partielle

    Mais l'union derrière le pays est évidente. La question qui se pose, c'est quand même d'avoir le droit encore de proposer des solutions.

  • 1:57RelanceRéponse directe

    Alors, ce plan de paix, je l'ai proposé 100 fois. Mais parce que c'est l'essentiel. Mais si on les sanction, vous dites à court terme, c'est-à-dire qu'on les enlève dans six mois ?

  • 7:10FerméeRéponse directe

    Quel est votre plan ?

  • 8:50OuverteRéponse directe

    La France doit-elle se mettre en ordre de marche, comme le fait l'Allemagne, pour accueillir ses ressortissants ukrainiens ?

  • 13:21FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il faut décaler l'élection présidentielle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:29Invité politiqueChiffre
    « Nous déployons 250 soldats dans le dispositif OTAN en Roumanie. »
  • 2:34Invité politiqueFait
    « Il y a des soldats français, quand même. »
  • 8:53Invité politiqueChiffre
    « 500 000 Ukrainiens ont déjà fui leur pays, selon le Haut Commissariat de l'ONU. »
  • 8:57Invité politiqueChiffre
    « L'Union Européenne dit s'attendre à plus de 7 millions de personnes déplacées. »
  • 11:04Invité politiqueFait
    « L'élection présidentielle se déroule dans des conditions normales. »
  • 12:52PrésentateurFait
    « Le pays est en faillite complète. »
  • 13:46PrésentateurFait
    « Le président a fait campagne avec le carnet de chèque des Français et a dépensé des dizaines de milliards d'euros. »

Temps de parole

  • Présentateur78 %
  • Nicolas Dupont-Aignan14 %
  • ?9 %

≈ 59,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce matin, Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle de Boulogne.

0:03
Nicolas Dupont-Aignan

Bonjour à vous, bienvenue.

0:04
Présentateur

Bonjour, Laurence Ferrari.

0:04
Locuteur

Bonjour à la

0:05
Nicolas Dupont-Aignan

matinale de Sénu, Nicolas Dupont-Aignan. Le président Macron a adressé un message aux armées, rappelant qu'à de nombreuses reprises sur différents théâtres d'opérations dans le monde, les forces françaises connaissent des frictions avec les forces russes, régulières ou irrégulières. Il a cité un certain nombre de zones. Il dit pouvoir compter sur l'exécution des missions d'une grande vigilance de la retenue nécessaire. Il en fait appel évidemment à nos forces armées. Mais dans ce contexte de crise, de conflit armé, avec des mots aussi solennels, est-ce qu'il n'est pas l

0:33
Locuteur

'heure

0:33
Nicolas Dupont-Aignan

de faire l'union derrière notre pays et notre président ?

0:37
Présentateur

Mais l'union derrière le pays,

0:38
Locuteur

elle

0:39
Présentateur

est évidente.

0:42
Locuteur

Il

0:42
Présentateur

n

0:42
Locuteur

'est

0:42
Présentateur

pas question de ne pas faire l'union derrière le pays.

0:45
Locuteur

La

0:45
Présentateur

question qui se pose, c'est quand même d'avoir le droit encore de proposer des solutions. Car je vois aujourd'hui en réaction à l'inacceptable agression russe,

0:58
Locuteur

que

0:58
Présentateur

je condamne totalement.

1:00
Locuteur

Je

1:00
Présentateur

vois quand même une surenchère désordonnée de réactions qui...

1:06
Locuteur

Française

1:07
Présentateur

? Française et européenne, puisqu'il n

1:09
Locuteur

'y

1:09
Présentateur

a plus de politique française, malheureusement. Il n'y a qu'une politique européenne et c'est ça que je regrette.

1:14
Locuteur

Vous regrettez que l'Europe existe enfin ?

1:15
Présentateur

Non, je regrette que la France

1:18
Locuteur

ne

1:19
Présentateur

dise pas clairement

1:20
Locuteur

sa

1:21
Présentateur

solution

1:22
Locuteur

pour

1:23
Présentateur

traiter la cause du conflit.

