Nicolas Dupont-Aignan au micro de "La Matinale" sur CNEWS 01/03/2022
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Questions et réponses
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- 0:37OuverteRéponse partielle
Mais l'union derrière le pays est évidente. La question qui se pose, c'est quand même d'avoir le droit encore de proposer des solutions.
- 1:57RelanceRéponse directe
Alors, ce plan de paix, je l'ai proposé 100 fois. Mais parce que c'est l'essentiel. Mais si on les sanction, vous dites à court terme, c'est-à-dire qu'on les enlève dans six mois ?
- 7:10FerméeRéponse directe
Quel est votre plan ?
- 8:50OuverteRéponse directe
La France doit-elle se mettre en ordre de marche, comme le fait l'Allemagne, pour accueillir ses ressortissants ukrainiens ?
- 13:21FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il faut décaler l'élection présidentielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:29Invité politiqueChiffre
« Nous déployons 250 soldats dans le dispositif OTAN en Roumanie. »
- 2:34Invité politiqueFait
« Il y a des soldats français, quand même. »
- 8:53Invité politiqueChiffre
« 500 000 Ukrainiens ont déjà fui leur pays, selon le Haut Commissariat de l'ONU. »
- 8:57Invité politiqueChiffre
« L'Union Européenne dit s'attendre à plus de 7 millions de personnes déplacées. »
- 11:04Invité politiqueFait
« L'élection présidentielle se déroule dans des conditions normales. »
- 12:52PrésentateurFait
« Le pays est en faillite complète. »
- 13:46PrésentateurFait
« Le président a fait campagne avec le carnet de chèque des Français et a dépensé des dizaines de milliards d'euros. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Nicolas Dupont-Aignan14 %
- ?9 %
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Ce matin, Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle de Boulogne.
Bonjour à vous, bienvenue.
Bonjour, Laurence Ferrari.
Bonjour à la
matinale de Sénu, Nicolas Dupont-Aignan. Le président Macron a adressé un message aux armées, rappelant qu'à de nombreuses reprises sur différents théâtres d'opérations dans le monde, les forces françaises connaissent des frictions avec les forces russes, régulières ou irrégulières. Il a cité un certain nombre de zones. Il dit pouvoir compter sur l'exécution des missions d'une grande vigilance de la retenue nécessaire. Il en fait appel évidemment à nos forces armées. Mais dans ce contexte de crise, de conflit armé, avec des mots aussi solennels, est-ce qu'il n'est pas l
'heure
de faire l'union derrière notre pays et notre président ?
Mais l'union derrière le pays,
elle
est évidente.
Il
n
'est
pas question de ne pas faire l'union derrière le pays.
La
question qui se pose, c'est quand même d'avoir le droit encore de proposer des solutions. Car je vois aujourd'hui en réaction à l'inacceptable agression russe,
que
je condamne totalement.
Je
vois quand même une surenchère désordonnée de réactions qui...
Française
? Française et européenne, puisqu'il n
'y
a plus de politique française, malheureusement. Il n'y a qu'une politique européenne et c'est ça que je regrette.
Vous regrettez que l'Europe existe enfin ?
Non, je regrette que la France
ne
dise pas clairement
sa
solution
pour
traiter la cause du conflit.
Car
je suis pour les sanctions, bien sûr, à court terme. Mais la question n'est pas là.
La
question fondamentale, elle est de savoir si on va laisser une plaie purulente
au
cœur de l'Europe
et
sortir de l'histoire, ou si au contraire on va enfin traiter le problème ukrainien à sa racine, ce qu'on aurait dû faire depuis des années, c'est-à-dire trouver un compromis, car Poutine ou pas, la Russie restera. Et si on ne
trouve pas une solution... Donc vous actez le
fait que la souveraineté ukrainienne soit bafouée ?
Mais je le déplore. Simplement, maintenant, on fait quoi
? Tous ces gens qui s'agitent, tous ces Européens qui s'agitent, Madame von der Leyen,
il
y a sanctions et sanctions.
Oui, il faut des sanctions.
Il faut un rapport de force
avec Vladimir
Poutine.
Mais ces sanctions-là, on le sait tous,
à
partir du moment où les armées européennes et américaines n'iront pas combattre en Ukraine.
C
'est ce qu'a dit M. Biden.
Et
c'est ce qu'a dit Mme Parly, hier, dans une réunion à Matignon, où elle a réuni les candidats. À partir
du moment... Nous
déployons 250 soldats
dans le dispositif OTAN en Roumanie. Il y a des soldats
français, quand même. Non,
ne confondons pas tout. Il y a des soldats français sur l'OTAN, sur les pays de l'OTAN. Ça, c'est normal. En revanche, il n'y aura pas d'action militaire française en Ukraine. On est d'accord
?
Donc, on peut agiter tout, faire des médias, faire semblant d'être en guerre. On ne l'est pas. Et heureusement.
Et
moi, ce que je demande,
c
'est que la France ait un plan de paix concret pour désamorcer un conflit qui, sinon, coûtera très cher à l'Europe et fera sortir notre continent de l'histoire pour le plus grand profit de la Chine et des États-Unis. Voilà la réalité.
Alors, ce plan de paix, je l'ai proposé 100 fois. On va
y revenir dans un
instant. Mais parce que c'est l'essentiel. Mais si on les sanction,
vous dites à court terme, c'est-à
-dire
qu'on les enlève dans six mois ? Dès que le régime sera tombé, je ne comprends pas.
Ce que je veux vous dire, c'est qu'on a des dirigeants qui sont, en fait, dans l'émotion médiatique. Alors, sanction, sanction. On livre des armes sans combattre. C
'est
totalement absurde. Ce qu'a fait Mme van der Leyen est absurde. Au
nom des 27 de l
'Union.
Mais au nom des 27, au mépris d'ailleurs de toutes les règles de compétences de l'Union européenne, mais qu'importe. C'est absurde parce que livrer des armes dans le désordre sans combattre, c'est alimenter la guerre civile, c'est faire
souffrir
les populations. Et des gens comme Dominique de Villepin, comme beaucoup d'autres, ont dit que c'était absurde. C'est de la gesticulation médiatique. Ce que je demande,
c
'est que, un, on augmente notre défense. Ce que j'ai demandé depuis dix ans. Ça
prendra du temps, ça.
Oui, mais si on l'avait fait au lieu de baisser l'effort de défense, on n'en serait pas là. Donc on doit muscler notre défense. On doit être intraitable avec la Russie sur les pays de l'OTAN.
Et
on doit trouver, parce qu'on le trouvera, obligatoirement, c'est ce qu'a dit très bien Nicolas Sarkozy d'ailleurs, une voie de paix, car le choix, il l'a dit, et pour autant je ne suis pas suspect d'être un sarcosiste, le choix est très simple, c'est entre la guerre totale et la paix. Et il y a une voie diplomatique. Et si on l'avait cherché avant,
au
lieu de faire avancer l'OTAN éternellement et de provoquer éternellement la Russie, on n'en serait pas là.
La voie, c'est la neutralisation de l'Ukraine, c'est ça. Qu'elle ne
soit ni dans le temps, ni dans l'Union Européenne.
Hier, le
président Zelensky a signé le formulaire d'adhésion. Madame Van der Leyen dit, il est des nôtres, ils sont des
nôtres.
Ça, c'est foutre le feu à l'Europe pour 30 ans et la faire sortir de l'histoire.
Quand
je dis sortir de l'histoire, ça veut dire quoi ?
Ça
veut dire que l'Europe a des défis, j'insiste là-dessus, parce qu'il y a une telle émotion que tout le monde perd la raison dans cette affaire. Mais on a peur. Mais la peur est mauvaise conseillère.
Si
on avait eu peur au moment de l'Irak, Dominique de Villepin, Jacques Chirac, ça aurait été une catastrophe pour la France. Alors, j'aimerais qu'on ait des hommes d'État et pas des communicants.