1:25
Locuteur

Car

1:26
Présentateur

je suis pour les sanctions, bien sûr, à court terme. Mais la question n'est pas là.

1:32
Locuteur

La

1:32
Présentateur

question fondamentale, elle est de savoir si on va laisser une plaie purulente

1:37
Locuteur

au

1:38
Présentateur

cœur de l'Europe

1:40
Locuteur

et

1:40
Présentateur

sortir de l'histoire, ou si au contraire on va enfin traiter le problème ukrainien à sa racine, ce qu'on aurait dû faire depuis des années, c'est-à-dire trouver un compromis, car Poutine ou pas, la Russie restera. Et si on ne

1:56
Locuteur

trouve pas une solution... Donc vous actez le

1:57
Nicolas Dupont-Aignan

fait que la souveraineté ukrainienne soit bafouée ?

1:59
Présentateur

Mais je le déplore. Simplement, maintenant, on fait quoi

2:03
Locuteur

? Tous ces gens qui s'agitent, tous ces Européens qui s'agitent, Madame von der Leyen,

2:08
Présentateur

il

2:08
Locuteur

y a sanctions et sanctions.

2:10
Présentateur

Oui, il faut des sanctions.

2:11
Nicolas Dupont-Aignan

Il faut un rapport de force

2:12
Locuteur

avec Vladimir

2:12
Nicolas Dupont-Aignan

Poutine.

2:13
Présentateur

Mais ces sanctions-là, on le sait tous,

2:15
Locuteur

à

2:16
Présentateur

partir du moment où les armées européennes et américaines n'iront pas combattre en Ukraine.

2:21
Locuteur

C

2:21
Présentateur

'est ce qu'a dit M. Biden.

2:23
Locuteur

Et

2:23
Présentateur

c'est ce qu'a dit Mme Parly, hier, dans une réunion à Matignon, où elle a réuni les candidats. À partir

2:29
Locuteur

du moment... Nous

2:29
Nicolas Dupont-Aignan

déployons 250 soldats

2:30
Locuteur

dans le dispositif OTAN en Roumanie. Il y a des soldats

2:34
Nicolas Dupont-Aignan

français, quand même. Non,

2:35
Présentateur

ne confondons pas tout. Il y a des soldats français sur l'OTAN, sur les pays de l'OTAN. Ça, c'est normal. En revanche, il n'y aura pas d'action militaire française en Ukraine. On est d'accord

2:47
Locuteur

?

2:48
Présentateur

Donc, on peut agiter tout, faire des médias, faire semblant d'être en guerre. On ne l'est pas. Et heureusement.

2:54
Locuteur

Et

2:55
Présentateur

moi, ce que je demande,

2:56
Locuteur

c

2:57
Présentateur

'est que la France ait un plan de paix concret pour désamorcer un conflit qui, sinon, coûtera très cher à l'Europe et fera sortir notre continent de l'histoire pour le plus grand profit de la Chine et des États-Unis. Voilà la réalité.

3:10
Locuteur

Alors, ce plan de paix, je l'ai proposé 100 fois. On va

3:12
Nicolas Dupont-Aignan

y revenir dans un

3:13
Locuteur

instant. Mais parce que c'est l'essentiel. Mais si on les sanction,

3:14
Nicolas Dupont-Aignan

vous dites à court terme, c'est-à

3:16
Locuteur

-dire

3:16
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on les enlève dans six mois ? Dès que le régime sera tombé, je ne comprends pas.

3:20
Présentateur

Ce que je veux vous dire, c'est qu'on a des dirigeants qui sont, en fait, dans l'émotion médiatique. Alors, sanction, sanction. On livre des armes sans combattre. C

3:30
Locuteur

'est

3:30
Présentateur

totalement absurde. Ce qu'a fait Mme van der Leyen est absurde. Au

3:35
Nicolas Dupont-Aignan

nom des 27 de l

3:35
Locuteur

'Union.

3:35
Présentateur

Mais au nom des 27, au mépris d'ailleurs de toutes les règles de compétences de l'Union européenne, mais qu'importe. C'est absurde parce que livrer des armes dans le désordre sans combattre, c'est alimenter la guerre civile, c'est faire

3:48
Locuteur

souffrir

3:50
Présentateur

les populations. Et des gens comme Dominique de Villepin, comme beaucoup d'autres, ont dit que c'était absurde. C'est de la gesticulation médiatique. Ce que je demande,

3:58
Locuteur

c

3:59
Présentateur

'est que, un, on augmente notre défense. Ce que j'ai demandé depuis dix ans. Ça

4:04
Nicolas Dupont-Aignan

prendra du temps, ça.

4:04
Présentateur

Oui, mais si on l'avait fait au lieu de baisser l'effort de défense, on n'en serait pas là. Donc on doit muscler notre défense. On doit être intraitable avec la Russie sur les pays de l'OTAN.

4:15
Locuteur

Et

4:15
Présentateur

on doit trouver, parce qu'on le trouvera, obligatoirement, c'est ce qu'a dit très bien Nicolas Sarkozy d'ailleurs, une voie de paix, car le choix, il l'a dit, et pour autant je ne suis pas suspect d'être un sarcosiste, le choix est très simple, c'est entre la guerre totale et la paix. Et il y a une voie diplomatique. Et si on l'avait cherché avant,

4:33
Locuteur

au

4:34
Présentateur

lieu de faire avancer l'OTAN éternellement et de provoquer éternellement la Russie, on n'en serait pas là.

4:39
Locuteur

La voie, c'est la neutralisation de l'Ukraine, c'est ça. Qu'elle ne

4:43
Nicolas Dupont-Aignan

soit ni dans le temps, ni dans l'Union Européenne.

4:45
Locuteur

Hier, le

4:46
Nicolas Dupont-Aignan

président Zelensky a signé le formulaire d'adhésion. Madame Van der Leyen dit, il est des nôtres, ils sont des

4:52
Locuteur

nôtres.

4:52
Présentateur

Ça, c'est foutre le feu à l'Europe pour 30 ans et la faire sortir de l'histoire.

4:56
Locuteur

Quand

4:57
Présentateur

je dis sortir de l'histoire, ça veut dire quoi ?

4:59
Locuteur

Ça

5:00
Présentateur

veut dire que l'Europe a des défis, j'insiste là-dessus, parce qu'il y a une telle émotion que tout le monde perd la raison dans cette affaire. Mais on a peur. Mais la peur est mauvaise conseillère.

5:09
Locuteur

Si

5:09
Présentateur

on avait eu peur au moment de l'Irak, Dominique de Villepin, Jacques Chirac, ça aurait été une catastrophe pour la France. Alors, j'aimerais qu'on ait des hommes d'État et pas des communicants.

5:18
Locuteur

Je

5:19
Présentateur

dis très clairement que l'Europe, si elle veut survivre au XXIe siècle face à la Chine aux États-Unis, et exister, eh bien, doit solder ce conflit, c'est-à-dire trouver un compromis. Ça ne veut pas dire donner raison à Poutine. Mais vous savez, après Poutine, la Russie va rester. Donc, on en fait une espèce d

5:37
Locuteur

'affaire personnelle. Vous pensez l'après Poutine

5:38
Présentateur

? Mais je pense tout. Je pense que les nations ont une existence. Et je pense que l'OTAN a agi très mal depuis 20 ans, qu'il manque une organisation de sécurité en Europe.