Je
dis très clairement que l'Europe, si elle veut survivre au XXIe siècle face à la Chine aux États-Unis, et exister, eh bien, doit solder ce conflit, c'est-à-dire trouver un compromis. Ça ne veut pas dire donner raison à Poutine. Mais vous savez, après Poutine, la Russie va rester. Donc, on en fait une espèce d
'affaire personnelle. Vous pensez l'après Poutine
? Mais je pense tout. Je pense que les nations ont une existence. Et je pense que l'OTAN a agi très mal depuis 20 ans, qu'il manque une organisation de sécurité en Europe.
Il
n'y a plus d'organisation de sécurité, il n'y a plus de mécanisme de sécurité, et que ça fera la joie de la Chine qui s'emparera du monde avec les États-Unis. Et je pense que c'est une tragédie pour l'Europe. Donc, je suis très en colère contre Poutine d'avoir lancé cette offensive. Mais je suis aussi déçu de l'attitude des Européens qui tombent dans le piège, qui s'agitent, alors même qu'ils ne se sont pas armés, qu'ils ont refusé leur effort de défense. Et donc, j'aimerais qu
'on
prenne un peu de recul
et
qu'on n'engage pas la France dans un engrenage. Parce que nos concitoyens, et je le dis aux Français, une fois qu'il
y a
l'émotion, les Français n'ont pas à rentrer le doigt dans un engrenage fatal, qui vraiment solderait la fin de l'Europe pour 30 ans, avec des conséquences incalculables sur notre pays. Donc, je préférerais qu'on soit prudent, sage,
que
l'on condamne, que l'on se réarme, et puis qu'on trouve une paix, parce que si on l'avait fait, on l'aurait trouvé, et on aurait évité ce conflit dramatique.
N
'est-ce pas ce que tente le président Macron, qui est en dialogue permanent avec Vladimir Poutine ? Hier encore, il lui a parlé. Le président russe a dit qu'il allait, évidemment, tenter d'épargner les civils. Il faut continuer dans cette voie du dialogue.
Mais, bien sûr. Mais le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu
'il
ne parle pas au nom de la France.
Il
parle au nom d'un bouligoula dont on ne se connaît pas le plan. C'est-à-dire ? C
'est-à-dire ?
Quelle est la position de la France ? Pour la suite, moi, j'ai posé la question à Matignon hier. J'ai dit, les sanctions, tout le monde est d'accord sur les sanctions, tout le monde est d'accord, sauf que tout le monde est d'accord pour ne
pas
les combattre non plus là-bas. Donc, comment on en sort
? Quel est votre plan ? C'est
quoi votre plan ? Donc, l'Ukraine, neutralité absolue de l'Ukraine. Les Occidentaux s'engagent à ne pas continuer à avancer vers la Russie. À partir de là, on a autonomie constitutionnelle du Donbass, où il y a une majorité russe, qu'on le veuille ou non, que ça nous plaise ou pas. Autonomie constitutionnelle,
ce
qui était prévu dans Minsk, et ce qui a refusé de faire l'Ukraine. Il faut quand même le dire. Autonomie constitutionnelle, élection supervisée.
Retrait des troupes russes préalables, on est d'accord. Retrait
des troupes russes dès l'accord, et puis élection supervisée par l'ONU en Ukraine, pour mettre la paix là-bas. Ce plan, c'est le seul possible, Madame Ferrari. Et je trouve qu'il
y a
une légèreté, en ce moment, dans les commentaires, parce qu'on joue à la guerre, mais cette guerre, elle peut déraper.
Vous
ne savez pas comment tout ça peut évoluer. Et on a des apprentis sorciers. Poutine est le principal coupable, c'est évident. Mais face à quelqu'un de dangereux, on agit avec précaution. Et surtout, on trouve une solution. Faute d'avoir trouvé une solution en Irak, on a foutu en l'air le Moyen-Orient pour 20 ans. Est-ce qu
'on
veut foutre en l'air l'Europe ? C'est ça l'objectif ? S'agiter, s'agiter ?