5:49
Locuteur

Il

5:49
Présentateur

n'y a plus d'organisation de sécurité, il n'y a plus de mécanisme de sécurité, et que ça fera la joie de la Chine qui s'emparera du monde avec les États-Unis. Et je pense que c'est une tragédie pour l'Europe. Donc, je suis très en colère contre Poutine d'avoir lancé cette offensive. Mais je suis aussi déçu de l'attitude des Européens qui tombent dans le piège, qui s'agitent, alors même qu'ils ne se sont pas armés, qu'ils ont refusé leur effort de défense. Et donc, j'aimerais qu

6:15
Locuteur

'on

6:15
Présentateur

prenne un peu de recul

6:16
Locuteur

et

6:17
Présentateur

qu'on n'engage pas la France dans un engrenage. Parce que nos concitoyens, et je le dis aux Français, une fois qu'il

6:22
Locuteur

y a

6:22
Présentateur

l'émotion, les Français n'ont pas à rentrer le doigt dans un engrenage fatal, qui vraiment solderait la fin de l'Europe pour 30 ans, avec des conséquences incalculables sur notre pays. Donc, je préférerais qu'on soit prudent, sage,

6:36
Locuteur

que

6:36
Présentateur

l'on condamne, que l'on se réarme, et puis qu'on trouve une paix, parce que si on l'avait fait, on l'aurait trouvé, et on aurait évité ce conflit dramatique.

6:44
Locuteur

N

6:44
Nicolas Dupont-Aignan

'est-ce pas ce que tente le président Macron, qui est en dialogue permanent avec Vladimir Poutine ? Hier encore, il lui a parlé. Le président russe a dit qu'il allait, évidemment, tenter d'épargner les civils. Il faut continuer dans cette voie du dialogue.

6:56
Présentateur

Mais, bien sûr. Mais le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu

7:00
Locuteur

'il

7:00
Présentateur

ne parle pas au nom de la France.

7:01
Locuteur

Il

7:02
Présentateur

parle au nom d'un bouligoula dont on ne se connaît pas le plan. C'est-à-dire ? C

7:06
Locuteur

'est-à-dire ?

7:08
Présentateur

Quelle est la position de la France ? Pour la suite, moi, j'ai posé la question à Matignon hier. J'ai dit, les sanctions, tout le monde est d'accord sur les sanctions, tout le monde est d'accord, sauf que tout le monde est d'accord pour ne

7:18
Locuteur

pas

7:18
Présentateur

les combattre non plus là-bas. Donc, comment on en sort

7:20
Locuteur

? Quel est votre plan ? C'est

7:22
Présentateur

quoi votre plan ? Donc, l'Ukraine, neutralité absolue de l'Ukraine. Les Occidentaux s'engagent à ne pas continuer à avancer vers la Russie. À partir de là, on a autonomie constitutionnelle du Donbass, où il y a une majorité russe, qu'on le veuille ou non, que ça nous plaise ou pas. Autonomie constitutionnelle,

7:59
Locuteur

ce

7:59
Présentateur

qui était prévu dans Minsk, et ce qui a refusé de faire l'Ukraine. Il faut quand même le dire. Autonomie constitutionnelle, élection supervisée.

8:06
Locuteur

Retrait des troupes russes préalables, on est d'accord. Retrait

8:08
Présentateur

des troupes russes dès l'accord, et puis élection supervisée par l'ONU en Ukraine, pour mettre la paix là-bas. Ce plan, c'est le seul possible, Madame Ferrari. Et je trouve qu'il

8:21
Locuteur

y a

8:21
Présentateur

une légèreté, en ce moment, dans les commentaires, parce qu'on joue à la guerre, mais cette guerre, elle peut déraper.

8:28
Locuteur

Vous

8:28
Présentateur

ne savez pas comment tout ça peut évoluer. Et on a des apprentis sorciers. Poutine est le principal coupable, c'est évident. Mais face à quelqu'un de dangereux, on agit avec précaution. Et surtout, on trouve une solution. Faute d'avoir trouvé une solution en Irak, on a foutu en l'air le Moyen-Orient pour 20 ans. Est-ce qu

8:46
Locuteur

'on

8:46
Présentateur

veut foutre en l'air l'Europe ? C'est ça l'objectif ? S'agiter, s'agiter ?

8:50
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, il

8:50
Locuteur

y a

8:50
Nicolas Dupont-Aignan

la question des réfugiés, qui va se poser très cruellement à nous. 500 000 Ukrainiens ont déjà fui leur pays, selon le Haut Commissariat de l'ONU. L'Union Européenne dit s'attendre à plus de 7 millions de personnes déplacées. La France doit-elle se mettre en ordre de marche, comme le fait l'Allemagne, pour accueillir ses ressortissants ukrainiens

9:06
Présentateur

? Alors d'abord, justement, c'est pour ça qu'il faut une solution pacifique. En fait, ce qui est terrible en ce moment, et ce qui me choque vraiment, c'est que l'Union Européenne a l'air de dire, ça y

9:16
Locuteur

est,

9:16
Présentateur

on va déménager un peuple.

9:17
Locuteur

Mais

9:18
Présentateur

ça veut dire quoi ? Les Ukrainiens, ils ont envie de vivre chez eux en paix. Là,

9:21
Locuteur

il

9:21
Présentateur

y a des bombes. Oui, bien sûr.

9:22
Locuteur

Ils

9:22
Présentateur

fuient leur pays, on

9:23
Locuteur

est d'accord. Mais bien sûr

9:23
Présentateur

qu'ils fuient leur pays. Voilà pourquoi il faut une initiative de paix rapide, et ne pas intérioriser une espèce de guerre civile, car il

9:31
Locuteur

y

9:31
Présentateur

a un aspect de guerre civile. Les Ukrainiens, il y a des parents russes. Ce n

9:34
Locuteur

'est

9:34
Présentateur

pas un pays... Ce que personne ne

9:37
Locuteur

comprend... Une guerre civile,

9:38
Nicolas Dupont-Aignan

je ne comprends pas.

9:38
Présentateur

Là, l'Ukraine était berceau de la Russie, une province russe pendant

9:42
Locuteur

des siècles. C'est un État

9:42
Nicolas Dupont-Aignan

souverain, on

9:43
Locuteur

est d'accord. Mais

9:43
Présentateur

c'est un État souverain plaqué sur une géographie des populations. Vous avez des Russes... D'ailleurs, c'est ce qui est tragique dans ce conflit. Vous avez des Russes qui ont une... Des Ukrainiens qui ont une maman russe. Il y a un mélange, ils parlent russe. Il y a des intérêts russes, tout ça est mêlé. Donc c'est une forme de guerre entre États et de guerre civile. C'est tragique. Donc l'enjeu, c'est la paix le plus vite possible. Éviter le

10:05
Locuteur

maximum de

10:06
Présentateur

réfugiés. Et sur les réfugiés, je le dis clairement, oui à un certain nombre de réfugiés, mais pas n'importe comment. La France ne

10:12
Locuteur

va

10:12
Présentateur

pas accueillir des centaines de milliers de réfugiés dans la situation où elle est.

10:16
Locuteur

Il

10:16
Présentateur

faut arrêter de dire n'importe quoi. D'ailleurs, l'Angleterre, qui pousse d'ailleurs et qui met de l'huile sur le feu tous les jours, en Ukraine, a dit non, non, pas de réfugiés chez nous. Donc, c'est très anglo-saxon que c

10:26
Locuteur

'est

10:26
Présentateur

comme les États-Unis qui ont poussé l'Ukraine et le gouvernement ukrainien à plein de choses et qui maintenant les lâchent.

10:31
Nicolas Dupont-Aignan

Un peu de cohérence. Mais la Hongrie accueille ses réfugiés,

10:33
Locuteur

la Pologne, la Roumanie,

10:35
Nicolas Dupont-Aignan

la Moldavie.

10:36
Locuteur

La France doit prendre sa part. C'est normal que les pays

10:37
Présentateur

limitrophes accueillent. Mais moi, je ne veux pas que la France, avec le système social le plus favorable qu'elle nôtre, devienne le pays d'accueil complet d'un déménagement d'un peuple.