Alors, il
y a
la question des réfugiés, qui va se poser très cruellement à nous. 500 000 Ukrainiens ont déjà fui leur pays, selon le Haut Commissariat de l'ONU. L'Union Européenne dit s'attendre à plus de 7 millions de personnes déplacées. La France doit-elle se mettre en ordre de marche, comme le fait l'Allemagne, pour accueillir ses ressortissants ukrainiens
? Alors d'abord, justement, c'est pour ça qu'il faut une solution pacifique. En fait, ce qui est terrible en ce moment, et ce qui me choque vraiment, c'est que l'Union Européenne a l'air de dire, ça y
est,
on va déménager un peuple.
Mais
ça veut dire quoi ? Les Ukrainiens, ils ont envie de vivre chez eux en paix. Là,
il
y a des bombes. Oui, bien sûr.
Ils
fuient leur pays, on
est d'accord. Mais bien sûr
qu'ils fuient leur pays. Voilà pourquoi il faut une initiative de paix rapide, et ne pas intérioriser une espèce de guerre civile, car il
y
a un aspect de guerre civile. Les Ukrainiens, il y a des parents russes. Ce n
'est
pas un pays... Ce que personne ne
comprend... Une guerre civile,
je ne comprends pas.
Là, l'Ukraine était berceau de la Russie, une province russe pendant
des siècles. C'est un État
souverain, on
est d'accord. Mais
c'est un État souverain plaqué sur une géographie des populations. Vous avez des Russes... D'ailleurs, c'est ce qui est tragique dans ce conflit. Vous avez des Russes qui ont une... Des Ukrainiens qui ont une maman russe. Il y a un mélange, ils parlent russe. Il y a des intérêts russes, tout ça est mêlé. Donc c'est une forme de guerre entre États et de guerre civile. C'est tragique. Donc l'enjeu, c'est la paix le plus vite possible. Éviter le
maximum de
réfugiés. Et sur les réfugiés, je le dis clairement, oui à un certain nombre de réfugiés, mais pas n'importe comment. La France ne
va
pas accueillir des centaines de milliers de réfugiés dans la situation où elle est.
Il
faut arrêter de dire n'importe quoi. D'ailleurs, l'Angleterre, qui pousse d'ailleurs et qui met de l'huile sur le feu tous les jours, en Ukraine, a dit non, non, pas de réfugiés chez nous. Donc, c'est très anglo-saxon que c
'est
comme les États-Unis qui ont poussé l'Ukraine et le gouvernement ukrainien à plein de choses et qui maintenant les lâchent.
Un peu de cohérence. Mais la Hongrie accueille ses réfugiés,
la Pologne, la Roumanie,
la Moldavie.
La France doit prendre sa part. C'est normal que les pays
limitrophes accueillent. Mais moi, je ne veux pas que la France, avec le système social le plus favorable qu'elle nôtre, devienne le pays d'accueil complet d'un déménagement d'un peuple.
Oui,
à une part.
Il est
question d'une répartition
entre les pays européens.
Oui, à une part raisonnable. Mais il faut traiter la cause du conflit. Et je dis aux Français, attention, ne soyons pas les apprentis sorciers. Vraiment.
Pendant
ces conditions, avec la crise que l'on connaît, le conflit armé, la crise humanitaire qui menace, l'élection présidentielle se déroule dans des conditions normales.
Non,
mais
c'est à nous aussi de la faire vivre. Et je vais vous dire, on nous a fait la peur du Covid pendant deux ans, avec une propagande incroyable.
Et
on s'aperçoit aujourd'hui qu'on nous a menti d'un bout à l'autre. Ce sont les mêmes qui sont sur les plateaux télé et qui nous font la peur de l'apocalypse. Elle
n'existe
pas, alors
que Poutine l'a brandi ? Ça
peut déraper, oui. D'où l'importance de traiter la cause.
Je
ne reviens pas sur ce que j'ai dit. Et donc, moi, j'aimerais que les Français ne se fassent pas hypnotisés par le pouvoir qui veut éviter un débat sur la sécurité qui a explosé, sur l'immigration qui a explosé, sur le pouvoir d'achat qui a baissé, sur notre pays qui est en mal parti, sur les initiatives diplomatiques qui ont échoué partout, au Liban, au Mali. En Ukraine, ce n
'est
pas brillant non plus, contrairement à ce qu'on dit. Et donc, en fait, on est en train de voler la présidentielle aux Français. Et je dis aux Français, réveillez-vous avant qu
'il
ne soit trop tard. Parce qu'après, vous allez en reprendre pour 5 ans. Attention, vous allez en reprendre pour 5 ans. Donc ne vous laissez pas bercer par les images, parce qu'on ne parle plus de rien.
On
ne parle plus de rien d'autre. Mais le pays, il vit, et il ne
vit
pas que de l'affaire d'Ukrainienne. Alors l'Ukraine, c'est dramatique. Il faut traiter. Mais il n
'y a
pas que l'Ukraine. Et il y
a
les souffrances des Français. Et pourquoi on n'en parle plus ? Parce que ça arrange M. Macron, qui instrumentalise la crise de l'Ukraine comme il a instrumentalité la crise du Covid pour ne pas parler des problèmes des Français.
Vous
pensez qu'il doit entrer dans le débat de fond français en faisant ce travail diplomatique qu'il mène tous les jours
sur le front de l'Ukraine
? Mais
bien évidemment qu'il peut.
Il faut arrêter le grand cinéma.
Il
faut arrêter le grand cinéma pour tromper les Français.
Il
a son rôle, je le respecte comme président, qui représente la France.
Mais
il y a une élection
dans
5 semaines. Et il doit rendre des comptes sur ce qu'il a fait. Et il doit surtout nous dire ce qu'il va faire.
S
'il était réélu
par malheur.
Un programme
? Mais il a mis le programme,
si ce n'est des souffrances terribles pour après. Parce que le pays est en faillite complète. Et il l'a mis en faillite complète. Donc il y
a
un moment, c'est un peu facile.
Il
y a des élections. Et si les Français ne peuvent pas débattre, quelle sera la légitimité du futur président, quel qu'il soit
? Ça
sera terrible. Parce que notre pays est en faillite. A des problèmes de sécurité. Comment il va survivre ? Comment on le redresse ? Moi, j'ai présenté un projet aux Français. Un projet précis, chiffré. Je suis un des seuls. Mais on ne
parle
de rien. On m'annule des
émissions
parce qu'on fait des spéciales sur l'Ukraine toute
la journée.
Je vous en remercie.
Est-ce qu'il faut décaler l'élection présidentielle
? Surtout pas. Surtout pas. Mais on ne va pas jouer parce que dès qu
'il
y
a
un conflit, ce n
'est
pas possible. Les municipales, le deuxième tour, est décalé comme
vous le savez. La
présidentielle est un rendez-vous institutionnel. On ne joue pas avec les institutions. En ce moment, en fait, on n'est gouverné que par l'émotion.
Que
par l'émotion. Et donc, tout s'agite. Et il
y a
un moment, il faut revenir sur Terre. Le président n
'est
toujours pas candidat
? Mais
le président a fait campagne avec le carnet de chèque des Français et a dépensé des dizaines de milliards d'euros. Le pays est en faillite complète
?
Il a mis le pays en faillite
? Et
tout le monde dit «
Oh, c
'est formidable, il nous a aidés. » Mais avec quel argent ? Le nôtre.
Et
donc, il serait temps qu'on ait un débat. Et ça n'interdit pas d'avoir le sens de l'État sur l'Ukraine, de le soutenir s'il
y
a des sanctions. Et c'est normal comme chef des armées. Mais ça n'interdit pas aussi qu'on ait une vraie élection parce que sinon,
on
n'est plus en démocratie.
Vous
avez vos parrainages, Nicolas Dupont-Aignan ?
Bientôt, je l'espère.
Vous n'êtes plus inquiet ?
Pas du tout.
Merci beaucoup d'être venu ce matin dans la matinale de CNews. A vous, Olivier Benkemon, pour la suite de l'édition spéciale.
Nicolas Dupont-Aignan