10:48
Nicolas Dupont-Aignan

Oui,

10:49
Locuteur

à une part.

10:49
Nicolas Dupont-Aignan

Il est

10:49
Locuteur

question d'une répartition

10:50
Nicolas Dupont-Aignan

entre les pays européens.

10:51
Présentateur

Oui, à une part raisonnable. Mais il faut traiter la cause du conflit. Et je dis aux Français, attention, ne soyons pas les apprentis sorciers. Vraiment.

10:58
Locuteur

Pendant

10:58
Nicolas Dupont-Aignan

ces conditions, avec la crise que l'on connaît, le conflit armé, la crise humanitaire qui menace, l'élection présidentielle se déroule dans des conditions normales.

11:07
Présentateur

Non,

11:08
Locuteur

mais

11:08
Présentateur

c'est à nous aussi de la faire vivre. Et je vais vous dire, on nous a fait la peur du Covid pendant deux ans, avec une propagande incroyable.

11:16
Locuteur

Et

11:16
Présentateur

on s'aperçoit aujourd'hui qu'on nous a menti d'un bout à l'autre. Ce sont les mêmes qui sont sur les plateaux télé et qui nous font la peur de l'apocalypse. Elle

11:25
Locuteur

n'existe

11:25
Nicolas Dupont-Aignan

pas, alors

11:26
Locuteur

que Poutine l'a brandi ? Ça

11:27
Présentateur

peut déraper, oui. D'où l'importance de traiter la cause.

11:30
Locuteur

Je

11:30
Présentateur

ne reviens pas sur ce que j'ai dit. Et donc, moi, j'aimerais que les Français ne se fassent pas hypnotisés par le pouvoir qui veut éviter un débat sur la sécurité qui a explosé, sur l'immigration qui a explosé, sur le pouvoir d'achat qui a baissé, sur notre pays qui est en mal parti, sur les initiatives diplomatiques qui ont échoué partout, au Liban, au Mali. En Ukraine, ce n

11:48
Locuteur

'est

11:48
Présentateur

pas brillant non plus, contrairement à ce qu'on dit. Et donc, en fait, on est en train de voler la présidentielle aux Français. Et je dis aux Français, réveillez-vous avant qu

11:56
Locuteur

'il

11:56
Présentateur

ne soit trop tard. Parce qu'après, vous allez en reprendre pour 5 ans. Attention, vous allez en reprendre pour 5 ans. Donc ne vous laissez pas bercer par les images, parce qu'on ne parle plus de rien.

12:05
Locuteur

On

12:06
Présentateur

ne parle plus de rien d'autre. Mais le pays, il vit, et il ne

12:09
Locuteur

vit

12:09
Présentateur

pas que de l'affaire d'Ukrainienne. Alors l'Ukraine, c'est dramatique. Il faut traiter. Mais il n

12:13
Locuteur

'y a

12:13
Présentateur

pas que l'Ukraine. Et il y

12:14
Locuteur

a

12:14
Présentateur

les souffrances des Français. Et pourquoi on n'en parle plus ? Parce que ça arrange M. Macron, qui instrumentalise la crise de l'Ukraine comme il a instrumentalité la crise du Covid pour ne pas parler des problèmes des Français.

12:24
Locuteur

Vous

12:24
Nicolas Dupont-Aignan

pensez qu'il doit entrer dans le débat de fond français en faisant ce travail diplomatique qu'il mène tous les jours

12:30
Locuteur

sur le front de l'Ukraine

12:31
Présentateur

? Mais

12:32
Locuteur

bien évidemment qu'il peut.

12:32
Présentateur

Il faut arrêter le grand cinéma.

12:34
Locuteur

Il

12:34
Présentateur

faut arrêter le grand cinéma pour tromper les Français.

12:36
Locuteur

Il

12:37
Présentateur

a son rôle, je le respecte comme président, qui représente la France.

12:40
Locuteur

Mais

12:40
Présentateur

il y a une élection

12:41
Locuteur

dans

12:42
Présentateur

5 semaines. Et il doit rendre des comptes sur ce qu'il a fait. Et il doit surtout nous dire ce qu'il va faire.

12:47
Locuteur

S

12:47
Présentateur

'il était réélu

12:48
Locuteur

par malheur.

12:48
Nicolas Dupont-Aignan

Un programme

12:49
Locuteur

? Mais il a mis le programme,

12:50
Présentateur

si ce n'est des souffrances terribles pour après. Parce que le pays est en faillite complète. Et il l'a mis en faillite complète. Donc il y

12:56
Locuteur

a

12:56
Présentateur

un moment, c'est un peu facile.

12:58
Locuteur

Il

12:59
Présentateur

y a des élections. Et si les Français ne peuvent pas débattre, quelle sera la légitimité du futur président, quel qu'il soit

13:04
Locuteur

? Ça

13:05
Présentateur

sera terrible. Parce que notre pays est en faillite. A des problèmes de sécurité. Comment il va survivre ? Comment on le redresse ? Moi, j'ai présenté un projet aux Français. Un projet précis, chiffré. Je suis un des seuls. Mais on ne

13:17
Locuteur

parle

13:17
Présentateur

de rien. On m'annule des

13:18
Locuteur

émissions

13:18
Présentateur

parce qu'on fait des spéciales sur l'Ukraine toute

13:20
Locuteur

la journée.

13:20
Présentateur

Je vous en remercie.

13:21
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce qu'il faut décaler l'élection présidentielle

13:23
Présentateur

? Surtout pas. Surtout pas. Mais on ne va pas jouer parce que dès qu

13:26
Locuteur

'il

13:26
Présentateur

y

13:26
Locuteur

a

13:26
Présentateur

un conflit, ce n

13:27
Locuteur

'est

13:27
Présentateur

pas possible. Les municipales, le deuxième tour, est décalé comme

13:29
Locuteur

vous le savez. La

13:30
Présentateur

présidentielle est un rendez-vous institutionnel. On ne joue pas avec les institutions. En ce moment, en fait, on n'est gouverné que par l'émotion.

13:38
Locuteur

Que

13:39
Présentateur

par l'émotion. Et donc, tout s'agite. Et il

13:42
Locuteur

y a

13:42
Présentateur

un moment, il faut revenir sur Terre. Le président n

13:44
Locuteur

'est

13:44
Présentateur

toujours pas candidat

13:45
Locuteur

? Mais

13:46
Présentateur

le président a fait campagne avec le carnet de chèque des Français et a dépensé des dizaines de milliards d'euros. Le pays est en faillite complète

13:53
Locuteur

?

13:54
Présentateur

Il a mis le pays en faillite

13:56
Locuteur

? Et

13:56
Présentateur

tout le monde dit «

13:57
Locuteur

Oh, c

13:57
Présentateur

'est formidable, il nous a aidés. » Mais avec quel argent ? Le nôtre.

14:00
Locuteur

Et

14:01
Présentateur

donc, il serait temps qu'on ait un débat. Et ça n'interdit pas d'avoir le sens de l'État sur l'Ukraine, de le soutenir s'il

14:06
Locuteur

y

14:06
Présentateur

a des sanctions. Et c'est normal comme chef des armées. Mais ça n'interdit pas aussi qu'on ait une vraie élection parce que sinon,

14:12
Locuteur

on

14:12
Présentateur

n'est plus en démocratie.

14:12
Locuteur

Vous

14:13
Nicolas Dupont-Aignan

avez vos parrainages, Nicolas Dupont-Aignan ?

14:14
Présentateur

Bientôt, je l'espère.

14:16
Nicolas Dupont-Aignan

Vous n'êtes plus inquiet ?

14:16
Présentateur

Pas du tout.

14:17
Nicolas Dupont-Aignan

Merci beaucoup d'être venu ce matin dans la matinale de CNews. A vous, Olivier Benkemon, pour la suite de l'édition spéciale.